Mouvement des Focolari
Deuxième édition – « Une ville ne suffit pas »

Deuxième édition – « Une ville ne suffit pas »

Des prix et quelques mentions d’honneur ont été décernés pour la deuxième édition du concours pour les écoles, qui a impliqué cette année plus de 3000 élèves de 144 classes. Jeudi 19 mai a eu lieu la cérémonie de remise des prix du Concours National « Une ville ne suffit pas, Chiara Lubich citoyenne du monde », qui en est à sa deuxième édition, promu par le Centre Chiara Lubich en collaboration avec le Ministère italien de l’Éducation, la Fondation du Musée historique du Trentin et Humanité Nouvelle du Mouvement des Focolari.

© CSC Audiovisivi

L’auditorium du siège international du Mouvement des Focolari a accueilli un certain nombre de classes venues de diverses régions d’Italie, qui ont visité pour l’occasion le Centre Chiara Lubich et la maison où Chiara a vécu. D’autres écoles étaient connectées par visioconférence, comme la classe 3A du collège ‘’Aldeno Mattarello’’ de Trente, qui a suivi la cérémonie depuis l’hôtel de ville en compagnie du maire. « Je pense à ce que Chiara Lubich avait demandé à la ville de Trente : être et devenir une ville en feu. Cela signifie être une ville qui se passionne pour l’autre. – a déclaré le maire de Trente, le Dr Franco Ianeselli – Grâce aux nombreuses actions civiques que nos jeunes accomplissent, je peux dire qu’ils sont ardents. En tant que municipalité, nous avons inscrit dans notre statut la référence d’une ville qui s’ouvre, qui rencontre les cultures, qui se consacre à la confrontation. Nous savons combien cela est important, surtout en cette période de guerre. Mais nous sommes tous conscients que cette aspiration, cette mission, doit être dans les institutions, certes, mais elle doit aussi faire partie des actions de chacun de nos citoyens. Alors encore une fois, merci beaucoup pour cette belle initiative ». Le concours de cette année a connu un nombre considérable de visites sur les médias sociaux et a touché environ trois mille élèves dans les salles de classe !

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Au total, 314 contributions ont été reçues sous forme de travaux individuels, de petits groupes ou de classes, provenant de presque toutes les régions d’Italie. Le concours a impliqué 14 écoles primaires pour un total de 33 classes (68 productions), 28 collèges pour un total de 49 classes (102 productions), 39 lycées pour un total de 62 classes (144 productions). « L’objectif du concours semble avoir été atteint chez tous : faire connaître la figure de Chiara Lubich, son engagement et son témoignage pour la construction de la paix, de la fraternité et de l’unité entre les peuples », a expliqué Alba Sgariglia, coresponsable du Centre Chiara Lubich. «  Nous avons beaucoup apprécié la variété des expressions utilisées par les élèves : jeux, dessins, bandes dessinées, courts textes écrits avec des réflexions et des expériences personnelles, interviews, journaux intimes, articles de journaux, chansons, poèmes, powerpoints, vidéos ». Ils expriment tous l’engagement, l’imagination, l’enthousiasme. Il était vraiment difficile de faire des choix. Par conséquent, nous souhaitons également mentionner toutes les œuvres qui n’ont pas été récompensées mais qui méritent d’être mentionnées ! À ceux qui n’ont pas pu être présents, nous adressons notre invitation à venir à Rocca di Papa pour visiter les lieux où Chiara Lubich a vécu et le centre qui lui est dédié ».

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Le Ministère de l’Éducation a également accepté le projet cette année, ce qui permet de publier l’appel à candidatures pour toutes les écoles primaires et secondaires pour l’année scolaire 2021-2022. « Le Ministère soutient et encourage divers concours destinés aux étudiants et aux écoles italiennes », expliquent le Dr Roberto Frisone et le Dr Francesca Di Giugno, qui ont pris la parole lors de la cérémonie de remise des prix au nom du Ministère. Pour quel motif avons-nous décidé de soutenir ce concours ? Honnêtement, nous ne connaissions pas Chiara Lubich et nous avons été intrigués, nous avons été frappés par le fait qu’elle parlait de manière laïque de valeurs communes à tous et qu’on pouvait en parler dans les écoles et aux étudiants avec la clarté avec laquelle Chiara en a parlé au monde. C’est un message positif à transmettre aux écoles, c’est pourquoi nous l’avons partagé ». Le premier prix de la section primaire a été attribué à la 5A de la ‘’Scuola Paritaria SS. Sacramento’’ de Vermicino. Ils ont mis au point un jeu de société appelé « clair obscur». « Le professeur nous a beaucoup parlé de ce projet parce que c’est quelque chose qui nous aide à grandir », explique Lara de 5A. Elle nous fait participer à différents concours, mais celui-ci nous a particulièrement passionnés car il parlait de l’amour porté des autres. Nous avons commencé par regarder le film « Chiara Lubich, l’amour vainc tout ». Une forte émotion a commencé. Alors, en pensant au célèbre jeu de l’oie, nous avons imaginé un jeu sur un grand plateau que nous avons appelé « clair obscur »: la partie claire représente la lumière qui bat l’obscurité pour que nous restions toujours heureux. Il y a plusieurs cases avec des phrases qui nous aident à stimuler l’amour et l’amitié : ‘Essaie de faire un câlin à une personne malade’ ou bien ‘aime l’ennemi’ ». Le premier prix de la section secondaire du 1er degré a été attribué à l’école ‘Giosuè Carducci’ de San Cataldo (Caltanissetta) pour le projet multimédia intitulé ‘un monde sans pauvreté’. Le premier prix de la section secondaire deuxième degré a été attribué au lycée classique d’État ‘A.D’Oria’de Gênes pour son élaboration multimédia ‘Koinonia’ représentant une entreprise inspirée des valeurs de l’économie de Communion. Toutes les productions seront bientôt disponibles sur le site www.centrochiaralubich.org.

 Lorenzo Russo

Le Mouvement des Focolari publie au niveau international les mesures sur la protection des mineurs et des personnes vulnerables en reponse a l’enquete independante de GCPS Consulting

C’est une étape capitale qui s’ouvre en vue du renforcement et de l’élargissement des mesures de prévention, de formation, de réparation et d’évaluation des responsabilités, afin de rendre justice à toutes les victimes et d’instaurer dans tous les secteurs du Mouvement une culture de la primauté de la charité, de la dignité de la personne, de la sécurité et de la transparence. « Ce que nous présentons aujourd’hui est une première réponse aux recommandations indiquées par le rapport de GCPS Consulting sur les cas d’abus sur des mineurs par un ancien membre des Focolari en France. Nous sommes conscients que ces premières mesures ne sont pas exhaustives, mais elles s’inscrivent dans la dynamique d’une démarche déterminée de réorientation de la vie et des activités du Mouvement, où l’enfant et la personne, dans toute leur complexité, sont au centre de toute l’attention, de la protection, du processus de réparation et de renaissance. » C’est par ces mots que Margaret Karram, Présidente des Focolari, présente le parcours que le Mouvement est en train d’entreprendre, grâce notamment aux recommandations de GCPS Consulting. Ces mesures s’ajoutent aux Lignes directrices pour la Protection des Mineurs et des Personnes Vulnérables (en vigueur dans le Mouvement des Focolari depuis 2014 et actuellement en phase de révision, sur la base des normes internationales), et aux cours de formation sur les questions de protection, à destination des membres du Mouvement. « Avant tout, et c’est le plus important – explique la Présidente – je tiens à m’adresser à toutes les victimes d’abus sexuels, en particulier en France : je vous remercie personnellement et au nom du Mouvement, car le courage de vos témoignages, l’expression de votre souffrance, sont pour nous le point de départ fondamental de ce chemin de purification, et je veux également remercier la communauté française du Mouvement pour son courage face à une telle souffrance. La Commission disciplinaire centrale, dont nous annonçons aujourd’hui la constitution, sera chargée d’évaluer les responsabilités des dirigeants du Mouvement impliqués dans des cas d’abus, afin de faire toute la lumière et de rendre justice aux victimes. À la base de cette démarche de renouvellement, nous plaçons avant tout l’Évangile, que nous voulons remettre au centre de notre action, a conclu Margaret Karram ; en outre, les graves défis auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui requièrent une actualisation de la spiritualité de l’unité afin qu’elle puisse être toujours plus un instrument de fraternité et de paix. » Les mesures énoncées ci-dessous seront mises en oeuvre à court, moyen et long terme et sont considérées comme les plus urgentes et nécessaires pour engager le Mouvement sur la voie de la réparation et d’un nouveau départ positif.

  • Les victimes au centre : la demande personnelle de pardon de la Présidente

Les personnes qui ont subi des abus occupent dans ce processus une place centrale et prioritaire. En conséquence, l’écoute, la demande de pardon, l’offre d’aide et le processus de réparation en constituent le point de départ. Margaret Karram a pris contact personnellement avec les victimes en France là où il était possible de le faire et dans le respect de la confidentialité. Son souhait est de les rejoindre toutes, en respectant toujours leur volonté de maintenir l’anonymat.

  • Un réseau pour l’accueil et l’écoute des victimes

Les Commissions nationales pour le bien-être et la protection des mineurs et des personnes vulnérables seront renforcées (là où elles sont déjà présentes et opérationnelles) ou créées avec la présence de professionnels dans les domaines du soutien psychologique, juridique, pédagogique et éducatif. Ces commissions sont indépendantes des organes de gouvernement du Mouvement des Focolari et ont pour tâche de recevoir des signalements, des témoignages et d’engager les procédures d’enquête. Les commissions nationales pourront offrir un service supplémentaire : un point d’écoute et de premier accueil pour toute personne souhaitant communiquer son expérience d’abus, de violence, de malaise ou d’expérience traumatisante de toute nature, y compris – si la demande en est faite – des conseils pour un suivi ultérieur. À cet égard, des points d’écoute sont déjà actifs dans plusieurs pays, comme en France, en Allemagne et dans quelques autres pays.

  • Élaboration d’un protocole pour l’indemnisation des victimes d’abus sexuels commis au sein du Mouvement des Focolari

Un protocole pour l’indemnisation des victimes est en cours d’élaboration.

  • Institution d’une Commission disciplinaire

Une Commission disciplinaire centrale sera constituée, composée en grande partie de professionnels externes, dans le domaine du droit et de la psychologie, afin d’évaluer la responsabilité des responsables du Mouvement des Focolari dans la gestion des abus sexuels, spirituels et d’autorité. Elle fonctionnera sur la base d’un Code disciplinaire qui sera élaboré en accord avec la Commission et qui établira les principes éthiques et les sanctions.

  • Publication d’un rapport annuel au niveau mondial

Un rapport sera publié chaque année sur le travail effectué par la Commission Centrale pour le Bien-être et la Protection des mineurs (CO.BE.TU), relatif aux cas d’abus et aux mesures de prévention et de protection des mineurs.

  • La protection relève de la responsabilité de tous les membres du Mouvement

Pour renforcer la reconnaissance de sa responsabilité, le Mouvement considère qu’il est obligatoire pour chaque membre du Mouvement, y compris les mineurs euxmêmes et ceux qui souhaitent s’y associer, de suivre un cours de base sur la protection des mineurs et des personnes vulnérables, organisé par les Commissions nationales pour le bien-être et la protection des mineurs.

  • Cours de formation pour les responsables

Des formations obligatoires sont en cours d’élaboration pour préparer les dirigeants – à quelque niveau qu’ils soient appelés à intervenir – à mettre en oeuvre des formes de coresponsabilité, une plus grande transparence dans les processus de décision, l’alternance des fonctions, l’accompagnement des personnes, à la lumière de la distinction entre la sphère de gouvernance et la sphère de la conscience.

  • Parcours de réflexion et de formation pour les communautés du Mouvement des Focolari

Les communautés des Focolari, sous leurs différentes formes, doivent favoriser le nécessaire processus de discernement, de dialogue ouvert et de compréhension des dynamiques relationnelles correctes. Suite à la publication de l’enquête indépendante de GCPS Consulting, de nombreux groupes et communautés du Mouvement ont déjà mis en place des moments d’échange et de dialogue sur les questions d’abus. Le Mouvement encourage de telles démarches avec le soutien d’experts et de professionnels, lorsque cela est nécessaire ou demandé, en tenant compte des différentes sensibilités culturelles.

 Rocco Femia

Contacts du porte-parole en France : Rocco FEMIA : porte-parole@focolari.fr Contacts presse : presse@focolari.fr

Donner pour sauvegarder l’environnement en réseau : des actions concrètes pour une planète fragile

Donner pour sauvegarder l’environnement en réseau : des actions concrètes pour une planète fragile

Mettre l’environnement en réseau était l’événement du 13 mai 2022.  De nombreux étudiants, enfin réunis physiquement, avec d’autres connectés en streaming depuis le monde entier, ont célébré et partagé les résultats d’une année de travail pour le bien de la planète. Vendredi 13 mai 2022, dans le cadre splendide de l’Aula Magna de l’Université Sapienza de Rome, plus de 500 étudiants ont animé avec joie ce que nous pourrions définir une véritable fête pour la Terre. Cet événement clôturait l’année scolaire 2021-2022 du projet « Donner pour sauvegarder l’environnement en ligne ». 10 écoles secondaires du Lazio (Italie) y participaient et de nombreuses autres, connectées par streaming depuis différentes régions d’Italie et du monde, s’étaient connectées pour profiter des avantages de l’adhésion au projet. Au cours de l’année, en effet, 8 000 élèves de 39 écoles d’Italie et de 12 autres pays, sensibilisés aux économies d’énergie, ont signé un pacte et l’ont mis en pratique par 200 actions personnelles d’économies. La monétisation de ces actes, financés à hauteur de 0,10 centime par action par les parrains familiaux et comptabilisés via l’application DPSAR, a permis de soutenir divers projets de solidarité dans des contextes de pauvreté et de dégradation de l’environnement en raison du changement climatique. Un regard sur la planète et ses habitants à partir de notre vie quotidienne. Andrea Conte, coordinateur du projet, astrophysicien et professeur de mathématiques et de physique au Lycée Classique de Pescara (Italie), nous en parle. Que signifie mettre l’environnement en réseau? Ce projet d’éducation à la protection de l’environnement a été conçu en 2008 à Rome par l’enseignante Elena Pace, membre de l’association « Nouvelles perspectives pour un monde uni ». Au départ, le projet s’appelait simplement « Donner pour sauvegarder l’environnement ». L’idée d’introduire le mot « réseau » en 2019 était vraiment un saut qualitatif : chaque classe individuelle continue à mener des actions concrètes mais n’est plus seule. Chaque enfant, avec ses camarades de classe et avec l’aide de sa famille, continue à accomplir des actes pour le bien de la Terre mais il est en réseau avec d’autres écoles qui font la même chose. Nous avons commencé par impliquer les écoles italiennes et aujourd’hui, ce réseau ne cesse de s’étendre. Y a-t-il eu des actions qui ont conduit à un changement radical ? La créativité des enfants prend naturellement le dessus. Une école de Rome (Italie), par exemple, a décidé d’abolir complètement l’utilisation de bouteilles en plastique ; pour ce faire, elle a réalisé un travail scientifique en concevant un système de pesage du plastique, une sorte de « plasticomètre ».  Chaque fois que quelqu’un jetait une bouteille en plastique, il s’engageait à utiliser la gourde. Ils ont rapidement constaté une diminution du poids du plastique produit et, en très peu de temps, ils ont pu réduire le plastique à zéro. Une véritable révolution. Pourquoi l’intérêt pour la question écologique croît-il aujourd’hui, en particulier chez les jeunes générations ? L’écologie a toujours été présente; nous parlons du changement climatique depuis des décennies, mais aujourd’hui, les jeunes ressentent les influences de cette société en constante évolution et ressentent le besoin de prendre des mesures concrètes. Bien que l’on parle d’une situation qui ne cesse de s’aggraver, la prise de conscience est de plus en plus grande, tout comme les projets promus par les administrations des différentes villes et écoles, et ce sens de la citoyenneté augmente, le désir d’être des individus conscients et actifs pour rendre notre planète toujours plus saine. Quel message essaies-tu de transmettre à tes élèves chaque jour ? D’abord, j’ai la chance d’enseigner des choses qui me passionnent et auxquelles je crois et c’est vraiment un cadeau. Quand j’étais au lycée, je n’avais pas les mêmes stimuli qu’eux et je suis heureux de pouvoir les leur donner. Ce n’est qu’à l’université, en étudiant l’astronomie et l’astrophysique, que j’ai commencé à prendre conscience des difficultés de la planète. Lorsque l’on se détache de la surface de la Terre et que l’on tourne son regard vers l’univers extérieur, on saisit réellement la fragilité de la Terre. Je fais donc toujours une comparaison avec les enfants, en leur disant que lorsqu’on se détache de soi et qu’on se tourne vers l’autre, on se rend vraiment compte de tout ce qu’on peut donner, chacun dans sa diversité.

Maria Grazia Berretta

Prix Chiara Luce Badano 2022

Prix Chiara Luce Badano 2022

Un concours pour les jeunes dédié à la jeune fille de Sassello béatifiée en 2010. Le jury, présidé par sa maman, Maria Teresa Badano, votera sur les œuvres divisées en deux catégories (10-16 ans et 17-35 ans). La cérémonie de remise des prix aura lieu le 29 octobre prochain à Sassello. Les candidatures sont ouvertes pour le prix dédié à Chiara Luce Badano, la jeune fille de Sassello (Italie) béatifiée en 2010. Elles s’adressent à tous les jeunes – de 10 à 35 ans – qui souhaitent exprimer de manière artistique ce que leur rencontre avec Chiara Luce leur a inspiré. Sa courte vie est aujourd’hui un exemple pour des milliers de jeunes dans le monde entier. Une jeune femme amoureuse de Dieu. Chiara Luce Badano a découvert à l’âge de 17 ans qu’elle avait une tumeur osseuse, mais son amour infini pour Dieu était plus fort. « Pour toi Jésus, si tu le veux, je le veux aussi ! » Elle est en CM2 lorsqu’elle rencontre les Focolari et s’engage dans le mouvement GEN (Nouvelle Génération). Elle ne parle pas de Jésus aux autres, elle témoigne de lui par sa vie. En fait, elle dit : « Je n’ai pas à parler de Jésus, mais je dois donner Jésus par mon comportement. » « Chiara Luce est le nom auquel j’ai pensé pour toi ; il te plaît ? – lui écrit Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari, en précisant : c’est la lumière de l’Idéal qui triomphe du monde… » Chiara Luce est partie au Ciel le 7 octobre 1990, à l’âge de 19 ans, en prononçant ces mots : « Maman, sois heureuse, car je suis heureuse », pour couronner une souffrance vécue dans la lumière rayonnante de la foi. En 2018, la Fondation Chiara Badano a créé le « Prix Chiara Luce Badano ». Son but est de promouvoir des œuvres artistiques inspirées de l’histoire et de la vie de Chiara Luce, dans le but de la faire connaître et de la proposer comme modèle de vie pour de nombreux jeunes. Les artistes peuvent donc s’exprimer par des réalisations diverses : dessins, poèmes, histoires, chansons, danses ou autres. Les œuvres doivent parvenir au jury avant le 30 juin selon les règles et procédures indiquées dans regolamento (règlement). Un jury qualifié, présidé par sa maman, Maria Teresa Badano, votera sur les œuvres réparties en deux catégories (10-16 ans et 17-35 ans). Le 29 octobre prochain à Sassello, au cours de sa fête liturgique annuelle, aura lieu la cérémonie de remise des prix avec exposition et représentation de l’œuvre gagnante. Pour plus d’informations sur le prix, visitez le site Fondazione Chiara Badano. Le site permet également de découvrir les étapes marquantes de la vie de Chiara Luce, connue dans le monde entier, également à travers des vidéos, des témoignages, des photographies et la liste des nombreuses publications qui permettent d’en savoir plus sur son parcours et sur la spiritualité de Chiara Lubich que la bienheureuse a fait sienne.

                                                                                                                 Lorenzo Russo

Chiara Lubich : Celui qui aime accomplit le bien

Le commandement nouveau de Jésus, l’amour envers le frère, est ce que nous propose la Parole de vie de ce mois de mai 2022. C’est un chemin sur lequel nous pouvons progresser, nous améliorer chaque jour et où nous trouvons la plénitude du message de Jésus. « Toute la loi atteint sa perfection dans un seul commandement et le voici : tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga 5,15). Voilà une phrase typique de l’apôtre Paul, une phrase concise, surprenante, lapidaire et lumineuse. (…) Il nous dit quel doit être le fondement du comportement chrétien, ce qui doit toujours l’inspirer : l’amour du prochain. L’apôtre voit dans la réalisation de ce commandement le plein accomplissement de la loi. La loi dit en effet de ne pas commettre d’adultère, de ne pas tuer, de ne pas voler, de ne pas désirer le bien d’autrui… Or celui qui aime, on le sait, ne fait rien de tout cela : il ne tue pas, ne vole pas… Cependant, celui qui aime ne se contente pas d’éviter le mal. Il s’ouvre aux autres, veut le bien, le fait, se donne : il va jusqu’à donner sa vie pour celui qu’il aime. C’est pourquoi Paul écrit que, dans l’amour du prochain, non seulement on observe la loi, mais on atteint ‘’la perfection’’ de la loi. Si toute la loi consiste à aimer son prochain, il faut voir les autres commandements comme des moyens pour nous éclairer et nous guider afin de savoir, dans les situations compliquées de la vie, comment aimer les autres. Il faut savoir lire dans les autres commandements l’intention de Dieu, sa volonté. Dieu nous veut obéissants, purs, mortifiés, doux, miséricordieux, pauvres… pour que nous réalisions mieux le commandement de la charité.

Chiara Lubich

(Chiara Lubich, Parole de Vie, du mois de juin 1983)

L’Action catholique italienne et les Focolari : une alliance de collaboration

L’Action catholique italienne et les Focolari : une alliance de collaboration

L’Action catholique et le Mouvement des Focolari se sont alliés, à partir des Églises locales, dans l’éducation et pour l’écologie intégrale. Habiter ensemble et concrètement le présent et l’avenir de nos domaines d’action. Une alliance de collaboration a été conclue entre l’Action catholique italienne et le Mouvement des Focolari. Une alliance qui, comme l’a souligné le président national de l’AC, Giuseppe Notarstefano, associe la valeur fondatrice d’une collaboration de plus en plus concrète à l’importance de reconnaître l’autre, d’être ensemble. La troisième rencontre entre la présidence de l’Action Catholique Italienne et celle du Mouvement des Focolari a eu lieu le vendredi 13 mai à Rome, au Centre National de l’AC, Via Aurelia. Rappelant les paroles prononcées par la fondatrice du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, lors du bombardement de Trente pendant la Seconde Guerre mondiale, « L’amour vainc tout », la présidente du Mouvement des Focolari, Margaret Karram, a souligné le désir mutuel d’une alliance qui, avec cette certitude, puisse concrétiser les projets et les rêves des deux organisations, pour être encore plus et ensemble un don pour l’Église. Après deux heures de prière, de connaissance, de confrontation et de dialogue, un engagement a été décidé pour lancer et consolider des projets locaux dans les différents territoires entre les deux Mouvements, pour partir du dialogue qui naît de la vie, pour redonner ensemble force et élan aux communautés locales, et pour travailler sur un chemin de collaboration toujours plus concret et intergénérationnel, qui promeut la bonté, la tendresse, comme manière d’être et d’être ensemble, comme le souhaite le pape François dans l’encyclique Tous Frères. Trois thèmes ont été retenus : 1) le pacte éducatif global ; 2) l’économie civile, l’engagement politique et l’écologie intégrale ; 3) l’œcuménisme et le dialogue interreligieux au niveau formatif. Le président Notarstefano a exprimé le désir d' »habiter » concrètement ensemble les différents territoires, en assurant une présence et une passion dans les réseaux de dialogue et de confrontation existants dans les Églises locales, en encourageant et en accompagnant à vivre ce chemin de concrétisation, de patience et de dévouement. Il est important que, dans cette désorientation générale, des lieux de fraternité soient créés par le bas, qui, dans la tempête de ce qui se passe autour de nous, deviennent des bateaux auxquels les gens peuvent s’accrocher. Nous voulons témoigner qu’il est possible d’être ensemble, de « promouvoir », de générer la fraternité, même avec une initiative symbolique commune et nationale qui permette à ceux qui sont engagés dans la construction d’un plus grand « nous » dans l’éducation, pour l’écologie intégrale, de « participer » ensemble, également en politique, dans un parcours génératif ouvert à d’autres réalités, qui est un investissement au service des générations futures, pour la promotion de la personne. L’engagement de se réunir dans les différentes villes, a commenté la présidente des Focolari, M. Karram, permettra de mettre en évidence les nombreuses actions concrètes qui peuvent être menées dans les Églises locales. Dans ce but, un groupe de travail a été constitué, qui sera coordonné par Michele Tridente (AC) et Patrizia Bertoncello (MdF), pour évaluer les propositions qui ont émergé lors de la réunion de vendredi et pour réfléchir à d’éventuelles collaborations qui verront les deux organisations travailler ensemble, ouvertes à d’autres réalités, pour un enrichissement des différents territoires et communautés locales.

Sara Fornaro