31 Mai 2010 | Non classifié(e), Parole di vie
Cette Parole de Jésus oppose deux types de vie : la vie terrestre, que l'on construit en ce monde, et la vie surnaturelle, donnée par Dieu à travers Jésus. Cette vie-là ne s'arrête pas avec la mort, personne ne peut nous l'enlever.
Dans l'existence, deux attitudes sont possibles. L'une nous attache à la vie terrestre considérée comme notre unique bien, centrée sur nous-mêmes, nos biens, nos proches. Nous nous enfermerons alors dans notre coquille, n'affirmant que notre moi. Tout cela ne peut que nous mener à la mort. L'autre attitude, au contraire, consiste à croire que nous avons reçu de Dieu une autre vie, beaucoup plus profonde et authentique. Elle nous donne le courage de vivre conformément à ce don, au point de lui sacrifier notre vie terrestre.
« Qui aura assuré sa vie la perdra et qui perdra sa vie à cause de moi l'assurera. »
En prononçant ces paroles, Jésus pensait au martyre. Comme tout chrétien – afin de servir le Maître et de rester fidèles à l'Évangile – nous devons être prêts à perdre notre vie, mourant même – s’il le faut – de mort violente, ce qui nous vaudra, par la grâce de Dieu, d'obtenir la vie véritable. Jésus fut le premier à « perdre sa vie » et elle fut ainsi glorifiée. Il nous a avertis qu'il ne faut pas craindre « ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l'âme » .
Aujourd'hui il nous dit :
« Qui aura assuré sa vie la perdra et qui perdra sa vie à cause de moi l'assurera. »
Dans l'Évangile, Jésus revient au moins six fois sur cette idée. C'est dire combien elle compte pour lui.
Cependant, cette exhortation à perdre notre propre vie n'est pas seulement pour Jésus une invitation à aller jusqu'au martyre. C'est une loi fondamentale de la vie chrétienne.
Il nous faut être prêts à renoncer à faire de nous-mêmes l'idéal de notre vie, à abandonner notre indépendance égoïste. Un vrai chrétien fait du Christ le centre de son existence. Et que nous demande Jésus ? D’aimer les autres. En adoptant cet idéal qu’il nous propose, nous nous perdrons certainement nous-mêmes, mais nous trouverons la vie.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ne pas vivre pour soi n’est pas une attitude passive et de renoncement. Car le chrétien qui a décidé de mettre le Christ au cœur de sa vie s'engage à fond et avec un grand sens de responsabilité.
« Qui aura assuré sa vie la perdra et qui perdra sa vie à cause de moi l'assurera. »
Dès ici-bas, nous constaterons combien le don de soi et l'amour vécu font grandir en nous la vie. Après une journée au service des autres, et avoir transformé en un geste d'amour le travail quotidien, si dur et monotone soit-il, nous éprouverons la joie de nous sentir plus réalisés.
« Qui aura assuré sa vie la perdra et qui perdra sa vie à cause de moi l'assurera. »
En ayant suivi les commandements de Jésus, tous centrés sur l'amour, à la fin de notre brève existence, nous trouverons la vie éternelle.
Rappelons-nous comment Jésus nous jugera au dernier jour. Il dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père… car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger… j'étais un étranger et vous m'avez recueilli ; nu, et vous m'avez vêtu… » .
Pour nous faire entrer dans la vie éternelle, il nous jugera uniquement sur notre amour du prochain, considérant comme fait à lui-même tout ce que nous aurons fait pour nos frères.
Comment vivre alors cette parole ? Comment, dès aujourd'hui, perdre notre vie pour la trouver ?
En nous préparant à l'examen final pour lequel nous sommes nés.
Regardons autour de nous et remplissons notre journée d'actes d'amour.
Le Christ se présente à nous dans nos enfants, notre femme, notre mari, nos collègues de travail, les membres de nos organisations ou associations, nos compagnons de loisirs, etc. Aimons-les tous.
Sans oublier ceux dont on nous parle chaque jour dans les journaux et à la télévision, ou ceux dont nous connaissons l'existence par des amis… Faisons quelque chose pour chacun, selon nos possibilités.
Et quand il nous semblera avoir épuisé tout notre possible, nous pourrons encore prier pour eux.
Seul l'amour a de la valeur.
Chiara Lubich
29 Mai 2010 | Non classifié(e)
Time-out, midi, en Thaïlande. Une minute de prière pour la paix, pour ceux qui ont perdu la vie, pour cette chère nation embrasée par la guérilla qui a semé la mort, la destruction et la peur. Des personnes d’autres religions se joignent à cette prière, parce que la paix est un bien universel. Voici ce qu’écrivent Elena Oum et Chun Boc Tay, délégués du mouvement des Focolari en Thaïlande:
“La situation actuelle est très préoccupante pour nous tous. Nous continuons à croire à la force de la prière et poursuivons notre rendez-vous du “time-out”, un moment de prière pour la paix dans notre très chère nation. C’est devenu un rendez-vous interreligieux et international, puisque beaucoup de nos chers amis d’autres religions se sont joints à nous pour demander le don de la paix. Au cours de notre prière, nos pensées vont vers ceux qui ont perdu la vie et leurs familles qui souffrent, et vers toutes les personnes qui souffrent d’une manière ou d’une autre à cause des circonstances actuelles. Au cours de notre prière, nous demandons à Dieu Tout-Puissant d’éclairer et de donner la sagesse à ceux qui ont des responsabilités et une influence importantes, afin qu’ils prennent les décisions justes, dictées par le bien commun. Il ne doit plus y avoir une seule vie sacrifiée, ni aucune sorte de violence! Au cours de notre prière, nous voulons nous remettre entre les mains de Dieu comme des instruments de Son amour d’une façon concrète, même par un acte d’amour plus petit. Seul l’amour parvient à panser les plaies et à dépasser tous les problèmes, passés et à venir. Que pouvons-nous faire concrètement? Aimer tout le monde. Être les premiers à aimer. Par exemple, en rendant visite à une famille qui souffre, afin d’apporter notre soutien matériel et spirituel. Accomplir des actes d’amour où que nous soyons, pour construire des “ponts” capables de dépasser les divisions. Pardonner et nous réconcilier. Toutes ces qualités sont celles de l’amour chrétien, et toutes les religions sont porteuses du même message. Nous avons en commun ce que nous appelons la “règle d’or”: “Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent” et “Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse”. Nous essayons de faire en sorte que notre nation redevienne “la terre du sourire”! Nous faisons notre part, et Dieu fera la sienne. Dans Son immense amour, Il transformera chaque malheur en un bien plus grand encore. Nous voulons contribuer à ce que la prière de Jésus: “Que tous soient un”, se réalise. Nous sommes vraiment frères et sœurs d’une même grande famille!”
30 Avr 2010 | Non classifié(e), Parole di vie
L'amour se situe au centre du dernier discours de Jésus : l'amour du Père pour le Fils, et l'amour envers Jésus qui consiste à observer ses commandements.
Ceux qui écoutaient Jésus retrouvaient facilement dans ses paroles un écho de la Sagesse biblique : « L’aimer c'est garder ses lois » et « la Sagesse… se laisse voir aisément par ceux qui l’aiment » . Le fait qu'il se manifeste à celui qui l'aime trouve surtout son parallèle dans le Premier (ou Ancien) testament, dans le livre de la Sagesse 1, 2, où il est dit que le Seigneur se manifestera à ceux qui croient en lui.
Le sens de la Parole à vivre pour ce mois est à comprendre ainsi : celui qui aime le Fils est aimé par le Père et est aimé en retour par le Fils qui se manifestera à lui.
« Celui qui m'aime sera aimé de mon Père et à mon tour, moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui. »
Cependant, pour que Jésus se manifeste ainsi, il faut aimer.
On ne peut imaginer un chrétien sans ce dynamisme, cette capacité d'amour dans son cœur. Sans être remontée, une horloge non seulement ne donne pas l'heure, mais perd même toute raison d’être. De même, un chrétien qui n'est pas toujours dans l’attitude d’aimer ne mérite pas le nom de chrétien.
Tous les commandements de Jésus se résument, en effet, en un seul : le commandement de l'amour pour Dieu et pour le prochain, en qui l'on voit et aime Jésus.
L'amour n'est pas pur sentimentalisme. Il se traduit concrètement dans la vie, dans le service envers les frères, surtout les plus proches. Il commence par de petits détails, même d’humbles services.
Charles de Foucauld affirme : « Quand on aime quelqu'un, on est réellement en lui, on est en lui par l’amour, on vit en lui par l’amour, on ne vit plus en soi, car ce n'est plus à soi qu'on est attaché, on est détaché de soi, en dehors de soi » .
Et c'est par cet amour que la lumière fait son chemin en nous, la lumière de Jésus, selon sa promesse : « Celui qui m'aime… je me manifesterai à lui » . L'amour est source de lumière : en aimant on parvient à mieux comprendre Dieu qui est amour.
Cela nous conduit à aimer toujours plus et à approfondir notre relation avec le prochain.
Cette lumière, cette connaissance de Dieu que nous donne notre amour pour lui, est donc le sceau, la véritable preuve en retour du véritable amour. On peut l'expérimenter de différentes manières, selon la couleur, la tonalité qu’elle prend en chacun de nous. Cependant, elle présente aussi des caractéristiques communes : elle nous éclaire sur la volonté de Dieu, elle nous donne la paix, la sérénité, et une compréhension toujours nouvelle de la Parole de Dieu.
Cette lumière nous permet d’avancer dans la voie de la vie toujours plus sûrement et rapidement. Même si l’obscurité nous rend le chemin incertain, ou nous paralyse, cette Parole de l'Évangile nous rappelle que la lumière s'allume avec l'amour. Un geste concret, même tout petit (une prière, un sourire, une parole), suffira pour nous donner cette lueur qui nous permettra d'avancer.
Lorsqu'on roule en bicyclette la nuit, si l'on s'arrête, on est dans le noir. Mais si l'on se remet à pédaler, la dynamo nous donne le courant nécessaire pour voir la route.
Il en est de même dans la vie : il suffit de remettre l'amour en route, le véritable amour, celui qui donne sans rien attendre, pour rallumer en nous la foi et l'espérance.
Chiara Lubich
29 Avr 2010 | Non classifié(e)
20 Avr 2010 | Non classifié(e)
Trois, deux, un, c’est parti! Le compte à rebours est lancé. Du 1er au 9 mai, la “Semaine du monde uni” se déroulera lieu au moment aux quatre coins de la planète. Une initiative promue depuis 1996 par les Jeunes pour un monde uni, la branche très développée des jeunes du mouvement des Focolari, pour sensibiliser l’opinion publique.
Des manifestations, des soirées culturelles, des fêtes et des tournois sportifs auront lieu. Il y aura des rencontres sur des sujets qui tiennent particulièrement à cœur aux jeunes, tel que le désarmement ou l’accueil des immigrés. Mais aussi et surtout, des projets concrets de solidarité seront lancés dans les quartiers les plus à risque. Le tout dans un seul but: diffuser les valeurs de fraternité, de paix et d’unité entre les peuples, et montrer que la fraternité universelle est possible. “United World: let’s face the challenge” (“Monde uni: à nous de relever le défi”) est le slogan choisi par les jeunes pour les manifestations de l’année 2010.
“Les activités qui se seront proposées dans le monde entier avec les Jeunes pour un monde uni sont comme une mosaïque d’amour fraternel, où les jeunes cherchent à mettre en pratique la vraie signification du mot “amour” et, à travers le mot “fraternel”, à transmettre l’idée d’égalité et de fraternité”, peut-on lire dans une des très nombreuses présentations des différentes initiatives, publiée ces jours-ci dans la revue américaine Living City.
“Votre rôle principal consiste à appliquer l’Évangile aux réalités terrestres pour le rendre vivant”, disait Chiara Lubich aux jeunes. Ils ont accueilli ses paroles avec un grand enthousiasme, pour s’apercevoir ensuite qu’il s’agissait d’un message véhiculé également par de nombreuses autres grandes religions et plusieurs leaders spirituels. Mahatma Gandhi, par exemple, disait: “ Toi et moi, nous sommes un. Je ne peux pas te faire du mal sans m’en faire à moi aussi.” Et dans le Coran, on lit: “Donne aux tiens tout ce qui leur est dû, et fais de même avec le pauvre et le voyageur.” En somme, c’est l’application de la Règle d’or, présente dans toutes les grandes religions, qui enseigne: “Fais aux autres ce que tu voudrais que l’on te fasse” (Lc 6:31).
Nombreuses sont les références web où il est possible de “se connecter” aux “petites affiches” colorées et rédigées dans toutes les langues, qui annoncent projets et rendez-vous. On peut consulter le lien http://settimanamondounito2010.blogspot.com/p/gmu-nel-mondo.html ou, plus simplement, www.mondounito.net.
Les jeunes aiment désigner leurs initiatives par une expression qui leur a été suggérée par Chiara Lubich: FRAGMENTS DE FRATERNITÉ. Fragments, parce qu’ils peuvent être présents aussi bien dans une maison de retraite que dans un asile ou une école. Fraternité, parce que ce sont des projets qui ont un but: promouvoir dans le monde où nous vivons, avec tous les moyens suggérés par l’amour, une culture de communion, d’interdépendance et d’amour entre les peuples, les races et les différentes cultures.
19 Avr 2010 | Non classifié(e)
Asie. “Nous nous sommes rendus dans un quartier très pauvre”, nous écrivent de Tagaytay les Jeunes pour un monde uni des Philippines. “Et nous avons marché près de deux kilomètres avant de trouver le point d'eau qui approvisionne la région. Nous l'avons désinfectée parce qu’elle était très sale et provoquait de nombreuses maladies. Cela a été l'occasion pour nous d’apprendre aux habitants comment la garder propre, et de nouer des liens d’amitié étroits avec beaucoup de jeunes de cet endroit.” À Karachi, au Pakistan, les jeunes rendent souvent visite aux pensionnaires d’un hospice pour malades mentaux, “dont la plupart ont été abandonnés par leurs familles”, écrivent les jeunes du Pakistan. Pour certains d’entre nous, “c’était la première fois qu’ils se confrontaient à cette ‘blessure’ de notre société. Cela nous a ouvert les yeux et le cœur, et nous nous sommes demandé: “Et si c’était moi qui étais à leur place?”
Afrique. À Luanda, en Angola, les jeunes ont choisi de “donner un peu d'amour” à des enfants qui vivaient auparavant dans la rue et sont à présent accueillis dans un centre. Une réalité qui ne tarde pas à révéler son lot de récits d’abus et de vexations. “Beaucoup d’entre eux ont de graves problèmes familiaux. Certains ont même été accusés de sorcellerie et chassés de chez eux, d’autres avaient été victimes d’abus, racontent les jeunes de Luanda. Nous nous sommes mis tout de suite à les aimer concrètement, en faisant par exemple le ménage et la lessive. Nous leur avons parlé de la Règle d'or et nous les avons invités à la mettre en pratique avec nous.” Toujours en Afrique, à Yaoundé (Cameroun), les jeunes se sont rendus, le premier jour de la semaine du monde uni, dans la section pour mineurs de la prison de la ville, où 250 jeunes de 10 à 17 ans sont détenus. “Nous nous sommes présentés et nous leur avons raconté en quoi nous croyons, puis nous avons partagé avec eux ce que nous avions apporté: chips, sandwiches, pop-corns.”
Nord du Brésil. Les pluies torrentielles ont fait sortir nos fleuves de leur lit, ce qui a causé des inondations dans les zones environnantes, des pertes humaines et des dégâts matériels. Les jeunes se sont alors mobilisés. “Dans de nombreuses villes, nous avons collecté des biens de première nécessité, des vêtements et des médicaments, pour les apporter à ceux qui avaient tout perdu, nous écrit-on du Brésil. Des centaines de jeunes ont déployé un grand enthousiasme pour tisser une chaîne de solidarité.”
À Manaus, en Amazonie brésilienne, les jeunes ont organisé un événement qui rassemblait 700 d’entre eux au sein du groupe d’action “Fermes de l’espérance”, au profit des jeunes qui tentent de sortir de la toxicomanie. “Cela a été un moment vraiment spécial et une occasion de montrer à ces jeunes qu’un monde meilleur existe, et qu’eux aussi peuvent en faire partie.”
Publié par les Jeunes pour un monde uni