Mouvement des Focolari

Evêques en Thaïlande

Le nouvel évêque d’Islamabad et Rawalpindi, au Pakistan, dont le diocèse arrive jusqu’à la frontière avec l’Afghanistan, où les visites pastorales sont parfois à très haut risque, vient d’être ordonné.

Msgr. Anthony Rufin participe ainsi pour la première fois au congrès périodique des évêques amis du Mouvement des Focolari de l’Extrême Orient.

En 2009 il s’était tenu à Macao, cette année à Bangkok, en terre thaïlandaise. Le rendez-vous débutera cet après-midi, 9 février, et continuera jusqu’au 12.

Les trente prélats réfléchiront sur le thème « Communiquer Dieu Amour. La nouvelle évangélisation aujourd’hui » et s’interrogeront particulièrement sur deux sujets : d’un côté, le défi de l’encyclique Caritas in Veritate et la nécessité de la communication à l’époque de la mondialisation, et, de l’autre, le dialogue interreligieux à la lumière de Dieu Amour.

Par Paolo Lòriga

Mille chemins pour un monde uni

Mille chemins pour un monde uni

Un voyage qui a débuté en 1985, lorsque Chiara Lubich a lancé chez les jeunes du mouvement des Focolari l'idée d’inviter aussi les gens de leur âge, quelles que soient leur nationalité, leur culture et leurs convinctions religieuses, à travailler ensemble pour construire un monde plus solidaire. Un voyage qui les a déjà amenés très loin, comme en témoignent les multiples activités et projets mis en œuvre dans les pays en voie de développement, dans les villes ou, tout simplement, là où ces jeunes vivent. Afin de donner une nouvelle impulsion à ce projet et de le faire connaître au plus de jeunes possible, les Jeunes pour un monde uni se retrouveront au centre mariapolis de Castelgandolfo, du 19 au 21 février.

Une rencontre qui a pour ambition de relancer les “chemins pour un monde uni” des débuts, qui avaient caractérisé les premiers temps du mouvement, et de recommencer – ou de continuer –, aujourd’hui, à les faire partager ensemble à d’autres jeunes. Des jeunes toujours plus différents dans un monde globalisé: certains arrivent de loin, d’autres n’ont aucune croyance religieuse, mais tous ont en commun le désir d’abattre les barrières qui se dressent aujourd’hui encore entre les personnes d’ethnies, de cultures et d’origines sociales différentes.
 
Cette rencontre, qui prévoit entre autres une visite d’une demi-journée de Rome, est ouverte non seulement à ceux qui connaissent déjà les Jeunes pour un monde uni, mais aussi à ceux qui les abordent pour la première fois. Les temps de réflexion, les témoignages et les échanges alterneront avec les moments de fête, d’amitié et de travail concret, afin de donner forme, sans attendre, aux idées qui auront émergé au cours de la rencontre.
 
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 12 février à cette adresse: sgmu@focolare.org, ou bien au 0039 6 94792089, auprès du secrétariat international GMU, chargé de l’organisation.

par Amanda Cima
Source:    Città nuova

www.mondounito.net

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Mille chemins pour un monde uni

Giancarlo Faletti

Notes biographiques

Giancarlo Faletti a été coprésident du mouvement des Focolari du 7 juillet 2008 au 13 septembre 2014 Piémontais de Cerro Tanaro (Asti, Italie), Giancarlo Faletti est né le 14 septembre 1940 dans une famille particulièrement sensible aux problèmes sociaux. Sans avoir reçu une éducation religieuse particulière, il ressent vite l’exigence de s’engager dans un groupe catholique de jeunes, et plus tard, dans le volontariat chrétien, auprès des personnes qui souffrent et vivent dans la pauvreté. Après une période de recherche, en 1959 il rencontre la spiritualité de communion et est fasciné par la proposition de Chiara Lubich de vivre pour contribuer à la réalisation de l’unité de la famille humaine, comme le demande Jésus au Père : « Que tous soient un ! » (Jn 17,21), le but même du Mouvement. A 25 ans, il décide de se donner complètement à Dieu et entre dans la communauté du focolare. Ses études en économie terminées, il trouve un emploi dans un prestigieux institut bancaire à Turin, avec d’importantes responsabilités. En 1972, après plusieurs années au focolare de Turin, il devient responsable de celui de Gênes, où il montre une attention et une présence plus particulières aux jeunes. Des années qui ont porté du fruit, surtout parmi les jeunes, comme Chiara Luce Badano, récemment béatifiée, et Alberto Michelotti et Carlo Grisolia pour lesquels la cause de béatification est actuellement en cours. Après sa nomination comme délégué responsable du Mouvement pour le Latium, Giancarlo Faletti complète ses études de théologie à l’Université Pontificale de Saint Jean de Latran, et est ordonné prêtre en 1997. Quelques mois plus tard, Chiara Lubich le nomme délégué responsable du Mouvement pour les Abruzzes, la Sardaigne et Rome, où il reste jusqu’à l’Assemblée de 2008, date à laquelle il est élu Co-président. À la fin de cette Assemblée, il accompagne Maria Voce chez le pape Benoît XVI et, fin janvier 2009, il est présent à Moscou à l’intronisation du Patriarche Cyrille 1er . Au cours des années., il a accompagné la Présidente Maria Voce dans les différents voyages en Europe et dans le monde pour rencontrer les communautés des Focolari. Il a eu ainsi  l’occasion d’avoir de nombreux contacts avec des personnalités au niveau des institutions civiles ou ecclésiales.

Février 2010

Jésus se présente comme celui qui réalise les promesses divines et les attentes d’un peuple dont l’histoire est marquée par l’alliance conclue avec son Dieu et qu’il n’a jamais révoquée.
Une autre image utilisée par Jésus évoque, en l’expliquant, cette même idée de la porte : « Je suis le chemin,(…). Personne ne va au Père si ce n’est par moi » (Jn 14,6). Il est donc véritablement un chemin et une porte ouverte sur le Père, sur Dieu lui-même.

« Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. »

Dans notre vie, quelle importance donner à cette parole?
D’autres passages de l’Evangile, dans la ligne de celui de Jean  apportent des réponses, mais retenons celui de la « porte étroite » par laquelle il faut s’efforcer de passer pour entrer dans la vie.  .
Pourquoi la porte étroite ? Parce que cette image nous semble la plus apte à comprendre la vérité que Jésus révèle de lui-même et nous indique le mieux comment la vivre.
Quand Jésus devient-il la porte totalement  ouverte sur la Trinité ? C’est au moment où la porte du Ciel semble se fermer pour lui qu’il devient la porte du Ciel pour chacun de nous.
Jésus dans son abandon  est la porte, le passage par lequel se réalise l’« admirable échange » entre Dieu et l’humanité : en devenant néant, il unit les fils au Père et c’est par ce vide, (l’embrasure de la porte) que l’homme entre en contact avec Dieu et Dieu avec l’homme.
Il est ainsi en même temps porte étroite et porte entièrement ouverte. Et nous pouvons en faire l’expérience.

« Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. »

Jésus dans son abandon s’est fait pour nous accès au Père.
Il a fait sa part. Mais pour bénéficier d’une telle grâce, chacun de nous doit aussi faire la sienne, bien petite : s’approcher de cette porte et la franchir. Comment ?
Lorsque la déception nous envahit, lorsqu’un traumatisme, un malheur imprévu ou une maladie incompréhensible nous blessent, nous pouvons toujours nous rappeler la souffrance de Jésus, qui a éprouvé personnellement toutes ces épreuves et bien d’autres encore.
Oui, il est présent dans chacune de nos souffrances. Chacune d’elles porte son nom.
Essayons alors de reconnaître Jésus dans toutes nos angoisses, aussi bien que nos difficultés et les mauvais moments de la vie, dans toutes les obscurités, dans nos tragédies personnelles et celles qui touchent les autres. Reconnaissons-le aussi dans les souffrances de l’humanité qui nous entoure. Il les a faites siennes, elles sont devenues Lui.
Nous pouvons alors lui dire, avec foi : « C’est toi, Seigneur, mon unique bien »4. Il nous suffira ensuite d’agir concrètement afin de soulager « ses » souffrances dans les pauvres et les malheureux, pour franchir la porte, et trouver au-delà une joie encore jamais éprouvée, une nouvelle plénitude de vie.

Chiara Lubich

N.B. Ce commentaire a été publié in extenso en mars 1999

 

Mille chemins pour un monde uni

Il y a 90 ans naissait Chiara Lubich

Chère Eli, Chiara aurait aujourd’hui 90 ans. Pendant ce laps de temps, l’humanité a parcouru un chemin. Dans cette perspective, toi qui as été à ses côtés si longtemps, quelle est à ton avis la portée historique de Chiara ?

« Il me semble que Dieu, dans l’histoire, envoie à chaque époque un charisme correspondant à des besoins particuliers de l’humanité. A notre époque, il existe une tension à l’unité, politique, commerciale, etc. L’union européenne, l’ONU, le dialogue œcuménique en sont un témoignage. Le concile Vatican II a ouvert les portes aux autres Églises et aux autres religions. Pour le charisme de l’unité, on peut dire qu’il préexistait un contexte historique. Le charisme de Chiara, que l’on peut résumer par les paroles de Jésus : “Que tous soient Un” (Jn 17,21), est véritablement l’unité portée à sa dimension maximale : “tous Un”. Son charisme s’adresse à tous les enfants de Dieu, qui est Amour, voilà pourquoi tous sont faits pour aimer. Chiara, misant sur cette nature de l’homme, n’a eu de cesse de créer des relations avec tout le monde. Son intuition que c’est l’amour réciproque qui porte à l’unité a été une nouveauté : la découverte que l’on peut aller à Dieu ensemble, en communion, allant de plénitude en plénitude ! »

Le « don de prophétie » de Chiara a été plusieurs fois mis en évidence, même par les personnalités les plus éminentes de l’Église. Pourrais-tu nous donner quelques-unes de ses intuitions qui se sont, en un certain sens, réalisées ?

« Un fait : c’était tout au début du Mouvement, le jour de la fête du Christ Roi de l’univers. Elle a invité ses premières compagnes à demander ce qu’on lisait dans les Écritures : “…demandez et je vous donnerai toutes les nations en héritage…”. Et de son vivant, elle a vu cet esprit évangélique arriver dans 184 pays, c’est-à-dire presque dans le monde entier… Une autre nouveauté – sur les traces des Pères de l’Église – la présence de Jésus “là où deux ou trois se trouvent réunis” en son nom (Mt 18,20). La présence de Jésus entre elle et ses premières compagnes, qui comblait toutes leur aspirations, était une expérience toute nouvelle. De même la communion des biens et l’unité (seuls les communistes en parlaient), la Parole de l’Évangile (les protestants)… L’attitude d’ouverture et le souci de mettre en relief le positif des autres Églises en entamant un dialogue œcuménique ; le dialogue interreligieux aussi, et celui avec tous les hommes de bonne volonté… toutes choses qu’ont ensuite confirmées le Concile, puis les papes, et qui font maintenant partie de la vie de l’Église. Il y a aussi l’expérience vécue avec le peuple Bangwa en Afrique… (exemple de la nouvelle évangélisation), commencée dans les années soixante. Et aussi l’importance des laïcs pour “tracer la route” à l’Église institutionnelle, dans divers domaines humains. On peut ainsi mieux comprendre pourquoi Dieu a choisi une femme pour construire l’unité entre tous. “L’Œuvre de Marie – nous l’avons écrit dans les statuts, c’est voulu par Chiara et ratifié par l’Église – désire être, autant que possible, une présence de Marie sur la terre, presque sa continuation” (article 2). Sous ce désir, il y a sa forte expérience spirituelle. »

Quelle relation Chiara avait-elle avec les jeunes et que représentaient-ils pour elle ?

« Elle avait une relation privilégiée avec les jeunes parce qu’elle sentait qu’ils n’avaient pas besoin de perdre beaucoup de choses, comme peut-être les adultes. Elle les sentait plus libres et se trouvait bien avec eux, surtout avec les très jeunes. Elle croyait en leur nature non contaminée et entretenait avec eux une relation directe, simple et spontanée. Elle était heureuse de voir que les jeunes sont attirés par de grands idéaux, que tout leur semble possible. Car son idéal était immense, positivement utopique, et les jeunes se sentaient attirés. Elle a fait une “révolution” rien que dans la simplicité de sa relation avec eux, avec sa proposition toute normale de se réaliser en faisant la volonté de Dieu, de présenter la sainteté à la portée de tous. Elle recevait beaucoup de lettres des jeunes qui voulaient l’imiter en suivant Dieu, s’engager à vivre l’Évangile, à tout donner… C’est comme lorsqu’elle a lancé l’Économie de communion : elle est allée tout de suite trouver les jeunes étudiants et les a encouragés à bien se préparer pour pouvoir la développer. Quand elle a commencé son aventure, elle était toute jeune et entourée de compagnes encore plus jeunes qu’elle. En somme, elle a toujours eu une grande confiance dans les jeunes. »

A ton avis, que nous dirait Chiara aujourd’hui ?

« Elle nous dirait encore : aimez-vous les uns les autres, comme Jésus nous a aimés. Oui, je crois. »