Mouvement des Focolari

Un riche échange de dons

Ouverture de la rencontre à l’abbaye greque byzantine de Saint Nil Plus de 60 évêques étaient inscrits pour participer à la rencontre d’Istanbul ; 34 d’entre eux ont réussi, au dernier moment, à changer leurs programmes et à venir à Rome. Mais il y a eu là aussi un accueil tout spécial, avec une célébration d’ouverture solennelle et joyeuse, à l’abbaye catholique de rite byzantin de Saint Nil, fondée il y a mille ans, en 1004. . Message du Pape et dialogue avec le cardinal Kasper Le cardinal Walter Kasper, Président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, a accueilli les évêques au Vatican, au siège de ce Conseil. Il a tout de suite lu le message que le Pape leur avait envoyé : « … Je vous accueille avec une grande affection (…), l’Eglise de Pierre et Paul à Rome et je vous offre l’hospitalité réservée aux frères dans le Christ ». Faisant référence au mot d’ordre du Congrès : « Vous êtes tous un dans le Christ Jésus (Ga 3,24), le Pape en a souligné le thème : « Il s’agit d’un thème plus que jamais actuel : il peut fournir une réponse aux grandes lacérations qui meurtrissent le monde d’aujourd’hui. » Le card. Kasper a ensuite entamé avec les évêques un dialogue intense et ouvert dans tous les domaines, traçant un cadre interessant des relations œcuméniques actuelles de l’Eglise catholique : relations marquées par le dialogue théologique mais aussi par un esprit de participation aux joies et aux souffrances des autres Eglises. Et là, il a focalisé l’attention sur l’espérance qui, malgré les difficultés, traverse les innombrables démarches œcuméniques et sur la contribution que le Mouvement des Focolari leur apporte. Il a ensuite encouragé les évêques à poursuivre le « dialogue de la vie » caractéristique du Mouvement des focolari et de sa spiritualité. Le « dialogue théologique », a-t-il dit, doit toujours être accompagné d’une forte spiritualité œcuménique : « Ce dialogue de la vie est pour nous essentiel, a-t-il affirmé encore, car nous ne sommes pas seulement divisés sur la doctrine, nous ne nous connaissons pas ; nous devons vivre ensemble pour nous connaître et devenir des amis. Je suis très reconnaissant aux focolarini qui offrent un modèle de cet oecuménisme de la vie et de l’amitié. » Message de l’archevêque de Cantorbery et visite au Centre anglican de Rome Un autre rendez-vous significatif a eu lieu au Centre anglican – au Palais Doria Pamphili de Rome -, où le nouveau directeur, l’évêque John Flack qui participait à la rencontre, a accueilli le groupe des évêques. Il a affirmé que le lien avec le focolare est essentiel pour lui, dans la nouvelle tâche qui lui est confié. Il a remis aux évêques un message de Rowan Williams, l’archevêque de Cantorbery, qui soulignait notamment : « Il n’est pas nécessaire de vous rappeler que l’amour de Dieu, exprimé de manière tangible, n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui, dans ce monde troublé et divisé. » Et il les assurait de ses prières « pour votre réflexion commune sur l’approfondissement des idéaux inspirateurs de Chiara Lubich ». A l’Eglise greque orthodoxe de Rome et au siège de la communauté luthérienne suédoise La participation aux Vêpres pour la fête de saint André, fondateur et patron du Patriarcat œcuménique, à l’Eglise greque orthodoxe de Saint André de Rome et la visite à la Maison de sainte Brigitte où vécut cette sainte du 12e siècle, et qui accueille à présent l’Eglise de la communauté luthérienne suédoise, ont offert d’autres occasions d’une meilleure connaissance réciproque. Visite aux catacombes et pacte de l’amour réciproque Un autre moment fondamental de la rencontre a été la visite aux catacombes de Domitille, lieu de racines communes avec l’Eglise des premiers chrétiens. Dans un climat recueilli et solennel, moment de grande émotion : les évêques ont scellé entre eux, justement en ce lieu, un pacte d’amour réciproque, en se promettant de s’aimer l’un l’autre, avec la mesure donnée par Jésus, afin que la croix de l’un devienne celle de l’autre, la joie de l’un celle de l’autre, de manière à aimer l’Eglise d’autrui comme la sienne. A été revécu là, d’une certaine manière, ce qui est écrit des premiers chrétiens d’Antioche : « La multitude des croyants avait un seul cœur et une seule âme » (act 4,32).

Meilleurs vœux pour un Noël et une nouvelle Année de Paix !

Meilleurs vœux pour un Noël et une nouvelle Année de Paix !

  Pour que l’humanité puisse continuer à vivre nous devons avoir le courage « d’inventer la paix ». Nous nous sommes sûrement demandé comment les kamikazes peuvent en venir à sacrifier leur vie pour la cause du terrorisme. Nous devrions être capables de donner notre vie Pour la cause de cet immense idéal qu’est l’amour pour Dieu et pour nos frères. Un amour à la portée de tous, parce que l’amour fraternel est inscrit dans le cœur de tout homme. On verrait alors fleurir partout cette fraternité que Jésus a apportée sur la terre en se faisant notre frère et en nous faisant frères les uns des autres. Peut-être la providence divine se sert-elle aussi des destructions et des catastrophes pour susciter un sursaut inattendu des consciences et des énergies insoupçonnées afin de construire une paix nouvelle et de « redonner souffle » à l’humanité. Bon Noël, un Noël de Paix ! Chiara Lubich

7 décembre 1943 : « le début d’une aventure imaginée par un Autre »

7 décembre 1943 : « le début d’une aventure imaginée par un Autre »

   Après avoir lu le message du pape, et après l’interminable applaudissement qui a suivi, le président du Conseil pontifical pour les laïcs a développé quelques pensées de Jean-Paul II, en particulier les raisons de son action de grâces « pour cet immense don qu’on appelle le charisme ». Il définit le charisme comme « la chose la plus précieuse qui vous a été confiée par l’intermédiaire de la fondatrice du Mouvement : Chiara ». Merci « au Seigneur pour ce qu’il a fait avec vous pendant ces 60 ans, pour les grandes œuvres de Dieu », et pour le sens des responsabilités que comporte le don : fidélité et accueil radical « avec une totale ouverture à Dieu pour se laisser guider par la grâce du charisme et avec un approfondissement continuel de ce don pour lui faire porter du fruit dans la vie personnelle, dans la vie de l’Église et du monde ». Mgr Rylko a fait remarquer qu’un « charisme est complet dès le début, mais que le fondateur lui-même n’en connaît pas les détails. Si vous demandiez à Chiara si le 7 décembre 1943 elle avait l’intention de fonder un mouvement, elle vous répondrait : “Sûrement pas !” ». Cette date – a-t-il rappelé – « a été le début d’une aventure imaginée par un Autre. C’est l’Esprit Saint lui-même qui dévoile petit à petit l’immense richesse contenue dans le charisme ». Ainsi, « la garantie de la jeunesse et de la fraîcheur permanente d’un charisme réside dans le fait qu’il surprend toujours par les nouveautés qu’il dévoile à nos yeux », parce que « lorsque l’Esprit Saint intervient, il étonne toujours ». Mgr Rylko a terminé en soulignant l’importance de la mémoire des « événements fondateurs » qui sont à l’origine d’un mouvement. Dans cette « mémoire se trouvent la force et la lumière qui permettent de cheminer et d’avancer dans la certitude que le Seigneur est avec nous ». Puis il a souhaité à Chiara Lubich « beaucoup de forces pendant de longues années encore ».