Mouvement des Focolari
L’Amour avec un grand A

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Audio mp3 – Discorso Maria Voce nella Basilica di San Paolo fuori le Mura.

« Au retour de mon voyage en Grande-Bretagne avec le Saint Père, j’étais assis à côté de lui dans l’avion. Nous avons parlé de Chiara Luce Badano, et il m’a dit que notre Bienheureuse était un exemple à mettre en valeur auprès des jeunes. » C’est le cardinal Bertone, secrétaire d’État auprès du Saint-Siège, qui fait cette confidence, durant son homélie, aux jeunes qui remplissent la grande basilique romaine, en présence de 3 cardinaux, 15 évêques et 200 prêtres concélébrants. Le cardinal a rappelé la consigne de Chiara Luce aux jeunes: « Moi, je ne peux plus courir, mais je veux vous transmettre la flamme, comme aux Jeux Olympiques. » « Votre participation, a-t-il ajouté, est le signe que vous avez accepté cette consigne. » Et il a rappelé l’invitation de Jean-Paul II lors des Journées mondiales de la jeunesse en août 1989: « Jeunes, n’ayez pas peur d’être des saints! Vous devez voler à haute altitude. »

Dans son homélie, le secrétaire d’État au Vatican a passé en revue les traits marquants de la vie de Chiara Luce. Une foi solide et constante dans l’amour de Dieu, qui se reflète dans son amour envers son prochain; une vie joyeuse, jalonnée de nombreux centres d’intérêt et d’amitiés saines; une maturité chrétienne précoce, qui s’est manifestée dans sa capacité à affronter, de façon héroïque et en toute conscience, la maladie et la mort. Il évoque aussi les facteurs qui ont contribué à la formation de Chiara. Sa famille, tout d’abord, qui « a pleinement joué son rôle éducatif », tout comme la communauté ecclésiale et l’environnement social de Sassello. « Dans l’histoire et dans la formation de Chiara Badano, le mouvement des Focolari a joué un rôle essentiel”, a-t-il ajouté. En effet, à l’âge de neuf ans, elle avait connu le mouvement, où « elle a fait une expérience communautaire forte et progressive de vie chrétienne », et « elle a appris à approfondir son rapport personnel avec Dieu », jusqu’à vivre la dernière étape extraordinaire de sa vie, ce qui lui a permis d’accomplir son ascension vers la sainteté.

Chiara Badano, conclut le secrétaire d’État au Vatican, a été et demeure un exemple qui concrétise les paroles du message lancé récemment aux jeunes par le Pape, en vue des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Madrid: « Souvent, la Croix nous fait peur, parce qu’elle semble être la négation de la vie. En vérité, c’est le contraire! Elle est le « oui » de Dieu à l’homme, l’expression suprême de son amour et la source d’où jaillit la vie éternelle. »

Maria Voce, présidente des Focolari, rappelle avec une profonde émotion, en exprimant ses remerciements à la fin, que la basilique Saint-Paul avait été aussi le témoin du dernier adieu à Chiara Lubich, le 18 mars 2008. « Ces deux célébrations n’en font désormais plus qu’une, a-t-elle ajouté. Depuis cette basilique, le témoignage que Chiara Luce nous a donné renvoie la balle dans notre camp. Maintenant, c’est à nous d’agir. » Ces paroles ont trouvé leur illustration lorsque, à la fin de la célébration, les jeunes ont reçu chacun un petit flambeau, pour continuer la course avec Chiara Luce.

Le cardinal Bertone donne aussi aux parents de Chiara Luce, de façon inattendue, une bénédiction spéciale du Pape Benoît XVI, pour leur 50ème anniversaire de mariage qu’ils fêteront prochainement. La basilique est secouée par un tonnerre d’applaudissements spontanés qui, à eux seuls, disent merci aux deux époux dont le témoignage est un exemple pour tous.

Les paroles prononcées par le Pape Benoît XVI lors de l’Angélus (voir encadré), sont accueillies avec joie et émotion par les jeunes reliés depuis la basilique.

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Chiara Luce Badano est proclamée bienheureuse – 25000 personnes présentes à la célébration

Audio mp3 – Ringraziamento finale di Maria Voce alla Cerimonia per la Beatificazione, Santuario del Divino Amore, 25 settembre 2010

La cérémonie de béatification, qui s’est déroulée dans l’après-midi du 25 septembre au sanctuaire du Divin Amour, a ouvert les célébrations en l’honneur de Chiara Luce Badano, une jeune fille de 18 ans née à Sassello (région de Savone) en 1971 et morte en 1990 d’un ostéosarcome, au terme d’une vie marquée par une foi lumineuse et par l’adhésion à la spiritualité du mouvement des Focolari.

La cérémonie de béatification, joyeuse et toute en profondeur, a été présidée par le préfet pour les causes des saints, Son Excellence Mgr Angelo Amato, envoyé spécialement par le Pape Benoît XVI. “Une jeune fille au cœur cristallin”: c’est ainsi que Mgr Amato définit Chiara Luce dans son homélie. “Une jeune fille moderne, sportive, positive, qui, dans un monde plein de bien-être, mais aussi souvent malade de tristesse et d’absence de bonheur, nous transmet un message d’optimisme et d’espérance », poursuit-il.

Environ 25000 personnes y ont assisté, notamment des jeunes, venus de 57 pays répartis sur les cinq continents. Une foule innombrable se pressait aussi dehors, où des écrans géants avaient été installés. Parmi les personnes présentes, le maire de Rome, Gianni Alemanno.

Mais la fête ne s’est pas arrêtée là: en effet, elle s’est prolongée jusqu’à dimanche, avec des moments inédits, qui s’adressaient plus particulièrement aux jeunes. Étaient présents également les parents de la bienheureuse, qui constitue un cas plus unique que rare: la béatification de Chiara a été possible grâce à son jeune âge et à la brièveté remarquable de l’instruction de sa cause.

Samedi soir, au Vatican, dans la salle Paul VI s’est déroulée une fête mêlant musique et témoignages, et des milliers de personnes ont pu suivre l’événement depuis la place Saint-Pierre, grâce, là encore, à des écrans géants. Dimanche matin, à 10h30, le secrétaire de l’État du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a célébré une messe de remerciement en la basilique Saint-Paul-hors-les- Murs. À 12 heures, lors de l’Angélus, le Pape a adressé ses salutations aux personnes présentes reliées depuis Castel Gandolfo. Des rencontres en liaison télévision ou internet étaient prévues en même temps dans plusieurs pays du monde.

Lors de la conclusion de la messe, Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari, a exprimé ses remerciements par ces mots:

« Je remercie tout d’abord, au nom du mouvement des Focolari, représenté ici par des personnes de 69 pays répartis sur les cinq continents, Mgr Amato qui a présidé, au nom du Saint Père, cette cérémonie solennelle et émouvante.

Je remercie et je salue les autorités religieuses et civiles, toutes les personnes présentes dans ce sanctuaire ou dans le parc qui l’entoure, ainsi que tous ceux qui suivent ce moment à travers les médias. J’adresse un remerciement spécial aux techniciens, grâce auxquels nous pouvons donner à cet événement une dimension planétaire.

C’est pour moi une grande émotion de voir se réaliser le dessein magnifique et lumineux de Dieu sur cette jeune fille de dix-huit ans, qui s’est progressivement révélé d’abord à elle-même puis à nous tous, de le voir reconnu aujourd’hui par l’Église comme le premier fruit mûr de notre mouvement. C’est un moment historique, une confirmation, de la part de l’Église, que la spiritualité de l’unité vécue conduit à la sainteté.

Comme nous sommes reconnaissants envers Dieu du charisme qu’il a envoyé sur la terre à travers Chiara Lubich, et quelle joie nous avons dans le cœur en voyant le don que l’Église nous fait aujourd’hui!

Le Ciel aussi doit être en fête!

C’est un nouvel engagement que nous prenons. Chiara Luce nous pousse à aller de l’avant, et même à ‘courir’ sur la voie de la sainteté. Que son exemple éclaire le plus grand nombre de personnes possible, et qu’il en contamine beaucoup. »

Comunicato Stampa Servizio Informazione – Celebrazione al Santuario del Divino Amore 25.9.2010 Comunicato Stampa Servizio Informazione – Serata di Festa in Aula Paolo VI (Vaticano) 25.9.2010

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Ne pas cacher la lumière sous le boisseau

Une vraie fête pour un événement qui a laissé une empreinte indélébile. Certes, il y avait des protestations, mais elles étaient bien petites en comparaison aux milliers de personnes – catholiques ou non – qui, à la surprise générale, se sont déversées dans les rues pour saluer Benoît XVI. Même les évêques catholiques étaient émus de joie. Personne ne s’attendait à une chose pareille, à un tel succès. Un vrai miracle en réponse aux nombreuses prières.

En l’espace de 4 jours, le Pape s’est adressé aux laïcs, aux religieux, aux enfants, aux jeunes, aux politiques, aux évêques et aux séminaristes, aux fidèles catholiques, aux membres d’autres Églises et d’autres religions. Il a redonné espoir à tous et a placé le christianisme et ses valeurs au centre de la société, en encourageant à ne pas les marginaliser. Ses paroles étaient la réponse au défi de la sécularisation, si forte dans ce pays, et apportaient une réponse positive et généreuse à ceux qui l’écoutaient.

Il a donné entièrement tort à ceux qui le voyaient comme quelqu’un de froid et distant. Le témoignage tangible de son union avec Dieu, son recueillement et son amour personnel envers chacun ont vraiment conquis le cœur de beaucoup de personnes! Chacune de ses paroles semblait faire la lumière sur des sujets bien précis.

La cérémonie œcuménique dans l’abbaye de Westminster a été un moment de spiritualité intense qui faisait apparaître une vision nouvelle de l’œcuménisme, où les Églises seraient unies pour répondre à une ‘sécularisation agressive’. Ce point a été souligné par l’archevêque Rowan Wiliams lorsqu’il s’est adressé au Pape: “Prions pour que votre séjour parmi nous en Grande-Bretagne nous aide à renouveler l’espérance et l’énergie dont nous avons besoin, en tant que chrétiens, pour témoigner de cette conviction qui est la nôtre: c’est dans notre rapport avec Dieu que nous grandissons dans la plénitude de la liberté et dans la beauté de l’Esprit.” Et aux évêques catholiques et anglicans réunis ensemble, l’archevêque a dit: “Les obstacles qui existent encore ne nous empêchent pas de chercher des chemins nouveaux pour nous construire réciproquement dans la sainteté.”

Le nombre de personnes ayant suivi la visite du Pape, aussi bien sur place que par internet ou à la télévision, était impressionnant. BBC et Sky ont retransmis en direct chaque étape du voyage. Nous avions l’impression d’avoir vécu aux côtés du Pape pendant 4 jours.

Le premier ministre, David Cameron, a dit au Pape en le saluant à l’aéroport: “Vous vous êtes adressé à un pays qui compte 6 millions de catholiques, mais ce sont plus de 60 millions de personnes qui vous ont écouté. Vous avez délivré un message non seulement à l’Église catholique, mais aussi à chacun d’entre nous, qu’il soit croyant ou non. Vos paroles ont mis le pays entier au défi de ‘se réveiller’ et de réfléchir… Car je crois que nous pouvons tous partager votre message qui appelle à œuvrer au bien commun, et que chacun de nous a un devoir social envers l’autre, envers notre famille et nos communautés. Et, bien, évidemment, ce souci de l’autre doit s’étendre au-delà de nos rives… Votre présence a été un grand honneur pour notre pays.”

Au moment de repartir, le Pape a remercié tout le monde de l’accueil chaleureux qu’il avait reçu. Il a réaffirmé que la diversité qui existe au sein de la société britannique offre l’opportunité d’approfondir le dialogue œcuménique, interreligieux et interculturel, et qu’elle est donc une grande richesse pour la communauté entière.

Puis, dans son discours de clôture, prononcé devant les évêques catholiques, le Pape les a encouragés à “explorer des chemins appropriés et efficaces” pour “faire participer à la mission de l’Église” “les nouveaux mouvements ecclésiaux, qui possèdent un charisme particulier pour évangéliser”. Nous nous sommes donc sentis directement concernés.

Quand, lors de la messe, nous avons entendu les paroles de Jésus, qui invite à “ne pas cacher la lumière sous le boisseau”, il nous semblait voir se confirmer ce que le Pape avait fait naître dans le cœur de chacun de ceux qui l’avaient écouté. »

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“Faire l’histoire”

“Je souhaite que ‘Loppianolab’ soit le point de départ de nombreuses idées qui, grâce à une forte impulsion spirituelle, réveilleront les qualités qui ont fait la grandeur des Italiens: la créativité et l’ingéniosité, l’accueil et la solidarité, la culture et l’art”. Ainsi s’exprimait Maria Voce, présidente des Focolari, lors du multi-événement original qui vient de se conclure à la cité-pilote de Loppiano, dans les environs de Florence.

Son vœu a été accueilli par une salle comble (plus de 1500 personnes, sans compter tous ceux qui étaient reliés par Internet), un public intéressé par un événement organisé par des personnes s’occupant de questions très diverses. Maria Voce anticipait dans son message que “la nouveauté vient de l’œuvre même des promoteurs de l’initiative: la mise en commun de propositions et d’expériences, de différents mondes comme l’économie, la culture et la formation, qui, une fois réunis, souhaitent promouvoir un projet culturel respectueux de la dignité et de la grandeur de l’être humain, dans une vision à l’échelle du pays; la communion de plusieurs entités actives dans différents domaines, comme le pôle Lionello Bonfanti de l’Économie de communion, l’Institut universitaire Sophia, le groupe éditorial Città Nuova et la cité-pilote de Loppiano, pour aider à explorer et à parcourir ensemble de nouvelles pistes.”

Ceux qui ont participé aux nombreuses manifestations qui se sont succédé durant les quatre jours intenses de ce “laboratoire expérimental de fraternité” varié ou les ont suivies, approuveront Maria Voce, selon laquelle cela a été une “contribution originale, collective et efficace au bien commun de l’Italie – 150 ans après la réalisation de l’unité du pays -, dans le sillage du charisme de Chiara Lubich”, axé justement sur l’unité.

“Notre chère Italie, affirme Maria Voce, a besoin d’une impulsion d’idéalité et d’initiatives concrètes pour redynamiser son tissu social.” Et il suffisait de se promener au milieu des stands du pôle Lionello Bonfanti pour rencontrer des entrepreneurs qui avaient de l’idéalité à revendre! En effet, on pouvait voir à cette exposition permanente, outre la vingtaine d’entreprises établies sur ce pôle, 72 autres entreprises venues représenter les plus de 200 qui adhèrent au projet de l’Économie de communion dans toute l’Italie. Mais lorsque les personnes présentes arpentaient les rues de la cité-pilote située en pleine nature, échangeaient quelques mots avec quelques-uns de ses 900 habitants originaires du monde entier ou écoutaient les étudiants récemment diplômés de l’Institut Sophia (qui existe depuis trois ans), là encore, une conviction s’enracinait dans leur esprit; une certitude que Maria Emmaus Voce exprimait en ces termes, pour conclure son message: “L’amour de Dieu et l’amour entre nous peuvent nous aider à faire de ce rendez-vous un moment où il apparaîtra que l’Évangile de Jésus, relu à la lumière de l’unité, est capable de ‘faire l’histoire’ même aujourd’hui.”

Peut-être est-ce justement cette interaction entre des personnes si différentes, la force de l’unité mise en pratique, qui a jeté en terre une semence viable, une semence qui, espérons-le, saura “faire l’histoire”.

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LoppianoLab

La première édition de LoppianoLab, événement proposant de nombreux rendez-vous, débats, tables rondes et expositions, se déroule au centre international de Loppiano qui, depuis 45 ans, est à la pointe du dialogue interculturel et social. Un défi mondial et original pour partager diverses expériences et pratiques de cohésion et d’innovation dans le domaine de l’économie, de la culture et de la formation. Cette expérience dynamisante pour l’Italie pourrait être appelée à se renouveler sur d’autres continents. 4 rendez-vous pour une plus grande cohésion dans le pays • Expo 2010 – Entreprises en réseau: une réponse innovante à la crise et Convention ÉdeC pour l’Italie 50 entreprises italiennes de typologie variée et adhérant au projet mondial d’économie de communion, mettront sur pied l’Expo 2010, qui se tiendra au pôle entreprenarial Lionello Bonfanti. Auront lieu des expositions et des tables rondes lors desquelles les entreprises de l’économie civile mettront en avant des idées et projets orientés vers une économie au service de l’homme et de la société. Une occasion d’échanger sur l’énergie et l’environnement, la finance éthique et le développement durable, les interventions dans le domaine social et la promotion de la santé. • Convention “ÉdeC pour l’Italie: Entreprises, projets et avenir” Les 18 et 19 septembre, des experts et des opérateurs discuteront entre autres de la crise économique et de l’entreprenariat chez les jeunes et les femmes. Le pôle entreprenarial Lionello Bonfanti abrite aujourd’hui une vingtaine d’entreprises ÉdeC. À l’instar d’autres pôles travaillant avec les cités-pilotes des Focolari dans d’autres parties du monde, il se veut un point de convergence et de visibilité pour les entreprises adhérant à ce projet, mais aussi pour les organisations d’entreprises et les associations, qui souhaitent toujours plus placer leurs activités et leurs associés sous le signe du développement durable et éthique. • Congrès: “Quel pays, quelle unité?” pour relever le défi socio-culturel en Italie. Il s’agit du moment le plus important de la manifestation, lors de laquelle culture et économie sont au cœur du débat. Étudier, travailler, trouver de nouvelles solutions pour relever les défis d’aujourd’hui et explorer des pistes possibles pour une vision unitaire du pays, dans le respect de l’identité culturelle et économique de chaque région. • Rendez-vous annuel du groupe éditorial Città Nuova Lecteurs, opérateurs culturels et défenseurs de la culture qui découle du charisme de l’unité, se rencontrent pour ébaucher des parcours d’engagement social et civil à travers des forums et des débats avec les auteurs et les rédacteurs de la revue Città Nuova. Depuis 50 ans, celle-ci est le porte-voix d’un projet culturel fondé sur la reconnaissance de l’unité de la famille humaine, en pratiquant le dialogue avec les différentes expressions contemporaines qui croient aux valeurs de l’homme. Città Nuova s’est développée au fil des ans et se décline aujourd’hui en 37 éditions étrangères, dans différentes langues. Programma Altra documentazione

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Des témoins crédibles

“La volonté de Dieu dans la vie des chrétiens” : tel est le thème central du 29ème congrès œcuménique des évêques qui se déroule actuellement, du 9 au 13 septembre, au Centre mariapolis de Castel Gandolfo (Rome), à l’initiative du mouvement des Focolari. Plus de 35 évêques venus de 17 pays, de l’Australie à Hong Kong et de l’Inde au Brésil, participent à cette rencontre. Ce sont des représentants de l’Église siro-orthodoxe, de la Communion anglicane, des Églises méthodiste, luthérienne, évangélique et catholique. Le dimanche 12, les évêques participeront à l’Angélus du Pape. Le cardinal Walter Kasper, président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, interviendra pour faire le point sur la situation actuelle de l’œcuménisme.

Le témoignage des chrétiens. “Les prêches n’ont plus aucune valeur aujourd’hui. Face à l’inflation de la parole, à laquelle les médias nous habituent, ce qui prévaut aujourd’hui, c’est le témoignage; celui-ci constitue la perspective la plus prometteuse de l’évangélisation.” Ces propos émanent du cardinal Miloslav Vlk, archevêque émérite de Prague, lors de sa présentation du Congrès œcuménique des évêques aux journalistes. La rencontre de cette année sera axée sur ce sujet de réflexion: “La volonté de Dieu dans la vie des chrétiens.” “Une question qui n’est pas exclusivement religieuse, a expliqué le cardinal, parce que, dans un monde sécularisé où l’on fait l’expérience de l’absence de Dieu, l’homme tend à s’en remettre à sa volonté en faisant ensuite l’effort d’accepter celle de l’autre et de s’y confronter.” Selon le cardinal Vlk, “la réponse à apporter aux crises que traverse l’Europe aujourd’hui, c’est de témoigner que Dieu est proche de l’histoire de chaque homme.” Mais ce témoignage exige nécessairement “l’unité des Églises, car notre téimoignage ne pourra porter que si nous sommes unis”, a-t-il aussitôt ajouté. C’est en ce sens que l’on peut saisir la grande nouveauté et l’importance de tels congrès.

Où en est l’œcuménisme? En évoquant donc la situation de l’œcuménisme aujourd’hui et la crise que le dialogue traverse actuellement, le cardinal réitère son constat, à savoir que “ce qui nous unit bien plus grand que ce qui nous divise. Dans un certain sens, il y déjà beaucoup de choses qui nous permettent de vivre, dès à présent, comme Église unie.” L’expérience vécue durant ces 29 années de rencontres ininterrompues entre évêques de différentes Églises renforce notre conviction que “l’unité est possible”, a conclu le cardinal. L’évêque Christian Krause, de l’Église évangélique-luthérienne d’Allemagne, est du même avis. Même s’il constate que l’Europe est secouée par “une crise des institutions à tous les niveaux”, il ne partage pas l’opinion de ceux qui parlent d’“hiver de l’œcuménisme”, entre autres parce que de nombreuses initiatives prouvent le contraire. Il cite deux exemples, comme “l’expérience vécue lors du Kirchentag à Munich, soutenu par les laïcs, dont beaucoup de jeunes, et “Ensemble pour l’Europe”, une réalité désormais bien présente, initiative tournée vers le dialogue et menée conjointement, à laquelle adhèrent 160 mouvements chrétiens européens. Lorsqu’il prend la parole, l’évêque anglican Robin Smith, du diocèse de St. Albans, en Angleterre, précise qu’il participe depuis 20 ans déjà aux rencontres promues par le mouvement des Focolari. “On ne vient pas à ces rencontres pour discuter de nos différences, mais pour vivre une expérience concrète d’unité, en faisant nôtre la prière de Jésus à son Père: ‘Que tous soient une seule chose’. C’est une expérience qui nous permet de ressentir la présence du Ressuscité parmi nous.”

Le pacte d’unité. Les rencontres des évêques se concluent par un “pacte d’unité”. C’est Mgr Armando Bortolaso, ancien vicaire apostolique d’Alep (Liban), qui nous en raconte l’expérience. “Nous nous déclarons prêts à donner notre vie l’un pour l’autre et à aimer le diocèse de l’autre comme le nôtre. Nous apposons ensuite nos signatures en-dessous de la déclaration, avant d’échanger un geste de paix.” C’est toujours un moment fort et émouvant qui donne “la température de cet œcuménisme de la vie et du cœur, dit l’évêque catholique. Ce sont davantage des rencontres entre frères qu’entre amis, parce que chacun est prêt à donner sa vie pour l’autre.”

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Brésil – journal de bord 2

Diario di Viaggio – Prima tappa «Nous reprenons l’avion. Trois heures de vol, 2500 kilomètres, et nous voici à Recife. Dans la banlieue de cette grande ville du nord-est du Brésil, se trouve la cité-pilote Santa Maria du mouvement des Focolari, deuxième étape de notre aventure. C’est là que les deux groupes, celui de San Paolo et celui de Recife, se rejoignent pour les derniers jours du projet et pour faire le bilan du travail accompli. Chacun a, à son actif, 15 jours de travail social intense, dans un climat de grande fraternité, immergé dans une culture inconnue, dans différents projets, partageant quotidiennement la même merveilleuse expérience avec de nombreux habitants du lieu. Marta, Italienne, conclut à l’issue de cette expérience: “Ces jours-ci, j’ai appris que nous devons être simples et non des personnes trop exigeantes. Chez nous, il y a beaucoup d’immigrés… Les gens ici te donnent énormément, dans la simplicité. À présent, je porte un regard différent sur les immigrés qui vivent dans mon pays.” Micheal, d’Allemagne, a travaillé sur une maison à repeindre. Son collègue de travail était un garçon qui, “au début, refusait de m’aider. Mais je lui ai fait un sourire et je lui ai mis le pinceau dans la main. Il a changé d’attitude et m’a aidé. Même si j’aurais fini trois fois plus vite tout seul, je suis beaucoup plus heureux d’avoir travaillé avec lui.” De nouvelles propositions et décisions ont fleuri, comme celle d’Emanuel, du Paraguay: “Ici, j’ai compris comment je veux vivre et ce que je veux faire de ma vie. Dans mon pays aussi, il y a beaucoup de pauvres, mais ici, je me suis réveillé!” Ou encore celle de Lara, de nationalité argentine: “J’ai compris que le langage du cœur n’est pas le même que celui de la raison. C’est un langage différent, qui t’amène à dépasser les barrières de la langue et les barrières sociales, et qui fait parler ton âme. Cette aventure, réussir à construire des rapports authentiques tout en venant de pays différents qui n’ont pas la même culture, m’a convaincue que le monde uni est possible, même dans la vie quotidienne. Participer à ce projet m’a ouvert l’esprit et le cœur. Cela m’a permis de découvrir une société qui souffre, qui a beaucoup de besoins, mais aussi beaucoup à donner. Je repars avec un grand désir, qu’un projet semblable puisse voir le jour dans ma ville.” Pour certains, cela a été l’occasion de vacances alternatives: “Je pouvais choisir de me reposer avec mes amis ou de venir ici. Pas de doute, j’ai fait le bon choix!”, affirme Adriano, de Porto Alegre, et donc citoyen du pays accueillant le projet. Une autre de ses compatriotes, Sulamita, raconte: “Quand je suis arrivée dans la favela, c’était comme si j’avais trouvé ma place: un endroit où je pouvais aimer tous les jours. Mais, en réalité, eux nous ont aimés avec une grande sincérité. En rentrant chez moi, je veux transmettre ce que j’ai vécu, pour que toute cette force que j’ai reçue ne meure pas.” Un voyage sous le signe de la réciprocité, couronné par un “merci” des enfants de l’école Santa Maria de Recife: “Cela a été une semaine très spéciale pour nous.” Et d’autres n’ont plus envie de regagner leur pays, comme Pakot: “J’avais beaucoup de problèmes avant d’arriver ici: à la maison, dans mes études… À l’Île de Santa Teresinha, j’ai découvert que les problèmes de ces enfants étaient bien plus graves que les miens… et je me suis senti impuissant. Pendant les deux semaines que j’ai passées là-bas, j’ai reçu tellement de gestes d’affection et de regards chaleureux, et maintenant, je me sens plus fort. Si je pouvais, j’aimerais bien changer la date de mon retour en Roumanie…” Le projet GLOCALCITY est réalisé avec le soutien du programme « Jeunesse en action » de la Commission européenne.

Septembre 2010

Après avoir écouté Jésus, Pierre lui demande : « Seigneur, quand mon frère commettra une faute à mon égard, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répond : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »
Touché par la prédication de Jésus, Pierre, avec toute sa générosité, avait probablement l’intention d’y répondre par une action exceptionnelle : aller jusqu’à pardonner sept fois.(…)
Mais en précisant : «…jusqu’à soixante-dix fois sept fois », Jésus montre que pour lui le pardon ne doit pas avoir de limites, qu’il faut toujours pardonner.

« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »

Cette parole rappelle le chant biblique de Lamek, un descendant d’Adam : « Oui, Caïn sera vengé sept fois, mais Lamek soixante-dix-sept fois. »  Ainsi commence l’invasion de la haine dans les rapports entre les hommes : elle enfle comme un fleuve en crue.
À ce débordement du mal, Jésus oppose un pardon sans limite, sans condition, seul capable d’arrêter la spirale de la violence.

« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »

Pardonner. Pardonner sans cesse.
Le pardon n’est pas synonyme d’oubli, qui manifeste souvent le refus de regarder la vérité en face. Ni de faiblesse, qui pousse à ne pas tenir compte d’un tort, par peur du plus fort qui l’a commis.
Le pardon ne considère pas comme sans importance ce qui est grave, ou comme bien ce qui est mal.
Le pardon n’est pas de l’indifférence.
Le pardon est un acte de volonté et de lucidité, donc de liberté, qui consiste à accueillir le frère, ou la sœur, tel qu’il est, malgré le mal qu’il nous a fait, comme Dieu nous accueille, nous, pécheurs, malgré nos défauts.
Le pardon consiste à ne pas répondre à l’offense par l’offense, mais à faire ce que dit Paul : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. »
  Pardonner revient à donner à celui qui t’a fait du tort la possibilité de construire un nouveau rapport avec toi. Il vous permet, à lui et à toi, de repartir dans la vie, il ouvre un avenir où le mal n’a pas le dernier mot.

« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »

Comment vivre alors cette Parole ?
Pierre avait demandé à Jésus : « Combien de fois devrai-je pardonner à mon frère ? ».
Par sa réponse, Jésus visait surtout les rapports entre chrétiens, entre membres de la même communauté. C’est donc avant tout avec nos frères et sœurs dans la foi que nous devons nous comporter ainsi : en famille, au travail, à l’école ou dans la communauté à laquelle nous appartenons.
Combien de fois, nous le savons, cherchons-nous à compenser par un acte, ou une parole équivalente, l’offense que nous avons subie.
On sait combien, pour toutes sortes de raisons – différences de caractère, nervosité, etc. – les manques d’amour entre proches sont fréquents. Eh bien, rappelons-nous que seule une attitude de pardon, toujours renouvelée, peut maintenir la paix et l’unité entre frères.
On aura toujours tendance à penser aux défauts des autres, à se souvenir de leur passé, à les vouloir différents… Prenons l’habitude de les voir avec un regard nouveau. Considérons-les comme des êtres nouveaux. Acceptons-les toujours, tout de suite et totalement, même s’ils ne se repentent pas.
Vous me direz : « C’est difficile ! ». C’est vrai. Mais c’est en cela que réside la beauté, la grandeur du christianisme. Ce n’est pas pour rien que nous marchons à la suite du Christ Ressuscité qui, sur la croix, a demandé pardon au Père pour ceux qui l’avaient mis à mort.
Courage ! Mettons-nous à vivre ainsi et nous éprouverons une paix et une joie jusque-là inconnues.

Chiara Lubich

août 2010

Cette Parole s’inscrit dans un événement à la fois d’une grande simplicité mais en même temps très beau : la rencontre entre deux femmes enceintes, deux mères, toutes deux en symbiose totale, spirituellement et physiquement, avec leur enfant.
C’est comme si celui-ci s’exprimait par leur bouche, par leurs sentiments. Lorsque Marie prend la parole, l’enfant d’Elisabeth bondit de joie en son sein. Et lorsque Elisabeth parle, il semble que ses paroles lui soient dictées par le Précurseur. Mais tandis que les premiers mots de son hymne de louange à Marie s’adressent personnellement à la mère du Seigneur, les derniers mots sont dits à la troisième personne : « Bienheureuse celle qui a cru ».
Ainsi, son « affirmation acquiert un caractère de vérité universelle : la béatitude est valable pour tous les croyants, elle concerne ceux qui accueillent la Parole de Dieu et la mettent en pratique, et qui trouvent en Marie un modèle idéal » .

«Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! »

C’est la première béatitude de l’Evangile qui concerne Marie, mais aussi tous ceux qui veulent la suivre et l’imiter.
En Marie, existe un lien étroit entre foi et maternité, fruit de l’écoute de la Parole. Et Luc suggère ici un point qui nous concerne également. Plus loin dans l’Evangile, Jésus dit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » .
En anticipant presque ces paroles, Elisabeth, poussée par l’Esprit Saint, nous annonce que tout disciple peut devenir « mère » du Seigneur, à condition qu’il croie en la Parole de Dieu et qu’il la vive.

« Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! »

Après Jésus, Marie est celle qui a su dire « oui » parfaitement à Dieu. En cela résident sa sainteté et sa grandeur. Et si Jésus est le Verbe, la Parole incarnée, Marie, par sa foi en la Parole, est Parole vécue, tout en restant une créature comme nous, semblable à nous.
Le rôle de Marie en tant que mère du Seigneur est grand et admirable. Mais Dieu n’appelle pas seulement la Vierge à engendrer le Christ en elle. Bien que d’une manière différente, chaque chrétien a le même devoir : incarner le Christ, au point de redire comme saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi » .

Mais comment réaliser cela ?
En adoptant vis-à-vis de la Parole de Dieu l’attitude de Marie, celle d’une totale disponibilité. Avec Marie croire que se réaliseront toutes les promesses contenues dans la Parole du Christ. Et comme Marie, aller jusqu’à risquer de vivre ce qu’une Parole propose parfois, même si cela peut nous sembler humainement insensé.
Il se produit des faits grands ou petits, mais toujours merveilleux pour celui qui croit à la Parole. On pourrait en remplir des livres entiers.
Qui de nous peut oublier ce que nous avons vécu en pleine guerre ? En croyant aux Paroles de Jésus « Demandez on vous donnera » , nous avons demandé tout ce dont tant de pauvres dans la ville avaient besoin et nous avons vu arriver des sacs de farine, des boîtes de lait, des pots de confiture, du bois, des vêtements.
Cela se produit encore de nos jours. « Donnez et on vous donnera » et les entrepôts de la charité, qui se vident toujours, se remplissent régulièrement.
Mais le plus frappant est que les Paroles de Jésus sont vraies, toujours, et en tout lieu. Et l’aide de Dieu arrive ponctuellement, même en des circonstances impossibles, et dans les points les plus isolés de la terre. C’est ce qui s’est passé pour une mère de famille qui vit dans une grande pauvreté. Elle s’est sentie un jour poussée à donner la dernière somme d’argent qui lui restait à une personne plus pauvre qu’elle. Elle croyait au « donnez et on vous donnera » de l’Evangile. Et elle avait le cœur en paix. Un peu plus tard, la plus jeune de ses filles est rentrée à la maison, montrant un cadeau qu’elle venait de recevoir de la part d’un parent éloigné qui, par hasard, était passé par là : dans sa petite main, se trouvait la somme d’argent multipliée.
Une « petite » expérience comme celle-là nous pousse à croire à l’Evangile. Et chacun de nous peut éprouver cette béatitude, cette joie de voir se réaliser les promesses de Jésus.
Lorsque, chaque jour, nous rencontrerons la Parole de Dieu8888 en lisant les Ecritures, ouvrons nos cœurs à son écoute, avec la foi que ce que Jésus nous demande et nous promet, adviendra. Nous ne tarderons pas à découvrir, comme Marie, et comme cette maman, que, d’une manière ou d’une autre, il tient toujours ses promesses.

Chiara Lubich
 

Verso la Chiesa di domani

Esperienze, canti e contributi artistici attorno alla figura del sacerdote di oggi nell’aula Paolo VI ieri pomeriggio per la vigilia della chiusura dell’Anno sacerdotale.

Una nuova corrente di spiritualità

Un’unità che rende visibile il Risorto, lì dove ognuno vive: nelle famiglie, nei quartieri, nelle fabbriche, nei parlamenti. Quando il Risorto è fra noi, come da lui promesso quando due o tre si riuniscono nel suo nome, cioè nel suo amore, in qualche modo si tocca il divino, la sua pace, la sua luce, il suo amore, l’unità!

Che tutti siano uno

Come testimonia Chiara Lubich, « è stato proprio mentre si credeva di vivere semplicemente il Vangelo, che lo Spirito Santo ha scolpito a caratteri di fuoco nelle nostre anime quelli che sarebbero diventati i cardini della « spiritualità dell’unità », una nuova spiritualità, personale e comunitaria insieme ».

L’Amour avec un grand A

La ville et le dialogue pour un avenir d’espérance

La réflexion proposée par Humanité Nouvelle – branche qui regroupe les différentes expressions des Focolari dans le domaine social – nous pousse à retrouver la confiance nécessaire, en ces temps de crise, pour parcourir un chemin certes ardu, mais passionnant. C’est l’invitation formulée dans l’incipit du document, quand, à travers une citation de Don Carlo Gnocchi, celui-ci invite à aimer “notre époque d’un amour exclusif (…), d’un amour très grand et humilié, très riche et désespéré, très dynamique et douloureux, mais toujours sincère et passionné”.

L’occasion de se livrer à cette réflexion est fournie par la 46ème édition des “Semaines sociales” des catholiques italiens, qui se tiendront du 14 au 17 octobre 2010 à Reggio de Calabre, dans le sud de l’Italie. “Les catholiques dans l’Italie d’aujourd’hui et “Un agenda d’espérance pour l’avenir du pays”: tel est le titre de l’événement actuellement préparé entre autres par le mouvement Humanité Nouvelle, à travers la publication d’un document intitulé “Être debout dans une époque passionnante”.

Aimer notre époque, donc. Mais comment? Voici ce qui nous est proposé: concentrer ses énergies en priorité sur deux pistes de travail, la ville et le dialogue; la première comme lieu, le second comme moyen de concrétiser cet “amour” pour notre société, pour notre époque. “Dialoguer”, peut-on lire dans le document, “signifie avoir une très grande considération pour la dignité de l’autre (…) On dialogue en entrant dans la réalité de l’autre, dans sa condition, dans le patrimoine dont il est l’expression, en y accordant la même importance qu’à soi-même, à la lumière de la fraternité universelle.”

Une prémisse qui est aussi un programme de travail là où de nombreux défis actuels doivent être relevés: la ville, justement. “… Travailler à l’intérieur de la ville représente donc un attrait de plus. Les contradictions les plus flagrantes du village mondial parcourent ses artères. (…) Si l’on développe des relations nouvelles, on offre à la ville la réponse qu’elle attend, et elle se laisse contaminer par elles. Il devient alors possible de voir nos villes changer de destin: au lieu d’aller vers la désintégration totale, avec les problèmes de sécurité que cela entraîne, les problèmes de repli des quartiers sur eux-mêmes, on peut lancer des initiatives dans la direction opposée.”

Une ville qui se construit alors “avec” l’autre et devient un lieu “pour” l’autre. En ce sens, s’ajoute forcément une note de réciprocité. “C’est un terme peu usuel”, lit-on encore, “révélateur d’une approche culturelle qui voit dans l’amour, et surtout dans la réciprocité de l’amour, la condition indispensable à une interprétation plus complète, plus objective, plus vraie, plus pénétrante, de la réalité”.

C’est une approche qui met en valeur les efforts communs, mais aussi la contribution spécifique de chaque acteur, pour un développement du pays qui soit véritable, durable, qui profite à tous et qui intègre pleinement cette culture de la résurrection. Une culture capable de penser, comme on peut le déduire du document, “à la fois mondial et local, dans la perspective d’une seule et même famille humaine comme objectif à atteindre dans l’histoire et comme but du projet de salut, qui amène à étreindre l’unique Père”.

L’Amour avec un grand A

J’ai découvert le Ciel!

“Aujourd’hui, j’ai découvert le Ciel: Dieu est Amour, Il nous aime immensément!” chantent les 780 gen 4 – la branche des petites filles du mouvement des Focolari – réunies à Castelgandolfo pour leur congrès. La plupart sont venues d’Italie et d’autres pays d’Europe, mais il y en a surtout 50 arrivées du Burundi et du Rwanda, du Brésil, d’Argentine, de Bolivie et du Liban.

Valérie, de Bolivie, témoigne: “Sincèrement, ce congrès est la meilleure chose qui me soit arrivée. Ce qui m’a le plus plu, c’est que Jésus m’a appris à aimer, et maintenant, j’aime plus qu’avant, je ne sais pas comment remercier Dieu…”

Pour elle, il aurait été impensable d’aller à Rome, sans les initiatives les plus diverses lancées par les gen 4 filles du monde entier: la somme récoltée – plus de 5000 euros – lui a permis, à elle ainsi qu’aux autres gen 4 venues des continents autres que l’Europe, de participer au congrès.

Comme les gen 4 garçons, elles aussi ont suivi le fil de l’Amour de Dieu envers son peuple élu, qui conduit à Jésus, venu sur la terre pour nous apporter l’amour du Père. Un jeu très animé, qui a duré tout l’après-midi, les a aidées à découvir Jésus présent non seulement au Ciel, mais aussi au milieu de nous quand nous nous aimons, dans le frère, dans sa Parole et dans l’Eucharistie.

“Tes réponses étaient vraiment intéressantes, on voyait que tu répondais avec le cœur”: c’est ce qu’elles écrivent à Maria Voce après leur rencontre avec elle. Elles lui avaient posé plusieurs questions plutôt exigeantes. Elles écrivent encore: “Merci d’avoir répondu avec sagesse à chacune de nos questions! Je sais enfin comment réaliser mon rêve: pour devenir sainte, je dois aimer tout le monde, parce que Jésus est en chacun!” Ou bien: “…Ce congrès m’a appris beaucoup de choses sur Jésus, il a changé mon cœur. Quand je rentrerai chez moi, je ne serai plus la même, quand une occasion d’aider se présentera, je serai la première à le faire.”

Une fête avec des danses, des chants typiques et de petits sketches leur donne l’occasion de rencontrer les premiers compagnons et les premières compagnes de Chiara: un don réciproque, un moment de communion toute simple et profonde, dont on ne sait qui est repartie la plus heureuse.

Après avoir découvert l’amour de Dieu, les gen 4 ont expérimenté qu’elles étaient vraiment sœurs, au-dela de leurs origines, de leur langue et de leur culture: “J’ai été très contente de passer tout ce temps avec les autres gen 4, écrit Laurette du Rwanda. Nous nous sommes aimées et, une fois revenue au Rwanda, j’aimerai tout le monde.”

Dans le monde entier, de la Californie à Hong Kong, des groupes de gen 4 se sont réunis pour suivre quelques moments de la rencontre par internet. De Fontem, au Cameroun, ils écrivent: “La liaison vidéo a été très belle! Nous avons compris que le plus important, ce n’est pas l’endroit où nous sommes, parce que Dieu est toujours avec nous et au Ciel en même temps. […] Nous sommes très heureux de pouvoir donner à nos amis la plus belle chose que nous avons, qui est Dieu. Grâce à l’amour, nous pouvons transformer ce monde plein de haine. Si nous faisons ainsi, Jésus sera content de nous, et nous le retrouverons au Paradis. Merci!”

L’Amour avec un grand A

Le voyage, le dialogue, le fragment

La première des cités pilotes du mouvement des Focolari, Loppiano, est un des lieux les plus enchanteurs du Val d’Arno (Italie), non seulement grâce aux personnes qui y habitent et au message qu’il renvoie, mais aussi grâce à la nature, au paysage, à l’ordre des constructions et des rues révélant un plan architectural qui n’est certainement pas anodin. C’est vraiment le cas de le dire: ici, même les pierres “parlent”, et elles racontent une vie qui contribue à faire du monde une seule famille. Jusque dans ses expressions extérieures.

Quel meilleur endroit pouvait-on donc choisir pour accueillir une quarantaine d’architectes désireux de mettre leur expérience professionnelle au service de la fraternité universelle? Sitôt dit, sitôt fait: le groupe s’est réuni ici même, du 11 au 13 juin dernier, pour un “séminaire-débat”, destiné à approfondir la connaissance et la relation, dans un esprit de partage qui s’est transformé en étude, en enrichissement réciproque et en proposition concrète de travail pour le futur.

Comme le titre l’indique, la réflexion s’est articulée autour de trois réflexions: d’abord, le voyage, compris comme possibilité de rencontre et de rapports entre les cultures, et qui touche donc au thème de l’habitation, entre tradition et innovation dans les formes d’architecture.

Le thème du dialogue, quant à lui, a amené les participants à réfléchir sur le sens du travail, conçu comme un long processus auquel prennent part les habitants, les ouvriers et tous ceux qui, à des degrés divers, participent à un projet.

La réflexion sur le fragment, enfin, a fait apparaître un monde fait plus de fragments que d’éléments cohérents et a mis les participants au défi de remettre ensemble les détails et les différences, à travers la valorisation de la diversité comme contribution à l’unité.

Les moments en famille et les moments d’échange le soir, les repas, les moments de détente, ont été le vrai “ciment” de ces sessions. Tout a contribué à faire ressentir de manière encore plus forte l’apport spécifique du charisme de Chiara Lubich dans le domaine de l’architecture, aussi bien sur le plan opérationnel que sur le plan théorique, en montrant que la recherche qui vient de commencer ne pourra qu’amener constamment à de nouveaux résultats. C’est le vœu formulé par Maria Emmaus Voce, l’actuelle présidente des Focolari, dans son message aux participants, “pour le bien de la ville et de ses habitants, afin que l’architecture aide elle aussi, dans toutes ses dimensions, à la réalisation du projet de Dieu pour lequel Chiara a donné sa vie: faire de l’humanité une seule famille humaine.”

L’Amour avec un grand A

“Mariapolis” en Afrique

Partout, la proposition est la même: expérimenter pendant quelques jours, à travers des moments de méditation, des témoignages vécus, des moments de divertissement pour tous, ce que signifie construire des ponts de dialogue et de fraternité entre les personnes, entre les peuples.

La rencontre la plus caractéristique du mouvement des Focolari est née de façon spontanée, dans les Alpes autour de Trente (Italie), comme un moment de repos passé ensemble. Puis, au fil des années, les mariapolis se sont multipliées sous toutes les latitudes, en accueillant, comme au début, des personnes de tous âges, de toutes origines sociales, de toutes appartenances culturelles et religieuses. On pourrait les définir comme une “rencontre en famille”, ou bien comme un “laboratoire de fraternité” dans lequel on expérimente qu’il est possible de vivre dans une humanité réconciliée.

“Love unites” – l’amour unit. Tel est le slogan choisi cette année par la mariapolis qui aura lieu du 26 au 31 juillet à Bamenda, au Cameroun. “Un an a passé depuis notre dernière grande mariapolis… Nous vous attendons de nouveau!”, annonce l’invitation.

Côte d’Ivoire. Mariapolis à Man, siège de la cité pilote “Victoria”, du 30 juillet au 4 août. Man est une petite ville située dans la partie du territoire toujours occupé. Pourtant, malgré les difficultés, cette mariapolis deviendra un signe prophétique de la réunification tant désirée du pays.

Sierra Léone, du 4 au 8 août. Les responsables locaux des Focolari écrivent: “Nous sentons que les habitants de Sierra Leone ont la très grande certitude que l’Idéal de l’unité est le remède aux blessures profondes laissées par la guerre.”

Le Mali, seul pays où les rapports sont harmonieux entre les musulmans (la très grande majorité) et les chrétiens, célèbre cette année le 50ème anniversaire de son indépendance. Dans ce contexte, la mariapolis est voulue par tous, aussi bien par la société civile que par l’Église, pour renforcer justement la valeur de l’unité. Elle s’y tiendra du 8 au 13 août 2010.

Au Bénin, la mariapolis est prévue du 24 au 29 août à Ouidah, un important centre historico-culturel. Le pays célèbre lui aussi le 50ème anniversaire de son indépendance.

À Madagascar, la mariapolis aura lieu pour la première fois dans la capitale, Antananarivo, du 3 au 6 septembre. “Depuis le mois de janvier de l’année dernière, le pays traverse un moment difficile marqué par une crise politique et des manifestations populaires qui obligent parfois les forces armées à intervenir, écrivent les membres de la communauté des Focolari à Madagascar. À certains moments, il y a eu beaucoup de violences, et énormément de personnes ont perdu la vie. Aujourd’hui encore, la situation n’est pas résolue, et les gens vivent constamment dans l’incertitude, la peur et la tension. Mais cela a fait grandir l’aide réciproque, l’amour du prochain et la solidarité au sein de la communauté. L’année dernière, la mariapolis s’était faite ici, à Ambatondrazaka, mais beaucoup de gens de la capitale n’avaient pas pu se déplacer. En voyant leur douleur, mais aussi leur désir de participer, cette fois nous avons décidé d’aller vers eux, et tous travaillent activement aux préparatifs.”

L’Amour avec un grand A

Gen 4 : une vague d’amour de plus en plus puissante!

Le titre annonçait que ce serait “la plus grande aventure du monde”. Déjà, la préparation, assurée par les plus grands pour les plus petits, laissait pressentir que ce congrès serait un jeu d’amour à la lumière du soleil de Dieu. L’importance de l’événement était soulignée également par sa dimension mondiale. En effet, la liaison était bien réelle avec les autres gen4 du monde, à travers leurs expériences, des photos, des chants et des petites vidéos qu’ils avaient envoyées, mais aussi grâce à une retransmission en direct via internet. Mais la rencontre est devenue encore plus précieuse quand les gen4 malades ont offert leur maladie et leurs souffrances pour sa réussite.

Un des principaux thèmes abordés a été la connaissance de Dieu tel qu’il s’est manifesté au cours de l’histoire: dans la création, dans l’amitié avec son peuple élu en tant que protecteur, défenseur, guide et sauveur. Dieu à travers Son plus grand cadeau, Jésus, qui nous révèle le cœur de Dieu, avec l’histoire du père miséricordieux qui accueille son fils prodigue. Enfin, la connaissance des prophètes, des saints, de tous ceux qui, par leur vie, ont été et restent des messagers de l’amour de Dieu et qui, à travers leur voix, comme celle de Chiara, nous ont touchés.

C’est justement Chiara qui, dans la vidéo, répétait aux gen4: “Savez-vous quel est le vrai bonheur? Essayez: c’est celui qu’éprouve la personne qui aime, qui aime, qui aime. Quand on aime, on est heureux, et si l’on aime touojurs, on est toujours heureux. Que pouvez-vous faire, vous, dans le monde? Donner du bonheur, apprendre à aimer.»

Message reçu. Flavio disait: “Dans un jeu, il fallait courir d’un endroit à l’autre sans se faire attraper… Mais, par terre, j’ai vu un petit calepin. Je me suis arrêté, je l’ai ramassé et je suis allé tout de suite l’apporter à son propriétaire.”

Et Joe: “J’avais construit un avion en papier, mais un enfant avait perdu le sien. Alors, je lui ai donné le mien.”

Les encouragements à “expérimenter le secret du vrai bonheur” en-dehors des activités et des ateliers, ont été les rencontres avec beaucoup des amis et amies de Chiara.

Parmi eux, Emmaus, qui leur a donné une consigne qui les engageait:

“Si nous sommes unis, nous pouvons faire avancer cette révolution que Dieu a commencée dans le monde à travers Chiara. Vous devez faire déferler dans le monde une vague d’amour.”

Et la consigne a été suivie. On le voit aux échos qui nous parviennent depuis qu’ils sont rentrés chez eux. Un grand défi que les plus petits lancent à tous les hommes. Un gen4 a invité ses amis à une fête et il a raconté ce qu’il a vécu, d’autres ont informé de leurs actions les communautés dont ils venaient. Ce qui laisse espérer beaucoup, c’est le courage qu’ils ont montré. Un gen4 a déclaré devant de nombreuses personnes qu’il voulait devenir saint. Ceux qui l’écoutaient en ont été émerveillés, et on lui a demandé comment il pensait atteindre ce but. Il a expliqué que c’était très simple: la sainteté, c’est s’aimer, toujours, sans mesure.

La vague d’amour est partie!

L’Amour avec un grand A

Les jeunes avec “Glocalcity” au Brésil

Aujourd’hui, les jeunes doivent relever divers défis: la mondialisation, la justice sociale, la rencontre et les conflits entre différentes cultures et ethnies. Tous ces aspects se concentrent souvent dans des lieux comme les villes, qui absorbent jusqu’à 60% de la population mondiale. Comment faire pour les transformer en “laboratoires du vivre ensemble”?

C’est pour répondre à cette exigence qu’est né le projet “Glocalcity – des mouvements de jeunes présents au niveau local, en dialogue au niveau mondial”. Une initiative coordonnée par Humanité Nouvelle, une branche des Focolari, et qui a germé il y a un an, au cours d’un séminaire international pour les jeunes, à Castelgandolfo. Le projet regroupe dix associations présentes dans autant de pays: Allemagne, Italie, Lituanie, Hongrie, Roumanie, Brésil, Argentine, Colombie, Uruguay et Paraguay.

Prochaine et dernière étape, le Brésil. Du 14 juillet au 2 août, une cinquantaine de jeunes originaires des pays cités plus haut se réuniront pendant trois semaines, dans les environs de São Paulo et de Recife, où se dressent deux cités pilotes du mouvement: la mariapolis Ginetta dans la première, et la mariapolis Santa Maria dans la seconde.

Une occasion de concrétiser les initiatives locales de volontariat, déjà bien mises en route. Une façon, aussi, de pénétrer le contexte culturel et social du Brésil et de faire naître la capacité de dialoguer, capable de créer la culture de l’unité.

Voici ce que raconte une jeune Italienne qui a vécu quelque temps à la cité pilote Santa Maria, dans la banlieue de Recife où, il y a plusieurs années, a été lancée l’œuvre sociale de Santa Terezinha, connue durant un temps sous le nom d’“île de l’enfer”: “Après s’être brièvement présentés dans un portugais approximatif, 20 enfants de 2-3 ans m’accueillent avec leurs frimousses apeurées. Ils ne me connaissent pas, je suis grande, imposante! Mais je me mets à chanter avec la très jeune maîtresse, une ancienne élève du centre, et l’atmosphère se détend. Puis nous dessinons, nous aidons à faire les devoirs… Nous pensions ne pas en être capables, mais il en va de ces enfants, alors nous nous y mettons! Je m’y mets de tout mon cœur, et ils commencent à sourire. Des sourires d’enfants qui se sentent peut-être aimés, acceptés, au centre de l’attention de quelqu’un d’autre… Des enfants qui n’ont pas encore les regards perdus et résignés des grands, mais ce sont les mêmes enfants qui portent sur leurs corps les stigmates terribles de la vie à l’extérieur du centre social…”

C’est là, à Recife, que, du vendredi 30 juillet au lundi 2 août, se conclura le projet, avec la possibilité, pour tous les jeunes, de s’immerger dans la culture brésilienne. Enfin, il y aura une manifestation de clôture, avec pour objectif de sensibiliser les institutions locales et internationales à travers les propositions de ces jeunes qui, même s’ils ne sont pas encore des citoyens actifs, sont déjà présents concrètement au sein de notre société.

Juillet 2010

 Bien que très courte, cette parabole de Jésus a de quoi frapper l’imagination de son auditoire. Tout le monde connaissait la valeur des perles qui, avec l'or, représentaient à l'époque ce qu'il y avait de plus précieux.
Les Écritures disaient d'ailleurs de la sagesse, c'est-à-dire de la connaissance de Dieu, qu'on ne pouvait même pas la comparer "à une pierre inestimable" (Cf. Sag, 7,9).
Mais ce que souligne cette parabole, c'est l'événement surprenant vécu par ce commerçant : il découvre, peut-être dans un simple bazar, une perle qui possède à ses yeux d'expert une valeur énorme et dont il peut escompter un grand profit. Aussi, juge-t-il qu'il vaut la peine de vendre tous ses biens pour acheter la perle. Qui n'aurait pas agi de même à sa place ?
Voici donc la signification profonde de la parabole : la rencontre avec Jésus, c'est-à-dire avec le Royaume de Dieu parmi nous – la perle ! – est l'occasion unique à saisir au vol, en y engageant jusqu'au bout nos propres énergies et nos biens.

"Le royaume des cieux est comparable à un marchand qui cherchait des perles fines. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en est allé vendre tout ce qu'il avait, et il l'a achetée ".

Ce n'est pas la première fois que les disciples se sentent placés face à une exigence radicale, face à ce tout qu'il faut laisser pour suivre Jésus : les biens les plus précieux comme les affections familiales, la sécurité économique, les garanties pour l'avenir.
Mais sa demande n'est ni insensée, ni sans fondement.
Pour un "tout" perdu, on trouve un "tout", infiniment plus précieux. Chaque fois que Jésus demande, il promet beaucoup plus en retour, avec surabondance.
Ainsi cette parabole nous assure-t-elle que nous posséderons en retour un trésor qui nous rendra riches pour toujours.
Et s'il peut nous sembler déraisonnable de laisser le certain pour l'incertain, un bien sûr pour un bien qui n'est que promesse, pensons à ce marchand : il sait, lui, combien la pierre est précieuse et il attend avec confiance ce que sa vente lui rapportera.
De même celui qui veut suivre Jésus sait et voit, avec les yeux de la foi, quel immense bénéfice il tirera de l'héritage du Royaume pour avoir tout laissé, au moins spirituellement.
Au cours de la vie, Dieu nous offre à tous une telle chance afin que nous sachions la saisir.

 

 

"Le royaume des cieux est comparable à un marchand qui cherchait des perles fines. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en est allé vendre tout ce qu'il avait, et il l'a achetée ".

C'est une invitation concrète à écarter toutes les idoles qui peuvent prendre la place de Dieu dans notre cœur : carrière, mariage, études, belle maison, profession, sport, loisirs…
C'est une invitation à mettre Dieu à la première place, au sommet de chacune de nos pensées et de nos affections, car, dans la vie, tout doit aboutir à lui, et tout doit venir de lui.
En cherchant ainsi le Royaume selon la promesse évangélique, le reste nous sera donné par surcroît (Cf. Lc 12,31). En abandonnant tout pour le Royaume de Dieu, nous recevons le centuple en maisons, frères, sœurs, pères et mères (Cf. Mt 19, 29), car l'Évangile a aussi toute une dimension humaine. En même temps que la nourriture spirituelle, Jésus, homme-Dieu, nous assure le pain, le logement, le vêtement, la famille.
Peut-être devrons-nous apprendre des "petits" à nous confier davantage à la Providence du Père, lui qui ne laisse manquer de rien celui qui, par amour, donne le peu qu'il possède.
Au Congo, un groupe de jeunes s'est mis à fabriquer de jolies cartes avec des peaux de banane, cartes ensuite vendues en Allemagne. Au début ils gardaient pour eux tout ce qu'ils gagnaient (certains s'en servaient pour faire vivre leur famille). Ils ont maintenant décidé de mettre en commun 50 % de la recette, si bien que 35 jeunes au chômage ont ainsi reçu de l'aide.
Mais Dieu ne se laisse pas vaincre en générosité : deux de ces jeunes ont donné un tel témoignage dans le magasin où ils travaillent que divers commerçants, à la recherche de personnel, se sont adressés à eux. Ainsi, onze de leurs amis ont pu trouver un emploi stable.

Chiara Lubich

 

L’Amour avec un grand A

L’autre visage de la Coupe du monde

Assistance alimentaire et sanitaire, couverture des frais de scolarité (école primaire et secondaire), activités extrascolaires. Ils sont 130 enfants en tout, avec leurs familles, à bénéficier de ces services. Ce sont quelques-uns des “fruits” des programmes de développement mis en place en Afrique du Sud par l’association à but non lucratif Action pour les familles nouvelles, programmes financés grâce au soutien à distance.

L’Afrique du Sud, pays immense peuplé par près de 50 millions d’habitants, patrie de Nelson Mandela, est sous le feu des projecteurs ces jours-ci avec la Coupe du monde de football. Loin de recouvrir les plaies de cette société qui s’est libérée récemment du très grave fléau de l’apartheid, cet événement les met au jour. Car l’alcoolisme, la drogue, les mauvais traitements, la prostitution des mineurs et le très fort taux de chômage (50%), demeurent les principaux maux qui frappent ce pays.

Consciente de n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan, l’association à but non lucratif Action Familles Nouvelles (AFN) a choisi d’œuver en Afrique du Sud dès 1992, à travers le projet de soutien à distance (SAD). Une solide équipe de volontaires présents sur place assure un service efficace d’assistance et de coordination. Ils interviennent en essayant d’améliorer les conditions de vie non seulement des mineurs, mais également des familles au sein desquelles ils vivent, afin que l’aide apportée puisse toujours porter ses fruits, au fur et à mesure qu’ils grandiront et se développeront.

L’accompagnement ne s’arrête pas avec l’enfance. Le projet prévoit qu’à la fin de leur scolarité, les jeunes seront suivis dans leur formation professionnelle, grâce à l’attribution de microcrédits et, pour les plus méritants d’entre eux, de bourses d’études à l’université.

Les actions réalisées jusqu’à ce jour sont multiples. La première remonte à 1992, à travers une école maternelle à Zondi, un quartier de Soweto (Johannesbourg), dans les bidonvilles de Silver Town. Un restaurant universitaire a également ouvert ses portes, à 10 km de la ville de Mafikeng (dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud), et il est cogéré avec Mary’s Mission.

À Soweto (Johannesbourg), à cause du sida, les mineurs sont accueillis dans une maison pour orphelins en attendant d’être placés ou adoptés définitivement. Toujours grâce au soutien à distance, les familles de militaires angolais, qui vivent près d’un village dans des conditions très difficiles, peuvent recevoir une aide. Dans ce cas aussi, le projet pourvoit aux dépenses en nourriture, prend en charge les frais de scolarité et les frais de ramassage scolaire des mineurs. Enfin, des familles de réfugiés congolais, mais également d’autres pays d’Afrique, sont accompagnées grâce à des aides financières et à des thérapies de groupe et/ou individuelles.

L’association à but non lucratif Action Familles Nouvelles offre des opportunités concrètes de développement à 16400 mineurs dans le monde, avec 102 projets mis en œuvre dans 52 pays, sur 4 continents (Europe, Moyen-Orient, Afrique, Amériques, Asie). En Afrique, environ 3500 enfants sont soutenus à travers 18 projets, en Algérie, en Angola, au Burundi, au Cameroun, au Congo, en Côte d'Ivoire, en Égypte, au Kenya, à Madagascar, au Nigéria, en République d’Afrique du Sud, en République centrafricaine, en Tanzanie, en Tunisie et en Ouganda.

 

L’Amour avec un grand A

EcoOne: rapport entre l’homme et la nature

«Durabilité écologique et question énergétique». C’est le sujet qui a été abordé lors du congrès de EcoOne, groupe de réflexion culturelle inspirée par le charisme du mouvement des Focolari dans le monde de l’écologie. La rencontre s’est déroulée au centre mariapolis de Castel Gandolfo, du 14 au 16 mai, avec la participation d’une cinquantaine d’écologues et professionnels originaires du Brésil, du Chili, du Portugal, d’Espagne, de France, de Belgique, d’Allemagne, d’Autriche et d’Italie, qui ont mené un dialogue serré.

Ce thème a été traité par des experts dans les divers domaines liés au problème de l’énergie: de l’ingénierie à la physique, en passant par la politique et la sociologie. Des professeurs d’université, des managers industriels, ainsi que des chercheurs et des experts travaillant dans ce secteur, ont parlé d’énergie en nature, d’énergies renouvelables, d’énergie nucléaire, de changements climatiques, de participation politique et de solidarité sociale inhérente à la question de l’énergie.

Une partie du programme a été consacrée au parcours d’EcoOne et des éléments culturels qui l’ont caractérisé, dix ans après le premier congrès, organisé par Sergio Rondinara, aujourd’hui professeur à l’Université Sophia. “Si le rapport entre l’homme et la nature a été harmonieux de par le passé, aujourd’hui, il s’est transformé en crise environnementale, qui révèle une crise plus profonde, de caractère anthropologique et éthique, a affirmé Luca Fiorani, chercheur à l’ENEA (Agence italienne pour les nouvelles technologies) et coordinateur d’EcoOne, en guise d’introduction aux travaux. Face à cette situation, le programme de recherche d’EcoOne consiste à découvrir un rapport renouvelé entre l’homme et la nature, qui passe par une redéfinition du sens des relations unissant chacun de nous à la nature. Une telle entreprise nous engage sur le plan de la pensée, dans le domaine religieux et dans la redécouverte des traditions préindustriellles.”

En faisant le “point” sur le chemin parcouru, il a poursuivi: “Nous avons été épaulés par des professionnels en sciences environnementales, des professeurs d’université et des chercheurs travaillant dans des instituts publics de recherche. Ce dialogue culturel ouvert et enrichissant n’est pas un simple élément décoratif, mais constitue l’essence même d’EcoOne. Nous pouvons dire que, ces dernières années, il s’est formé, au sein du mouvement des Focolari, un petit groupe d’écologues dotés d’une pensée bien définie, et qui dialoguent avec des professionnels dans ce domaine.”

EcoOne a donc élaboré, jusqu’ici, un “mode de pensée écologique” fondé sur plusieurs éléments clé: la “mission de sauvegarde”, par laquelle “l’homme est le gardien de la création”; “la responsabilité et la conscience écologique”, autrement dit, “la prise de conscience qu’abîmer la nature signifie menacer la vie, stimule la conscience morale sur la question écologique”; la nécessité de définir “un nouveau rapport entre l’homme et la nature”, “en dépassant les extrémismes anthropocentristes ou phyisiocentristes”; enfin, le concept de “durabilité” comme nouveau paradigme de développement, à savoir la prise de conscience que“des changements radicaux dans les structures et les comportaments sont nécessaires, afin que le développement soit durable”.

“Ce n’est pas l’homme le centre de l’univers, mais Dieu”, écrivait Chiara Lubich au congrès d’EcoOne en 2005, en montrant à travers “Dieu Amour” le paradigme de l’action de l’homme en matière d’écologie.

Des paroles, les siennes, qui représentent aujourd’hui une vraie Magna Charta pour EcoOne. “Ne nous risquons pas à aller contre Dieu!, poursuivait Chiara. Nous trouverions alors la Mort. Mais si le but poursuivi par l’homme est non pas l’intérêt économique et l’égoïsme, mais l’amour pour les autres hommes et pour la nature, grâce à lui, la Terre se transfigurera, jusqu’à devenir un paradis terrestre.”

L’Amour avec un grand A

Sportmeet dans les universités argentines

À Buenos Aires et à La Plata, plus de 500 professeurs et étudiants ont rencontré le responsable de Sportmeet au niveau mondial, le Dr Paolo Crepaz, en visite en Argentine les premiers jours de juin, et ont échangé avec lui autour d’une vision et d’une culture du sport capable de proposer la perspective de la fraternité.

Éduquer les autres et s’éduquer soi-même par le sport, remplacer la culture de la défaite par une nouvelle culture de la victoire, des rapports constructifs entre le sport et les médias, l’inclusion et la promotion humaine et sociale, ont été les sujets qui ont suscité un grand intérêt.
À présent, ce sont des rapports de collaboration qui se mettent en place avec ces instituts et universités où enseignent déjà des professeurs de Sportmeet.

La visite à la Casa del Niño, située dans un quartier très pauvre de Florencio Varela, dans la banlieue de Buenos Aires, a permis de mieux connaître le contexte dans lequel s’est déroulée la dernière édition de “Deporchicos”, une manifestation sportive originale promue par les opérateurs de Sportmeet et lors de laquelle, tous les ans, des enfants de différentes couches sociales jouent ensemble.
Cet événement, mais également d’autres actions d’aide sociale, ont pour objectif de construire des rapports fraternels et solidaires.

Les deux derniers jours du séjour dans ce pays d’Amérique du Sud se sont déroulés dans la cité pilote pittoresque du mouvement des Focolari, la “Mariapolis Lia”, en plein cœur de la pampa argentine. Ici, des dizaines de jeunes du monde entier viennent chaque année pour faire une vraie “école de fraternité”.

Des réflexions sur les sujets les plus importants, le partage de nombreuses expériences de vie, le dialogue intense entre tous, ainsi que des momentes de détente, ont permis aux participants à ce week-end de formation, non seulement de se sentir membres de la "famille" de Sportmeet, mais aussi de renouveler leur engagement à répondre, y compris à travers le sport, aux nombreuses questions à caractère social, que chacun se pose.
 

Pagine di luce

L’associazione culturale Net-One promuove, dal 10 al 13 Giugno prossimi, un convegno internazionale dal titolo “prove di dialogo”.

L’Amour avec un grand A

Des nouvelles du ‘pays du cèdre’

L’engagement à porter le charisme de l’unité même en politique a toujours fait partie de l’histoire du mouvement des Focolari, grâce surtout à la présence, aux côtés de Chiara Lubich, d’un parlementaire italien, Igino Giordani.

Le 2 mai 1996, c’est la naissance du “Mouvement politique pour l’unité”, auquel adhèrent aujourd’hui des politiques, des parlementaires, des maires et des administrateurs locaux du monde entier. Malgré leur appartenance à des tendances politiques diverses, ils se reconnaissent dans cet objectif commun à tous: faire de la fraternité universelle une catégorie politique fondamentale en la traduisant dans les faits, par des droits et des devoirs, concrétiser la participation politique et reconsidérer les organes institutionnels et internationaux sous cet angle.

Au Liban aussi, les membres des Focolari ont vécu les étapes de la préparation aux élections comme une “occasion de nouer des rapports sincères et désintéressés avec des gens de toute tendance politique”, écrivent-ils. Ce qui les a poussés à se jeter dans la bataille électorale a été “le désir de nous engager pour nos villes ou villages et de développer avant tout un nouveau style de rapports au sein de nos communes”. Un maire, un adjoint au maire et plusieurs membres de différentes équipes municipales ont été élus, tous résolus à “mettre à la première place le bien commun et à nous entraider afin de rester fidèles à cet objectif. Nous avons aujourd’hui une occasion de plus pour traduire en actes l’exhortation apostolique de Jean-Paul II ».

En effet, en 1997, Jean-Paul II a fait un voyage dans ce pays, que personne n’a oublié et, lors de son discours aux jeunes dans la basilique Notre-Dame du Liban, à Harissa, il leur a lancé un défi: “Vous avez pour mission de construire des ponts entre les personnes, entre les familles et entre les différentes communautés. Je vous souhaite de poser des gestes de réconciliation dans votre vie quotidienne, pour transformer la méfiance en confiance! Vous avez aussi pour mission de faire que chaque Libanais, et en particulier chaque jeune, puisse prendre part à la vie sociale, dans votre maison commune. Ainsi naîtra une nouvelle fraternité, et des liens solides se tisseront, puisque l’arme principale et déterminante pour construire le Liban est celle de l’amour.”

L’Amour avec un grand A

En marche vers l’Église de demain

Ils étaient cinq mille prêtres, diacres, séminaristes, religieux et laïcs, le 11 juin, pour la fête de clôture de l’année sacerdotale dans la salle Nervi, et ils ont assisté à un après-midi riche en moments artistiques et en témoignages. Un événement promu et organisé par les prêtres du mouvement des Focolari et du mouvement de Schönstatt, en collaboration avec le Renouveau charismatique catholique international et d’autres organisations ecclésiales.

Tout au long du rassemblement, le fil conducteur a été la mise en lumière de la façon dont les témoignages de cohérence et la vie de communion sacerdotale, soutenue par les nouveaux charismes, peuvent être un don pour tout le clergé. Le groupe Gen verde a assuré la coordination d’un riche moment artistique, avec un chœur orthodoxe roumain, le “Psalmodia Transylvanica”, et la pièce de théâtre Ars amoris, sur la vie de Jean-Marie Vianney, retransmise en direct à la télévision.

Le récit des événements vécus par trois survivants du massacre d’un groupe de séminaristes du Burundi, a apporté une contribution substantielle. Ils sont aujourd’hui prêtres, en souvenir de ceux qui ont voulu témoigner par leur vie que l’unité entre les deux peuples en guerre, les Hutus et les Tutsis, est possible. Puis il y a eu l’histoire de Brendan Purcell, prêtre irlandais qui a surmonté un “moment d’épreuve” au cours duquel il était sur le point de mettre en danger son célibat, avant d’embrasser le choix de Dieu de façon plus radicale. Enfin, un prêtre allemand a raconté comment il était tombé dans la spirale de l’alcool et avait été sauvé par sa communauté.

«Le souffle de la communion est un élément fondamental pour la santé du corps de l’Église», a souligné le secrétaire d’État au Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, venu apporter les salutations du pape.
Un prêtre, qui était intervenu lors du rassemblement, a commenté l’après-midi en ces termes: «Aujourd’hui, je vis de nouveau mon sacerdoce avec l’enthousiasme des débuts et la maturité des 40 années passées.»
Enfin, les réactions des laïcs sont révélatrices. «Aujourd’hui, j’ai vu l’Église de demain, celle qui accompagnera et fera grandir mes enfants. Toute la mondialité, l’unité de l’Église que j’ai trouvée ici, a pris la première place dans mon cœur.»

Pour consulter le programme, les photos téléchargeables et les chaînes de télévision ayant retransmis l’événement, et pour de plus amples informations: www.sacerdotioggi.org ou sacerdotioggimail.com
 

Clôture de l’Année sacerdotale

« Prêtres aujourd’hui », c’est le titre d’un après-midi de témoignages et expressions artistiques, organisé par le mouvement des Focolari et le mouvement de Schönstatt, en collaboration avec le Renouveau charismatique catholique international et d’autres mouvements d’Église, pour contribuer au renouveau de la vie et du ministère des prêtres, dans l’Église et dans la société d’aujourd’hui. A la base, les nouveaux charismes, dons de l’Esprit par qui Dieu enrichit son Église, en ces temps particulièrement difficiles, en vue de la conduire vers « un nouveau printemps ».

Témoignages – Un prêtre d’Irlande sur la fidélité à l’appel de Dieu. Du Burundi, les survivants de l’attaque du petit séminaire de Buta, où 40 jeunes sont morts martyrs. D’Allemagne, un prêtre qui a surmonté sa dépendance à l’alcool avec l’aide de sa communauté. D’autres viendront parler de l’expérience de la maladie ; de la vie affective et du célibat vécus dans un contexte de fraternité ; de la pastorale en milieu multiculturel et pluri religieux. Il sera aussi question d’une vaste action d’évangélisation menée avec les laïcs dans le sud du Brésil.

Liaisons télévisuelles – Le programme pourra être suivi dans de nombreux pays grâce à Internet (http://www.sacerdotioggi.org/page.php?id=10) et aux satellites du Centre de Télévision du Vatican, de Telepace, EWTN, Canção Nova, Telelumière e Mariavision. En différé sur TV2000, à partir de 22h, le 9 juin (http://www.sacerdotioggi.org/page.php?id=9).

Cette manifestation précède la soirée du 10 juin place Saint-Pierre avec le pape et la célébration eucharistique solennelle du 11 juin (www.annussacerdotalis.org).
 

L’Amour avec un grand A

“Fazendas da Esperança”

Le 28 mai dernier, 290 dirigeants de l’association “Família da Esperança” se sont rendus au centre international du mouvement des Focolari, à Rocca di Papa, pour fêter et remercier Chiara de la reconnaissance qu’ils viennent d’obtenir du Conseil pontifical pour les laïcs. Les membres de l’association, née au Brésil mais présente aujourd’hui dans le monde entier, sont engagés à différents niveaux sur le plan social, et plus particulièrement dans la réinsertion des jeunes toxicomanes. Au centre des Focolari, ils ont pu rencontrer Eli Folonari, la secrétaire particulière de Chiara Lubich, ainsi que Maria Voce et Giancarlo Faletti, respectivement présidente et vice-président du mouvement des Focolari, pour un moment d’échange et de réflexion sur le thème de Dieu Amour.
“Quels sont les liens qui existent entre nous? Le lien principal, a dit Maria Voce, c’est la vie de la Parole, qui se traduit en actes concrets, jour après jour, et qui nous fait emprunter un chemin de sainteté. Le plus important n’est pas d’où nous partons, mais de vivre dans l’instant présent.” “La Parole de Dieu, a poursuivi Giancarlo Faletti, est différente des autres paroles. Les autres paroles produisent une plante qui vit quelques jours seulement, avant de pourrir. La Parole de Dieu, elle, produit une grande plante qui ne meurt jamais. Et moi, je crois que vous témoignez de cette vitalité.”
L’histoire de l’association a commencé en 1983, dans un coin de rue de la ville de Guaratinguetá, située dans l’État de São Paolo, lorsque Nelson Giovanelli, décidé à mettre en pratique les paroles de l’apôtre Paul: “Je me suis fait faible au milieu des faibles… ”, s’est approché d’un groupe de jeunes drogués, près de chez lui. L’un d’entre eux, Eleutério, a été le premier à se sentir intéressé et à demander de l’aide pour se libérer de la dépendance de la drogue. Beaucoup d’autres ont suivi. Dès le début, l’œuvre de Nelson Giovanelli a reçu le soutien de Hans Stapel, un Allemand qui avait connu le charisme de l’unité de Chiara Lubich et celui de la pauvreté de saint François d’Assise.
C’est la naissance d’une vie communautaire, vécue avec les jeunes marginalisés et fondée sur un style de vie évangelique, qui se développe rapidement. Aujourd’hui, l’association existe dans le monde entier. Elle compte 68 Fazendas, dont 40 dans le seul Brésil, qui viennent en aide à 3000 jeunes, et s’est implantée dans dix autres pays du monde: Allemagne, Russie, Philippines, Mozambique, Mexique, Guatémala, Paraguay, Uruguay, Colombie et Argentine.
La Fazenda da Esperança est devenue plus connue après la visite du Pape Benoît XVI à la communauté de Pedrinhas, dans le cadre de son voyage apostolique au Brésil, en 2007. La rencontre entre le Saint Père et les jeunes de la Fazenda a été un des moments les plus émouvants de ce voyage. Le pape a mis en garde avec force ceux qui sèment la mort par la drogue: “Dieu vous demandera compte de ce que vous avez fait.” Et aux jeunes, qui ont retrouvé la vie grâce à la Fazenda da Esperança, il a confié une mission pour l’avenir: “Soyez les ambassadeurs de l’espérance!”
La “Famiglia della Speranza”, nom officiel de l’association de fidèles qui vient d’être approuvée, n’est ni une congrégation, ni une institution séculière. Elle ne peut pas non plus être définie comme un mouvement spirituel, comme le Renouveau charismatique ou les Focolari, mais comme une nouvelle communauté de laïcs, et cela, c’est une nouveauté dans l’Église. À ce propos, Maria Voce a dit: “L’Église approuve non pas une règle, mais une réalité, une vie qui existe. Donc, cette reconnaissance est un motif de nous réjouir. Avec cette joie dans le cœur – la vôtre, la nôtre et celle de toute l’Église –, je pense que nous pouvons vraiment remercier Dieu.”

Paroisses: quel chemin prendre?

“La paroisse témoin de l’amour de Dieu”: tel était le thème du rassemblement du mouvement paroissial et du mouvement diocésain, qui s’est déroulé au centre mariapolis de Castel Gandolfo, du 16 au 18 avril. Le thème s’inspirait de la réflexion que le mouvement des Focolari consacre à “Dieu Amour” et de l’encyclique de Benoît XVI, Deus caritas est. Plus de 1500 animateurs venus de plusieurs continents y ont participé.
“La plus grande certitude que nous avions apportée avec nous, écrit un jeune, c’est que Dieu nous aime immensément, et c’est la phrase qui a été répétée le plus souvent pendant ces trois jours! Nous l’avons accueillie et elle est entrée dans nos cœurs avec une nouvelle conviction… Nous ne pouvons que nous en réjouir et y puiser des forces!
Lors du rassemblement est venu en lumière un visage de Dieu qui n’est pas toujours perçu dans la mentalité dominante:“Sans le vouloir, écrivait don Silvano Cola, premier prêtre focolarino, qui nous a quittés en 2007, nous avons souvent prêché un royaume de Dieu où le père, avec son autorité paternelle, semble dire à son enfant: sois bon, fais ce que je te dis, et je te donnerai une récompense.”
De “lieu d’administration de l’Église au niveau local”, la paroisse devient “le lieu capable d’annoncer le Dieu que Jésus nous a révélé”, “l’espace qui rend visible la communauté des personnes rassemblées au nom de Jésus”. Telle est l’expérience faite par plusieurs paroisses, où l’on cherche à vivre la communion et le partage.
Une expérience d’une grande actualité en cette année particulière dédiée aux prêtres, qui représentent le cœur vivant de la paroisse.
Ce qui frappe, ce sont les relations fraternelles entre les personnes, entre les familles, les groupes, les associations et les mouvements, entre tous. Ainsi la paroisse devient-elle “épiphanie” de Dieu, témoin de son amour. “La tâche la plus importante que je dois accomplir, c’est de faire fleurir, au sein de la paroisse à laquelle j’appartiens, la fraternité entre toutes les réalités paroissiales”, commente un des participants.
De plus, une paroisse témoin de l’amour de Dieu est à même de relever avec brio les défis d’aujourd’hui: les attentes des jeunes, la crise de la famille, les situations douloureuses, les nouvelles pauvretés, l’urgence du dialogue.
Tous les participants ont été fortement impressionnés par le témoignage de Chiara Luce Badano, raconté par son père et sa mère dans une vidéo et par des personnes qui l’ont connue. Le oui qu’elle a dit à Jésus quand sa maladie lui a été annoncée, en a encouragé plus d’un à adopter une nouvelle attitude de confiance totale dans la volonté de Dieu.