29 Juil 2021 | Non classifié(e), Tutela minori
À propos du cas de violence sur mineurs de la part de J.M.M., ex-membre consacré, le Mouvement des Focolari a institué le 26 juillet 2021 un organe de surveillance, ayant fonction de superviseur indépendant (FSI) sur les enquêtes en cours menées par la société GCPS Consulting, commission indépendante mandatée par le Mouvement des Focolari en décembre 2020. La présidente du Mouvement des Focolari, Margaret Karram et le co-président Jesús Morán ont nommé Alain Christnacht à la fonction de superviseur indépendant. Cet organe a été institué tout d’abord pour garantir les victimes ainsi que le déroulement correct des enquêtes de la société GCPS Consulting, à laquelle le Mouvement des Focolari renouvelle sa totale confiance et qui demeure le seul organe autorisé à mener l’enquête. Les personnes qui désireraient prendre contact avec le superviseur indépendant pour ce qui concerne l’enquête, peuvent le faire en écrivant à l’adresse courriel: superviseurac@gmail.com. D’ici décembre 2021, GCPS Consulting rédigera un rapport public qui exposera en détail les conclusions et les recommandations de la commission d’enquête. À cet égard, la surveillance du superviseur indépendant, extérieur au Mouvement des Focolari, représente une garantie supplémentaire pour les victimes et un soutien complémentaire à la recherche de la vérité. Qui est Alain Christnacht ? Alain Christnacht, Français, est un haut fonctionnaire de l’État ; il a rempli des fonctions au niveau national telles que préfet et conseiller d’État. Aujourd’hui, il est président du Samusocial de Paris, un groupement d’intérêt public qui vient en aide aux personnes sans domicile fixe. Il a été président ou administrateur d’organisations de la jeunesse ; depuis 2016 il préside une commission nationale indépendante d’expertise sur la pédophilie, composée de magistrats et de médecins, qui conseille la Conférence des évêques de France.
Stefania Tanesini
26 Nov 2020 | Centro internazionale, Non classifié(e)
Le Mouvement des Focolari a reçu aujourd’hui le prix international ‘’Je fais ma part’’ de l’ Université Kronos pour son engagement en faveur de la planète à travers EcoOne, l’initiative environnementale des Focolari. Parmi les lauréats de cette édition 2020 figurent le pape François et, à titre posthume, l’explorateur et anthropologue norvégien, Thor Heyerdahl.
Une ancienne fable africaine raconte que lors d’un incendie de forêt, un colibri, le plus petit des oiseaux, s’est envolé vers le feu tandis que tous les animaux s’enfuyaient. À la demande du lion sur ce qu’il faisait, le colibri, montrant une goutte d’eau dans son bec, répondit : ‘’Je fais ma part ‘’! C’est de cette histoire que découle le prix international, qui en est à sa quatrième édition et que l’ Université Kronos décerne chaque année aux personnes, entités et nations qui ont montré qu’elles ‘’ont fait leur part’’ pour protéger l’environnement et le climat de la Terre. Parmi les huit lauréats de cette année figure également EcoOne, l’initiative internationale du Mouvement des Focolari, promue par un réseau de professeurs, d’ universitaires, de chercheurs et de professionnels qui travaillent dans les sciences de l’environnement et s’efforcent d’enrichir leurs connaissances scientifiques par une lecture humaniste approfondie des problèmes écologiques contemporains (www.ecoone.org).
En raison de la pandémie, il n’a pas été possible de remettre les prix, comme prévu, dans la salle du Capitole à Rome (Italie). La remise du prix au Mouvement des Focolari a eu lieu aujourd’hui, jeudi 26 novembre 2020, au siège international du Mouvement des Focolari à Rocca di Papa (Rome-Italie) par Vincenzo Avalle, membre du Conseil national de l’ Université Kronos, accompagné d’Armando Bruni, coordinateur de l’Italie centrale de l’ Université et de trois gardes de l’environnement. Au nom du Mouvement des Focolari, le professeur Luca Fiorani, président d’EcoOne, a recueilli la sculpture d’un colibri, réalisée avec des matériaux métalliques recyclés par l’artiste Renato Mancini, ainsi que le diplôme qui lui a été remis. « Ce prix veut donner une impulsion, une motivation à tous ceux qui s’engagent pour la protection de l’environnement – a expliqué Vincenzo Avalle – J’ai été frappé par l’activité complexe du Mouvement des Focolari pour l’environnement telle qu’elle s’exprime dans EcoOne, soutenue par la science et l’interaction avec la politique ».
« Je vois une grande synergie entre nous, l’ Université Kronos et le mouvement des Focolari/EcoOne – a expliqué Fiorani en recevant le prix – parce que nous sommes complémentaires : Kronos naît de l’action, EcoOne naît de la réflexion. Nous avons besoin les uns des autres. En tant que Mouvement des Focolari, nous pouvons contribuer à différents domaines d’approfondissement culturel. L’économie et la politique, qui sont décisives pour l’environnement, doivent être mises en avant. Et nous pouvons également offrir notre dimension internationale ». « Je vois – a-t-il ajouté – une possibilité de collaboration, de très forte synergie. Il existe une galaxie d’entités qui travaillent pour l’environnement. Je pense que le temps est venu pour toutes ces organisations de travailler ensemble ». L’ Université Kronos (https://accademiakronos.it-html.com/) est la continuation et l’héritier spirituel de l’une des premières organisations environnementales, la ‘’Kronos 1991’’. Avec environ 10 000 membres en Italie et des bureaux et références internationaux, elle s’engage en faveur de la protection de l’environnement et de la qualité de vie. En collaboration avec des instituts scientifiques et des universités, Kronos propose un cursus universitaire en ‘’Éducateur et Diffuseur environnemental’’et deux masters universitaires en ‘’Santé et Environnement’’ et soutient un organe de supervision pour la prévention et l’information en matière d’environnement. Mais surtout, elle invite les gens du monde entier à ‘’faire leur part’’ pour protéger l’environnement.
Joachim Schwind
27 Août 2018 | Non classifié(e), Parole di vie
La Parole de ce mois provient d’un texte attribué à Jacques, personnage important de l’Église de Jérusalem. Il recommandait aux chrétiens cohérence entre croire et agir. Le début de la lettre souligne une condition essentielle : faire le vide en nous pour accueillir la Parole de Dieu et nous laisser guider par elle afin de cheminer vers la pleine réalisation de la vocation chrétienne. La Parole de Dieu possède une force bien à elle : elle est créatrice et produit de bons fruits aussi bien chez l’individu que dans la communauté, elle construit des relations d’amour entre chacun de nous et Dieu ainsi qu’entre les hommes. Cette Parole, nous dit Jacques, a déjà été « plantée » en nous. « Accueillez avec douceur la parole plantée en vous et capable de vous sauver la vie » Dieu, dès la création, a prononcé une Parole définitive : l’homme est son « image ». Chaque créature humaine en effet se trouve face à Dieu, appelée à l’existence pour partager sa vie d’amour et de communion. Pour les chrétiens, ce sont la foi et le baptême qui nous insèrent en Jésus-Christ, Parole de Dieu entrée dans l’histoire humaine. En chaque personne donc, le Christ a déposé la semence de sa Parole. Elle l’appelle au bien, à la justice, au don de soi et à la communion. Accueillie et cultivée avec amour dans la « terre » de chacun, elle est capable de produire la vie et des fruits. « Accueillez avec douceur la parole plantée en vous et capable de vous sauver la vie » Un des lieux où Dieu nous parle est la Bible qui, pour les chrétiens, culmine dans les évangiles. Accueillons sa Parole dans une lecture aimante de l’Écriture. En la vivant, nous pourrons en voir les fruits. Nous pouvons écouter Dieu aussi au plus profond de notre cœur, où nous constatons si souvent l’invasion de bien des « voix », de bien des « paroles » : slogans, propositions de choix, modèles de vie, de même que préoccupations et peurs… Comment reconnaître la Parole de Dieu et lui faire place pour qu’elle vive en nous ? Pour cela, désarmons notre cœur et répondons à l’invitation de Dieu, en nous mettant à écouter librement et courageusement sa voix en nous, souvent la plus discrète de toutes. Sa voix nous demande de sortir de nous-mêmes et de nous aventurer sur les chemins du dialogue et de la rencontre, avec lui et avec les autres. Elle nous invite à collaborer pour rendre l’humanité plus belle, où nous nous reconnaîtrons toujours davantage frères et sœurs. « Accueillez avec douceur la parole plantée en vous et capable de vous sauver la vie » La Parole de Dieu, en effet, a la possibilité de transformer notre quotidien, de le libérer de l’obscurité du mal personnel et social, mais elle attend notre adhésion consciente, si imparfaite et fragile soit- elle. Nos sentiments et nos pensées ressembleront toujours davantage à ceux de Jésus. La foi et l’espérance en l’Amour de Dieu se renforceront en nous, tandis que nos yeux et nos mains s’ouvriront aux nécessités de notre prochain. Voici ce que suggérait Chiara Lubich en 1992 : « Il y avait en Jésus une profonde unité entre son amour pour son Père du ciel et celui pour les hommes, ses frères. Il y avait en outre une extrême cohérence entre ses paroles et sa vie, ce qui attirait tout le monde. Ainsi doit-il en être pour nous aussi. Accueillons les paroles de Jésus avec la simplicité des enfants. Mettons-les en pratique dans leur pureté et leur lumière, dans leur force et leur caractère radical, pour être les disciples qu’il désire, c’est-à-dire des disciples qui ressemblent au maître : autant d’autres Jésus répandus dans le monde. Pourrait-il exister une plus belle et plus grande aventure pour nous 1 ? » Letizia Magri 1 D’après Chiara LUBICH, Come il Maestro, in “Città Nuova” 36 (1992/4), p. 33.
28 Juil 2018 | Non classifié(e), Parole di vie
Le prophète Jérémie est envoyé par Dieu au peuple d’Israël, qui vit la douloureuse expérience de l’exil à Babylone et a perdu tout ce qui représentait son identité et son élection : la terre, le temple, la loi… La parole du prophète déchire cependant ce voile de douleur et de désarroi. Certes Israël s’est montré infidèle au pacte d’amour avec Dieu, mais voici l’annonce d’une nouvelle promesse de liberté, de salut, d’une alliance renouvelée que Dieu, dans son amour éternel et jamais révoqué, prépare pour son peuple. « D’un amour éternel je t’ai aimé, aussi t’ai-je maintenu ma faveur » Le caractère éternel et irrévocable de la fidélité de Dieu est inséparable de son amour. Père de chaque créature humaine, il est le premier à aimer et à s’engager pour toujours. Sa fidélité touche chacun de nous et nous permet de jeter en lui chacune de nos préoccupations. N’est-ce pas grâce à cet Amour éternel et patient que nous pouvons nous aussi grandir et approfondir notre relation avec lui et avec les autres ? Malgré notre sincérité, combien sommes-nous conscients de l’instabilité de notre engagement à aimer Dieu et nos frères ! Cependant sa fidélité pour nous est gratuite, elle vient toujours au-devant de nous, sans tenir compte de ce que nous avons fait. Dans cette certitude joyeuse, nous pouvons lever les yeux de notre horizon limité, nous remettre chaque jour en chemin et devenir témoins nous aussi de cette tendresse qui évoque pour nous celle d’une mère. « D’un amour éternel je t’ai aimé, aussi t’ai-je maintenu ma faveur » Ce regard de Dieu sur l’humanité fait naître aussi un grand dessein de fraternité, qui trouvera en Jésus son plein accomplissement. En effet, il a témoigné de sa fidélité à l’amour de Dieu par la parole, mais surtout par l’exemple de toute sa vie. Il nous a ouvert la voie pour imiter le Père dans l’amour envers tous (Mt 5,43ss). Il nous a dévoilé que la vocation de chaque être humain est de contribuer à l’édification de relations d’accueil et de dialogue. Comment vivrons-nous la Parole de vie de ce mois ? Chiara Lubich nous invite à avoir un cœur de mère : « Une mère accueille sans cesse, elle aide sans cesse, elle espère toujours, elle couvre tout […]. L’amour d’une mère en effet est semblable à la charité du Christ, dont parle l’apôtre Paul. Si nous avons un cœur de mère ou, plus précisément, si nous nous proposons d’avoir le cœur de la Mère par excellence, Marie, nous serons toujours prêts à aimer les autres, en toutes circonstances, donc à garder vivant en nous le Ressuscité […]. Prêts à aimer non seulement les chrétiens, mais aussi les bouddhistes, les hindouistes, les musulmans, etc., ainsi que les hommes de bonne volonté, tout homme qui habite sur cette terre 2 « D’un amour éternel je t’ai aimé, aussi t’ai-je maintenu ma faveur » Une jeune épouse qui a commencé à vivre l’Évangile en famille raconte : « J’ai rencontré une joie comme jamais je n’en avais éprouvée et j’ai eu le désir de faire déborder cet amour au- delà de chez moi. Je me rappelle, par exemple, avoir couru à l’hôpital rendre visite à l’épouse d’un collègue, qui avait tenté de se suicider. Bien qu’au courant de leurs difficultés, mes propres soucis m’avaient empêchée de les aider. Et voilà que je ressentais comme mienne sa souffrance ! Je n’ai pas eu de répit tant qu’a duré la situation qui l’avait poussée à ce geste. Un tel épisode a marqué pour moi le début d’un changement de mentalité. Il m’a fait comprendre que, si j’aime, je peux être, pour chacune des personnes que je côtoie, un reflet, bien petit certes, mais un reflet de l’amour même de Dieu. » Et si nous aussi, soutenus par l’amour fidèle de Dieu, nous nous mettions dans une telle disposition intérieure face à tous ceux que nous rencontrons dans notre journée ? Letizia Magri __________________________________________
- Bible de Jérusalem.
- D’après Chiara LUBICH, Cercando le cose di lassù, Rome 19925, 41,42.
27 Juin 2018 | Non classifié(e), Parole di vie
Dans sa seconde lettre à la communauté de Corinthe, l’apôtre Paul s’adresse à des personnes qui mettent en doute la légitimité de son activité apostolique. Cependant il ne fait pas la liste de ses propres mérites et succès. Au contraire, il met en évidence l’œuvre que Dieu a accomplie en lui et à travers lui. Tout en se référant à son expérience mystique, à son profond rapport avec Dieu (1), Paul mentionne tout de suite sa souffrance due à une « écharde » qui le tourmente. On comprend qu’il s’agit d’une grande difficulté pouvant gêner son évangélisation. Paul a demandé à Dieu de l’en libérer, mais la réponse reçue est bouleversante : « Ma grâce te suffit ; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » Les fragilités physiques, psychologiques et spirituelles, tant en nous que chez les autres, nous les connaissons toutes. En face d’elles, nous nous sentons faibles, incapables de résoudre tant de situations qui nous dépassent, nous estimant déjà heureux si nous ne causons de mal à personne. L’expérience de Paul, au contraire, nous ouvre un horizon nouveau : en reconnaissant et en acceptant notre faiblesse, nous pouvons nous abandonner pleinement au Père, qui nous aime tels que nous sommes et désire nous soutenir sur notre chemin. Plus loin, Paul affirme encore : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ». (2) Chiara Lubich écrivait à ce propos : « Notre raison se rebelle devant une telle affirmation, parce qu’elle y voit une contradiction évidente ou tout simplement un paradoxe. Au contraire, une telle affirmation exprime une des vérités les plus élevées de la foi chrétienne. Jésus nous l’explique par sa vie et surtout sa mort. Quand Jésus a-t-il accompli l’Œuvre que le Père lui a confiée ? Quand a-t-il racheté l’humanité ? Quand a-t-il vaincu le péché ? Quand il est mort en croix, anéanti, après avoir crié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Jésus a été plus fort justement au moment où il était le plus faible. Il aurait pu faire naître le nouveau peuple de Dieu par sa seule prédication ou par quelques miracles supplémentaires ou bien encore par un geste extraordinaire. Non ! Pas du tout, parce que l’Église est œuvre de Dieu et c’est dans la souffrance et seulement dans la souffrance que naissent les œuvres de Dieu. Par conséquent, dans notre faiblesse, dans l’expérience de notre fragilité, se cache une occasion unique : celle qui nous permet d’éprouver la force du Christ mort et ressuscité . » (3) « Ma grâce te suffit ; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » C’est le paradoxe de l’Évangile : la terre est promise en partage aux doux (4) . Marie, dans le Magnificat, exalte la puissance du Seigneur qui peut s’exprimer totalement et définitivement dans l’histoire de chacun comme dans celle de l’humanité, justement dans l’espace entre notre petitesse et la confiance totale en l’action de Dieu. En commentant cette expérience de Paul, Chiara suggérait encore : « Le choix que nous chrétiens devons faire est diamétralement opposé à celui que l’on fait d’habitude. Nous allons vraiment à contre-courant. L’idéal de vie du monde est généralement le succès, le pouvoir, le prestige. Paul au contraire nous incite à nous vanter de nos faiblesses. Ayons confiance en Dieu ! Il opérera sur notre faiblesse, sur notre néant. Et quand c’est lui qui agit, nous pouvons être certains qu’il accomplit des œuvres qui apportent un bien durable et vont au-devant des nécessités des personnes et de la collectivité . » (5) Commission Parole de Vie ______________________________________ 1 Cf. 2 Co 11,1-7a 2 2 Co 12,10. 3 D’après Chiara Lubich, La forza del dolore, Città Nuova, 44, [2000], 12, p. 7. 4 Cf. Mt 5,4. 5 D’après Chiara Lubich, Dio opera sulla nostra debolezza, Città Nuova, 26, [1982], 11/12, p. 59.