21 Sep 2013 | Non classifié(e)
« Je souhaite vous rencontrer à Cagliari! » Ces paroles, prononcées par le pape François le 15 mai dernier place Saint-Pierre, s’adressent en particulier aux jeunes, mais toutes les tranches d’âges du peuple sarde se préparent depuis longtemps au rassemblement autour de l’évêque de Rome. « Aujourd’hui, notre terre a particulièrement besoin d’espérance », affirment les évêques de la Sardaigne dans une lettre envoyées aux fidèles le 8 septembre, « et le pape François nous répète: « ne vous laissez pas voler l’espérance » (Homélie du 24 mars 2013) ». En rappelant les grandissantes difficultés que, sur des fronts toujours plus nombreux, doit vivre ce peuple courageux, les évêques remercient le pape qui, avec son pèlerinage, « nous prend par la main et nous guide vers Marie, afin que tous nous puissions toujours la redécouvrir comme modèle de vie chrétienne et Mère de l’Espérance ».
Ils écrivent depuis la Sardaigne: « Les jeunes en particulier l’attendent avec grand enthousiasme et espérance. Ces derniers mois ont été caractérisés par des moments profonds de réflexion, dialogue, travail de groupe. Un parcours fait d’étapes, qui a mis en évidence l’importance du service, du don envers l’autre, de la réponse à un appel ». Mettre en évidence particulièrement des raisons et des expériences qui permettent d’alimenter l’espérance est donc un des piliers du programme. Ainsi, par exemple, au nom des entrepreneurs de l’île, est présentée au pape l’histoire de la Coopérative Printemps 83, entreprise de Cagliari de services sociaux qui adhère au projet de l‘Économie de Communion, attentive à la solidarité et à la qualité du travail. Durant ces dernières années, son chiffre d’affaires a augmenté, malgré la crise. La communauté des Focolari est présente et active avec des expériences de solidarité et de soutien aussi sur le territoire minier du Sulcis (Iglesias, sud de la Sardaigne), imprégné par la douleur à cause du drame du chômage.
Expériences et dialogue profond se succèdent à la prière et à la réflexion, ainsi qu’à des moments joyeux de fête. La préparation et l’animation de la rencontre du pape avec les jeunes ont été confiées au groupe musical international Gen Rosso. Durant les jours précédents, les 18 artistes du groupe, provenant de neuf nations différentes, ont proposé trois ateliers thématiques: communication, chorégraphie et chant. « Deux jours d’ateliers – écrivent-ils – auxquels beaucoup de jeunes ont adhéré; une explosion de joie et de fête qui prépare au grand événement », pour accueillir le souverain pontife avec leur performance, artistes et jeunes ensemble, et enrichir le programme avec des chants, chorégraphies et extraits musicaux.
20 Sep 2013 | Focolare Worldwide, Senza categoria
Plus de 500 personnes de tous âges, laïcs et prêtres, et aussi trois évêques – Mgr Secchia, évêque de Teramo, Mgr Petrocchi, archevêque de l’Aquila et Mgr De Luca de Termoli – sont arrivés à Nocera Umbra, venant de trois régions de l’Italie centrale (Ombrie, Marches et Abruzzes).
Tous ont été convoqués par un congrès du Mouvement diocésain des Focolari qui s’est déroulé du 29 août au 1er septembre, et qui a rassemblé des participants de six diocèses italiens pour un échange d’initiatives sous le signe de la nouvelle évangélisation: penser ensemble une méthodologie de travail pour mieux affronter les défis et les nouvelles perspectives qui s’ouvrent pour les églises locales.
Il a été question d’églises ouvertes, comme le pense le pape François, capables de rassembler beaucoup de personnes dans une unique famille au service de tous. Séparés selon l’âge, les participants ont échangé des expériences réalisées dans différents domaines pour s’ouvrir au territoire. Éducation intégrale à commencer par les enfants, accompagnant le parcours jusqu’à l’âge adulte. Des actions de partage impliquant une ville entière, parfois aussi un diocèse. Comme à Ascoli, où l’évêque a envoyé ses vœux aux nouveaux maires élus: depuis ce petit geste est née une collaboration « effective et affective ». Dans cette ville, diverses sont les actions de solidarité en faveur des plus défavorisés en collaboration ou avec le soutien de la commune. Ou à Pesaro, où depuis des années existent des échanges avec le monde orthodoxe, avec des groupes de jeunes (surtout provenant de la Roumanie), qui amènent un souffle d’espérance pour l’œcuménisme. À Fermo et Teramo, par contre, sont nés des groupes musicaux, Eis et Hope, qui proposent à beaucoup des messages de paix et d’espérance.
Visitant les différents ateliers, est ressorti le fait que la communauté influence l’endroit et est née la question: pourquoi ne pas appliquer ces expériences à plus grande échelle? Ce serait une contribution pour accroître la fraternité dans un diocèse.
L’invitation des évêques présents a été unanime: pour s’ouvrir aux périphéries existentielles, il faut se laisser interroger, confirmer par les frères, accroître l’unité entre tous.
Et quelles sont les propositions qui sont ressorties? Travailler en réseau pour s’enrichir et s’aider, pour échanger des actions et des idées et pour trouver ensemble des routes nouvelles, dans la conscience qu’en mettant les forces en synergie l’incidence sur le territoire sera plus grande.
Le Mouvement diocésain des Focolari est né dans les années 70 et s’est surtout développé dans quelques diocèses du centre de l’Italie. Avec tout le Mouvement, il propose de « coopérer à la réalisation du testament de Jésus « que tous soient un » (Jn 17, 21) animant, au moyen de la spiritualité de l’unité, les structures de l’Église particulière: paroisses, organismes et milieux diocésains ».
19 Sep 2013 | Focolare Worldwide

Gaffar, Afghan, a dû demander l’asile en Hollande avec les siens. La vie dans le camp de réfugiés n’est pas facile, avec une chambre pour toute la famille, et donc les jeunes sont tous dehors à jouer, s’ennuyer et importuner les autres. Gaffar essaye d’inventer quelque chose chaque jour pour les garder occupés de manière positive.
Et pour garder son esprit entraîné (il était journaliste), il se met à traduire un livre. Un jour, Frank, un ami, lui apporte une machine à écrire. Gaffar a l’impression de toucher le ciel avec un doigt. Maintenant, il peut taper sa traduction à la machine. Son voisin de chambre, la voyant, s’exclame: « Comme j’aimerais en avoir une moi aussi! » Et Gaffar de répondre: « Prends-la, elle est à toi ».
Plus tard, Peter arrive chez lui avec un ordinateur encore performant de son bureau, où ils ont tous été changés. Le soir, arrive le directeur du camp de réfugiés, lui aussi avec un ordinateur pour Gaffar: « Vu que tu t’occupes beaucoup des jeunes, j’ai pensé qu’il peut te servir pour préparer les programmes pour eux ». La Parole de Vie, qu’on essayait de vivre ce mois-là, était: « Donnez et on vous donnera« .
(Sur la photo: des réfugiés afghans alors qu’ils quittent leur pays)
Source: Città Nuova online
19 Sep 2013 | Focolare Worldwide

4 jours pour donner la parole à l’économie, la culture, au territoire et à la politique, aux jeunes. Beaucoup de faits de ‘’citoyenneté active’’ ont été racontés à Loppiano, dans un programme qui s’est articulé à travers des laboratoires, des séminaires, des témoignages d’entrepreneurs, un espace à l’Economie de Communion, à l’école de de participation politique du Mouvement politique pour l’unité, à l’Institut Universitaire Sophia. Un zoom sur ‘’que font et que pensent les focolarini après Chiara Lubich’’, avec la présentation en avant-première du livre-interview de Maria Voce : ‘’L’enjeu d’Emmaüs’’. Les premiers chiffres de cette troisième édition parlent de 3.000 participants provenant de toutes les régions italiennes, auxquels ajouter les 5.000 liaisons téléphoniques en direct streaming des différents moments du programme et tous ceux qui sont passées à Loppiano seulement pour une journée. Une rédaction sociale a permis au public des réseaux sociaux (surtout sur la bande18-34) de participer et inter-réagir : 300.000 contacts.
Quels sont les thèmes abordés durant ces jours ? La loi électorale, l’inculture, la légalité, l’art, le développement durable, et bien d’autres, dans 15 laboratoires, convergeant dans l’après-midi du samedi avec l’événement ‘’Italie Europe. Un unique chantier entre jeunes, travail, innovation’’. Une confrontation animée a suivi avec les experts sur l’économie, la formation et l’Europe où les jeunes ont offert leur propre contribution pour la renaissance de l’Italie. Sur les rapports entre les générations, la journaliste Tiziana Ferrario a confirmé l’importance de grandir ensemble, jeunes et adultes, dans un échange réciproque entre les passions et l’expérience. « Il faut davantage une Europe des citoyens – a déclaré Paolo Ponzano, conseiller spécial de la Commission Européenne. Lui a fait écho Stefano Zamagni, économiste, rappelant la nécessité au niveau national d’une forme plus mature de démocratie délibérative, où les citadins participent quotidiennement à la gestion de la chose publique.

Le moment le plus important de ces 4 jours a été la double interview de Maria Voce, présidente des Focolari, qui vient d’être nommée auditrice au prochain synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation. Elle a répondu aux questions un peu provoquantes de Lucetta Scaraffia (Osservatore Romano) et Marco Politi (Le Fait quotidien), sur les grandes questions de l’Eglise et de la société ; Le rôle de la femme, l’engagement des laïcs catholiques, la visibilité des Focolari aujourd’hui, le problème œcuménique, le dialogue inter-religieux et les rapports avec les personnes de convictions différentes.
A Loppiano Lab citadins, experts, professionnels, ont parlé de l’Italie de la crise, mais aussi l’Italie de la remontée, avec un unique et commun dénominateur : la passion pour la participation civile. Un laboratoire bondé : « Le siège des partis. La politique des techniciens. Et les citadins ? » Là s’est débattu la question de la loi électorale, thème très chaud en Italie. En pleine syntonie le séminaire des Ecoles de la participation politique ; aujourd’hui elles sont 24 dans toute la péninsule, avec 500 jeunes impliqués. « Donnez-nous de vrais éducateurs et nous vous donnerons un monde meilleur » est le titre du laboratoire dans lequel s’est confirmé la centralité du fait éducatif comme ressource pour le futur.

Des histoires de lutte et d’espérance ont illuminé le laboratoire sur la légalité, comme celle de Salvadore Cantone, entrepreneur engagé en première ligne avec une association anti-racket et Giuseppe Gatti, magistrat anti-mafia et sous escorte, qui ont mis en lumière que c’est seulement de la fraternité que peut naître la légalité. Communic@ando, le workshop sur les médias a présenté un éventail d’initiatives : laboratoires civils, usage critique des médias, jusqu’à un projet européen qui a vu de jeunes italiens en partnership avec des jeunes du même âge de quatre autres nations. Au pôle Lionello, dans le domaine de LoppianoLab, a eu lieu la 3ème convention nationale d’Economie de Communion. Nouveauté de cette année, la naissance d’AIPEC, l’association italienne des entreprises EDC, et la voix des jeunes : bilan d’une année et demi d’activité de la pépinière de l’entreprise du Pôle, qui a soutenu le début de 52 idées d’entreprises ; le projet Policoro, réponse au chômage des jeunes du sud de l’Italie. L’événement conclu, maintenant les laboratoires civils ‘’rouvrent’’ sur le territoire. La participation active est la clé pour regarder vers 2013.
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18 Sep 2013 | Focolare Worldwide
Où arrivent les cercles d’un caillou jeté dans le lac? Voici quelques échos qui mettent en évidence comment l’amour vécu mène à un changement radical dans la vie, aussi chez les petits, et comment l’engagement à aimer tout le monde les soutient dans leur croissance, restant, ensuite, comme un signe distinctif.
« Je m’appelle Karam et j’ai douze ans. Quand j’ai connu les Focolari, j’avais cinq ans et j’ai été un gen4. Parmi les plus belles choses que j’ai apprises, je pense au « dé de l’amour ». Chaque jour, je jouais avec le dé et j’essayais de vivre la face qui sortait. Parmi mes premières expériences, je me souviens qu’à l’école, il y avait un enfant que personne n’aimait, et trois autres enfants se moquaient de lui. Et j’étais l’un d’eux. Un jour, j’ai jeté le dé et la phrase « aimer son ennemi » était sortie. Alors, je suis allé à l’école et je me suis réconcilié avec cet enfant. Les deux autres qui se moquaient de lui étaient étonnés de ce que j’avais fait. Je leur ai parlé du dé de l’amour et de comment beaucoup de choses avaient changé dans ma vie après que j’ai commencé à vivre l’Évangile à travers cet instrument. Chaque jour, alors, nous lançons le dé ensemble et nous essayons de vivre la phrase qui sort. Et, avec nous, il y avait aussi cet enfant dont nous nous moquions. Maintenant, je suis un gen3 et, encore aujourd’hui, chaque jour, je joue avec le dé de l’amour et cela m’aide beaucoup à vivre l’Évangile de façon concrète dans les milieux dans lesquels je me trouve.
Après une série de témoignages d’adolescents, les enfants aussi (les gen4) ont donné leur contribution. Tous sont venus avec leur famille pour les différentes rencontres avec la présidente et le coprésident des Focolari.
« Je m’appelle Marian et avec Fadi, mon frère, nous avons fait une petite expérience. Nous aimons beaucoup regarder le dessin animé qui s’appelle « Barni ». Un jour, alors que nous le regardions, nous avons appris que « Barni » devait venir ici, à Amman, pour faire une soirée de fête pour les enfants, et nous étions enthousiastes de pouvoir participer à cette fête. Cependant, le billet était un peu cher. Alors, avec maman et deux autres sœurs, nous nous sommes mis d’accord de ne pas aller à cette soirée de fête pour voir « Barni », et donner aux pauvres la même somme que nous aurions dépensée pour les billets. »
L’un d’eux essaye ensuite de demander à Maria Voce: « Que pouvons-nous faire nous, les gen4 de la Jordanie, pour stopper les problèmes politiques du monde et ainsi le laisser plus propre et plus beau? » Maria Voce répond: « Vous pouvez faire beaucoup, parce que le monde n’est pas seulement celui qui est loin, le monde est aussi celui de notre maison, de notre école, dans les endroits où nous allons jouer, dans les places… Alors, si nous soignons ces endroits, nous soignons le monde. Si, lorsque quelqu’un vient voir où nous jouons et trouve un endroit beau et harmonieux, il pense: « on voit que les personnes qui jouent ici s’aiment. Regarde comme c’est beau, tout rangé, pourquoi ne le faisons-nous pas aussi? » Et ainsi ils le font eux aussi, et ensuite d’autres… d’autres… Vous êtes comme ceux qui jettent un caillou dans un lac. On peut se demander: « Qu’est-ce qu’un caillou? C’est rien ». Mais, où tombe ce caillou, un cercle se forme. Ensuite, autour de ce cercle, un autre plus grand, puis un autre plus grand, jusqu’à arriver à tout le monde. Donc c’est très important. Si vous ne commencez pas, les autres ne commencent pas. »