Alba Sgariglia est diplômée en philosophie et titulaire d’une licence en théologie. Depuis 1975, l’année précédant son entrée dans une communauté des Focolari, elle a travaillé au Centre d’études de ce Mouvement, aux côtés de la fondatrice.
En quoi consistait ton travail au Centre d’études ?
Je me rendais à la bibliothèque de Florence pour faire des photocopies de passages des Pères grecs, que nous traduisions ensuite chez nous afin de rechercher, parmi tant et tant de pages, ces petites phrases qui pouvaient servir à Chiara Lubich pour confirmer ses inspirations. À l’époque, je travaillais avec Marisa Cerini, qui me disait : pour nous, construire l’Ut omnes (Que tous soient Un), signifie entrer dans la pensée des Pères grecs et essayer de comprendre, à partir de là, quelle a été la lumière du charisme que Chiara a reçu. Les années suivantes, j’ai également enseigné la religion dans des lycées de Rome. Puis je suis entrée dans le gouvernement de l’Œuvre pour suivre l’aspect culturel, puis à l’École Abbà, que Chiara a fondée en 1991 pour étudier les écrits de la période dite du Paradis de 49. Enfin, en 2014, Maria Voce (Emmaüs), alors Présidente du Mouvement des Focolari, m’a confié le Centre Chiara Lubich, créé pour préserver, étudier et promouvoir la figure de Chiara.
Que représente ce texte, qui vient d’être publié ?
Le Paradis de 49 est un ouvrage publié à titre posthume, car il a été écrit, préparé et rédigé par Chiara Lubich jusqu’à la fin de sa vie. Elle souhaitait décrire l’expérience mystique qu’elle avait vécue entre 1949 et 1951, en l’accompagnant de notes destinées à en faciliter la compréhension ; ceci afin de remettre au groupe de chercheurs de l’École Abbà un texte accessible, qui puisse servir à la recherche. Le texte contient une expérience mystique que Chiara a toujours dit ne pas pouvoir garder pour elle. Puis, encouragée par de nombreuses personnes, elle a réalisé que c’était un texte pouvant être compris et utilisé par d’autres personnes du Mouvement.
Au début des années 2000, par exemple, elle a expliqué aux jeunes du Mouvement le cœur de cette expérience. Elle s’est aussi rendu compte, petit à petit, que l’expérience rapportée dans le texte pouvait être partagée avec des personnes d’autres religions : au fil des ans, nous avons organisé des symposiums avec des hindous, des bouddhistes et des musulmans, auxquels elle a proposé quelques passages du Paradis de 49. Nous avons également expérimenté le dialogue autour du texte avec des personnes sans référence religieuse, qui ont proposé des réflexions bien plus profondes que ce que nous aurions pu imaginer, soulignant qu’il s’agit d’un texte de grande valeur. De nombreux fondateurs de charismes ont reçu la possibilité de comprendre l’œuvre qu’ils portaient de l’avant, à travers ce qu’on appelle les « visions intellectuelles », dans lesquelles ils perçoivent avec l’intellect ce que Dieu leur fait entrevoir.
Mais comme il s’agit d’un langage mystique, n’est-ce pas difficile à comprendre pour le commun des mortels ?
Le langage mystique est un genre littéraire particulier ; ce n’est ni de la poésie, ni du théâtre, ni de la littérature, ni de la théologie. Par exemple, on peut parfois rencontrer des difficultés d’ordre théologique, car le mystique cherche des mots qu’il ne trouve pas, il tente d’exprimer l’inexprimable : un exercice difficile, au point que Chiara elle-même, alors que nous relisions ces passages, nous demandait souvent : « Comment ai-je pu écrire ces phrases ? Que signifient-elles ? Pourquoi ai-je écrit cela ? »
Cela confirme que, dans ces situations, les fondateurs tentent d’exprimer ce qu’ils « voient » en utilisant les catégories culturelles et les concepts dont ils disposent, et qui sont parfois inadéquats. Par exemple, dans le Paradis de 1949, on trouve des références à la Divine Comédie, car Chiara la connaissait, ou à des philosophes, comme Kant qu’elle avait étudié. Le cadre extérieur peut également avoir une influence : Chiara et ses premières compagnes ont commencé cette expérience dans les montagnes du Trentin (Nord de l’Italie), à Tonadico : c’est une nature qui parle d’elle-même par sa beauté. Cela aussi l’aidait à exprimer des choses qu’elle percevait pour la première fois de sa vie.
Au cours des 18 années qui se sont écoulées depuis la mort de Chiara, vous avez publié des livres qui permettent de mieux comprendre le contexte de l’aventure du Paradis de 1949…
Nous avons continué à approfondir le texte à travers différentes disciplines, en suivant la méthode que Chiara nous avait transmise, c’est-à-dire celle d’examiner chaque chose à la lumière de « Jésus présent au milieu de nous ». Je pense que l’on peut identifier dans ce volume trois dimensions caractéristiques principales : la première est d’ordre didactique, car elle montre comment vivre le Charisme de l’unité et offre une clé de lecture pour la vie ; la deuxième caractéristique peut être qualifiée d’artistique et littéraire, car le texte présente de nombreux genres littéraires : journal intime, lettres, écrits, notes ; enfin, l’aspect doctrinal, car le texte a sans aucun doute une orientation théologique. Il s’agit en effet d’une expérience mystique qui aide à comprendre, d’une part, les réalités du Ciel – Dieu, la Trinité, le Verbe, Marie, la Création, l’enfer, le paradis – et, d’autre part, l’incarnation du charisme dans une Œuvre qui allait être fondée les années suivantes, c’est-à-dire après les années 1949-1951. Chaque fois qu’on lit ces textes mystiques, on comprend de nouvelles choses. C’est aussi ce qui m’arrive chaque fois que je lis ces pages, je comprends de nouvelles choses, tant sur le plan intellectuel que spirituel.
En lisant le texte, Chiara ne semble-t-elle pas un peu prétentieuse à certains moments ?
Il faut comprendre pourquoi Chiara dit ces choses de cette manière. Disons que c’est comme si Dieu, pour exprimer des concepts qui ne peuvent être exprimés par une créature humaine, s’identifiait à cette créature, en regardant les choses à travers ses yeux. C’est cela qui amène Chiara à écrire : « Aujourd’hui, je suis la paternité universelle. » Elle en arrive même à se demander : qu’est-ce que cela signifie ? À ce moment-là, elle s’identifie à cette réalité, afin de pouvoir l’exprimer. Dans les notes de bas de page, elle commente et exprime sa stupéfaction et sa joie de voir que d’autres fondateurs avaient vécu plus ou moins la même chose.
Quel conseil donnerais-tu pour la lecture ?
Je dirais : prenez ce livre et lisez-le quand et comme vous le voulez, à n’importe quel moment… Vous pouvez échanger avec d’autres personnes, ou avec un expert, sur certains passages peu clairs ou plus complexes. Mais je suggère de ne pas se laisser conditionner, car ce texte parle directement à la personne. Ouvrons-le au hasard et lisons la page qui nous tombe sous les yeux. Nous comprendrons alors ce dont nous avons besoin à ce moment-là, car le texte, malgré quelques difficultés, nous touche au plus profond. C’est une expérience mystique, « à laquelle nous pouvons participer », d’une certaine manière. C’est là la nouveauté, comme Chiara elle-même nous l’a expliqué. Elle a toujours veillé à ce que tous puissent participer à son expérience et cet ouvrage nous en ouvre la possibilité.
À la suite de l’expérience enrichissante partagée avec les jeunes lors du Hackathon 2026, la deuxième phase du programme « Une humanité, une planète : leadership synodal » est en cours de lancement. Il s’agit d’un parcours de formation de 6 mois, en ligne, qui combine approfondissement et dialogue à partir des parcours de chacun, échange de projets et d’expériences, développement d’initiatives ayant un impact local et une portée mondiale.
Il s’adresse aux personnes âgées de 18 à 40 ans ayant une expérience dans la représentation politique, la gestion publique, les mouvements sociaux, les partis politiques et les espaces de plaidoyer ; qui sont engagées dans la transformation sociale et politique ou intéressées par le renforcement de leurs capacités de dialogue, de coopération et d’action collective. Qui sont disposées à apporter leur contribution opérationnelle et intellectuelle tout au long du programme.
D’une durée de 6 mois, entièrement en ligne, totalement gratuit et nécessitant un engagement estimé à 3 heures par semaine, le programme vise à toucher 500 jeunes cette année.
«Nous vivons un moment historique marqué par de profondes tensions géopolitiques, des crises socio-environnementales, une fragmentation sociale croissante et des niveaux élevés de polarisation », déclarent les organisateurs dans leur présentation. « Ces défis nous interpellent : ils mettent en évidence les limites des modèles traditionnels de gouvernance et l’urgence de nouvelles formes de leadership capables de générer du dialogue et d’activer des processus d’action collective afin de promouvoir des objectifs de paix et d’unité. Dans ce contexte, nous avons choisi un style de leadership synodal : un leadership fondé sur l’écoute, la participation, la co-responsabilité et la construction de solutions partagées. Si tu crois que la politique peut être un espace pour régénérer les liens, promouvoir le bien commun et prendre soin de l’humanité et de la planète, cet appel est pour toi. Nous t’invitons à faire partie d’un espace international de formation et de cocreation d’initiatives politiques avec d’autres jeunes leaders provenant de différentes régions du monde, afin de repenser la gouvernance face aux défis actuels ».
La date limite de candidature est fixée au vendredi 19 juin 2026.
Cinq cents personnes, venues de 43 pays et représentant tous les continents, se trouvent dans différents lieux d’Amérique latine pour participer à un important événement consacré à l’Économie de Communion, à l’occasion du 35e anniversaire de sa création. Ce « chemin de régénération », comme il a été défini, a commencé le 25 mai 2026 et ressemble à un véritable « voyage » de l’Économie de Communion à travers différentes régions, avant de se conclure les 29 et 30 mai à Buenos Aires. La première étape prévoit l’immersion des participants dans différents projets sociaux présents dans le Cône Sud, et le mot-clé de cette expérience est « rencontre » : rencontre entre des mondes, des vies, des situations et des richesses différentes. Des retrouvailles qui génèrent des relations et des communautés.
« L’Économie de Communion se vit en réunissant des personnes de différents secteurs : des entrepreneurs avec des universitaires, avec ceux qui vivent des situations de pauvreté ou de vulnérabilité, avec les populations autochtones », explique Isaías Hernando, Espagnol et membre de la commission internationale de l’Économie de Communion. « D’une certaine manière, il s’agit de donner un avant-goût de ce que pourrait réellement être une économie différente. Et c’est précisément l’esprit de la première phase de l’événement : il ne s’agit pas seulement de visiter des lieux symboliques, mais d’entrer dans des réalités où cette expérience est déjà visible. Il ne s’agit pas seulement de la montrer, mais de créer un dialogue et une rencontre profonde entre des personnes de cultures différentes et celles qui vivent des situations de fragilité. Une expérience qui met en évidence la vocation de l’Économie de Communion à construire des communautés fraternelles. »
Pourquoi parle-t-on de « régénération » ? Anouk Grevin, Française et coordinatrice de la Commission internationale de l’Économie de Communion, explique : « L’idée de régénération naît du désir de prendre soin des blessures de l’économie, de notre terre. Mais les blessures se régénèrent de l’intérieur : la peau se reconstruit autour de la blessure elle-même. Bien sûr, on peut recevoir de l’aide extérieure, mais tout naît de là. C’est le sens que nous voulions exprimer en pensant au processus de régénération. »
Un projet dont les protagonistes sont précisément ceux qui vivent là où se trouvent les blessures, ceux qui vivent au cœur de profondes souffrances. « C’est un chemin, ajoute-t-elle, dans lequel nous nous sommes tous reconnus, au sein de cette communauté fraternelle et mondiale. Nous n’apportons pas de réponses, nous n’apportons pas de ressources ; nous apportons une expérience de communion qui, en elle-même, veut être génératrice. »
Une caractéristique de l’Économie de Communion est qu’elle exige la participation conjointe de tous les acteurs : entrepreneurs, chercheurs, simples citoyens, salariés, micro-entrepreneurs et personnes en difficulté. Et Grevin ajoute encore : « Ce n’est pas seulement un projet entrepreneurial ou un modèle d’entreprise, mais une communauté de personnes qui construisent ensemble une économie nouvelle, précisément dans des lieux qui ne sont généralement pas associés à l’économie dominante, mais qui génèrent déjà quelque chose de nouveau. »
Les travaux sont en cours. Les expériences vécues depuis la naissance de l’Économie de Communion sont nombreuses, et les journées de Buenos Aires devraient ouvrir de nouvelles perspectives, comme l’espère Hernando : « Je crois que l’intuition que Chiara Lubich a eue en 1991, lorsqu’elle a lancé au Brésil l’Économie de Communion, avait un fort caractère prophétique. Vivre cette expérience et la rendre concrète signifie, d’une certaine manière, anticiper l’avenir. Et dans ce sens, je pense qu’aujourd’hui, ce que l’Économie de Communion est appelée à mettre en lumière, c’est précisément cette prophétie, mais rendue réelle, incarnée à petite échelle. »
Carlos Mana Photo: Avec l’aimable autorisation de EdC
LES ACTIVITÉS DANS LES DIFFÉRENTS PROJETS SOCIAUX
Sunrise, EcuadorVolcadero, Paraná, Entre Ríos (AR)Mariápolis Lía, O’Higgins (AR)Scuola Chiara Lubich, JCPaz (AR)Rete Piccoli produttori, Entre Ríos (AR)Casita Estrella, Paraná (AR)Fondazione Lucia, Tucumán (AR)Scuola Aurora, Catamarca (AR)Custodi della Casa Comune, La Plata (AR)Asunción, Paraguay
Il existe des lieux qui ne se contentent pas d’accueillir des personnes. Ils les mettent en relation, générant des liens authentiques, de la confiance et un esprit de communauté. La « beauté sociale » naît de la qualité des rencontres que nous savons construire. « Générer de la beauté sociale » était le titre des événements liés aux 40 ans du Centre Mariapolis Chiara Lubich de Trente (Italie). Pas une célébration, mais un chantier vivant, ouvert et participatif.
Cette vision s’est concrétisée à travers quatre défis, sous la forme de quatre événements ouverts à la ville et à la région.
Un atelier de deux jours avec le Gen Verde Performing Group, un atelier artistique réunissant une trentaine de jeunes âgés de 14 à 20 ans, une expérience concrète de vie en communauté exprimée à travers la musique et la danse. Un événement captivant, vivant et coloré où les jeunes ont pu découvrir, aux côtés des artistes, comment les arts de la scène peuvent devenir un terrain d’apprentissage du travail d’équipe, de la créativité et de l’écoute.
Un colloque promu par New Humanity, l’ONG des Focolari, intégré au programme du Festival de l’Économie et intitulé « Les réalités occultées : entre actualité et opinion, pour des langages désarmés et désarmants ». Cinq experts du monde de la communication ont dialogué sur les thèmes les plus complexes de notre époque et sur leur mise en forme narrative (l’événement est disponible en italien sur le site www.festivaleconomia2026.it/)
Une journée portes ouvertes au cours de laquelle le Centre Mariapolis s’est ouvert à la ville, non seulement en tant que lieu physique, mais aussi comme expérience de rencontre. Une journée d’accueil et d’échange avec les acteurs civils et religieux du territoire. En ouverture, une analyse perspicace de la réalité de nos villes, intitulée « Générer de la beauté pour tous », présentée par Elena Granata, professeure d’urbanisme à l’École polytechnique de Milan (Italie) et vice-présidente de l’École d’économie civile.
Elle a été suivie d’une table ronde avec des contributions précieuses et intéressantes de diverses réalités civiles et ecclésiales du territoire sur la construction d’une ville et d’une communauté plus unies et plus riches dans la diversité. Aux côtés du maire de Trente, Franco Ianeselli, d’Annalisa Pasini, déléguée au domaine du Témoignage et de l’Engagement social du diocèse de Trente, de Sara Alouani, journaliste à Il T Quotidiano, et de Claudio Bassetti, président du CNCA – Coordination nationale des communautés d’accueil du Trentin-Haut-Adige –, Margaret Karram, Présidente du mouvement des Focolari, a apporté sa contribution. Elle a souhaité entamer son nouveau mandat en repartant précisément de Trente, la ville de Chiara Lubich. « D’ici, a-t-elle déclaré, nous regardons vers l’avenir. « De par sa situation géographique, son histoire et sa sensibilité, Trente est appelée au dialogue ; elle ne peut renoncer à sa vocation. Aujourd’hui encore, Trente peut s’adresser au monde en vivant une fraternité qui devient culture, style et pratique ». Des stands et des animations organisés à divers endroits du Centre Mariapolis ont rythmé la journée.
L’après-midi et en soirée, la scène a été occupée par la force artistique irrésistible du Gen Verde Performing Group.
Plus de 1 000 personnes ont participé aux événements du 40e anniversaire : pour tous, une occasion de remettre au centre la valeur des relations, de la « proximité », un dialogue qui n’est pas une fin en soi, comme l’a souligné Margaret Karram, mais « à l’édification de la fraternité universelle, qui n’est pas une option, mais une nécessité : c’est participer à la vie de l’autre. »
Le quartier européen de Bruxelles est un dédale de bureaux, de sièges et d’agences opérant au sein de l’Union européenne, dont les acronymes ressemblent parfois à des virelangues. Dans ses rues déambulent des fonctionnaires et des cadres à l’air sérieux et professionnel. En les parcourant, on entend parler différentes langues et on découvre des coutumes singulières. Pourtant, cette diversité ne donne pas une impression de confusion, car l’ensemble est soutenu par un grand calme. Cet ordre somnolent a été brièvement interrompu du 11 au 13 mai, lorsqu’un groupe d’une centaine de jeunes enthousiastes s’est déplacé parmi les institutions de l’Union européenne avec engagement et passion. Ce n’était pas une classe en excursion, loin de là ! C’étaient les jeunes d’Ensemble pour l’Europe, préparés et inspirés, qui vivent l’Europe non pas comme un objectif à atteindre, mais comme leur point de départ assuré pour s’ouvrir au monde entier.
À leurs côtés se trouvaient quelques députés européens et d’autres personnalités publiques : Andrea Wechsler, Antonella Sberna, Leoluca Orlando, Eduard Heger, Jeff Fountain, Giuseppe Lupo, Miriam Lexmann, Gerhard Pross, Nicole Grochowin. Faut-il citer les pays d’origine de ces noms prestigieux ? Ce n’est peut-être pas nécessaire : ils étaient européens. Ajouter qu’il s’agissait d’Italiens, de Slovaques, d’Allemands, de Néerlandais, d’Autrichiens… n’aide pas beaucoup à comprendre les raisons qui ont conduit ces personnes à rencontrer les jeunes.
Ces raisons trouvent leur origine dans la situation de la crise actuelle, où il semble n’y avoir aucune place pour l’unité entre les peuples et les nations. Personne n’est plus en mesure de garantir ne serait-ce que la paix. Dans un tel contexte, Ensemble pour l’Europe a voulu montrer que l’unité n’est pas une option, mais qu’elle marque le fil conducteur de l’évolution historique des peuples européens. Et si aujourd’hui cette trame semble ensevelie sous les décombres des conflits en cours, Ensemble pour l’Europe se donne pour mission de la remettre au jour, en proposant son expérience de collaboration entre chrétiens comme une voie pour reconstruire l’architecture européenne sur les fondements de l’unité. Tous ensemble : membres d’Églises différentes, citoyens de pays différents et, surtout, personnes de générations différentes. Jeunes, adultes et personnes âgées vivent ce présent déchirant et ce n’est qu’en s’unissant qu’ils peuvent en résoudre les contradictions. Le défi est donc aussi intergénérationnel. C’est pourquoi les jeunes d’Ensemble pour l’Europe ont voulu proposer aux députés européens et aux personnalités présentes un « Pacte intergénérationnel », dans lequel est inscrit l’engagement réciproque d’agir pour une Europe creuset de paix et de solidarité.
D’où venaient les 100 jeunes participants ? Outre les Européens (là encore, peu importe qu’ils soient Finlandais, Suédois, Néerlandais, Allemands, Belges, Écossais, Slovaques, Autrichiens, Hongrois, Roumains, Italiens…), il y avait des Américains, des Colombiens, des Sud-Africains, des Chinois, des Canadiens, des Brésiliens et des Mexicains. Car l’Europe ne vit pas pour elle-même, puisque sa vocation est de s’épanouir à l’échelle mondiale, en mettant à disposition son bagage de valeurs forgées dans le christianisme, vécues dans le dialogue œcuménique, amplifiées par les projets lucides des jeunes d’Ensemble pour l’Europe.
L’Institut Universitaire Sophia ( Istituto Universitario Sophia) lance une nouvelle offre de formation pour l’année universitaire 2026/2027, marquant une étape décisive dans la croissance de l’établissement et l’élargissement de son projet académique international. La nouvelle proposition offre en effet un parcours universitaire complet (3+2) intégrant deux cycles d’études pleinement structurés : la Licence en Philosophie et Sciences Humaines (Licence triennale, classe L-5/L-24) et la Licence en philosophie, Économie de Communion et Environnement (Licence magistrale, classe LM-78).
La nouvelle offre académique de l’Institut Universitaire Sophia naît d’une conviction simple et précise: le savoir n’est pas un ensemble d’informations, mais un outil concret pour changer le monde.
« En cette période de changement caractérisée par l’incertitude et la fragmentation – affirme le Recteur Declan J. O’Byrne –, grâce à cette nouvelle offre de formation, Sophia confirme sa mission, en assumant un rôle stratégique dans la formation de personnes capables d’allier pensée critique, compétences interdisciplinaires, capacités de conception et responsabilité envers le bien commun, afin de jeter les bases d’un autre avenir, en agissant dans le domaine de la durabilité intégrale, de l’économie, de la conception sociale, territoriale et de l’innovation ».
Grâce à la collaboration institutionnelle avec l’Université de Pérouse (Italie), ces deux parcours permettent l’obtention d’un double diplôme, ecclésiastique et civil, pleinement reconnu dans le système universitaire italien et au niveau international.
Le baccalauréat et la licence
Le Baccalauréat en Philosophie et Sciences Humaines – Licence (L-5/L-24) – est un cursus universitaire qui offre une formation interdisciplinaire centrée sur la compréhension de la personne dans ses dimensions cognitives, émotionnelles, relationnelles et sociales. Il prépare à la poursuite des études, à l’accès aux parcours d’enseignement et à l’exercice de fonctions éducatives, sociales, conceptuelles et culturelles.
La Licence en Philosophie, Économie de Communion et Environnement – Master (LM-78) – développe la méthode interdisciplinaire de Sophia dans les domaines de l’économie, de la durabilité intégrale et de la gouvernance, en formant des professionnels capables de comprendre et d’accompagner les processus économiques, sociaux et organisationnels. Le cursus favorise une réflexion critique sur les modèles économiques contemporains et oriente vers la recherche de solutions éthiques et durables, en particulier dans les domaines de l’écologie, du développement des villes, des organisations et des communautés.
L’accent mis sur l’Économie de Communion et l’Économie Civile rend ce parcours unique dans le paysage universitaire italien et international, en offrant aux étudiants les outils nécessaires pour comprendre et transformer les systèmes économiques contemporains, afin de contribuer concrètement à la construction d’économies durables, inclusives et génératrices. La formation proposée forme des professionnels capables de piloter des processus de responsabilité sociale des entreprises, de développer des projets d’innovation durable, de travailler à la régénération des territoires, d’assumer des rôles dans des entreprises, des organismes publics et du secteur tertiaire orientés vers le développement humain et la durabilité intégrale, et de contribuer à la construction de modèles économiques résilients et adaptés à des scénarios complexes.
Des doctorats en Sciences Humaines et en Culture de l’Unité sont également proposés, complétant l’offre académique de l’Institut.
Deux sites au cœur de la Toscane
À partir de la prochaine année universitaire, Sophia inaugurera également un nouveau site d’enseignement à Florence (au sein de l’Institut affilié à la Faculté de Théologie de l’Italie Centrale), qui accueillera les activités en vue du Baccalauréat en Théologie. Le choix de Florence permet d’accéder aux offres académiques, professionnelles et culturelles de l’une des villes universitaires les plus prestigieuses d’Europe.
Le Master reste ancré sur le campus international de Loppiano, qui offre un environnement international et interculturel où des étudiants venus de nombreux pays ont l’occasion de partager leurs études, leur vie quotidienne et leurs expériences de formation.
Le rôle central de la relation pédagogique : un enseignant pour cinq étudiants
L’un des éléments distinctifs de la vie académique à Sophia est le ratio étudiants-enseignants, qui est d’environ 1 pour 5. Cela permet un accompagnement personnalisé, un dialogue continu et un cadre d’étude qui valorise la relation comme partie intégrante du processus de formation. Le modèle Sophia dépasse la logique des cours magistraux bondés et favorise un enseignement interactif, centré sur la personne, sur la qualité des relations, des contenus et sur le développement des compétences critiques et de l’aide à la conception.
Un réseau de partenaires de valeur
La qualité de la vie universitaire à Sophia est également garantie par la possibilité de vivre une expérience d’études personnalisée et ouverte sur le monde, grâce à un réseau de partenaires triés sur le volet qui soutient les activités pédagogiques et offre des opportunités concrètes de stages et d’insertion professionnelle dans des contextes internationaux, parmi lesquels : ASCES-UNITA, Sophia ALC (Amérique Latine), Together for a New Africa, Économie de Communion Corée,Ethos Capital et Consulus.