26 Jan 2018 | Non classifié(e)
La commémoration internationale du 27 janvier, décidée par l’Assemblée générale des Nations Unies, est célébrée en souvenir de toutes les victimes de la Shoah. Le 27 janvier 1945 les Forces Alliées abattaient le portail d’Auschwitz et libéraient les prisonniers qui avaient survécu à l’extermination du camp nazi. Au-delà de ce portail, derrière la pancarte « Arbeit macht frei » (le travail rend libre), le monde découvrait avec horreur ce qui s’était passé et prenait connaissance de la portée d’un projet d’élimination de masse qui avait causé la mort de six millions de personnes. 73 ans après la fin de la Shoah, en différentes parties de l’Europe et du monde, chaque année des rencontres sont proposées, ainsi que des cérémonies, des initiatives et des espaces, où les survivants peuvent raconter les faits réels, en particulier dans les écoles de tout genre et à tous les niveaux, pour « ne pas oublier » l’un des plus terribles exemples de haine raciale et pour que de telles atrocités ne se répètent plus dans aucun endroit de la planète.
25 Jan 2018 | Non classifié(e)
Rond de visage, le regard franc et attentif. Je rencontre pour la première fois Peter Grimheden à Lund, en Suède, à l’occasion de la rencontre historique entre catholiques et luthériens pour les 500 ans de la Réforme. Peter est un jeune pédiatre passionné par son travail auquel il se donne avec beaucoup d’enthousiasme. Sa particularité est d’être suédois, luthérien et focolarino. C’est-à-dire d’avoir choisi une voie de don total à Dieu. Il vit à Stockholm dans une petite communauté avec 4 autres focolarini : un belge, un argentin, deux italiens. Tu as grandi dans une famille et un milieu chrétiens ? Je fais partie de l’Église luthérienne suédoise et je viens d’une famille très attachée aux traditions. Quand j’étais petit nous avions l’habitude de rendre visite aux grands-parents. Avant, nous allions à la messe puis nous dînions ensemble. Pendant le dîner, après la vaisselle faite par les femmes, nous nous asseyions et devions écouter grand-père qui nous lisait un sermon de Luther. Comme si celui de la messe ne suffisait pas ! La seule chose dont je me souviens est que je jouais à retenir mon souffle. Mon record arrivait à une minute d’affilé sans respirer. Nous avions une éducation rigide et sévère. Tout était blanc ou noir et je ne pouvais jamais aller ni au cinéma ni jouer au hockey sur glace. Comment as-tu connu les Focolari? J’avais une amie qui m’a invité au concert du Gen Verde, un orchestre musical inspiré des Focolari. La musique, les paroles, l’atmosphère qui s’était créée m’ont plu. Le frère d’une des chanteuses avait été tué au cours d’une guerre civile et elle avait été capable de pardonner. J’aimais ce christianisme positif, qui n’était pas fondé sur des interdits et ce qu’il ne fallait pas faire. Les Focolari de ma ville sont devenus mes amis et je les fréquentais avec ma copine. Mais après quelque temps j’ai senti que j’étais attiré par ces personnes qui se donnaient complètement à Dieu en vivant en communauté. Je les ai suivies sans difficulté aucune. C’était comme si j’étais tombé amoureux. Ainsi, à 21 ans, je suis parti en Italie à Loppiano, à côté de Florence, pour commencer l’école de formation des focolarini. Ce fut une occasion unique pour connaître des personnes du monde entier même si je me sentais un peu « exotique » parce qu’ils étaient presque tous catholiques. Aujourd’hui tu vis dans une communauté de Stockholm. Vivre avec des personnes d’une autre Eglise est une difficulté ? Nous aurions plus ou moins les mêmes difficultés si nous vivions avec des personnes de la même Église. L’appartenance à une Église ou une autre n’a pas d’impact sur la vie quotidienne parce que nous partageons les mêmes idéaux. Nous avons en commun la vie chrétienne et je ne décèle pas de différences entre nous. Je me sentais un peu seul à fréquenter mon église luthérienne, mais, maintenant mes amis m’accompagnent de temps en temps parce qu’ils éprouvent de l’intérêt à mieux connaître mon Église, de même que moi la leur. Nous essayons de vivre en présence de Jésus parmi nous et nous sommes tous ses disciples. Source : Città Nuova
24 Jan 2018 | Non classifié(e)
Assigné à domicile Début décembre 2016 je reçois un coup de fil d’une maman désespérée qui me demande de l’aide pour l’un de ses fils. Son procès s’était conclu par une condamnation où il devait faire 11 mois d’assignation à domicile. Elle ne pouvait pas l’accueillir parce qu’elle n’avait pas de domicile et personne ne voulait l’avoir chez lui. J’étais son seul espoir et je ne pouvais pas fermer les yeux face à sa requête. Comment faire? Trois jours plus tard, alors que je m’apprêtais à passer un coup de fil pour chercher quelqu’un qui puisse m’aider, une personne frappe à ma porte. C’était quelqu’un à qui j’allais souvent rendre visite. Je l’accueille, lui prépare un café et nous commençons à parler. À un certain moment il me demande: « Qu’est-ce que tu étais en train de faire?”. Une voix intérieure me pousse à lui parler de cette situation. Et lui: ”Mais ne pourrais-je pas faire cela moi-même?”. Je lui demande s’il a bien compris de qui il s’agit. Oui, il a bien compris et il sait bien comment s’y prendre. Il a un petit appartement, mais il ira dormir dans le salon pour laisser son lit à ce jeune. Le jour suivant il fait les démarches administratives. Les mois ont passé très vite et tout s’est bien déroulé, au point que le garçon a eu une réduction de peine. Pendant toute cette période, deux fois par semaine nous sommes allés lui apporter sa nourriture, étant donné que cet ami n’avait pas une situation économique très brillante. Il a suffit que je dise oui pour que Dieu fasse des miracles. (N.C. – Italie) Je pouvais les regarder dans les yeux Un jour, alors que j’allais à l’école, j’ai été agressé par une bande de jeunes dans un passage souterrain. Ils m’ont donné des coups de pied, des coups de poing et jeté par terre. Ils voulaient mon portable. Quand à la fin ils sont partis, je ne pouvais plus me remettre de la douleur que je ressentais dans mon corps et mon esprit. Je me demandais « Pourquoi moi ? ». La rancune montait en moi. À l’école j’ai raconté l’incident à certains de mes camarades, mais personne n’a compris ma souffrance et cela m’a fait mal. J’ai passé quelques nuits sans fermer l’œil, je pleurais de colère, pendant que repassait sous mes yeux, comme un film, la scène du souterrain. Après quelque temps j’ai pu en parler avec des amis, qui comme moi font référence à l’évangile. Me confier à eux m’a aidé à faire ce que je ne pensais pas possible : pardonner à mes agresseurs. Quand je suis allé au tribunal pour les reconnaître et pour le procès, je sentais en mon cœur que je leur avais pardonné, et sans difficulté, je pouvais les regarder dans les yeux. (Extrait du blog de T. Minuta) Apparence trompeuse Je devais aller au centre ville pour faire quelques achats. Je n’avais que peu de temps. À l’improviste j’ai entendu quelqu’un qui me demandait une piécette. En général je ne donne jamais d’argent, c’est impossible d’aider tout le monde, et puis s’ils achetaient de la drogue avec ce que je leur donne? Ce garçon avait le crâne rasé et le regard sombre. J’ai eu l’impression qu’il ressemblait à l’un des jeunes qui m’avait agressé quelques années auparavant. J’ai accéléré le pas. Cependant, arrivé près d’un pâté de maisons plus loin, je me suis dit: ”Comment puis-je désirer faire grandir mon union avec Dieu et laisser de côté ce garçon qui me demande de l’aide?”. Je suis revenu sur mes pas et je l’ai cherché.”De quoi as-tu besoin?” lui ai-je demandé. Surpris, il m’a dit avoir soif. Je l’ai invité à s’asseoir dans un bar. Il répondait sèchement à mes questions par oui ou par non. J’ai alors pensé lui raconter mes expériences et mon effort pour m’adapter à un nouveau pays. On aurait dit que ça ne l’intéressait pas et je me suis un peu découragé. Quand je me suis levé pour conclure, il m’a dit: ”Pourquoi ne continues-tu pas, personne jusqu’à maintenant ne m’a raconté sa vie. C’est une expérience nouvelle pour moi et je dois m’y habituer. Parle-moi de ton pays. Pourquoi es-tu venu ici?”. J’ai commandé un autre coca et nous avons continué à bavarder encore deux heures. À la fin nous nous sommes embrassés. En rentrant chez moi j’ai confié à Jésus ce garçon dont je ne connaissais même pas le nom. (U.K. – Argentine)
23 Jan 2018 | Non classifié(e)
Un imposant défilé de bicyclettes sillonnant les rues de la ville suscite la curiosité des passants. Nous sommes à Foggia, ville commerçante du Sud de l’Italie, De nombreux citoyens, avec la complicité d’une journée ensoleillée, se promènent dans les rues en ce dimanche, et les femmes, occupées à préparer le repas de fête, se mettent à leur balcon. Des bicyclettes familiales équipées de sièges pour enfants, des tandems où des non-voyants pédalent depuis leur place arrière, des deux roues munies de micros, caisses de haut-parleurs et banderoles, des cycles de toutes formes et dimensions, une marée de casques et casquettes multicolores sur fond de joyeux concert de klaxons : c’est le défilé œcuménique à vélo, organisée par le Conseil œcuménique de Foggia avec les Franciscains de la paroisse de Jésus et Marie, le Conseil des Associations de Laïcs, dont fait aussi partie le Mouvement des Focolari, l’Association Fanny Bike et celle des Cyclistes amateurs, à l’occasion de l’anniversaire de l’Esprit d’Assise et de la journée pour la Défense de la création.
Cette initiative – qui remonte à quelques mois – est l’occasion d’offrir à cette ville des Pouilles, une réflexion commune, entre personnes de bonne volonté et croyants de diverses confessions religieuses, sur l’importance de la protection de la création, confiée par Dieu aux hommes pour le bien de tous : il s’agit d’inviter les citoyens à adopter des styles de vie plus écologiques, en commençant dans la vie quotidienne, et aussi de sensibiliser l’administration communale en vue de choix politiques qui permettent d’améliorer la ville en la rendant plus belle, plus vivable et moins polluée. Symboliquement ce défilé à bicyclette part de la Place où se trouve l’Archevêché et débute par la remise au Maire d’un pacte d’entente entre les citoyens et l’administration : une charte où l’on s’engage réciproquement, chacun selon ses propres compétences, à mettre en œuvre les aspirations exprimées au cours de cet événement. Le parcours se poursuit en incluant les lieux de culte de toutes les confessions chrétiennes se trouvant dans le périmètre de la commune et ayant adhéré à cette initiative : l’Église St Dominique pour la communauté orthodoxe grecque, l’Église de Jésus et Marie pour la communauté orthodoxe roumaine, l’Église Évangélique ADI, l’Église Vaudoise, pour aboutir au Parc St Félix, poumon vert et lieu de rencontre de la ville, avec un bref temps de prière œcuménique.
22 Jan 2018 | Non classifié(e)

A 10 ans de la mort de Chiara Lubich, les communautés des Focolari se souviennent d’elle, en mettant en évidence la portée sociale de son Charisme.
20 Jan 2018 | Non classifié(e)
Avec gratitude pour son “exemple de fidélité héroïque à son dessein », Maria Voce, présidente des Focolari, a communiqué à tous les membres du Mouvement dans le monde le décès de Gisella Calliari qui s’est éteinte ce soir dans la sérénité, après une longue vie dédiée à l’unité. « Tout en éprouvant la douleur de cette grande perte », dit la présidente, « nous restons avec elle, un seul cœur et une seule âme ». Gisella Calliari était née à Lavis (Trente, Italie), le 18 avril 1920. Connue plus simplement sous le nom de Gis, elle a fait partie du premier groupe de jeunes qui, avec sa sœur Ginetta, avait suivi Chiara Lubich dans cette « aventure de l’unité » qui a marqué les débuts du Mouvement des Focolari et ses développements dans le monde. C’était la dernière de trois sœurs et elle avait rencontré Chiara en 1944, dans le petit appartement qui hébergeait le premier focolare, Place des Capucins, à Trente. Le jour suivant elle avait déjà mûri son choix de la suivre sur la même voie. D’abord très réticente, sa famille le fut moins lorsque sa maman connut Igino Giordani (Foco), dont Gisella devint la secrétaire à Rome. Au cours de sa longue vie Gis a vécu dans le focolare de Chiara pendant plus de 40 ans. Après avoir été responsable de quelques focolares en Italie (dans les villes de Trente, Rome, Milan, Florence), Chiara lui a confié la section des focolarines. Ensuite elle a été aux côtés de la fondatrice, avec Oreste Basso, pour suivre les développements de l’ensemble de l’Œuvre de Marie. Cette charge l’a conduite à visiter plusieurs fois les communautés du Mouvement dans le monde. Sa vie a été profondément liée au charisme de l’unité, auquel elle a été fidèle jusqu’à la fin, avec les effets d’une grande fécondité spirituelle en elle et autour d’elle. Son parcours, plus amplement détaillé, sera prochainement publié sur « focolare.org ».