17 Avr 2017 | Non classifié(e)
«Tout ce qui est arrivé dans ma vie a été un don de Dieu. Mon nom veut dire « loup », c’est aussi ma nature. Mais lorsque j’ai commencé à vivre l’évangile à la lumière de la spiritualité de l’unité la vie du loup a pris fin et celle de Miloslav a commencé, celle qui veut dire « doux ». On pourrait penser que c’est une contradiction : un « loup doux », mais c’est comme ça ». Plus tard, il rencontre Natalia Dallapiccola, une des premières focolarines, qui, elle aussi, est allée habiter en DDR. Le cardinal n’est même pas encore séminariste, il le deviendra peu après. « J’ai eu tellement d’occasions de toucher du doigt que cette spiritualité est vraie » surtout face aux séminaristes qui lui sont « antipathiques ». Et c’est justement avec l’un d’entre eux qu’il commence à partager l’idéal de l’unité. « Après l’ordination sacerdotale, en 1968, j’ai été nommé secrétaire de l’évêque de Ceské Budejovice, un homme très profond ». Cependant l’évêque a de la difficulté à accepter la réforme de la liturgie que propose le concile Vatican II. « J’avais envie de le juger, mais les focolarini m’expliquaient que je devais l’aimer au lieu de le critiquer. J’ai alors fait l’expérience que l’unité est la voie pour comprendre et faire comprendre la plupart des choses aux autres ». Après 68, le communisme reprend le pouvoir et Miloslav, qui a une grande influence sur les jeunes, se voit éloigné d’eux, dans une paroisse perdue de montagnes. « Là j’ai commencé à comprendre ce qu’on m’avait dit au sujet de Jésus abandonné. Je me suis confié à Dieu, comme Jésus sur la croix qui s’abandonne au Père. Ce fut une première rencontre profonde avec Jésus abandonné ». Un an et demi plus tard sur ordre des bureaux du gouvernement il doit abandonner même ce poste, dont les habitants lui étaient devenus très chers, avec même l’interdiction de dire la messe. « J’ai compris que mon choix de Jésus dans son abandon était un oui que je devais dire pour toujours ». Il est déplacé dans une autre paroisse, où il peut uniquement prêcher et bénir et recommencer depuis le début. Mais cette expérience, elle aussi, dure peu : en somme, on lui retire le permis d’exercer son ministère sacerdotal. Don Vlk ne perd pas courage. « Dieu m’ouvrait d’autres perspectives. J’ai trouvé un travail en tant que « laveur de vitres », pour pouvoir vivre. J’étais libre de parcourir les rues de Prague et de rencontrer beaucoup de prêtres, on pouvait moins me contrôler dans la foule, j’étais un simple ouvrier inconnu. Là encore c’était le visage de Jésus abandonné. Au début je me rebellais. Mais je me souviens d’avoir senti une voix intérieure : « Je t’aime, je te veux, pas à travers ton travail, je veux la rencontre directe avec toi ». Depuis ce jour-là, chaque matin je lui répétais mon « Oui ». Pendant dix ans j’ai tourné dans les rues avec mon seau et mes ustensiles pour nettoyer les vitres. Dans le froid, ou sous la chaleur, dans les rues encombrées, sales, étroites, dans l’air pollué ». En 1980 le focolare masculin ouvre ses portes à Prague et « l’ouvrier Miloslav » demande d’y entrer « en tant que dernier des focolarini… ». « Ce furent des années de bénédiction. J’ai mieux compris ce que Dieu demandait de nous prêtres : avancer avec la force de Jésus au milieu, en aimant Jésus abandonné, en recommençant chaque jour ». En 1987 un infarctus à l’improviste. « Là, à l’hôpital, j’ai demandé à Dieu : « Et pourquoi ? J’ai perdu le sacerdoce, maintenant je perds la vie… une fois de plus j’ai compris que cette situation aussi était un visage de Lui dans son abandon et j’ai remis ma vie entre Ses mains ».
Un an avant la chute du mur, on lui redonne son permis d’exercer le ministère sacerdotal. Il est alors nommé évêque de Ceské Budejovice. Peu après arrive une autre nomination : « Le Saint Père désire que j’aille à Prague, comme archevêque. Là j’ai compris que Jésus abandonné avait été le fil conducteur de ma vie ». L’année suivante, comme le mandat du Président Cardinal Martini prenait fin, il fut élu délégué du Conseil des Conférences Européennes (CCE). « Je me rendais compte de mon inexpérience, après avoir été pendant des années isolé du reste du monde. Mais je sentais le soutien de l’Œuvre de Marie. Je suis allé rencontrer Jésus Eucharistie et je Lui ai dit : « C’est ton affaire à Toi, le Royaume est à toi, pas à moi ». Cette nouvelle étreinte de Jésus abandonné m’a libéré ». Les années suivantes le voient engagé sur de nombreux fronts, mais l’un d’entre eux tout spécial est celui de modérateur, pendant bien 18 ans, de la communion entre les évêques qui adhèrent à la spiritualité de l’unité. Après une vie toute dédiée à ce but, il y a un mois, le 18 mars 2017, il s’est éteint. Une foule s’est réunie dans la cathédrale de Prague pour lui offrir un dernier hommage empreint d’émotion.
16 Avr 2017 | Non classifié(e)
Le 16 avril 1927 naissait Joseph Ratzinger, à Markt am Inn, une petite ville de Bavière. C’était un Samedi Saint, tandis qu’en 2017 nous fêtons son anniversaire le Dimanche de Pâques. C’est avec joie que le Mouvement des focolari souhaite présenter à Benoit XVI ses vœux les plus sincères et partagés, en raison de tout ce qu’il a représenté pour nous, pour l’Église et pour l’humanité. Comme signe tangible de notre affection et de notre reconnaissance, la revue Nuova Umanità lui consacre le Dossier spécial du numéro 225, à paraître ces jours prochains. Sous la conduite de Declan O’Byrne, ce numéro présente des travaux de Piero Coda, Stefano Zamagni et Antonio Bergamo, qui approfondissent les aspects théologiques, anthropologiques, éthiques et sociaux de sa pensée. Dans une Église où souvent émergent des oppositions artificielles entre les tenants de diverses orientations ecclésiales, le numéro dédié à Benoit XVI relate une étude de Brendan Leahy, évêque de Limerick (Irlande), sur la nécessité de travailler de manière synodale au sein de l’Église. Ces contributions intéressantes vont être traduites dans les principales langues et figureront à l’affiche des publications du Mouvement des Focolari.
15 Avr 2017 | Non classifié(e)
« Viens Seigneur Jésus ! ». En te regardant, toi qui es Amour, notre vocation sera exempte de crainte. Dans l’attente de ta venue, nous construirons bien cette vie et, dès que l’autre vie se présentera, nous nous plongerons dans l’aventure sans fin. Tu as vaincu la mort. Grâce à cette prière, nous comprenons que toi, à présent, tu l’as vaincue aussi en nous, dans notre cœur. « Viens, Seigneur Jésus ! », toujours, en chacun de nous. Et la mort n’existera pas. Il n’y aura que toi. Il y aura le Ressuscité. Et cela, c’est déjà Pâques ! Tous mes vœux à tous, à chacun pour une Pâque glorieuse et ininterrompue, une Pâque féconde, très féconde pour chacun de nous, pour l’Église et pour le monde.
Chiara Lubich
De C.LUBICH, Cercando le cose di lassù, Roma 1992, p.136. |
|
14 Avr 2017 | Non classifié(e)
Première étape : se prédisposer Le matin, autant que possible au réveil, je me prédispose ainsi : « Aujourd’hui je veux L’attendre ». Je ne sais pas ce que cette journée m’apportera mais je sais que d’une manière imprévisible, Jésus abandonné viendra jusqu’à moi : dans les difficultés, dans les déceptions, même peut-être jusqu’à mes manquements, dans les mauvaises ou douloureuses nouvelles. Je Lui déclare qu’Il peut venir tranquillement, que je L’attends. La seconde étape : Le reconnaître Durant la journée je rencontre, et ce n’est presque jamais comme je l’attends, le négatif autour de moi ou en moi. A ce moment-là, il est important de Le reconnaître tout de suite et sans hésiter. Il n’existe pas de besoin ni de faute où, dans son abandon, Il ne soit déjà présent : ainsi toute souffrance est « son sacrement » et ce qui importe est de reconnaître dans le signe de cette souffrance, le visage du Crucifié et de l’Abandonné. Alors en aimant, je L’adore immédiatement. Troisième étape : L’appeler par son nom Lorsque je Le rencontre, non seulement quelque chose se fixe en moi, mais je L’observe, je Le salue. Je l’appelle par son nom. Le fait d’appeler par son nom tout visage de Jésus abandonné est un exercice précieux et beaucoup plus qu’un simple regard superficiel. Ce n’est plus « une chose » mais un « Tu ». Justement chacune de mes actions devient contemplation. Quatrième étape : Lui faire fête Préparer une fête pour Jésus abandonné. Par ce mot, j’entends signifier qu’il faut L’accueillir non seulement sans hésiter, comme si c’était inévitable, ou comme si j’accueillais quelqu’un qui, tout en étant mon ami, arrive chez moi au moment le plus inopportun. Bien plus, je voudrais qu’il ne reste même pas un instant assis dans la salle d’attente, mais L’accueillir tout de suite, au centre de mon amour, de ma disponibilité joyeuse. C’est l’étape, le passage, à travers la souffrance, dans l’amour, à travers l’abandon dans la Pâque. Seul celui qui aime ainsi L’Abandonné donnera la joie au monde. La fête que nous préparons pour l’Abandonné est celle qui ne connaît pas de déclin, parce que son soleil, l’amour, ne se couche jamais. » Klaus Hemmerle Publié dans la revue Gen’s 36, Rome 2006, n. 1, p. 3.
13 Avr 2017 | Non classifié(e)
Qui « forme les formateurs »? Qui et comment, en particulier, accompagne la délicate mission des séminaristes et prêtres sur le parcours de leur formation pastorale? Comment aider les séminaristes, diacres et prêtres à être des « ministres capables de réchauffer le cœur des gens, de marcher dans la nuit avec eux, de dialoguer avec leurs illusions et leurs désillusions, de recomposer ce qui a été détruit en eux » (Discours du pape aux évêques du Brésil, 27 juillet 2013)? Des questions sensées pour toutes les communautés chrétiennes qui interrogèrent déjà le Concile Vatican II, ouvrant et exhortant à la création d’écoles qui puissent former à la spiritualité de communion. Histoire. En 1966, l’École sacerdotale du Mouvement des Focolari naît à Grottaferrata (Rome), et déménage ensuite à Frascati en 1974. Elle s’établie en 1984 dans la cité-pilote internationale de Loppiano, aujourd’hui avec le nom de Centre de spiritualité Vinea Mea. L’intention est d’offrir une formation unifiée pour prêtres, diacres et séminaires, qui mette au centre la fraternité vécue. Une école de vie pour hommes appelés du monde entier à annoncer l’Évangile, pour se former à une vie de communion avec ses évêques, avec les autres prêtres, avec les laïcs des paroisses respectives, avec des hommes et des femmes de toute croyance et culture, selon le souhait que Chiara Lubich, fondatrice des Focolari, a émis en 1966 aux participants à Grottaferrata: « …Savoir tout repousser, se dépouiller de toute prétention de pouvoir, pour assurer la présence de Jésus parmi eux, en vivant comme des enfants le Royaume de Dieu. De cette manière [naîtra] une pastorale ‘nouvelle’ et des prêtres ‘nouveaux’: prêtres-Christ pour l’humanité, prêts à donner leur vie pour tous ». En harmonie avec ce que le pape François a plusieurs fois répété aux prêtres aujourd’hui: sortir vers les « périphéries existentielles ». De 1966 à aujourd’hui, sous la houlette de beaucoup de prêtres, à commencer par don Silvano Cola, plus de 4000 prêtres et séminaristes ont été formés, âgés de 20 à 75 ans, d’Églises différentes et provenant d’une soixantaine de pays du monde entier. Cette expérience, en raison de l’engagement à vivre chaque jour l’amour évangélique, veut être une expérience qui forme « des prêtres de communion » au service des autres.
Rouverte en octobre 2013 après presque deux ans de restructuration, le Centre de Spiritualité accueille le défi de mêler ancien et moderne, dimension communautaire et tradition séculaire de l’Église, autant dans les modalités de formation de la communauté que dans l’architecture même. « Vinea Mea – explique don Imre Kiss, actuel responsable du Centre – offre une formation permanente à la lumière de la spiritualité de communion du Mouvement des Focolari. L’école, d’une durée d’une année, prévoit des cours de spiritualité, théologie, anthropologie, ecclésiologie, en plus de laboratoires sur des thèmes d’actualité (jeunes, famille, communication, dialogue avec cultures et religions). À travers le partage de la vie en petites communautés, visant à répondre à l’exigence exprimée par beaucoup de prêtres d’expérimenter concrètement une spiritualité fondée sur la communion, pour ensuite la transmettre aux hommes et aux femmes de notre temps. » Le Centre œuvre en harmonie avec des structures similaires dans d’autres cités-pilotes du Mouvement des Focolari: Pologne, Allemagne, Kenya, Brésil, Philippines, Argentine. En outre, il promeut souvent des cours et des workshops annuels qui s’adressent à des éducateurs dans les séminaires pour soutenir et diffuser un style de vie sacerdotale fondé sur la communion. En novembre 2016, le Centre Vinea Mea a contribué à l’inauguration du Centre Evangelii Gaudium (CEG): projetée et réalisée en collaboration avec l’Institut universitaire Sophia, elle constitue une proposition en réponse à l’invitation du pape de donner un nouvel élan à l’œuvre de renouvellement nécessaire à la nouvelle étape d’évangélisation de l’Église, appelée à sortir vers les périphéries existentielles de notre temps. Une des premières initiatives du CEG est le cours d’approfondissement sur l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, organisé par le Centre de spiritualité Vinea Mea. Source: Loppiano online
12 Avr 2017 | Non classifié(e)
 |
| Christ est ressuscité ! Christ est vraiment ressuscité ! Toute souffrance, tout détachement, toute division, tout échec et la mort elle-même peuvent devenir pour nous, grâce à Lui, source de lumière et de paix. Appelés à témoigner la grande annonce de la résurrection, renouvelons notre engagement commun à donner l’espérance et la joie à l’humanité en ce moment de transformations historiques.
Avec mes vœux les plus chaleureux pour une sainte fête de Pâques !
Maria Voce
|