Inauguration d’une maison pour enfants baptisée « Chiara Luce »

Historique
Le projet est né du dialogue entre quelques amis autour des diverses problématiques du mezzogiorno – le chômage qui se propage, la crise économique qui touche particulièrement les familles et les jeunes, l’absence de projets d’entreprises, etc. – ce qui les a conduits à agir concrètement pour résoudre ces problèmes, en s’inspirant de l’Economie de Communion.
Le cercle s’est élargi petit à petit, et une idée, partagée par un grand nombre, a vu le jour: réaliser une maison d’accueil pour venir en aide aux enfants qui vivent des drames familiaux, vu qu’il n’existe pas à Lecce de structure adéquate, ni même dans les provinces voisines de Taranto et de Brindisi.
La structure

La Maison d’accueil, une location, est constituée par les quatre niveaux d’un petit immeuble. Sa gestion est confiée à une coopérative et à l’association « Chiara Luce Badano », afin de garantir que les actions engagées soient toujours inspirées par les grandes valeurs de solidarité, d’amour authentique et radical qu’elle a vécues, y compris dans la souffrance.
Les travaux de mise en conformité des lieux et l’achat du mobilier ont été possibles grâce à l’autofinancement des promoteurs et aux aides de la Providence. Dix chambres sont déjà aménagées, ainsi que les pièces communes, les autres entreront bientôt en fonction.
L’inauguration
Toute la ville de Lecce s’est mobilisée pour soutenir la communauté « Chiara Luce » Le 6 décembre la Maison d’accueil a été présentée à la presse et aux autorités civiles.
Dix jours plus tard, le 16 décembre, une soirée au profit de cette nouvelle réalisation a eu lieu au Théâtre Politeama Greco : plus de 700 personnes sont venues découvrir la pièce « Ils étaient célèbres », un titre pour le moins intrigant !
Le Préfet, la Maire, le Président de la Province, un entrepreneur, un professeur d’Université… ont offert au public leurs talents d’acteurs. Ce fut une soirée extraordinaire, qui a amusé et ému toute la salle : une mise en scène de la « solidarité », avec une bonne dose de générosité et d’ironie.
Source: www.chiaraluce.org
Jerzy Ciesielski, témoin de la foi

Le Pape François vient de reconnaître, le 18 décembre 2013, l’exemplarité de la vie de Jerzy Ciesielski (12.02.1929 – 9.10.1970), parmi les premiers à accueillir et diffuser la spiritualité des Focolari en Pologne.
Né le 12 février 1929 à Cracovie, Jerzy Ciesielski obtient son diplôme en Ingénierie civil et, en 1957, il épouse Danuta Plebaczyk. Les noces sont bénies par le cardinal Karol Wojtyla, qui accompagne les époux dans leur parcours spirituel. Trois enfants naissent: Maria, Caterina et Pietro. Jerzy avait rencontré Wojtyla alors qu’il était encore étudiant à l’École polytechnique de Cracovie. Ensuite, après avoir obtenu son doctorat et sa licence pour enseigner, il intègre un groupe d’intellectuels qui, avec le cardinal, poursuivent un approfondissement culturel et spirituel.
En 1968, Jerzy entre en contact avec le Mouvement des Focolari. Touché par l’amour évangélique qu’il voit vécu entre les membres de la première communauté, il embrasse leur spiritualité et, avec Giuseppe Santanché, un focolarino italien provenant de la RDA, ils se rendent chez le cardinal Wojtyla pour lui demander de bénir le Mouvement naissant.
« Il sent l’appel de se donner à Dieu comme focolarino marié en été 1969, après une ‘semaine de vacances’ à Zakopane, localité touristique dans les montagnes Tatras », se souvient Anna Fratta, focolarine médecin qui a été témoin direct de quelques passages de la vie humaine et spirituelle de Jerzy. La « semaine de vacances » était une Mariapolis clandestine…
Un accident au Soudan, sur le Nil, le 9 octobre 1970, emporte Jerzy et ses enfants Caterina et Pietro.
Karol Wojtyla préside les funérailles. Devenu pape, dans le livre « Entrez dans l’espérance », il décrira Jerzy comme un jeune qui aspirait indubitablement à la sainteté. « C’était le programme de sa vie – écrivait Jean-Paul II. Il savait qu’il avait été ‘créé pour des choses plus grandes’, mais, en même temps, il n’avait aucun doute que sa vocation n’était pas le sacerdoce ou la vie religieuse. »
Jean-Paul II, dans son écrit, met particulièrement en lumière comment le mariage et la vie familiale ont été considérés par le jeune homme comme la réponse à un appel de Dieu, de même que son engagement professionnel, vécu comme un service.
Chiara Lubich et l’amour dans l’Eglise
L’importance du Concile Vatican II pour la fondatrice du mouvement des Focolari. C’est le sous-titre du quotidien du Saint Siège, l’article paru le 12 décembre dernier, dont nous proposons quelques passages : Chiara Lubich et l’amour dans l’Eglise.
« Chiara Lubich et Vatican II : une passion immédiate, un lien profond qui a marqué pour toujours le parcours de la fondatrice du mouvement des Focolari.

Pfarrer Hess
Voici ce qu’elle écrivait au pasteur luthérien Klaus Hess le 13 octobre 1962, deux jours après l’ouverture du Concile : « Bien cher Pfarrer Hess, vous pouvez imaginer avec quelle joie nous sommes en train de vivre à Rome ces jours d’ouverture du Concile ! Je pense que vous aussi vous aurez suivi avec amour ce que l’Eglise catholique est en train de faire ». Chiara l’invite à « respirer avec nous cette atmosphère surnaturelle qui enveloppe déjà tout Rome et connaître évêques ou cardinaux qui ont la bonté de nous rendre visite très souvent ces jours-ci. De cette manière ce dialogue ouvert l’année dernière avec tant de fruits continuerait et nous continuerions à être des instruments, peut-être inutiles et infidèles, mais toujours des instruments afin que le testament de Jésus se réalise entre tous ».
Pour Chiara Lubich, poursuit l’Osservatore Romano, Vatican II est “le Concile du dialogue grâce à sa grande ouverture qui n’est pas un fléchissement de la foi, mais une nouvelle compréhension envers les autres Eglises et communautés ecclésiales, une possibilité de confronter les richesses que chaque tradition chrétienne a essayé de conserver, redécouverte de ce qui unit les chrétiens jusqu’à maintenant ». A côté se trouve le « dialogue plus vaste avec les croyants des autres religions, et celui planétaire avec les hommes de bonne volonté, avec les non croyants, qui a ouvert de nouvelles possibilités à la mission évangélisatrice de l’Eglise ».
“On aurait dit que ces paroles de Chiara ont été prononcées aujourd’hui tellement elles sont actuelles alors que s’approche – à la demande formelle signée à Castel Gandolfo le 7 décembre par la présidente Maria Voce à l’occasion du 70° anniversaire du mouvement – le procès de canonisation de la fondatrice des Focolari. Un acte, a déclaré Maria Voce qui « nous invite tous à une sainteté encore plus grande, à la construire jour après jour dans notre vie, afin de faire émerger cette « sainteté collective », « sainteté du peuple » vers laquelle Chiara tendait »
Pour lire l’article complet (en italien)
Jeunes : les foyers de guerre relégués au rang de vagues souvenirs !
“Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux: que la souffrance soit oubliée, que le bonheur et la paix règnent aux quatre coins de la terre, que les cœurs de tous les hommes s’enlacent, que l’amour brûle en chacun d’eux et que l’unité les rassemble en une seule source de lumière. Dieu, fais que les foyers de guerre soient relégués au rang de vagues souvenirs. Dieu, dans ta clémence et ta miséricorde infinies, permets-nous d’être plus patients, fais de nous des instruments d’amour et de paix. Louange à Dieu, il n’y a de puissance et de force qu’en Lui », ainsi s’est exprimé Naïm, un jeune musulman d’Algérie.
Il y a exactement un an, devant l’ampleur que prenait le conflit en Syrie, ils avaient senti, lors d’un rassemblement analogue, la nécessité d’intensifier leur prière et lancé le Timeout pour la paix. Et aujourd’hui de nouveau ils s’engagent à être des instruments de paix là où ils sont, qu’ils viennent du Centre Afrique ou du Liban, en passant par l’Algérie, du Salvador ou de l’Argentine… pour ne citer que quelques uns des pays représentés.

Les échanges d’expériences ne manquent pas au cours de ces quatre journées passées à Rome, (du 19 au 22 décembre), comme par exemple celle de ce jeune bouddhiste qui, au contact des Gen, se sent poussé à approfondir sa religion et décide d’aller passer un an dans un monastère pour partager l’expérience des moines. Ou bien celles de ceux qui s’interrogent sur leurs projets d’avenir : avoir le courage de construire une famille, d’affronter le monde du travail. Mais c’est du Moyen-Orient et du Maghreb que proviennent les témoignages les plus forts (Liban et Algérie) : tous insistent sur l’espérance qui ne meurt pas, même lorsqu’à l’horizon le ciel reste bouché.
Très stimulante l’invitation à « sortir de nos murs », adressée par Maria Voce à tous les participants, parmi eux beaucoup d’européens. Elle leur parle avec force : « Les Gen sont-ils dans les universités ? Sont-ils là où se trouvent d’autres jeunes ? Ou sont-ils toujours entre eux ? Font-ils quelque chose pour les autres ? Le pape continue à dire d’aller dehors, de sortir des sacristies, de nos murs, de ne pas nous appuyer sur nos sécurités, de ne pas dire « nous avons toujours fait comme ça, continuons »

Comment faire? Maria Voce poursuit:”Risquer quelque chose, avoir le courage de s’ouvrir à la nouveauté, avoir le courage de prendre quelque initiative audacieuse, même extrême, pour ouvrir de nouveaux chemins, pour construire des relations nouvelles avec l’humanité » Pouvoir lui offrir, en nous ouvrant à elle, ce qui caractérise les disciples de Jésus : la joie, fruit de sa présence, là où deux ou tois sont réunis en son Nom. Le titre de ce congrès de jeunes est en effet : « C’est à ce signe qu’on vous reconnaîtra… », une phrase de l’Evangile qui continue ainsi : « … si vous avez de l’amour les uns pour les autres » [Jean, XIII, 35] « Nous voulons donner toutes nos forces pour construire ensemble la fraternité avec tous » – c’est, à chaud, l’impression qui se dégage de ce rassemblement de jeunes.
Petite expérience. “Un automobiliste a heurté ma voiture, exactement à l’endroit où, quelque temps auparavant, elle avait déjà reçu un choc – raconte Francesco – j’aurais pu ne rien dire et en profiter pour faire marcher son assurance, mais, une fois descendu de ma voiture, j’ai préféré tranquilliser le chauffeur, un petit vieux très gêné d’avoir causé cet incident, et je lui ai dit la vérité. Ai-je été stupide en agissant ainsi ? Peut-être, mais en tout cas j’ai éprouvé la joie d’avoir agi avec droiture et miséricorde »
« Maria Voce nous a parlé vraiment à cœur ouvert et j’ai été très touché par sa sincérité ! – explique Tommaso, italien – Quand nous sommes repartis – conclut-il – le sang bouillonnait dans nos veines, comme Chiara le disait, dans une projection vidéo, aux gen des années 70. Plus que jamais nous sommes décidés à transmettre à tous le feu de l’Evangile vécu, la plus grande révolution, celle qui ne passe pas ».
Noël, la puissance de l’amour


