Mouvement des Focolari
Le  monde de  l’édition récompense  New City Philippines et Living City

Le monde de l’édition récompense New City Philippines et Living City

On se rappellera  2013 comme une année positive pour les maisons d’édition en langue anglaise des Focolari. A New City Philippines, de fait,  la mention spéciale “pour le dialogue interreligieuxa été conférée par l’Organisation Internationale Chrétienne des Médias (ICOM), dont le siège est à Genève, en Suisse.  A Living City, revue de l’Amérique du Nord, sous  la  griffe de Sarah Mundell, une mention d’honneur a été discernée dans la catégorie “meilleure couverture sur les Vocations au sacerdoce, à la vie consacrée et au Diaconat”. C’est l’Association de la presse catholique (CPA) du Canada et d’Amérique du Nord qui a conféré ce prix.

Depuis les vocations de l’Eglise catholique, donc, jusqu’à la grande frontière du dialogue interreligieux. En particulier un article et deux numéros de la revue ont eu un succès majeur. Pour l’édition américaine il s’agit de celui de Sarah Mundell au titre “Un séminariste aux chaussures tip tap” (voir l’article original en anglais): Une grande expressivité et une histoire inhabituelle et fascinante soutiennent la narration”, a déclaré la CPA en présentant le prix.

Pour l’édition philippine on touche le thème du parcours fragile de la paix dans le sud des Philippines à Mindanao (N°  1/2013) et de l’éducation vers une culture du dialogue (N° 6/2012). Le prix – conféré à l’occasion du congrès mondial de l’ICOM à Panama City du 28 septembre au 5 octobre – reconnaît de fait à New City philippines, l’engagement à amortir les tensions dues aux conflits culturels et religieux, en racontant des faits de vie où l’on respire réciprocité, respect, solidarité.

L’événement panaméen a rassemblé des journalistes et des opérateurs de diverses parties du monde, qui ont eu la possibilité de s’immerger dans les problématiques du continent américain. Dans ce contexte  s’est déroulée la remise du prix  des International Journalism Awards, le 4 octobre  auprès du siège de l’Université.

Jose Aranas, rédacteur en chef  du journal philippin lié au mouvement des Focolari, en recevant la récompense, a mis en évidence le contexte religieux et culturel de son pays, unique nation en Asie à majorité chrétienne. Il a souligné que les articles qui ont permis l’attribution de ce prix sont surtout des expériences vécues par les membres des Focolari, appartenant à différentes religions, dans lesquels est mis en relief l’effort de vivre la règle d’or de l’évangile, comme on dit, présente aussi dans d’autres textes sacrés: “Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le leur vous aussi” (Mt 7,12).

Les infinies nuances de l’amour

La Parole de Vie d’octobre nous encourage à « être les premiers à aimer chaque personne que nous rencontrons, à laquelle nous téléphonons ou écrivons, ou avec laquelle nous vivons. Que notre amour soit concret, qu’il sache comprendre et prévenir, qu’il soit patient, confiant, persévérant, généreux ». Les expériences de vie vécue qui suivent mettent en évidence la réciprocité qui peut en jaillir.

Se réveiller la nuit – « Je travaille dans une école, alors que ma femme Betty reste à la maison tout le temps avec les enfants. La nuit, ils se réveillent souvent et commencent à pleurer. C’est un poids pour moi. J’essaye de me réfugier sous les couvertures, je me couvre aussi la tête pour ne pas entendre le bruit, en me répétant que ma femme peut se débrouiller toute seule. En considérant que Betty continuait à se lever et à prendre soin des petits, et réfléchissant à l’amour du prochain, je me suis cependant rendu compte, une nuit, que mon prochain immédiat est ma femme et mes enfants. Jusqu’à ce moment-là, mon amour avait été partiel: j’aimais seulement lorsqu’il n’y avait pas de difficultés. Alors j’ai décidé de commencer immédiatement. Et cette même nuit, lorsque les enfants se sont à nouveau réveillés, je suis allé les aider à se rendormir. C’était difficile, mais j’ai réussi. Je l’ai fait pendant quelque temps, jusqu’à ce que les petits arrêtent de pleurer la nuit. » B. – Ouganda

Réfugiés – « Je suis une musulmane qui a fui la Bosnie, où j’ai laissé mon mari, catholique. Deux cousines, dont une qui était enceinte, avaient déjà fui à Split et elles m’ont demandé de les aider. C’est pour cela que je suis en Dalmatie. J’ai essayé de tout faire pour résoudre cette situation. Un jour, une autre femme, âgée et malade, est arrivée dans ce petit appartement. Les forces m’ont manqué; je pensais à mon mari, à ma famille à Tuzla… Lorsque je ne voyais plus de porte de sortie, la femme qui nous avait accueillies dans sa maison m’a invitée à une rencontre durant laquelle j’ai entendu parler de l’Évangile pour la première fois. J’ai compris qu’en aimant les autres, je peux changer moi-même et les situations autour de moi. J’ai ainsi commencé à chercher aussi les autres réfugiés dans la ville. Un groupe qui grandissait toujours plus est né. Ensemble, nous nous aidions pour trouver des médicaments, envoyer des lettres à la famille, garder les enfants. Maintenant, nous sommes 87. Nous nous sentons comme une unique vraie famille, même si nous sommes de nationalités, ethnies et religions différentes. » T. – Bosnie

Une semence d’unité – « À l’hôpital pour une petite intervention, j’ai lu un livre que ma fiancée m’avait donné. C’étaient des faits d’Évangile vécu, magnifiques, mais je me disais: « Il est impossible de vivre vraiment ainsi ». Ensuite, elle m’a fait connaître certaines de ces personnes et, en parlant avec eux, j’ai compris et j’ai vu qu’au contraire c’était possible. À partir de là, une nouvelle voie s’est ouverte pour nous. Nous nous sommes mariés pour former une famille ouverte aux autres. Avant je n’étais pas religieux, même si j’appartiens à l’Église évangélique, alors qu’Anna est catholique. Commençant à réfléchir, j’ai compris que, pour aimer mon Église, je devais essayer d’amener là mon témoignage. C’est ce que j’ai fait. J’ai noué des relations et, maintenant, je fais partie du conseil paroissial. Nous aimerions montrer à nos enfants et à tous, avec notre vie, la beauté du christianisme, étant une semence d’unité comme famille. » D.J.K. – Allemagne

Source: L’Évangile du jour, octobre 2013, Città Nuova Editrice.

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J’étais en prison et vous êtes venus …

J’ai besoin de Dieu. Tu as besoin de Dieu. Tout le monde a besoin de Dieu. Cette pensée m’a poussé à me poser une question: comment faire pour rencontrer Dieu? Comment faire pour avoir un rapport personnel avec Lui?

En lisant l’évangile et en écoutant certaines personnes qui se sont posé les mêmes questions, j’ai compris qu’il est important de prier et d’aimer le prochain.  Deux choses qui ont révolutionné ma vie. Sans la prière et l’amour envers le prochain le “Projet Toujours Personne” ne serait de fait pas né. De quoi s’agit-il? Il y a environ 18 ans un ami m’a demandé un service: “J’ai reçu 6 adresses de détenus, nous pourrions nous partager: 3 pour toi et 3 pour moi, ainsi on pourrait leur donner un peu de “réconfort”. J’ai tout de suite accepté cette proposition parce que je me suis souvenu de la phrase de Jésus: “j’étais en prison et vous êtes venus me rencontrer” (Mt 25,36)

J’ai écrit les lettres et après quelques jours l’un d’entre eux, Giorgio, m’a répondu: “Je suis vraiment content de faire amitié avec toi, c’est Dieu qui t’envoie…”. Il me demandait entre autre un service: “Pourrais-tu te rendre chez ma mère? Elle est malade, fais-lui un gros bisou de ma part”.

J’y suis allé. On m’avait dit qu’elle habitait au quatrième étage. Dans l’ascenseur, je me demandais: “qu’est-ce que je vais lui dire? Comment m’accueillera-t-elle?”. Mais je m’étais jeté dans cette aventure et je voulais la porter à terme coùte que coûte.

“Madame, je suis un ami de votre fils – lui ai-je dit – nous nous écrivons. Il m’a demandé de vous rendre visite et de vous embrasser de sa part”. Elle s’est émue et en pleurant: “Mon fils est bon, mon fils est bon; il est un peu vivace – m’a-t-elle dit. Il a aussi fait beaucoup d’erreurs. Les compagnies l’ont amené à faire des erreurs, mais il n’est pas méchant! J’ai une tumeur et il ne me reste que peu de temps à vivre. Je vois que vous aimez bien mon fils, soyez proche de lui. Aidez-le, je vous en prie!”.

Une semaine avant sa mort, je suis allé lui rendre visite à l’hôpital: il y avait beaucoup de monde à son chevet. “Restez proche de Giorgio, Giorgio, Giorgio!” me dit-elle. Ce sont ses dernières paroles dont je me souvienne.

En allant  voir Giorgio, quelques uns de ses amis m’ont demandé de parler ensemble. Ainsi j’en ai connu beaucoup d’autres dans tous les secteurs de la prison. Beaucoup m’ont parlé de leur famille dispersées dans les quartiers de Rome et dans les villages autour. Je me suis senti poussé à aller les trouver. J’apportais des vivres aux plus pauvres; des couches et des pots là où se trouvaient des enfants. Les détenus se sont sentis plus sereins, sachant que quelqu’un aidait leur famille, et de leur côté les parents se sentaient soulevés parce que quelqu’un allait rendre visite à leur fils ou leur mari.

Par la suite, à ma grande joie, j’ai reçu la demande de certains ex détenus de vouloir collaborer avec moi. Maintenant nous sommes une trentaine (volontaires et ex détenus), qui nous engageons à porter des biens de première nécessité à 170 familles environ, qui habitent dans les quartiers à risque de Rome et des villages alentour.

Nous ne recevons de subvention de personne; tout ce que nous distribuons nous arrive de quelques paroisses de Rome et des alentours, comme fruit des témoignages de vie que nous partageons. Les fond que nous récoltons, nous les transformons en vivres et en biens utiles. Nous constatons continuellement  que Dieu est généreux et nous envoie toujours ce dont nous avons besoin.

Merci de votre écoute! Je suis sûr que si nous prions et servons le prochain, nous rendrons heureux beaucoup de gens, nous serons heureux nous-mêmes et nous changerons le monde qui nous entoure (Alfonso Di Nicola).

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Sur les traces de Marie

«Aujourd’hui l’Eglise plus que jamais insiste en nous proposant l’imitation de Marie par l’écoute de la parole de Dieu et en la mettant en pratique en toute situation. L’imitation de Marie se résume en cette attitude caractéristique face à la volonté de Dieu et aux paroles de Jésus: “elle conservait avec soin toutes ces choses, en les méditant en son cœur” (Lc 2, 19).

Elle faisait du cœur un paradis des choses divines: une chambre du Verbe incarné et parlé. C’était celle qui, comme elle gardait Jésus en son sein, gardait la sagesse dans le cœur. Elle se fit capable d’accueillir en elle Dieu parce qu’elle s’était habituée à se vider d’elle-même pour se remplir l’esprit de Lui. Marie œuvra dans le monde en menant “une vie commune”, celle de la plupart, accablée des “sollicitudes familiales et du travail”, comme il arrive à la plupart. Pour se faire toute à tous elle a traduit en matière première de la sainteté les vicissitudes de la vie de tous les jours, en montrant qu’on peut s’élever à Dieu sans sortir du milieu d’une existence commune. De cette manière elle est modèle pour tous les vivants, et tous les vivants en condition de reproduire – prolonger – sa mission à elle dans l’humanité, et la reproduire à partir de n’importe quelle condition humaine.

Toute âme peut copier Marie. Elle doit uniquement se comporter de telle manière que quiconque voit ses expressions reconnaisse Marie, ou découvre Marie: c’est à dire celle qui donne au monde le Rédempteur. En Marie tous se retrouvent: les pauvres, les ouvriers, les malades, les personnes âgées; en Elle se retrouvent avec la même facilité aussi les doctes, les scientifiques, les hommes d’état: pensons à Bernard, à Thomas d’Aquin, à Dante, à Milton, à Manzoni… nombreux sont ceux qui ne savent pas définir le christianisme, ils en ignorent même les formulations secondaires. Mais à partir de la maman, de l’école ils ont extrait et conservent une image de Marie. En Elle ils comprennent que le christianisme est un ensemble de bonnes choses: amour, pitié, solidarité, force, innocence, joie, beauté… C’est l’ensemble des vertus les plus désirées avec en plus ceci: qu’elles sont vécues dans une simplicité qui les rend accessibles à tous: il suffit comme pour elle de s’appuyer sur Dieu, de s’en remettre entre ses mains (…).

Si tu regardes avec tes yeux le prochain  et si tu considères la politique, l’économie, toutes les formes de la vie ensemble, tu en ressortiras sans doute avec de l’amertume. Mais si tu regardes les personnes et les choses avec les yeux de Marie, ils se rempliront sans doute de pitié. Leurs larmes s’imprègnent d’amour, et dans la lumière divine ce qui paraît grandiose ou terrible ou mortel se rapetisse, et les gestes retournent  dans la mesure de leur petitesse.  (…) Si tu regardes le monde avec ses yeux à elle, des visages même les plus sombres, des événements les plus obscures, jaillissent des étincelles d’humanité, de sympathie, de poésie. Le divin sort, celui que l’incarnation a inséré dans l’humain.

Marie est la créature simple, l’imiter comporte un démembrement de paroles difficiles, de gestes étudiés, de rapports tissés en clé de diplomatie (…) en somme le lavage de tous les trucs collés à l’âme, au point de redécouvrir son soi propre, celui que Dieu a fait. On objectera que de cette manière on s’expose aux embuches des gens malins ou sophistiqués. Mais face à de telles gens peut-être que la  défense – presque la meilleure astuce – se trouve dans la simplicité, qui la démonte. La vérité est la plus subtile diplomatie. Marie va tout droit sur sa route, elle dit ce qu’elle pense, fait ce qu’elle doit. En Marie on retrouve toutes les âmes qui utilisent les armes du bien de la prière, du repentir, du pardon. En imitant Marie, ou mieux en s’unissant à Marie, la marche de l’existence devient une montée au Ciel. Les âpretés de la vie se font douceur si l’on se laisse prendre par sa main à elle,  sa main pure de mère qui ne connaît pas la fatigue”.

Igino Giordani dans: Maria modello perfetto, Città Nuova, 2001 (1967).

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Jeunes, Moyen-Orient et un cri pour la paix

L’idée d’«A shout for peace» est née des jeunes de la Jordanie. Une semaine pour la paix à partir du 7 septembre et, comme conclusion, une soirée à laquelle inviter tous ses amis. Une idée bientôt partagée avec les Jeunes pour un Monde Uni du Moyen-Orient, dont certains se trouvaient justement en Jordanie pour participer à une rencontre avec la présidente et le coprésident des Focolari, Maria Voce et Giancarlo Faletti. Tous ont ainsi décidé de faire quelque chose pour la paix, le même jour, chacun dans son propre pays, et, ensuite, de se retrouver, grâce à une conférence téléphonique, et prier ensemble pour la PAIX.

Et voici le panorama de ce qu’il s’est passé simultanément dans les différents pays:

Jordanie – 35 jeunes musulmans et chrétiens commencent une liaison téléphonique avec les jeunes de Fortaleza, au Brésil: « Ils nous ont assurés – expliquent-ils – qu’ils prient pour la paix avec nous, avec de nombreux jeunes d’autres mouvements catholiques ». Ensuite, c’est l’Irak qui est en ligne: « Une occasion spéciale pour nous assurer réciproquement que nous sommes toujours unis et que nous travaillons pour le même but ». Ensuite, des méditations des textes sacrés respectifs, Bible et Coran, et des pensées spirituelles de Chiara Lubich, Igino Giordani, Mère Teresa et d’autres. La soirée se conclut par une prière pour la Syrie et pour tout le Moyen-Orient, grâce à une conférence téléphonique avec le Liban, la Terre Sainte et l’Algérie. « Quel moment spécial! La démonstration vivante que l’unité grandit, malgré la guerre dans nos pays. »

Terre Sainte – « Montrer à nos amis que nous ne sommes pas seuls à vouloir vivre pour la paix », c’est le sens de la soirée en Terre Sainte, avec la liaison téléphonique en direct. Le matin suivant: un approfondissement sur « mettre Dieu à la première place » et une promenade tranquille.

Egypte – Le couvre-feu empêche les jeunes de se rencontrer le soir pour la liaison téléphonique. Mais le sentiment d’être unis avec les autres ne faiblit pas. C’est ainsi que l’exprime Sally, qui vient de rentrer de la Jordanie: « Je suis retournée en Egypte, apportant avec moi cette unité. Je sens qu’entre nous, malgré les distances qui nous séparent, il y a cette forte unité qui m’a aidée à avoir la paix dans les événements de chaque jour et aussi la diffuser partout ».

Irak – Grande émotion pour la liaison téléphonique avec la Jordanie. Anmar, Syrienne, rapporte: « J’étais vraiment émue par la force et par l’efficacité de la prière. Durant ces dernières semaines, nous recevons beaucoup de mauvaises nouvelles concernant mon pays, et l’attaque semblait imminente. Mais, ensuite, grâce aussi à la force de nos prières, j’ai remarqué que les politiques ont commencé à négocier… C’est vraiment un miracle. Continuons à prier! »

Algérie – Pour la première fois reliés avec les jeunes des autres pays arabes, les Jeunes pour un Monde Uni algériens sont heureux. « Nous avons vraiment senti l’atmosphère de la présence de Dieu parmi nous ».

Liban – 40 JPMU du Liban et de la Syrie (quelques jeunes syriens vivent au Liban) se sont retrouvés dans une église à Beyrouth: « La paix est notre but, mais, parfois, nous sentons que c’est difficile à réaliser. Voir ces jeunes de tout le Moyen-Orient, réunis pour prier pour la paix, nous donne la certitude et la force pour continuer à la construire autour de nous ».

Tous ont en commun l’engagement du Time Out, à midi: un moment de silence ou de prière pour la paix.

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Racine d’une vie nouvelle

Après avoir passé en revue, ces dernières années, quelques points de la spiritualité de l’unité (Dieu Amour, la volonté de Dieu, la Parole, l’amour du prochain), considérons maintenant le « commandement nouveau » de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13,34).

Au fil des ans, Chiara Lubich comprend toujours davantage son importance et sa nouveauté. Elle le considère également comme la grande attente de notre temps.

Nous proposons un bref extrait sur ce sujet, tiré d’un discours du 24 octobre 1978 s’adressant aux responsables du mouvement des Focolari :

« Le Seigneur a utilisé une pédagogie pour nous apprendre à aimer le frère en restant dans le monde sans être du monde. Il nous a tout de suite fait comprendre qu’il était possible d’aimer le frère sans tomber dans le sentimentalisme ou en d’autres erreurs, parce que Lui-même pouvait aimer en nous, par la charité. […]

La charité est une participation à l’« agape » divine. […]

Saint Jean, après nous avoir dit que Dieu nous a aimés, ne conclut pas – comme il aurait été plus logique de le faire – que, si Dieu nous a aimés, nous devons nous aussi l’aimer en retour ; mais il dit : « Mes bien-aimés, si Dieu nous a aimés ainsi, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres » (1 Jn 4,11).

Ce n’est que parce que la charité est une participation à l’« agape » de Dieu que nous pouvons aller au-delà des limites naturelles, aimer nos ennemis et donner notre vie pour nos frères.

Pour cette raison, l’amour chrétien appartient vraiment à l’ère nouvelle ; le commandement est radicalement nouveau et introduit dans l’histoire humaine et l’éthique humaine, une « nouveauté absolue ».

« Cet amour – écrit Augustin – nous renouvelle afin d’être des hommes nouveaux, héritiers du  Testament Nouveau, interprète d’un cantique nouveau (cf. Io. Evang. tract. 65, 1 ; PL 34-35) ».

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Extrait de Chiara Lubich, L’amore reciproco, a cura di Florence Gillet, Editrice Città Nuova, Roma 2013, pp. 38-39.