28 Sep 2013 | Non classifié(e), Parole di vie
« N’ayez aucune dette envers qui que ce soit, sinon celle de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime son prochain a pleinement accompli la loi. »
Cette Parole de Vie met en évidence deux choses.
Tout d’abord l’amour nous est présenté comme une dette, c’est-à-dire comme une chose face à laquelle on ne peut pas rester indifférents, que l’on ne peut pas écarter ; elle nous pousse, nous presse, ne nous laisse pas en paix tant qu’on ne l’a pas payée.
Cela revient à dire que l’amour réciproque n’est pas un « supplément », fruit de notre générosité, dont – strictement parlant – nous pourrions nous dispenser sans encourir les sanctions de la loi positive. Cette Parole nous demande expressément de le mettre en pratique sous peine de trahir notre dignité de chrétiens, appelés par Jésus à être un instrument de son amour dans le monde.
En second lieu, la Parole nous dit que l’amour réciproque est le mobile, l’âme et le but de tous les commandements.
Il s’ensuit que, si nous voulons bien accomplir la volonté de Dieu, nous ne pourrons pas nous contenter d’une observance froide et juridique de ses commandements. Il nous faudra toujours considérer le but qu’à travers eux Dieu nous propose. Par exemple, pour bien vivre le septième commandement, on ne pourra pas se limiter à ne pas voler : il faudra s’engager sérieusement à éliminer les injustices sociales. Alors seulement nous prouverons que nous aimons notre semblable.
« N’ayez aucune dette envers qui que ce soit, sinon celle de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime son prochain a pleinement accompli la loi. »
Comment vivre la Parole de Vie de ce mois ?
Le thème de l’amour du prochain, qu’elle nous propose à nouveau, présente mille nuances. Cette fois-ci nous en soulignerons surtout une qui nous semble suggérée par les mots mêmes du texte.
Si, comme le dit saint Paul, l’amour réciproque est une dette, notre amour devra être un amour qui aime en premier comme Jésus l’a fait avec nous. Un amour qui prend l’initiative, qui n’attend pas, qui ne renvoie pas à plus tard.
Agissons donc ainsi au cours de ce mois. Cherchons à être les premiers à aimer chaque personne que nous rencontrons, à laquelle nous téléphonons ou écrivons, ou avec laquelle nous vivons. Que notre amour soit concret, qu’il sache comprendre et prévenir, qu’il soit patient, confiant, persévérant et généreux.
Nous nous apercevrons que notre vie spirituelle fera un saut de qualité, sans parler de la joie qui remplira notre cœur.
CHIARA LUBICH
Parole de vie publiée en 1990
21 Sep 2013 | Non classifié(e)
« Je souhaite vous rencontrer à Cagliari! » Ces paroles, prononcées par le pape François le 15 mai dernier place Saint-Pierre, s’adressent en particulier aux jeunes, mais toutes les tranches d’âges du peuple sarde se préparent depuis longtemps au rassemblement autour de l’évêque de Rome. « Aujourd’hui, notre terre a particulièrement besoin d’espérance », affirment les évêques de la Sardaigne dans une lettre envoyées aux fidèles le 8 septembre, « et le pape François nous répète: « ne vous laissez pas voler l’espérance » (Homélie du 24 mars 2013) ». En rappelant les grandissantes difficultés que, sur des fronts toujours plus nombreux, doit vivre ce peuple courageux, les évêques remercient le pape qui, avec son pèlerinage, « nous prend par la main et nous guide vers Marie, afin que tous nous puissions toujours la redécouvrir comme modèle de vie chrétienne et Mère de l’Espérance ».
Ils écrivent depuis la Sardaigne: « Les jeunes en particulier l’attendent avec grand enthousiasme et espérance. Ces derniers mois ont été caractérisés par des moments profonds de réflexion, dialogue, travail de groupe. Un parcours fait d’étapes, qui a mis en évidence l’importance du service, du don envers l’autre, de la réponse à un appel ». Mettre en évidence particulièrement des raisons et des expériences qui permettent d’alimenter l’espérance est donc un des piliers du programme. Ainsi, par exemple, au nom des entrepreneurs de l’île, est présentée au pape l’histoire de la Coopérative Printemps 83, entreprise de Cagliari de services sociaux qui adhère au projet de l‘Économie de Communion, attentive à la solidarité et à la qualité du travail. Durant ces dernières années, son chiffre d’affaires a augmenté, malgré la crise. La communauté des Focolari est présente et active avec des expériences de solidarité et de soutien aussi sur le territoire minier du Sulcis (Iglesias, sud de la Sardaigne), imprégné par la douleur à cause du drame du chômage.
Expériences et dialogue profond se succèdent à la prière et à la réflexion, ainsi qu’à des moments joyeux de fête. La préparation et l’animation de la rencontre du pape avec les jeunes ont été confiées au groupe musical international Gen Rosso. Durant les jours précédents, les 18 artistes du groupe, provenant de neuf nations différentes, ont proposé trois ateliers thématiques: communication, chorégraphie et chant. « Deux jours d’ateliers – écrivent-ils – auxquels beaucoup de jeunes ont adhéré; une explosion de joie et de fête qui prépare au grand événement », pour accueillir le souverain pontife avec leur performance, artistes et jeunes ensemble, et enrichir le programme avec des chants, chorégraphies et extraits musicaux.
15 Sep 2013 | Non classifié(e)
Un laboratoire ne ferme pas, au besoin il se relance. Il en est d’autant plus ainsi lorsque son objectif consiste à mettre en oeuvre des solutions concrètes pour faire naître l’espérance et faire repartir l’Italie aujourd’hui. Les organisateurs n’ont pas voulu que la discussion soit close en conclusion de la deuxième édition de LoppianoLab (18 septembre 2011), le laboratoire national qui, pendant quatre jours, a examiné les thèmes de l’économie, de la culture, de la formation, de l’art et de la communication en réseaux pour l’Italie, dans un dialogue rigoureux à la recherche non du futur du pays, mais d’un présent repensé et partagé.

Le bilan de cet événement multiple est positif: il a confirmé sa vocation d’espace national de rencontre entre le monde du travail, les acteurs culturels, les citoyens et les institutions. Ce rendez-vous a invité à se réunir dans le centre international de Loppiano (province de Florence) environ 3.000 personnes et 70 organismes italiens. Il a donné lieu à 56 événements: tables rondes, rencontres, littéraires et manifestaions artistiques ainsi que spécialités gastronomiques multiculturelles.
Parmi ces événements, il convient de relever l’importance particulière qu’a représenté la deuxième Convention nationale de l’Économie de communion, 20 ans après sa naissance: ensemble, économistes et opérateurs économiques se sont réunis pour déterminer des pistes de travail pour le futur. Alberto Ferrucci, de la Commission internationale ÉdeC, a indiqué que serait présenté à l’ONU un document énonçant des propositions que le projet d’Économie de Communion formule pour affronter la crise et créer un nouveau modèle de développement. Ces journées ont vu la recension de multiples histoires d’entrepreneurs qui ont choisi de ne pas seulement penser au résultat final et au bénéfice, mais aussi aux différentes personnes qui représentent les forces de travail.
“La Trinité, Voie de la vie?” Tel a été le thème de la soirée-dialogue entre théologie, philosophie et art à partir de l’ouvrage du théologien Coda “Partir de la Trinité” (“Dalla Trinità”). À l’Institut universitaire Sophia (Ius) Loppiano Lab a développé deux autres étapes: la présentation de la revue Sophia, expression des recherches développées à l’Institut ainsi que de la revue Nuova Umanità – depuis trente ans expression de la culture du Mouvement des Focolari; les participans ont pu en outre prendre connaissance du projet académique de la Ius, qui se présente comme un parcours de vie, d’étude et de recherche qui permet d’acquérir et d’approfondir toujours plus une culture inspirée par le christianisme, capable d’illuminer et d’innerver les multiples dimensions de l’humain et les différentes disciplines.
La rencontre du Groupe éditorial de Città Nuova s’est produite d’abord en session plénière et ensuite en groupes de travail régionaux, journalistes et agents, lecteurs et collaborateurs à titre divers de la revue “Città Nuova”, tous protagonistes engagés à dynamiser le réseau national qui promeut la culture de l’unité.

Dans le même temps, la citadelle de Loppiano, qui accueillait l’événement, a présenté l’”Open City”, un parcours original de connaissance des lieux et des personnes: les 50 ans du Centre Ave Arte présentés dans une exposition, des lectures artistiques sur des morceaux de textes d’Igino Giordani et de François Neveux, musique, danse et saveur du monde, rencontre avec des étudiants et des professeurs de Sophia, mini-présentation de livres et d’autres choses encore.
Dans la matinée du dimanche 18, le laboratoire en a conclu “Espérer avec l’Italie. En réseaux pour le Bien commun lors du cent cinquantième anniversaire de l’Unité” a mis en lumière les résultats obtenus dans les différents domaines indiquant des pistes à suivre pour la poursuite de la réflexion et des expérimentations, repris dans quatre propositions destinées à faire réespérer l’Italie: le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes, avec une attention particulière accordée au Sud, lors de l’Exposition des entreprises Edc au Pôle Bonfanto; l’ouverture nécessaire aux autres réseaux, organisations et institutions, dans les laboratoires proches du Groupe Città Nuova; École d’été en Argentine et au Chili et et trois nouveaux masters au sein de l’Institut Universitaire Sophia, instrument et opportunité pour relancer l’humanisme nouveau; Loppiano comme un laboratoire permanent. Quel est sa contribution pour l’Italie? Montrer que, dans nos cités, l’unité est aussi possible dans la vie quotidienne.
13 Sep 2013 | Non classifié(e)

©Osservatore Romano – Maria Voce et Giancarlo Faletti pendant l’audience avec le pape François
« Une entrevue amicale » – déclare Maria Voce en conclusion de l’audience. « Cela nous a montré combien le pape tient à un christianisme engagé et de communion ».
« Le pape François a particulièrement à cœur la vie de l’Évangile – poursuit la présidente. Il nous a dit d’aller de l’avant avec courage et avec joie, parce qu’un christianisme sans joie n’obtient rien. Donc un christianisme engagé, de communion et joyeux. »
La rencontre a permis de parler de la présence et des initiatives du Mouvement des Focolari dans les différentes zones du monde, mettant en évidence l’apport spécifique qui émerge sous les différentes latitudes. « Le pape François nous a remerciés pour le travail que le Mouvement fait dans le monde entier », continue Maria Voce.
Ils ont pu retracer l’engagement des Focolari sous différents aspects: de l’action diffuse, matérielle et spirituelle, en faveur des familles et des jeunes dans de nombreuses localités de la Syrie, aux initiatives culturelles promues en Chine; du dialogue interreligieux avec des représentants bouddhistes, musulmans et juifs, à l’engagement dans le projet « Amazonie » lancé par la Conférence épiscopale du Brésil pour l’évangélisation de cette immense zone; des témoignages de pardon et de réconciliation dans différents pays d’Afrique blessés par la guerre, à la revitalisation de rapports de fraternité et de réciprocité dans les quartiers anonymes de différentes métropoles d’Occident, en passant par l’entreprise d’initiatives dans la sphère sociale, comme l’Économie de Communion.

© Le pape François reçoit Maria Voce en audience privée
Le voyage en Jordanie à peine terminé, où ils ont rencontré les communautés des Focolari du Moyen-Orient et du Nord de l’Afrique, Maria Voce a pu communiquer au pape l’expérience de ces jours de tension et d’incertitude. Là aussi, ils ont vécu la journée de jeûne et de prière pour la paix le 7 septembre dernier, avec les personnes du Mouvement présents à Amman, qui appartiennent à différentes Églises et religions. « On sentait la grande ouverture du pape à toute l’humanité et son désir de l’embrasser avec cette prière », continue Maria Voce. « Et le Moyen-Orient entrait dans cette embrassade. »
« À travers ce qu’il nous a dit – conclut Maria Voce – on ressent combien le pape apprécie l’appartenance aux mouvements. En parlant de l’une ou l’autre situation, il disait combien il est important que les mouvements le soutiennent. On sent que le pape reconnaît la capacité de remettre au premier plan la radicalité de la vie évangélique. »
13 Sep 2013 | Non classifié(e)

Compte tenu du succès de la première édition, le Mouvement des Focolari a de nouveau convoqué un groupe important de personnes intéressées pour présenter et approfondir le projet de l‘Économie de Communion.
L’événement a eu pour cadre la cité pilote mexicaine des Focolari, « El Diamante », à Puebla, et a réuni plus d’une centaine de personnes provenant des États-Unis, d’Argentine, du Costa Rica, du Brésil, de l’Italie et de différentes régions de la République mexicaine. Particulièrement important était le groupe des jeunes, étudiants et entrepreneurs, qui par leur vitalité ont donné espoir aux personnes présentes, permettant d’entrevoir un avenir prometteur pour le développement de l’ÉdeC au Mexique.
Dans cette deuxième édition, la conférence s’est tenue les 24 et 25 Août et a reçu la contribution de différents spécialistes et entrepreneurs qui ont adhéré, avec leurs sociétés, au projet de l’Économie de Communion.

La rencontre qui avait pour thème « Personne et communion, pour une refondation de l’Économie » a pu compter sur la présence de John Mundell, de la commission internationale pour l’Économie de communion, qui a développé avec succès le modèle de l’ÉdeC dans son entreprise, la Mundell & Associates Inc.

L’entrepreneur de l’Amérique du Nord a mis en évidence que dans le monde il y a environ un millier d’entreprises qui adhèrent au modèle de l’ÉdeC, avec une forte concentration en Europe et une croissance remarquable en Amérique latine et en Afrique. En outre, il a profité de cette occasion pour lancer officiellement pour toute l’Amérique de langue espagnole, le «Dé des entreprises» (The Cube Company), dans sa version en espagnol. C’est un outil sympathique qui aide à mettre concrètement en pratique le style de vie propre à l’Économie de Communion.
D’autres conférences ont été tenues par les entrepreneurs argentins Mònica Salazar (Nogales Maderas), Germàn Jorge (Dimaco SA) et Francisco Cerviño (Sushi Soul). Chacun d’eux a exposé sa propre expérience, en expliquant comment il a adhéré aux règles de ce modèle économique attractif. Avec eux, d’autres entrepreneurs et de jeunes mexicains ont partagé leurs expériences, leurs préoccupations et les défis de l’environnement économique, en montrant comment l’ÉdeC est une clé pour le maintien de relations économiques fraternelles et équitables et pour contribuer à rétablir un ordre économique plus juste au niveau mondial.
L’Économie de communion, en fait, essaie de construire une société plus fraternelle et plus solidaire, où les entreprises -piliers du projet- décident librement de mettre en commun les bénéfices pour soutenir les personnes en situation de pauvreté, pour diffuser la culture du donner et pour développer l’entreprise, en créant des emplois et de la richesse, contribuant ainsi au bien commun.
Christopher Jimènez
13 Sep 2013 | Non classifié(e)

© Le pape François reçoit Maria Voce en audience privée