Mouvement des Focolari

Septembre 2012

« Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. »

À qui s’adressent les paroles de Jésus ? À nous, à tous les assoiffés de ce monde, conscients de leur aridité spirituelle et qui ressentent encore la morsure de la soif ; mais aussi à ceux qui ne ressentent même plus le besoin de s’abreuver à la source de la vraie vie et des grandes valeurs humaines.

Au fond, c’est à nous, hommes et femmes d’aujourd’hui, que Jésus adresse son invitation nous révélant où trouver la réponse à nos questions et la pleine satisfaction de nos désirs.

Puisons donc à ses Paroles, laissons-nous pénétrer par leur message.

Comment ?

En ré-évangélisant notre vie, en la confrontant avec ses Paroles, en essayant de penser avec l’esprit de Jésus et d’aimer avec son cœur. Alors, chaque instant est une goutte de cette eau vive que nous buvons.

Chaque geste d’amour envers notre prochain est une gorgée de cette eau. Oui, car cette eau vive si précieuse jaillit dans notre cœur chaque fois que nous l’ouvrons à l’amour envers les autres. Cette source – qui vient de Dieu – jaillit en nous dans la mesure où sa veine profonde sert à désaltérer les autres au moyen de gestes d’amour petits ou grands.

« Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. »

Pour ne pas souffrir de la soif, donnons, nous aussi, l’eau vive que nous puisons en nous-mêmes et qui vient de Lui.

Il suffira parfois d’une parole, ou même juste d’un sourire, d’un simple geste de solidarité, pour nous redonner un sentiment de plénitude, de paix profonde, un jaillissement de joie. Et si nous continuons à donner, cette fontaine de paix et de vie prodiguera une eau toujours plus abondante, sans jamais se tarir.

Et Jésus nous a révélé un autre secret, une sorte de puits sans fond où nous pouvons puiser.

Lorsque deux ou trois sont réunis en son nom, en s’aimant du même amour dont il nous a aimés, il est là au milieu d’eux[3]. C’est alors que nous nous sentons libres, ‘un’, remplis de lumière et que des fleuves d’eau vive jaillissent de notre coeur[4]. C’est la promesse de Jésus qui se réalise, car c’est de Lui-même, présent au milieu de nous, que jaillit l’eau qui désaltère pour l’éternité.

 

Chiara LUBICH

Fondatrice du Mouvement des Focolari (1920-2008)


[1]  PdeVie publiée en 2002

[2]  Dans la tradition d’autres confessions chrétiennes, on dirait plutôt : « …les semences déposées en nous par l’Esprit saint ».

[3] Cf. Mt 18,20.

[4] Cf. Jn 7, 38.

Valeria Ronchetti : ‘’Lumière et flamme’’

Valeria Ronchetti : ‘’Lumière et flamme’’

Qui a eu le privilège de connaître Valeria Ronchetti (Vale), peut parler de l’extraordinaire force d’esprit de cette femme exceptionnelle. Exceptionnelles, le sont – cependant de façon très diverses – toutes les premières focolarine qui ont commencé, à côté de Chiara Lubich ‘’l’aventure de l’unité’’ comme elles aimaient définir l’idéal qui les avaient séduites : faire du monde une famille ; contribuer à réaliser la prière de Jésus : ‘ « Que tous soient un (Jn 17, 21) ».

« Il est impossible de synthétiser la richesse, la variété de la vie de Vale qui l’a vue actrice aux côtés de Chiara, dans de nombreuses zones de l’Europe et des autres continents, ainsi que dans les domaines les plus variés du Mouvement » écrit Maria Voce dans son message envoyé aux Focolari du monde entier pour annoncer la disparition de Valeria Ronchetti.

Nous l’avons vue se prodiguer pour le développement de la branche des religieuses qui adhèrent à la Spiritualité de l’Unité ; pour la communion entre les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles ; dans le monde de l’art et dans celui du sport et des médias… pour n’en citer que quelques-uns.

« Vale a raconté souvent son histoire en diverses circonstances. On recueillera tout, avec les nouvelles et les témoignages, afin de pouvoir écrire sa biographie », écrit encore la présidente. C’est vraiment lorsqu‘elle racontait son histoire, en particulier sa rencontre avec Chiara Lubich, que celui qui l’a écoutée, ne pourra jamais oublier sa façon de saluer : ‘’Lumière et flamme’’ ! Cela en référence à la forte découverte qu’elle avait faite – tandis que la seconde guerre faisait rage – : « Dieu est Amour et nous aime immensément. »

« Nous avons préparé un profil – nous communique encore la présidente – qui sera lu durant la célébration de ses funérailles, à laquelle vous pouvez tous vous unir par internet. »

Et comme ces jeunes le rêvaient au milieu des décombres de la guerre, Vale reposera avec ceux du premier groupe ‘’déjà arrivés’’, dans le cimetière de Rocca di Papa, dans une tombe sur laquelle est gravée une phrase de l’Evangile : « Nous, nous avons cru à l’Amour (1Jn 4, 16), pour témoigner ensemble leur foi dans l’amour de Dieu.

« Sont arrivées du monde entier de nombreuses lettres – écrit Maria Voce – de nombreuses  personnes qui partagent ce que la rencontre avec elle a réalisé dans leur vie. C’est un chœur de remerciements à Dieu ! »

« Avec une immense gratitude –conclut la présidente dans son message – nous offrons les prières et les messes à l’intention de Vale, certains que de là-Haut elle continuera à nous aider à maintenir allumée dans nos cœur la flamme de l’Idéal et à porter sa lumière dans le monde.

Valeria Ronchetti : ‘’Lumière et flamme’’

Eli Folonari se souvient de padre Novo

Mon premier contact avec le père Andrea Balbo et un autre frère franciscain de l’ordre des Frères Mineurs a été sur les escaliers de S. Giovanni in Laterano (St Jean de Latran) à Rome, en 1953 : une rencontre spontanée, idéale avec l’invitation à la rencontre estivale du Mouvement des Focolari. Je ne sais pas quand il a pu arriver là-haut sur les Dolomites, mais au retour étions avec beaucoup d’entre nous, dans le même train pour Rome. En se rendant dans son compartiment, Chiara lui a donné le nom de p. Novo.

Je me souviens ensuite, en 1954, comme ses paroles ont été décisives pour la participation de Chiara – elle vivait alors des épreuves spirituelles et physiques – à l’ordination sacerdotale de Pascale Foresi à Trente.

Plus tard, les supérieurs de l’ordre ont envoyé p. Novo en Terre Sainte et ce fut vraiment par amour pour lui qu’en 1956, Chiara s’y rendit. Nous étions un petit groupe : Mons. Pavel Hnilica (p. Maria), p. Angelo Beghetto (Nazareno), don Pascale Foresi, Guido Mirti (Cengia), Aletta et moi. La Terre Sainte était alors pour la plus grande partie, territoire palestinien. Avec une grande compétence, le père nous a accompagnés sur les lieux de Jésus : Jérusalem, Bétania, Bethléem, Emmaüs, Jéricho, sur la mer Morte…

Après une semaine, au départ de Beyrouth – où le père nous avait accompagnés – en le voyant avec les larmes aux yeux, Chiara se tourne vers moi et me dit : ‘’vous resterez ?’’

Et nous sommes restés en Terre Sainte encore quelques mois, donnant l’Idéal aux pères franciscains et à leurs connaissances.

Ces années-là, le Mouvement étant encore sous étude de l’Eglise, l’évêque Gawlina, p. Maria, p. Nazareno et p. Novo ont donné vie à la Ligue du Corps Mystique, et sous cette apparence le Mouvement a pu continuer à développer ses propres activités.

Des années particulièrement difficiles ont suivi pour nos prêtres et nos religieux.

Je me souviens encore qu’après le Concile Vatican II, p. Novo a travaillé comme archiviste pendant trois ans avec le Cardinal König au secrétariat pour les non-croyants qui venait d’être institué par Paul VI (maintenant Conseil Pontifical pour la Culture).

En 1962 il y a eu une première approbation (du Mouvement), mais c’est seulement suite aux colloques entre Chiara et Paul VI et ensuite Jean-Paul II que le Mouvement des Focolari ou Œuvre de Marie a pu acquérir sa vraie physionomie. En 1990 Chiara a déclaré que l’Œuvre de Marie était accomplie et Marie contient toutes les vocations.

C’est le charisme de l’unité, tout évangélique, auquel sentent d’adhérer aussi des personnes qui suivent des charismes anciens et actuels. L’Œuvre de Marie veut être une ‘’autre Marie’’ qui met Jésus en lumière et en Lui chaque expression particulière que les saints ont mis en relief, soulignant les différentes beautés de l’Eglise corps du Christ.

Durant ce temps sont nées les diverses branches du Mouvement : focolarine/i, volontaires, prêtres et religieux/es liées au Mouvement de différentes façons, mais toutes porteuses du charisme de l’unité.

En 1980, laissé libre par ses supérieurs pour se consacrer aux religieux du Mouvement, p. Novo put en suivre plus concrètement les développements, avec une école de formation au charisme pour l’unité pour les religieux dans la Cité-Pilote de Loppiano, la promotion des rencontres d’été, la constitution des secrétariats de zone, où les religieux étaient présents dans les différentes zones du Mouvement dans le monde.

Grande était l’amitié de p. Novo avec don Silvano Cola, responsable des prêtres diocésains du Mouvement.

Lorsqu’est née l’Ecole Abba, avec l’évêque Klaus Hemmerle, Chiara invita aussi différents religieux à en faire partie portant la richesse de leurs charismes : p. Jesus Castellano carmélitain, p. Fabio Ciardi de l’OMI et tout d’abord p. Novo, franciscain.

P. Novo est resté au Centre des religieux, fidèle à l’Idéal, tant que sa santé le lui a permis. Il avait un rapport personnel avec Chiara, aussi comme son confesseur. Dans les moments difficiles de longues épreuves, il l’a suivie avec une exceptionnelle disponibilité. C’est lui aussi qui lui a donné le sacrement des malade à la Policlinique Gemmelli.

Maintenant au Paradis nous l’imaginons accueilli, non seulement par la Trinité, mais aussi par Marie, comme constructeur de son Œuvre et par Chiara, par Foco, par p. Maria, par p. Nazareno, par p. Massimei, par p. Savastano, par p. Cik, par p. Leonardi composant le premier Centre des religieux, mais aussi par tant de focolarini, de focolarine et d’autres encore qui ont bénéficié de ses conseils.

Nous remercions p. Novo, pour sa fidélité à l’Œuvre. Ces derniers temps, il désirait revenir au Centre et maintenant il repose à Rocca di Papa dans la tombe commune qui porte l’inscription ‘’Nous, nous avons cru à l’Amour’’.

Valeria Ronchetti : ‘’Lumière et flamme’’

«Let’s bridge»: tous acteurs!

A quelques heures du début du Genfest, l’attente est grande. Cette année, c’est la dixième édition de la manifestation née en 1973 à Loppiano (Italie) à partir d’une intuition prophétique de Chiara Lubich(1920 – 2008). Aux nouvelles générations, présentes dès les débuts du mouvement des Focolari, Chiara a consigné son « rêve » d’un monde uni sans réserve: « J’ai toujours eu une grande confiance dans les jeunes – disait-elle – ils sont le futur du monde! Ils sont faits pour de  grands idéaux et ils savent les suivre avec radicalité. La découverte d’un Evangile, qui devient vie et qui actualise ce qu’il promet, est ce qui les attire le plus. C’est l’ideal d’un monde uni qui les fascine».

Les jeunes des Focolari travaillent depuis plus d’un an, avec les adultes du Mouvement, dans une communion d’idées et d’expériences professionnelles. Sont impliqués 3.000 volontaires et 600 entre acteurs, techniciens et autres provenant du monde entier. Nous vous en faisons connaître quelques-uns.

Ark des Philippines: «Je suis infirmière et je n’ai pas l’expérience d’un professionnel qui organise les grands évènements. Cependant le fait de chercher à vivre l’Evangile  m’aide à saisir chaque moment, positif ou négatif, comme une opportunité pour aimer et construire des rapports de fraternité avec celui qui est à côté de moi».

« Je travaille dans la commission qui s’occupe de la production générale – dit Luca, italien, étudiant en optométrie – savoir pardonner quand c’est nécessaire et réussir à maintenir l’aiguille de notre boussole toujours fixée vers le haut, est extraordinaire».

Zsolt, hongrois et économiste, responsable d’un des logements où seront hébergés les jeunes, ne retient pas son enthousiasme: « Je ne vois pas l’heure de donner un coup de main au bar, pendant les répétitions générales! »

Et puis Lisa, de l’Autriche, qui chantera un des 21 chants, composés par les jeunes des Focolari de différents pays du monde vainqueurs du concours du Genfest; Andrea, italien et journaliste, qui sera un des trois présentateurs du Genfest; Rafael, 27 ans, pigiste, qui depuis plus d’un an a quitté le Brésil et son travail pour se consacrer complètement à la préparation de cet évènement dont il est co-responsable dans le secteur de la « communication ».

Maru, argentine, nous confie: « En faisant ce travail – elle s’occupe de la page du Genfest sur Face book en espagnol – j’ai découvert que, non seulement le monde uni pourra se réaliser à Budapest, mais que l’on commence, durant la préparation, à le vivre avec l’équipe de travail ».

Et encore Adélard burundaise, qui jouera dans l’orchestre avec 16 autres jeunes et Pelusa argentin, un des 4 musiciens du groupe “Anima Uno” (« Un seul coeur »). Et on ne s’arrêterait plus…

Fabricio, péruvien et ingénieur civile exprime l’expérience de tous: “Nous avons fortement à coeur que la fraternité universelle n’est pas une utopie, c’est un style de vie auquel nous avons adhéré et que nous voulons porter de l’avant dans les petits actes concrets jusqu’aux grandes manifestations. Nous sommes conscients d’être jeunes et nous n’avons pas beaucoup de possibilités individuellement, mais nous essayons de faire de notre mieux. Nous sommes déjà en route! ».

Ils sont nombreux les fan (entre 18 et 24 ans) qui sont branchés sur les canaux officiels de l’évènement, sur les réseaux sociaux, dans les différentes langues. Le nombre de personnes atteintes est d’environ 76.000 chaque semaine.

Pour suivre l’évènement sur Twitter, l’hashtag est:   #genfest.



The Genfest 2012 project has been funded with support from the European Commission.
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