2 Mai 2007 | Non classifié(e)
Après trois années de préparation, nous voici arrivés au seuil de la seconde manifestation internationale du 12 mai prochain à Stuttgart (Allemagne). Elle sera reliée par satellite avec des événements réalisés en parallèle dans plusieurs pays d’Europe. Des milliers de personnes de tous les pays d’Europe de l’Ouest et de l’Europe centrale sont attendues au Palais des Sports Hans Martin Schleyer de Stuttgart. Plusieurs rencontres se dérouleront de façon simultanée dans différentes villes européennes : depuis Paris jusqu’à Moscou, de Belfast jusqu’à Madrid, de Budapest à Prague. En Italie, à partie de la deuxième moitié du mois de mai, l’expérience de « Ensemble pour l’Europe » sera revécue lors d’une trentaine de rencontres dans les principales villes italiennes. Mais qu’est-ce qu' »Ensemble pour l’Europe » ? C’est une « manifestation- témoignage », inspirée des valeurs de la fraternité et du partage. Elle souhaite apporter une contribution afin dépasser les préjugés, les nationalismes, les blessures historiques, les conflits sociaux, la peur de l’avenir et la perte d’identité, en réponse aussi à la recherche de sens et de valeurs. « Ensemble », 250 mouvements et communautés de toute l’Europe lanceront des ponts entre cultures et peuples différents, entre citoyens et institutions, et chercheront à donner un nouvel élan à la construction du continent européen. Au programme Approfondissements historiques, culturels et spirituels de : Ulrich Parzany, pasteur évangélique, leader des initiatives d’évangélisation Pro-Christ ; Nicky Gumbel, Président de Alpha International, né à l’initiative de l’Eglise Anglicane ; Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté Sant’Egidio et Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari. Faits de vie et initiatives réalisées en Europe seront au centre de la seconde partie de l’événement. Ils mettront en évidence comment Mouvements et nouv elles communautés Favorisent la vie de la famille ; -Ont un impact dans le monde du travail et de l’économie ; -Edifient des relations de fraternité et de solidarité avec les personnes pauvres et défavorisées ; -S’engagent pour la justice et la paix dans le monde. -Favorisent la cohésion dans la ville et répondent aux défis de la société multiculturelle. Dialogue avec des représentants d’Institutions civiles et œcuméniques européennes qui interviendront, dans la première partie, sur ce qui a mûri depuis le premier événement de 2004 et, à la conclusion, sur les perspectives à venir. Parmi les invités : Jacques Barrot, vice président de la Commission européenne ; Romano Prodi, Président du Conseil italien ; Walter Kasper, Président du Conseil Pontifical pour l’unité des chrétiens ; Anastasios Yannulatos, archevêque orthodoxe de Tirana et de toute l’Albanie, qui est l’un des Présidents du Conseil Œcuménique des Eglises ; Arnold de Clermont, président de la Conférence des Eglises européennes et de la Fédération Protestante de France. Un message à l’Europe conclura l’événement : ce sera avant tout une déclaration d’engagement des mouvements et communautés des différentes Eglises chrétiennes et une proposition faite à des personnalités politiques et à la société civile de s’engager.
Des moments artistiques de différents pays et cultures s’intercaleront dans le programme et communiqueront la richesse et la variété du patrimoine européen. Depuis 2004… Avant d’être une manifestation, Ensemble pour l’Europe est un chemin de communion inédit entre mouvements et communautés de différentes Eglises, le champ d’expérimentation d’une Europe , « famille de peuples réconciliés ». Une étape de ce chemin a été marquée par la première manifestation de Stuttgart, le 8 mai 2004, qui a touché près de 100 000 européens, présents aux rencontres qui se déroulaient simultanément et, plus largement encore, grâce aux écho donnés par les médias. Un chemin en progression : 170 mouvements et communautés représentés en 2004 ; 250 en 2007. L’événement s’insère dans une série de grandes dates anniversaires : le 50e anniversaire des Traités de Rome (1957-2007). La Semaine Européenne qui rappelle le 8 mai – jour anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale (8 mai 1945) ; le 9 mai – fête de l’Europe, anniversaire de la déclaration historique de Robert Schuman, en 1950, qui proposait la formation d’une communauté au service de la paix, annonciatrice de l’Union Européenne. La manifestation « Ensemble pour l’Europe » sera précédée et préparée par le Congrès « Ensemble en chemin » pour les responsables et les collaborateurs des Mouvements et Communautés, à Stuttgart les 10 et 11 mai 2007. Plus de 20 forums et 16 tables rondes aborderont de nombreux thèmes parmi lesquels : évangélisation, mariage et famille, défense de la vie, engagement politique, immigration, économie, environnement, médias, paix et justice. Promoteurs de l’événement : Friedrich Aschoff, Renouveau charismatique de l’Eglise Evangélique en Allemagne ; Christophe d’Aloisio, Syndesmos – Fraternité de 126 organismes de jeunes orthodoxes ; Nicky Gumbel, Alpha International –Cours d’Evangélisation, nés dans l’Eglise anglicane d’Angleterre ; Chiara Lubich, Mouvement des Focolari ; Michael Marmann, Mouvement de Schönstatt (catholique) ; Helmut Nicklas, YMCA, Association œcuménique internationale de jeunes chrétiens ; Ulrich Parzany, Pro Christ, initiative d’évangélisation née dans l’Eglise évangélique luthérienne ; Gerhard Pross, Coordination des Rencontres périodiques de Mouvements et Communautés évangéliques ; Andrea Riccardi, Communauté Sant’Egidio ; Thomas Römer, YMCA de Munich ; Gérard Testard, Fondacio, né dans l’Eglise catholique en France ; Sœur Anna-Maria aus der Wiesche, Fraternité du Christ de Selbitz, née dans l’Eglise évangélique luthérienne. Pour en savoir plus : www.europ2007.org
18 Avr 2007 | Non classifié(e)
Le projet prévoit la récupération d’ordinateurs remplacés par des organismes publics ou privés qui renouvellent leur parc, pour les mettre à la disposition d’écoles, de bibliothèques ou d’autres institutions qui ne pourraient pas se le permettre. Pour le réaliser, le ministère du développement économique et la Fondation de la Banque du Brésil ont élu comme partenaire le Centre Afago, « pour le sérieux du travail effectué en faveur des personnes moins favorisées ». Objectif : dépasser les disparités technologiques. A l’inauguration du centre, le président Luiz Ignacio Lula a fait ressortir comment l’accès à la connaissance permet de réduire les différences sociales : « Il est moins onéreux, a-t-il affirmé, de construire des écoles que des prisons ». Et il s’est engagé, d’ici fin 2010, à doter toutes les écoles publiques d’une connexion internet.
Personnes présentes à l’inauguration : en plus du président Lula et de sa femme, le Ministre du développement économique, M. Paulo Bernardo, le Gouverneur de la Banque du Brésil, M. Jacques Penna, le Président du District Fédéral de Brasilia, des députés fédéraux et de district, et des journalistes représentant les titres brésiliens les plus importants, plusieurs chaînes nationales de télévision. Au cours de la visite du centre Afago, le Président Lula s’est entretenu avec plusieurs jeunes volontaires du centre, dont certains sont aidés depuis leur petite enfance par « les parrainages », ou soutien des enfants à distance, mis en œuvre par le Centre Afago, en collaboration avec le mouvement Familles Nouvelles. « En parlant avec R. quelques minutes – a dit M. Lulla -, j’ai compris qu’il sera toujours un homme avec une grande âme, disposé à aider les autres car il l’a appris, depuis qu’il est petit, grâce à l’insertion dans une communauté. » Qu’est-ce que le Centre Afago ? Dans les années 90, face à la très grave situation des enfants des rues, et en parallèle avec le lancement de la part du Mouvement Familles Nouvelles du projet des « parrainages » – connu aussi sous le nom de « soutien à distance », une association s’est constituée. L’association Afago aide aujourd’hui 220 enfants et adolescents de 4 à 14 ans qui fréquentent le Centre. Là, ils peuvent bénéficier des repas, faire des activités pédagogiques, informatiques et sportives.
15 Avr 2007 | Non classifié(e)
11 000 participants de toute l’Europe se réuniront au Palais des Sports Hanns Martin Schleyer. L’événement sera en liaison par satellite avec plusieurs rencontres qui auront lieu en même temps dans plusieurs villes européennes. Cet événement témoigne d’un fait nouveau dans l’histoire de l’Europe : le lien de communion qui grandit et s’approfondit entre des communautés et des mouvements laïcs de plusieurs Eglises et qui relie, tel un filet, les différents points du continent européen, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural. Préfigurant la richesse que constitue l’unité dans toute sa diversité, il veut offrir à l’Europe sa contribution « de peuple ». Dans la phase difficile que traverse l’Europe en ce moment – difficultés dans le domaine social, culturel, politique, spirituel – la manifestation Ensemble pour l’Europe 2007 voudrait témoigner, surtout par des faits de vie, de la lumière inépuisable qui jaillit de l’Evangile mis en actes dans les différents domaines : famille, vie ensemble dans des villes toujours plus multiculturelles et pluri religieuses, économie, politique, nouvelles pauvretés, écologie. La manifestation « Ensemble pour l’Europe » sera précédée et préparée par le Congrès « Ensemble en chemin» pour les responsables et collaborateurs des Mouvements et Communautés. Il aura lieu, toujours à Stuttgart, le 11 mai 2007.
3 Avr 2007 | Non classifié(e)
“Artistes : quelle vocation pour notre époque ?” Interpellés par cette interrogation, des peintres, des sculpteurs, des metteurs en scènes, des acteurs, des musiciens, professionnels et amateurs dans ces différentes disciplines artistiques, provenant de 20 pays (Inde, Corée, Argentine, Brésil, Europe…), se rencontreront du 13 au 15 avril au Centre Mariapolis de Castelgandolfo (Rome) pour leur deuxième Congrès international. Les organisateurs ? Le groupe “Clarté”. Il est constitué d’artistes qui voudraient apporter leur contribution pour réaliser un art porteur de lumière dans la nuit culturelle de cette époque en profonde mutation. La caractéristique de Clarté – qui s’inspire de la spiritualité de l’unité, de Chiara Lubich – est le dialogue entre artistes. L’inspiration – telle est leur conviction -, naît aussi de ces liens et de ce dialogue. Objectif de la rencontre Alors que, dans l’art moderne contemporain prédomine souvent “la perte du centre”, l’exclusion de tout point de référence, ce Congrès voudrait promouvoir un art renouvelé par une expérience humaine et spirituelle, universelle. Un art qui, justement parce qu’il s’adresse à l’homme dans toute sa personne, peut devenir le lieu de la pleine réalisation de l’homme.
Le programme Comme c’est énoncé dans le titre, le Congrès poursuivra quatre pistes : inquiétudes, espérance, lumière, perpectives. Il prévoit notamment :
A l’ouverture, “Le cours magistral” de chiara Lubich sur l’art, à l’occasion du doctorat honoris causa dans le domaine de l’art, qui lui a été conféré par l’université catholique de Maracaïbo (Venezuela).
La sociologue brésilienne, Vera Araujo parlera de la contribution que l’art peut apporter dans la société d’aujourd’hui.
“L’art, acteur dans la ville” : une présentation d’initiatives artistiques qui suscitent un réveil des valeurs et la cohésion social dans les contextes culturels et sociaux les plus variés. Par exemple, dans des villes comme Naples, Caracas (Venezuela) et Jérusalem, où est né un orchestre composé de Palestiniens et d’Israéliens.
Un grand espace sera réservé au dialogue, en session plénière et en groupes.
En conclusion, présentation de “Dons de lumière” : entretien de Chiara Lubich avec un groupe de croyants hindous (video).
31 Mar 2007 | Non classifié(e), Parole di vie
Le jour de la fête de la Pâque, Jésus partage son dernier repas avec ses disciples. Après avoir rompu le pain et fait circuler la coupe de vin, il leur donne son dernier enseignement : dans sa communauté le plus grand prendra la place du plus jeune et celui qui commande la place de celui qui sert.
D'après le récit de Jean, Jésus accomplit aussi un geste significatif pour indiquer les rapports nouveaux qu'il est venu instaurer parmi ses disciples : il leur lave les pieds, ce qui contredit toute logique de supériorité et d'autorité (rappelons-nous que, lors de ce dernier repas, les apôtres se demandaient lequel d'entre eux pouvait être considéré comme le « plus grand »).
« Moi, je suis parmi vous comme celui qui sert »
« Aimer signifie servir. Jésus nous en a donné l'exemple » nous rappelle Chiara Lubich . Or l’image du mot « servir » n’est pas toujours valorisante. Ne considérons-nous pas comme inférieurs ceux qui servent ? D’autre part, nous désirons tous être servis. Nous l'exigeons des institutions publiques (les personnes qui détiennent les plus grandes charges ne s'appellent-elles pas des « ministres » ?), des services sociaux (désignés justement comme des « services »). Nous sommes reconnaissants au vendeur de bien nous servir, à l'employé de s'occuper rapidement de notre affaire, au médecin et à l'infirmière de prendre soin de nous avec compétence et attention…
Si nous attendons cela des autres, les autres en attendent peut-être autant de nous.
La parole de Jésus nous fait comprendre que, comme chrétiens, nous avons une dette d'amour envers tous. Devant chaque personne avec laquelle nous vivons ou que nous rencontrons au travail, nous devrions pouvoir dire, comme le Christ et avec lui :
« Moi, je suis parmi vous comme celui qui sert »
Chiara Lubich nous rappelle encore que le christianisme consiste à « servir, servir tous les êtres humains, voir en tous des supérieurs. Si nous, nous sommes les serviteurs, les autres sont les patrons.
Servir, servir. Nous efforcer d’être les premiers dont parle l’Évangile, oui bien sûr ! mais en nous mettant au service de tous. Le christianisme est une chose sérieuse, non pas un vernis superficiel, du genre : une pincée de compassion, un brin d’amour et une petite monnaie pour les pauvres. Pas du tout. Car il est facile de faire l’aumône pour avoir la conscience tranquille puis d’exercer son autorité en dominant et même en opprimant les autres. »
Mais comment servir ? Dans ce discours, Chiara utilise deux simples mots « vivre l'autre ». Cela veut dire « comprendre l'autre du dedans, dans ses sentiments, porter ce qui lui pèse ». Elle prenait l'exemple des enfants : « Les enfants veulent que je joue avec eux : eh bien jouons ! ». Quelqu’un à la maison voudrait regarder la télévision ou a envie de faire une promenade ? Je pourrais me dire que c'est une perte de temps. « Non, ce n'est pas perdre son temps, c'est de l'amour, c'est du temps gagné, car il faut “se faire un” par amour ». « Mais, dois-je vraiment apporter sa veste à Untel qui doit sortir ? Dois-je vraiment servir à table » ? Oui, car « le service que Jésus demande n'est pas un service théorique, un sentiment de service. Jésus parlait d'un service concret, qui requiert l'usage de nos muscles, de nos jambes et de notre tête ; il faut vraiment servir ».
« Moi, je suis parmi vous comme celui qui sert »
Comment vivre cette Parole de vie ? Nous le savons maintenant : en prêtant attention à l'autre et en répondant promptement à ses exigences, en l'aimant dans les faits. Il s'agira parfois d'améliorer notre propre travail, de l'accomplir avec toujours davantage de compétence et de perfection, car ainsi on sert la communauté. Dans d'autres circonstances nous répondrons à des demandes d'aide particulières, venues de loin ou de près, pour soulager des personnes âgées, ou au chômage, ou handicapées, ou encore des personnes seules. À des demandes qui nous parviennent de pays lointains de la part de personnes victimes de catastrophes naturelles, ou à des demandes de parrainages, de soutien de projets humanitaires. Ceux qui détiennent l'autorité éviteront tout comportement de domination, se rappelant que nous sommes tous des frères et des sœurs.
En agissant toujours avec amour, nous découvrirons, comme le dit un ancien dicton chrétien, que « servir c'est régner ».
Fabio Ciardi et Gabriella Fallacara
6 Mar 2007 | Non classifié(e)
Le 8 mars 2007, à six années de distance du décès de Ginetta Calliari, une des principales figures du Mouvement des
Focolari au Brésil, l’Eglise catholique, avec l’introduction de son procès de béatification, a donné le coup d’envoi de l’étude sur sa vie dans la perspective de la faire reconnaître comme modèle de vie chrétienne. L’ouverture du procès a eu lieu à la cathédrale d’Osasco, près de Sao Paulo au Brésil. Des personnalités de la société civile, du monde religieux et du monde politique ont trouvé en Ginetta Calliari un leader spirituel et une source d’inspiration pour leurs idéaux et leurs actions. Pendant les 42 années passées sur cette terre, Ginetta n’a pas économisé ses forces pour répandre la culture de la fraternité et l’idéal de l’unité, caractéristiques des Focolari. Avec une foi inconditionnelle dans la force de transformation de l’Evangile, elle a entraîné dans cette aventure des milliers de brésiliens et a suscité de nombreuses œuvres sociales et culturelles. Elle a été l’un des premiers soutiens de l’Economie de communion, projet lancé – justement au Brésil – par Chiara Lubich, pour contribuer à combler le fossé entre riches et pauvres, amenant des entreprises de production et de services des secteurs les plus variés, à donner une destination sociale à une partie de leurs bénéfices. Née à Trente, en Italie, Ginetta Calliari (1918-2001), a été aux côtés de Chiara Lubich dès les débuts du Mouvement des Focolari, dans les années 40. En 1959, elle était parmi les premiers jeunes focolarini à partir pour le Brésil, premier pays en dehors de l’Europe où le Mouvement des Focolari s’est diffusé. Le Brésil compte à ce jour 300 000 adhérents environ et 61 centres.