1 Nov 2004 | Non classifié(e), Parole di vie
Quelles sont ces « œuvres de ténèbres » ? Il s’agit, selon Paul, de toutes sortes de fautes allant de l’ivresse, l’impureté, les disputes, la jalousie, jusqu’à l’oubli de Dieu, la trahison, l’homicide, l’orgueil, le mépris de l’autre et encore le matérialisme, l’esprit de consommation, l’hédonisme et la vanité.
Suivre n’importe quel programme de télévision, naviguer sur internet sans discernement, lire certains journaux, regarder certains films ou nous laisser aller à porter certaines tenues, tout cela nous fait aussi participer à l’œuvre des ténèbres.
A notre baptême, nous avons accepté, par la bouche de nos parrain et marraine, de mourir au péché avec le Christ, lorsque par trois fois nous avons déclaré rejeter le démon et ses séductions. Aujourd'hui on n’aime pas parler du démon, on préfère l’oublier et dire qu’il n’existe pas ; pourtant il est bien là et il continue à fomenter guerres, massacres et violences de tous genres.
« Rejeter » est une action violente qui coûte, exige cohérence, décision et courage ; mais elle est nécessaire si nous voulons vivre dans le monde de la lumière.
En effet, la parole de vie continue ainsi :
« … et revêtons les armes de la lumière ».
Car il ne suffit pas de renoncer, de se « dépouiller » du mal, il faut « revêtir les armes de la lumière », c'est à dire, comme l’explique Paul plus loin, « revêtir le Seigneur Jésus Christ », en le laissant, lui, vivre en nous. L’apôtre Pierre lui aussi, nous invite à « nous armer » des mêmes sentiments que Jésus4.
Voilà des images fortes, car nous savons qu’il n’est pas facile de laisser vivre le Christ, c’est-à-dire de refléter en nous ses sentiments, sa manière de penser, d’agir ; cela revient à aimer comme lui nous a aimés, et l’amour est exigeant, il demande une lutte continuelle contre l’égoïsme qui est en nous.
Mais il n’y a pas d’autre chemin pour parvenir à la lumière, comme le rappelle clairement la première lettre de Jean : « Qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a rien en lui pour le faire trébucher. Mais qui hait son frère se trouve dans les ténèbres ; il marche dans les ténèbres et il ne sait pas où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (2, 10-11).
« Rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière »
Cette Parole de vie nous invite à la conversion, à passer continuellement du monde des ténèbres à celui de la lumière. Redisons alors notre non à Satan et à toutes ses illusions, et redéclarons notre oui à Dieu, tel que nous l’avons prononcé le jour de notre baptême.
Nous n’aurons pas à accomplir de grandes actions. Il suffit juste que chacun de nos actes soit inspiré et animé par un amour véritable.
Nous contribuerons ainsi à diffuser autour de nous une culture de la lumière, du positif, des béatitudes. Nous construirons le Paradis dès cette terre pour le posséder éternellement au Ciel. Car le Paradis est une réalité, Jésus nous l’a promis. C’est comme une maison que l’on construit ici pour l’habiter là-bas. On y trouvera la joie pleine, l’harmonie, le bonheur sans fin, car le Paradis est l’amour.
Un témoignage ? Voici l’expérience vécue par Mary au Pérou . Mère de trois petites filles en bas âge, en découvrant la Parole de vie elle rencontre Dieu, elle trouve la lumière ; elle se sent totalement retournée et sa vie connaît une changement radical.
Peu de temps après on diagnostique chez elle une maladie grave. Quand on l’hospitalise elle découvre qu’il ne lui reste guère plus d’un mois à vivre. La nouvelle confiance en Jésus dont elle vient de faire l’expérience lui donne la force de faire une prière : elle demande à Dieu de lui donner encore cinq années pour consolider sa conversion et pouvoir transformer la vie autour d’elle.
Sa santé s’améliore alors d’une façon que les médecins ne parviennent pas à expliquer et Mary sort de l’hôpital. Elle rentre chez elle, se prépare au mariage avec son compagnon, qu’ils célèbrent à l’église, et demande le baptême pour ses filles.
Cinq ans plus tard, la maladie refait brusquement son apparition et, en l’espace de deux semaines, elle conclut sa vie terrestre.
Avant de mourir, elle réussit à mettre en place tout ce qui concerne ses enfants et à transmettre son espérance à son époux : « Maintenant je vais vers le Père qui m’attend. Tout a été merveilleux, il m’a donné les cinq plus belles années de ma vie, depuis que je l’ai connu à travers sa Parole qui donne la Vie ! »
Chiara LUBICH
7 Oct 2004 | Non classifié(e)
Pour une culture du sport tournée vers la fraternité universelle Quel est le point commun entre un professeur de ski et un journaliste sportif, un médecin du sport et un travailleur social, un éducateur sportif et un expert en pédagogie ? C’est le projet Sportmeet qui les rassemble, un récent développement international du mouvement des Focolari dans le monde du sport dont l’objectif de tous les membres est de contribuer, chacun dans son milieu spécifique, à élaborer une culture du sport orientée vers la construction de la fraternité universelle. Vienne?: « S’éduquer et éduquer à travers le sport »Rendez-vous était donné à Vienne (Autriche) du 10 au 12 septembre pour un congrès international (130 participants de 17 pays, dont 5 non européens) sur le thème « S’éduquer et éduquer à travers le sport ». L’Union européenne a déclaré l’année 2004 Année européenne de l’éducation à travers le sport, qu’elle reconnaît comme « une composante essentielle de notre société », capable de transmettre « toutes les règles fondamentales de la vie sociale », porteuse de valeurs éducatives fondamentales telles que « la tolérance, l’esprit d’équipe et la loyauté ». Quand le sport se charge de valeur morale Mais quel crédit accorder à ces affirmations, devant les contradictions du sport ? « Autant que d’autres activités humaines, le sport est complexe et ambivalent – a admis dans son discours d’ouverture Paolo Crepaz, médecin du sport et coordinateur de Sportmeet – il est à la fois libération d’énergies psychiques et physiques latentes et asservissement aux idoles du prestige et du gain?; don de soi et occasion d’égoïsme et de domination?; lieu de rencontre et de combat ». L’éducation du corps implique de faire en sorte que la corporéité, expression emblématique du sport, soit capable de montrer et de susciter l’esprit. Quand le sport est-il capable de susciter l’esprit ? « Quand il est en mesure – a expliqué Paolo Crepaz – de conférer à celui qui le pratique la maîtrise de soi, de ses actes, objectif toujours en devenir, et quand il peut donner à l’action de l’athlète une couleur morale ». Chiara Lubich?: le sport capable de révéler des dimensions essentielles de l’homme Chiara Lubich l’a confirmé dans le salut qu’elle a adressé aux participants?: « Le sport peut révéler la dimension essentielle de l’homme à la fois comme un être fini, face aux difficultés et aux échecs et comme un être appelé à l’infini, capables de dépasser ses propres limites ». Qui sait éduquer de cette manière ? « De même que le printemps est nécessaire pour qu’un jardin fleurisse – a conclu Chiara Lubich – de même la chaleur qui naît de l’amour est nécessaire pour faire germer les vérités inhérentes à l’homme. Dans une atmosphère d’amour réciproque, qui aille jusqu’à expérimenter les paroles de Jésus?: “Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux” (Mt?18,20), je vous souhaite de pouvoir faire l’expérience d’avoir Jésus pour maître, dans le sport aussi ». Déjà la tendance s’inverse dans le sport. La leçon des plus jeunes Les participants ont apporté la confirmation que celui qui croit en la valeur de l’homme, même sans référence religieuse, peut partager et expérimenter la valeur éducative d’une sincère attitude de confiance réciproque entre celui qui éduque et celui qui est éduqué à travers le sport. De nombreuses réflexions et des témoignages concrets ont montré une inversion de la tendance déjà notable dans le sport surtout chez les plus jeunes.
Plus que des paroles, de nouveaux projets sportifs en actes Le congrès a permis en particulier de connaître les nombreux projets sportifs à caractère social qui existent déjà sur les continents, grâce à Sportmeet. Une équipe de foot de jeunes d’une banlieue à problèmes de Bogota parrainée par un club professionnel du sud de l’Italie?; le projet de promotion sportive Sport Fontem, initié par le collège de la cité-pilote du Cameroun où le Mouvement des Focolari est présent depuis des années. Deporchicos, mini olympiade à coloration sociale à Buenos Aires?; la planification de la promotion du sport comme moyen de rachat social dans la région de Sao Paulo au Brésil et en particulier à Jardim Margarida?; le projet scolaire Café au lait dans une zone défavorisée de Saint-Domingue qui va se développer avec la construction d’un terrain de sport. Durant le congrès, Sportmeet a fait place aussi à d’autres projets à caractère social de valeur, comme Inter Campus, mis en place par l’Inter de Milan, ou Vivas (Vivere i valori dello sport), créé grâce à la ténacité d’un professeur d’éducation physique à Piacenza, ou le Grand Défi, à Vérone, événement sportif qui met en évidence la richesse des personnes handicapées.
Sports 4 Peace rassemble 20?000 jeunes en Autriche Un des projets les plus intéressant a été Sports 4 Peace, réalisé en Autriche durant l’année scolaire 2003-2004. Les 20?000 jeunes lycéens touchés par l’initiative ont fait l’expérience d’un sport qui ne consiste pas seulement à toucher un ballon, mais est aussi une voie vers une société solidaire et tournée vers la paix. Six règles simples les ont guidés?: joue sérieusement, joue honnêtement, ne te décourage jamais, garde les yeux ouverts sur les autres, joue pour jouer, fais la différence. Elles étaient écrites sur les six faces d’un dé, expressions d’une unique règle, la « règle d’or », présente dans toute religion?: « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse ». Les jeunes ont ainsi fait du sport, organisé des tournois, des manifestations sportives et musicales et ont recueilli des signatures pour la paix olympique. Chaque événement ou geste sportif vécu après avoir lancé le dé permettait aux lycéens de collectionner des anneaux olympiques. Chaque pas vers la paix, à travers des actions de communion ou de pardon leur donnait droit à des anneaux d’or. L’objectif à atteindre était d’obtenir les 51?000 anneaux olympiques et anneaux d’or et de recouvrir symboliquement la surface de la terre d’un filet de paix. L’initiative a été soutenue par les plus grands organismes sportifs et scolaires autrichiens et par des champions comme Ralf Schumacher, Hermann Mayer, Michael Walchhofer, qui ont trouvé l’idée du dé originale et efficace. Le projet Sports 4 Peace fait tache d’huile et sera repris par d’autres pays. Culture – Sport – Paix?: des professeurs d’université intéressés en Europe et au Brésil Les projets présentés par Sportmeet ont suscité l’intérêt des huit professeurs d’université (Vienne, Innsbruck, Teramo et université catholique de Milan, Buenos Aires) de plusieurs disciplines différentes dans le domaine du sport, qui ont participé au congrès pour approfondir les liens possibles entre le sport et la paix.