Mouvement des Focolari

Vivre l’Évangile : changer le regard

Vivre pour l’unité signifie y contribuer à la première personne, au quotidien, à commencer par les relations dans la famille, au travail, dans la certitude qu’elle transforme les situations, crée la communion, la fraternité et la solidarité. Une autre logique Ce matin-là, en rentrant de la messe du dimanche, j’ai trouvé le chaos dans la cuisine, signe que notre fils et ses amis avaient fait la fête toute la nuit. Il aurait été juste et éducatif de laisser les choses telles qu’elles étaient afin qu’elles puissent être « vues »: on en aurait alors parlé. Mais la lecture de l’Évangile que je venais d’entendre ne m’a pas laissée tranquille : il s’agissait du pardon. Pardonner soixante-dix fois sept fois. Lorsque j’ai commencé à mettre les choses en ordre, j’ai senti une « justice » différente s’installer en moi, selon une autre logique. C’était comme si ce désordre extérieur devait d’abord trouver de l’espace en moi. La colère et la déception envers notre fils ont perdu de leur force. Quand le garçon s’est réveillé, il m’a demandé ce qui me rendait si heureux. N’entendant pas de réponse, après un certain silence, il s’est ouvert : il était entré dans le cercle de la  drogue et demandait de l’aide. Plus tard, nous en avons parlé ensemble avec son père. Comme une graine, la Parole  a commencé à germer. Par la suite, la situation de notre fils, et par conséquent celle de toute la famille, a changé. (M. J. – Norvège) La leçon de ma fille En tant que responsable d’un département important de l’entreprise où je travaille, mon engagement a tout de suite été d’aider les employés à faire de leur mieux avec compétence et précision. Mais après quelques années, quelqu’un a demandé à être licencié, d’autres se sont plaints. Qu’est-ce qui n’allait pas ? Je ne comprenais pas… Un jour, mon plus jeune enfant m’a donné une grande leçon. Je l’aidais à faire ses devoirs et en parcourant tout son cahier, je lui montrais toutes les corrections de son institutrice. Et en pleurant elle m’a dit : « Papa, mais tu ne vois que les erreurs ? Tu ne vois pas les pages avec le maximum des points ? ». La même erreur que je faisais au travail : ne voir que les défauts des autres. Cela a pour moi été un moment lumineux. Il s’agissait maintenant de mettre une autre paire de lunettes, celle que l’amour donne. Cela n’a pas été facile. En secret, j’ai commencé à compter le nombre de fois que je réussissais à vivre ainsi, et chaque jour le nombre augmentait. Un jour, un des collaborateurs m’a demandé pourquoi j’étais si content. Ce fut le bon moment pour lui parler de la leçon que ma fille m’avait donnée. (J. G. – Portugal) Un mari alcoolique Avec un mari qui se consacrait à l’alcool, il n’y avait plus de fêtes, d’anniversaires, d’amitiés. Et cela aurait été supportable s’il n’y avait pas eu aussi des explosions de violence. Nous vivions de sa pension (quand nous pouvions l’empêcher de la dépenser) et des travaux de nettoyage que je faisais dans l’immeuble. A certains moments, aller ainsi de l’avant signifiait faire preuve d’héroïsme. La famille et les enfants eux-mêmes, qui avaient quitté la maison à cause de lui, me répétaient souvent : « Pourquoi ne le quittes-tu pas ? » Mais il se serait retrouvé alors dans la rue. Ce qui m’a surtout toujours freiné, c’est qu’ il était le père de mes enfants. Les jours où il avait dû subir une opération, l’absence d’alcool l’avait rendu encore plus agité. Cependant, il a finalement accepté un jour de suivre un traitement de désintoxication. Ce fut long, mais il commença à faire quelques pas. J’avais l’impression de voir un enfant apprendre à marcher. Après quelques années, sa volonté de vivre est revenue, pour profiter de sa famille et même de son premier petit-enfant. Nous nous dirigeons maintenant vers la fin de la vie. Je peux dire que sans la foi, je n’aurais pas eu la force de rester avec lui. (M. D. – Hongrie)

Stefania Tanesini

(extrait de « Il Vangelo del Giorno », Città Nuova, année VII, n.1, janvier-février 2021)

Charisme, Prophétie, Incarnation

Charisme, Prophétie, Incarnation

Journal de l’Assemblée générale /3 du 26 janvier 2021

Stefan Tobler

« Qui sait si notre tâche n’est pas tant de donner la « lumière » mais de pénétrer l’obscurité, la boue, le désespoir du manque de dignité, […] dans les mille différentes pauvretés d’aujourd’hui » ? C’est probablement cette question provocatrice qui a le plus caractérisé la seconde journée de retraite spirituelle de l’Assemblée générale des Focolari. Après la prière œcuménique initiale, qui a réitéré la nécessité d’une profonde conversion des cœurs, Stefan Tobler, théologien réformé suisse, et Paula Luengo, psychologue chilienne, ont abordé le thème central de l’incarnation : que signifie le fait que Dieu se soit fait homme, dernier avec les derniers ? Et que signifie pour les Focolari, aujourd’hui, vivre et concrétiser la spiritualité de l’unité ?

Silvina Chemen

Les orateurs présentent leurs réflexions selon deux points de vue complémentaires. À partir des écrits mystiques de Chiara Lubich, Stefan Tobler met en avant la valeur de l’incarnation. « Pour Chiara, ce n’est pas seulement un moment de l’histoire du passé mais un fait qui a changé définitivement le sens de toute la création et qui donne aux choses de la terre une valeur d’éternité, une très haute dignité ». L’incarnation se poursuivra – conclut Stefan Tobler – si nous parvenons à « avoir des yeux simples qui découvrent Dieu sous la réalité de ce monde ».

Paula Luengo

Cette nouvelle dignité que le monde acquiert lorsqu’il est considéré sous cet angle devrait provoquer un changement de perspective de notre part, explique Paula Luengo. « Nous ne trouverons pas notre identité en contemplant notre nombril, mais en embrassant – comme le dit Chiara – « tous ceux qui sont seuls ».  « Nous devons « partir de l’humanité avec ses abîmes ». L’incarnation est donc un mouvement qui recherche la proximité et l’abaissement ». Luigino Bruni, italien, professeur d’Économie politique et d’Histoire de la pensée économique, et Silvina Chemen, argentine, rabbin à Buenos Aires, arrivent à la même conclusion, en réfléchissant sur « charisme, prophétie et incarnation ». Ils posent la question : est-il encore possible de parler aujourd’hui de la dimension prophétique d’un charisme ? « Quand il y a des frères – explique Silvina Chemen -, il y a prophétie ; quand il y a fraternité, la voix [de Dieu] apparaît ; quand nous sommes vraiment ensemble, Dieu se manifeste ».

Luigino Bruni

Lors des réunions de groupe, de nombreuses questions ont été posées sur le présent et l’avenir du Mouvement, comme : que signifie être fidèle aux racines aujourd’hui ? Luigino Bruni explique que « nous devons réussir à comprendre, dans les communautés charismatiques, que la première histoire est terminée, cette merveilleuse histoire qui nous a fait rêver les yeux ouverts et fait voir le ciel, c’est un acte particulièrement difficile. Mais l’histoire continuera parce que la promesse était plus grande que la première veste que notre foi a endossée dans la première partie du parcours ».  Bureau de Communication des Focolari   texte en pdf  

Un pacte mondial

Un pacte mondial

Journal de l’Assemblée générale /2, 25 janvier 2021 Le deuxième jour de l’Assemblée Générale des Focolari a commencé par une prière œcuménique présentée par des participants de différentes Églises. Elle s’adresse à Jésus dans son abandon sur la croix, afin qu’il aide chacun à « grandir dans l’écoute des autres » ; qu’il nous enseigne à « accueillir ensemble l’Esprit Saint » et « le cri de l’humanité aujourd’hui » afin de « devenir des instruments d’unité.» Ensuite, on a procédé à des votes qui avaient été reportés depuis hier et qui étaient nécessaires pour adapter le règlement de l’Assemblée aux modalités télématiques. Avec un léger retard, la retraite spirituelle s’est donc ouverte pour tous les participants et se terminera le mercredi 27 janvier. C’est un moment fondamental de l’Assemblée, comme le stipulent les statuts du Mouvement, « afin que les électeurs (…) soient dociles à la grâce de l’Esprit Saint. » Le premier thème choisi place les participants devant ce que l’on pourrait définir comme la clé de la mystique de Chiara Lubich : un pacte solennel, que la fondatrice a conclu le 16 juillet 1949 dans les montagnes, les Dolomites, avec Igino Giordani, écrivain et homme politique, co-fondateur du Mouvement. « Dans ce pacte – souligne le Père Fabio Ciardi, Oblat de Marie Immaculée et théologien de la vie consacrée – Chiara Lubich et Igino Giordani avaient demandé à Jésus, qu’ils avaient reçu peu de temps auparavant dans l’Eucharistie, de créer lui-même l’unité entre eux, en utilisant leur volonté pleine et partagée d’accueillir l’autre, de mettre en valeur la pensée de l’autre et d’ouvrir ainsi un espace pour permettre à l’Esprit Saint de faire un chemin. »

Vicky et Vic

Il est également souligné que le pardon et la miséricorde sont à la base de ce pacte et les participants sont immédiatement invités à mettre ce principe en pratique. Ceux qui le souhaitent peuvent prendre contact avec l’un des participants avec lesquels ils souhaitent se réconcilier, avant de formuler ce pacte – tous ensemble et chacun dans sa propre langue – dans une prière mondiale qui dépasse toutes les frontières.

Somjit, un bouddhiste thaïlandais

Plusieurs témoignages et expériences ont montré comment cette mystique communautaire peut se traduire dans la vie : des Philippines, Vicky et Vic, mariés, ont raconté comment ils ont vécu et surmonté l’infection de Vic par la covid; Somjit, un bouddhiste thaïlandais, a partagé comment il essaie de vivre le don de soi selon les enseignements du Bouddha. Jordi d’Espagne, agnostique, a également raconté son implication dans la coordination, avec son épouse chrétienne, de plusieurs groupes de dialogue.

Rassim, un musulman d’Algérie

Enfin, Rassim, un musulman d’Algérie, a trouvé dans le Coran l’encouragement à se montrer tolérant envers les autres et à se déclarer prêt à un amour réciproque inconditionnel. À la fin de cette journée de retraite, les participants se sont répartis dans les 34 salles virtuelles pour des réunions de groupe dans lesquelles ils ont pu non seulement partager des pensées et des réflexions, mais aussi mettre en pratique ce qui a été présenté dans la session d’aujourd’hui : une profonde écoute mutuelle et un accueil sans réserve les uns des autres.

Bureau de communication des Focolari

 

Atmosphère solennelle et familiale

Atmosphère solennelle et familiale

Journal de l’Assemblée générale – 1 du 24 janvier 2021 C’est parti ! L’Assemblée générale du mouvement des Focolari a commencé à 12h30 (UTC +1). Longtemps attendue et préparée par une grande participation des membres et des adhérents des Focolari dans le monde entier, elle était prévue pour le début septembre 2020 mais elle a été reporté en raison de la pandémie et se déroule désormais par voie électronique. Le choix de cette date est significatif : il y a deux jours, le 22 janvier, date de naissance de Chiara Lubich, marquait la fin de l’année du centenaire de la fondatrice du Mouvement, tandis qu’aujourd’hui, le 24 janvier, nous nous souvenons du jour où Chiara, en 1944, a « découvert » la réalité de Jésus dans son abandon sur la croix, le Jésus qui allait devenir « l’époux de son âme » et qui allait la pousser à Le « chercher » dans toutes les souffrances et les douleurs de l’humanité, afin de reconstruire des relations et des ponts d’unité. L’Assemblée – selon ce qui est défini dans son règlement – est « le premier et le plus important organe directeur du Mouvement des Focolari ». Elle réunit 360 participants, dont 139 de droit, 181 élus et 40 invités par la Présidente. Bien que disséminés dans le monde entier, les participants font leur entrée dans la seule grande salle virtuelle, tous conscients de la solennité et de l’importance du moment, tous bâtisseurs de l’atmosphère active d’une famille mondiale et qui est bien tangible sur la plate-forme virtuelle. Maria Voce, présidente sortante du Mouvement à la fin de son second mandat, ouvre l’Assemblée par un appel solennel. Elle invite les participants à se mettre tous dans l’attitude de Jésus à la dernière Cène et à se laver les pieds les uns les autres, ce qui signifie être prêts « à s’écouter, à se comprendre, à dépasser les différences, pour devenir vraiment des frères, ce qui signifie vraiment égaux, vraiment avec la plus grande dignité, qui est celle que Jésus nous donne parce qu’Il nous fait enfants de Dieu et tous frères et sœurs ». Conformément au règlement, la session d’aujourd’hui a comporté plusieurs votes : tout d’abord l’élection des deux modérateurs qui coordonneront et dirigeront les travaux : Uschi Schmitt, médecin allemande, et Andrea Ponta, ingénieur italien. La commission électorale a ensuite été approuvée, composée de Danilo Virdis, Flavia Cerino, Waldery Hilgeman, Laura Bozzi et Sœur Tiziana Merletti, tous résidents en Italie et, pour des raisons juridiques, présents au siège officiel de l’Assemblée, le Centre international des Focolari à Rocca di Papa (Italie). Lors de votes ultérieurs, l’Assemblée a ensuite approuvé le programme de ces journées et un amendement aux Statuts généraux du Mouvement qui réduit le nombre minimum de conseillers à élire de 30 à 20. Dès demain, les participants commenceront la retraite spirituelle de trois jours.

Bureau de Communication des Focolari

 

Le centenaire se termine mais ne s’arrête pas

22 janvier 2020 – 22 janvier 2021. L’année du Centenaire de la naissance de Chiara Lubich s’achève aujourd’hui. 365 jours en pleine pandémie, qui ont été différents de ce qui était prévu mais qui ont ouvert de nouvelles pistes et perspectives. « Célébrer pour rencontrer », telle était le slogan choisi pour le Centenaire de la naissance de Chiara Lubich (1920-2020), fondatrice des Focolari. Lorsqu’il s’est ouvert le 22 janvier 2020, de nombreuses initiatives étaient prévues sur les cinq continents ; on n’imaginait que la pandémie serait un tournant pour le Centenaire, en marquant un avant et un après, mais sans empêcher, voire dans certains cas en les renforçant, les possibilités de « rencontrer » Chiara. Commençons par le début. Le 7 décembre 2019, le Centenaire s’ouvre avec l’inauguration de l’exposition « Chiara Lubich Ville Monde » aux Galeries de Trente (Italie), sa ville natale. Une exposition sous le haut patronage du Président de la République italienne, promue par la Fondazione Museo storico del Trentino en collaboration avec le Centre Chiara Lubich. Ce jour-là, la Province autonome de Trente a voulu remettre à Maria Voce, Présidente des Focolari, le « Sceau de Saint Venceslas ». Le lendemain, une section détachée de l’exposition était inaugurée à Tonadico, dans la municipalité de Primiero San Martino di Castrozza (Italie), consacrée notamment aux années 1949-1959. Dans les semaines qui ont suivi, l’exposition s’est multipliée dans différents pays du monde, répétant celle de Trente, mais enrichie de particularités locales. À Nairobi (Kenya), l’exposition a mis en lumière le développement des Focolari en Afrique ; à Jérusalem, une section était consacrée à la relation entre Chiara et cette ville et à son rêve qui devient maintenant réalité : un centre de spiritualité, d’étude, de dialogue et de formation pour l’unité. Chiara Lubich est née le 22 janvier, et en ce 22 janvier 2020, Rome célèbre le Centenaire par une soirée qui lui est dédiée, vingt ans exactement après que la capitale italienne lui a également conféré la citoyenneté d’honneur. « Chiara, à partir de ce 22 janvier 2000, – a déclaré l’ancien maire, Francesco Rutelli, – a pris l’engagement de se consacrer davantage et mieux à Rome, en incarnant partout l’amour réciproque. Quoi de plus beau que faire nôtres aujourd’hui ces paroles ». Quelques jours plus tard, le Président de la République, Sergio Mattarella, s’est exprimé au Centre Mariapolis « Chiara Lubich » à Cadine (TN) lors d’une manifestation du Centenaire à laquelle ont participé la Présidente du Mouvement, Maria Voce, le Coprésident Jesús Morán, les autorités locales et plus de 900 personnes. La transmission en streaming comptait plus de 20.000 vues. Dans son discours, Sergio Mattarella a identifié la fraternité, appliquée à l’action civile et politique, comme le trait distinctif de la spiritualité de Chiara Lubich. Trente a également été le cadre du Congrès international « Un Charisme au service de l’Église et de l’humanité » auquel ont participé 7 Cardinaux et 137 Évêques, amis du mouvement des Focolari de 50 pays, qui s’est ensuite poursuivi à la cité-pilote internationale des Focolari de Loppiano (Incisa Figline Valdarno – Italie). Dans son message, le Pape François s’était vivement réjoui de ce congrès, exprimant « la gratitude de Dieu pour le don du charisme de l’unité à travers le témoignage et l’enseignement (…) de Chiara Lubich ». Au même moment, au Centre Mariapolis de Castel Gandolfo (Italie), plus de 400 religieux, religieuses, consacré(e)s et laïcs catholiques – avec une représentation orthodoxe – de 100 familles religieuses et 33 pays ont été les protagonistes d’un autre événement lié au Centenaire : « Charismes en communion: la prophétie de Chiara Lubich », un atelier de dialogue entre les différents charismes pour favoriser la communion entre les familles religieuses à travers la spiritualité de l’unité. La pandémie a commencé alors à se propager dans le monde entier. Et aussi pour le Centenaire, des changements sont intervenus : certains événements ont été annulés, d’autres ont été déplacés sur le web. L’exposition de Trente a été enrichie d’un itinéraire virtuel ; celui prévu au Brésil, a été transformé en un itinéraire dédié à Chiara Lubich grâce à une équipe intergénérationnelle et qui peut être utilisé à travers les réseaux sociaux de @focolaresbrasil (Facebook, Instagram et Youtube). Des initiatives via le web permettent à de nombreuses personnes de visiter les expositions consacrées à Chiara Lubich, plus qu’elles n’auraient pu le faire en présentiel. D’autres événements, en revanche, ont eut lieu : comme l’émission de deux timbres-poste dédiés à Chiara Lubich en République tchèque ou le Concours pour les écoles italiennes sur le thème : « Une ville ne suffit pas » promu par le Centre Chiara Lubich/Humanité Nouvelle et par la Fondation du Musée historique du Trentin, en collaboration avec le Ministère de l’Éducation, de l’Université et Recherche, qui a vu la participation des écoles italiennes. La cérémonie de remise des prix aura lieu le 16 février 2021, via le web. Le confinement a obligé le Centre International des Focolari à Rocca di Papa (Italie) de fermer pour certaines périodes en 2020. Depuis quelques mois, les visites sont possibles dans le respect des normes sanitaires en vigueur. L’une des visites les plus importantes fut celle de Sa Sainteté le Patriarche de Constantinople Bartholomée Ier qui vint prier sur la tombe de Chiara Lubich. Des événements ont également présenté et promu, en présenciel ou via le web, différentes nouvelles publications liées au Centenaire: une nouvelle édition – la vingt-neuvième – du livre « Méditations » de Chiara Lubich ; deux textes de la série « Œuvres de Chiara Lubich » publiés par Città Nuova : « Conversazioni. In collegamento telefonico » sous la direction de Michel Vandeleene et « Discorsi in ambito civile ed ecclesiale » sous la direction de Vera Araújo ; la nouvelle biographie de Chiara Lubich, la voie de l’unité, entre histoire et prophétie, écrite par Maurizio Gentilini. L’édition anglaise de ce dernier texte a également été présentée au consulat italien de Mumbai, en Inde, lors d’un événement diffusé via le web consacré au centenaire de Chiara Lubich. La Consule italienne à Mumbai, Stefania Constanza, Vinu Aram, Directeur de l’Ashram Shanti à Coimbatore, et Maurizio Gentilini étaient présents. Une approche « mixte » a été choisie – en partie en présentiel à Trente et en partie on line – pour la rencontre d’étude « Chiara Lubich en dialogue avec le monde. Une approche linguistique, philologique et littéraire de ses écrits », organisée par le Centre Chiara Lubich et le Groupe d’étude et de recherche en linguistique, philologie et littérature de l’école Abbà (Centre d’études interdisciplinaires du mouvement des Focolari) avec des experts de différents pays. Certaines des interventions sont disponibles dans la section « Documents et Conférences » du site du Centre Chiara Lubich. Presque à la fin du centenaire, le 3 janvier 2021, Rai Uno, la première chaîne de la télévision italienne, a diffusé le téléfilm « Chiara Lubich. L’Amour vainc tout » réalisé par Giacomo Campiotti.  Chiara Lubich était interprétée par Cristiana Capotondi. Il était réalisé par Rai Fiction et Eliseo Multimedia. Il a été vu par 5.641.000 téléspectateurs. Beaucoup d’autres ont ensuite pu le voir dans les différents continents grâce à RaiPlay et Rai Italia. Et aujourd’hui, 22 janvier 2021, le Centenaire s’achève. Mais – peut-on se demander – est-il vraiment terminé ? La Présidente du mouvement des Focolari, Maria Voce, s’est récemment exprimée à ce sujet, expliquant que « la rencontre vivante avec Chiara ne peut pas se limiter à 100 ans, ni même à une année de centenaire ». Elle n’est pas finie, elle continuera tant qu’il y aura un membre de la famille de Chiara sur terre qui continuera à faire des rencontres pour témoigner que Chiara est vivante, que le charisme de Chiara a encore quelque chose à dire au monde ».

Anna Lisa Innocenti

L’Assemblée générale des Focolari commence !

L’Assemblée générale du Mouvement des Focolari se déroulera en ligne du 24 janvier au 7 février. On procédera au renouvellement des responsabilités suivantes : de la Présidente, du Coprésident et d’organes directeurs, et les lignes directrices d’orientation et d’action pour les six prochaines années seront définies. Précédée d’un processus de formation et d’information auquel ont participé les communautés des Focolari du monde entier, la troisième assemblée générale des Focolari après le décès de sa fondatrice Chiara Lubich débutera dimanche prochain, le 24 janvier 2021. L’Assemblée, qui devait avoir lieu début septembre 2020, a été reportée en raison de la pandémie. Le Dicastère pour les laïcs, la Famille et la Vie a permis de la reporter et de tenir l’ensemble de l’assemblée par voie électronique. Voyage participatif 362 personnes du monde entier y participeront, représentant les différentes cultures, générations, vocations, appartenances ecclésiales et confessions religieuses présentes dans le Mouvement des Focolari. Afin d’encourager la participation la plus large possible, l’actuelle Présidente Maria Voce a mis en place en février 2019 une commission préparatoire dont les tâches étaient de rassembler des propositions de sujets à débattre lors de l’assemblée, d’identifier les noms des candidats aux élections et de préparer le programme. Élections de la Présidente, du Coprésident et des conseillers L’élection de la Présidente aura lieu le 31 janvier,[1] en utilisant un système de vote en ligne. Le 1er février, le coprésident sera élu, et le 4 février, ce sera au tour des conseillers qui assisteront la Présidente dans les différentes fonctions de gouvernement du Mouvement. Elle répartira ensuite elle-même les tâches. Une autre tâche de l’Assemblée générale est la délibération sur des sujets proposés par le Centre du Mouvement, présentés à l’initiative de la  Présidente, du Conseil général, ou d’une section, d’une branche ou d’un mouvement. Tout participant à l’Assemblée peut faire la proposition que d’autres sujets soient examinés. Qu’est-ce qui sera discuté ? Les plus de 3.000 propositions arrivées du monde entier concernant les thèmes à traiter dans l’Assemblée et les lignes que le Mouvement devrait suivre dans les six prochaines années, représentent bien la vivacité du peuple des Focolari, mais aussi la conscience du « changement d’époque » en cours, comme l’a dit le pape François en 2018, en rencontrant la communauté des Focolari à Loppiano. Les nombreuses instances ont été classées en quatre volets thématiques : l’actualisation du charisme transmis par la fondatrice ; la culture qui découle du charisme de l’unité ; la réponse à la crise environnementale et à la pandémie ; le travail à réaliser ensemble avec les nouvelles générations. Comme le Coprésident actuel des Focolari, Jesús Morán, l’a récemment déclaré dans une interview, un espace de dialogue et de débat sera également réservé au thème des abus, aussi bien dans le rapport sur le sexennat de la Présidente qui ouvrira l’assemblée, que dans une intervention ad hoc du Coprésident. Malgré la diversité des voix, il apparaît un besoin général d’identifier des voies nouvelles et actualisées de fraternité, capables de répondre aux défis et aux questions de l’humanité actuelle, tant au niveau mondial que local. Des nouvelles et des mises à jour sur les travaux de l’Assemblée seront disponibles quotidiennement sur la page Web des Focolari et dans les communiqués de presse ultérieurs. Stefania Tanesini – +39 3385658244   [1] Comme indiqué dans les Statuts, la Présidente du Mouvement sera toujours une femme. Il s’agit ainsi de souligner son profil marial et sa connotation essentiellement laïque et donc « de préserver le dessein que Dieu avait pour elle en confiant son commencement et son développement à une femme ». Comme on peut le lire dans les Statuts, « sa présidence sera avant tout une présidence de charité, car elle devra être la première à aimer, c’est-à-dire à servir ses frères et sœurs, en se souvenant des paroles de Jésus : « … celui qui voudra être le premier parmi vous sera le serviteur de tous ». (Mc 10:44).