15 Juil 2008 | Non classifié(e)
Le 7 juillet 2008, Giancarlo Faletti a été élu co-président par l’Assemblée générale, avec une responsabilité particulière, entre autre, pour les branches des prêtres diocésains et des religieux des différentes congrégations. Giancarlo est né à Cerro Tanaro (Asti), le 14 septembre 1940, dans une famille d’agriculteurs, chrétienne mais non pratiquante. Mère, femme au foyer et père ouvrier dans les chemins de fers nationaux. Le travail de ce dernier amène la famille à déménager à Turin. Il a 10 ans lorsqu’il ressent déjà le désir de donner sa vie à Dieu, mais les conditionnements de sa famille et de son milieu par rapport à la religion sont très forts. A 16 ans, commence pour lui une période de crise et de recherche. Un jour, il achète un peu par hasard un numéro de la revue Città Nuova à la porte de sa paroisse. Il a alors 19 ans. Il raconte : “C’est comme si, en ce dimanche d’hiver, j’avais été introduit dans une atmosphère remplie de chaleur. En lisant ces articles, j’ai perçu qu’il y avait quelque chose qui liait les personns comme dans une famille. J’ai voulu tout de suite en savoir plus.” Il prend contact avec le focolare. L’année suivante, une rencontre internationale à Grottaferrata (Rome) va être décisive pour lui. Sa voie lui apparaît clairement : une donation à Dieu dans le focolare. Une fois terminées ses études d’économie, il commence à travailler dans une banque. Il a 25 ans lorsqu’il entre au focolare de Turin. Entre 1972 et 1983, il est à Gênes, co-responsable du mouvement des Focolari en Ligurie, où il se consacre beucoup aux jeunes. Parmi eux vont mûrir des fruits de sainteté : cette année a été entamée la cause de béatification de deux d’entre eux, Alberto Michelotti et Carlo Grisolia. Il travaille ensuite pendant 14 ans au Centre du Mouvement à Rocca di Papa ; il est aussi co-responsable de la région des Castelli Romani et d’une partie du Latium. En 1997, il obtient une licence en théologie et il est ordonné prêtre. La même année, il revient à Rome, où il devient co-responsable du Mouvement des Focolari pour la région du Latieum, des Abbruzzes et de la Sardaigne. En 2000, Chiara Lubich, qui a toujours eu un amour de prédilection pour la ville de Rome, siège de la papauté et de la chrétienté, lance une grande initiative de nouvelle évangélisation, qu’on désigne sous le nom d’opération Roma-Amor. Giancarlo Faletti est proche de la fondatrice qui suit pas à pas les avancées du projet. L’objectif est de contribuer à animer de façon capillaire, par l’idéal évangélique de l’unité, la vie de la ville aussi bien au niveau civil que religieux. Parmi les initiatives les plus variées, l’ouverture d’un dialogue avec la communauté musulmane de Rome qui débouche sur l’invitation à parler de l’expérience chrétienne et du dialogue interreligieux du Mouvement à la mosquée de Rome.
30 Juin 2008 | Non classifié(e), Parole di vie
As-tu jamais éprouvé une soif d’infini ? As-tu jamais eu le désir impérieux d’embrasser l’immensité ?
N’as-tu jamais été insatisfait au plus profond de toi-même de ce que tu fais, de ce que tu es ?
Si tel est le cas, tu seras heureux de trouver une formule qui te donnera la plénitude dont tu rêves, quelque chose qui ne te laissera plus le goût amer de journées à moitié vides.
Il existe une parole dans l’Évangile qui donne à réfléchir et qui, à peine comprise, fait tressaillir de joie. Elle récapitule tout ce que nous avons à faire dans la vie. Elle résume toute loi inscrite par Dieu en chaque être humain.
Écoute-la :
« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes. »On appelle cette phrase la « règle d’or ».
C’est le Christ qui l’a prononcée, mais elle était déjà connue universellement. L’Ancien Testament la possédait. Elle était connue de Sénèque et, en Orient, de Confucius. Et de bien d’autres encore. Cela nous dit combien elle tient au cœur de Dieu, combien il désire que tous les hommes en fassent leur règle de vie.
Cette phrase est agréable à lire et sonne comme un slogan, une devise.
Encore une fois, écoute-la :
« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes. »Aimons de cette façon chaque prochain que nous rencontrerons au cours de la journée.
Imaginons que nous sommes dans sa situation et traitons-le comme nous aimerions être traités si nous étions à sa place.
Dieu, qui demeure en nous, nous suggérera l’expression d’amour qui convient pour chaque circonstance.
A-t-il faim, ce prochain que nous rencontrons ? Nous nous dirons : c’est moi qui ai faim, et nous lui donnerons à manger.
Subit-il une injustice ? C’est moi qui la subis !
Est-il dans l’obscurité et le doute ? Je suis dans le noir avec lui. Nous lui offrons des paroles de réconfort et partagerons sa peine. Nous ne serons pas en paix tant qu’il ne verra pas clair, tant qu’il ne sera pas soulagé. C’est ainsi que nous voudrions être traités.
Est-il handicapé ? Je veux l’aimer jusqu’à éprouver son infirmité dans mon cœur et presque jusque dans mon corps. L’amour me suggérera le moyen approprié pour qu’il se découvre égal aux autres, avec même une grâce de plus car nous, chrétiens, nous savons toute la valeur de la souffrance.
Et ainsi de suite, sans faire de distinction entre personnes sympathiques et antipathiques, entre jeunes et personnes âgées, entre amis et ennemis, entre ceux qui sont de mon pays et les étrangers, entre ceux qui sont beaux et ceux qui sont laids… L’Évangile parle d’aimer tous les hommes sans distinction.
J’ai l’impression d’entendre murmurer…
Je comprends… sans doute mes paroles semblent-elles un peu naïves. Pourtant quel retournement elles demandent ! Comme elles sont éloignées de notre façon habituelle de penser et d’agir !
Courage alors ! Essayons.
Une journée vécue ainsi vaut une vie entière. Le soir nous ne nous reconnaîtrons plus nous-mêmes. Une joie nous inondera, comme jamais nous n’en avons éprouvée. Une force nous envahira. Dieu sera avec nous, parce qu’il demeure avec ceux qui aiment.
Nos journées se succéderont, bien remplies.
Parfois peut-être nous ralentirons le rythme, nous serons tentés de nous décourager, de nous arrêter, de reprendre la vie d’avant…
Pourtant non ! Gardons courage ! Dieu nous donne sa grâce.
Recommençons sans cesse. En persévérant, nous verrons le monde changer autour de nous petit à petit.
Nous nous apercevrons que l’Évangile est porteur de la vie la plus fascinante, qu’il éclaire le monde, qu’il donne saveur à notre existence, qu’il contient le principe de la solution de tous les problèmes.
Et nous ne trouverons la paix que lorsque nous communiquerons notre expérience extraordinaire à d’autres, aux amis qui peuvent nous comprendre, à nos parents, à tous ceux auxquels nous nous sentirons poussés à la donner.
Et l’espérance renaîtra.
« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes ».
Chiara LUBICH
(suite…)
22 Juin 2008 | Non classifié(e)
19 Juin 2008 | Non classifié(e)
Les paroles de Jésus ! Elles ont été certainement sa plus grande œuvre d’art. Le Verbe qui s’exprime en paroles humaines : quel contenu, quelle intensité, quel accent, quelle voix ! Nous l’entendrons à nouveau au Paradis. Là, il nous parlera.
La Parole de Dieu n’est pas comme les autres paroles. Elle a le pouvoir d’opérer ce qu’elle dit. Elle engendre Jésus dans notre âme et dans l’âme d’autrui.
La Parole doit se transformer en actes et guider notre vie. De cette manière, elle se révèle attrayante.
Il suffit de quelques lettres et de quelques règles de grammaire pour savoir lire et écrire, mais si on ne les connaît pas, on reste analphabète toute sa vie. Ainsi, celui qui n’assimile pas, l’une après l’autre, les paroles de l’Evangile, ne sait pas écrire le Christ avec sa vie. Il suffit de peu de phrases pour former en nous Jésus.
Nous n’avons pas d’autre livre que l’Evangile, nous n’avons pas d’autre science, pas d’autre art. Là est la Vie ! Celui qui la trouve ne meurt pas.
3 Juin 2008 | Non classifié(e)
31 Mai 2008 | Non classifié(e), Parole di vie
Celui qui aime ne voudrait jamais être séparé de la personne aimée. Ce désir est aussi celui de Dieu, qui est Amour. Il nous a créés pour que nous puissions le rencontrer et nous n’aurons la plénitude de la joie que lorsque nous parviendrons à être intimement unis à lui qui seul peut répondre à l’attente de notre cœur. Il s’est fait chair pour demeurer parmi nous et nous introduire dans la communion avec lui.
Dans sa première épître, Jean parle de « demeurer » réciproquement l’un dans l’autre, Dieu en nous et nous en lui, faisant écho à la recommandation exprimée par Jésus au cours de la dernière Cène : « Demeurez en moi comme je demeure en vous ». Il avait souligné, par l’image de la vigne et des sarments, combien est fort et vital le lien qui nous unit à lui.
Mais comment parvenir à l’union à Dieu ? Simplement en observant ses commandements, répond Jean.
« Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui. »
Y a-t-il beaucoup de commandements à observer pour parvenir à cette unité ?
Non, puisque Jésus les a résumés en un seul : « Voici son commandement – dit le verset qui précède immédiatement celui qui a été choisi comme Parole de Vie de ce mois – adhérer avec foi à son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres… »
Croire en Jésus et nous aimer comme lui-même nous aimés : voici l’unique précepte.
Si notre existence trouve son accomplissement lorsque Dieu demeure parmi nous, il n’y a qu’une seule manière de nous épanouir pleinement : aimer ! Jean en est tellement convaincu qu’il ne cesse de le répéter dans son épître : « Qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » ; « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous. »
La tradition raconte, à ce propos, que lorsqu’on l’interrogeait sur les enseignements du Seigneur, Jean, désormais avancé en âge, rappelait souvent les paroles du commandement nouveau. Quand on lui demandait pourquoi il ne parlait pas d’autre chose, il répondait : « Parce que c’est le commandement du Seigneur ! Si on le met en pratique, tout est là ».
Et il en est ainsi pour toute Parole de Vie : elle conduit invariablement à aimer. Il ne peut en être autrement, parce que Dieu est Amour. Chacune de ses Paroles contient l’amour, l’exprime ; et si elle est vécue, elle transforme tout en amour.
« Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui. »
La Parole de ce mois-ci nous invite à croire en Jésus, à adhérer de tout notre être à sa Personne et à son enseignement. Croire qu’il est la manifestation de l’amour de Dieu parmi nous – comme nous l’enseigne encore Jean dans son épître – et que c’est par amour qu’il a donné sa vie pour nous . Croire même lorsqu’il nous semble lointain, lorsque nous ne percevons pas sa présence, lorsque surviennent les difficultés ou qu’arrive la souffrance…
Forts de cette foi, nous saurons vivre à son exemple, et pour obéir à son commandement, nous aimer comme il nous a aimés.
Aimer même quand l’autre nous paraît impossible à aimer, même quand nous avons l’impression que notre amour n’est pas celui qu’il faudrait, ou nous paraît donné en pure perte, sans réciprocité. En agissant ainsi, nous raviverons les relations entre nous, les rendant toujours plus sincères et profondes, et notre unité attirera la présence de Dieu entre nous.
« Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui. »
« Nous nous aimions profondément, mon mari et moi, et nos relations étaient si faciles les premières années de notre mariage, raconte une amie japonaise. Ces derniers temps, cependant, je le sentais fatigué et stressé. Au Japon le travail est un fardeau lourd comme une montagne. Un soir, en rentrant du travail, il s’est mis à table pour le dîner. J’ai voulu m’asseoir à côté de lui, mais il m’a crié de m’en aller : “Tu n’as pas le droit de manger, parce que tu ne travailles pas !” J’ai pleuré toute la nuit, je songeais à quitter la maison, à me séparer de lui. Le lendemain une pensée lancinante : “Je me suis trompée en l’épousant, je n’arrive plus à vivre avec lui”. Dans l’après-midi j’en ai parlé aux amies avec lesquelles je partage ma vie chrétienne. Elles m’ont écoutée avec amour et cette communion m’a donné la force nécessaire pour me remettre sur pied. J’ai réussi à préparer une nouvelle fois le dîner pour mon mari. Au fur et à mesure que l’heure de son retour approchait, ma crainte augmentait : comment va-t-il réagir aujourd’hui ? Mais une voix au fond de moi me disait : “Accueille cette souffrance, tiens bon, continue à aimer”. Et lorsqu’il est apparu sur le seuil de la porte, j’ai vu qu’il m’avait apporté un gâteau. “Pardonne-moi – a-t-il dit – pour ce qui s’est passé hier”. »
Chiara LUBICH
30 Avr 2008 | Non classifié(e), Parole di vie
« Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. »
Aujourd’hui comme au temps de Paul, Jésus Ressuscité, le Seigneur, continue à agir dans l’histoire et en particulier dans la communauté chrétienne, à travers son Esprit. Il nous permet à nous aussi de comprendre l’Évangile dans toute sa nouveauté et il l’écrit dans nos cœurs afin qu’il devienne la loi de notre vie. Nous ne sommes pas guidés par des lois imposées de l’extérieur. Ni non plus les esclaves de règlements que nous ne comprenons ni n’approuvons. Le chrétien est animé par un principe de vie intérieure – que l’Esprit a déposé en lui par le baptême – par sa voix qui redit les paroles de Jésus, les lui faisant comprendre dans toute leur beauté, expressions de vie et de joie : il les rend actuelles, il lui enseigne comment les vivre et en même temps il insuffle en lui la force pour les mettre en pratique. C’est le même Seigneur qui, grâce à l’Esprit saint, vient vivre et agir en nous, en nous faisant être Évangile vivant. Être guidés par le Seigneur, par son Esprit, par sa Parole : voilà la véritable liberté ! Elle coïncide avec la réalisation la plus profonde de notre moi.
« Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. »
Cependant l’Esprit Saint ne peut agir, nous le savons bien, que s’il nous trouve dans une attitude d’entière disponibilité pour l’écouter, prêts à changer notre mentalité s’il le faut, pour adhérer ensuite totalement à sa voix. Il est si tentant de se laisser conditionner par les pressions de notre entourage social qui peuvent nous entraîner dans de mauvais choix ! Comment vivre la Parole de vie de ce mois ? Apprenons à dire un « non » ferme à la tentation de nous accommoder de comportements qui ne sont pas conformes à l’Évangile. Et répondons un « oui » convaincu à Dieu chaque fois qu’il nous appelle à vivre dans la vérité et dans l’amour. Ainsi nous découvrirons la relation entre la croix et l’Esprit, comme un lien de cause à effet. Chaque émondage, chaque dépouillement, chaque « non » à notre égoïsme est source d’une lumière nouvelle, de paix, de joie, d’amour, de liberté intérieure, de réalisation de soi ; c’est la porte ouverte à l’Esprit. En ce temps de Pentecôte, Il pourra nous partager ses dons de façon plus abondante ; il pourra nous guider ; nous serons reconnus comme de vrais fils de Dieu. Nous serons toujours plus libres du mal, toujours plus libres d’aimer.
« Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. »
Cette liberté, un fonctionnaire des Nations Unies l’a trouvée au cours de son dernier poste dans un pays balkanique. Ses missions représentent un travail gratifiant, mais très prenant. Il ressent notamment la difficulté causée par ses absences prolongées loin de sa famille. Même une fois rentré chez lui, il lui faut faire un gros effort pour se couper de ses soucis de travail et se consacrer, l’esprit libre, à sa femme et ses enfants. Et voilà qu’on lui demande de déménager dans une autre ville, toujours dans la même région. Or, il est impensable d’y emmener sa famille car, malgré les accords de paix récemment signés, les hostilités continuent. Que choisir ? La carrière ou la famille ? Il en parle longuement à sa femme avec laquelle il partage depuis longtemps une profonde vie chrétienne. Après avoir demandé la lumière de l’Esprit Saint pour comprendre la volonté de Dieu, ils prennent la décision de quitter un travail très convoité. Décision vraiment singulière dans ce milieu professionnel. Il raconte lui-même : « La force de ce choix a été le fruit de notre amour réciproque. Ma femme n’a jamais reculé devant les sacrifices que ma vie lui imposait. De mon côté, j’avais cherché le bien de ma famille, au-delà des avantages économiques de la carrière et j’avais trouvé la liberté intérieure. » Chiara LUBICH
10 Avr 2008 | Non classifié(e)
Voici la dernière pensée que Chiara a préparée pour le Mouvement, de son lit à l’hôpital Gemelli, peu de temps avant son « départ » et qui vient d’être communiquée ces jours-ci. « Cette fois-ci, j’aimerais souligner la valeur de la relation, la valeur des relations entre nous. En vivant la Parole, aux touts débuts, à Trente, notre relation avec Dieu aussi bien que notre relation avec les frères s’est complètement transformée. C’est ainsi qu’est née ce que nous appelions alors une « communauté chrétienne ». N’oublions pas ces origines. Construisons notre Œuvre sur ces fondations-là ». Nous reportons ici quelques lignes, tirées du premier commentaire à la Parole de Vie que Chiara a écrit il y a plus de 50 ans et qui garde encore aujourd’hui toute son actualité. Elles peuvent s’appliquer à la pensée citée plus haut pour en pénétrer plus profondément le sens et pour la traduire en vie. « Les paroles de l’Evangile peuvent sembler simples, mais quelle transformation elles demandent ! Comme elles sont éloignées de notre façon habituelle de penser et d’agir ! Cependant courage ! Essayons. Une journée ainsi vécue vaut toute une vie. Et le soir, nous ne nous reconnaîtrons plus. Une joie encore jamais éprouvée nous envahira. Une force nous habitera. Dieu sera avec nous, parce qu’il est avec ceux qui l’aiment. Les journées se succèderont dans la plénitude. Il nous arrivera peut-être parfois de ralentir, et nous serons tentés de nous décourager, de nous arrêter. Nous souhaiterons revenir à la vie d’avant… Mais non ! Courage ! Dieu nous donne la grâce. Recommençons, remettons-nous toujours en route. Si nous persévérons, nous verrons lentement le monde changer autour de nous. Nous comprendrons que l’Evangile présente la vie la plus fascinante, allume la lumière dans le monde, donne sa saveur à notre existence, contient le principe qui peut résoudre tous les problèmes. Et nous n’aurons pas de trêve, tant que nous n’aurons pas communiqué aux autres notre extraordinaire expérience : aux amis qui peuvent nous comprendre, aux parents, à tous ceux à qui nous nous sentons poussés à la donner. Et l’espérance renaîtra ».
9 Avr 2008 | Focolare Worldwide
Le formulaire pour la demande d’enseignement que j’ai devant moi me confirme que ma vie d’étudiant est désormais révolue. Arrivé sur la case où indiquer la province choisie, le doute me tenaille. Est-il mieux de rester dans ma ville du Sud ou d’aller ailleurs ? Il m’est demandé là de faire un choix de vie. Beaucoup de mes collègues choisissent le Nord pour avoir de plus grandes possibilités de travail et pour s’éloigner de cette réalité souvent portée sur le devant de la scène dans l’actualité : illégalité, déviances, criminalité. Et pourtant, beaucoup de choses me lient à ma ville ! Et pas seulement la famille, les affections, les amis, les intérêts, mais également l’espérance de pouvoir faire quelque chose pour elle, de remonter le courant, et cela malgré mes limites. Il me revient à l’esprit l’exhortation de Chiara Lubich aux jeunes : « Donner sa vie pour son peuple… » L’idée de rester, au risque de me heurter à des chances de travail moindres ou à des « écoles difficiles » fait son chemin en moi, avec une part d’inconscience. J’en parle chez moi, à ma fiancée, aux collègues. Il est tard et demain marque la date limite pour l’expédition du formulaire. Mon choix est fait : je reste. A la périphérie de la ville et dans les zones défavorisées il y a plus de possibilités de travail, les postes n’étant pas convoités. Et je pense au fond de moi : « Qu’est-ce que je peux faire, moi, dans ce quartier, lieu de luttes d’influence de la Camorra – ndlr la mafia – , où on se tire dessus et où l’on se tue ? Je peux aimer ! Que Dieu me vienne en aide ! » Et ainsi, j’indique quelques écoles un peu « en marge », à côté d’écoles d’ « élite ». Dieu me fera comprendre où il me veut. Quelque temps plus tard, je reçois ma nomination pour l’année qui vient. Incroyable, j’entre dans le monde de l’école par la porte principale, avec le meilleur contrat ! Le jour où je me présente à l’école, les cours sont suspendus à cause d’actes de vandalisme commis la veille. Je comprends tout de suite que Dieu m’a pris au mot : le moment de l’épreuve est arrivé. Le contexte est particulier, le malaise social se fait sentir. Les journées se succèdent entre moments difficiles, où tout semble aller de travers, et d’autres moments où les yeux des jeunes s’éclairent, cherchent à me rencontrer car ils veulent s’en sortir et se préparer un avenir meilleur. Je m’accroche à cet espoir, et ma souffrance trouve son sens. Je ne sais pas si je tiendrai le coup, car c’est parfois très dur d’affronter la situation, d’obtenir le respect et de parler de maths dans ce contexte . mais je sais qu’instant après instant, je peux chercher à faire entrer Dieu dans les salles de classe ; le rendre présent dans les réprimandes, dans les notes, les entretiens, dans les disputes, les explications, dans les silences, les annotations sur les carnets de classe. Si Dieu m’a voulu là, il sait certainement pourquoi… (D.P. – Italie)
2 Avr 2008 | Senza categoria
1 Avr 2008 | Non classifié(e)
Un sport crédible et beau, loin des menaces générées par la violence, le racisme, le doping, la commercialisation à outrance… Tels sont les horizons ouverts par le Congrès Sportmeett 2008 qui a eu lieu à Castelgandolfo (Rome) du 28 au 30 mars dernier.
« Sport In – Croyable – Mets en route la fraternité. » La fraternité dans et par le sport : tel est le défi que se sont lancés les 420 sportifs de 38 nationalités qui ont pris part à l’événement. Trois jours émaillés de témoignages significatifs, d’interventions d’experts internationaux, de tables rondes, de workshop, se moments sportifs et d’animations.
Parmi les nombreux témoignages de sportifs de toutes catégories et tous niveaux, celui de Josefa Idem, plusieurs fois championne olympique de canoé ; celui de Ippolito Sanfratello, médaille d’or de patinage de vitesse à Turin en 2006 ; de Marco Pinotti, maillot rose du Tour 2007 ; celui de Karl Unterkicher alpiniste familier des sommets de 8000 mètres ; Nicolo Corradini, plusieurs fois champion du monde d’orienteering ; de la championne hongroise de marathon, Petra Teveli, troisième au dernier Marathon de Milan, etc.
A côté de ces sportifs, les promoteurs de projets sportifs à caractère social, dans des pays en voie de développement ou en proie à des tensions internes : en Colombie, au Brésil, en Argentine, en RDC (République Démocratique du Congo), au Burundi, au Liban, au Pakistan, aux Philippines, etc. Et les animateurs de projets d’éducation à la paix, anti mafia et anti camorra, en Sicile et en Campanie.
Des enseignants et des étudiants de 17 universités du monde entier, en lien avec Sportmeet, ont témoigné de leur engagement à élaborer et diffuser une culture sportive nouvelle, orientée vers la fraternité
31 Mar 2008 | Non classifié(e), Parole di vie
« En ce jour-là sera répandu sur nous l’Esprit qui vient d’en-haut. Alors le désert deviendra un verger, tandis que le verger sera pareil à une grande forêt. » Ainsi commence le texte d’où est tirée la Parole de vie de ce mois. Le prophète Isaïe, dans la seconde moitié du VIIIe siècle av. J.-C., annonce un avenir d’espérance pour l’humanité, presque une nouvelle création, un nouveau « jardin », qu’habitent le droit et la justice, capables d’apporter paix et sécurité.
Cette nouvelle ère de paix (shalom) sera l’œuvre de l’Esprit Saint dont la force est capable de renouveler la création. Mais elle sera aussi le fruit du double respect d’un pacte : entre Dieu et son peuple ainsi qu’entre les membres du peuple lui-même. Car la communion avec Dieu comme celle dans la communauté des hommes sont indissociables.
« Le fruit de la justice sera la paix : la justice produira le calme et la sécurité pour toujours. »
Les paroles d’Isaïe invitent à s’engager sérieusement à suivre les règles du vivre-ensemble civique qui s’opposent à l’individualisme et à l’arbitraire aveugle. Elles favorisent la coexistence harmonieuse en coopérant au service du bien commun.
Vivre selon la justice et en pratiquant le droit, est-ce possible ? Oui, à la condition de reconnaître en tous des frères et des sœurs et de considérer l’humanité comme une famille, dans l’esprit de la fraternité universelle.
Considérer l’humanité dans cette optique n’est possible que si l’on reconnaît qu’il existe un Père pour tous, un Père qui a inscrit l’aspiration à la fraternité universelle dans le cœur de chacun. La première volonté d’un Père n’est-elle pas que ses enfants se comportent comme des frères et des sœurs et qu’ils s’aiment ?
C’est pour cette raison que le « Fils » du Père par excellence, le Frère universel, est venu parmi nous et nous a laissé l’amour réciproque comme règle de la vie en société. Respecter les règles du « vivre ensemble » et accomplir chacun son devoir sont une expression d’amour.
L’amour est la règle première de toute action, celle qui anime la véritable justice et porte la paix. Certes, les nations ont besoin de lois toujours plus appropriées aux nécessités de la vie sociale et internationale, mais elles ont surtout besoin d’hommes et de femmes qui se prédisposent à la charité au plus profond d’eux-mêmes. Cette disposition à la charité est justice et seulement ainsi les lois acquièrent toute leur valeur.
« Le fruit de la justice sera la paix : la justice produira le calme et la sécurité pour toujours. »
Alors, comment vivre la Parole de vie ce mois-ci ?
En nous engageant davantage à respecter l’éthique, l’honnêteté et la légalité dans nos tâches quotidiennes. En regardant les autres comme les membres de notre grande famille qui attendent de nous attention, respect, solidarité.
Si dans tes relations avec le prochain tu mets à la première place la charité mutuelle et continuelle, cette charité qui exprime ton amour envers Dieu, alors ta justice sera vraiment celle que Dieu attend de toi.
« Le fruit de la justice sera la paix : la justice produira le calme et la sécurité pour toujours. »
Un agent de police de l’Italie du sud, prêt à partager la vie des personnes les plus défavorisées de la ville, est allé habiter avec sa famille dans un quartier nouvellement formé : routes non asphaltées, pas d’éclairage public ni eau courante, pas de tout-à-l’égout, ni de services sociaux, aucun transport en commun.
Il raconte : « Nous avons cherché à connaître chaque famille et chaque habitant du quartier et à établir un dialogue pour apaiser le conflit entre les citoyens et les pouvoirs publics. Peu à peu les trois mille habitants du quartier, regroupés dans un comité, se sont mis à dialoguer de façon positive avec les institutions de la ville. Ainsi avons-nous obtenu de l’administration régionale une grosse subvention pour l’assainissement du quartier. Celui-ci est maintenant un secteur-pilote. Un autre résultat a été la création d’activités de formation pour les représentants de tous les comités de quartier de la ville. »
Chiara LUBICH
19 Mar 2008 | Non classifié(e)
18 Mar 2008 | Non classifié(e)
Le service « silencieux et incisif » rendu par Chiara Lubich à l’Église en « totale syntonie » avec le magistère des papes a été souligné par Benoît XVI dans la lettre lue par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État, durant les obsèques de la fondatrice du mouvement des Focolari, célébrées l’après-midi du mardi 18 mars à Rome, dans la basilique Saint-Paul hors les murs. A Monsieur le Cardinal TARCISIO BERTONE Secrétaire d’État Je participe spirituellement à la liturgie solennelle avec laquelle la communauté chrétienne accompagne Chiara Lubich dans son départ de cette terre pour entrer dans le sein du Père céleste. Je renouvelle avec affection mes sentiments de mes sincères condoléances aux responsables et à l’Œuvre de Marie tout entière Mouvement des Focolari, ainsi qu’à tous ceux qui ont collaboré avec ce témoin généreux du Christ, qui s’est dépensé sans réserve pour la diffusion du message évangélique dans tous les domaines de la société contemporaine, toujours attentive aux « signes des temps ». Nombreuses sont les raisons pour rendre grâces au Seigneur du don fait à l’Église en cette femme d’une grande foi, doux messager d’espérance et de paix, fondatrice d’une grande famille spirituelle qui embrasse des domaines multiples d’Evangélisation. Je voudrais surtout remercier Dieu pour le service que Chiara a rendu à l’Église : un service silencieux et incisif, toujours en syntonie avec le magistère de l’Église : « Les Papes disait-elle nous ont toujours compris ». Ceci parce que Chiara et l’Œuvre de Marie ont toujours cherché à répondre avec une fidélité docile à chacun de leurs appels et désirs. Le lien ininterrompu avec mes vénérés Prédécesseurs, du serviteur de Dieu Pie XII du Bienheureux Jean XXIII, des Serviteurs de Dieu Paul VI, Jean Paul Ier et Jean Paul II en est le témoignage concret. Un guide sûr qui l’a orientée, était pour elle la pensée du Pape. Au contraire, en regardant les initiatives qu’elle a suscitées, on pourrait même affirmer qu’elle avait presque la capacité prophétique de les comprendre et de les réaliser en avance. Son héritage passe maintenant à sa famille spirituelle : que la Vierge Marie, modèle constant de référence pour Chiara, aide tous les membres des Focolari, hommes et femmes sur ce même chemin en contribuant à faire en sorte que, comme l’écrivit le cher Jean Paul II au lendemain du Grand Jubilé de l’An 2000, que l’Église soit toujours plus maison et école de communion. Que le Dieu de l’espérance accueille l’âme de notre sœur, réconforte et soutienne l’engagement de tous ceux qui en recueillent le testament spirituel. J’assure pour cela, conclut Benoît XVI, un souvenir particulier dans la prière, alors que j’envoie à toutes les personnes présentes au rite sacré, ma Bénédiction Apostolique. Du Vatican, de 18 Mars 2008 BENOÎT XVI
17 Mar 2008 | Non classifié(e)
Éminences, Excellences, Autorités, chers membres du mouvement des Focolari, chers frères et soeurs, La première lecture a offert à notre méditation un passage bien connu du Livre de Job. Le juste durement éprouvé proclame, crie presque : « Je sais, moi, que mon libérateur est vivant… Moi-même je verrai Dieu, et quand mes yeux le regarderont, il ne se détournera pas. » Pour nous qui sommes venus donner notre dernier adieu à Chiara Lubich, les paroles du saint Job sont l’écho de l’ardent désir de rencontrer le Christ qui a marqué toute son existence et, plus intensément encore, ses derniers mois et ses derniers jours au cours desquels son mal s’est aggravé, lui ôtant toute énergie physique, dans une ascension progressive du Calvaire, qui s’est terminée dans la paix du retour dans le sein du Père. Chiara a parcouru l’étape finale de son pèlerinage sur la terre accompagnée des siens qui l’ont entourée d’une grande affection et d’une prière ininterrompue. Au coeur de la nuit, un dernier « oui », faible mais résolu, à l’époux de son âme, Jésus « abandonné-ressuscité ». Désormais, tout est vraiment accompli : le rêve du début est devenu vérité, le désir ardent et passionné est assouvi. Chiara rencontre Celui qu’elle a aimé sans le voir et, pleine de joie, elle peut s’exclamer : « Je sais, moi, que mon libérateur est vivant. » La nouvelle de sa mort a suscité un vaste écho de condoléances dans tous les milieux, parmi des milliers d’hommes et de femmes des cinq continents, croyants ou non, puissants et pauvres de la terre. Benoît XVI, qui a aussitôt fait parvenir le réconfort de sa bénédiction, renouvelle maintenant, par mon intermédiaire, l’assurance de sa participation à la grande douleur de sa famille spirituelle. Des représentants de différentes Églises et de différentes religions se sont unis à ce choeur d’estime et d’admiration et de profonde participation. Les médias eux aussi ont mis en lumière le travail qu’elle a accompli pour diffuser l’amour évangélique parmi des personnes de cultures, de croyances et de formations différentes. En effet, nous pouvons le dire, la vie de Chiara Lubich est un hymne à l’amour de Dieu, à Dieu qui est Amour. « Celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui. » Que de fois Chiara a médité ces paroles et les a citées dans ses écrits ! Dans la Parole de vie, par exemple, où des centaines de milliers de personnes ont puisé leur formation spirituelle ! Il n’existe pas d’autre voie pour connaître Dieu et pour donner sens et valeur à l’existence humaine. Seul l’Amour, l’Amour divin nous rend capables d’« engendrer » l’amour, d’aller jusqu’à aimer nos ennemis. C’est là que réside la nouveauté chrétienne, là qu’est l’Évangile tout entier. Mais comment vivre l’Amour ? Après le dernier repas, dans l’adieu émouvant à ses apôtres Jésus prie – comme nous venons de l’entendre – pour « que tous soient un ». À toutes les époques c’est donc la prière du Christ qui soutient le cheminement de ses amis. C’est son Esprit qui suscite dans l’Église des témoins de l’Évangile vivant. C’est encore Lui, le Dieu vivant, qui nous guide dans les heures de tristesse et de doute, de difficultés et de souffrance. Celui qui met en lui sa confiance ne craint rien, ni de traverser péniblement une mer en tempête, ni de rencontrer des obstacles et des adversités de tout genre. Celui qui bâtit sa maison sur le Christ la bâtit sur le roc de l’Amour qui supporte tout, qui dépasse tout, qui triomphe de tout. Le XX° siècle est parsemé d’astres qui ont rayonné cet amour divin. Ce siècle ne restera pas seulement dans l’histoire pour ses merveilleuses conquêtes dans le domaine de la technique et de la science, ou pour le progrès économique qui n’a pourtant pas éliminé – et a parfois même accentué – la répartition injuste des ressources et des richesses entre les hommes. L’histoire ne se souviendra pas seulement des efforts fournis par ce siècle pour édifier la paix, efforts qui n’ont pourtant pas empêché de commettre d’affreux crimes contre l’humanité et des guerres qui continuent à ensanglanter de vastes régions de notre planète. Le siècle dernier, un siècle plein de contradictions, est celui où Dieu a suscité une foule innombrable d’hommes et de femmes héroïques. Tout en soulageant les plaies des malades et des souffrants et partageant le sort des petits, des pauvres, des derniers, ils ont distribué le pain de la charité qui guérit les coeurs, ouvre les esprits à la vérité, qui redonne confiance et élan à des vies brisées par la violence, l’injustice, le péché. Certains de ces pionniers de la charité, l’Église les indique déjà comme des saints et bienheureux : le père Guanella, frère Orione, frère Calabria, mère Teresa de Calcutta, et tant d’autres. Ce siècle a encore été celui où sont nés les nouveaux Mouvements d’Église, et Chiara Lubich trouve sa place dans cette constellation avec un charisme qui lui est propre et qui marque sa physionomie et son action apostolique. La fondatrice du mouvement des Focolari, dans son style empreint de silence et d’humilité, n’a pas fondé des institutions humanitaires ou de promotion sociale, mais s’est consacrée à allumer le feu de l’amour de Dieu dans les coeurs. Elle a éveillé dans les personnes le désir d’être elles-mêmes amour, de vivre le charisme de l’unité et de la communion avec Dieu et avec le prochain, de diffuser « l’amour-unité » en devenant elles-mêmes, chez elles, dans leur lieu de travail, un « focolare », c’est-à-dire un feu ardent où brûle un amour contagieux qui incendie tout ce qu’il trouve sur son passage. Or, cette mission, chacun peut la mener à bien parce que l’Évangile est à la portée de tous : évêques et prêtres, enfants, jeunes et adultes, consacrés et laïcs, époux, familles et communautés, tous appelés à vivre l’Idéal de l’unité : « Que tous soient un ! ». Dans la dernière interview de Chiara publiée pendant son agonie, elle affirme que « la sève vitale du Corps mystique du Christ, c’est l’amour réciproque qui réalise des merveilles. » Le mouvement des Focolari s’engage ainsi à vivre à la lettre l’Évangile, que Chiara définit comme « la révolution sociale la plus puissante et la plus efficace qui soit ». De là naissent les mouvements « Familles Nouvelles » et « Humanité Nouvelle », la maison d’Éditions Nouvelle Cité, la cité-pilote de Loppiano et les autres cités-pilotes de témoignage sur les cinq continents, et les branches laïques comme, par exemple, les « volontaires de Dieu ». Le climat de renouveau suscité par le pontificat de Jean XXIII et par le Concile Vatican II a été le terrain fertile où ont pu s’épanouir la courageuse ouverture oecuménique de Chiara et sa recherche de dialogue avec les religions. Au cours des années de contestation des jeunes, le mouvement « Gen » fut un catalyseur pour des milliers de jeunes fascinés par l’Idéal de l’amour évangélique. Il a pu ensuite élargir son rayon d’action aux « Jeunes pour un monde uni ». Un Évangile sans demi-mesure a été proposé également aux enfants, aux adolescents pour qui est né le mouvement « Juniors pour l’unité ». Au Brésil, pour soulager les nécessités de ceux qui vivent dans les banlieues des grandes métropoles, elle lança le projet « pour une économie de communion dans la liberté », qui préparait une nouvelle théorie et et une nouvelle pratique économique fondée sur la fraternité, pour un développement durable bénéficiant à tous. Que le Seigneur accorde à de nombreux experts et acteurs économiques de prendre en compte l’économie de communion, d’y voir une ressource sérieuse pour mettre en oeuvre un nouvel ordre mondial auquel beaucoup puissent adhérer ! Sans compter les nombreuses rencontres avec des représentants de différentes religions, avec des personnalités du monde politique et de la culture. Mariapolis, ville de Marie : tel est le nom qu’elle a voulu donner aux rencontres et aux propositions d’une société renouvelée par l’amour évangélique. Ville de Marie, pourquoi ? Parce que, pour Chiara, Marie est « une clé très précieuse qui permet de pénétrer l’Évangile ». C’est probablement pour cette même raison qu’elle a su mettre en évidence, de façon efficace et constructive « le profil marial de l’Église ». Elle décida de confier son OEuvre à Marie, en l’appelant précisément : OEuvre de Marie. « L’OEuvre, affirme Chiara, restera vraiment sur la terre comme une présence de Marie, toute imprégnée d’Évangile et seulement de l’Évangile. Et parce qu’elle sera Évangile, elle ne mourra pas. » Et comment ne pas supposer que ce fut vraiment la Vierge à accompagner Chiara au seuil de l’éternité ? Chers frères et soeurs, poursuivons notre célébration eucharistique, en portant sur l’autel notre gratitude au Seigneur pour le témoignage que nous a laissé cette soeur en Christ, pour ses intuitions prophétiques qui ont précédé et préparé les grands changements historiques et les événements extraordinaires qu’a vécus l’Église au XX° siècle. Notre « merci » s’unit à celui de Chiara qui disait, en considérant les nombreux dons et les nombreuses grâces reçues, qu’au moment de se présenter devant Dieu, s’il lui demandait son nom elle répondrait simplement : « Mon nom est MERCI. Merci, Seigneur, pour tout et à jamais ». Il nous revient, il revient spécialement à ses filles et fils spirituels, la tâche de poursuivre la mission qu’elle a commencée. Du ciel, où nous aimons penser qu’elle a été accueillie par Jésus, son époux, elle continuera à cheminer avec nous et à nous aider. Aujourd’hui, nous lui disons affectueusement au revoir, nous voulons la réentendre prononcer ces paroles qu’elle aimait répéter : « Lorsque l’OEuvre de Marie, à la fin des temps, attendra de comparaître devant Jésus abandonné-ressuscité, je voudrais qu’elle puisse lui dire, en les faisant siennes, les paroles du théologien belge, Jacques Leclercq, qui me touchent chaque fois que je les relis : « Un jour, ton jour, ô mon Dieu, je viendrai vers toi. Je viendrai vers toi avec mon rêve le plus fou : t’apporter le monde dans mes bras » ».
17 Mar 2008 | Non classifié(e)
Le message du Pape Benoît XVI « J’ai appris avec une profonde émotion la nouvelle de la mort de Chiara, au terme d’une vie longue et féconde marquée par son grand amour pour Jésus Abandonné ». Ce sont les premiers mots du télégramme arrivé ce matin, signé du Pape Benoît XVI. « En ce moment de douloureux détachement », le Saint Père assure « avec affection » sa proximité spirituelle aux membres de la famille et à toute l’œuvre de Marie ou Mouvement des Focolari dont elle est à l’origine, ainsi qu’à tous ceux qui ont apprécié son engagement constant pour la communion au sein de l’Église, pour le dialogue œcuménique et la fraternité entre tous les peuples ». Le Pape rend grâce au Seigneur « pour le témoignage de son existence consacrée à l’écoute des besoins de l’homme d’aujourd’hui, en totale fidélité à l’Église et au Pape ». Benoît XVI exprime le souhait que « tous ceux qui l’ont connue et rencontrée, admirant les merveilles accomplies par Dieu à travers son ardeur missionnaire, poursuivent son œuvre en gardant intacte la vigueur du charisme ». Le Pape a conclu en invoquant « l’intercession maternelle de Marie » et donnant « à tous » sa bénédiction apostolique. L’Adieu à Chiara Lubich aura lieu le mardi 18 mars à 15 heures dans la Basilique romaine de Saint Paul hors-les-murs. La cérémonie sera présidée par le secrétaire d’État, le Cardinal Tarcisio Bertone, et sera retransmise en direct par satellite et sur internet. Toute la matinée un flot continu de visites a eu lieu auprès d’elle dans sa maison. La chambre mortuaire sera ouverte cet après-midi, à partir de 16 heures jusqu’à demain soir au Centre international du Mouvement des Focolari à Rocca di Papa (Via Frascati, 306). Elle sera inhumée dans la Chapelle du Centre International du Mouvement à Rocca di Papa. A Trente, le maire M. Albert Pacher a déclaré le deuil dans la ville.
15 Mar 2008 | Non classifié(e)
Dans une atmosphère empreinte de sérénité, d’émotion et de prière, un flot ininterrompu de personnes de tous âges vient rendre hommage à Chiara Lubich. Dans la chapelle ardente aménagée dans la salle de rencontre du Centre International des Focolari à Rocca di Papa, Chiara repose, entourée de gerbes de fleurs. Derrière elle, une icône de Marie avec Jésus Enfant, don du Pape Jean-Paul II.
Parmi les personnalités : un témoin des derniers 30 à 40 jours de sa vie à la polyclinique Gemelli, le professeur Salvatore Valente, titulaire de la chaire de pneumologie qui a suivi Chiara médicalement : « Durant toute cette période, Chiara a supporté, accepté toutes les souffrances avec une sérénité, une attitude de collaboration constructive, vraiment émouvante. Très souvent, la souffrance n’est rien d’autre qu’un poids douloureux. Elle, au contraire, a conservé un regard serein qui m’a énormément frappé, jusqu’au moment du « passage ».
Le cardinal Stanislao Rylko, président du Conseil Pontifical pour les laïcs a voulu se rendre à Rocca di Papa : « Avec Chiara, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois : la dernière à l’occasion de la fête de Noël. Chaque rencontre avec elle a été un événement qui a laissé en moi une empreinte très profonde. C’était une personne qui avait une influence contagieuse sur chacun de ses interlocuteurs en raison de son enthousiasme pour les choses de Dieu ». Le cardinal a laissé un message à ses fils spirituels : « Faites grandir cette flamme du charisme avec courage : dans l’Eglise, c’est une histoire qui ne se termine pas, mais qui commence. » Le Sous-secrétaire du Conseil Pontifical pour les Laïcs, Guzmàn Carriquiry est venu lui aussi.
Andrea Riccardi, Communauté de SantEgidio exprime, en tant que fondateur, cette impression personnelle : « Chiara m’a enseigné la dignité d’un charisme, sa valeur ; c’est la chose la plus précieuse que nous avons » et il ajoute : « Chiara appartient à tous : à l’Eglise, aux personnes des autres religions aussi, Chiara appartient au monde, parce elle a appartenu à Jésus. Maintenant qu’elle est silencieuse, nous devons apprendre à mieux l’écouter et nous ne pourrons le faire que si nous sommes unis entre nous ».
Salvatore Martinez, coordinateur national du Renouveau charismatique a affirmé : «L’héritage de Chiara est un héritage d’amour, une maternité spirituelle dont nous tous laïcs, nous lui sommes reconnaissants ». Il a souligné le témoignage de cette femme « qui ne s’est pas rendue face aux défis de la sécularisation et des oppositions culturelles, idéologiques et religieuses. »
Devant Chiara, se sont arrêtés aussi pour prier Frère Aloïs, prieur de la Communauté de Taizé, successeur de Frère Roger et deux de ses frères. « Nous à Taizé – a dit Frère Aloïs – nous rendons grâce à Dieu pour la vie de Chiara. Elle est pour nous une lumière, et cette lumière demeure parmi nous ». Il a rappelé « la grande estime et le grand amour que Frère Roger avait pour elle ».
Il arrive continuellement du monde entier des messages de personnalités politiques, religieuses :
Le Président de la République italienne Giorgio Napoletano définit Chiara Lubich comme « une des figures les plus représentatives du dialogue inter-religieux et inter-culturel, une voix rigoureuse et limpide dans le débat contemporain. Elle a su fonder un des mouvements les plus répandus dans le monde, en mesure d’aborder, avec un esprit ouvert, le monde laïc en se fondant sur la suprématie des idéaux humains de solidarité, de justice et de paix entre les peuples et les nations ».
Le télégramme de la CEI (Conférence Episcopale Italienne) signé par son Président le Cardinal Bagnasco et par son secrétaire général Monseigneur Betori, parle de l’expérience de Chiara, comme « d’une expérience de communion qui enrichie le vie de l’Eglise en Italie et dans le monde ». Il rappelle « avec une reconnaissance particulière, la force de son témoignage qui a proposé un chemin de foi, fondé sur le principe de l’unité, source dans l’Eglise et dans le monde d’itinéraires de vie sous le signe de la plénitude de la joie ».
Nombreux sont les témoignages de fondateurs et présidents de Mouvements et nouvelles communautés, en lien avec Chiara, depuis 1998, lorsque Jean Paul II les avait invités à vivre la communion réciproque. Nous en citons deux :
La communauté de Don Benzi par les paroles de son successeur Paolo Ramonda, exprime sa gratitude « pour son amour envers les autres mouvements, associations et nouvelles communautés, que Chiara a entraîné sans trêve vers la communion ».
Don Julian Carron, successeur de don Giussani à la tête de la Fraternité de Communion et Libération, écrit : « Je me souviens de ses longues années d’amitié avec don Giussani. Il parle de son charisme « suscité pour rendre vivant l’avènement chrétien comme lumière qui soutient l’espérance ».
Selection de messages
14 Mar 2008 | Non classifié(e)
« Que tous soient un » Pour celui qui a l’occasion de se rendre en Terre Sainte, au printemps, parmi les innombrables richesses que Jérusalem offre à sa contemplation et à sa méditation, il en est une qui le frappe, pour ce qu’elle évoque dans son extrême simplicité. Lavé par 2000 ans d’intempéries, parsemé ça et là de coquelicots rougeoyants comme le sang de la Passion, un long escalier de pierre a résisté au temps. Tranquille et solennel, il déroule son ruban inégal jusqu’à la vallée du Cédron. Il est resté nu, à ciel ouvert, bordé par les prés, comme si un sanctuaire ne pouvait remplacer la voûte du ciel qui le couronne. C’est par là – selon une tradition – que Jésus descendit au dernier soir, après le repas, lorsque « les yeux levés au ciel » rempli d’étoiles, il se mit à prier : « Père, l’heure est venue… » Poser ses pieds là où les pieds d’un Dieu ont marché, quelle impression ! Et c’est de tout son être que l’on regarde la voûte céleste que les yeux d’un Dieu ont regardée. Cette impression peut être si forte que la méditation se transforme en adoration. C’est une prière unique que Jésus prononça avant de mourir. Et plus il resplendit Dieu, ce « Fils de l’homme » que l’on adore, plus on le sent homme et plus il nous séduit. Ses paroles que seul le Père a comprises pleinement, il les prononça pourtant à haute voix, peut-être pour que parvienne jusqu’à nous l’écho d’une telle mélodie. 1943. Nous ignorons pourquoi, mais c’est ainsi : presque chaque soir, les premières focolarines réunies, assoiffées de l’amour de Dieu, lisaient à la bougie – la lumière manquait si souvent – ce passage d’Évangile. C’était la charte du chrétien. De ce texte émanaient des paroles jusque-là inconnues qui brillaient comme des soleils dans la nuit : la nuit d’un temps de guerre. Pendant trois ans, Jésus avait souvent parlé aux hommes. Il avait prononcé des paroles d’En haut, semé chez les « nuques raides », annoncé un programme de paix. Mais ce patrimoine divin qu’il offrait, il l’adaptait, comme en témoignent les paraboles, à la mentalité des siens. Mais maintenant qu’il ne parle plus à la terre et que sa voix s’adresse au Père, il semble ne plus retenir son élan. Il est splendide cet Homme, qui est Dieu, et il verse – comme une fontaine inépuisable de vie éternelle – une eau qui immerge l’âme du chrétien, perdue en lui, dans les océans infinis de la bienheureuse Trinité. Et son dernier discours reflète la même beauté : « Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde… Garde-les en ton nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous sommes un. » Être un comme Jésus est un avec le Père, qu’est-ce que cela signifie ? Nous ne comprenions pas bien, mais nous sentions qu’il devait s’agir de quelque chose de grand. C’est pourquoi un jour, unies au nom de Jésus, groupées autour d’un autel, nous lui avons demandé de nous enseigner à vivre cette vérité. Lui savait ce que cela signifiait et lui seul pouvait nous dévoiler le secret pour y parvenir. « Mais maintenant je vais à toi […] pour qu’ils aient en eux ma joie dans sa plénitude ». La brève expérience d’unité que nous avions faite ne nous avait-elle pas permis d’expérimenter une joie « nouvelle » ? N’était-ce pas celle dont Jésus parlait ? Vraiment la joie est l’habit du chrétien et, en nous, Quelqu’un nous faisait comprendre que, pour ceux qui suivent le Christ, la joie est un devoir parce que Dieu aime ceux qui donnent avec joie. « Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du Mauvais ». Une vie fascinante et nouvelle, au moins pour nous : être dans le monde qui, nous le savons, se trouve en opposition avec Dieu, et y vivre pour Dieu une aventure céleste… « Consacre-les par la vérité […] Je ne prie pas seulement pour eux, je prie aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi : que tous soient un… » Mais quel christianisme avions-nous vécu auparavant si nous étions passés les uns à côté des autres avec indifférence, sinon mépris, alors que notre destinée était de nous fondre dans l’unité demandée par le Christ ? Il nous semblait que par ces mots Jésus lançait une corde vers le ciel et nous reliait, nous les membres dispersés, en unité avec le Père – à travers Lui – et en unité entre nous. Le corps mystique se révélait à nous dans toute sa réalité, sa vérité et sa beauté. « Comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient un en nous eux aussi. » De même que Jésus est un avec le Père, ainsi il revenait à chacun de nous d’être un avec Jésus et, par conséquent, un avec les autres : c’était une façon de vivre à laquelle nous avions si peu pensé auparavant, une façon de vivre « comme » la Trinité. « Afin que le monde croie que tu m’as envoyé ». La conversion du monde qui nous entourait aurait donc été la conséquence de notre unité. C’est peut-être pour cette raison que, dès la naissance des Focolari, de nombreuses personnes retrouvaient Dieu, sans que nous nous soyons souciés de les convertir, mais seulement de maintenir l’unité entre nous et de les aimer dans le Christ. « Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée […] pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé… » Les hommes croiraient au Christ si nous étions parfaits dans l’unité. Il s’agissait donc de nous perfectionner dans cette voie, de préférer l’unité à tout le reste. 1943 avait été aussi l’année de l’encyclique Mystici Corporis. À travers le pape Pie XII, le Christ faisait à nouveau entendre son testament. Jésus, vivant dans la Tête et dans le Corps de son Église, avait-il voulu nous amener, nous aussi, à souligner l’exigence de l’unité et à en faire don à beaucoup ? Unité, unité, tous un ! À une époque où l’idée fondamentale du Christ, déformée et vidée de son contenu divin, était en train de devenir l’idée-maîtresse de la révolution athée, Dieu avait peut-être voulu nous signaler toute son importance dans l’Évangile. Nous ne savons pas. Nous savons seulement que le mouvement des Focolari a été marqué de ce sceau incomparable et que, pour nous, rien n’a plus de valeur que l’unité : parce qu’elle est au cœur du testament de Celui que nous voulons aimer par-dessus tout. parce que l’expérience que nous en avons eue jusqu’à présent est très riche et a porté tant de fruits pour le Royaume de Dieu et pour son Église. « Je leur ai fait connaître ton Nom et je le leur ferai connaître encore afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux. » Ayant ainsi parlé, Jésus s’en alla avec ses disciples, au-delà du torrent du Cédron… (Extrait de « Città Nuova » du 15 décembre 1959)
13 Mar 2008 | Non classifié(e)
Elle s’est éteinte cette nuit 14 mars, à 2 heures, dans son habitation de Rocca di Papa près de Rome, où, selon son désir, elle était revenue dans la nuit du 12 au 13 mars, après une hospitalisation à la Polyclinique Gemelli. Au cours des dernières heures, dans un climat serein de prière et d’émotion intense, des centaines de personnes – sa famille, ses proches collaborateurs, les membres du Mouvement des Focolari – se sont rendues à son chevet pour lui adresser un dernier au revoir. En dépit de son état d’extrême faiblesse, Chiara Lubich a pu, par de légers signes, manifester sa reconnaissance à plusieurs d’entre elles. Après s’être recueillis dans la chapelle attenante, des groupes se sont spontanément formés autour de sa maison. Des messages d’hommage et de soutien sont déjà parvenus du monde entier, de la part de personnalités religieuses et politiques, de représentants du monde universitaire et de la société civile, ainsi que de très nombreuses personnes du Mouvement des Focolari qu’elle a fait naître.
12 Mar 2008 | Non classifié(e)
Chiara Lubich est rentrée chez elle à Rocca di Papa hier soir sortant de l’hôpital Gemelli où elle se trouvait pour une grave insuffisance respiratoire. Selon les déclarations du Prof. Salvatore Valente, titulaire de la chaire de Pneumologie de la Polyclinique Universitaire : « Selon son désir , Chiara Lubich a été reconduite à son domicile. Elle continue à recevoir tous les soins pharmacologiques et respiratoires nécessaires. Malheureusement dans son état actuel on constate que son organisme ne réagit pas ». Tout le Mouvement des Focolari intensifie la communion et les initiatives de prière se multiplient.
28 Fév 2008 | Non classifié(e), Parole di vie
Voilà une parole de Jésus que tout chrétien peut, d’une certaine manière, reprendre à son compte. Mise en pratique, cette phrase peut le mener très loin dans le saint voyage de la vie.
Assis près du puits de Jacob, en Samarie, Jésus est en train de conclure son entretien avec la Samaritaine. Les disciples reviennent de la ville voisine où ils sont allés chercher des provisions. Ils s’étonnent que le Maître parle avec une femme, mais aucun ne lui en demande la raison. Une fois qu’elle est partie, ils insistent pour qu’il vienne prendre son repas. Jésus devine leurs pensées et leur explique ce qui le pousse à agir ainsi : « Pour moi, j’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. »
Les disciples ne comprennent pas. Pensant à la nourriture matérielle, ils se demandent si, pendant leur absence, quelqu’un en aurait apporté au Maître. Jésus leur dit alors explicitement :
« Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. »
Jésus sait bien que l’on a besoin de nourriture chaque jour pour survivre. Et il parle clairement ici de nourriture, donc de nécessité naturelle, mais c’est pour affirmer l’existence et l’exigence d’une autre nourriture, plus importante encore et dont il ne peut pas se passer.
Jésus est descendu du Ciel pour faire la volonté de Celui qui l’a envoyé et accomplir son œuvre. Il n’a pas de pensées ni de projets à lui, il a ceux de son Père. Les paroles qu’il prononce, les œuvres qu’il accomplit sont celles du Père. Il ne fait pas sa propre volonté mais celle de celui qui l’a envoyé. Voilà quelle est la vie de Jésus. Réaliser cela comble sa faim. De cette manière, il se nourrit.
La pleine adhésion à la volonté du Père caractérise toute sa vie, jusqu’à la mort sur la croix, où il portera vraiment à son terme l’œuvre que le Père lui a confiée.
« Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. »
Jésus considère que sa nourriture c’est faire la volonté du Père parce que, en la réalisant, en l’ « assimilant », en la « mangeant », en s’identifiant à elle, il en reçoit la vie.
Quelle est la volonté du Père, son œuvre que Jésus doit accomplir ?
C’est de sauver l’homme, de lui donner la Vie qui ne meurt pas.
Et c’est un germe de cette Vie que Jésus a communiqué à la Samaritaine par son entretien et son amour. Très vite, les disciples vont voir cette vie germer et se répandre parce que la Samaritaine va communiquer le trésor découvert et reçu, aux autres samaritains : « Venez donc voir un homme… Ne serait-il pas le Christ ? » (Jn 4,29)
Jésus, en parlant à la Samaritaine, révèle le plan de Dieu qui est Père : que tous les hommes reçoivent le don de sa vie. Voilà l’œuvre que Jésus désire ardemment accomplir, pour la confier ensuite à ses disciples, à l’Église.
« Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. »
Nous est-il possible, à nous aussi, de vivre cette parole si caractéristique de Jésus, de façon à refléter son être, sa mission, son ardeur ?
Certainement ! Il nous faut vivre nous aussi selon ce que nous sommes, à savoir des fils du Père, devenus tels par la Vie que le Christ nous a communiquée, et de nourrir notre vie de sa volonté.
Nous le pouvons en accomplissant instant par instant ce que Dieu attend de nous ; en le faisant de façon parfaite, comme si nous n’avions rien d’autre à faire. Dieu, ne veut rien de plus.
Alors nourrissons-nous de ce que Dieu veut de nous à chaque instant. Nous constaterons qu’agir ainsi nous rassasie et nous donne la paix, la joie, le bonheur, et même, sans exagérer, un avant-goût de béatitude.
Ainsi, nous participerons nous aussi, avec Jésus, jour après jour, à l’œuvre du Père.
Y a-t-il meilleure façon de vivre Pâques ?
Chiara Lubich
28 Fév 2008 | Non classifié(e)
Le message évangélique peut être « force de transformation et d’humanisation dans les zones de crise. » C’est ce dont ont témoigné plusieurs des évêques amis du Mouvement des Focolari, provenant du monde entier, réunis jusqu’au 29 février au Centre des Focolari de Castel Gandolfo. 90 évêques et cardinaux de 42 pays ont participé au 32e Congrès international des évêques amis du Mouvement des Focolari qui avait pour thème cette année : « La Parole est vivante : des personnes, des milieux, des structures se transforment. » Mercredi 27, après avoir participé à l’audience générale du Pape, quelques évêques représentants les différentes ragions du monde, sont intervenus à une conférence de presse au siège de la Fédération de la Presse Italienne. Lors de son intervention, le cardinal Ennio Antonelli, archevêque de Florence, a déclaré : « En écoutant les nombreux témoignages, nous avons pu constater à quel point la Parole renouvelle la vie des familles, des jeunes, des paroisses, un renouvellement profond dans la communion. » « Nous avons été renforcés dans notre conviction – a-t-il dit encore – que le témoignage de la Parole de Dieu, écoutée, vécue, mise en pratique, l’échange d’expériences suscitées par la Parole, est un chemin très important pour l’Evangélisation aujourd’hui. » « Les personnes – comme l’a écrit Jean-Paul II dans Novo Millennio Ineunte – ne veulent pas seulement entendre parler de Jésus, mais elles veulent le voir. Et les Mouvements, d’une certaine manière, font ‘voir’, ils font toucher du doigt la présence du Seingeur, la puissance de sa Parole qui est créatrice de vie nouvelle. » Pour sa part, l’archevêque de Palmas (Brésil), Mgr Alberto Taveira Corrêa, a mis l’accent sur l’importance du dialogue et sur les sectes. Il a montré comment, sur ce front, « l’engagement est double : former les chrétiens à la vie de l’Evangile et créer des liens aussi avec les personnes qui suivent ces groupes, en cherchant à établir un dialogue avec elles. » L’archevêque émérite de Bamenda (Cameroun), Mgr Paul Verdewekov, a témoigné de l’engagement de l’Eglise dans la difficile œuvre de réconciliation. A tel point que « dans quatre pays – le Togo, le Bénin, le Congo Brazzaville et la République Démocratique du Congo -, à la demande de la population et avec l’autorisation du Saint Siège, les commissions nationales pour la médiation et la réconciliation, sont présidées par des évêques catholiques, sans aucune intention de leur part de se substituer aux gouvernements ». Mgr Verdewekov a parlé de l’action de paix des mouvements et des communautés, comme la communauté Sant’Egidio au Mozambique et celle suscitée par le Mouvement des Focolari, présent sur tout le continent africain, grâce « à l’engagement à vivre l’Evangile au quotidien ». Il a cité également la vaste action d’évangélisation, développée par les chefs de tribus eux-mêmes, à Fontem et dans d’autres villages du Cameroun, mettant dans le coup la population. Il a parlé également des fruits de réconciliation et de cohabitation pacifique, visibles dans ces différentes régions. L’évêque maronite de Baalbec, au Liban, Mgr Simon Atallah, a abordé la grave crise politique et religieuse que traverse son pays. Il a raconté qu’ « alors que les jeunes avaient cru que les seules les armes pourraient ouvrir des chemins d’espérance pour le pays, à présent, des jeunes, aussi bien musulmans que chrétiens, sont en train de découvrir que la vraie force se trouve dans la religion ». Ils ont vu, disait-il encore qu’il n’y a d’espérance, ni dans les armes, ni dans la politique. » « Il est important, a affirmé Mgr Atallah, d’accompagner les personnes pour les aider à lire les événements à la lumière de la Parole, et à savoir trouver dans la religion, non pas la haine mais l’amour de l’autre. » Il a parlé ensuite de la redécouverte par les jeunes de l’Evangile et du Coran, de rencontres entre jeunes des deux religions et il a cité le mouvement « Attentes de la jeunesse » qui regroupe des chrétiens et des musulmans, avec des rencontres où il peuvent être jusqu’à plus de mille : « ensemble, ils lisent les paroles de l’Evangile et du Coran sur la solidarité, la fraternité, l’amour du prochain. » Parlant des persécutions croissantes envers les chrétiens en Inde, et en particulier dans l’Etat de Orissa, l’archevêque de Delhi, Mgr Vincent Michel Concessao, a affirmé que « nous ne pouvons pas faire porter la faute aux Indous, mais seulement à certains courants violents qui, du reste, sont présents dans toutes les religions. Et les partis politiques utilisent les religions et ces groupuscules pour atteindre leurs objectifs ». « Les conversions sont contrées, a-t-il expliqué, car on croit qu’elles ont lieu par la force ou au moyen d’incitations malhonnêtes. Nous avons discuté de ce problème dans les conférences épiscopales et nous sommes en train de chercher comment y répondre. » Il a conclu : « Dans ce contexte, le fait de participer à cette rencontre d’évêques me renforce dans ma conviction que l’amour est la réponse à tous les problèmes. C’est la force la plus puissante, car il est participation à la vie même de Dieu, qui est Amour (…). Ces atrocité commises contre les chrétiens nous donnent une nouvelle occasion de témoigner de l’amour chrétien, de l’amour pour les ennemis. » Le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague et modérateur du congrès a parlé lui aussi d’espérance : « Pour moi, ces rencontres renforcent l’espérance et surtout, elles ouvrent des horizons à la dimension du monde. On entrevoit déjà la réalisation de ce qui est écrit dans l’Apocalypse : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. Les bourgeons apparaissent déjà, ne le voyez-vous pas ? » Mgr Vlk a témoigné ensuite de cette espérance, faisant référence aux années à partir de 1952, date à laquelle, une fois ses examens de second cycle terminés, il se vit privé de toute possibilité car il ne faisait pas partie de la jeunesse communiste. Il faut, à ce moment-là, éclairé par la parole : « Soumettez-vous à la main puissante de Dieu, afin qu’il vous relève le moment venu. » Et dès ce moment, beaucoup de portes s’ouvrirent : « La Parole de Dieu se réalise toujours, a-t-il conclu. C’est ma grande espérance, c’est même une certitude qui m’a accompagné durant toute ma vie. » Agence Zénith le 28 février
31 Jan 2008 | Non classifié(e), Parole di vie
Entouré d’une grande foule, Jésus gravit la montagne et prononce son célèbre discours. Dès les premiers mots : « Heureux les pauvres de cœur, heureux les doux… », apparaît la nouveauté de son message.
Ce sont des paroles de vie, de lumière, d’espérance que Jésus enseigne à ses disciples. Elles les guideront et, grâce à elles, leur vie acquerra tout son sens et sa saveur. Transformés par ce message, ils sont invités à transmettre aux autres les enseignements reçus et traduits en vie.
« Celui qui mettra en pratique (ces commandements) et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. »
Aujourd’hui, nous sentons combien notre société a besoin de connaître les paroles de l’Évangile et de se laisser transformer par elles. Jésus doit pouvoir répéter encore : ne vous mettez pas en colère contre vos frères ; pardonnez et l’on vous pardonnera ; dites la vérité sans avoir besoin de prêter serment ; aimez vos ennemis ; reconnaissez que vous n’avez qu’un seul Père et que vous êtes tous frères et sœurs ; tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Voilà ce que signifient quelques-unes des nombreuses paroles du « discours sur la montagne ». Il suffirait qu’elles soient vécues pour que le monde change.
Jésus nous invite à annoncer ses Paroles. Cependant, pour être crédibles, il nous demande de commencer par les mettre nous-mêmes en pratique. Pour être des témoins de l’Évangile et l’annoncer par la parole, nous avons à devenir en quelque sorte des « Évangiles vivants ».
« Celui qui mettra en pratique (ces commandements) et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. »
Quelle est la meilleure façon de vivre cette Parole ? Laissons Jésus nous l’apprendre lui-même : attirons-le à nous et parmi nous par notre amour réciproque. Il nous suggérera les mots pour approcher les autres, il nous indiquera la voie à suivre, nous aidera à trouver le chemin du cœur de nos frères, pour témoigner de lui partout, même dans les milieux hostiles et les situations compliquées.
Nous verrons alors la petite partie du monde où nous vivons se transformer, se convertir à la concorde, à la compréhension, à la paix.
L’important est que, par notre amour réciproque, nous maintenions vivante la présence de Jésus parmi nous et que nous soyons attentifs à sa voix, celle de la conscience qui nous parle toujours pourvu que nous sachions faire taire les autres voix.
C’est lui qui nous enseignera comment « observer » les moindres préceptes avec joie et en faisant preuve d’imagination : notre vie d’unité en sera améliorée sous de nombreux détails. Que l’on puisse dire de nous, comme on le disait des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment et sont prêts à mourir l’un pour l’autre » 1. Que l’Évangile soit capable d’engendrer une société nouvelle, on pourra le voir à la façon dont les relations entre nous seront renouvelées par l’amour. Qu’en voyant le renouvellement des relations entre nous on puisse alors croire que l’Évangile peut engendrer une société nouvelle.
Nous ne pouvons pas garder pour nous le don reçu : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile » 2, sommes-nous appelés à répéter avec Paul. Si nous nous laissons guider par la voix intérieure, nous découvrirons des possibilités nouvelles pour communiquer, que ce soit en parlant, en écrivant, ou en dialoguant. Que l’Évangile revienne briller, grâce à nous, dans nos maisons, dans nos villes, dans nos pays. Une nouvelle vie fleurira en nous ; la joie grandira dans nos cœurs ; le Ressuscité resplendira davantage… et il nous considérera comme « grands dans son Royaume ».
La vie de Ginetta Calliari montre cela de façon merveilleuse. Arrivée au Brésil en 1959, avec le premier groupe des Focolari, elle est choquée par les immenses inégalités du pays. Elle s’emploie à vivre l’amour réciproque, à mettre en pratique les Paroles de Jésus. Elle disait : « C’est lui qui nous ouvrira la voie ».
Peu à peu grandit avec elle une communauté qui progressivement se consolide. Elle compte aujourd’hui des centaines de milliers de personnes de toutes origines et de tous âges, venant des classes aisées ou des bidonvilles, qui se mettent au service des plus pauvres dans des actions qui ont changé le visage des bidonvilles en plusieurs cités.
C’est un petit « peuple » uni qui continue à prouver que l’Évangile est vrai. C’est la dot que Ginetta a emportée lorsqu’elle est partie pour le Ciel.
Chiara LUBICH
25 Jan 2008 | Focolare Worldwide
Chiara Lubich, fondatrice et présidente du Mouvement des Focolari s’est vu conférer le doctorat honoris causa en théologie par l’université Hope de Liverpool, unique université européenne de fondation œcuménique. La motivation du doctorat reconnaît dans l’œuvre de Chiara Lubich et dans le mouvement qu’elle a fondé une importante contribution :
à la vie de l’Église,
à la paix et à l’harmonie dans la société,
à la réunification des chrétiens des différentes confessions,
à la promotion du dialogue et de la compréhension entre les religions. Le 5 janvier dernier, une délégation de la Liverpool Hope University – conduite par le recteur et vice-chancelier Gerald John Pillay – est venue remettre la distinction en mains propres à Chiara Lubich, dans sa maison de Rocca di Papa, près de Rome. La cérémonie universitaire officielle a eu lieu le 23 janvier à Liverpool et le message envoyé par la lauréate a été lu publiquement.
De nouvelles avancées se profilent déjà en vue d’une « collaboration et d’un enrichissement réciproque » entre l’université Hope et le Mouvement des Focolari, en particulier avec le futur institut universitaire des Focolari, comme l’a annoncé le recteur au cours d’une interview pour la revue Città Nuova. La Liverpool Hope University est un institut universitaire qui propose un grand choix de disciplines. Elle accueille 7 000 étudiants de Grande-Bretagne et d’autres pays. C’est une des universités les plus récentes, mais forte d’une tradition de haute formation culturelle de plus de 150 ans. Elle est née en 2005 de la fusion de deux collèges, un anglican et un catholique, auxquels s’est joint ensuite un autre collège catholique, qui ont formé en 1980 une fédération œcuménique. C’est sur cette base que s’est développée la Liverpool Hope University, avec les encouragements des évêques de Liverpool, Mgr Derek Worlock (catholique), et David Sheppard (anglican), tous deux activement engagés dans le dialogue œcuménique. Avec pour mot d’ordre « C’est mieux ensemble », ils ont vu dans cette initiative culturelle « un signe d’espérance ».
18 Jan 2008 | Focolare Worldwide
L’Institut universitaire « Sophia » – né d’une intuition de la fondatrice et présidente du Mouvement des Focolari (Œuvre de Marie), Chiara Lubich, et fondé par elle avec un groupe international d’enseignants – a été institué officiellement par le Saint-Siège dans un décret du 7 décembre 2007. Siège – L’Institut aura son siège à Loppiano – cité-pilote du Mouvement – sur la commune d’Incisa Val d’Arno (Florence, Italie). Dès la rentrée 2008-09, il proposera sur deux ans un mastère en « Fondements et perspectives d’une culture de l’unité ». La phase initiale prévoit une cinquantaine d’étudiants par an. Le doctorat correspondant sera ensuite mis en place. Proposition – La première année du mastère, des cours communs seront dispensés dans quatre domaines fondamentaux : théologie, philosophie, sciences de la vie sociale et raisonnement logique scientifique. La seconde année, l’étudiant aura le choix entre un cursus philosophique et théologique et un cursus politique et économique.
Caractéristiques – Il s’agit d’un laboratoire universitaire de formation, d’études et de recherche avec une importante dimension relationnelle à la lumière de l’évangile, occasion novatrice de croissance humaine et culturelle, qui conjugue études et expérience au sein d’une communauté de vie et de pensée, où la relation entre les personnes est à la base de la relation entre les disciplines. Les études, la recherche et les cours visent à instaurer un dialogue constant au sein du corps enseignant et entre étudiants et enseignants. Ce qui induit un enseignement à plusieurs voix de la part des enseignants et une contribution personnelle des étudiants à la recherche commune. Les cours théoriques seront accompagnés de travaux pratiques, de visites, de rencontres avec des témoins, de stages dans des domaines divers, en particulier dans des lieux d’implication professionnelle, culturelle et sociale qui sont expression d’une « culture de l’unité », comme par exemple les entreprises de « l’Économie de communion ». Des rencontres sont aussi prévues avec des représentants des institutions civiles et ecclésiales, des communautés des différentes traditions chrétiennes, des autres religions et des multiples expressions de la culture contemporaine.
Objectifs – Les cours sont destinés à donner une solide compétence culturelle à caractère humaniste et anthropologique, en valorisant les connaissances universitaires déjà acquises dans diverses disciplines et en organisant leur intégration avec de nouvelles compétences spécifiques à caractère interdisciplinaire, interculturel et relationnel. L’objectif de l’Institut est de former des leaders et des universitaires préparés à affronter la complexité du monde d’aujourd’hui, avec un bagage de capacités intellectuelles et de compétences interdisciplinaires, interculturelles et relationnelles.
Le corps enseignant – Le doyen de l’Institut est Piero Coda, actuellement professeur titulaire de théologie systématique à l’université pontificale du Latran à Rome et président de l’Association théologique italienne. Parmi les professeurs résidents qui s’occuperont de l’enseignement et de la recherche dans les disciplines fondamentales : Antonio Maria Baggio, maître de conférences en éthique sociale à l’université pontificale grégorienne à Rome ; Luigino Bruni, maître de conférences en économie politique à l’université de Milan Bicocca ; Judith Povilus, ex professeur de mathématiques à l’université De Paul à Chicago et coordinatrice du groupe international de recherche Mathzéro en logique formelle ; Sergio Rondinara, professeur de philosophie des Sciences à l’université pontificale salésienne de Rome et d’éthique environnementale à l’université grégorienne ; Gérard Rossé, professeur d’exégèse du Nouveau Testament à l’Institut Mystici Corporis de Loppiano et à l’école de la foi de Fribourg (Suisse). Décret pontifical – Le décret d’institution est signé du cardinal Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique, qui souligne – dans la lettre adressée à Chiara Lubich qui l’accompagne – la nouveauté de l’Institut « qui a ses racines dans la spiritualité de l’unité et dans la riche expérience du Mouvement » et il adresse ses vœux pour « cet important projet, bien enraciné dans la tradition universitaire et en même temps courageux et tourné vers l’avenir ». Le cardinal Bertone, secrétaire d’État, a parlé de ce nouvel Institut à l’occasion d’une rencontre avec les prêtres diocésains focolarini (centre Mariapolis de Castel Gandolfo, 15-01-08) : c’est « un don pour l’Église et pour la société de notre temps ». Il a mis en avant les « objectifs de communion », en particulier le caractère résolument interdisciplinaire, la « formation de leaders », et les perspectives d’impact dans les domaines politico-économique, scientifique et philosophique.
15 Jan 2008 | Non classifié(e)
Le cardinal a entendu les témoignages de quelques « focolares sacerdotaux » sur les effets du charisme de l’unité dans des contextes ecclésiaux et socio culturels. En Irlande où, dans un contexte de sécularisation croissante, une relation nouvelle s’établit avec l’évêque et avec les autres prêtres, à quoi s’ajoute un engagement dans les universités, dans le domaine œcuménique et interreligieux et une présence efficace dans le monde des médias. En Suisse, où le témoignage de l’unité suscite des vocations, où la vie commune entre prêtres devient un point de référence pour les autres presbytères et un antidote aux crises de la vocation, où l’assemblée est plus nombreuse à la messe dominicale. Et en Italie, à Ascoli Piceno, où la collaboration entre prêtres et laïcs animés par la spiritualité de communion insuffle une vie nouvelle dans les villes, comme par exemple en octobre dernier, quand les jeunes des Focolari ont réussi à impliquer les institutions civiles et la population dans l’organisation d’une de leurs manifestations. Les prêtres ont posé des questions au Secrétaire d’État sur le déroulement du magistère de Benoît XVI, sur les défis actuels de l’Église dans le monde, sur les lacunes des communautés ecclésiales, sur les priorités dans les choix pastoraux…
Le rôle des mouvements d’Église, « l’Église communion », la formation dans les séminaires, l’aide aux prêtres en difficulté ont aussi été abordés, ainsi que les relations personnelles quotidiennes du cardinal avec le pape. « Le peu d’importance accordé à la foi », « l’isolement et la solitude » sont les principaux défis actuels à relever par les chrétiens. Le cardinal a rappelé cette réflexion du cardinal Ratzinger, publiée dans un ouvrage récent : « La preuve extrême de la solitude incommunicable est l’enfer ». « Cela veut dire que la solitude, nous la commençons dès maintenant, l’enfer, nous le commençons dès maintenant ». Il a cité Sartre : « L’enfer, c’est les autres », et Gabriel Marcel, pour qui les autres sont le ciel. « Alors – a-t-il ajouté – le ciel, le paradis, nous le commençons ici avec la spiritualité de communion, avec le charisme de communion. Le contraire de la solitude ». En réponse au relativisme : « Il ne faut jamais se lasser de chercher la vérité et les témoins de la vérité ». Et la réponse à cette question personnelle : « Vous êtes un illustre fils de saint Jean Bosco. De quelle manière cette filiation charismatique vous aide-t-elle dans votre ministère actuel ? ». « Le charisme salésien m’a toujours aidé dans ma vie, depuis mon adolescence. Puis je suis entré dans la congrégation, j’ai assimilé cet esprit de famille, la capacité d’écoute et d’accueil, de confiance… ».
Sur les mouvements d’Église : « Ils ont toute leur place dans l’Église. Leur présence, vive, efficace, transformante, suscite aussi l’attention des non chrétiens ». Et à propos des anciens et nouveaux charismes : « Le Seigneur continue son œuvre de création, le processus de création est en cours dans l’univers, dans le cosmos… surtout par l’action de l’Esprit Saint ». Le cardinal a encouragé à « développer l’esprit et la pratique de communion entre les nouveaux charismes et les instituts qui ont une longue histoire ». Le cardinal Bertone a adressé un « chaleureux salut » à Chiara Lubich, non sans avoir reconnu le rôle essentiel des fondateurs dans la vie de l’Église.
11 Jan 2008 | Non classifié(e)
Un programme engageant : la « conquête » de la ville. Depuis quelques années, les Juniors Pour un Monde Uni ont décidé de se retrousser les manches dans leurs villes où, on le sait bien, se joue le défi de la cohabitation entre les hommes.
Leur mot d’ordre est simple : « Donnons de la couleur. » Leur champ d’action de préférence ? Les angles les plus gris de leurs villes et de leurs villages. Objectif ? Leur donner de la couleur avec la fantaisie de l’amour, sur les cinq continents, par une méthode bien résumée dans le think globally, act locally qui les fait, justement, penser globalement et agir localement, comme le requiert la société d’aujourd’hui. A Milan, par exemple, les Juniors ont pris dans leur ligne de mire un camp Rom. Au Rwanda, ils ont pris comme objectif de leur action un orphelinat, un service de pédiatrie dans un hôpital et les malades du Sida. En Californie, dans une école où règne une atmosphère de racisme, ils ont créé un club pour diffuser la culture du respect dans la diversité. En Inde, des juniors indous et chrétiens vont ensemble aider des jeunes de leur âge handicapés. Mais mettons le projecteur sur ce qui est arrivé à un groupe de Juniors africains qui avaient décidé de rendre visite à des détenues de la prison de Iringa, en Tanzanie. Ils racontent…
« La première difficulté a été de convaincre le personnel pénitentiaire de nous laisser entrer. La seconde, a été de réussir à apporter les cadeaux que nous avions mis en commun : fruits, sel, savons… et aussi la ‘’Parole de vie’’, nos expériences et nos chants. Nous avons marché trois kilomètres avant de nous présenter devant les militaires de garde à l’entrée. Ils étaient armés et, sur leur visage, pas l’ombre d’un sourire ! Nous souvenant que nous devions reconnaître aussi en eux le visage de Jésus, nous les avons salués, en commençant nous à leur sourire. « Vous ne pouvez pas tous entrer ! nous ont-ils déclaré. Et ceux que nous choisirons parmi vous ne devront pas chanter là-dedans. » En revanche, ils nous ont permis de porter nos cadeaux. Avec les détenues, nous avons lu la Parole de vie et témoigné de comment elle change notre vie. Tandis que nous parlions de l’amour de Dieu qui s’adresse à tous et auquel nous pouvons répondre aussi par le nôtre, les gardes nous écoutaient en silence. A la fin, la joie des prisonnières a éclaté en des chants et des danses : c’était leur manière de nous remercier. Le personnel de surveillance, se demandait intérieurement : ‘’Mais qui sont ces jeunes ?’’ Nous sommes retournés chez nous heureux, avec de nouvelles forces pour continuer à donner de la couleur à la ville. »
6 Jan 2008 | Non classifié(e)
Lorsque Dieu a créé le genre humain, il a façonné une famille. Lorsque l’auteur sacré voulait manifester l’ardeur et la fidélité de l’amour de Dieu envers le peuple élu, il s’est servi de symboles ou d’analogies en lien avec la famille. Lorsque Jésus s’est incarné, il s’est entouré d’une famille et quand, à Cana, il a commencé sa mission publique, il était en train de fêter une nouvelle famille. Des constatations simples, qui révèlent néanmoins à quel point la famille est précieuse et importante dans la pensée de Dieu. Dieu, non seulement lui a donné une grande dignité mais il l’a voulue « à Son image », la liant au mystère même de Sa vie, qui est Unité et Trinité d’Amour. Un grand dessein donc, sous-tend la famille et la met sur les traces de la Sainte Famille de Nazareth. Lieu d’un amour- qui va et revient – de communion, de fécondité et de tendresse, la famille est signe, symbole, modèle de tout autre forme d’association humaine. Ce n’est pas simple rhétorique que d’affirmer que la famille est le premier bien social. Dans sa gratuité fondamentale, qui donne tout son sens et toute sa valeur à ses fonctions d’engendrement et d’éducation, la famille injecte dans le tissu social ce bien irremplaçable qu’est le capital humain, se présentant ainsi comme ressource efficace pour l’humanité. En plus de cela, la famille sait ouvrir maison et cœur aux drames qui traversent la société, et elle sait apporter la chaleur du foyer là où structures et institutions, malgré toute leur bonne volonté, ne peuvent arriver. Mais si le dessein est important, tout aussi important doit être l’engagement pour le réaliser. Aujourd’hui plus que jamais, nous voyons la famille manifester au monde sa propre fragilité. Nous voyons des époux qui, face aux premières difficultés rencontrées dans la vie à deux, cessent de croire dans leur amour. Nous voyons des enfants qui, privés de la proximité de leurs parents unis, éprouvent des difficultés à prendre leur envol vers un engagement futur. Nous voyons des personnes âgées qui, écartées du noyau familial, se retrouvent sans citoyenneté ni identité. Aujourd’hui plus que jamais, la famille doit être aimée, protégée, soutenue. Il ne faut jamais cesser de revenir à son dessein originel, qui la voit unie dans un « pour toujours » qui la renforce et la réalise. Il est nécessaire de remplir de sens le vécu familial par une spiritualité de communion, constitutive de la famille, petite communauté d’amour. Il faut insuffler des courants d’opinion fondés sur des valeurs et des politiques familiales correspondantes. C’est le souhait que je mets dans les mains de la très sainte Vierge Marie, siège de la sagesse et femme au foyer, pour le bien de la famille aujourd’hui et pour la réalisation de la famille humaine tout entière. Chiara Lubich
6 Jan 2008 | Focolare Worldwide
« Les attentes et les objectifs des derniers jours ont été largement dépassées. Toute la célébration s’est déroulée dans un climat de joie et de communion profonde. Chaque intervention a fait venir en évidence la difficile réalité à laquelle la famille se trouve confrontée aujourd’hui et témoignait, en même temps, de l’espérance, de la force que possède la « famille chrétienne », pour l’Eglise et comme fondement de la société. » C’est ce qu’ont écrit de Madrid les membres du Mouvement des Focolari qui ont participé activement à la préparation de cet événement, avec le Chemin catéchuménal, Sant’Egidio, les Charismatiques, communion et Libération et plusieurs autres Mouvements, en communion avec les diocèses espagnols. L’événement a dépassé toutes les attentes, aussi pour la participation, avec un million et demi de personnes. Les interventions des 5 fondateurs et présidents de ces réalités ecclésiales, le message de Chiara Lubich, les témoignages des familles ont exalté la beauté d’une famille unie, où chaque génération apporte sa contribution spécifique et indispensable : depuis les – nombreux – enfants en bas âge jusqu’aux jeunes, aux adultes de toutes les vocations et aux grands parents qui témoignaient de la valeur de la fidélité. Moment touchant que celui de la liaison en direct avec le pape, au cours de l’Angélus, place Saint Pierre : un nouvel encouragement « afin que les familles, s’inspirant de l’amour du Christ pour les hommes, rendent témoignage devant le monde de la beauté de l’amour humain, du mariage et de la famille ».
31 Déc 2007 | Non classifié(e), Parole di vie
Instituée pour la première fois du 18 au 25 janvier 1908, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens célèbre cette année son centième anniversaire. Mais ce n’est que depuis 1968 que le Conseil œcuménique des Églises d’une part et l’Église catholique d’autre part préparent en commun cette semaine. Et depuis cette date, tous les ans, des chrétiens de différentes Églises ont pris l’habitude de travailler ensemble pour publier un recueil de propositions pour la célébration de cet événement.
La Parole choisie pour cette année par un large groupe œcuménique des États-Unis, est tirée de la première lettre de St Paul aux chrétiens de Thessalonique, en Grèce. L’apôtre Paul sentait la nécessité de consolider l’unité entre les membres de cette petite communauté naissante. Aussi, les invitait-il à « vivre en paix », à être patients envers tous, à ne pas rendre le mal pour le mal, mais à toujours rechercher le bien entre eux et à l’égard de tous, et aussi à « prier sans cesse ». Comme s’il voulait souligner que la vie d’unité dans la communauté chrétienne n’est possible qu’au moyen d’une vie de prière. Jésus lui-même n’a-t-il pas prié pour l’unité des siens en demandant au Père : « Que tous soient Un » .
« Priez sans cesse »
Pourquoi « prier sans cesse » ? Parce que la prière est essentielle à la personne en tant qu’être humain. Chacun de nous a été créé à l’image de Dieu, capable d’une relation de communion avec Lui, un peu comme un « tu » en face de Dieu . La relation d’amitié, l’entretien spontané, simple et vrai avec Lui – c’est cela la prière – est donc un élément constitutif de notre être, il nous permet de devenir des personnes authentiques, des fils et des filles de Dieu, dans la plénitude de leur dignité.
Créés comme un « tu » en face de Dieu, nous pouvons vivre cette relation de façon constante, le cœur rempli d’amour par l’Esprit Saint et avec la confiance d’un enfant envers son père : dans une intimité qui nous amène à lui parler souvent, à lui exposer ce qui nous touche, nos pensées, nos projets. C’est cette profonde intimité qui nous fait attendre avec impatience le moment réservé à la prière – pris dans la journée sur le temps consacré aux tâches professionnelles et familiales – pour nous mettre profondément en contact avec Celui dont nous nous savons aimés.
Il faut « prier sans cesse », non seulement pour nos besoins, mais aussi pour édifier le Corps du Christ et apporter notre pierre à la communion pleine et visible dans l’Église du Christ. Peut-être comprendrons-nous mieux ce mystère en pensant aux vases communicants. En ajoutant de l’eau dans l’un d’eux, le niveau du liquide s’élève dans tous les vases. Il en va de même lorsque quelqu’un prie. La prière est une élévation de l’âme vers Dieu pour l’adorer et le remercier. Comme dans les vases communicants, lorsque quelqu’un s’élève, les autres s’élèvent aussi.
« Priez sans cesse »
Comment faire pour « prier sans cesse » ? spécialement lorsque nous nous trouvons dans le tourbillon de la vie quotidienne ?
« Priez sans cesse » ne signifie pas multiplier les prières, mais orienter son âme et sa vie vers Dieu, accomplir sa volonté : étudier, travailler, souffrir, se reposer et, aussi mourir pour Lui. Au point de ne plus réussir à vivre dans la journée sans être à l’unisson avec Lui.
Toute notre action prend ainsi un caractère sacré et la journée tout entière devient prière.
Un conseil, pour nous aider : offrir à Dieu chaque action, en l’accompagnant d’un « Pour toi, Jésus » ou, dans les difficultés : se dire « Qu’importe ? T’aimer importe ». Ainsi, nous transformerons tout en un acte d’amour.
Et notre amour continu rendra notre prière continuelle.
Chiara Lubich
(suite…)
21 Déc 2007 | Non classifié(e)
Quand un émigrant arrive dans un pays lointain, Il lui faut s’adapter à son nouvel environnement, Mais il apporte souvent avec lui sa culture et ses coutumes. Ainsi, quand le Verbe de Dieu s’est fait homme, Il s’est adapté à la façon de vivre du monde Et il fut enfant, fils exemplaire, puis homme et travailleur, Mais il a apporté avec lui la façon de vivre de sa patrie céleste, Et il a voulu que les hommes et les choses Se recomposent selon la loi du ciel : l’amour. Chiara Lubich
30 Nov 2007 | Non classifié(e), Parole di vie
C’est par ces mots que se conclut une section de l’épître aux Romains où Paul présente la vie chrétienne comme une vie animée par l’amour de nos frères. Tel est, en effet, le nouveau culte spirituel que le chrétien est appelé à offrir à Dieu sous la conduite de l’Esprit Saint , l’auteur principal de cet amour dans nos cœurs. Synthétisant le contenu de cette section l’apôtre affirme que l’amour du prochain nous permet de réaliser pleinement et parfaitement la volonté de Dieu indiquée dans la Loi (c’est-à-dire dans les commandements). L’amour de nos frères est la façon la plus authentique de démontrer à Dieu notre amour envers Lui.
« L’amour est le plein accomplissement de la loi. »
En quoi consistent alors cette plénitude et cette perfection ? On peut le déduire des versets précédents où l’apôtre décrit les expressions et les effets de cet amour.
En premier lieu l’amour véritable envers le prochain ne lui fait aucun tort . Par conséquent, il nous fait vivre tous les commandements de Dieu , puisque leur premier objectif est de nous empêcher de faire du mal, à nous comme aux autres.
Cet amour nous porte non seulement à ne faire aucun tort à nos frères, mais il nous pousse aussi à accomplir envers notre prochain tout le bien dont il a besoin .
Cette Parole nous conduit à un amour solidaire, sensible aux besoins, aux attentes, aux droits légitimes de nos frères et sœurs. À un amour respectueux de la dignité humaine et chrétienne ; à un amour pur, compréhensif, capable de partage, ouvert à tous, comme nous l’a enseigné Jésus.
Cet amour n’est possible que si nous sommes disposés à sortir de notre individualisme et de notre suffisance. C’est pourquoi cette Parole nous aide à surmonter toutes les tendances égoïstes (orgueil, avarice, luxure, ambition, vanité) que nous avons tous et qui sont le principal obstacle à l’amour .
« L’amour est le plein accomplissement de la loi. »
Comment allons-nous vivre, en préparation de Noël, cette Parole de vie ? Nous garderons présentes à l’esprit toutes les exigences de l’amour du prochain auxquelles elle nous renvoie. D’abord nous nous appliquerons à ne faire aucun mal à notre prochain. Nous aurons constamment à l’esprit les commandements de Dieu qui concernent notre vocation, notre activité professionnelle, le milieu où nous vivons. Pour réaliser l’amour chrétien, la première exigence est de ne jamais aller contre les commandements de Dieu.
Puis nous veillerons à ce qui constitue l’âme, le moteur, l’objectif de tous les commandements. Nous l’avons vu : chacun d’eux a pour but de nous conduire à un amour plus vigilant, plus délicat et respectueux, plus concret envers nos frères. En même temps nous chercherons à nous détacher davantage de nous-même, à dominer notre égoïsme, comme l’exige l’amour chrétien. Nous accomplirons ainsi « pleinement » la volonté de Dieu. Nous lui prouverons notre amour de la façon qui lui est agréable .
« L’amour est le plein accomplissement de la loi. »
Voici l’expérience d’un avocat italien employé au Ministère du Travail. « Un jour, raconte-t-il, j’avais présenté au directeur d’une entreprise une réclamation des ouvriers sur le non-respect de la réglementation en matière de salaires. J’étais enfin parvenu à prouver les irrégularités. Je demande à Jésus la force d’être fidèle à ses paroles, demeurant à la fois dans la charité et dans la vérité. Face aux preuves, le propriétaire se défend en dénonçant l’injustice de certaines lois. Je lui fais remarquer que nous ne pouvons prétexter l’incohérence des textes pour justifier nos erreurs. Au cours de la discussion, je me rends compte qu’il partage avec moi les exigences de justice et d’égalité, mais qu’il s’est laissé entraîner par tout un courant de pensée. À la fin il me dit : « Vous aviez le moyen de m’humilier et de m’écraser, mais vous ne l’avez pas fait. C’est donc mon devoir de réparer. » Une urgence l’attend. Nous n’avons pas le temps de rédiger l’acte de conciliation. Il signe alors une feuille blanche qu’il me remet, me donnant ainsi la preuve de son accord pour rétablir la situation. »
Chiara LUBICH
12 Nov 2007 | Non classifié(e)
En tant qu’avocat, les occasions ne me manquent pas d’exercer mes talents professionnels au service des autres ; ceci, en cherchant à ne pas mettre de limites aux possibilités d’aimer dans les circonstances concrètes qui se présentent. Cette façon d’interpréter et de conduire ma profession, produit souvent un changement radical chez les personnes. Une dame m’a téléphoné un jour. Sa fille, après un désaccord avec son mari, avait décidé de demander la séparation. Son gendre avait trouvé un avocat qui – en moins de 24 heures -, avait préparé un recours pour obtenir la séparation d’un commun accord. Il manquait seulement la signature de l‘épouse. La maman de la jeune femme, très préoccupée, me demandait d’intervenir. Elle savait que les deux jeunes époux avaient agi sur un coup de tête dicté par la colère et elle voulait éviter que cela porte préjudice à l’avenir de leur couple. Sans le mandat d’une des deux parties en présence, je ne pouvais rien entreprendre. La femme qui m’avait contactée m’a demandé de recevoir sa fille, qu’elle allait m’envoyer sous prétexte de recevoir l’avis d’un autre avocat. J’ai reçu la jeune femme, je l’ai écoutée longuement et je me suis rendu compte, en effet, que le mariage pouvait être sauvé car les deux avaient agi dans un moment d’emportement, sans réaliser vraiment les conséquences de leur geste : leur signature au bas de la demande, en effet, signifierait probablement la fin de leur union. Au terme de l’entretien, la jeune femme m’a demandé de la représenter au jugement. J’ai téléphoné ensuite au collègue qui avait préparé le recours, en lui disant qu’avant de prononcer une séparation, j’avais l’habitude de bien approfondir les raisons de la crise et que 24 heures ne me suffiraient pas pour cela. Et je me suis fait envoyer l’ébauche de la demande. Quelques jours plus tard, lorsque j’ai rappelé la jeune femme, celle-ci m’a répondu qu’elle et son mari avaient réfléchi et qu’ils avaient décidé d’un commun accord de revenir sur leur décision. J’ai su tout récemment qu’ils allaient bien et qu’ils avaient à présent deux très beaux enfants. (F.C.)
6 Nov 2007 | Non classifié(e)
Rocca di Papa le 3 novembre 2007 Chères Familles Nouvelles Je suis heureuse de pouvoir participer avec vous à la célébration du 40 eme anniversaire de notre mouvement Familles Nouvelles. J’ai un vif souvenir de l’élan, de l’ardeur et de la passion qui m’animaient en ce lointain 19 juillet 1967, alors que je ressentais la nécessité, avec à peine une centaine de focolarini mariés, de faire naître un mouvement pour la famille et tout ce qui la concerne. Quarante ans ont passé et , en voyant les développements et les fruits de Familles Nouvelles, nous comprenons mieux la raison de cette impulsion particulière de l’Esprit Saint. Ce geste, en effet, était très délicat. Non seulement parce que la famille, première cellule de la société, a une énorme importance pour la construction d’un monde de valeurs et de paix mais aussi parce que Dieu l’a conçue sur le modèle de Sa vie même, la vie de la Sainte Trinité. Le projet de la famille est hardi et merveilleux mais il est également exigeant, particulièrement aujourd’hui. Il suffit de voir comment la culture contemporaine considère la famille stable et la fidélité conjugale. Vous, Familles Nouvelles, vous existez pour être justement dans le monde des témoins d’unité, d’amour durable, d’Evangile vécu. Ce cette manière, non seulement vous serez dans la joie mais vous continuerez à attire de nombreuses personnes à une vie dans l’amour, jusqu’à réaliser, avec le mouvement de Focolari dans son ensemble, la fraternité universelle. Je suis toujours avec vous avec toute mon affection et je confie une par une, chacune de vos familles à Marie, Siège de la Sagesse et mère de famille. Chiara
6 Nov 2007 | Non classifié(e)
Face à tant de défis sociaux et économiques, culturels et religieux que la société contemporaine doit relever dans toutes les régions du monde, votre oeuvre est vraiment providentielle. Elle constitue un signe d’espérance et un encouragement pour les familles chrétiennes à être un “espace” privilégié où est proclamé, dans la vie de chaque jour, la beauté de centrer sa vie sur Jésus Christ et d’en suivre fidèlement l’Evangile.” Telles sont les paroles adressées par Benoît XVI aux 400 représentants du Mouvement Familles Nouvelles lors d’une audience, le samedi 3 novembre 2007.
Telle est la famille “construite sur le roc”, celle qui choisit de transformer l’Evangile en actes, selon l’esprit de la rencontre organisée du 1er au 6 novembre par le Mouvement Familles Nouvelles : “Vivre l’Evangile est vraiment vraiment votre secret” a dit le Pape, à une époque où la famille vit souvent “des situations complexes et difficiles”. « On peut penser” a observé Benoît XVI, « aux doutes des fiancés face aux choix définitifs pour l’avenir, à la crise que traversent les couples, aux séparations et aux divorces, aux unions illégitimes, aux conditions des veuves, aux familles en difficulté,à l’accueil des enfants abandonnés. » Au début de son intervention, le Pape a envoyé ses salutations à Chiara Lubich, en la remerciant “Car, avec sagesse et une ferme adhésion à l’Eglise, elle continue à guider la grande famille des Focolari.” L’après-midi, les familles, réunies dans la salle des Congrès de Castelgandofo (Rome), ont célébré leur 40e anniversaire, reliées via internet avec les Familles Nouvelles du monde entier: elles ont re-écouté avec émotion les praroles prononcées par Chiara Lubich en 1967. Celle-ci prévoyait alors la naissance d’un très vaste mouvement de familles. Cette fois-ci encore, avec un nouveau message adressé aux familles, elle leur a donné l’impulsion pour ce jour et pour l’engagement à venir.
“Après quarante ans, voyant le développement et les fruits portés portés par le Mouvement Familles Nouvelles, on comprend encore mieux le pourquoi de cette impulsion particulière de l’Esprit Saint », disait-elle dans son message. « Il s’agissait en effet d’un geste très engageant. Et pas seulement parce que la famille, première cellule de la société, a une importance énormepour la construction d’un monde de valeurs et de paix, mais parce que dieu l’a projetée sur le modèle même de Sa vie, la vie de la Sainte Trinité.” Un dessein hardi et très beau, que celui de la famille, mais également exigeant, en particulier aujourd’hui. Chiara a souhaité aux Familles Nouvelles “d’être dans ce monde des témoins d’unité, d’amour durable d’Evangile vécu”. “Vous continuerez à attirer de nombreux coeurs à l’amour, jusqu’à réaliser, avec le Mouvement des Focolari dans son ensemble, la fraternité universelle.” Durant les deux heures de transmission, via internet, s’est vécue une communion profonde de témoignages de familles et d’interventions portant sur les différentes problématiques vécues par la famille au cours de ces quarante années d’histoire. C’est ce dont témoignaient les nombreuses concrétisations, à petite comme à plus vaste échelle: depuis les sessions pour les fiancés, pour les familles, jusqu’aux nombreux parrainages internationaux. Pour en savoir plus : www.famiglienuove.info
3 Nov 2007 | Focolare Worldwide
Le groupe international Gen Rosso a fait un séjour à Tanger du 19 au 23 octobre : Cinq journées intenses, avec l’accueil d’un peuple chaleureux et une immersion totale dans la riche tradition de la culture musulmane. Ce séjour a comporté des étapes les plus variées : à la faculté d’Economie et de commerce, avec un club artistique et musical d’étudiants ; sur les chemins du centre historique, avec la rencontre d’un groupe d’origine sénégalaise qui veut transmettre, par la musique, les valeurs des générations passées ; dans le grand amphithéâtre de l’université pour un grand concert avec les étudiants et, enfin, dans un décor architectural des « mille et une nuits », avec le concert au Palais du Sultan. Parmi les jeunes de l’université : Amour, pardon et accueil de l’autre pour former ensemble une grande constellation. Tel a été le message transmis lors du concert dans le grand amphi. « Un contact instantané » entre les 400 étudiants et le Gen Rosso. C’est ainsi que titrait la presse nationale, surprise d’un tel enthousiasme, avec des interviews non-stop. Un des amis musulmans disait : « Vous avez touché le cœur des jeunes musulmans, vous avez leur langage pour parler avec eux. » Et un étudiant : « Vous nous avez apporté vos cœurs et vous avez ainsi rejoint les nôtres. » Au Palais Moulay Hafid, le Palais du Sultan, grande consonance avec le public là aussi, qui a accueilli avec joie et une grande participation le message. Les émotions suscitées provoquent un dialogue spontané, le désir de se connaître réciproquement et d’approfondir l’amitié à peine née, mais qui contient en elle-même les semences de la fraternité. Le Gen Rosso. Depuis son origine jusqu’à aujourd’hui, le Gen Rosso a vu passer 200 artistes et techniciens, il a touché 44 pays en Europe, en Asie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord, en Afrique et au Proche-Orient. Il a à son actif, 2500 spectacles, 220 tournées, un répertoire en 24 langues, 60 grandes manifestations internationales, 250 workshop et plus de 5 millions de spectateurs. Sa production discographique compte 54 albums et 320 chansons publiées. Le Gen Rosso a joué dans les contextes sociaux et devant des personnes de nationalités, de religions et de cultures les plus variés. Il s’est aussi produit souvent en dehors des sentiers battus : pour des projets de solidarité, des associations humanitaires, pour des prisonniers.
31 Oct 2007 | Non classifié(e), Parole di vie
La marche de quarante années dans le désert a été, pour le peuple d’Israël, un temps d’épreuve et de grâce. Dieu a purifié le cœur de ce peuple et lui a montré son immense amour.
Maintenant qu’il va entrer dans la terre promise, Moïse se remémore l’expérience vécue. Et, en particulier, il rappelle le don le plus grand qui lui a été accordé : la Loi de Dieu résumée dans les dix Commandements, et il invite tout le peuple à la mettre en pratique.
Pendant qu’il expose les enseignements de Dieu, Moïse s’émerveille en constatant combien Dieu s’est fait proche de son peuple, a pris soin de lui, lui a enseigné des principes de vie si sages, et il s’exclame :
« Quelle grande nation a des lois et des coutumes aussi justes que toute cette Loi que je mets devant vous, aujourd’hui ? »
Dieu a inscrit sa loi dans le cœur de chaque personne et il a parlé à tous les peuples de façons diverses et à des époques différentes. Tous les hommes peuvent se réjouir de l’amour qu’Il leur a témoigné. Pourtant, parce qu’ il est difficile de saisir le projet de Dieu sur l’humanité, Dieu a choisi un petit peuple, le peuple d’Israël, et l’a chargé de dévoiler plus clairement son plan. Et en dernier lieu, il a envoyé son fils Jésus révéler en plénitude le visage de Dieu. Jésus a fait connaître que Dieu est Amour et concentré sa loi dans l’unique commandement de l’amour envers Dieu et envers le prochain.
La grandeur d’un peuple et de tout homme s’exprime dans son adhésion à la loi de Dieu en prononçant lui-même son « oui » à cette loi.
Cette adhésion n’est pas un revêtement superficiel s’ajoutant au reste, ni non plus un esclavage : elle n’est pas une simple résignation à un sort plus ou moins bon, ni l’acceptation d’une fatalité pouvant se résumer ainsi : c’était écrit, il doit en être ainsi, on n’y peut rien.
Non ! Elle est au contraire ce que l’on peut envisager de mieux pour l’homme.
Elle est sa participation au grand plan de Dieu sur l’humanité : en faire d’elle une seule famille, une unité d’amour et la conduire à vivre la même vie divine.
Alors, nous aussi, comme Moïse, nous pouvons nous écrier :
« Quelle grande nation a des lois et des coutumes aussi justes que toute cette Loi que je mets devant vous, aujourd’hui ? »
Comment pouvons-nous vivre cette Parole de Vie, ce mois-ci ?
En allant au cœur de la loi divine synthétisé par Jésus dans l’unique précepte de l’amour.
Et si nous considérons un par un les dix Commandements que Dieu nous a donnés dans l’Ancien Testament, nous pouvons constater qu’en aimant vraiment Dieu et notre prochain, nous les observons tous et à la perfection.
Comment celui qui aime Dieu pourrait-il laisser une place dans son cœur à d’autres dieux ?
Celui qui aime Dieu pourrait-il prononcer Son nom autrement qu’avec respect ou le prononcer inutilement ?
Celui qui aime Dieu par-dessus tout, ne pourrait-il se réjouir de lui consacrer au moins un jour par semaine ?
Comment celui qui aime son prochain pourrait-il ne pas aimer son père et sa mère ?
Comment celui qui aime les autres pourrait-il les voler, les tuer, profiter d’eux pour des satisfactions égoïstes ou porter de faux témoignages contre eux ?
En outre, son cœur étant déjà satisfait, comment pourrait-il ressentir le désir de prendre les biens ou le conjoint d’autrui ?
C’est vraiment ainsi ! Celui qui aime ne commet pas de péché, il observe toute la loi de Dieu.
Au cours de mes voyages, rencontrant des races et des peuples bien différents, j’en ai fait plusieurs fois l’expérience. Je me souviens surtout de la forte impression que m’a faite le peuple Bangwa, à Fontem, au Cameroun, en 2000, quand il a accueilli d’une façon nouvelle l’invitation à aimer.
Au cours de la journée, de temps en temps, demandons-nous si nos actes sont imprégnés d’amour. S’il en est ainsi, notre vie ne sera pas inutile, mais elle contribuera à l’accomplissement du plan de Dieu sur l’humanité.
Chiara Lubich
25 Oct 2007 | Non classifié(e)
19 Oct 2007 | Non classifié(e)
12 Oct 2007 | Non classifié(e)
« Regarde autour de toi pour comprendre les nécessités des autres. Peux tu faire quelque chose ? Dépasse les rancoeurs et les préjugés, pardonne à ceux qui t’ont fait du tort. Orphelinats, hospices, hôpitaux, les idées peuvent être légion, la ville est à toi ! » L’invitation des Jeunes pour un Monde Uni a résonné ainsi dans l’un des nombreux points du globe qui se sont activés pour la Semaine Monde Uni 2007. La 11e édition de cette proposition , née après le Genfest 95 – ndlr : festival international – , est connue sous le nom de SMU.elle s’adresse aux jeunes du monde entier, aux institutions nationales et internationales, publiques et privées, à tous, pour valoriser les initiatives qui promeuvent l’unité à tous les niveaux. Dimanche 14 octobre : coup d’envoi. Mais de nombreuses initiatives ont déjà commencé à partir du samedi 13 octobre. Une centaine d’événements sont mis sur pied dans le monde, au cours desquels les Jeunes pour un Monde Uni proposent ce qui est leur style de vie : s’engager chaque jour à dépasser les barrières qui nous séparent, en mettant en commun idées, biens, expérience…
Liaison téléphonique planétaire : samedi 20 et dimanche 21 octobre. Point culminant de cette semaine, une liaison téléphonique entre les jeunes impliqués dans cet événement, dans plus de cent ville du monde . Le Népal et la Syrie sont reliés pour la première fois cette année. Au programme : un message adressé par Chiara Lubich, un échange de témoignages sur ce qu’ils vivent dans les points les plus chauds de la planète. Un rapide tour d’horizon sur quelques événements de cette Semaine Monde Uni : Asie
Philippines – A Manille, « Oser l’amour » : activités au Centre social de Bukas Palad, pour récolter des fonds pour l’éducation des enfants et la promotion sociale des familles du lieu. Le 20 octobre : « U-Nite » : musique, témoignages, fraternité. Le 22 octobre, concert « Step Up », avec une formation des Jeunes pour un Monde Uni et des artistes philippins. Afrique Congo – A Lubumbashi, une ville à 200 km de Kinshasa, les Jeunes pour un Monde Uni vont à la rencontre des enfants d’un orphelinat. Jeux, chants, danses pour faire fête à ces jeunes, prêts à dire , avec quelque témoignage, le secret qui les anime.
18-19 octobre : camp de travail dans le diocèse, avec d’autres jeunes, pour construire des salles de classe et réaménager le terrain adjacent à la basilique.
Amérique du sud Venezuela – Caracas : concert à l’université Simon Bolivar pour l’ouverture de la Semaine Monde Uni. Puis, forum sur la non-violence et la fraternité en politique. Europe Irlande – A Dublin, a eu lieu le samedi 13 octobre « Echange interculturel ». Au programme : Samba brésilienne, danse du dragon (chine), arts martiaux et « bonne humeur » irlandaise, dans le cadre de la foire multiculturelle à l’université de Dublin. Objectif de cette initiative : célébrer au cours d’une journée, le meilleur de ce qui se trouve dans les nationalités présentes en Irlande aujourd’hui, un pays qui devient de plus en plus cosmopolite. A l’intérieur de cet « Echange interculturel », ateliers de travail consacré aux droits des travailleurs (Workers and tenants legal right) – www.cinews.ie
2 Oct 2007 | Focolare Worldwide
« Nous sommes en train d’assister au nouveau printemps de Prague œcuménique ! » Ces paroles de l’évêque orthodoxe roumain de Serbie, Daniil, expriment bien l’intense expérience de communion vécue du 20 au 27 septembre à Prague – carrefour au cœur de l’Europe -, des 43 évêques amis des Focolari de 18 Eglises, provenant de 17 pays et de quatre continents, pour leur 26e rencontre annuelle. Les prochains rendez-vous sont prévus : en 2008, au Liban, travaillé par de graves tensions ; en 2009, à Wittenberg, en Allemagne, ville phare du protestantisme. Dans leurs célébrations et leurs réflexions, les évêques se sont concentrés sur le tournant actuel de notre époque, convaincus que du travail d’enfantement que vit aujourd’hui l’humanité pourra naître dans les Eglises un engagement encore plus grand pour porter la lumière de l’Evangile dans le monde. « Ma nuit n’a pas d’obscurité : pour une culture de la résurrection », a été en effet le thème de ce congrès, illustré par une intervention préparée par Chiara Lubich. Dans le dialogue de conclusion, les évêques étaient unanimes pour constater qu’ils avaient expérimenté ce que la fondatrice des Focolari avait souhaité pour eux : « Qu’ils vivent dans la lumière ! »
« Le dimanche œcuménique », célébré le 23 septembre par la République tchèque, a marqué le sommet de la semaine, riche d’approfondissements bibliques, de rencontres et de visites aux différents communautés chrétiennes, et de découverte des trésors artistiques et culturels de Prague. Dans le Centre dédié à Mère Teresa de Calcutta, les évêques ont rencontré 400 représentants de la vie civile et ecclésiale de Prague : parmi eux, des catholiques, des orthodoxes, des luthériens, des évangéliques, des méthodistes, des Baptistes, des vieux catholiques, des Pentecôtistes, des hussites (ndlr : chrétiens de Bohême, disciples du réformateur Jean Hus), etc. « L’Europe est ressortie du 20e siècle avec beaucoup de blessures extérieures et intérieures, a dit à cette occasion l’évêque Christian Krause – qui a été président de la Fédération luthérienne mondiale et, en tant que tel, l’un des signataires de la Déclaration conjointe catholique luthérienne sur la Justification -, mais Dieu est intervenu. « Et il a rappelé « la révolution de velours » survenue à Prague et la chute du mur de Berlin, et également, la signature de la Déclaration conjointe, signée en 1999 à Augsbourg, qui a vu s’écrouler les barrières séculaires entre les deux dénominations. L’engagement exemplaire pour la réconciliation et pour un témoignage des chrétiens, sans aucun esprit de rivalité, au sein de la société de l’après communisme, a été relevé par le président du Conseil national des Eglises chrétiennes, le Pr. Pavel Cerny et par l’évêque catholique, Mgr Radkovsky. L’intervention de quelques-uns des participants à la rencontre des évêques amis des Focolari a été accueillie chaleureusement . Ils ont donné le témoignage de la communion profonde qui les unit dans la charité fraternelle, « avec le Christ présent au milieu de nous ». « Je repars en Australie et j’emmène dans mon cœur les autres Eglises. Je continuerai à cheminer main dans la main avec les autres évêques », a assuré l’évêque anglican de Perth, David Murray. » « Réalisons entre nous un ‘dialogue de la vie’, avait dit le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, et promoteur de la rencontre. Mettons l’accent sur ce que nous avons en commun, à commencer par le baptême. Nous n’ignorons pas les difficultés qui existent dans nos Eglises et entre nos Eglises, mais nous expérimentons aussi que l’amour évangélique, et surtout l’amour pour Jésus crucifié et abandonné, nous donne une nouvelle force pour construire la communion là où nous vivons. » La contribution des chrétiens à la construction de l’Europe est venue en relief. Elle s’était déjà manifestée au cours de la IIIe grande Assemblée œcuménique européenne de Sibiù (en Roumanie), organisée en septembre par les Eglises d’Europe (Conseil des Conférences Episcopales d’Europe et Conférence des Eglises chrétiennes d’Europe), en présence de 3000 délégués, et le 12 mai dernier à Stuttgart, en Allemagne, lors de la manifestation « Ensemble pour l’Europe », organisée par des mouvements et communautés de différentes Eglises du continent européen. Durant la rencontre, les témoignages bouleversants de prêtres et de laïcs, qui ont raconté comment, nourris par la spiritualité des Focolari, dès les années 60, temps des persécutions, ils ont soutenu l’Eglise de la Tchécoslovaquie d’alors, témoignant autour d’eux la vie de l’Evangile.
Un autre moment d’une grande intensité spirituelle a été vécu à la cathédrale de Prague, avec la célébration de la messe catholique dans la chapelle historique de Saint Venceslao. Là, les évêques ont rappelé les saints et les martyrs des débuts de la nation tchèque, et les témoins victimes du nazisme et du communisme. Ils se sont proposé de reconnaître le visage du Christ crucifié dans leur histoire personnelle et dans celle de leurs Eglises, et de le choisir à nouveau, Lui, le seul qui puisse conduire les chrétiens à la communion tant espérée.
30 Sep 2007 | Non classifié(e), Parole di vie
Oui, il faut parler, s'adresser à tous, toujours ! La Parole de vie nous invite souvent à vivre, à être l’amour. Mais on ne peut en rester là ! Il nous faut de plus la transmettre aux autres, la leur annoncer, la leur communiquer jusqu’à ce qu’ils se mettent, eux aussi, à vivre pour se donner aux autres et construire des relations fraternelles.
« Allez par le monde entier, proclamez l'Évangile… » : voilà les dernières paroles de Jésus.
Cette passion a conduit Paul à entreprendre de grands voyages dans le monde connu de l'époque, pour s'adresser à tant de personnes de cultures et de religions différentes : « Annoncer l'Évangile n'est pas un motif d'orgueil pour moi, c'est une nécessité qui s'impose à moi : malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile ! »
Faisant écho aux paroles de Jésus et fort de sa propre expérience, Paul fait donc à son disciple, Timothée, et à chacun de nous cette recommandation :
« Proclame la Parole, insiste à temps et à contre-temps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience et souci d'enseigner » (2 Tm 4,2). *
Pour que notre parole soit efficace il faut d'abord – quand c'est possible – avoir établi une relation avec les personnes auxquelles nous nous adressons.
Et quand on ne peut pas exprimer la Parole par des mots, on peut toujours le faire avec le cœur. Quelquefois nous ne pouvons l’exprimer que dans un respect silencieux, par un sourire, ou en nous intéressant à ce que vit l'autre, à ce qu’il aime ou le soucie, en lui faisant comprendre – ne serait-ce que par la façon dont nous prononçons son nom – combien il compte pour nous. Et c’est la vérité car nul ne peut nous rester indifférent.
Ce langage silencieux, s’il s’exprime de façon juste, finira par ouvrir une brèche dans le cœur de notre interlocuteur. Souvent il se met alors à s'intéresser à nous et à nous poser des questions. Vient ensuite le moment de l'annonce : sachons alors ne plus attendre, mais simplement, clairement, avec peu de mots peut-être, communiquer ce qu’est pour nous notre foi chrétienne et comment elle nous fait vivre.
« Proclame la Parole, insiste à temps et à contre-temps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience et souci d'enseigner » (2 Tm 4,2). *
Comment vivre cette Parole de vie et donner l'Évangile, rien que par notre présence ? Comment le communiquer à tous ?
En aimant chacun, sans distinction. Si nous sommes d’authentiques chrétiens, qui vivons ce que l'Évangile nous enseigne, nos paroles ne seront pas vaines. Et notre annonce sera d'autant plus lumineuse si nous savons témoigner de ce qui constitue le cœur de l'Évangile, l'unité entre nous, conscients qu' « à ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l'amour que vous aurez les uns pour les autres ». C’est ainsi que tout chrétien peut se présenter : quelle que soit sa situation familiale, son âge, sa santé, il peut toujours, où qu’il se trouve, témoigner par sa propre vie de Celui en qui il croit, Celui qu’il veut aimer.
Chiara LUBICH
* Selon la TOB (Traduction Œcuménique de la Bible). Variantes : Traduction en français courant : « Prêche la Parole de Dieu avec insistance, que l'occasion soit favorable ou non, sois persuasif, adresse des reproches ou des encouragements, en enseignant avec une patience parfaite. » Traduction selon le Missel des dimanches : « Proclame la Parole, interviens à temps et à contre-temps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d’instruire. »
La Parole de Vie est extraite des textes du dimanche 21 octobre 2007.
19 Sep 2007 | Focolare Worldwide
La spiritualité de communion est un apport pour l’œcuménisme et pour le progrès de la foi en ce 21e siècle. C’est la conviction, confirmée par l’expérience, qui rapproche les évêques amis du Mouvement des Focolari de plusieurs Eglises et espaces culturels du monde, réunis à Prague. Ils sont une quarantaine, provenant de 18 pays – Australie, Inde, Liban, Suède, Allemagne, Italie, République Tchèque…- réunis pour la 26e édition de leur rencontre annuelle. Le 23 septembre, journée au cours de laquelle Prague célèbre le dimanche œcuménique national, rendez-vous des évêques avec des personnalités du monde religieux et civile, témoignage du dialogue vécu entre eux.
Au programme, visite aux communautés des diverses Confessions chrétiennes de la ville, afin de connaître leur vie et leur histoire, souvent marquée par la répression et les persécutions à chaque manifestation publique de leur foi. Un thème, « Ma nuit n’a pas d’obscurité : pour une culture de la résurrection » a constitué le fil conducteur de ces journées de rencontre. Une invitation à regarder en face les symptômes de la « nuit » culturelle et collective qui marquent une grande partie de l’humanité et n’épargnent pas les croyants, mais aussi une invitation à percevoir les nombreux signes d’espérance et de vie. Et parmi ceux-ci, les récents événements œcuméniques européens qui se sont tenus à Sibiu (en Roumanie) en septembre, et à Stuttgart (en Allemagne) en mai dernier. Différents moments d’échanges de témoignages étaient prévus entre les évêques et avec les représentants du monde social, économique et culturel. Ces rencontres s’inscrivent sur le fond de la spiritualité de l’unité, qui caractérise le Mouvement des Focolari. Bureau de presse Prague Irena Sargankowa – cell. 00420604935872 Servizio Informazione Focolari – Rocca di Papa (Roma) tel. 06.947989 – Carla Cotignoli cell. 348.8563347
18 Sep 2007 | Focolare Worldwide
J’ai 25 ans et je fais des études en électronique. A l’âge de 8 ans, à cause d’une maladie, prise au départ pour une tumeur au cerveau, j’ai subi une lésion du nerf optique qui a réduit notablement ma fonction visuelle. Cette expérience m’a amené, de nombreuses fois, à me demander ce qu’est la souffrance, mais surtout pourquoi la souffrance. A 11 ans, à la visite médicale obligatoire pour pratiquer un sport de compétition, je fus écarté d’office. Je pouvais pratiquer n’importe quel sport mais seulement en amateur. Je me suis alors inscrit au basket. Mais comme je n’avais pas la vision tridimensionnelle, je n’étais pas un bon joueur et les autres se moquaient de moi. A l’école aussi, lorsqu’on faisait des équipes pour jouer, j’étais toujours le dernier à être choisi car personne ne me voulait dans son équipe. Et montait toujours plus fortement en moi une question : « Qu’est ce qui fait que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue ? » A 18 ans, le permis ! Un permis spécial, à renouveler tous les deux ans. Mais il ne suffisait pas de savoir conduire, il me fallait comprendre les intentions des autres sur la route. Ce n’est pas sorcier mais il faut pour cela une bonne vue. Je voyais tous mes amis prendre leur autonomie avec facilité et moi non. Cela a été très dur, et ça l’est encore. Mais une chose me permet de croire que la souffrance n’est pas inutile : en pensant à Jésus, qui est mort sur la croix, je me disais : « C’est vrai, Jésus aurait eu mille manières de nous sauver, alors pourquoi l’a-t-il fait justement par la croix ? La souffrance doit avoir une valeur prioritaire, sinon il aurait résolu la question différemment ! » J’ai pu expérimenter que les paroles de l’Evangile, si elles sont vécues à fond, réalisent ce qu’elles disent : « A qui m’aime, je me manifesterai, donner et il vous sera donné… ». les fois où je suis arrivée à les vivre au sérieux, j’ai touché du doigt que tout ce que Jésus promet se réalise. Et j’ai expérimenté, au plus profond de moi, une sérénité, immense, silencieuse, que personne ne pouvait m’enlever. Cette paix intime, qui naît spontanément dans ces moments-là, me donne à croire que Quelqu’un, là-haut, m’aime immensément et qu’il a un dessein d’amour sur moi. Les difficultés quotidiennes sont devenues alors un terrain d’entraînement pour vivre la charité, la patience, la foi et les autres vertus. Quinze ans après qu’elle ait été posée, la prothèse que j’avais dans la tête n’a plus fonctionné car elle était détériorée. On savait bien, que tôt ou tard, cela se produirait mais les médecins ont mis dix jours à comprendre quelle était la valve qui ne fonctionnait pas. Et pendant cet intervalle, mon champ visuel a encore diminué. Je pensais en moi : « Si à chaque fois que la valve de drainage est obstruée, ma vue diminue de quelques centièmes, à 45 ans, je me dirigerai avec la canne blanche… » Tout de suite après la visite au médecin et le verdict amer, j’ai cherché à comprendre ce que Jésus voulait me dire. Mais je n’avais en moi qu’un vide immense, un silence abyssal. J’ai repris ma route en cherchant à aimer dans le seul moment qui m’appartient, l’instant présent. Mon exigence de justice m’a amené à chercher à faire quelque chose pour les autres : à l’université, il existe un bureau pour aider les étudiants qui, pour des raisons objectives, ont plus de difficultés que les autres pour suivre les cours et étudier. Plus qu’un bureau, c’est pour moi un terrain d’entraînement pour aimer les étudiants les plus en difficulté. On a mis à ma disposition une caméra et un ordinateur aménagé. Je peux ainsi reprendre les cours les plus compliqués et ceux pour lesquels il n’existe pas de polycopiés ou, si ces textes existent, ceux qui nécessitent l’apport du professeur pour les comprendre complètement. Cette tâche est pour moi un terrain d’entraînement, où je peux m’exercer jour après jour à la patience, à la douceur, mais elle me donne surtout un accès direct pour rencontrer ceux qui souffrent. La découverte de Dieu qui est Amour, me donne la force et la joie de ne pas m’enfermer dans mes petits problèmes personnels mais de regarder toujours au delà, en allant vers mon prochain. (M.T. – Italie)
16 Sep 2007 | Focolare Worldwide
Cet intitulé exprime bien l’objectif du Symposium qui a réuni pendant trois jours, au Centre du Mouvement des Focolari de Castelgandolfo (près de Rome), des représentants d’institutions universitaires et sociales courant gandhien. Parmi celles-ci : le Mouvement Sarvodaya Illakiya Pannai, le Shanti Ashram, la Gandhigram Rural University, provenant du Tamil Nadu, au sud de l’Inde. La première partie du Symposium a offert un échange de propositions et concrétisations dans les domaines de la pédagogie, de l’économie, de la politique et de l’écologie. Elle a marqué une étape dans l’approfondissement d’un chemin entrepris depuis quelques années entre des représentants de la culture inspirée par le Mahatma Gandhi et de celle inspirée par le charisme de l’unité des Focolari.
Le mercredi, les participants se sont rendu en audience chez le Pape et ont été reçus au Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux. Plusieurs rendez-vous étaient prévus ensuite à la cité pilote des Focolari, à Loppiano, et à Florence, ville qui présente une vocation toute particulière au dialogue interreligieux et à l’entente entre les peuples. Plusieurs réceptions étaient prévues pour eux, en présence de représentants de la ville et de la Région toscane. Ces événements témoignent que l’Inde, où sont très présents des phénomènes d’intolérance religieuse – telles les persécutions envers les chrétiens et les musulmans rapportées par la chronique -, que ce grand pays est traversé également par un courant qui unit dans un dialogue fraternel chrétiens et indous, ce qui a une incidence dans le domaine social et culturel. Au programme de la délégation indienne, en toscane du 20 au 23 septembre : Les 20 et 21 septembre, échange de témoignages sur la vie à la Cité pilote de Loppiano et au Shanti Ashram. Programme prévu à la Cité pilote des Focolari. Le 21 septembre (17h30) à Florence, rencontre sur « La ville et la paix », organisée par le Mouvement Politique pour l’Unité (Focolari), le Centre de la Région toscane, le Centre international « Giorgio La Pira », pour les étudiants étrangers, l’Association des Jeunes pour un Monde Uni. Ce rendez-vous est sous le patronage de la Région toscane, de la Province et de la municipalité de Florence.
Le 22 septembre, à 10h, rencontre à Florence avec le conseil régional pour le dialogue interreligieux et la paix entre les cultures, au siège de la Région toscane, via Cavour.
31 Août 2007 | Non classifié(e), Parole di vie
« Recherche la justice, la piété, la foi, l’amour, la persévérance, la douceur. »
Comment vivre toutes ces vertus dans notre vie quotidienne ? Les mettre en pratique une par une peut nous sembler une entreprise ardue. Alors, pourquoi ne pas nous attacher à vivre la volonté de Dieu instant après instant ? En l’accomplissant ainsi dans toute son exigence; Dieu demeure en nous et, si Dieu demeure en nous, en nous est la charité.
Celui qui vit le présent a toutes les occasions de se montrer patient, persévérant, doux, pauvre de tout, pur, miséricordieux, car il possède l’amour authentique. Il aime Dieu de tout son cœur, de tout son être et de toutes ses forces. Il possède une lumière intérieure, il est guidé par l’Esprit Saint. Il ne juge donc pas, ne pense pas du mal des autres, il aime son prochain comme lui-même. Il a la force de la folie évangélique de « tendre l’autre joue » ou de parcourir « deux mille pas » quand on lui en demande mille .
« Recherche la justice, la piété, la foi, l’amour, la persévérance, la douceur. »
L’exhortation s’adresse à Timothée, fidèle collaborateur et compagnon de voyage de Paul, l’ami et le confident que l’apôtre considère comme son fils. Après avoir dénoncé l’orgueil, l’envie, les disputes, l’attachement à l’argent, Paul conclut en ces termes : « Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses » invitant à rechercher une vie où resplendissent les vertus humaines et chrétiennes.
Ces mots répètent précisément l’engagement pris à notre baptême de renoncer au mal (« Fuis ») et d’adhérer au bien (« Recherche »). L’Esprit saint nous transforme radicalement et nous donne la force de réaliser l’exhortation de Paul :
« Recherche la justice, la piété, la foi, l’amour, la persévérance, la douceur. »
L’exemple du premier groupe de jeunes filles à Trente en 1944 peut nous suggérer comment vivre cette Parole de vie et notamment la charité, la persévérance, la douceur.
Vivre l’aspect radical de l’amour n’était pas toujours facile dans notre groupe de jeunes filles, surtout au début. Dans nos rapports s’introduisait parfois, comme dans des rouages, de la poussière. L’unité en souffrait. Lorsque, par exemple, nous nous apercevions des défauts et des imperfections des autres et que nous les jugions, le courant d’amour réciproque faiblissait.
Pour réagir à cette situation, un jour, nous avons imaginé de signer un pacte les unes avec les autres, et nous l’avons appelé « le pacte de miséricorde ». Il s’agissait de nous lever le matin, décidées à voir tout prochain que nous allions rencontrer – au focolare, à l’école ou au travail – comme si c’était la première fois que nous le voyions. Pour nous, ayant oublié ses imperfections et ses défauts, recouvrant tout de notre amour, il devenait tout nouveau. Cela revenait à rencontrer tous les « prochains » avec une amnistie complète dans le cœur et un pardon inconditionnel.
Cet engagement fort, nous l’avons pris toutes ensemble. Il nous a aidées à être les premières à aimer, comme le fait Dieu qui, plein de miséricorde, pardonne et oublie.
Chiara Lubich
26 Août 2007 | Focolare Worldwide
Très chers jeunes, Mesdames et Messieurs les politiciens, Pendant votre journée dédiée à construire l’avenir de « notre » Suisse bien-aimée – permettez-moi de m’exprimer ainsi –, je désire moi aussi vous adresser un message, puisque nous avons déjà parcouru ensemble beaucoup de chemin. Cette année, ce sont les jeunes qui nous ont donné la possibilité d’enrichir cette histoire commune d’une nouvelle étape, en invitant tous, politiciens de tout niveau et de toute orientation, fonctionnaires et citoyens, à s’engager ensemble dans le choix de la fraternité comme catégorie d’inspiration politique. Je voudrais faire une proposition à vous tous : établir un pacte, un véritable pacte, entre différentes générations, pour donner à la politique son authentique esprit d’engagement communautaire. Un pacte d’amour réciproque entre vous, jeunes, qui avez la capacité de croire dans la réalisation des grandes valeurs comme la fraternité universelle, la paix, la liberté, et qui représentez la Suisse qui viendra, et vous, Mesdames et Messieurs les politiciens, qui travaillez déjà pour votre peuple, avec le poids mais aussi la richesse de l’expérience, et qui représentez ce qu’il est possible d’accomplir aujourd’hui. Pourquoi ne pas mettre en commun ces richesses et faire grandir ainsi la capacité effective de rester fidèles aux engagements que vous prendrez ? Je peux vous assurer que, si vous avez le courage de cette logique d’écoute et de travail en commun, un nouveau style de vie politique se mettra en route qui ouvrira de nouvelles voies et idées ; par « osmose » d’amour, celles-ci se transmettront à d’autres personnes et ainsi il sera possible de réaliser ce que nous avons cru et voulu ensemble pendant ces années. Il n’est possible de travailler pour l’unité d’un peuple que si quelques personnes se mettent en premier à l’expérimenter entre elles. Je suis avec vous et je prie Dieu, l’Amour – ce Dieu que vos Pères ont voulu comme garant du Pacte fédéral – de nous aider à faire de la Suisse une communauté unie, ouverte et solidaire, un témoignage vivant sur le chemin vers le monde uni. Chiara Lubich
25 Août 2007 | Non classifié(e)
« Mettre de côté ses idées préconçues et ses convictions politiques pour réapprendre à respecter le prochain. » C’est seulement ainsi qu’est rendue possible une politique qui conjugue paix, justice, bien commun et qui exprime les aspirations et les attentes des jeunes. C’est ainsi que les jeunes, par l’intermédiaire de leur représentant, Laurent Moesching – étudiant de 22 ans présidant le comité composé de 14 jeunes, qui a mis sur pied Politics-party.ch -, ont montré qu’ils accueillaient le défi lancé par Chiara Lubich, initiatrice du Mouvement politique pour l’unité (Focolari) : « Si vous avez le courage d’avoir cette logique d’écoute et de travail en commun, alors, pourra se mettre en route un nouveau style de vie politique. » Ce nouveau style fait partie des grandes attentes des jeunes, comme il est ressorti du dialogue très animé entre eux et les personnalités politiques réunies les 25 et 26 août 2007 à Martigny, avec de très beaux échanges d’expériences. 300 personnes participaient à cette rencontre, dont 100 jeunes et des personnalités politiques engagées au niveau national, cantonal et communal. Hand in hand est une initiative née au Proche Orient. Elle a montré comment l’écoute et le travail en commun sont possibles, même dans des situations de grave conflit. Sonia Chason et Nebal Bakoey ont décrit leur engagement dans le projet scolaire « Main dans la main » (Hand in hand) à Jérusalem : une école qui part de l’idée que les cultures arabe et juive sont des valeurs importantes. Chaque classe a un enseignant juif et un enseignant arabe qui préparent ensemble le programme des cours. Nebal Bakoey explique : « Le respect est le fondement de tous nos échanges. Cela ne signifie pas que nous sommes toujours du même avais mais que nous donnons de l’importance à ce que nous découvrons ensemble. »
Le pilier faible et pourtant fondamental… Dans le thème de fond de la journée, Lucia Fronza Crepaz, présidente du Mouvement politique pour l’unité, a présenté la fraternité comme « catégorie apte à inspirer l’engagement politique », et comme fondement de la vie civile dans une société multiculturelle qui présente de très grand défis. Cette ancienne députée italienne a indiqué les citoyens les plus pauvres comme une priorité politique, avec une image significative : « Pour évaluer la résistance d’un pont, ce n’est pas la capacité de portée du pilier le plus fort qui est déterminante mais celle du pilier le plus faible. » Les membres les plus faibles de notre société doivent avoir la priorité, « non par pitié, a-t-elle ajouté, mais parce que les plus pauvres, abandonnés à eux-mêmes, n’ont pas de voix dans le cadre de la démocratie. » Musique pop après les interventions – Politics-party : c’est ainsi qu’avait été annoncé l’événement. Après la politique est arrivée le moment de la « party » : Les interventions ont laissé la place à la musique pop et les débats à la danse. L’organisation était aux mains des jeunes, et en cela aussi la symbiose entre « politique » et « party » a été réussie !
15 Août 2007 | Non classifié(e)
« Helmut Nicklas était une personne vraiment charismatique par sa capacité à écouter la voix de Dieu et à le suivre de façon radicale. » Ainsi s’est exprimée Chiara Lubich, dans son message lu à l’église luthérienne Saint-Mathieu, de Munich, vendredi 17 août 2007, lors du dernier adieu à cet « ami très aimé et véritable frère » qui, avec passion, a consacré sa vie à l’unité. Helmut Nicklas a terminé son voyage terrestre le dimanche 12 août, à la fin d’une douloureuse maladie qui durait depuis une année. Il avait 68 ans. Né à Nabburg (Allemagne), il était marié et père de deux enfants. De 1971 à 2002, il a été responsable de l’YMCA de Munich (association œcuménique de jeunes chrétiens). De 1982 à 1998, il était aussi vice-président de l’YMCA World Urban Network (qui comprend plus de 2 000 associations dans le monde) et, depuis 1985, il était membre de l’Advisory Bord de l’International Carismatic Consultation.
Chiara Lubich a particulièrement souligné son « rôle décisif » dans le chemin de communion entrepris entre mouvements et communautés de différentes Églises. Le témoignage en a été donné par l’importante représentation de communautés et mouvements protestants et catholiques présents à la célébration funèbre (les obsèques avaient déjà été célébrées) et par les nombreux messages, comme ceux de la Communauté Sant’Egidio et de Schönstatt. Ce chemin de communion, entamé en 1999, a débouché sur les grandes manifestations « Ensemble pour l’Europe » qui se sont déroulées à Stuttgart (Allemagne) en 2004 et en mai dernier, pour contribuer à donner une âme au continent et à surmonter les conflits et les barrières. La première rencontre entre Helmut Nicklas et Chiara remonte aux années soixante. Nous rapportons ici l’intégralité du message de Chiara Lubich. « J’ai revu après de nombreuses années Helmut Nicklas, en 1999, à Ottmaring, avec plusieurs responsables de Mouvements protestants. C’était le moment où naissait une communion entre Mouvements de différentes Églises. À partir de là ce cheminement, auquel nous participons, a connu plusieurs étapes dans toute l’Europe et au-delà, avec de grands développements, historiques du Peuple de Dieu.
Et dans les différentes étapes de ce cheminement de communion, Helmut a toujours eu un rôle décisif. Dans l’église saint Matthieu, le 8 décembre 2001, a eu lieu un échange de dons spirituels dont nous nous souvenons comme étant fondamental. Après mon intervention sur l’amour réciproque, Helmut a invité les 800 responsables des différents Mouvements présents à faire un « pacte d’amour réciproque » (Jn 13,34). Ce pacte, renouvelé à de nombreuses occasions, est considéré le fondement de la communion entre les Mouvements et l’accompagnera également dans l’avenir. Helmut était vraiment une personne charismatique par sa capacité d’écouter la voix de Dieu et de la suivre avec une grande radicalité. Cette capacité l’a rendu clairvoyant et lui a donné la passion de l’unité. Il a été un véritable serviteur de la communion entre les Mouvements, une personne qui – comme il le disait lui-même – doit être capable de s’oublier soi-même, ainsi que les intérêts de sa propre communauté, et de se mettre à servir. Et il en a donné l’exemple. Nous tous du Mouvement des Focolari nous aurons toujours dans notre cœur Helmut Nicklas, ami bien-aimé et véritable frère». Durant la maladie d’Helmut Nicklas, Chiara est restée en contact avec lui par l’intermédiaire de membres des Focolari en Allemagne. Deux jours avant son départ, il a confié à Severin Schmid venu le voir à la clinique à Munich ce qu’on peut considérer comme un testament concernant la communion entre les mouvements : « Nous avons vécu des moments historiques. Ils sont comme des signaux qui nous indiqueront la route à suivre dans l’avenir. Nous devons rester fidèles à ce que Dieu nous a fait vivre. Cette histoire doit être racontée ». Helmut Nicklas était l’un des deux délégués de l’Église protestante d’Allemagne invités au Congrès international qui a précédé la grande rencontre des mouvements et communautés nouvelles avec le pape Benoît XVI, la veille de la Pentecôte 2006. Dans une interview à l’agence Zenit où le journaliste lui demandait ce qui unit les mouvements et communautés protestants et catholiques, il a répondu : « Avec les mouvements catholiques, ce qui nous unit, c’est la conviction qu’aujourd’hui les hommes ont besoin de Jésus Christ ».
14 Août 2007 | Non classifié(e)
« Depuis 1974, Chiara Lubich passe l’été à Mollens et nous sommes honorés d’accueillir cette personnalité internationalement connue, engagée en faveur de la paix et de la fraternité universelle entre tous les peuples. » Telle est la motivation de la reconnaissance de la petite ville perchée sur les hauteurs du Valais.
Un autre rendez-vous aura lieu en Suisse les 25 et 26 août, qui concerne particulièrement les jeunes et la politique. Le Politics party est une initiative qui s’inspire des idées de Chiara Lubich. Il fait suite à d’autres rendez-vous avec plusieurs personnalités politiques suisses, dont le maire de Mollens qui a déclaré dans une récente interview : « Le Mouvement Politique pour l’Unité est un formidable défi apportant une approche de la politique très différente de celle que nous connaissons. La fraternité prend le dessus sur la politique et on choisit le dialogue plutôt que la confrontation, et cela quel que soit le niveau de hiérarchie politique. Que notre jeunesse s’implique dans cette réflexion et qu’elle souhaite apporter une pierre à cet édifice, me paraît être une ouverture non négligeable pour le futur car n’oublions pas que ce sont nos jeunes qui deviendront un jour les décideurs politiques ».