16 Jan 2021 | Non classifié(e)
Jésus nous invite à Le suivre, à faire, comme Lui, don de notre existence au Père ; Il nous propose de L’imiter en répondant avec courtoisie aux besoins de chaque personne avec laquelle nous partageons une petite ou une grande partie de notre journée, avec générosité et désintéressement. Le voisin Depuis qu’il avait été amputé de la jambe, notre voisin s’adressait à mon mari pour différentes nécessités et il rentrait souvent tard à la maison parce qu’il s’était occupé de lui. Son fils, même s’il habitait à proximité, se désintéressait de ses parents car de vieilles rancunes les séparaient. Un jour, d’un commun accord en famille, nous avons décidé de célébrer l’anniversaire de notre voisin chez nous et d’inviter aussi la famille de son fils ainsi que d’autres personnes du quartier. Dans l’atmosphère d’amitié qui s’est créée, plusieurs d’entre eux ont proposé de donner un coup de main. Certains s’occupaient du jardin, d’autres du bon fonctionnement de la voiture, une autre avait trouvé du temps pour aider au nettoyage. Face à une telle générosité, même le fils du voisin ne pouvait pas esquiver l’entraide. Depuis lors, nous continuons à célébrer les anniversaires et diverses autres occasions chez nous. Les rancunes ont disparu. Les enfants en ont également bénéficié et ils vont maintenant chez le voisin pour écouter des contes de fées et apprendre à travailler le bois. (F. F. – Slovaquie) Collecte des déchets Un dimanche, alors que je roulais à vélo sur un sentier de montagne, la vue de détritus laissés par quelqu’un qui avait pique-niqué m’a indigné. Ce manque de respect envers la nature, don de Dieu, me semblait intolérable et au lieu de continuer, j’ai commencé à ramasser ces déchets. Mais d’autres apparaissaient après les premiers : bouteilles en plastique et en verre, sachets vides, papiers, emballages de chips… Que faire ? J’ai changé mes plans et ma promenade à vélo est devenue une collecte écologique. Une famille qui passait par là, me voyant au travail, sans rien dire, s’est unie à moi pour me donner un coup de main, y compris les enfants qui semblaient s’amuser lorsqu’ils apercevaient un morceau de papier ou une bouteille le long du sentier. Je me suis vite lié d’amitié avec eux ; nous avons eu l’idée de futurs ramassages de déchets où nous pourrions inviter toute personne intéressée à donner un coup de main. Et ainsi, durant d’autres dimanches, nos sorties se sont transformées en nettoyage de sentiers. C’est toujours ainsi, il suffit de commencer ! (D. H. – Allemagne) J’ai oublié les clés ! Alors que je pédalais, je me suis rendu compte que j’avais en poche les clés de la maison que nous laissons généralement dans un endroit du jardin. Ma femme était au travail et notre fille ne pouvait pas après l’école entrer dans la maison. Je n’avais pas d’autre choix que de ramener les clés. Sur le chemin du retour, j’ai reconnu un de mes amis, affalé sur un banc. Il était ivre et se plaignait d’une entorse au pied qui était très enflé. Je l’ai l’épaulé et raccompagné chez ses parents qui, heureusement, n’habitaient pas très loin. Comme ils sont âgés et ne pouvaient pas l’accompagner aux urgences, je me suis occupé de leur fils. Mais j’ai, d’abord, fait un saut chez moi pour remettre les clés à leur place. Alors que nous attendions notre tour à l’hôpital, mon ami, qui avait repris ses esprits entre-temps, m’a parlé de sa femme et de ses enfants qui le rejetaient. Depuis ce jour, je me suis engagé à aider mon ami et ses parents. J’ai également contacté sa famille : ils semblaient maintenant plus disposés à se réconcilier. Oublier les clés a été providentiel. (R. N. – Belgique)
Aux bons soins de Stefania Tanesini
(extrait de “Il Vangelo del Giorno”, Città Nuova, année VII, n.1, janvier-février 2021)
14 Jan 2021 | Non classifié(e)
Le 15 octobre 2020, le Pape François lance une alarme forte et réitérée face à l’aggravation du fossé éducatif mondial. Seule une alliance entre toutes les composantes de la société peut permettre un tournant de l’humanité vers la paix et la fraternité : c’est pour cela qu’est né le GLOBAL COMPACT ON EDUCATION – un Pacte éducatif mondial. https://vimeo.com/490819561
13 Jan 2021 | Non classifié(e)
Un an après l’éruption du volcan Taal et en pleine pandémie de Covid-19, l’amour réciproque est le fondement de la reconstruction des lieux et des relations dans la Cité pilote des Focolari.
« La vie continue à la « Cité pilote Peace ». L’amour réciproque est vécu entre nous avec une intensité jamais atteinte auparavant, peut-être à cause des grandes souffrances que nous avons dû affronter ensemble et qui ont rendu nos relations plus profondes et plus simples, notre amour et notre attention réciproques plus tangibles et plus concrets, grâce à nos sourires et à une écoute plus attentive, plus spontanée et naturelle. » Ting Nolasco, focolarina qui vit centre du mouvement à Tagaytay, aux Philippines, nous raconte comment vit aujourd’hui la communauté des Focolari de la région, un an après l’éruption du volcan Taal, le 12 janvier dernier. Les destructions qui ont suivi l’éruption, qui ont vu la zone autour du volcan couverte de cendres et de boue sur des kilomètres, avec des populations déplacées sans nourriture, sans eau ni électricité, n’ont pas empêché la renaissance des lieux et des communautés, plutôt renouvelée par la nécessité de reconstruire ensemble les structures et les relations.
« Voir l’élan de générosité de personnes du monde entier faisant arriver des aides d’urgence – poursuit Ting – et voir le matin le convoi de camions venir de loin pour aider les gens dans les zones sinistrées a été bouleversant. » Les focolarini, les jeunes, les familles et les religieux vivant à la Mariapolis Peace ont été obligés de quitter leur maison et certains ont été logés dans un bâtiment qui a été par la suite « transformé » en centre logistique pour la distribution de ces aides d’urgence. Une fois passée cette phase critique, ils se sont consacrés à la reconstruction, une autre occasion de voir à l’œuvre la générosité de nombreuses personnes: des familles, des étudiants, des personnes qui avaient bénéficié de soutiens ont proposé leur aide, au risque même de leur propre sécurité, « en signe de gratitude et de réciprocité pour ce qu’ils avaient reçu . » Même le milieu environnant semble maintenant régénéré : « Les environs, autrefois gris et apparemment morts, ont maintenant explosé en une symphonie de couleurs et une abondance de verdure – dit Ting – les fleurs, les arbres, les fruits et les légumes poussent plus vigoureusement grâce à l’engrais naturel résultant de la chute des cendres infiltrées dans le sol. C’est une expérience de résurrection. »
Quelques mois après l’éruption, le déclenchement de la pandémie de Covid-19 a cependant mis la Cité pilote à genoux une fois de plus, sans toutefois interrompre son chemin de renaissance : « Il y a eu une envie de vivre pour les autres – dit Ting – surtout chez ceux qui se sont impliqués en première ligne. Les enfants ont préparé des cartes postales pour montrer leur amour et leur appréciation. Avec l’aide de nos familles, nous avons fabriqué 2 500 visières à distribuer dans les hôpitaux, les centres de santé, la Croix-Rouge, les municipalités et les écoles. En retour, les dons reçus ont couvert les dépenses, nous permettant d’acheter davantage de produits de nécessité urgente et de distribuer de l’argent aux familles. Dans tous ces cas, nous sentons la main de Dieu à l’œuvre. » « Dieu nous a permis d’affronter ces deux calamités apparentes afin que nous puissions faire l’expérience de son immense amour et voir la bonté dans le cœur des gens. »
Claudia Di Lorenzi
12 Jan 2021 | Non classifié(e)
Nous nous rendons en Australie, au Brésil et à Madagascar pour voir et entendre le récit de quelques « petites » actions de différentes personnes qui prennent soin de ceux qu’elles côtoient. https://vimeo.com/490838003
11 Jan 2021 | Non classifié(e)
En Italie et dans de nombreuses régions du monde, le téléfilm « Chiara Lubich, l’amour triomphe de tout » a été largement suivi. Beaucoup de personnes ont été touchées par la cohérence et la fidélité avec lesquelles Chiara a suivi son propre chemin. Nous reportons ici un texte dans lequel elle révèle le cœur à partir duquel tout a commencé. [La lettre aux Hébreux] nous dit : « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les regards fixés sur Jésus » (He 12, 1‑2). Bien souvent la vie apparaît comme une course d’obstacles, faite d’épreuves et de souffrances les plus variées. Voilà pourquoi nous devons fixer notre regard sur Jésus, ou plutôt sur Jésus abandonné. Je voudrais aujourd’hui m’adresser spécialement à ceux – et j’en connais plus d’un – qui traversent en ce moment des épreuves spirituelles ou physiques, pour leur dire : « Tournez-vous vers Jésus abandonné et vous trouverez la réponse. » Jésus abandonné en effet est celui qui nous montre comment dépasser les épreuves. Un des aspects les plus douloureux peut-être de Jésus abandonné est d’en venir à se sentir délaissé par Dieu, après avoir imprégné toute sa vie spirituelle de la foi en son amour. Là encore, dans cette situation, nous devons regarder Jésus abandonné. Jésus n’avait-il pas dit que tous l’abandonneraient mais que son Père serait toujours avec lui ? Pourtant, dans l’abandon, c’est le contraire qui se vérifie. Le Père semble bel et bien ne plus être là. C’est terrible et tragique. Et Lui, que fait-il ?Il pousse un grand cri, puis s’en remet de nouveau au Père. C’est ainsi que nous devons agir nous aussi dans ces moments-là, qui, je crois, valent beaucoup aux yeux de Dieu. Par son abandon, Jésus a accompli la Rédemption. Par le nôtre, uni au sien, nous contribuerons à notre purification et nous pourrons peut-être aider de nombreuses personnes. Jésus abandonné est vraiment la solution de toutes les difficultés. Il ne sera pas source de déception, nous trouverons plutôt en lui l’explication de toutes nos épreuves. Alors, gardons avec courage, le regard fixé sur lui, et nous dépasserons tous les obstacles, dans la course de la vie.
Chiara Lubich
(d’une liaison téléphonique, Mollens (CH), 14 août 1986) Extrait de « Sur les pas du Ressuscité », Ed. Nouvelle Cité 1992, p. 87.
9 Jan 2021 | Non classifié(e)
Allons découvrir quelques histoires de jeunes qui ont participé à l’événement, devenu aujourd’hui le mouvement international, Économie de François. https://vimeo.com/490828126
6 Jan 2021 | Non classifié(e)
Nous nous rendons aux États-Unis, au Pakistan et aux Philippines pour voir et entendre le récit de quelques « petites » actions de différentes personnes qui prennent soin de ceux qu’elles côtoient. https://vimeo.com/490655262
4 Jan 2021 | Non classifié(e)
Le début de l’année est une bonne occasion de relancer les relations interpersonnelles. Dans le texte suivant, Chiara Lubich propose une stratégie radicale : une amnistie totale dans notre cœur afin d’y laisser vivre Jésus et de créer des cellules d’unité dans le monde. Ce que je veux vous souligner à tous aujourd’hui, c’est l’unité. L’unité doit triompher : l’unité avec Dieu, l’unité entre tous les hommes. Mais comment y parvenir ? Il nous faut aimer chacun avec cet amour miséricordieux caractéristique des premiers temps du Mouvement, lorsque nous avions décidé de voir d’un regard neuf, chaque matin et pendant toute la journée, le prochain que nous rencontrions, en famille, à l’école, au travail, etc. Le voir nouveau, complètement nouveau, sans nous souvenir de ses petites imperfections ni de ses défauts, en couvrant tout, tout par l’amour. Aimer vraiment comme nous le suggère la Parole de [Dieu] : jusqu’à pardonner soixante-dix fois sept fois (cf. Mt 18, 22). S’approcher de chacun avec, dans notre cœur, cette amnistie totale, ce pardon universel. Aller vers chacun en nous faisant un en tout, excepté dans le péché, dans le mal. Pourquoi ? Pour obtenir ce résultat merveilleux auquel l’Apôtre Paul aspirait. Il disait : « Se faire tout à tous – se « faire un » avec tous – afin de gagner au Christ le plus grand nombre » (cf. 1 Cor 9, 19). Si donc, aidés par ce pardon, nous nous « faisons un » avec le prochain, nous pourrons transmettre notre Idéal aux autres. Et lorsque cela est fait, nous établirons entre eux et nous la présence de Jésus, la présence de Jésus ressuscité, qui a promis d’être toujours avec nous dans son Église où, d’une certaine manière, Il se fait voir, on ressent sa présence lorsqu’Il est au milieu de nous. Voilà quelle devrait être notre œuvre principale : vivre de sorte que Jésus vive parmi nous, Lui qui est le vainqueur du monde. En effet, si nous « sommes un« , beaucoup « seront un » et le monde pourra voir un jour l’unité. […]
Chiara Lubich
(D’une conférence téléphonique, du 15 octobre 1981, Rocca di Papa). Extrait de : « Amnistie totale – Allumer des feux partout », in : Chiara Lubich, La vie est un voyage, p. 43. Editions Nouvelle Cité, 1987.
3 Jan 2021 | Non classifié(e)
Exceptionnellement, le film « Chiara Lubich – L’amour conquiert tout » peut être vu sur RaiPlay partout dans le monde en même temps que le film est diffusé. Grâce à la Rai et à Eliseo Multimedia, le film « Chiara Lubich – l’Amore vince tutto » peut être vu sur RaiPlay (utilisable sur tout appareil, après enregistrement) partout dans le monde en même temps que la diffusion du film (dimanche 3 janvier à partir de 21h25) et sur demande pendant les 48 heures suivantes. Voici les horaires confirmés pour le moment: Lundi 4 janvier: New York 07:30 PM Los Angeles 04:30 PM B. Aires et S. Paolo 09:30 PM Mardi 5 janvier: New Delhi 01:35 PM Bangkok 03:05 PM Sydney 07:05 PM Tokyo 05:05 PM Manille 04:05 PM Jakarta 03:05 PM Mercredi 6 janvier: Beijing 09:20 PM Bangkok 08:00 PM New Delhi 06:50 PM Tokyo 10:20 PM Manille 09:20 PM Jakarta 08:20 PM Jeudi 07 janvier: Los Angeles 08:00 PM Vendredi 8 janvier: Johannesburg 09:35 PM Les heures sont locales. Pour l’Europe : Le téléfilm sera visible en clair (non crypté) sur Rai Uno par satellite dans toute l’Europe (il n’est pas géo bloqué) Voici la liste des pays européens où on capte Rai Uno (non la liste des opérateurs individuels). ALBANIE, ARMÉNIE, AUTRICHE, BELGIQUE, BOSNIE, BULGARIE, CROATIE, DANEMARK, ESTONIE, FINLANDE, FRANCE, ALLEMAGNE, GÉORGIE, GRÈCE, KOSOVO, ISLANDE, LITUANIE, LUXEMBOURG, MACÉDOINE, MALTE, MOLDAVIE, MONACO, MONTENEGRO, NORVÈGE, PAYS-BAS, POLOGNE, PORTUGAL, RÉPUBLIQUE TCHÈQUE, RUSSIE & CIS, ROUMANIE, SERBIE, SLOVAQUIE, SLOVÉNIE, SUÈDE, SUISSE, HONGRIE
Bureau de communication des Focolari
2 Jan 2021 | Non classifié(e)
Interview de Cristiana Capotondi, actrice qui interprète Chiara Lubich, dans le téléfilm réalisé sur elle. https://vimeo.com/490449670
1 Jan 2021 | Non classifié(e)
Quatre histoires de ceux qui « osent se soucier des autres » chaque jour : parce qu’il n’est pas nécessaire d’attendre la Journée mondiale de la paix pour construire un monde plus uni. « Ne cédons pas à la tentation de négliger les autres, surtout les plus faibles, ne nous habituons pas à détourner le regard, mais engageons-nous chaque jour concrètement à former une communauté composée de frères et de sœurs qui s’accueillent les uns les autres, en prenant soin les uns des autres ». Les mots de conclusion du message du Pape François pour le 1er janvier 2021, la 54ème Journée Mondiale de la Paix, sont un programme révolutionnaire pour la vie des personnes et des peuples pour cette année 2021 dans laquelle sont placés des espoirs infinis de paix ; une paix qui passe par la lutte contre la pauvreté, par une plus grande dignité de la personne, par le travail pour la résolution de toutes les formes de conflit, et enfin (et non des moindres) par la sauvegarde de la planète. Nous ouvrons cette année 2021 avec les récits de ceux que nous avons voulu définir comme étant les « héros de l’entraide » : des gens comme nous, ou ceux qui vivent à côté de nous, qui n’ont pas manqué de précieuses occasions d’amour et de proximité dans les lieux les plus divers. Car le champ d’action des soins est vaste : il est aussi grand que le monde. Juniors pour un Monde Uni (Mexique) – « Nous voulions réaliser un projet ayant un impact à la fois social et environnemental et nous avons eu l’idée de collecter des bouchons en plastique pour les donner à une fondation qui s’occupe des personnes atteintes de cancer, afin de les aider grâce à l’argent récolté. Nous avons donc contribué à respecter l’environnement en recyclant le plastique et en aidant ces personnes à se soigner. À ce jour, nous avons effectué 23 livraisons pour un total d’un million de bouchons collectés en moins d’un an ! En outre, nous avons collecté des déchets recyclables et, avec l’argent récolté, nous avons pu donner de la nourriture à l’hôpital, des vêtements à des personnes aux ressources limitées et aider des maisons de retraite. Nous avons également planté des arbres dans certains quartiers de la ville ».
Sandra Mugnaioni (Italie), enseignante à la retraite – Au lycée Copernico de Prato, elle mène depuis une vingtaine d’années des projets qui aident les élèves à devenir des « citoyens actifs ». L’un des projets les plus intéressants est celui des Peer Educator: les élèves choisissent un thème, en accord avec les enseignants qui suivent le projet, différent d’année en année : ils lisent des documents, étudient les différentes facettes du problème, puis décident de ce qu’ils vont faire. « L’année dernière, le thème était ce qu’on appelle les « écomafias » ». À la fin du parcours, 700 lycéens de la ville ont joué une pièce de théâtre, la Gardugña, (Notre cause en espagnol). « Les étudiants acquièrent ainsi une sensibilité et une compétence qui leur permettent de devenir des formateurs de leurs pairs, même de pairs en difficulté : ce sont en effet les pairs éducateurs qui, une fois diplômés, ne cessent de chercher des opportunités de faire le bien et ne renoncent pas à convaincre leur prof, à tel point que l’expérience, au lycée et en dehors, est partagée et construite par un groupe d’enseignants de plus en plus important ». Rolando (Guatemala) – Rolando est le propriétaire du Spokes Café. Il y a deux ans, il a visité une ‘maison d’accueil’ près de son quartier et a rencontré Madelyn à qui il a proposé de travailler comme barman. « Nous essayons de faire de notre bar un tremplin pour des jeunes comme elle », raconte Rolando, « en leur apprenant un métier, pour rompre ce cercle vicieux et les préparer à affronter le monde avec dignité. Souvent, ils décident ensuite de poursuivre leurs études à l’université et cela nous remplit de satisfaction ».
Madelyn a 21 ans et est entrée dans cette maison d’accueil avec sa sœur. La plupart des jeunes qui y vivent sont victimes d’abus et d’exploitation. Certains ont même fait l’objet de trafics d’êtres humains. Bien que les jeunes femmes soient en sécurité dans ce foyer, beaucoup souffrent de la stigmatisation et parviennent rarement à trouver un travail décent. Madelyn dit qu’elle a toujours eu du mal à communiquer avec les gens : « J’ai encore un long chemin à parcourir, mais peu à peu j’apprends. En travaillant ici, j’ai découvert un sens des responsabilités et que derrière chaque client, il y a une personne. Ce travail a marqué un tournant dans ma vie ».
Maria Liza (Philippines), procureur général de Tacloban – Le Centre de développement social pour les enfants (SDCC) est un refuge pour jeunes situé dans la partie nord de la ville de Tacloban, l’île qui a été gravement touchée par le typhon Haiyan en 2013. Aujourd’hui, le centre est dans une situation difficile en raison du manque de financement. « Nous sommes donc allés voir notre maire et nous lui avons proposé nos services », explique Maria Liza, « nous avons commencé à collecter des fonds pour faire face au manque de provisions et de médicaments, mais nous avons aussi pris en charge les signalements de violences de mineurs ». « Mais le plus important est que nous avons réussi à attirer l’attention de l’opinion publique sur le centre. Si nous n’y étions pas allés, personne n’aurait jamais admis leurs conditions de vie. Cela a créé une sorte de « préoccupation » publique pour que l’administration municipale puisse vraiment s’occuper de ces enfants ».
Stefania Tanesini
Pour connaître les récits complets, visitez la page web du projet United World Project
31 Déc 2020 | Non classifié(e)
Quelques moments de l’année écoulée et les images clés des mandats d’Emmaüs en tant que président. https://vimeo.com/490454445
30 Déc 2020 | Non classifié(e)
À Florence, le Centre International d’étudiants Giorgio La Pira met en valeur la culture du dialogue, de l’accueil et du respect, pour permettre de nous redécouvrir tous membres de la seule famille humaine. « La fréquentation du Centre La Pira nous a fait prendre conscience que l’école est fondamentale pour construire un avenir de paix et de sérénité, et nous a inspirés pour créer quelque chose qui permettrait à de nombreux enfants de recevoir une bonne éducation. » Armand José et Armand Xavier Mabiala sont deux jeunes frères angolais. Le premier est diplômé en Économie à Florence, le second étudie le Génie civil. Dans la capitale toscane, ils ont tous deux fréquenté le Centre international d’étudiants Giorgio La Pira, où ils ont suivi des cours d’italien et participé à des activités culturelles et où ils ont noué des liens d’amitié avec des jeunes d’origines, de cultures et de religions différentes. Ce lieu est devenu un point de référence pour eux, au point qu’ils veulent apporter les valeurs qu’il exprime à leur propre terre. Fondé en 1978 à l’initiative du cardinal Giovanni Benelli, archevêque de Florence, pour soutenir les étudiants d’autres pays, et confié au mouvement des Focolari, le Centre dédié à Giorgio La Pira – qui fut l’un des pères fondateurs de la République italienne et maire de la ville de 1951 à 1965 – se veut « un lieu d’accueil fraternel, de rencontre et de dialogue » – lit-on sur le site www.centrointernazionalelapira.org – une « porte ouverte sur une Europe prête à donner, mais aussi à recevoir, à apprendre de tous. » Son horizon est « le rêve de l’Évangile, l’idéal de la fraternité universelle, le rêve de la Paix qui a pour objectif un monde uni. » José et Xavier ont voulu passionner de nombreux autres jeunes pour ce rêve : ayant reçu une somme d’argent de leur père, plutôt que de la dépenser pour eux-mêmes, ils ont décidé de l’investir dans le bien qu’ils considéraient comme le plus important pour leur Pays : l’éducation, comme instrument de paix, de développement et de bien-être. Et à Luanda, la capitale de l’Angola, ils ont construit une école, dédiée elle aussi à Giorgio La Pira et inspirée par l’idéal de la fraternité universelle. Ce n’est là qu’une des nombreuses histoires liées au Centre La Pira et qui parlent d’accueil, de solidarité et d’amitié entre des personnes d’origines, de convictions, de foi et de culture différentes. Y compris en cette période de pandémie. Mohamed Abou El Ela est un étudiant florentin, il est membre du Conseil d’administration des Jeunes musulmans italiens et secrétaire de la Communauté islamique de Florence et de la Toscane. Avec d’autres jeunes musulmans et le soutien de la Communauté Islamique, de Caritas, de la Banque alimentaire et du Centre La Pira – qu’il a fréquenté avec ses amis – il a créé un groupe de trente personnes qui viennent en aide à des centaines d’étudiants et de familles en difficulté, et qui sont bénévoles pour la Croix-Rouge, la Misericordia, la cantine de Caritas. « Dans les moments difficiles, nous ne devons pas agir séparément, mais plus unis – explique-t-il – C’est la leçon que nous tirons de la crise que nous impose le Covid 19. » Une volonté de partage et de collaboration qui s’inscrit dans la durée, surmonte les barrières idéologiques et renforce l’appartenance commune à la famille humaine. Tel est l’esprit qui anime chaque activité et chaque projet du Centre La Pira.
Claudia Di Lorenzi
28 Déc 2020 | Non classifié(e)
Quelle est l’idée de base du téléfilm « Chiara Lubich, l’amour vainc tout » ? Qu’est-ce que le récit des débuts des Focolari peut dire à notre époque ? Présenté à la presse aujourd’hui, il sera diffusé sur RAI Uno ce 3 janvier, en début de soirée. C’est un film extrêmement actuel qui nous parle à tous, offrant la fraternité universelle apportée par Chiara Lubich comme l’antidote au mal de notre temps. Tel est, en résumé, le message qui s’est dégagé aujourd’hui lors de la conférence de presse de présentation du téléfilm « Chiara Lubich, l’amour vainc tout » qui sera diffusé sur Rai Uno (la première chaîne nationale italienne) le 3 janvier prochain, à une heure de grande écoute. Les responsables de Rai Uno et de Rai Fiction étaient présents : Stefano Colletta et Maria Pia Ammirati, le producteur de Eliseo Multimedia Luca Barbareschi, l’actrice principale Cristiana Capotondi et l’actrice Aurora Ruffino. Maurizio Fugatti, le Président de la Province Autonome de Trente où le film a été tourné, a également pris la parole. « Ce film, dans cette période si douloureuse, si dure pour nous, qu’est celle du Covid, devient une forte métaphore de l’espoir, du courage. » Un groupe de jeunes décident de croire en un rêve. Quand? Pendant la guerre ». Pour Luca Barbareschi, c’est le pari qu’il a visé en produisant l’histoire de Chiara Lubich : « J’espère que ce film sera vu sous cet angle, où la figure de Chiara (…) devient un symbole de simplicité et de passion, de courage, de volonté de rapprocher les personnes. Le symbole du focolare, c’est se réunir autour du feu, autour d’une lumière ».
Giacomo Campiotti approuve mais il confie également que c’était le scénario le plus difficile pour lui jusqu’à présent, bien qu’il s’agisse d’une entreprise passionnante. « J’ai essayé d’apporter ma contribution en racontant une histoire pour tout le monde », a-t-il expliqué. « Chiara Lubich n’est pas seulement une histoire pour le monde chrétien, mais son idée était de parler à tout le monde ». Rappelant que la devise de Chiara était la phrase de l’Évangile « Que tous soient un » (cf. Jn. 17, 21), il a ajouté : « Chiara ne voulait rien fonder, mais chacun de nous a un pouvoir incroyable. Lorsqu’une personne commence à réaliser ce en quoi elle croit, elle crée autour d’elle un magnétisme qui change le monde. C’est ce qu’ont fait de grands personnages. Et ces personnages peuvent être d’une grande aide, d’une puissante inspiration pour tout le monde ».
« Je ramène chez moi une très belle expérience, d’une grande spiritualité, absolue comme peu de choses l’ont peut-être été », confie Cristiana Capotondi. Pour l’actrice principale, Chiara Lubich est une personnalité qui est toujours restée jeune, « parce qu’elle a eu la force de faire éclater les conventions, les stéréotypes, d’ouvrir des portes, de parler avec le monde juif, de parler avec le monde islamique, de parler avec l’Église orthodoxe. C’est comme si elle n’avait pas de mémoire, de superstructure. Je trouve cela très jeune. Puis, quand nous grandissons, nous nous structurons, nous avons des craintes, des peurs. C’était une femme sans peur. En ce moment historique, je crois que son message est d’une force politique extraordinaire ».
Aurora Ruffino joue un rôle important parmi les premières compagnes de Chiara. Ce qui l’a frappée chez elle et ses compagnes, c’est la façon dont elles vivaient dans l’incertitude du lendemain : « Une situation comme la nôtre aujourd’hui. Malgré cela, elle avait la certitude absolue que les choses se passeraient bien, que d’une certaine manière, Dieu lui aurait trouvé le chemin pour que les choses se passent bien. Cela m’a vraiment frappé. (…) Quand vous faites le bien, il vous revient toujours. Et elle l’a vécu dans la certitude absolue ». Per Stefano Coletta, il n’y a aucun doute sur les raisons pour lesquelles RAI Uno a choisi d’ouvrir l’année 2021 justement par ce projet : « Le film condense l’histoire de Chiara Lubich de manière très directe et sans rhétorique, une femme qui a vraiment rencontré Dieu et l’a rencontré dans l’action, plutôt que dans la mystique et l’activité contemplative. C’était une femme très concrète qui a vécu à un moment très compliqué comme la guerre avec la conviction presque politique que chaque rencontre méritait attention, curiosité et intelligence. Ce n’est pas un hasard si elle a été jusqu’au bout un signe de dialogue œcuménique ; elle a rencontré des spiritualités extrêmement différentes sans aucun préjugé ». Pour Maria Pia Ammirati, l’histoire racontée par le film a un caractère hagiographique, non pas dans le sens communément compris. « Comme toutes les hagiographies, les vraies, les saints sont avant tout des femmes et des hommes normaux. C’est pourquoi nous commençons bien, nous commençons très bien cette année 2021. Cette histoire est un viatique et un début positif dans une situation que nous savons sombre, qui nous éloigne. La conception de Chiara était celle du rapprochement, de commencer par de petites sociétés, par la solidarité, par le bien commun, par l’amour, comme le dit le sous-titre ».
Stefania Tanesini
28 Déc 2020 | Non classifié(e)
Extrait de la Téléréunion « Unité » – Rocca di Papa 26 septembre 1996 https://vimeo.com/490437313
26 Déc 2020 | Non classifié(e)
La période que le père Lucio Dalla Fontana devait passer au Centre du mouvement des Focolari pour le travail, s’est transformé en une expérience de profonde communion avec sa communauté en vivant ensemble les derniers mois de sa vie terrestre. Le père Lucio Dalla Fontana était vraiment heureux à son arrivée en octobre 2019 au Centre des prêtres diocésains focolarini à Grottaferrata (Rome-Italie). Son évêque, Monseigneur Corrado Pizziolo, lui avait accordé une période de trois ans pour se consacrer au mouvement des Focolari. Il venait de San Polo di Piave, une communauté de 5 000 habitants de la vaste plaine vénitienne du nord de l’Italie. Pendant dix ans, il avait partagé sa vie avec eux, se faisant apprécier par sa culture, sa capacité à créer des liens et par l’efficacité de ses homélies. Auparavant, il avait vécu quelques années dans les communautés de Francfort et de Bad Homburg, en Allemagne, comme missionnaire parmi les émigrés italiens. Le père Lucio avait rencontré les Focolari à l’âge de 16 ans. Depuis lors, l’idéal de l’unité avait animé sa vie. Il avait été ordonné prêtre le 3 mai 1986. Lorsqu’il est arrivé à Grottaferrata, il s’est intégré naturellement à la vie de notre focolare sacerdotal, une des petites communautés de vie composées de prêtres diocésains et de diacres permanents qui s’engagent à vivre une expérience de fraternité à la lumière du charisme de Chiara Lubich. Une nouvelle inattendue a coïncidé avec le début de la pandémie : les symptômes d’une maladie grave sont apparus et ont conduit en quelques mois Lucio à se « transférer » dans l’autre vie. Visites, traitements, hospitalisations : les programmes du focolare et de la communauté devaient être modifiés. Les difficultés n’ont pas manqué. Comment l’aider au mieux ? Comment avoir de ses nouvelles vu qu’il nous était impossible de lui rendre visite à l’hôpital ? Un cadeau était de pouvoir grandir dans l’écoute réciproque au focolare, dans le respect des diversités, y compris culturelles, qui nous menaient à des approches différentes face aux problèmes qui se posaient progressivement. Pas à pas, nous avons pu constater que Jésus au milieu de nous nous guidait. Une certaine frayeur nous a envahis mais nous nous sommes souvenus du « lavement des pieds » que Chiara Lubich nous a confié comme symbole de notre vie. Avec l’aide de nombreux amis, nous avons pu rapidement équiper et adapter deux pièces pour son retour de l’hôpital. Tout est devenu une opportunité. Fallait-il le soutenir dans ses premiers pas ? Lucio nous offrait la possibilité d’être notre gymnase. Fallait-il aller à l’hôpital ou à la pharmacie ? Tout était l’occasion de belles promenades qui servaient le physique et l’esprit. Fallait-il préparer les aliments en fonction de son régime alimentaire ? C’était une façon de nous mettre à jour d’un point de vue gastronomique. Parfois, nous devions passer de sa chambre à la chapelle : c’était l’occasion de vivre la proximité et l’attention pour le frère vers qui la célébration eucharistique nous orientait. A partir de l’expérience vécue avec Lucio, notre focolare a appris à vivre en « sortie », à ce moment de la pandémie où il aurait été facile de nous fermer sur nous-mêmes. Au fil des jours, la situation s’est aggravée. Parfois, il n’était pas facile de trouver les bonnes solutions mais nous cherchions de faire chaque chose comme un rituel plein d’attention pour lui. Lucio nous a largement récompensés, même dans les derniers jours de sa vie terrestre, en nous offrant à maintes reprises un sourire qui avait le goût de l’éternité.
Don Natale Monza
24 Déc 2020 | Non classifié(e)

23 Déc 2020 | Non classifié(e)
La Présidente des Focolari confie au cabinet GCPS consulting l’enquête indépendante relative au cas d’abus commis par un ancien membre consacré en France Le 23 décembre 2020, Maria Voce et Jesús Morán, respectivement Présidente et Co-président du Mouvement des Focolari, ont confié à GCPS Consulting, une société basée au Royaume- Uni, l’enquête relative aux abus sexuels commis par J.M.M., Français et ancien membre consacré du Mouvement. En même temps que l’immense douleur, en particulier pour les victimes, et la collaboration inconditionnelle des Focolari, exprimées par la Présidente, afin que soit faite toute la lumière sur ce cas, la décision de confier à un organisme indépendant le travail d’enquête et d’établissement des responsabilités avait été annoncée dans le communiqué de presse du 22 octobre dernier. GCPS Consulting est une société de conseil spécialisée dans l’aide aux organisations pour garantir la sécurité des enfants, des groupes vulnérables ou « à risque« , et améliorer leurs systèmes de prévention et signalement des abus. Elle procède à l’identification des risques et des problèmes liés à la protection, avec une grande expérience et compétence dans le développement de politiques, dans la formation, l’examen, l’évaluation ainsi que dans les enquêtes. La tâche de GCPS Consulting consistera donc à écouter les victimes et à recueillir d’autres témoignages, à établir, autant que faire se peut, dans quelle mesure les responsables de l’époque étaient au courant de ces faits, et à évaluer ensuite la manière dont ils y ont fait face. Il se chargera également de recevoir d’autres signalements qui pourraient être mis au jour. Le début de l’enquête est prévu pour janvier 2021. Après avoir pris le temps d’établir les modalités de la procédure, la commission indépendante commencera, en mars 2021, à recueillir les récits des victimes. Un rapport public, exposant en détail les conclusions et les recommandations de la commission d’enquête, sera présenté d’ici décembre 2021. ————————————- Stefania Tanesini Attachée de presse internationale du Mouvement des Focolari +39 338 5658244 stefania.tanesini@focolare.org ———————————— Contacts GCPS Consulting pour le cas présent : inquiry@gcps.consulting info@gcps.consulting (Media)
23 Déc 2020 | Non classifié(e)
La prochaine Assemblée Générale des Focolari sera entièrement en ligne. Une enquête mondiale a permis d’identifier quatre thèmes à approfondir. L’Assemblée générale des Focolari, reportée de début septembre 2020 à fin janvier 2021, se tiendra entièrement en mode télématique. C’est la décision que Maria Voce, présidente du Mouvement, a annoncée début décembre, précédée d’une enquête auprès des responsables du Mouvement dans le monde entier et d’une nouvelle évaluation par le Conseil général des Focolari. La décision de tenir l’Assemblée par voie électronique a également été facilitée par les préparatifs en cours après le premier report. Une enquête menée auprès de tous les membres du Mouvement a permis d’identifier certains thèmes prioritaires à traiter lors de cette Assemblée. Il s’agit des racines du Charisme de l’unité, de la concrétisation de ce charisme dans chaque sphère humaine, des questions liées à une écologie intégrale et du cheminement à réaliser avec les nouvelles générations. Les participants ont déjà reçu du matériel à propos de ces sujets et, dans certains Webinaires, des experts dans ces domaines ont offert leurs réflexions. Le parcours En raison de la situation aggravée de la pandémie de la Covid-19, il était évident qu’une grande partie des 362 participants à cet événement qui a lieu tous les six ans n’auraient pas pu voyager. Deux options demeurent : soit reporter à nouveau l’Assemblée, soit prévoir qu’elle se déroule principalement ou exclusivement par voie télématique. Au-delà des questions juridiques et techniques à résoudre, de sérieuses questions se sont posées : comment faciliter dans une assemblée télématique cette communion entre les participants qui permettrait une connaissance et un partage mutuels sur les candidats et les problèmes ? Et comment garantir à chacun un accès technique et une participation aux dialogues sur un pied d’égalité ? Il était également évident qu’en raison du fuseau horaire, le programme ne devait avoir lieu qu’à quelques heures centrales de la journée, acceptables pour les participants de Vancouver dans l’Ouest du Canada ainsi que pour ceux de l’Océanie. En bref : comment pouvons-nous faire face en peu de temps aux défis que la situation mondiale pose également au Mouvement des Focolari ? La discussion à différents niveaux a mis en évidence le grand consensus pour relever ces défis avec responsabilité et créativité et pour ne plus reporter cet important événement. Pour faciliter ce choix, le Vatican a alors donné l’autorisation extraordinaire d’organiser l’Assemblée par voie électronique, à condition que la confidentialité, le secret et la liberté d’expression du vote lors des élections à venir soient garantis. Maria Voce a donc décidé d’organiser cette Assemblée en mode télématique pour tous – même pour ceux qui auraient eu l’occasion de se réunir physiquement. Le défi technique et le vote en ligne Des techniciens et des informaticiens étudient actuellement les moyens de créer de multiples possibilités de réunions formelles et informelles en ligne. Un système de vote éprouvé au niveau international a passé avec succès ses premiers tests. Une communion mondiale des biens tente de fournir à tous les participants les conditions nécessaires pour garantir une connexion internet stable. Et pour certains de ceux qui vivent « aux frontières » de la terre (d’un point de vue européen), les possibilités d’alléger le fardeau des horaires sont explorées. Le processus de la pré-assemblée permet également d’étudier les questions juridiques liées au déroulement de cette réunion et de faire connaissance avec les candidats des différentes tâches.
Joachim Schwind
21 Déc 2020 | Non classifié(e)
https://vimeo.com/493060174 Et alors : Bon Noël, Bon Noël à tous ! Certes, quel Noël cette année ! Une année de pandémie ! Un Noël dans la pandémie. Nous voyons des choses terribles, nous voyons la pauvreté qui engendre la faim, et une faim qui grandit dans beaucoup d’endroits ; nous voyons des guerres en partie cachées, en partie encore existantes ; nous voyons des catastrophes climatiques, nous voyons des changements qui mettent en danger la maison commune. Et alors tout cela nous fait dire : mais dans ce monde, Jésus est venu ; Jésus est venu pour se faire homme et pour prendre sur lui ce monde, et il est venu par amour pour nous démontrer ainsi son amour. D’un côté cela nous fait nous sentir humbles devant la grandeur de cet amour et reconnaissants envers lui, qui nous a témoigné cet amour. Et de l’autre, cela nous pousse à faire comme lui, à regarder autour de nous, à arriver à tous, mais en commençant par les plus marginalisés, par les plus pauvres, par les plus humbles, par les plus abandonnés, par les migrants, ceux qui sont seuls, les malades, les enfants, tous ceux qui ont besoin. Et il nous encourage aussi à les aimer, certainement de toutes les manières dont nous pouvons : par notre communion d’affection, de pensées, par notre communion des biens, et aussi en risquant parfois, en risquant jusqu’à notre vie comme Lui l’a fait. Ce sera alors vraiment un Bon Noël ! C’est-à-dire un Noël bon, un Noël de bonté, un Noël qui, parce qu’il est de bonté, devient aussi un Noël de sérénité, d’espérance, de joie. Bon Noël à tous !
Maria Emmaus Voce
19 Déc 2020 | Non classifié(e)
Aux Philippines, l’engagement des Jeunes pour un Monde Uni à travers le projet #daretocare pour promouvoir des initiatives afin d’aider les étudiants. L’ « école à distance » est l’un des traits caractéristiques de cette période de pandémie. Sous toutes les latitudes, les gouvernements prennent des mesures pour limiter la contagion de la Covid-19 sans compromettre la continuité de l’enseignement. Ce qui se passe, c’est que les jeunes ne vont plus physiquement à l’école mais « rencontrent » les enseignants et les élèves dans des « classes virtuelles » : le web est le théâtre de leur éducation. Dans les pays développés, ce modèle comporte de nombreuses difficultés. La perte de la relation directe compromet la qualité de l’enseignement et prive les jeunes du « lieu » de croissance et de développement que sont les relations humaines. L’inconfort qui découle du « cloisonnement » forcé et de la nécessité de réorganiser la routine quotidienne entre le travail intelligent, le baby-sitting, les examens cliniques et diverses tâches est également important.
Dans les pays en développement, ou dans les zones rurales dépourvues d’infrastructures informatiques, d’autres problèmes structurels s’ajoutent à ces problèmes. Il existe de nombreuses régions où internet « n’arrive pas » et où les familles en difficulté – dont les conditions, en temps de pandémie, se sont aggravées – sont incapables d’acheter du matériel éducatif, des PC et des abonnements internet pour leurs enfants. C’est là que nous risquons cette « catastrophe éducative » dont parle le Pape François dans son Message pour l’événement consacré au « Pacte mondial pour l’éducation », le 15 octobre dernier. Aux Philippines, il existe de nombreuses régions où la population connaît ces difficultés. C’est là que, parmi les Jeunes pour un monde uni, il y a des enseignants qui promeuvent des initiatives pour aider leurs élèves et réaliser le chemin #daretocare, c’est-à-dire oser prendre soin : être des citoyens actifs et s’intéresser à tout ce qui se passe dans le monde pour essayer de construire une parcelle de monde uni.
Frances Roble enseigne aux enfants de première année primaire. Parmi ses élèves, ceux des familles les plus pauvres n’ont pas le matériel scolaire nécessaire pour suivre les cours. Pour assurer la continuité de leurs études, Frances a fait appel à toute la communauté des Focolari afin de leur donner tout ce dont ils ont besoin : « Nous nous relevons ensemble, explique-t-elle, en aidant d’autres personnes dans le besoin à se relever . » Ronald Allan Relador enseigne dans une école publique. Contrairement au passé, au début de cette année, ses élèves devaient s’inscrire en ligne pour assister aux cours. La plupart d’entre eux n’avaient cependant ni PC ni connexion Internet. Ronald a également travaillé à la collecte de fonds pour acheter des ordinateurs et pour inscrire lui-même certains étudiants. Cependant, l’argent récolté ne suffisait pas à couvrir tous les besoins, jusqu’à ce qu’un groupe de musique bien connu dans le pays décide de les aider en leur faisant un don important. « Je me sens comblé et béni après avoir fait cela », dit-il, « la générosité de Dieu est immense! » Jaquilyn Marie P. Jumuad enseigne également dans une école primaire. Elle affirme que la transition vers l’autoformation en ligne n’est pas facile et souligne la difficulté de nombreux parents à se substituer aux enseignants, car ils manquent eux-mêmes de formation de base. « L’aide offerte par les Jeunes pour un Monde Uni, dit-elle, « nous permet de donner à nos élèves l’éducation de qualité dont ils ont besoin ».
Claudia Di Lorenzi
15 Déc 2020 | Non classifié(e)
Les 19 et 20 décembre 2020, le Groupe international lancera trois concerts de Noël intitulés « Life, Love, Care », à trois moments différents pour s’adapter aux différents hémisphères. L’épidémie que nous connaissons actuellement perturbe notre mode de vie et nos relations avec les autres et le monde. Son impact nous appelle à une réflexion approfondie sur les questions mondiales, comme le défi de l’interdépendance pour mettre en œuvre un projet de coexistence humaine qui permette un meilleur avenir pour tous.
Ces dernières années, le complexe artistique et musical international Gen Rosso a célébré la vie dans le monde entier à travers son concert « Life ». Il est maintenant temps de renaître et Noël en est le symbole par excellence : c’est la naissance de Jésus, le Fils de Dieu. Et c’est l’occasion d’aller au devant d’une nouvelle naissance en vue d’un avenir meilleur : celui-ci ne sera possible que si chacun de nous se mobilise en prenant soin des personnes et des réalités qui nous entourent par des gestes d’amour, même petits, mais concrets et quotidiens. Le Gen Rosso s’implique personnellement dans ce défi en venant chez chacun de nous, pour nous faire sentir sa proximité en nous offrant un message de fraternité. Ainsi, avec le concert de Noël, il veut célébrer la vie dans tous ses aspects (LIFE), répandre l’amour et la beauté, rappeler l’importance des petits gestes quotidiens (LOVE), se rendre proche de chacun et nous inviter à prendre soin des personnes et de notre environnement (CARE). Tout comme les Gen4 du monde entier (les enfants du mouvement des Focolari) le feront avec l’action « Ils ont délogé Jésus », le Gen Rosso versera également une partie de la recette de votre libre participation au Centre Éducatif Fiore de Mixco au Guatemala, sérieusement éprouvé et mis en difficulté par la pandémie de la Covid 19. Il s’agit d’une école pour enfants et jeunes, qui offre des services qualifiés dans le domaine de l’éducation en mettant l’accent sur la formation humaine. Voici les dates des concerts : – Samedi 19 décembre, 13h00 et 21h00 – (heure italienne) – Dimanche 20 décembre à 23h59 (heure italienne) Pour plus d’informations, consulter le site www.genrosso.com
Lorenzo Russo
14 Déc 2020 | Non classifié(e)
La Présidente et le Coprésident des Focolari sont revenus sur le thème des abus sexuels commis par des membres consacrés du Mouvement et ont demandé pardon à toutes les victimes. « Nous devons tout faire pour que de tels traumatismes ne se reproduisent plus à l’avenir. » Dimanche dernier, 13 décembre, à midi, plusieurs milliers de personnes du monde entier étaient connectées par la téléconférence CH, le rendez-vous habituel en vidéoconférence qui réunit les membres des Focolari depuis plus de trente ans. En passant en revue les étapes et les faits marquants de l’année, Jesús Morán et Maria Voce, respectivement Coprésident et Présidente des Focolari, ont saisi l’occasion pour revenir sur le grave et douloureux sujet des abus sexuels sur mineurs, dans lequel des personnes consacrées du Mouvement sont également impliquées. En mars 2019, Maria Voce avait écrit une lettre à tous les membres du monde entier pour informer les Focolari de ce grave fléau. Vous trouverez ci-dessous leur intervention pendant la téléconférence CH : Jesús : Oui, malheureusement – tu le dis bien -, nous devons admettre que ce fléau des abus, pas seulement des abus sur les mineurs mais aussi des abus d’autorité, autres types d’abus, s’est également produit parmi nous. En ce sens, nous voudrions profiter de cette occasion de télé réunion mondiale pour demander de tout cœur et sincèrement pardon à toutes les personnes qui ont été victimes de toute forme d’abus. C’est la première chose que nous aimerions dire un an après cette lettre. Ensuite, puisque nous savons que ce n’est jamais assez, nous voudrions réaffirmer notre engagement dans le travail que nous faisons et que nous voulons faire toujours mieux, toujours plus soigneusement, de prévention et de formation afin que ces choses ne se produisent plus, car elles sont tellement en contradiction avec ce que Chiara nous a donné, que vraiment, elles ne devraient plus jamais se produire. Et puis, encore, réitérer l’accompagnement des victimes, qui est le plus important, et nous espérons pouvoir le faire toujours, de façon toujours plus approfondie. Emmaüs : Certainement, certainement. Mais il semble que c’est une souffrance que nous vivons ensemble, que nous assumons ensemble, tous ensemble, et que c’est seulement ensemble que nous pouvons la surmonter, car c’est une grande souffrance pour tous. Je me souviens que nous avons écrit dans cette lettre que chaque cas signifie pour nous une purification profonde pour le Mouvement, et nous le considérons comme tel. Et nous l’acceptons – nous le disions – avec humilité et une profonde compassion pour ceux qui peut-être ont subi des traumatismes indescriptibles à cause de notre manque d’attention ; et nous nous engageons à orienter ou à réorienter notre conduite en tant qu’individus et en tant que Mouvement, pour un engagement toujours plus conscient et mature en ce qui concerne la protection et le bien-être des mineurs en particulier. Mais nous ajoutions alors – nous le soulignions dans la même lettre – que nous devions veiller à regarder au-delà de notre Mouvement car, naturellement, nous voulons contribuer à la fraternité de tous et nous devons donc accueillir le cri de douleur de tous ceux qui souffrent d’abus, en particulier les mineurs mais pas seulement, les enfants et les jeunes du monde. Et cette attention doit nous pousser à regarder toutes ces personnes comme l’Époux que nous avons choisi, comme Jésus abandonné. Nous devrions donc nous sentir attirés pour aller consoler cette souffrance et faire tout notre possible pour que des traumatismes de ce genre ne se reproduisent plus à l’avenir. Et cela vaut aussi bien pour les abus vis-à-vis des enfants et des mineurs que pour toute autre forme de maltraitance, aussi d’adultes, de personnes âgées, de personnes handicapées, de tous ceux qui subissent des abus de toute sorte dans leurs droits, dans leur être personne, dans leur dignité. Nous devons nous sentir attirés pour aller aimer et soigner ces plaies, pour répondre si possible par notre attention et par notre amour aux victimes, à tous ceux qui en souffrent, et pour faire en sorte que ces traumatismes ne se reproduisent plus.
Stefania Tanesini
https://vimeo.com/491111170
14 Déc 2020 | Non classifié(e)
La souffrance, toute souffrance est une réalité que l’homme, par nature, rejette et tente d’éviter à tout prix. Pourtant, elle fait partie de la vie humaine. L’intégrer dans sa propre existence est un chemin nécessaire à sa réalisation. Chiara Lubich a accueilli la souffrance comme un signe, une « cloche » qui appelle à la rencontre avec Dieu. Je t’ai trouvé en tant de lieux, Seigneur ! Je t’ai senti palpiter au plus haut du silence d’une chapelle de montagne, Dans la pénombre du tabernacle d’une cathédrale déserte, dans la ferveur unanime d’une foule qui te célèbre et emplit les voûtes de ton église de chants et d’amour. Je t’ai trouvé dans la joie. Je t’ai parlé au-delà du firmament étoilé, quand, dans la sérénité du soir, après le travail, je rentrais à la maison. Je te cherche et souvent je te trouve. Pourtant, il est un lieu où je te trouve toujours : dans la souffrance. Une douleur, quelle qu’elle soit, est comme le tintement de la cloche qui appelle l’épouse de Dieu à la prière. Quand l’ombre de la croix apparaît, je me recueille en mon tabernacle et, oubliant le tintement de la cloche, je te vois et te parle. C’est toi qui me rends visite. C’est moi qui te réponds : « Me voici, Seigneur. C’est toi que je veux, Toi que j’ai voulu. » Dans cette rencontre, je ne sens plus ma souffrance. Enivrée de ton amour, je suis baignée de toi, imprégnée de toi, Toi en moi, moi en Toi afin que nous soyons un ! Puis je rouvre les yeux à la vie, à la vie moins vraie, divinement aguerrie pour mener tes combats.
Chiara Lubich
Chiara Lubich, « Je T’ai trouvé », dans Pensée et spiritualité, Éditions Nouvelle cité 2003, page 136.
12 Déc 2020 | Non classifié(e)
Récits d’entraide en Amérique centrale. Une communion de biens qui génère l’espoir En raison de la pandémie du Covid-19, les pays d’Amérique centrale et méridionale traversent un moment de grande fragilité économique : de nombreux emplois ont cessé, ainsi que l’école, les relations sociales, les affections personnelles. Malgré tout, la communion des biens des différentes communautés des Focolari n’a jamais cessé, comme le demande le Pape François envers les personnes en difficulté, pour générer une culture de la fraternité jour après jour.
Carolina, du Guatemala, en témoigne : « Beaucoup de gens perdent leur emploi. Un de mes cousins est parmi eux. Pour continuer à recevoir un revenu, il avait besoin d’un ordinateur portable. Alors, sans réfléchir, j’ai décidé de lui donner le mien. Il était très reconnaissant et j’étais heureuse de lui venir en aide ». Zarita, une fille (Gen3) d’Oaxaca au Mexique, lors d’une réunion par zoom, a appris que la « communion extraordinaire Covid-19 » avait commencé. La proposition consistait à créer une tirelire en utilisant des matériaux recyclables. Sa tante dit : « Quand Zarita m’aide à faire quelque chose, elle me dit : ‘donne-moi une pièce pour ma tirelire’. Elle a également perdu deux dents de lait et a envoyé l’argent qu’elle a reçu pour son courage ».
À Mexico, dans l’une des zones les plus marginalisées, le Centre social intégral d’Águilas remplit depuis plus de 30 ans sa mission de promotion des droits de l’homme et d’une culture de la paix. Une partie de la communauté des Focolari y mène des activités d’assistance. Avec le confinement, le Centre a dû fermer. Grâce à la communion extraordinaire des biens, il a cependant continué à répondre aux besoins fondamentaux de la population du quartier, en aidant en particulier 120 familles et en assurant une réouverture ordonnée de l’installation conformément aux mesures d’hygiène et de salubrité exigées par les autorités. Au Guatemala, en revanche, le Centre éducatif Fiore, lié aux Focolari, accueille depuis des années des étudiants de diverses origines, langues et cultures, en particulier les couches les plus pauvres et les plus vulnérables. La crise économique générée par le COVID 19 a frappé très durement l’économie déjà faible du pays. De nombreuses familles se sont retrouvées sans travail et ont dû réduire les frais de scolarité pour se concentrer sur l’indispensable pour vivre. Le centre éducatif Fiore a été obligé de fermer, mettant ainsi en danger l’éducation de nombreux enfants des couches les plus défavorisés. Cependant, grâce à l’extraordinaire communion des biens, tant locale que mondiale, il a été possible d’intervenir pour lancer un projet de requalification permettant la réouverture de l’école. Les enfants (Gen4) du monde entier donneront également au Centro Fiore l’argent recueilli lors de l’action « Ils ont délogé Jésus ». Déplaçons-nous au Honduras, Javier écrit : « Cristina, ma voisine travaille dans une école privée qui est maintenant fermée. Son mari travaille comme agent de sécurité privée dans un centre commercial, fermé aussi à cause du Covid. Ils n’arrivent pas à payer leur loyer, leurs factures et ils ont un fils de 13 ans. Je me mets à leur place et c’est vraiment angoissant ». Javier les a fait participer à de petits travaux dans le quartier et s’intéresse constamment à leur situation et veille à ce qu’ils ne manquent pas de nourriture. Luis, du Costa Rica, ajoute : « certains agriculteurs de San Vito, à 100 km de Buenos Aires, ont fait don de leur récolte à leur communauté touchée par la pandémie. En apprenant cette expérience, motivée par le grand acte d’amour de ces personnes, j’ai immédiatement organisé le don d’ananas dans l’entreprise privée où je travaille. En réponse, certains de ces agriculteurs nous ont donné une partie de leurs semences de légumes, de riz et de maïs, pouvant ainsi poursuivre cette expérience, qui est devenue une chaîne. Douze fonctionnaires de cette entreprise ont, pendant leur temps libre, semé ces graines afin que les produits récoltés soient également livrés dans cette région. Étant donné la disponibilité de l’ananas, lorsque le marché européen (qui les achète) a été fermé, nous nous sommes également consacrés au troc ».
Lorenzo Russo
Si vous voulez apporter votre contribution pour aider ceux qui souffrent des effets de la crise mondiale de Covid, allez à ce lien
11 Déc 2020 | Non classifié(e)
Le nouveau single du Gen Verde en faveur d’une action concrète et collective pour protéger la Création L’intention avec laquelle Turn Around, le nouveau single du Gen Verde, est né, est de réfléchir et de stimuler une action concrète visant à sauvegarder la terre en nous laissant inspirer par la contemplation de sa beauté.
Un chant qui est à la fois prière et cri choral, réflexion et action, et qui insuffle l’espoir et le désir de changement. Du discours à l’ONU de la jeune Greta Thunberg aux paroles du Pape François dans ‘’Laudato Si’’’, de l’astronaute James Buchli à Chiara Lubich… ce sont les principales personnes qui inspirent la nouvelle chanson écrite par Nancy Uelmen qui parle ouvertement des problèmes climatiques et appelle à un changement de cap en donnant la parole aux plus jeunes : « Cela me fait une grande impression de voir ces jeunes qui essaient de faire quelque chose car leur futur est en danger ; avec le Gen Verde, nous nous sommes demandé quoi faire et, parce que nous aimons nous exprimer à travers la musique, nous avons pensé à une chanson qui montre la beauté de notre terre, qui mette au centre de notre attention le cadeau que nous avons reçu avec la Création, pour ensuite le protéger et le conserver ensemble ». Ces paroles sont encore plus intenses lorsqu’elles sont chantées par des jeunes de différentes parties du monde dans le groupe: des États-Unis d’Amérique à l’Inde, de l’Irlande au Nigeria, à la Nouvelle-Calédonie et à bien d’autres pays. « Ce fut une expérience forte – raconte Colomba – lorsque, malgré la pandémie et l’impossibilité de se rencontrer physiquement dans un studio d’enregistrement, nous avons demandé à de nombreux jeunes de nous donner un coup de main pour enregistrer leur contribution à cette chanson. Lorsque nous avons nous-mêmes rassemblé les différentes voix, nous avons été profondément émues car cette chanson porte déjà en elle la force de renouvellement d’un groupe qui veut inverser cette tendance négative et qui en a fait l’expérience même si c’est à distance ». Et cette fois-ci, la chanson, tout en conservant un style captivant surtout pour un public jeune, contient en elle une véritable prière : « Nous nous tournons vers ‘’l’Esprit Créateur’’ (qui rappelle un peu le ‘’Veni Creator’’ de la Schola Grégorienne) – poursuit Nancy – parce que nous sentons le besoin de l’aide de Dieu pour avoir la lumière afin de comprendre comment guérir notre maison commune et, surtout, changer nos cœurs … il s’agit de mettre en œuvre une conversion non seulement la mienne ou celle de quelqu’un d’autre, mais celle de toute la collectivité ». Et bien sûr, comme cela arrive souvent dans les textes du Gen Verde, il ne manque pas l’ infusion d’espoir, le fait de croire ardemment dans la force de l’engagement de tant de personnes pour sauvegarder le bien commun. Cette chanson, issue du genre pop électronique, en conservant des éléments de continuité avec les derniers choix d’enregistrement du groupe musical Gen Verde, à certains moments, diffère légèrement au niveau du son pour souligner une réflexion personnelle et collective et inviter clairement à un engagement pour sauver la terre. Un engagement fort et pour cette raison le nouveau clip vidéo de Turn Around a été lancé pour la première fois en direct pendant la rencontre internationale L’économie de Francesco.
Lien YouTube Turn Around.
Tiziana Nicastro
10 Déc 2020 | Non classifié(e)
Trois personnalités exemplaires disparues le 1er décembre dernier: leur vie témoigne que le dialogue entre les religions est possible. Des hommes pour la fraternité. Passionnés par l’aventure du dialogue entre les croyants de différentes religions. Animés par le désir de vivre dans l’unité, dans le respect de leurs croyances, cultures et sensibilités respectives. L’imam Nedal Abu Tabaq, muftī de la Ligue musulmane de Pologne, le moine bouddhiste theravada Phra Ajahn Eiam, et Mgr Henri Teissier, évêque catholique d’Oran – au nord de l’Algérie – et archevêque d’Alger, ont disparu le même jour, le 1er décembre dernier. A ceux qui ont été leurs amis, sur la route du dialogue interreligieux, revient la tâche de recueillir leur héritage et de renouveler leur engagement pour la fraternité universelle. Comme le rappelle Roberto Catalano, co-responsable du dialogue interreligieux pour le mouvement des Focolari, en Pologne le mufti Nedal Abu Tabaq a encouragé le début d’un chemin de dialogue entre musulmans, chrétiens et juifs. Ainsi de nombreuses manifestations promues et partagées par les croyants des trois religions ont vu le jour : concerts, symposiums, rencontres fraternelles également à l’occasion des fêtes propres à chaque religion, comprises comme des occasions de faire connaître ses propres valeurs et croyances et de connaître celles des autres, dans le respect mutuel. Puis la création d’un « Calendrier des trois religions : juifs, chrétiens, musulmans », en collaboration avec les autorités locales, et l’instauration en 2013 de la « Journée du christianisme parmi les musulmans en Pologne », le 29 mai, et l’année suivante de la « Journée du judaïsme parmi les musulmans en Pologne », le 16 du mois. En 2014, le mufti a participé à une conférence interreligieuse dédiée à Chiara Lubich, à l’occasion du cinquième anniversaire de sa mort. Il est mort victime de la pandémie du coronavirus. On se souvient du moine bouddhiste Theravada, Phra Ajahn Eiam, de Thaïlande, du sourire bienveillant de ce contemplatif discret et silencieux. Il étai résolumentt engagé dans le dialogue entre bouddhistes et chrétiens. Souffrant d’une tumeur, son état de santé s’est soudainement aggravé après un début d’infection due à la Covid-19. En Algérie, Monseigneur Henri Teissier, né à Lyon, ordonné prêtre à Alger en 1955 et archevêque de la capitale pendant vingt ans, était un homme de dialogue, attaché à la compréhension, au respect et à l’estime des croyants de l’islam et du christianisme. « Ce passionné de l’Algérie, de son peuple, de sa langue et de sa culture – pour reprendre les termes de l’agence de presse de la Conférence Épiscopale Italienne – a accompagné l’Église d’Algérie dans le tumulte des années 90, où, entre 1994 et 1996, dix-neuf religieuses et prêtres, ainsi que Mgr Pierre Claverie, ont été assassinés. » Même au cours de ces années de guerre civile, Mgr Teissier « a été au service de l’Église et de sa vocation à vivre, précisément en tant qu’ Église, l’amitié et la fraternité avec le peuple algérien. » Pendant sa retraite, il s’est consacré à l’écriture et a participé à des conférences dans le monde entier. Il est mort à la suite d’un accident vasculaire cérébral. Trois figures exemplaires, trois pionniers qui témoignent que le dialogue est possible.
Claudia Di Lorenzi
9 Déc 2020 | Non classifié(e)
Cette année encore, les Gen4, les enfants du mouvement des Focolari, mènent une action pour rappeler aux personnes le vrai sens de Noël. Dans la situation actuelle où la pandémie nous oblige à éviter tout contact personnel, les Gen4, les enfants du mouvement des Focolari se sont posé de nombreuses questions sur la façon de se préparer à Noël.
« Comment allons-nous réaliser cette année l’action ‘ils ont délogé Jésus’? Sera-t-il possible de nous réunir pour préparer les figurines de l’Enfant? Pourrons-nous sortir dans les rues pour donner Jésus aux gens » ? Née en 1997, l’action ‘ils ont délogé Jésus’ a une signification précise : il s’agit de ne pas se laisser influencer par le consumérisme mais de ramener les vraies valeurs au centre de Noël. L’idée est venue d’une réflexion de Chiara Lubich qui était alors en Suisse en ce temps de l’Avent. En marchant dans les rues illuminées d’une grande ville, Chiara est frappée par les lumières, les décorations raffinées, la richesse, mais surtout par l’absence de référence à la signification première de Noël. Elle l’écrit ainsi : « ce monde riche ‘s’est accaparé’ Noël et tout ce qui l’entoure et a chassé Jésus ! (…) Il a misé sur Noël pour le meilleur profit de l’année et ne pense pas à Jésus ». Ainsi, depuis 1997, des milliers de Gen4 dans le monde entier acceptent l’invitation de Chiara à ramener Jésus au centre de Noël.
Lors des années précédentes, quand il n’y avait pas encore le Covid, les Gen4 offraient aux personnes des figurines en plâtre de l’Enfant Jésus ou des crèches de toutes sortes qu’ils avaient modelés, dans les rues, les places, les marchés, les institutions locales et dans les écoles, ainsi que le texte de Chiara Lubich intitulé « Ils ont délogé Jésus« . Cette action a en soi la dimension du ‘don’, de la prise de conscience de l’autre : les Gen4 pensent chaque année à des initiatives en faveur de leurs pairs qui, dans certaines parties du monde, manquent du nécessaire, comme l’Enfant Jésus ; les personnes qui reçoivent « l’Enfant » donnent souvent spontanément pour les buts proposés. A la Noël 2019, les centres mondiaux Gen4 ont pu aider avec l’argent collecté le Centro Social Unidad de Bogota (Colombie), qui accueille des enfants émigrés du Venezuela et l’Institut pour enfants sourds, l’Institut de Rééducation Audio Phonétique ( IRAP) du Liban. Cette année, tout sera un peu différent : la pandémie permet peu de libertés mais les idées et la créativité n’ont pas manqué pour tenter de vivre cette opération et remettre Jésus au centre de Noël. Comment fabriquer et offrir les figurines en plâtre ? Ce sera en famille, en petits groupes, dans les quartiers, dans les paroisses, en respectant les précautions et les règles prescrites pour cette pandémie. Cette année, nous avons décidé d’aider le Collegio Fiore au Guatemala. Avec la pandémie, la situation économique s’est aggravée et les activités scolaires ont été suspendues temporairement. Nous voulons les soutenir par l’action ‘Ils ont délogé Jésus’, afin que, dès que possible, beaucoup d’enfants puissent retourner à l’école dans de meilleures conditions. Pour plus d’informations, visitez le site : https://gen4.focolare.org/fr/
Lorenzo Russo
8 Déc 2020 | Non classifié(e)
Dieu ne se laisse pas vaincre en générosité et nous surprend par sa providence. Le témoignage d’Urs (Suisse) : un geste fait par amour peut avoir de nombreux effets positifs. J’ai été invité à fêter la veillée de Noël avec mes deux frères et leurs épouses. Je voulais faire un cadeau à chacun d’eux, mais je n’avais pas de quoi en acheter. J’ai donc remis mon souhait entre les mains de Dieu.
Il y a quelques jours, notre ami Peter, un pasteur réformé, nous a invités dans sa communauté paroissiale pour faire des bougies avec de la cire d’abeille. Ici, c’est une tradition répandue dans de nombreuses localités, mais je n’y avais jamais prêté attention. Je m’y suis rendu avec les autres pour confectionner ma bougie et, à ma grande surprise, j’ai vu qu’elle était belle. Je me suis souvenu que la femme de mon jeune frère collectionne les bougies. Le premier cadeau était prêt !
De temps en temps, je vais aider une petite entreprise tenue par des amis, surtout lorsqu’ils ils doivent faire de nombreuses expéditions et qu’ils sont sous pression. La dernière fois, il y a quelques semaines, dans un moment de pause, j’ai regardé dans l’entrepôt les articles en vente et j’ai trouvé une belle boîte pleine de blocs-notes : un pour les adresses, un autre pour organiser l’agenda, etc … Ils étaient très beaux. J’ai demandé le prix, mais c’était hors de mes possibilités. J’ai donc continué à préparer mon colis. Ce fut une journée de travail intense. A la fin, j’étais fatigué, mais heureux d’avoir pu leur donner un coup de main. Au moment de partir, le responsable m’a donné un paquet cadeau pour me remercier de l’aide que j’avais apportée pendant l’année. Je l’ai ouvert et j’ai dû retenir mes larmes: c’était la boîte avec ces blocs-notes. Le cadeau pour mon frère aîné était prêt !
Il y a quelques jours, un ami m’a donné une enveloppe avec de l’argent : « C’est pour toi – m’a-t-il dit – pour tes besoins personnels. » Comme c’était le jour du marché de Noël dans notre village, j’y suis allé, mais les prix me semblaient exagérés. Avant de partir, j’ai découvert le stand d’un agriculteur qui produisait du vinaigre biologique enrichi de gingembre, exactement ce que la femme de mon frère aîné aime. Il était emballé dans une jolie petite bouteille et la somme reçue était juste suffisante pour l’acheter. Un autre petit cadeau tout prêt ! Sur le chemin du retour, un ami me dit qu’il a reçu un porte-documents en cuir, dont il n’a pas besoin car il en a déjà un et me demande si par hasard il pourrait me servir. J’ai alors pensé à mon frère cadet, il pourrait lui être utile puisqu’il est chargé de consultations et de devis. J’ai appris par la suite que, quelques jours auparavant, le sien s’était détérioré et que le mien était arrivé juste au bon moment ! A la fin, les cadeaux étaient prêts. J’ai ajouté une lettre personnelle pour chacun d’entre eux, où je disais à chacun ce qu’il est pour moi. Ce fut un beau moment, rempli de bonheur ! Je pensais que je serais allé à cette fête de Noël les mains vides, mais Quelqu’un a pensé à me faire trouver un cadeau pour chacun.
Propos recueillis par Gustavo E. Clariá
7 Déc 2020 | Non classifié(e)
Par sa consécration à Dieu, le 7 décembre 1943, Chiara Lubich, alors âgée de 23 ans, donne naissance au Mouvement des Focolari. 60 ans plus tard, elle a rappelé ce moment, lors d’une liaison téléphonique, invitant tous les membres du Mouvement à renouveler leur donation à Dieu. […] Et maintenant, avec le recul de plusieurs décennies, nous pouvons comprendre la signification du 7 décembre 1943 pour notre Mouvement ; cette date signifie la venue sur la terre d’un charisme de l’Esprit Saint, d’une lumière nouvelle. Cette lumière devait, dans le plan de Dieu, étancher la soif de ce monde avec l’eau de la sagesse, le réchauffer au feu de l’amour divin et faire naître ainsi un peuple nouveau, nourri de l’Évangile. […] Il décide alors de m’appeler, une jeune fille parmi d’autres. D’où ma consécration à Dieu. C’était mon « oui » à Dieu, bien vite suivi par beaucoup d’autres « oui » de jeunes femmes et de jeunes hommes. Cette journée nous parle donc de lumière et de donation à Dieu afin de devenir des instruments entre ses mains pour la réalisation de ses plans. Lumière et don de soi à Dieu : deux notions particulièrement utiles alors, en ce temps de désarroi complet, de haine réciproque et de guerre que nous traversions. C’était une époque sombre où Dieu semblait absent du monde, de même que son amour, sa paix, sa joie et sa présence comme guide. Personne ne paraissait s’intéresser à lui. Lumière et don de soi à Dieu : deux paroles que le Ciel veut nous répéter aujourd’hui, alors que notre planète est meurtrie par de nombreuses guerres et, de manière encore plus terrifiante, par le terrorisme. Lumière signifie Verbe, Parole, Évangile, cet Évangile encore trop peu connu et surtout trop peu vécu. Le don de soi à Dieu est plus que jamais nécessaire aujourd’hui, alors que des hommes et des femmes s’enrôlent, prêts à donner leur vie pour les causes que le terrorisme soutient. Que doit-il alors en être de nous, chrétiens, disciples d’un Dieu qui s’est laissé crucifier et a été abandonné afin que naisse un monde nouveau, pour notre Salut et pour la Vie qui n’aura pas de fin ? […] […] Repartons vers le monde qui nous attend, tels des Évangiles vivants, afin de pouvoir l’inonder de sa lumière. Nous pouvons être des Évangiles vivants, en continuant à vivre la volonté de Dieu dans l’instant présent[…]. N’oublions pas non plus d’assimiler la « Parole de vie », extraite de l’Écriture, qui nous est proposée chaque mois. […] Et comme si nous naissions à nouveau, donnons-nous encore une fois complètement à Dieu, de la façon qu’il a choisie pour chacun de nous. Ainsi, même le présent et l’avenir que Dieu nous donnera lui seront agréables.
Chiara Lubich
(Extraits d’une conférence téléphonique, du 11 décembre 2003). Extrait de: “7 Dicembre 1943 – 7 dicembre 2003”, in: Chiara Lubich, Conversazioni in collegamento telefonico, p. 664. Città Nuova Ed., 2019.
5 Déc 2020 | Non classifié(e)
Les aides des communautés des Focolari dans les pays d’Amérique latine sont des gestes concrets pour être « tous frères », comme l’invoque le pape François dans sa dernière encyclique.
Au Pérou et dans d’autres pays d’Amérique latine, nous assistons à l’arrivée incessante de migrants, surtout des Vénézuéliens, mais aussi des Cubains, des habitants d’Amérique Centrale, des Haïtiens, des Arabes. Les communautés du mouvement des Focolari s’engagent chaque jour à aider ces personnes. « Notre aventure au Pérou commence quelques jours avant Noël 2017 », dit Silvano Roggero, focolarino au Pérou. Nous avions invité à déjeuner chez nous des Vénézuéliens que nous avions rencontrés. Au début, ils étaient cinq, puis nous nous sommes déplacés au Centre Juan Carlos Duque parce que les invitations dépassaient les 120 personnes ! Je me souviens de la rencontre de Geno avec Karlin et ses trois jeunes enfants. Accroupie sur le trottoir, elle vendait des bonbons. Geno a entendu en lui une voix forte: “C’est Jésus ! ”. Sur le chemin du retour, il lui achète des bonbons et l’invite à déjeuner. Ce dimanche-là, elle est venue avec ses 3 enfants et a également amené sa sœur avec ses 2 enfants ». En Colombie, près de Bogotá, Alba, arrivée en tant que migrante du Venezuela en 2014, est devenue une référence pour les « Caminantes » (migrants) qui passent tous les jours. Un jour, alors qu’elle n’avait pas encore déjeuné, une femme enceinte avec son partenaire est passée, ayant besoin d’une visite. Au dispensaire, une infirmière très attentive et aimable pouvait les aider. Malgré le froid, la faim, le souci de laisser ses collègues bénévoles seuls et même ses enfants à la maison sans déjeuner, Alba est restée à les attendre. À la fin de la visite, elle a raccompagné les deux jeunes parents. Que s’est-il passé ? Les Caminantes, sachant ce qu’Alba avait fait pour eux, ont réuni deux sous pour acheter deux cartons d’œufs pour elle, ses enfants et ses collègues ! Le centuple, vraiment! De qui ? De ceux qui en ont le plus besoin !
Fin 2018, la communauté des Focolari de Mexico s’est jointe à « l’accueil humanitaire » des caravanes de migrants. Cette association civile, inspirée par le charisme des Focolari, a apporté sa contribution technique et sa coordination avec les autorités. Un canal a été activé pour faciliter l’arrivée de nourriture, de vêtements, de produits d’hygiène personnelle et de dizaines de couvertures. On peut imaginer la gratitude des migrants. Le Brésil a également accueilli de nombreux migrants. « La multiplication des dons nous surprend », raconte la communauté locale. « Nous faisons une demande pour un poêle et soudain nous en obtenons plusieurs. Quelqu’un nous demande un évier et le lendemain, une personne que nous ne connaissons pas se rend disponible et en donne cinq. Un jour, un ami va acheter quelque chose à nous donner. Il explique au vendeur les raisons de l’achat et est surpris par la remise et la livraison gratuite. Une autre fois, une personne que nous ne connaissons pas nous dit : « Je vais organiser un événement et commander de la nourriture que vous enverrez à ceux qui en ont besoin ».
Lorenzo Russo
4 Déc 2020 | Non classifié(e)
Détruite par l’inondation de 2019, elle a été reconstruite grâce à la contribution de la Coordination Urgences, de l’Association Familles Nouvelles et de l’ Association Monde Uni du Mouvement des Focolari.
« L’expérience qui a suivi la tragédie a été dure, mais elle nous a accompagnés avec la certitude que tout s’est passé pour donner une nouvelle vie à ces lieux et à cette communauté.» Ildo Foppa, volontaire du mouvement des Focolari, responsable de la mission de la Fazenda da Esperança à Dombe, au Mozambique, parle des inondations qui ont frappé le pays en mars 2019 et des précieux fruits de l’engagement commun pour la reconstruction. « La relation avec l’Église locale est devenue de plus en plus forte, de l’évêque aux prêtres, ainsi qu’avec les organisations qui sont venues apporter des secours et avec toute la communauté de la région. Nous avons rencontré beaucoup de personnes et reçu de nombreuses promesses d’aide. » La dévastation et la nécessité de reconstruire, ont été l’occasion de créer de nombreux emplois: « Nous avons donné vie à des coopératives composées chacune de dix familles : il a été possible pour beaucoup de sortir de la précarité en vivant de leur travail et de pouvoir ainsi commencer à construire leur avenir.» Près de deux ans après l’inondation, les travaux de reconstruction – auxquels ont aussi participé avec la Fazenda la Coordination Urgences, l’Association Familles Nouvelles et l’ Association Monde Uni du Mouvement des Focolari – ont permis de réparer l’école maternelle, l’hôpital, les quatre maisons d’accueil, le lycée et l’église. Les hébergements et les installations sanitaires ont été reconstruits, un hangar a été aménagé pour la construction de blocs de ciment qui serviront à construire les logements définitifs des familles.
Dans la première phase de l’urgence, des rations alimentaires ont été distribuées aux personnes qui avaient perdu leur maison et 550 baraques (avec des latrines temporaires) ont été construites pour les familles déplacées. Par la suite, un programme de soutien a été mis en œuvre pour créer des sources de revenus et des moyens de subsistance pour la population. À noter que150 familles ont reçu une aide directe pour la réparation des maisons et l’achat de semences, d’engrais et de carburant pour les tracteurs, afin de reprendre et d’améliorer la production agricole. Un atelier de menuiserie a ensuite été construit pour former et faire travailler plus de 60 jeunes accueillis par la Fazenda, ainsi qu’un moulin desservant environ 330 familles. Les interventions ont été menées à bien même si, ces derniers mois, le Mozambique a également beaucoup souffert de la propagation de la Covid 19. Sur Amu et Afn vous pouvez suivre la situation dans la région.
Claudia Di Lorenzi
Si vous voulez apporter votre contribution pour aider ceux qui souffrent des effets de la crise mondiale de Covid, allez à ce lien
2 Déc 2020 | Non classifié(e)
La marche, qui en est à sa huitième édition et qui s’inscrit dans le cadre du festival « Harmonie entre les peuples », ne s’arrête pas, même avec le Covid. Nous en parlons avec Antonella Lombardo, directrice artistique de l’école de danse Laboratorio Accademico Danza (LAD) à Montecatini (Italie) et promotrice de l’événement. Nous les avons vus dans les endroits les plus disparates pendant ces mois de pandémie : des pianistes, des violonistes, des rockers, des chanteurs de pop et d’opéra sur les toits, sur les places, dans les parcs, en gardant toujours la bonne distance. Cela prouve que rien ni personne ne peut arrêter l’expression artistique, pas même un virus mondial. Antonella Lombardo, directrice artistique de l’école Laboratorio Accademico Danza à Montecatini, près de Florence (Italie) et créatrice du festival « Harmonie entre les Peuples » qui promeut l’idée de la recherche d’une harmonie possible à travers l’art depuis 15 ans, comme instrument transversal et universel. Le Covid n’a pas réussi à empêcher l’édition 2020 d’avoir lieu.
Sous quelle forme le festival a-t-il eu lieu cette année ? La marche « Harmonie pour la paix » est l’un des principaux événements du festival « Harmonie entre les peuples ». Nous savions que cette année nous n’aurions pas pu le faire de manière traditionnelle. Le format virtuel était la seule possibilité de ne pas nous arrêter et nous l’avons donc lancé le 12 novembre. Aux écoles de la région dans laquelle nous nous trouvons, mais aussi au-delà, en dehors de l’Italie, nous avons invité à réaliser des vidéos exprimant le sens de la paix. La réaction a été incroyable : bien que de nombreuses écoles en Italie utilisent désormais l’enseignement à distance, à partir d’un certain degré, les enseignants ont soutenu le projet, les élèves ont réagi avec enthousiasme et tout a pris une valeur plus élevée, également du point de vue de l’établissement de relations. Les professeurs ont collaboré entre eux, de nombreuses classes ont réalisé des vidéos que nous avons publiées sur la page Facebook de l’association culturelle DanceLab Armonia et nous avons reçu des vidéos non seulement d’Italie, mais aussi d’autres pays comme la France et la Jordanie. Ainsi a pris forme un marathon numérique extrêmement varié qui dit « paix » dans les formes artistiques et chorégraphiques les plus diverses.
Parmi les documents que vous avez reçus, y a-t-il quelque chose qui t’a frappé d’une manière particulière et pourquoi ? Tout d’abord, nous avons été frappés par les interactions nées entre les jeunes : nous ne savons pas où tout cela arrivera et le fait qu’ils se sont réunis pour travailler sur ce que signifie construire la paix, aujourd’hui, est peut-être la chose la plus importante. Avec leurs professeurs, ils ont dû trouver des idées pour réaliser ces vidéos ; ils ont approfondi le sens de la paix, le fait que ce n’est pas un slogan et cela les a poussés à creuser dans le cœur de chacun. Même les fonctionnaires des municipalités de notre territoire qui ont vu la naissance et la croissance du festival « Harmonie entre les peuples » étaient enthousiastes et nous ont dit que c’était l’une des plus belles activités qui ont marqué leur vie. En bref, ces relations sont les plus beaux fruits : de vraies relations, basées sur des relations construites sur le bien mutuel. Quels projets avez-vous maintenant ? En collaboration avec la Custodie de Terre Sainte et en particulier avec le soutien du Père Ibrahim Faltas et de la Fondation Jean-Paul II, nous travaillons à la création d’une école de danse à Bethléem. Ce projet se veut une lueur d’espoir pour donner de la dignité à tant d’enfants qui, dans ces territoires, sont des prisonniers à ciel ouvert. Un autre projet est le Campus international de formation à la danse qui sera basé en Italie mais qui sera international. Ce sera un lieu de formation où l’art deviendra un outil pour briser toute sorte de barrière ; ce sera un lieu de formation pour tous les jeunes qui veulent laisser une trace et utiliser ce langage pour apporter la beauté partout, même là où cela semble impossible.
Stefania Tanesini
1 Déc 2020 | Non classifié(e)
Le 20 octobre 2020, Bartholomée Ier, le Patriarche Œcuménique de Constantinople, a visité le Centre international des Focolari. Après s’être recueilli sur la tombe de Chiara Lubich, il a rencontré un représentant du Conseil général du Mouvement. Voici le discours qu’il a prononcé.
Homélie de Sa Sainteté Bartholomée ier, Archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome
et Patriarche Œcuménique pour les cent ans de la naissance de Chiara Lubich
Rocca di Papa-Rome, 20 octobre 2020
Chère Maria Voce – Emmaüs, Présidente du Mouvement des Focolari, Éminences, Excellences, Frères et Sœurs bien-aimés dans le Seigneur, C’est avec une grande joie que nous avons accueilli l’invitation à venir, au terme de notre voyage dans la Ville Éternelle, l’Antique Rome, ici à Rocca di Papa, où repose dans l’attente de la Résurrection notre sœur bien-aimée Chiara. Il est particulièrement significatif que nous y venions lors du centenaire de sa naissance – Chiara est née en effet en 1920 – afin de lui rendre hommage et d’exprimer notre merci au Seigneur de la vie, pour lui avoir accordé une longue vie, mais surtout pour l’avoir inondée de sa grâce particulièrement lumineuse, exprimée dans la phrase qui la rappelle : « Et nous nous avons cru à l’Amour. » L’Amour auquel elle a cru et dans lequel elle a greffé toute sa vie n’appartient pas à ce monde, mais il s’est incarné dans le monde pour que nous puissions en faire l’expérience, que nous puissions le connaître, que nous puissions le rencontrer dans nos frères et sœurs, partout dans le monde ; que nous puissions le goûter, en devenant un avec Lui, dans la Sainte et Divine Eucharistie. Combien d’autres choses auraient fait notre Chiara si elle était encore parmi nous ! Mais ce ne sont pas les années qui confèrent signification à la vie, ce n’est pas la quantité, la longueur, mais comment nous mettons en œuvre les talents qu’Il nous a offerts, c’est la qualité de la vie, dépensée pour témoigner de Lui qui est la Vie. Si par exemple nous pensons à saint Basile, ce grand Père de l’Église, le premier des Pères Cappadociens, celui-ci a eu une vie relativement brève, de mêmes pas cinquante ans, mais une vie brève entièrement offerte au Seigneur, il a produit des œuvres théologiques, liturgiques, dogmatiques, ascétiques, qui « portent de manière unique la trace de sa plume, de son esprit et de son cœur ». Il a été un précurseur dans le soin des pauvres et des souffrants, faisant construire une petite cité de la charité, avec hébergements, hospices et léproserie, appelée Basiliade : ce fut le premier hôpital de l’histoire. Il s’est aussi occupé de la nature et des animaux, au sujet desquels apparaissent des thématiques modernes, dans sa célèbre prière dédiée aux animaux. Si en aussi peu d’années saint Basile a accompli de telles œuvres, c’est parce qu’il avait imprégné toute sa vie de l’Amour pour le Christ, lui donnant chaque moment de sa respiration jusqu’à donner son âme à Dieu, éprouvé par l’ascèse, par les maladies et épuisé par les préoccupations. Notre Chiara a vécu une vie plus longue mais, de la même façon, elle nous a laissé un héritage sur lequel nous devons encore beaucoup méditer. Elle nous a laissé le charisme de l’unité à tous les niveaux, elle l’a vécu, expérimenté, elle s’est dépensée pour lui de toutes ses forces et elle a enseigné à chacun à vivre de la meilleure des façons son rôle dans la société. Nous pouvons tranquillement affirmer que Chiara a assumé cet engagement pour la fraternité, l’unité et la paix dans tous les domaines de la vie de l’homme, nous confiant à travers sa vie et ses écrits un message que nous ne pouvons pas ignorer. Le Mouvement et toutes les œuvres qui existent aujourd’hui, grâce à son charisme, sont le témoignage d’une vie dépensée pour le Seigneur, passée aussi au crible de la Croix, mais toujours orientée vers la Résurrection. Le timon de Chiara est passé ensuite à notre sœur bien-aimée, dont l’amitié avec nous et avec notre Patriarcat Œcuménique est longue et solide, depuis les années où elle a résidé à Constantinople, où elle a vraiment laissé une empreinte indélébile du ministère de la fraternité, de l’unité et de l’amour envers tous : Maria Voce – Emmaüs. En accueillant le témoignage de Chiara, Maria Voce a su être en ces années le bon serviteur de la Parabole des talents. Elle n’a pas caché son talent sous terre, mais elle l’a fait fructifier encore et encore, et son Seigneur saura certainement lui en être reconnaissant. Alors qu’elle arrive au terme de son mandat de Présidente, nous voulons la remercier nous aussi pour sa grande contribution à l’Œuvre ; le souvenir que, comme vous tous, nous gardons d’elle demeure dans notre cœur et, sans aucun doute, elle continuera le charisme là où le Seigneur l’appellera. Que Dieu veuille, dans son immense miséricorde, concéder à cette Œuvre qui Lui est agréable, un digne successeur, capable encore de s’émerveiller et de s’étonner avec vous tous, pour éclairer chaque peuple du monde avec la force de l’Amour qui vainc toute chose, car « pour aimer, le chrétien doit faire comme Dieu : ne pas attendre d’être aimé, mais aimer en premier ». (Cit. Chiara Lubich). Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu Père et la communion de l’Esprit Saint soit avec vous tous. Lire également l’article de la visite du Patriarche au Centre international des Focolari
30 Nov 2020 | Non classifié(e)
Quand elle a parlé de souffrance et de douleur, Chiara Lubich ne s’est pas limitée à un concept philosophique, psychologique ou spirituel, mais elle a toujours tourné son regard vers celui qu’elle aimait appeler « l’époux de son âme » : Jésus, au moment où il a expérimenté sur la croix, l’abandon du Père : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46). Dans sa relation intime et mystérieuse avec Lui, elle a trouvé la force d’accueillir chaque souffrance et de la transformer en amour. Il y aurait parfois de quoi mourir si nous ne regardions vers toi, qui transformes, comme par enchantement, toute amertume en douceur. Vers toi, cloué sur la croix, dans ton cri, solitude extrême, inactivité totale, mort vivante. Dans ce froid de la mort, tu as embrasé la terre de ton feu. Dans cette immobilité infinie, tu nous as ouverts à ta vie infinie, que nous vivons maintenant jusqu’à l’ébriété. Que désirer de plus sinon de nous voir semblables à toi, au moins un peu, et unir notre souffrance à la tienne pour l’offrir au Père ? Pour que nous ayons la lumière, tes yeux se sont éteints, Pour que nous goûtions l’union, tu as éprouvé la séparation du Père, Pour que nous possédions la sagesse, tu t’es fait « ignorance », Pour que nous nous revêtions d’innocence, tu t’es fait « péché », Pour que Dieu vienne en nous, tu l’as éprouvé loin de toi.
Chiara Lubich
Pensée et spiritualité, Nouvelle Cité 2003, p. 141-142
28 Nov 2020 | Non classifié(e)
Dans deux villes de la côte syrienne, un groupe de volontaires du Mouvement des Focolari organise un projet visant à assurer des repas de qualité aux familles pauvres et aux personnes âgées ou défavorisées.
« En travaillant en équipe, j’ai senti la présence de Dieu, et cet engagement collectif a fait de nous une seule famille. » C’est ainsi que Hazem raconte son expérience dans le cadre du projet ‘’Lokmat Mahab’’, qui signifie en langue arabe ‘’une bouffée d’amour’’. L’initiative, promue par le Mouvement des Focolari et également soutenue par des fonds du programme ‘’Urgence Syrie’’ de l’AMU (Action pour un Monde Uni), est née pour apporter un soutien à certaines familles nécessiteuses des villes d’al-Kafroun et de Mashta al-Helou, dans le nord-ouest de la Syrie, et implique des chrétiens de différentes confessions. Dans une réalité marquée par la crise économique, par un niveau de conflit très élevé, par les mesures restrictives imposées par l’UE et les États-Unis, avec la dépréciation de la lire syrienne, avec le coût de la vie, et exacerbée par la crise de la santé et de l’emploi due à la propagation du Coronavirus, le petit groupe de volontaires se propose d’aider une vingtaine de familles – dont des personnes déplacées et des résidents – qui vivent dans de mauvaises conditions économiques et sanitaires. Ils offrent leur temps et leur énergie. Certains offrent même les fruits de leur terre. D’autres une contribution économique faible mais significative.
Grâce aussi au soutien des habitants des villages voisins, de Syriens vivant dans d’autres villages, de quelques intellectuels et de petits dons, ils préparent et distribuent ensemble un repas par semaine à chaque famille, qu’ils livrent personnellement à l’entrée de chaque maison, juste avant le repas de midi. « Ces quelques minutes pendant lesquelles nous sommes avec chaque famille pendant la distribution du repas – dit Micheline, une des volontaires – nous aident à construire une relation avec eux. Les prières que nous écoutons et partageons et la relation qui nous lie sont le véritable trésor du projet ». Et quelle joie de participer à l’enthousiasme des enfants, et de ceux qui ne sont plus des enfants depuis longtemps, qui attendent avec impatience cette ‘’bouffée d’amour’’ : « Partager les soucis de la vie quotidienne et être avec eux comme un seul homme », c’est ce qui anime profondément l’engagement de chacun. La force de poursuivre ce travail – disent-ils – vient de Jésus Eucharistie et du partage des moments de prière. Un an après le début du projet, en septembre 2019, le groupe de volontaires et de collaborateurs s’est élargi et pour la réalisation des repas, le père Gandhi Muhanna, pasteur de l’Église maronite, a mis à la disposition, la cuisine de sa maison. La difficulté – expliquent-ils – est de préparer des repas sains et nutritifs, faits d’ingrédients de qualité, souvent difficiles à trouver, alors que les prix des denrées alimentaires continuent d’augmenter. Un défi cependant que tous veulent relever : l’objectif est de développer le projet, d’élargir le réseau de collaborateurs, d’augmenter la qualité et la fréquence des repas, mais surtout de toucher un nombre croissant de familles et de personnes dans le besoin, afin de « partager avec tous les moyens possibles les dons que chacun a reçus de Dieu ».
Claudia Di Lorenzi
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26 Nov 2020 | Centro internazionale, Non classifié(e)
Le Mouvement des Focolari a reçu aujourd’hui le prix international ‘’Je fais ma part’’ de l’ Université Kronos pour son engagement en faveur de la planète à travers EcoOne, l’initiative environnementale des Focolari. Parmi les lauréats de cette édition 2020 figurent le pape François et, à titre posthume, l’explorateur et anthropologue norvégien, Thor Heyerdahl.
Une ancienne fable africaine raconte que lors d’un incendie de forêt, un colibri, le plus petit des oiseaux, s’est envolé vers le feu tandis que tous les animaux s’enfuyaient. À la demande du lion sur ce qu’il faisait, le colibri, montrant une goutte d’eau dans son bec, répondit : ‘’Je fais ma part ‘’! C’est de cette histoire que découle le prix international, qui en est à sa quatrième édition et que l’ Université Kronos décerne chaque année aux personnes, entités et nations qui ont montré qu’elles ‘’ont fait leur part’’ pour protéger l’environnement et le climat de la Terre. Parmi les huit lauréats de cette année figure également EcoOne, l’initiative internationale du Mouvement des Focolari, promue par un réseau de professeurs, d’ universitaires, de chercheurs et de professionnels qui travaillent dans les sciences de l’environnement et s’efforcent d’enrichir leurs connaissances scientifiques par une lecture humaniste approfondie des problèmes écologiques contemporains (www.ecoone.org).
En raison de la pandémie, il n’a pas été possible de remettre les prix, comme prévu, dans la salle du Capitole à Rome (Italie). La remise du prix au Mouvement des Focolari a eu lieu aujourd’hui, jeudi 26 novembre 2020, au siège international du Mouvement des Focolari à Rocca di Papa (Rome-Italie) par Vincenzo Avalle, membre du Conseil national de l’ Université Kronos, accompagné d’Armando Bruni, coordinateur de l’Italie centrale de l’ Université et de trois gardes de l’environnement. Au nom du Mouvement des Focolari, le professeur Luca Fiorani, président d’EcoOne, a recueilli la sculpture d’un colibri, réalisée avec des matériaux métalliques recyclés par l’artiste Renato Mancini, ainsi que le diplôme qui lui a été remis. « Ce prix veut donner une impulsion, une motivation à tous ceux qui s’engagent pour la protection de l’environnement – a expliqué Vincenzo Avalle – J’ai été frappé par l’activité complexe du Mouvement des Focolari pour l’environnement telle qu’elle s’exprime dans EcoOne, soutenue par la science et l’interaction avec la politique ».
« Je vois une grande synergie entre nous, l’ Université Kronos et le mouvement des Focolari/EcoOne – a expliqué Fiorani en recevant le prix – parce que nous sommes complémentaires : Kronos naît de l’action, EcoOne naît de la réflexion. Nous avons besoin les uns des autres. En tant que Mouvement des Focolari, nous pouvons contribuer à différents domaines d’approfondissement culturel. L’économie et la politique, qui sont décisives pour l’environnement, doivent être mises en avant. Et nous pouvons également offrir notre dimension internationale ». « Je vois – a-t-il ajouté – une possibilité de collaboration, de très forte synergie. Il existe une galaxie d’entités qui travaillent pour l’environnement. Je pense que le temps est venu pour toutes ces organisations de travailler ensemble ». L’ Université Kronos (https://accademiakronos.it-html.com/) est la continuation et l’héritier spirituel de l’une des premières organisations environnementales, la ‘’Kronos 1991’’. Avec environ 10 000 membres en Italie et des bureaux et références internationaux, elle s’engage en faveur de la protection de l’environnement et de la qualité de vie. En collaboration avec des instituts scientifiques et des universités, Kronos propose un cursus universitaire en ‘’Éducateur et Diffuseur environnemental’’et deux masters universitaires en ‘’Santé et Environnement’’ et soutient un organe de supervision pour la prévention et l’information en matière d’environnement. Mais surtout, elle invite les gens du monde entier à ‘’faire leur part’’ pour protéger l’environnement.
Joachim Schwind
26 Nov 2020 | Non classifié(e)
À l’école de Jésus, nous pouvons apprendre à être l’un pour l’autre des témoins et des instruments de l’amour tendre et créatif du Père. La naissance d’un monde nouveau guérit la coexistence humaine à la racine et attire la présence de Dieu parmi les hommes, une source inépuisable de consolation pour sécher chaque larme. Une idée originale Nous roulions sur l’autoroute, mon mari et moi. Un couple était dans la voiture derrière nous. L’homme au volant semblait très agité et il pouvait être un danger par sa conduite. En arrivant au péage, j’ai eu une idée : pourquoi ne pas payer leur péage? Pendant que mon mari payait le nôtre, j’ai donné à l’employé le montant pour le couple derrière nous avec le message suivant : « Bonne journée et bonnes vacances de la part du couple dans la voiture du Massachusetts ». Mon mari ne comprenait pas et je lui ai expliqué que ce petit geste rappellerait peut-être à l’homme que quelqu’un l’aimait : qui sait si cela apporterait peut-être une note différente dans leur voyage ! En regardant en arrière, j’ai vu que l’employé du péage leur parlait en pointant dans notre direction. Au bout d’un moment, une voiture s’est approchée de la nôtre : c’était eux. L’homme souriait et sa femme montrait un papier où il était écrit en majuscules : « Votre gentillesse a fonctionné ! Merci, Massachusetts ! ». (D.A. – USA) La paix dans la famille Depuis des années, la relation avec notre fille et notre gendre nous faisait souffrir. Il était si jaloux que Grazia ne pouvait plus nous rendre visite. Moi aussi, je n’arrivais pas à lui pardonner une telle passivité. Mon gendre a téléphoné et ce fut une heure et demie d’accusations mutuelles. Je n’ai pas pu dormir cette nuit-là. J’ai alors décidé de leur écrire une lettre dans laquelle je leur demandais de m’excuser et je leur assurais qu’ils avaient toujours une place dans notre cœur. Je n’attendais rien de cette lettre mais il m’a appelé, ému, en m’annonçant l’arrivée de Grace le lendemain. Peu de temps après, nous avons reçu un coup de fil des parents de notre gendre dont nous n’avions plus eu de nouvelles depuis des années ; ils nous confirmaient que la situation avait complètement changé. Ils nous ont en effet invités à passer quelques jours avec eux. Jamais on ne nous avait témoigné une telle affection ; nous n’oublierons pas les journées paisibles passées ensemble. En rentrant à la maison, mon mari et moi avons remercié Dieu car il nous avait fait l’immense cadeau de la paix en famille par une simple lettre. (R.D. – Italie) La somme Ma femme et moi avons pensé que le moment était venu d’acheter la maison. Après avoir fait nos comptes et rassemblé nos économies et l’avance sur les indemnités, nous n’avions pas encore assez pour faire une hypothèque sur dix ans. Dernièrement, nous avions fait un gros achat au travail. Le fournisseur m’avait pris à part et m’avait dit que lorsque je voulais passer chez lui, je trouverais « le mien ». Je comprenais « le mien » était une somme que j’aurais pu empocher. En d’autres termes, c’était une forme, sinon de corruption, du moins de malversation très courante dans l’achat et la vente. D’un côté, cette somme nous aurait bien servi et la tentation de l’accepter n’était pas négligeable. Mais la liberté d’être « pur de cœur », comme le dit l’Evangile que je veux vivre, n’a pas de prix. La certitude que Dieu pourvoira, comme il l’a abondamment fait jusqu’à présent, nous a fait rejeter l’offre et, en outre, a donné l’impulsion de faire don de notre deuxième voiture à une personne qui en a sûrement plus besoin que nous. (D.A. – Italie)
Stefania Tanesini
(tiré de Il Vangelo del Giorno, Città Nuova, anno VI, n.6, novembre-dicembre 2020)
24 Nov 2020 | Non classifié(e)
A l’occasion du 50ème anniversaire de Religions pour la Paix, nous faisons le point sur les progrès réalisés et les perspectives d’avenir avec Azza Karram, élue Secrétaire Générale.
Azza Karram a été élue secrétaire générale de Religions pour la Paix en août 2019. Égyptienne d’origine, de nationalité néerlandaise, professeure d’études religieuses et de diplomatie, ancienne fonctionnaire des Nations unies, âme à dimension universelle, elle est aujourd’hui à la tête d’un mouvement auquel adhèrent plus de 900 responsables religieux de 90 pays, engagés avec elle pour faire de la paix un lieu de rencontre et un chemin à suivre en communauté. Religions pour la Paix a ouvert sa première assemblée du 16 au 21 août 1970. Elle était alors dirigée par Nikkyo Niwano, un esprit de grande vision, japonais et fondateur de la Rissho Kosei-kai. Dans les années 1990, il a invité Chiara Lubich à cette assemblée mondiale : il a trouvé en elle une consonance spirituelle et pragmatique unique. Cette année, Religions pour la Paix célèbre son 50ème anniversaire. Nous avons rejoint Azza Karram à New York pour lui demander une analyse du chemin effectué et les perspectives d’avenir. 50 ans après la fondation de Religions pour la Paix, quelle mission et quel message le mouvement continue-t-il à donner ? Notre témoignage après 50 ans de vie est qu’il est inévitable que les religions travaillent ensemble au-delà des différences institutionnelles, géographiques ou doctrinales. C’est le message que nous donnons, même si nous ne le réalisons pas encore parfaitement car nous savons qu’il y a un processus d’apprentissage constant et qu’il y a aussi la fatigue de travailler ensemble. Ensuite, le Covid a mis encore plus en évidence la nécessité d’un travail commun. Les communautés religieuses ou les ONG inspirées par des valeurs religieuses le font parce qu’elles ont été les premières à répondre à cette crise humanitaire, et non d’autres. Il est vrai que les institutions de santé sont également intervenues, mais elles n’auraient pas pu le faire de manière aussi capillaire sans les institutions religieuses qui ont non seulement apporté une réponse sanitaire, financière et psychologique à cette crise, mais qui ont su se pencher sur les besoins spirituels d’une communauté et y répondent à 100% sur tous les fronts. Cependant, combien de ces institutions religieuses, tout en répondant aux besoins d’une même communauté, travaillent ensemble ? Très peu et non par manque de besoins, d’efficacité ou de connaissances. Je soupçonne parfois que nous essayons en fait de sauver nos institutions et que collaborer en cette période complexe exige encore plus d’efforts et d’engagement parce qu’il est plus facile de se soucier du caractère sacré et de la cohésion de nos groupes que de nous ouvrir à un engagement universel et pourtant le Covid nous force plutôt à faire autre chose. Nous avons voulu lancer un fonds humanitaire multi-religieux précisément pour montrer que répondre ensemble à un besoin, c’est construire l’avenir commun avec intention et volonté ; les résultats sont et seront copieux : nous le savons par notre histoire et nous voulons continuer à montrer combien la collaboration interreligieuse est fructueuse. A quels défis est confronté Religions pour la Paix ? Les défis de Religions pour la Paix sont à mon avis les mêmes que ceux de toutes les institutions, non seulement religieuses, mais aussi politiques, institutionnelles, judiciaires et financières en termes de confiance, d’efficacité, de légitimité et de compétence. À mon avis, les institutions religieuses souffrent de ces crises depuis longtemps et en souffriront plus longtemps encore que les institutions civiles. Je reviens à la pandémie. Les blocus et les fermetures ont créé une rupture institutionnelle dans nos communautés. Vous pouvez bien comprendre ce que c’est que de ne plus pouvoir nous réunir, ce qui est l’une des fonctions fondamentales et essentielles de notre expérience, et que ces fonctions soient au contraire menacées par les églises, les temples, les mosquées et les synagogues qui abritaient autrefois des milliers ou des centaines de personnes et qui doivent maintenant être limitées à 50 ou quelques dizaines d’entre elles. L’absence de réunion exige donc que nous restructurions également notre service religieux et, en fait, nous nous y sommes installés, mais dans quelle mesure cela affecte-t-il la pratique religieuse ? Même ceux qui dirigent ces communautés, et pas seulement les membres, doivent reconfigurer leur rôle et la façon dont ils l’exercent dans le monde. Donc, si je lutte déjà pour survivre en tant qu’institution, comment puis-je travailler avec d’autres personnes qui ont les mêmes problèmes dans d’autres parties du monde ? Nous sommes tous interpellés par cette remise en question, les Nations unies, les gouvernements et les religions le sont aussi. Et puis il y a les menaces qui pèsent sur l’existence même des religions dans les pays et les sociétés où l’autoritarisme n’autorise pas les pratiques religieuses et où les régimes se sentent menacés dans leur fragilité intrinsèque par ces voix qui vibrent pour les droits de l’homme, la justice, le pluralisme. Pour répondre à ces défis, nous avons besoin de plus de collaboration, nous avons besoin de ressources financières, et j’ose dire que nous avons également besoin d’une plus grande conscience politique du rôle social des collaborations multi-religieuses, qui devraient également être soutenues économiquement parce qu’elles sont des espaces de service, de rencontre, de ressources uniques pour la croissance d’une société. Au lieu de cela, je constate que les religions sont souvent en marge et que si elles travaillent ensuite ensemble, elles sont généralement les dernières dans les perspectives des gouvernements. Vous avez cité la collaboration comme un pilier fondamental de l’expérience interreligieuse. Nous savons qu’il existe une collaboration de longue date entre Religions pour la Paix et le mouvement des Focolari. Comment se poursuit-il et comment mettre en œuvre ce travail commun ? C’est une longue collaboration qui est née en 1982 et qui a vu Chiara Lubich être l’une des présidentes d’honneur de Religions pour la Paix depuis 1994. Maintenant, Maria Voce continue à être l’une de nos co-présidentes depuis 2013. J’ai promis, au début de mon mandat, d’honorer tous ceux qui m’ont précédé et qui ont permis à Religions pour la Paix d’être ce qu’elle est et donc aussi à Chiara. J’ai vraiment besoin de trouver un espace, également dans notre site web, pour raconter cette amitié. Ce qui me frappe le plus dans notre lien, dans le passé et aujourd’hui, c’est que notre lien a toujours été une collaboration vitale et vivante, faite de personnes. C’est le fruit de cet héritage si, aujourd’hui encore, la communication de Religions pour la Paix est assurée par une personne des Focolari et si, au fil des ans, des membres des Focolari ont servi notre mouvement de la manière la plus variée. Tout comme le Rissho Kosei-kai. Ces collaborations interreligieuses capables de partager des ressources humaines, images du divin vivant qui honorent de leur présence l’espace sacré du dialogue sont pour moi un signe de réciprocité envers Dieu car à travers ce travail commun dans le dialogue interreligieux nous le servons, en montrant à tous la beauté de nous avoir créés de tant de religions. Comment imaginez-vous l’avenir de Religions pour la Paix ? Je l’imagine sous la bannière du multilatéralisme. Tout comme les Nations unies sont le multilatéralisme des gouvernements, je considère notre mouvement comme le multilatéralisme des religions. Après tout, en tant qu’êtres humains, nous nous engageons, au niveau micro et macro, à préserver la diversité voulue par le Créateur et à la sauvegarder pour tous, y compris les institutions. J’imagine le bénéfice que les institutions pourraient tirer de cette vision et de notre travail, et si nous travaillons ensemble, nous nous épanouirons tous les deux. Si les institutions politiques s’attachent à se sauver, si les entités religieuses s’intéressent à se sauver, cela conduira à la destruction non seulement de nos groupes mais de la planète entière. Et au lieu de cela, le pape lui-même, d’abord avec la Laudato sì et maintenant avec son encyclique, née de ce document commun avec le plus haut dirigeant sunnite qui nous appelle, est un appel commun à la sauvegarde de la terre mais surtout à la fraternité humaine inclusive de toutes les religions. Nous soutenons cette encyclique et cet appel à la fraternité ne laisse personne exclu, même pas ceux qui n’ont pas une foi, et nous nous battrons pour en faire un véritable patrimoine de toutes les religions.
Aux soins de Maddalena Maltese
23 Nov 2020 | Non classifié(e)
La souffrance maître de sagesse. C’est la conviction que Chiara Lubich exprime dans la réflexion qui suit. Nous devons approcher ceux qui souffrent non seulement avec compassion mais dans une attitude de déférence et d’écoute. Pourquoi un homme ignorant les sciences, même religieuses, est-il devenu saint avec seulement le livre du Crucifié ? Parce qu’il ne s’est pas arrêté pour le contempler ou pour le vénérer, et en embrasser les plaies, mais qu’il a voulu le revivre en lui-même. Celui qui souffre et qui est dans l’obscurité voit plus loin que celui qui ne souffre pas, tout comme le soleil doit se coucher pour qu’on voie les étoiles. La souffrance enseigne ce que l’on ne peut apprendre d’aucune autre manière. Elle siège sur la plus haute chaire. C’est un maître de sagesse, et celui qui a la sagesse est bienheureux (cf. Pr 3, 13). « Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés » (Mt 5, 4), non seulement par la récompense de l’au-delà, mais également par la contemplation des choses célestes ici-bas. Il est nécessaire d’approcher ceux qui souffrent avec le respect, et plus encore, avec lequel on approchait un temps les aînés, quand on attendait d’eux la sagesse.
Chiara Lubich
Chiara Lubich, Vede più lontano. Scritti Spirituali/2, Città Nuova Editrice – Rome, 1997, p. 78.
20 Nov 2020 | Non classifié(e)
Jésus n’est pas indifférent à nos tribulations et s’engage à guérir nos cœurs de la dureté de l’égoïsme, à remplir notre solitude, à donner de la force à notre action. Un couple sauvé L’une de nos filles traversait un moment extrêmement délicat dans sa vie de couple. La dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle m’a confié qu’elle avait désormais perdu tout espoir de sauver son mariage ; la seule chose à faire, m’a-t-elle dit en pleurant, était de divorcer. Mon mari et moi avions toujours été frappés par la promesse que Jésus avait faite aux disciples : « Si deux d’entre vous sur la terre s’accordent pour demander quelque chose, mon Père qui est aux cieux vous l’accordera. » Avec cette confiance, j’ai promis à notre fille qu’avec ses cinq autres frères, nous prierions pour la réconciliation. Peu de temps après, elle m’a appelé, presque incrédule : après mûre réflexion, son mari avait accepté de s’entretenir avec ceux qui pourraient les aider à résoudre leurs problèmes. En fait, ils se sont réconciliés. Et ce n’est pas tout : après quelques années, notre gendre lui a manifesté son désir de faire partie de l’Église catholique. C’est pourquoi il lui a demandé de l’accompagner chez un prêtre pour commencer la préparation nécessaire. (G. B. – Usa) Un nouveau départ J’avais hâte de commencer à enseigner dans un lycée de l’Église d’Angleterre, dans un quartier à l’ouest de Londres. Mais mon enthousiasme s’est vite dissipé : déçu par l’accueil des élèves et en conflit avec eux, j’ai commencé à utiliser mes pouvoirs. Mais en me confiant à des amis, je me suis rendu compte qu’il me fallait suivre une autre voie, même si je me sentais du bon côté. Jésus ne ferait pas cela. Le lendemain, en classe, je me suis excusé en disant que j’avais probablement fait beaucoup d’erreurs qu’un professeur plus expérimenté aurait évitées. Dans un grand silence et en écoutant les élèves, j’ai dit que j’essaierai de les voir tous avec des yeux nouveaux, en espérant qu’ils feraient de même avec moi. L’un des principaux fauteurs de troubles a accepté publiquement mes excuses, s’excusant à son tour pour son propre comportement et celui du reste de la classe. À ces mots,plusieurs élèves ont aquiescé. J’ai vu certains d’entre eux sourire. Quelque chose d’imprévisible s’était produit : un professeur s’était excusé devant toute la classe. C’était un nouveau départ pour tout le monde. (G.P. – Angleterre) Le gars du carrefour Chaque matin, avant de me rendre sur mon lieu de travail en tant qu’agent de la circulation, je vais généralement à la messe et je demande à Jésus de m’aider à aimer tous ceux que je rencontre pendant la journée. Un jour, à un carrefour très fréquenté, je vois un jeune en moto filer à toute allure. Au bout d’un certain temps, il revient, toujours à très grande vitesse, et cela se répète plusieurs fois. Je lui dis en vain d’arrêter, en espérant dans mon cœur qu’il ne causera pas de problèmes. Finalement, il s’arrête, juste pour me dire : « J’ai beaucoup de difficultés, je veux en finir ». Je l’écoute un bon moment, tout en continuant mon travail. Je lui propose mon aide, et je ne lui donne pas d’amende. Je le vois s’en aller plus paisiblement. Quelques années passent. Alors que je suis en service dans un autre lieu, un jeune homme souriant s’approche de moi et m’embrasse, ému. Je lui dis : « Écoutez, vous devez vous être tropmé de gendarme. » Et il dit : « Non, je suis le gars du carrefour ; maintenant, je suis heureux en mariage et dans la vie. J’ai fait tout le trajet depuis la ville où j’habite maintenant, parce que je voulais vous remercier. » Dans mon cœur, je ne peux que remercier Dieu. (S.A. – Italie)
Stefania Tanesini
(extrait de Il Vangelo del Giorno, Città Nuova, année VI, n°6, novembre-décembre 2020)
18 Nov 2020 | Non classifié(e)
Conçue comme l’un des événements du Centenaire de Chiara Lubich, elle avait été suspendue en raison de la pandémie et les fonds collectés avaient été reversés à des œuvres de charité. Elle arrive maintenant sur les sites sociaux des Focolari au Brésil avec le même contenu et de nouveaux langages. Une exposition prévue pour août 2020, puis reportée à novembre et enfin aboutie sur le web. Un itinéraire laborieux pour cet événement dédié à Chiara Lubich à l’occasion du Centenaire de sa naissance et désormais accessible à travers les profils sociaux de @focolaresbrasil (Facebook, Instagram et Youtube) : photos, vidéos et contenus textuels seront publiés quotidiennement tout au long du mois de novembre 2020. Une exposition différente de celle qui avait été prévue, avec un public plus large grâce au web, enrichie par la contribution d’une équipe intergénérationnelle. Nous en parlons avec Josè Portella, un des responsables de l’exposition.
Comment est née l’idée de remplacer l’exposition en présence par une exposition virtuelle ? Qui a fait partie de l’équipe de réalisation et comment avez-vous travaillé ? Nous sommes une équipe de seize personnes du Mouvement des Focolari, d’âges et de vocations différents : jeunes et adultes, volontaires et focolarini. Dès le début de 2019, nous avons travaillé ensemble pour présenter au Brésil une version réduite de l’exposition organisée aux Galeries de Trente en Italie. Puis, la pandémie est arrivée. En mai 2020, réalisant la gravité de la situation, nous avons compris que nous pouvions « célébrer » le Centenaire en aidant les personnes dans le besoin touchées par la pandémie. En accord avec les personnes qui avaient déjà fait des dons pour l’exposition, nous avons fait don de ce que nous avions reçu à ceux qui en avaient le plus besoin. C’est alors que nous avons appris qu’un parcours en ligne était en préparation pour l’exposition à Trente. Mais la simple traduction n’a pas suffi pour atteindre la réalité brésilienne. Pourquoi ne pas faire quelque chose de virtuellement spécifique pour notre pays ? Avec quelques experts des nouvelles générations qui ont rejoint l’équipe, nous nous sommes divisés en trois groupes pour adapter le matériel d’exposition de Trente, préparer des vidéos et évaluer les besoins financiers. Une expérience d’unité entre les générations. La principale difficulté a été de maintenir le récit de l’exposition de Trente, mais avec une approche brésilienne et un langage adapté aux réseaux sociaux. Quelles sont les caractéristiques du parcours que vous avez réservé aux visiteurs virtuels ? Il y a quatre vidéos promotionnelles et une vidéo pour le lancement de l’Exposition. Ensuite, Chiara Lubich et son charisme sont présentés selon trois thèmes : être avec l’histoire de Lubich ; influer avec le témoignage des personnes qui ont connu et qui vivent la spiritualité de l’unité ; agir avec toutes les réalités qui sont nées de son charisme. Que pensez-vous que Chiara Lubich ait à dire au Brésil d’aujourd’hui, même en cette période particulière de pandémie que nous vivons au niveau planétaire ? Chiara Lubich, lors d’un voyage au Brésil en 1991, face à l’inégalité qu’elle a constatée, a eu l’intuition de l’Économie de communion et a affirmé que le Mouvement au Brésil est appelé à agir sur la communion des biens au niveau mondial. Aujourd’hui, dans le contexte de la pandémie, incarner ce charisme signifie prendre soin des autres, partager non seulement les biens matériels, mais aussi consacrer sa vie au service des autres, ne pas se demander qui est mon prochain, mais de qui suis-je moi, le prochain. Conformément à l’encyclique du pape François « Tous frères », nous sommes appelés en tant que peuple à agir en fraternité, à l’instar du bon samaritain. Ce n’est qu’alors que des hommes nouveaux émergeront pour construire une société plus inclusive et plus fraternelle.
D’après Anna Lisa Innocenti
16 Nov 2020 | Non classifié(e)
Dans la spiritualité de l’unité, la personne ne cherche pas seulement Dieu au fond de son âme, mais elle découvre sa présence dans l’espace qu’elle ouvre lorsque deux ou plusieurs personnes s’aiment comme l’Évangile l’enseigne. Chiara Lubich, pour décrire cette réalité, utilise une image, celle d’un château : non pas intérieur, mais extérieur. Pour ceux qui empruntent la voie de l’unité, la présence de Jésus au milieu des frères est essentielle. Si on ne veut pas connaître un échec personnel, il faut que sa présence soit toujours vivante. Et cette présence caractérise le charisme de l’unité. De même que la lumière électrique ne s’allume pas tant que ses deux pôles ne sont pas en contact, mais s’allume dès qu’ils le sont, de même deux personnes ne peuvent faire l’expérience de la lumière spécifique de ce charisme tant qu’elles ne s’unissent pas en Christ à travers la charité. Dans cette voie de l’unité, tout – travail, études, prière et recherche de la sainteté, rayonnement de la vie chrétienne – acquiert un sens et une valeur s’il y a la présence de Jésus au milieu des frères, qui est le principe par excellence de cette vie. Dans cette spiritualité, on parvient à la sainteté si on marche vers Dieu en unité. […] Sainte Thérèse d’Avila, docteur de l’Église, parle de la réalité de l’âme habitée par la majesté de Dieu comme d’un « château intérieur », qu’il faut découvrir et éclairer petit à petit au cours de la vie, en surmontant diverses épreuves. C’est là un sommet de sainteté dans une voie avant tout individuelle, même si Thérèse entraînait dans cette expérience beaucoup de jeunes filles. Le moment nous semble venu de découvrir, d’éclairer et de construire non seulement ce « château intérieur », mais aussi un « château extérieur ». […] En réfléchissant au fait que cette nouvelle spiritualité parvient jusqu’aux responsables de la société et de l’Église, on se rend compte que ce charisme[…] tend à le faire (ce château extérieur également) de tout le corps social et ecclésial. Récemment, Jean-Paul II, s’adressant à près de soixante-dix évêques, amis du Mouvement, disait : « Le Seigneur Jésus […] n’a pas appelé les disciples à le suivre de manière individuelle, mais d’une manière indissociablement personnelle et communautaire. Et si cela est vrai pour tous les baptisés – continue le Pape – cela vaut de façon particulière […] pour les apôtres et leurs successeurs, les évêques[1]. » Ainsi cette spiritualité, comme tous les charismes, est faite pour tout le peuple de Dieu, dont la vocation est d’être toujours plus un et plus saint.
Chiara Lubich
Extrait de : Une spiritualité de communion. In : Chiara Lubich, Pensée et spiritualité, Nouvelle Cité 2003, p. 70. [1] Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XVIII (1995)1, Città del Vaticano 1997, p. 382.
14 Nov 2020 | Non classifié(e)
Un webinaire promu par la commission pontificale pour l’Amérique latine ouvert à tous pour réfléchir et analyser l’impact et les conséquences de COVID-19. Les implications sociales, économiques et politiques et la pensée du pape François.
Le séminaire virtuel intitulé Amérique latine : l’Église, le pape François et le tableau de la pandémie (site en espagnol) aura lieu les 19 et 20 novembre et sera ouvert à tous ceux qui s’intéressent à cette partie du monde, également fortement touchée par le virus ; un tableau déjà compliqué dans de nombreux territoires pauvres et marginalisés. Organisée par la Commission pontificale pour l’Amérique latine, l’Académie pontificale des Sciences Sociales et la Conférence Épiscopale Latino-Américaine (CELAM), cette rencontre a pour but de réfléchir et d’analyser la situation de la pandémie sur le continent latino-américain, ses conséquences et, surtout, les lignes d’action et l’aide des gouvernements et de l’Église. Le Pape se rendra présent par un message vidéo et une carte. Plusieurs intervenants sont prévus : le cardinal Marc Ouellet, Président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, Président du CELAM, Carlos Afonso Nobre, prix Nobel de la paix en 2007, l’économiste Jeffrey D. Sachs, Directeur du Centre pour le développement durable de l’Université de Columbia et Gustavo Beliz, Secrétaire aux Affaires Stratégiques de la Présidence Argentine. La note introductive au séminaire explique qu’à ce jour, sur le continent latino-américain comme dans le reste du monde, il est impossible d’évaluer les dommages causés par la pandémie : « Dans de nombreux cas, les effets négatifs de la fermeture des frontières et les répercussions sociales et économiques qui en découlent n’ont été que le début d’une spirale de dommages non encore quantifiés, on est encore loin de pouvoir énoncer des recommandations pour une solution à moyen terme. » C’est pourquoi le séminaire sera l’occasion d’une rencontre et d’un dialogue entre l’action missionnaire et pastorale de l’Église catholique et la contribution de divers spécialistes du monde économique et politique, afin de renforcer un réseau culturel et opérationnel et de garantir ainsi un meilleur avenir pour le continent. Le pape François sera également présent avec la présentation de la Task Force contre Covid-19, créée par lui et représentée au séminaire par son responsable qui en exposera les travaux. En ces temps d’incertitude et de manque d’avenir, l’Église se tourne vers le « continent de l’espoir » et cherche à partager des outils communs qui puissent tirer parti de la crise ou du moins trouver des moyens d’en sortir. Programme + inscription à l’événement (site en espagnol)
Stefania Tanesini
13 Nov 2020 | Non classifié(e)
Le Global Compact on Education, voulu par le pape François, invite toutes les personnes à adhérer à un pacte. Nous en parlons avec Silvia Cataldi, sociologue et professeur à l’université La Sapienza de Rome.
Les protagonistes, ce sont eux, les dépositaires de l’espérance d’un monde plus juste, solidaire, en paix. Le Global Compact on Education, voulu par le pape François, considère les jeunes comme les destinataires des parcours éducatifs et en même temps les agents de ceux-ci. Impliqués avec leurs « familles, les communautés, les écoles et les universités, les institutions, les religions et les dirigeants » dans une « alliance éducative » pour une humanité plus fraternelle et pacifique. On en a parlé lors de la rencontre « Ensemble pour regarder au-delà » qui s’est tenue à l’Université pontificale du Latran (Rome, Italie) le 15 octobre, au cours de laquelle le Saint-Père, dans un message vidéo, a exhorté toutes les personnes de bonne volonté à adhérer au Pacte. Silvia Cataldi, sociologue et professeur à l’université La Sapienza de Rome, a commenté les propos du pape. Ces dernières années, nous avons constaté un fort protagonisme des jeunes sur les grands thèmes de l’actualité. Le modèle éducatif qui les considère comme des sujets passifs semble obsolète... « Souvent, la limite des modèles éducatifs est de confondre la culture avec le notionisme. Le pédagogue Paulo Freire parle d’ « éducation dépositaire », dans laquelle le savoir peut être versé ou déposé comme dans un récipient. Cependant, cette connaissance comporte deux risques : celui de rester abstrait et détaché de la vie, et celui de supposer une vision hiérarchique de la connaissance. A cet égard, le Pacte m’interpelle en tant qu’éducateur, car il nous invite à écouter le cri des jeunes générations, à nous laisser interpeller par leurs questions. Nous devons réaliser que l’éducation est une voie participative, et non unidirectionnelle » . Que signifie donc éduquer ? « Le terme culture vient de colere et signifie cultiver. C’est donc un verbe sédentaire, nous devons être là, nous devons consacrer du temps et de l’espace, en partant des questions et non du fait de fournir des réponses. Mais il a aussi le sens de l’attention, de l’amour. C’est pourquoi je suis très touché par le Pacte, car il dit avec force que « l’éducation est avant tout une question d’amour ». Quand on parle d’amour, on pense au cœur, au sentiment. Mais l’amour a une dimension éminemment pratique, il nécessite des mains. Alors nous, les éducateurs, ne faisons notre travail que si nous savons que l’éducation est un soin. Les soins quotidiens sont un geste révolutionnaire car ils sont un élément de critique et de transformation du monde. Hannah Arendt l’explique bien quand elle dit que « l’éducation est le moment qui décide si nous aimons suffisamment le monde parce qu’elle conduit à la transformation ». Comment faire en sorte que le pacte ne reste pas un simple appel ? L’invitation à la fraternité universelle – le cœur du Pacte – a des implications importantes, mais pour qu’elle ait véritablement un pouvoir de transformation, elle doit promouvoir un changement de perspective qui conduise à accueillir la diversité et à guérir les inégalités. Le sociologue français Alain Caillé dit que « la fraternité est plurielle », ce qui signifie que si dans le passé la fraternité n’existait qu’entre semblables, consanguins, dans une classe ou un groupe, aujourd’hui elle exige la reconnaissance de « la spécificité, la beauté et l’unicité » de chacun. De plus, si nous sommes tous frères, alors notre façon de concevoir la réalité change parce que nous l’envisageons dans une perspective spécifique, qui est celle du dernier, et nous sommes poussés à agir, par exemple, pour protéger les droits fondamentaux des enfants, des femmes, des personnes âgées, des handicapés et des opprimés ».
Claudia Di Lorenzi
11 Nov 2020 | Non classifié(e)
Les jeunes des Focolari d’Ho Chi Minh au Vietnam s’engagent pour les personnes en difficulté en prenant sur eux leurs nécessités par la distribution de 300 colis de denrées aux familles et 370 petits cadeaux aux enfants.
En juillet 2020, quelques Gen2, des jeunes des Focolari d’Ho Chi Minh au Vietnam, ont voulu faire quelque chose de concret pour l’opération #daretocare – la campagne des jeunes des Focolari pour s’engager pour nos sociétés et la planète – afin d’aider les personnes de la communauté en difficulté. Ils avaient choisi d’aller partager leur amour dans le district de Cu M’gar, dans la province de Dak Lak. On y trouve la plus grande surface de culture du café et les gens viennent d’un autre groupe ethnique. Cet endroit est situé à 8 heures de voiture d’Ho Chi Minh. « Nous avons commencé par emballer et vendre des fruits, des yaourts et des patates douces en ligne. Nous avons collecté des vêtements usagés pour adultes et enfants, nous avons reçu des dons. A un moment donné, les restrictions du COVID19 ont pris fin ; c’est ce qui nous a permis de vendre ces denrées comme « collecte de fonds » à la paroisse. Voir les choses ensemble durant la préparation était un grand défi car les malentendus et les désaccords ne manquaient pas. Mais sachant que 300 familles nous attendaient, nous continuions à avancer avec amour, patience et abnégation.
Les 17 et 18 octobre, avec 30 jeunes gens énergiques et enthousiastes, nous avons fait un voyage important. Nous avons pu distribuer 300 colis de denrées aux familles et 370 petits cadeaux pour les enfants. Pendant le voyage, nous avons réalisé la chance et le bonheur que nous avions par rapport aux situations de ces familles. Nous leur avons partagé ce que nous avions apporté pour démontrer notre amour, mais à la fin nous avons reçu plus d’AMOUR à travers leurs sourires… En fait, chaque fois que nous nous approchions d’eux, il nous semblait que nous nous connaissions depuis longtemps. Certains jeunes avaient emmené leurs amis dans ce voyage. Nous nous sommes retrouvés ensemble, venant de différentes régions du Vietnam. C’était une joie de nous connaître, de rire et de travailler ensemble comme des frères et sœurs sans distinction. Merci pour ce projet #daretocare, c’était une bonne excuse pour travailler ensemble et construire cette fraternité entre nous ».
Les Gen et les jeunes des Focolari du Vietnam
9 Nov 2020 | Non classifié(e)
Une spiritualité communautaire connaît également une « purification » communautaire, comme l’explique Chiara Lubich dans le texte suivant. De même que l’amour du frère, comme l’Évangile l’enseigne, nous fait expérimenter une joie immense, l’absence de relations et d’unité avec les autres peut provoquer souffrance et tristesse. Du fait que ce chemin ne peut être uniquement communautaire et qu’il est aussi pleinement personnel, quand on est seul, après avoir aimé les frères, on trouve en soi l’union à Dieu. […] C’est pourquoi nous pouvons dire que celui qui va vers son frère […] et aime comme l’Évangile l’enseigne, se retrouve davantage Christ et davantage homme. Et comme on s’efforce d’être uni aux frères, on aime de façon spéciale non seulement le silence, mais aussi la parole, qui est moyen de communication. On parle pour « se faire un » avec les frères. Dans le Mouvement, on parle pour se raconter les uns aux autres les expériences de la Parole de vie ou de la vie spirituelle, conscients que si le feu ne se communique pas, il s’éteint et que cette communion d’âme est d’une grande valeur spirituelle. Laurent Giustiniani disait : « (…) En effet, rien au monde ne rend davantage gloire à Dieu et ne le révèle davantage digne de louange, que l’humble et fraternel échange de dons spirituels[1]… » […] Et quand on ne parle pas, on écrit : lettres, articles, livres, circulaires, pour que le Royaume de Dieu progresse dans les cœurs. Tous les moyens modernes de communication sont utilisés. […] Dans le Mouvement, on pratique aussi les mortifications indispensables à la vie chrétienne, les pénitences, surtout celles que l’Église conseille, mais on estime de façon particulière celles qu’offre la vie d’unité avec les frères. Cette vie n’est pas facile pour « l’homme d’avant », comme l’appelle l’apôtre Paul[2], cet homme d’avant toujours prêt à se manifester en nous. En outre, l’unité fraternelle ne se réalise pas une fois pour toutes ; il faut toujours la reconstruire. Lorsque l’unité existe et que, grâce à elle, Jésus est présent au milieu de ceux qui sont unis en son nom, on expérimente une joie immense, celle qu’Il a promise dans sa prière pour l’unité. Par contre, quand l’unité vient à manquer, l’obscurité et le désarroi prennent le dessus et on vit dans une sorte de purgatoire. C’est une pénitence qu’il faut être prêt à affronter. C’est là que doit intervenir l’amour pour Jésus crucifié et abandonné, clé de l’unité. Par amour pour lui, en acceptant d’abord en soi-même chaque souffrance, on fait tout pour recomposer l’unité.
Chiara Lubich
Extrait de : Une spiritualité de communion. In : Chiara Lubich, Pensée et spiritualité, Nouvelle Cité 2003, p. 68. [1] Saint Laurent Giustiniani, Disciplina e perfezione della vita monastica, Rome 1967, p. 4. [2] L’homme d’avant : dans le sens paulinien de l’homme prisonnier de son égoïsme, cf. Eph 4, 22.
7 Nov 2020 | Non classifié(e)
L’économiste Luigino Bruni, l’un des experts appelés par le pape François à faire partie de la Commission Covid-19 du Vatican, est convaincu que la leçon de la pandémie aidera à redécouvrir la vérité profonde liée à l’expression « bien commun ».
La santé, l’école, la sécurité sont le linteau de toute nation et pour cette raison elles ne peuvent pas se soumettre au jeu des profits. L’économiste Luigino Bruni, l’un des experts appelés par le pape François à faire partie de la Commission du Vatican Covid-19 (projet « Covid 19 Construire un avenir meilleur », créé en collaboration avec le Département pour la communication et le développement humain intégral), est convaincu que la leçon de la pandémie aidera à redécouvrir la vérité profonde liée à l’expression « bien commun » . Parce que, selon lui, tout est fondamentalement bien commun : la politique dans son sens le plus élevé, l’économie qui se tourne vers l’homme avant de se tourner vers le profit. Et dans ce nouveau paradigme mondial qui peut naître de l’après-Covid, l’Église, dit-il, doit devenir le « garant » de ce patrimoine collectif, car elle est étrangère à la logique du marché. L’espoir, pour Bruni, est que cette expérience conditionnée par un virus sans frontières ne nous fera pas oublier « l’importance de la coopération humaine et de la solidarité mondiale ». Vous êtes membre de la Commission du Vatican COVID 19, le mécanisme de réponse mis en place par le pape François pour faire face à une pandémie sans précédent. Qu’espérez-vous personnellement apprendre de cette expérience ? Comment la société dans son ensemble peut-elle s’inspirer des travaux de la Commission ? R. – La chose la plus importante que j’ai apprise de cette expérience est l’importance du principe de précaution et du bien commun. Le principe de précaution, pilier de la doctrine de l’Église, grand absent dans la phase initiale de l’épidémie, nous dit quelque chose d’extrêmement important : le principe de précaution est vécu de manière obsessionnelle au niveau individuel (il suffit de penser aux assurances et de la place qu’elles prennent dans le monde) mais il est totalement absent au niveau collectif, ce qui rend les sociétés du 21e siècle extrêmement vulnérables. C’est pourquoi les pays qui avaient sauvé un peu de « welfare state » se sont révélés beaucoup plus forts que ceux qui étaient entièrement gérés par le marché. Et puis les biens communs : comme un mal commun nous a révélé ce qu’est le bien commun, la pandémie nous a montré qu’avec les biens communs, il y a un besoin de communauté et pas seulement de marché. La santé, la sécurité, l’éducation ne peuvent être laissées au jeu des profits. Le pape François a demandé à la Commission COVID 19 de préparer le futur au lieu de se préparer pour le futur. Dans cette entreprise, quel devrait être le rôle de l’Église catholique en tant qu’institution ? R. – L’Église catholique est l’une des rares (sinon la seule) institution qui garantit et protège le bien commun mondial. N’ayant pas d’intérêts privés, elle peut poursuivre les intérêts de tous. C’est pourquoi elle est très écoutée aujourd’hui, pour cette même raison elle a une responsabilité à exercer à l’échelle mondiale. Quelles leçons personnelles (si vous en avez) avez-vous tirées de l’expérience de cette pandémie ? Quels changements concrets espérez-vous voir après cette crise, tant d’un point de vue personnel que global ? R. – La première leçon est la valeur du bien relationnel : comme nous n’avons pas pu nous embrasser au cours de ces mois, j’ai redécouvert la valeur d’une étreinte et d’une rencontre. La deuxième : nous pouvons et devons faire de nombreuses réunions en ligne et beaucoup de « smart working », mais pour les décisions importantes et les réunions décisives, le net ne suffit pas, le corps est nécessaire. Le boom virtuel nous fait donc découvrir l’importance des rencontres en chair et en os et l’intelligence des corps. J’espère que nous n’oublierons pas les leçons de ces mois (car l’homme oublie très vite), en particulier l’importance de la politique telle que nous l’avons redécouverte au cours de ces mois (comme l’art du bien commun contre les maux communs), et que nous n’oublierons pas l’importance de la coopération humaine et de la solidarité globale.
Préparer le monde de l’ après-covid, c’est aussi préparer les générations futures, celles qui demain seront appelées à décider, à tracer de nouvelles voies. L’éducation, dans ce sens, n’est pas seulement une « dépense » à limiter, même en temps de crise ? R. – L’éducation, en particulier celle des enfants et des jeunes, est bien plus qu’une « dépense »… c’est l’investissement collectif ayant le taux de rendement social le plus élevé. J’espère que lorsque, dans les pays où l’école est encore fermée, quand elle sera ré-ouverte , ce sera un jour férié. La démocratie commence sur les bancs de l’école et y renaît à chaque génération. Le premier héritage (patres munus) que nous transmettons entre les générations est celui de l’éducation. Des dizaines de millions de garçons et de filles dans le monde n’ont pas accès à l’éducation. Peut-on ignorer l’article 26 de la Déclaration des droits de l’homme qui stipule le droit à l’éducation pour tous, une éducation gratuite et obligatoire, au moins pour l’enseignement fondamental ? R. – Il ne faut évidemment pas l’ignorer, mais nous ne pouvons pas demander que le coût de l’école soit entièrement pris en charge par les pays qui ne disposent pas de ressources suffisantes. Nous devrions bientôt lancer une nouvelle coopération internationale sous le slogan : « l’école pour les enfants et les adolescents est un bien commun mondial », où les pays disposant de plus de ressources aident ceux qui en ont moins à rendre effectif le droit à la gratuité des études. Cette pandémie nous montre que le monde est une grande communauté, nous devons transformer ce mal commun en de nouveaux biens communs mondiaux. Même dans les pays riches, les parties du budget consacrées à l’éducation ont subi des réductions, parfois énormes. Peut-on avoir intérêt à ne pas investir dans les générations futures ? R. – Si la logique économique prend le dessus, il y aura davantage de raisonnements du type « pourquoi dois-je faire quelque chose pour les générations futures, qu’ont-elles fait pour moi » ? Si le ‘do ut des’, le registre du commerce, devient la nouvelle logique des nations, on investira de moins en moins pour l’école, on fera de plus en plus de dettes que paieront les enfants d’aujourd’hui. Nous devons redevenir généreux, cultiver des vertus non économiques telles que la compassion, la douceur, la magnanimité. L’Église catholique est en première ligne pour offrir une éducation aux plus pauvres. Même dans des conditions de grande difficulté économique, car comme nous le constatons en cette période de pandémie, les lockdowns ont eu un impact considérable sur les écoles catholiques. Mais l’Église est là et accueille tout le monde, sans distinction de foi, en faisant place à la rencontre et au dialogue. Dans quelle mesure ce dernier aspect est-il important ? R. – L’Église a toujours été une institution du bien commun. La parabole de Luc ne nous dit pas quelle foi avait l’homme à moitié mort sauvé par le Samaritain. C’est précisément pendant les grandes crises que l’Église retrouve sa vocation de « Mater et magistra », que l’estime des non-chrétiens à son égard grandit, que cet océan qui accueille tout pour redonner tout à tous, surtout aux plus pauvres, car l’Église a toujours su que l’indicateur de tout bien commun est la condition des plus pauvres. L’enseignement de la religion, des religions, dans un monde de plus en plus tenté par les divisions et qui favorise le spectacle de la peur et de la tension ; quels résultats peut-il apporter ? R. – Cela dépend de la façon dont vous l’enseignez. La dimension éthique qui existe dans chaque religion n’est pas suffisante. Le grand enseignement que les religions peuvent donner aujourd’hui concerne la vie intérieure et la spiritualité car notre génération a, en l’espace de quelques décennies, dilapidé un héritage millénaire de sagesse ancienne et de piété populaire. Les religions doivent aider les jeunes et tous les autres à réécrire une nouvelle grammaire de la vie intérieure, et si elles ne le font pas, la dépression deviendra le fléau du 21e siècle.
Source : Vatican News
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5 Nov 2020 | Non classifié(e)
Au cours de ces mois, la communion des biens s’est encore plus développée entre les communautés des Focolari dans le monde, répondant à de nombreuses demandes d’aide. L’ importante communion des biens pour l’urgence de la Covid-19 nous fait vivre une fois de plus la réalité de « toujours être famille » qui ne connaît ni frontières ni différences, mais fait ressortir la fraternité universelle, comme le soutient le pape François à travers la dernière encyclique «Tous Frères » . Cette communion se développe à travers de véritables Fioretti ou actes d’amour et rappelle l’expérience des premiers chrétiens : ceux-ci, conscients qu’ils ne formaient qu’un seul cœur et qu’une seule âme, mettaient tous leurs biens en commun, témoignant de l’amour surabondant de Dieu et apportant l’espérance. En ces mois de pandémie, la communion des biens s’est encore plus développée entre les différentes communautés du Mouvement des Focolari dans le monde, répondant donc à de nombreuses demandes d’aide.
En Asie, à Taïwan et au Japon, les Gen, jeunes des Focolari, ont lancé une collecte de fonds pour aider la communauté de la ville de Torreòn, au Mexique. Ròisìn, une Gen de Taïwan, ayant appris l’expérience des Gen mexicains à propos de l’aide aux familles pauvres touchées par le virus, a immédiatement ressenti le besoin d’agir. Avec les autres Gen de sa ville, elle a lancé un appel à toute la communauté des Focolari de Taïwan, qui s’est immédiatement jointe à l’initiative en collectant des fonds pour des amis au Mexique. Par la suite, les Gen garçons et filles du Japon se sont également joints à l’initiative. En Tanzanie, cependant, une des familles de la communauté était sans lumière parce que la batterie du petit système solaire était plate. « Quelque temps auparavant – écrivent-ils de la communauté locale – l’un d’entre nous avait reçu une providence de 50 euros, environ 120 000 shillings tanzaniens, pour une famille en difficulté. Nous en avons discuté ensemble et sommes arrivés à la conclusion de donner cette somme qui couvrait environ 60% du coût. La famille a pu acheter la nouvelle batterie et remettre la lumière dans la maison. Après quelques jours, un don de 1.000.000 de shillings tanzaniens est arrivé pour les besoins du focolare : presque 10 fois plus…le centuple » !!!.
La communauté portugaise, après avoir entendu une mise au courant du Centre international des Focolari sur la situation mondiale, a décidé d’élargir l’horizon au-delà de ses frontières. « La somme que nous avons perçue jusqu’à présent – nous écrivent-ils – est le résultat de petits renoncements ainsi que de sommes imprévues que nous ne nous attendions pas à recevoir. Nous constatons que la conscience de la communion grandit dans la vie quotidienne de chacun d’entre nous : ensemble, nous pouvons essayer de surmonter non seulement les obstacles causés par la pandémie, mais que cela devienne un mode de vie ». En Équateur, par contre, J.V. a réussi à impliquer de nombreuses personnes dans la culture du don. Tout est venu d’un « appel téléphonique à un collègue pour avoir de ses nouvelles », dit-il, « et pour partager ses préoccupations concernant sa famille et les habitants de son village qui sont sans nourriture ». Il a ouvert une page facebook et a envoyé des courriels pour faire connaître la situation précaire de ce village. Cela a déclenché une grande générosité non seulement de la part des habitants de son quartier mais aussi d’ailleurs. Les amis et la famille de ce collègue peuvent désormais acheter de la nourriture et aider même les plus pauvres. En Égypte, tout est fermé à cause du lockdown, et donc également le travail de la fondation « United World » qui, à travers des projets de développement en faveur des personnes vivant des situations de fragilité sociale, transmet la culture de la « fraternité universelle ». « Que pouvons-nous faire et où pouvons-nous aider » ? se sont-ils demandé. Et ainsi, malgré la fermeture et « grâce aux communautés de diverses églises, mosquées et autres organisations sociales, nous avons pu élargir le groupe de personnes à aider : familles des quartiers les plus pauvres du Caire, veuves, orphelins, personnes seules et âgées, réfugiés d’Éthiopie, d’Érythrée, du Nord et du Sud du Soudan. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de préparer 700 paquets de denrées alimentaires de base. Notre objectif est d’atteindre 1 000 paquets ». En République démocratique du Congo, les Gen de Kinshasa ont lancé une communion de biens en créant un fonds pour aider les plus démunis et neuf familles ont reçu du savon, du sucre, du riz et des masques. Ces témoignages vont bien au-delà de l’aide financière : comme le dit Ròisìn de Taiwan, « même les temps les plus sombres peuvent être éclairés par l’amour et la solidarité, et même si nous sommes isolés les uns des autres, nous sommes plus proches de la réalisation d’un monde uni ».
Lorenzo Russo
Si vous voulez apporter votre contribution pour aider ceux qui souffrent des effets de la crise mondiale de Covid, allez à ce lien
4 Nov 2020 | Non classifié(e)
Prendre soin des autres reconstruit la communauté : c’est l’expérience de Teresa Osswald, qui, dans la ville d’OPorto au Portugal, est l’animatrice d’un petit groupe d’enfants. Faire attention à ce qui se passe autour de nous. Consacrer du temps et de l’énergie à ceux qui sont dans le besoin. Se mettre à la place de l’autre et partager ses joies et ses peines. Souvent, aimer ceux qui nous entourent signifie entrer dans les mailles du quotidien et devenir proche d’eux. C’est l’expérience de Teresa Osswald, qui, dans la ville d’OPorto au Portugal, est l’animatrice d’un petit groupe d’enfants. Comme chaque année, lorsque l’école ferme pour les vacances d’été, les enfants profitent d’un repos en plein air : certains au bord de la mer, d’autres à la montagne, d’autres encore en ville. Certains, cependant, n’ont pas cette possibilité parce que leur famille connaît des difficultés financières ou n’ont pas de proches ni d’amis qui peuvent s’occuper d’eux pendant que leurs parents sont au travail. Ils connaissent donc une condition d’isolement social, également parce qu’ils viennent de pays lointains, avec des cultures, des traditions et des religions différentes. C’est l’histoire de trois enfants portugais, dont les parents sont originaires des îles de S. Tomé, sur la côte ouest de l’Afrique. Ils passent généralement leurs vacances à la maison, seuls et sans rien faire. Cette année aurait été la même si Térésa n’avait pas pris sur elle leur malaise. Comme pour d’autres enfants et d’autres familles dans les mêmes conditions. « J’avais un grand désir d’avoir une réponse à toutes ces situations – dit-elle – , cela a été possible au moins pour une famille: fin juillet, j’avais parlé à une amie de ces trois enfants qui allaient passer le mois d’août seuls à la maison. Le lendemain, elle m’a donné des informations sur les camps d’été de notre ville ». Mais les places sont peu nombreuses, la demande arrive en retard et il n’est pas certain que les enfants puissent participer. Térésa a tout confié à Dieu : « Que ta volonté soit faite. » Les places sont donc trouvées et le coût du camp est également pris en charge par la communauté des Focolari présente dans la ville. Ceux qui donnent une somme connaissent ensuite un certain « retour » ailleurs. C’est l’Évangile qui s’accomplit, pense Térésa : « Donne et il te sera donné» (Lc 6, 38). Ensuite, il faut accompagner les enfants au camp le matin et les ramener à la maison le soir. Il n’est pas facile de trouver du temps entre les engagements quotidiens, mais Teresa s’offre la même chose : « Je vois trois enfants heureux qui courent vers ma voiture. Il ne reste plus qu’à resserrer les lacets des petites chaussures de la petite fille et tout va bien. » Au bout d’une semaine, un coup de téléphone arrive : c’est une amie qui vient l’aider et lui propose de prendre les enfants chez elle. « Et c’est ainsi qu’avec la petite contribution de nombreuses personnes – explique-t-elle – ces enfants ont eu l’occasion de nager, de danser, de se socialiser, au lieu d’être enfermés dans la maison. Ils ont surtout eu l’occasion de transmettre aux enseignants et aux autres enfants leur joie et leur grande générosité. » Et comme il est agréable de ressentir la joie de leur mère, émue et reconnaissante. « Des mots forts qui m’ont touchée en profondeur – nous confie Térésa – s’intéresser à tout ce qui se passe à côté de nous et prendre soin des autres nous a permis de construire un petit bout de monde uni dans notre communauté.
Claudia Di Lorenzi