Mouvement des Focolari
En route vers l’Assemblée Générale

En route vers l’Assemblée Générale

En vue de l’Assemblée, le 7 novembre 2025 s’est achevée la première collecte, provenant des différentes régions du monde, des indications de préférences pour l’élection de la Présidente, du Coprésident et des Conseillers/ères généraux, mais aussi la phase de collecte des idées et des propositions de thèmes à aborder lors de l’Assemblée. Quelles sont les prochaines étapes ? Comment ces propositions seront-elles organisées ?

Du monde entier, plus précisément des 15 zones qui composent le Mouvement des Focolari, sont arrivées diverses propositions, issues tantôt d’une réflexion communautaire, tantôt d’une réflexion individuelle. Quelques-unes ont déjà été synthétisées par les commissions zonales présentes dans plusieurs lieux qui, avec toutes les autres, seront lues avec attention, regroupées par thèmes et résumées afin d’en faciliter la lecture. En tant que Commission Préparatoire de l’Assemblée (CPA), nous sommes déjà au travail dans ce sens. Certaines aires thématiques regrouperont les propositions examinées et synthétisées à proposer à l’Assemblée. Un parcours de discernement authentique, dans lequel la communion entre nous sera fondamentale dans le processus de décision opérationnelle. L’Assemblée, en recevant le fruit de ce travail, aura pour tâche d’examiner les idées, d’en envisager de nouvelles si elle le juge nécessaire et de voter pour définir les orientations des cinq prochaines années d’activité de l’Œuvre. Il est bien sûr important de souligner que toutes les propositions que nous avons recueillies en tant que CPA seront consignées dans un « livre des propositions », un dossier que les participants à l’Assemblée pourront lire personnellement ou lors des différentes rencontres. Aucune contribution qui nous est arrivée pendant cette période précieuse ne sera donc perdue, mais figurera dans un vademecum pour pouvoir continuer à cheminer ensemble.

Au cours de cette période, des propositions de modification des Statuts Généraux ont également été recueillies. Pouvez-vous nous expliquer quels sont les critères utilisés pour mener à bien un tel travail ?

En ce qui concerne cette consultation, il faut tout d’abord tenir compte de la nécessité qui s’est fait jour d’approfondir encore plus nos Statuts Généraux, afin de mieux comprendre ce qui est davantage lié au moment historique où ils ont été écrits et ce qui, en revanche, est lié au charisme. C’est pourquoi suivant les indications de Margaret Karram, Présidente du Mouvement des Focolari, nous nous sommes concentrés pour le moment sur des thèmes qui ont guidé nos pas dans la collecte de propositions de modifications aux Statuts Généraux. Par exemple, l’application des dispositions établies par le Décret du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, du 3 juin 2021, qui réduit la durée des mandats à un maximum de 5 ans. Un autre élément à ne pas négliger concerne certaines nécessités apparues dans la vie du Mouvement, compte tenu par exemple de la grande réorganisation territoriale survenue ces dernières années dans les différentes aires géographiques ; cela conduit à responsabiliser davantage tous les membres de l’Œuvre, à la possibilité de réduire encore le nombre des conseillères et des conseillers élus lors de l’Assemblée et à l’attention portée à des propositions déjà formulées lors de la précédente Assemblée Générale de 2021.

Comment passe-t-on concrètement de la proposition à la modification effective des Statuts ?

Comme nous l’avons déjà dit, nous sommes conscients qu’il ne sera pas possible d’engager un changement global dans les Statuts Généraux, mais nous examinerons en particulier les aspects qui ne peuvent être reportés. Nous avons donc vécu un parcours qui nous a conduits à recueillir des propositions du monde entier, par l’intermédiaire de la Commission Préparatoire de l’Assemblée, dans le cadre d’un processus participatif mené dans les différentes aires géographiques où le Mouvement des Focolari est présent. À présent, Margaret Karram a confié l’étude de ces propositions à une commission spécifique, qui procédera aux évaluations nécessaires. Cette commission, composée de personnes compétentes dans différents domaines, élaborera un avis qui viendra s’ajouter à l’étude réalisée ces dernières années par une autre commission mandatée après l’Assemblée de 2021 ; cela permettra de fournir à la Présidente et à la prochaine Assemblée les éléments nécessaires pour discerner si ces propositions sont cohérentes, avant tout avec le charisme, avec le droit canonique, avec la réalité que vit aujourd’hui l’Œuvre de Marie, etc. Les propositions seront donc présentées en mars prochain à l’Assemblée Générale, qui a la faculté de délibérer et d’approuver. Les modifications qui seront éventuellement approuvées par l’Assemblée seront soumises ensuite au Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, dont nous dépendons comme Mouvement, qui pourra les approuver ou non. Ce n’est qu’après cette approbation qu’elles seront applicables.

La Commission préparatoire de l’Assemblée (CPA), composée de membres du Mouvement des Focolari provenant de différents continents et ayant différentes vocations, lors de sa première réunion en présentiel en avril 2025. Photo Javier García – CSC Audiovisivi

La méthode qui sera utilisée à certains moments de l’Assemblée Générale s’inspirera de celle de la « Conversation dans l’Esprit ». Pouvez-vous nous expliquer en quoi elle consiste ?

Cette méthode, utilisée au cours du Synode, est une dynamique de discernement, un outil que nous avons proposé d’adopter également dans les Assemblées de zone : la conversation dans l’Esprit à la lumière du charisme de l’unité. Il ne s’agit pas d’une simple technique permettant de résoudre pacifiquement des questions entre des personnes qui ont des opinions différentes. C’est quelque chose de très profond qui engage tout le monde et qui se réalise à travers quelques passages essentiels, à commencer, plus précisément, par une préparation personnelle : chacun se confiant au Père, se mettant dans le silence, en prière et à l’écoute de l’Esprit Saint, prépare sa propre contribution inhérente à la question sur laquelle on est appelé à discerner. Ensuite, il est nécessaire de faire place aux autres dans un climat de grande communion : à partir de ce que les autres ont dit, chacun peut partager ce qui a le plus résonné en lui et, en même temps, ce qu’il a le plus de mal à accueillir. Sur la base de ce qui est ressorti, on entame le dialogue afin de discerner et de recueillir le fruit de la conversation dans l’Esprit : reconnaître les intuitions et les convergences, identifier les divergences, les obstacles et laisser émerger de nouvelles questions. Il est très important, dans cette dynamique, de laisser la place à ce qu’on appelle les « voix prophétiques », ces intuitions aptes à lire en profondeur l’histoire, et que chacun, dans cette dimension communautaire, puisse sentir que sa pensée fait partie du résultat final des travaux. Pour cette raison, il convient de faire précéder toute chose par le Pacte d’amour réciproque, qui exprime la ferme volonté de cheminer ensemble vers Dieu concrètement, en s’aidant, en se pardonnant, en recommençant chaque fois que cela est nécessaire. Ce faisant, la conversation dans l’Esprit facilitera le discernement requis. Elle sera utile pour “reconnaître” la présence de Dieu dans la complexité des événements historiques, les « interpréter” à la lumière du charisme de l’unité et avoir le courage de croire en la possibilité de « mettre en œuvre » ce qui aura été décidé.

Outre les participants ayant droit de vote, certains invités seront également présents à l’Assemblée, mais ils ne pourront pas voter. Quelle est la signification de leur présence ?

C’est le Statut même de l’Œuvre qui prévoit la présence à l’Assemblée d’un certain nombre de participants invités directement par la Présidente, dans la mesure où leur contribution est considérée comme précieuse et très enrichissante. Il s’agit de personnes qui participent au Mouvement de diverses manières et sous différentes formes : membres de différentes Églises, fidèles de différentes religions, personnes de convictions non religieuses ou de cultures différentes, experts dans des domaines variés. Grâce à leur expérience, elles peuvent aider au discernement sur divers thèmes. Leur présence permet d’élargir le regard et les horizons. Ainsi, l’Assemblée pourra mieux représenter l’Œuvre dans sa diversité, la rendant plus apte à vivre pour l’ut omnes. Les invités participeront comme les autres aux discussions en plénière et aux travaux de groupe. La seule différence est qu’ils ne pourront pas voter, mais le vote n’est qu’un des moments de l’Assemblée qui se veut avant tout une expérience profonde d’unité pour réfléchir et discerner ensemble, à l’écoute de l’Esprit Saint, sur l’avenir de l’Œuvre.

préparé par Maria Grazia Berretta
Photo de couverture : Assemblée générale 2014 © GNuzzolo-CSCAudiovisivi.

Luce Ardente : le moine bouddhiste qui a fait de l’amour sa voie

Luce Ardente : le moine bouddhiste qui a fait de l’amour sa voie

Au petit matin du 10 novembre, le moine bouddhiste thaïlandais Phra Maha Thongrattana Thavorn s’est éteint et la nouvelle s’est rapidement propagée parmi les communautés des Focolari à travers le monde. Sa disparition appelle l’attention sur un parcours de dialogue entre les Religions, engagé à œuvrer pour un monde uni, pour la compréhension réciproque et pour la paix.

Son histoire croise celle du Mouvement des Focolari en 1995, lorsqu’il accompagne son disciple Somjit en Italie et visite pour la première fois Loppiano, la cité-pilote internationale du Mouvement. C’est là qu’il rencontra Chiara Lubich. La proximité spirituelle que le moine ressentit dès lors avec la fondatrice des Focolari fut telle qu’il commença à l’appeler « maman Chiara ». De son côté, Chiara reconnut en lui une âme d’une profondeur extraordinaire, à même d’éclairer la voie du dialogue interreligieux de façon authentique et respectueuse, d’où le nom « Luce ardente » (Lumière ardente) sous lequel il est connu de beaucoup. Depuis lors, le moine thaïlandais est devenu un ami fidèle du Mouvement, participant à de nombreux événements en Asie et en Europe. Sa présence était discrète mais profonde, et son message toujours clair : les religions ne doivent pas entrer en concurrence, mais collaborer pour le bien de l’humanité.

« Luce Ardente » con Chiara Lubich a Bangkok , Thailandia (1997)

Margaret Karram, Présidente des Focolari, a écrit ceci aux communautés du monde entier :

« Il a vécu pleinement le nom que Chiara lui avait donné, étant partout un instrument de lumière, de consolation et d’espérance. Jusqu’au dernier instant, il a aimé et vécu pour construire la fraternité. Au cours de sa vie, il a su parler de l’unité de manière unique, avec sagesse et passion, dans des livres, des revues, des émissions de radio, des rencontres avec des moines et des laïcs bouddhistes, non sans avoir à faire face à des difficultés. Un jour, à un moine qui lui demandait, perplexe : « Maître, tu suis une femme chrétienne ?”, il répondit : “Je ne suis pas une femme, mais son idéal de fraternité universelle. Elle n’appartient pas seulement aux chrétiens, elle nous appartient à nous aussi.”

Dans son dernier message, il m’a écrit : « Margaret, je souffre, mais je résiste, je résiste, je résiste, car mes souffrances ne sont rien comparées à celles de Jésus sur la croix. Je résiste parce que je suis un fils de ‘maman Chiara’. Souviens-toi : nous ne nous voyons plus, mais un jour nous nous reverrons. Je vais bientôt la rejoindre. »

Personnellement, je garde dans le cœur chaque mot qu’il m’a écrit et chaque conseil qu’il m’a donné. Il m’a appris ce que signifie « résister par amour », et son unité avec moi a été un don précieux que je n’oublierai jamais.

Luce Ardente a demandé à être enterré à Loppiano, où il a rencontré Chiara et découvert la spiritualité de l’unité. Dans une interview accordée en 2021, il réaffirmait avec force sa vision : « Je voudrais que chacun, dans sa propre religion, cherche la signification profonde de sa doctrine. C’est seulement ainsi que nous pourrons vivre ensemble dans la paix et l’harmonie. » C’est un appel à la profondeur, à la sincérité, au partage. Une invitation qui résonne aujourd’hui comme un testament spirituel.

Stefania Tanesini
Photo © Archivio CSC Audiovisi

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Un bilan qui parle de paix, de formation, de santé et d’inclusion

Un bilan qui parle de paix, de formation, de santé et d’inclusion

« Nous avons choisi de raconter des histoires de proximité et de fraternité, fruits de l’engagement de nombreuses personnes et communautés dans le monde qui, au quotidien, cherchent à susciter la confiance. » C’est par ces mots que Margaret Karram, Présidente du Mouvement des Focolari, a ouvert la présentation du Bilan de communion 2024 (BdC) qui s’est tenue le 6 novembre 2025 à l’Institut pontifical patristique Augustinianum de Rome. Un document va au-delà du simple rapport économique et présente les œuvres actives liées aux Focolari, dans différents pays ainsi que leur impact concret sur les personnes, les communautés et les territoires. « Il ne se limite pas à quantifier des chiffres, mais raconte des relations », a souligné Sœur Alessandra Smerilli, secrétaire du Dicastère pour le développement humain intégral. « La communion est un bien stratégique. Ce n’est pas un simple partage de ressources, mais il s’agit de construire des liens qui génèrent confiance, cohésion et résilience. En termes économiques, c’est un capital relationnel : il réduit les coûts de l’exclusion, favorise la participation, rend possibles des processus de développement humain intégral. Là où il y a communion, la fragilité devient une opportunité, car ceux qui sont intégrés dans des réseaux de réciprocité ont plus de chances de sortir de la marginalité. À une époque de grandes inégalités, ce bilan est une dénonciation prophétique et une bonne nouvelle : chaque acte individuel est important. »

Ruperto Battiston, coresponsable économique des Focolari, présente les chiffres : « Le BdC 2024 enregistre des recettes de 8,1 millions d’euros provenant de dons, de la libre communion des biens des membres et de contributions d’institutions externes pour des projets de formation. Les dépenses s’élèvent à 9,6 millions d’euros et ont été destinées à des initiatives générant une valeur à long terme : projets locaux, cités-pilotes, œuvres sociales, parcours de formation et culturels, de même qu’au soutien du Centre International.

Grâce à une communion des biens extraordinaire de 208 568 euros, il a été possible d’aider les personnes du Mouvement qui se trouvent dans des situations de besoin particulier, ainsi que les structures qui soutiennent les plus pauvres.

En outre, l’Économie de Communion a distribué 394 aides individuelles et soutenu 14 projets dans 13 pays, pour un total de 669 566 euros.

Parmi les nombreuses données, nous avons choisi cette année de mettre en évidence les sommes destinées aux structures liées à la protection de la personne et à la formation à cette protection, comme nous l’a recommandé le récent rapport de la Commission Pontificale pour la Protection des Mineurs. »

POUR TÉLÉCHARGER le Bilan de Communion cliquer ici (disponible en italien, la traduction dans les autres langues sera publiée prochainement).

Cinq œuvres parmi celles illustrées dans le Bilan ont été présentées : Fo.Co. ONLUS – Italie: une coopérative sociale qui accueille des migrants et des mineurs non accompagnés, en favorisant l’inclusion et le travail. Elle a rouvert un ancien couvent, le transformant en centre d’accueil ; UNIRedes – Amérique latine : un réseau de 74 organisations actives dans 20 pays, qui rejoint chaque année des milliers de personnes par le biais de projets éducatifs, sanitaires et culturels. Le Centre médical Focolari – Man, Côte d’Ivoire : né pendant la guerre civile, il est aujourd’hui un centre de santé ouvert 24 heures sur 24, avec des services de télémédecine et d’hospitalisation. Focolare Carpentry – Philippines : un centre de formation professionnelle qui a redonné dignité et travail à plus de 300 jeunes exclus du système scolaire. TogetherWEconnect – Israël et Palestine : un projet éducatif qui implique 500 étudiants dans des parcours de dialogue, d’estime de soi et de citoyenneté active.

« La communion n’est pas de l’assistanat, mais une dynamique de protagonisme et de réciprocité », a expliqué Moira Monacelli de Caritas Internationalis. « Être présent ne signifie pas seulement faire pour, mais marcher avec. » Les œuvres présentées dans le Bilan naissent d’un amour concret, qui se traduit par l’écoute, la coresponsabilité, la formation et la confiance en la Providence. « Donner espérance, ce n’est pas le dire avec des mots », a conclu Moira Monacelli, « mais construire des communautés où la fraternité devient réalité. »

Stefania Tanesini

Bilan de Communion 2024 : les projets et les œuvres des Focolari dans le monde

Bilan de Communion 2024 : les projets et les œuvres des Focolari dans le monde

Le Bilan de Communion (BdC) est un outil qui s’inscrit dans la lignée des bilans sociaux des organisations non gouvernementales et à but non lucratif : il exprime un style inspiré de l’Évangile et constitue une invitation à encourager les relations de réciprocité et de communion, à contribuer à la réalisation de sociétés où les personnes et les peuples peuvent vivre dans la dignité, la justice et la paix. Pour l’année 2024, le Mouvement des Focolari a analysé les données relatives aux œuvres, projets et actions stables et continues présentes dans de nombreux pays. Les données présentées ne constituent pas une cartographie complète ni exhaustive de toutes les initiatives en cours, mais elles offrent un échantillon significatif qui exprime l’engagement de plus d’une centaine d’œuvres à répondre aux besoins de l’humanité, soutenues par la spiritualité des Focolari, afin de générer confiance, cohésion sociale et sens de la communauté.

POUR TÉLÉCHARGER le Bilan de Communion cliquer ici ou sur l’image (disponible en italien, la traduction dans les autres langues sera publiée prochainement).

Assemblée générale 2026 : contributions des nouvelles générations

Assemblée générale 2026 : contributions des nouvelles générations

La participation des nouvelles générations au parcours qui conduit à l’Assemblée générale 2026 des Focolari est conçue comme un processus intégré, qui se développe à travers diverses formes d’engagement.
Les jeunes et les adolescents du Mouvement dans le monde ont été invités à s’impliquer de manière active et concrète dans leurs communautés locales.
Pour cela, un document a été rédigé, rassemblant les éléments issus de la dernière Assemblée de 2021. Ce document invite les adolescents et les jeunes du monde entier à réfléchir sur trois questions fondamentales : 1. Qu’avons-nous réussi à réaliser, dans notre région, à partir des propositions de la dernière Assemblée ?
2. Que souhaitons-nous réaliser à l’avenir et sur quoi voulons-nous nous engager ?
3. Quel est ton désir ou ton rêve pour l’Œuvre dans les cinq prochaines années ?

Ce processus est essentiel pour unir les générations et donner une continuité à leur cheminement vers l’unité. Les communautés ont été invitées à créer des moments de communion favorisant le dialogue et l’élaboration de propositions, afin de valoriser le rôle actif des jeunes, enraciné dans leur vie concrète et leur sensibilité.

La participation des enfants du Mouvement des Focolari a également été envisagée. Il leur a été demandé de répondre, à travers des dessins, à la question : Que pouvons-nous faire pour aider à rendre le monde plus uni ? Ces dessins seront exposés dans les salles où se réuniront les participants à l’Assemblée, afin d’inspirer et de parler au cœur de chacun.

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« Heureux ceux qui font oeuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).

« Heureux ceux qui font oeuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).

Récemment, un observatoire créé par trois universités italiennes a signalé qu’en une année plus d’un million de messages de haine ont été relevés sur les réseaux sociaux. Toujours plus violents sont ceux adressés contre les étrangers, les juifs mais surtout contre les femmes.

Certes, nous ne pouvons pas généraliser mais chacun de nous a pu faire l’expérience en famille, au travail, dans le milieu sportif, etc. de ces attitudes litigieuses, offensantes et de ces antagonismes qui divisent et compromettent la coexistence sociale. Ensuite, à un niveau plus global, il y a actuellement 56 conflits armés dans le monde, soit le plus grand nombre depuis la Seconde Guerre mondiale avec un nombre très élevé de victimes civiles.

C’est précisément dans ce contexte que résonnent de manière plus provocante, plus vraie et plus forte que jamais les paroles de Jésus :

« Heureux ceux qui font oeuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu ».

« Chaque peuple, chaque personne ressent une profonde aspiration à la paix, à la concorde, à l’unité. Pourtant, malgré les efforts et la bonne volonté, après des millénaires d’histoire, nous sommes toujours incapables d’établir une paix stable et durable. Jésus est venu nous apporter la paix, une paix – nous dit-il – qui n’est pas comme la paix que « le monde donne »[1] car elle n’est pas seulement l’absence de guerre, de querelles, de divisions, de traumatismes. Sa paix, c’est aussi cela, mais c’est beaucoup plus : elle est aussi plénitude de la vie et de la joie, c’est le salut intégral de la personne humaine ; elle est liberté, justice et fraternité dans l’amour entre tous les peuples »[2].

La Parole de Vie de ce mois-ci est la septième des béatitudes par lesquelles commence le Sermon sur la montagne (Mt 5-7). Jésus, qui les incarne toutes, se tourne vers ses disciples pour les instruire. Il convient de noter que les huit béatitudes sont formulées au pluriel. On peut en déduire que l’accent n’est pas mis sur une attitude individuelle ou des vertus personnelles, mais plutôt sur une éthique collective qui se réalise au sein d’un groupe.

« Heureux ceux qui font oeuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu ».

Qui sont les artisans de paix ? « Cette béatitude est la plus active, la plus explicitement opérationnelle ; les mots utilisés sont analogues à ceux utilisés dans le premier verset de la Bible pour la création et indique l’initiative et l’ardeur au travail. L’amour est par nature créatif […] et cherche la réconciliation à tout prix. Sont appelés enfants de Dieu ceux qui ont appris l’art de la paix et qui le pratiquent, qui savent qu’il n’y a pas de réconciliation sans le don de la vie et que la paix doit être recherchée toujours et quoi qu’elle coûte. Il ne s’agit pas d’une oeuvre autonome, fruit de ses propres capacités, mais d’une manifestation de la grâce reçue du Christ, qui est notre paix, qui a fait de nous des enfants de Dieu » [3].

« Heureux ceux qui font oeuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu ».

Alors, comment vivre cette Parole ? D’abord en répandant partout l’amour véritable. Ensuite en intervenant lorsque la paix est menacée autour de nous. Il suffit parfois d’écouter avec amour, jusqu’au bout, les parties en conflit pour entrevoir une issue.

Et nous n’abandonnerons pas tant que les relations rompues, souvent pour rien, ne seront pas rétablies. Peut-être pourrions-nous donner vie, au sein de l’organisme, de l’association ou de la paroisse à laquelle nous appartenons, à des initiatives particulières visant à développer une plus grande conscience de la nécessité de la paix. Il existe dans le monde une multitude de propositions, petites ou grandes, qui vont dans ce sens : marches, concerts, conférences, le volontariat lui-même met en marche un courant de générosité qui construit la paix.

Il existe également des cours d’éducation à la paix tels que « Living Peace ». À ce jour, plus de 2 600 écoles et groupes participent au projet et plus de deux millions d’enfants, de jeunes et d’adultes sont impliqués dans ses initiatives sur les cinq continents. Parmi celles-ci, citons le lancement du « Dé de la paix » – inspiré de l’« Art d’aimer » de Chiara Lubich4 – sur les faces duquel sont inscrites des phrases qui aident à construire des relations de paix, ainsi que l’initiative organisée dans le monde entier, le « Time Out » durant lequel, chaque jour, à midi, on prend un moment de silence, de réflexion ou de prière pour la paix.

D’après Augusto Parody Reyes et l’équipe de la Parole de Vie


Photo: © De Rezende Maria Clara – Sito Living Peace – Copertina Guida 2025-2026

[1] Cf. Jn 14, 27

[2] C. Lubich, Parole di vita, a cura di Fabio Ciardi, (Opere di Chiara Lubich 5) Città Nuova Editrice, Roma 2017, p. 709 (Janvier 2004).

[3] Pape François, Audience Générale. Catéchèse sur les Béatitudes. Mercredi 15 avril 2020.

[4] Chiara Lubich, L’arte di amare, Città Nuova, Roma 2005.

OEuvrer pour la paix

OEuvrer pour la paix

Nous vivons une époque où les tensions, les conflits et les messages de haine semblent se multiplier: sur les réseaux sociaux, au travail, en politique, voire au sein des familles. À l’échelle mondiale également, les conflits armés atteignent des chiffres que nous n’avions pas connus depuis des décennies. Tout cela nous rappelle que la paix n’est jamais garantiemais qu’elle doit être construite chaque jour.
Face à cette réalité, les paroles prononcées par Chiara Lubich en 2004 sont toujours d’actualité: «Chaque peuple et chaque personne aspire profondément à la paix, à la concorde et à l’unité. Mais malgré les efforts et la bonne volonté, après des millénaires d’histoire, nous nous découvrons incapables de maintenir une paix stable et durable (…) car la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, de luttes, de divisions et de traumatismes.» La paix véritable «est plénitude de vie et de joie, elle est le Salut intégral de la personne humaine, elle est liberté, justice et fraternité dans l’amour entre tous les peuples».
OEuvrer pour la paix exige de passer à l’action, de prendre des initiatives, même avec créativité. Chacun de nous peut devenir un «artisan de paix»: dans les petites choses de la vie quotidienne mais aussi dans les grandes, en nous associant à des initiatives mondiales qui favorisent la concorde et la collaboration.
Quelques exemples concrets sont significatifs. Le projet Living Peace où le désir personnel de faire quelque chose en faveur de la paix est devenu un programme d’éducation à la paix. Actuellement, plus de 2.600 écoles et groupes adhèrent à ce projet et plus de deux millions d’enfants, de jeunes et d’adultes des cinq continents participent à ses initiatives. Parmi celles-ci figure le «dé de la paix», sur les faces duquel sont écrites des phrases qui aident à construire des relations de paix et que chacun essaie de mettre en pratique.
Récemment, lors d’un séminaire web intitulé «Pardon et paix: le courage des décisions difficiles», l’importance du pardon et de la réconciliation a été soulignée afin d’être des artisans de paix, en reconstruisant ce qui avait été brisé.
Enfin, un autre exemple est celui de la Méthode Rondine: un laboratoire à ciel ouvert pour sortir de la logique de l’ennemi. Israéliens et Palestiniens, Serbes et Bosniaques, Arméniens et Azéris, mais aussi Maliens, Nigérians et Colombiens, et dernièrement Russes et Ukrainiens, ont construit une voie praticable pour réparer les relations détruites par la haine et bâtir des liens solides en faveur de la paix. Parmi tous les jeunes qui se sont succédé au cours de ces trente dernières années dans la Citadelle de la Paix, un petit bourg médiéval aux portes d’Arezzo, on trouve aujourd’hui des personnalités politiques, des ambassadeurs, des chefs d’entreprise, de jeunes leaders qui mettent leur vie au service de la guérison des blessures de ces conflits douloureux, posant les bases d’un avenir qui
mêle relations pacifiées et développement.
Pour vivre cette Idée, proposons-nous de semer la paix partout où nous nous trouvons, à travers des relations de confiance, de solidarité et de coopération, car chaque pas vers la paix nous rend plus pleinement humains et rapproche toute la société d’un horizon de justice et de fraternité.

Photo: © Livingpeaceinternational.org


L’IDÉE DU MOIS est actuellement réalisée par le « Centre pour le dialogue avec les personnes de croyance non religieuse » du Mouvement des Focolari. Il s’agit d’une initiative née en 2014 en Uruguay pour partager avec des amis non croyants les valeurs de la Parole de Vie, c’est-à-dire la phrase de l’Écriture que les membres du Mouvement s’engagent à mettre en œuvre dans la vie quotidienne. Actuellement L’IDÉE DU MOIS est traduite en 12 langues et distribuée dans plus de 25 pays, avec des adaptations du texte pour s’adapter aux différentes sensibilités culturelles. www. dialogue4unity.focolare.org

Évangile vécu : « Mon secours vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre ».

Évangile vécu : « Mon secours vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre ».

Aimer tout simplement

Un après-midi, je suis allé rendre visite à ma mère pour lui apporter quelques affaires, comme je le fais habituellement. Il faisait chaud et elle faisait encore la sieste, alors j’ai tout laissé dans la buanderie pour ne pas la réveiller. Alors que j’étais sur le point de rentrer chez moi, j’ai remarqué que l’herbe du trottoir avait été coupée (dans notre localité, cette tâche incombe à la municipalité) et que tout était un peu sale. J’ai immédiatement pensé qu’à son réveil, elle verrait le trottoir dans cet état et commencerait à le balayer, même si elle sait qu’elle ne devrait pas le faire car cela lui cause des maux de dos. Je suis retourné chercher un balai, car je sais où elle le range, et j’ai commencé à balayer. Cette petite expérience toute simple m’a procuré la même joie que celle que je ressentais quand j’étais Gen 3, un adolescent du Mouvement des Focolari, même si de nombreuses années ont passé.

(D. C. – Argentine)

Pendant les emplettes

Hier, j’étais au supermarché. Alors que je regardais les produits sur une étagère, j’ai remarqué qu’un monsieur m’observait avec insistance. Comme je ne le connaissais pas, j’ai continué mes courses et lui a fait de même. Peu après, à la sortie, il m’avait attendue et m’a saluée : « Ne vous souvenez pas de moi ? ». Son visage m’était inconnu et je lui ai demandé de me donner quelques éléments pour m’aider à me souvenir. « Je m’appelle Stefan, m’a-t-il répondu, et il y a des années, vous m’avez beaucoup aidé en me fournissant un document. Regardez, je l’ai encore » ; et, rayonnant, il a ouvert son sac et m’a montré une carte d’identité qui était délivrée il y a des années aux étrangers. Je regarde la date et je vois qu’elle date de 1993, mais elle est bien conservée. Et Stefan : « Trente-deux ans ont passé, mais je n’ai jamais oublié tout ce que vous avez fait pour moi et ce que ce document représentait à l’époque, alors j’ai toujours conservé cette carte en souvenir, merci ! ». Et il ajoute : « Vous êtes toujours la même ». Il n’avait pas vu les rides, mais il se souvenait de l’amour. Et l’amour reste.

(A.P. – Italie)

Par Maria Grazia Berretta
(tiré de Il Vangelo del Giorno, Città Nuova, année X – n° 1 septembre-octobre 2025)

Photo: © Pixabay

Prha Pittaya : le dialogue comme terrain d’accueil

Prha Pittaya : le dialogue comme terrain d’accueil

À l’occasion du 60e anniversaire de Nostra Aetate, nous vous proposons un bref extrait de l’interview de Prha Pittaya, moine bouddhiste Theravada (Thaïlande) lors de la conférence « One Human Family » organisée par le Centre pour le dialogue interreligieux du Mouvement des Focolari, qui s’est déroulée du 31 mai au 4 juin 2024 entre Castel Gandolfo et Assise (Italie).

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Nouveau cours du CEG : incarner la synodalité dans les réalités dans lesquelles nous vivons

Nouveau cours du CEG : incarner la synodalité dans les réalités dans lesquelles nous vivons

Le Centre Evangelii Gaudium (CEG) va bientôt lancer un nouveau cours sur la Synodalité. Quelles sont les nouveautés de cette année ?

Nous sommes dans une nouvelle phase du processus synodal. Après les trois premières années qui ont culminé à l’Assemblée d’octobre 2024, nous sommes maintenant entrés dans la phase dite d’actualisation. Le 15 mars 2025, le Pape François a en effet approuvé le lancement d’un processus d’accompagnement de la phase d’actualisation par le Secrétariat Général du Synode. Ce processus implique tout le monde, des diocèses aux associations laïques, en passant par les mouvements ecclésiaux et les nouvelles communautés.

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C’est pourquoi nous avons décidé de lancer un nouveau cours intitulé « Pratiques pour une Église synodale » comme contribution concrète à l’actualisation du processus synodal. Nous sommes convaincus que la pratique de la synodalité est bien plus qu’une tentative de rendre l’Église plus participative, c’est un nouveau paradigme de l’existence ecclésiale. De plus, il ne nous semble pas qu’il s’agisse uniquement d’un fait religieux. Nos sociétés changent radicalement et, comme nous le voyons tous, la vérité, les valeurs fondamentales et l’engagement mutuel cèdent la place à la loi de la jungle. D’autre part, au niveau local et régional, de nouvelles idées émergent et révèlent des similitudes avec le processus synodal dans la société civile. Nous croyons que le processus synodal dans lequel l’Église est engagée pourrait être une contribution valable en ce moment historique, y compris pour l’ensemble de la société.

Cette année, nous voulons nous pencher sur ces aspects, en proposant une réflexion approfondie sur le processus en cours, en découvrant de nouvelles pistes et de nouveaux moyens pour incarner la synodalité dans les réalités dans lesquelles nous vivons, comme nous y invitent le Document final du Synode et le document ultérieur du Secrétariat de juillet dernier, Pistes pour la phase d’actualisation du Synode. Convaincus qu’il s’agit d’un chemin où le protagoniste est le Saint-Esprit et que nous devons avant tout nous ouvrir à Lui et Le laisser guider l’histoire, tant la nôtre que celle de l’Église et de l’humanité.

Le thème de la « synodalité » a été central pendant les années du pontificat de François. Comment ce chemin se poursuit-il avec le Pape Léon XIV ?

Maria do Sameiro Freitas

Le 8 mai dernier, dans son premier message au peuple de Dieu, le jour de son élection, le Pape Léon a tracé un programme : À vous tous, frères et sœurs de Rome, d’Italie, du monde entier : nous voulons être une Église synodale, une Église qui marche, une Église qui recherche toujours la paix, qui recherche toujours la charité, qui cherche toujours à être proche, en particulier de ceux qui souffrent.

Et dans d’autres circonstances, notamment le 26 juin, devant les membres du Conseil ordinaire du Secrétariat général du Synode, il a réaffirmé : L’héritage qu’Il (le Pape François) nous a laissé me semble être avant tout celui-ci : que la synodalité est un style, une attitude qui nous aide à être Église, en favorisant des expériences authentiques de participation et de communion.

Il semble clair que la ligne suivie est celle de son prédécesseur, dans la conviction que la synodalité est intrinsèque à l’Église. Le prochain Jubilé des équipes synodales et des organismes de participation, qui se tiendra du 24 au 26 octobre au Vatican, est également significatif. Plus de 2 000 participants sont attendus, auxquels le Pape adressera un message dans l’après-midi du 24. Ce sera une étape supplémentaire pour aller de l’avant, tous en cordée dans le monde.

Comment ce cours sera-t-il structuré ? À qui s’adresse-t-il ?

Le Cours sera à nouveau en ligne, en italien avec une traduction en trois langues : anglais, portugais et espagnol. En ce qui concerne le contenu, on partira du Document Final du Synode et des Pistes pour son actualisation, en découvrant de Nouveaux parcours pour une pratique synodale et comment les mettre en œuvre dans les différents contextes dans lesquels chacun se trouve.

Des moyens pratiques seront ensuite fournis pour mettre en œuvre le processus synodal, tels que la méthode de facilitation, le compte rendu, l’évaluation et la vérification.

Les bonnes pratiques déjà en cours seront mises en évidence et partagées au niveau international. Tout cela avec la ferme conviction que le processus synodal n’est pas une technique, mais une expérience d’ouverture à nos frères et sœurs, qui ouvre la possibilité de la présence de Jésus parmi les siens (cf. Mt 18, 20) et, à la lumière de cette présence, nous rend capables d’écouter l’Esprit.

Chaque leçon offrira aux étudiants la possibilité de partager leurs bonnes pratiques, leurs réflexions ou leurs suggestions.

Le cours se terminera par un atelier en avril, où les participants mettront en pratique ce qu’ils auront appris pendant l’année.

Le cours débutera le 3 novembre par une leçon spéciale confiée au Secrétariat général du Synode et avec la contribution de Margaret Karram, Présidente du mouvement des Focolari, qui a participé aux deux Assemblées synodales. Ce moment est ouvert à tous.

Des personnes de toutes vocations s’inscrivent, de nombreux laïcs, mais aussi des prêtres, des religieux et des consacrées, des personnes engagées au niveau ecclésial et civil. Plusieurs sont des étudiants des années précédentes, mais nous avons également de nombreuses nouvelles inscriptions provenant de différents pays.

À la lumière des années précédentes, qu’espérez-vous ?

Nous espérons que cela contribuera à la mise en œuvre du processus synodal dans les différents milieux où vivent les participants.

Nous avons un large éventail de participants provenant de différents pays, des Philippines au Canada, de l’Afrique du Sud à la Suède. L’échange de bonnes pratiques pourra donner de nouvelles idées, des impulsions décisives pour faire avancer le processus synodal, pour le bien de l’Église et de la société.

Nous avons un large éventail de participants provenant de différents pays, des Philippines au Canada, de l’Afrique du Sud à la Suède. L’échange de bonnes pratiques pourra donner de nouvelles idées, des impulsions décisives pour faire avancer le processus synodal, pour le bien de l’Église et de la société.

Interview de Maria Grazia Berretta

Argentine – Trois femmes, trois religions, une seule amitié

Argentine – Trois femmes, trois religions, une seule amitié

60 ans après Nostra Aetate, nous partageons l’histoire d’une amitié unique entre Silvina, Nancy et Cecilia. Trois femmes. Silvina est une femme rabbin d’une communauté juive de Buenos Aires, Nancy, musulmane, dirige un centre pour le dialogue interreligieux et Cecilia, chrétienne, est membre du Mouvement des Focolari. Une relation fondée sur des actions concrètes et sur la volonté de surmonter tous les obstacles.

Formation permanente et intégrale

Formation permanente et intégrale

Un aperçu synthétique des grandes lignes de l’engagement du Mouvement des Focolari en matière de formation. Tel est, en résumé, le contenu du document sur la Formation permanente et intégrale du Mouvement des Focolari qui offre une première liste des expériences formatives nombreuses et diversifiées destinées aux membres du Mouvement, mais aussi aux écoles et aux agences culturelles et éducatives ouvertes par les Focolari dans les contextes les plus variés.

Pour télécharger le document, cliquez sur l’image.

Il s’adresse donc à toutes les personnes engagées dans le domaine de l’éducation dans les différentes branches et instances formatives du Mouvement des Focolari, dans leurs Églises ou communautés chrétiennes respectives, dans leur religion, dans la société.

Tout en sachant que nous n’en sommes encore qu’au début de la réflexion et de la mise en œuvre, ce document s’adresse également à tous ceux qui travaillent dans d’autres institutions et organisations qui s’occupent de formation, afin de stimuler les échanges et l’enrichissement mutuel.

Dans certaines motions de l’Assemblée Générale de 2021, le souhait avait été exprimé de mettre l’accent sur la pédagogie issue du charisme de l’unité et de favoriser les synergies à l’intérieur et à l’extérieur du Mouvement dans ce domaine. À la veille de l’Assemblée 2026, ce premier document est mis à disposition en ligne – et non sous forme imprimée – afin de souligner son caractère de document en cours d’élaboration, ouvert, à enrichir et à actualiser.

La première partie présente les destinataires, les principes inspirateurs, les objectifs et les acteurs de la formation ; elle est suivie d’une synthèse des contenus et de la méthode, et enfin d’une liste des agences et des programmes de formation proposés par le Mouvement des Focolari.

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Prévention des abus : la participation de toute l’Église est nécessaire

Prévention des abus : la participation de toute l’Église est nécessaire

« La réponse à long terme de l’Église aux abus nécessite plus que de simples réformes structurelles : elle exige la participation active de tous, à tous les niveaux de la vie de l’Église. » Cette phrase pourrait être l’une des phrases clés du deuxième Rapport annuel sur les politiques et les procédures de l’Église en matière de protection. Dans ce Rapport complet et détaillé, la Commission pontificale pour la protection des mineurs présente ses conclusions et recommandations pour la période de référence 2024, et remercie le pape Léon XIV de son soutien sans réserve à ce travail.

Une deuxième phrase clé pourrait être :
« Les victimes doivent être au cœur de nos priorités. » Pour cela, l’écoute directe des victimes et des survivants d’abus a été développée dans ce second Rapport. « Au-delà du rôle limité, et souvent insuffisant, de la réparation financière, dans une approche intégrale de cette réparation, sont essentiels les instruments suivants :

  • garantir des centres d’écoute accueillants pour les victimes/survivant(e)s, où elles peuvent être entendues par les autorités ecclésiales ;
  • fournir des services de soutien psychologique professionnel ;
  • la reconnaissance publique et des excuses ;
  • une communication proactive et transparente avec les victimes/survivant(e)s, afin de leur fournir régulièrement des informations actualisées sur leurs dossiers ;
  • l’implication des victimes/survivant(e)s dans l’élaboration des politiques et des procédures de protection de l’Église. »

Lors de la présentation du Rapport à la presse, l’accent a été mis sur le dialogue permanent en cours entre la Commission et les Conférences épiscopales du monde entier ; dialogue axé principalement sur la prévention, la transparence et les protocoles de protection applicables. Il est important de disposer d’environnements sûrs pour gérer les situations de manière préventive.

Conférence de presse de présentation du deuxième rapport annuel de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. De gauche à droite : Prof. Benyam Dawit Mezmur, juriste, membre de la Commission pontificale ; S.E. Mgr Luis Manuel Alí Herrera, évêque titulaire de Giubalziana ; secrétaire de la Commission pontificale ; S.E. Mgr Thibault Verny, archevêque de Chambéry, évêque de Saint-Jean-de-Maurienne et Tarentaise ; président, Mme Maud de Boer-Buquicchio, juriste, chargée du rapport annuel ; Matteo Bruni, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

Les retards culturels dans de nombreux pays et les cas de résistance pour faire face aux situations et écouter les personnes qui ont subi des abus n’ont pas été occultés. Il faut faire preuve de professionnalisme et instaurer un dialogue structuré dans les services au niveau local, car souvent les victimes ou les survivant(e)s ne se sentent pas accompagnés de manière adéquate et dénoncent un manque de respect. Il est également nécessaire de mettre en place une procédure canonique plus claire pour la démission et/ou la révocation des dirigeants/responsables ou du personnel de l’Église en cas d’abus ou de négligence. Il y a toutefois une conscience diffuse de ces retards et des mesures sont prises avec beaucoup de sérieux pour acquérir les compétences nécessaires.

En ce qui concerne la communication, il s’agit d’un aspect critique souligné en particulier par les victimes, qui rappellent toujours la souffrance causée par le manque de transparence au niveau de l’Église universelle et des Églises locales. A été relevée également l’importance pour les familles de construire des parcours de formation et d’information sur les droits éducatifs.

Dans son Rapport, la Commission lance une étude sur les associations laïques, qui proposent notamment une méthodologie pilote pour assister le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie dans l’accompagnement des aspects liés à la protection au sein de ces associations. Cette méthodologie est exposée dans le Rapport, avec une première application dans le cas du Mouvement des Focolari.

« La Commission accueille favorablement les importantes réformes en matière de protection récemment mises en œuvre par le Mouvement des Focolari. Tout en soulignant certaines recommandations spécifiques, la Commission met également en évidence certaines bonnes pratiques, notamment : la création d’une Commission Centrale Indépendante pour la gestion des cas d’abus au sein du Mouvement des Focolari ; une politique d’information sur les abus sexuels sur les mineurs et les adultes vulnérables ; et des Lignes Directrices pour le soutien et la réparation financière en cas d’abus sexuels. »

Parmi les améliorations demandées et les recommandations figurent des procédures de révision et de contrôle externe ainsi qu’un plan systématique de révision indépendante, tout en tenant compte du travail du Conseil de surveillance, qui constitue toutefois une disposition utile dans le système de protection du Mouvement.

L’insertion dans le nouveau Protocole d’une clause stipulant que les victimes/survivant(e)s soient informé(e)s de manière proactive et affirmative de leur droit de signaler leur cas aux autorités civiles ; harmoniser les politiques différentes et fragmentées du Mouvement dans un document unique et cohérent, tout en accueillant favorablement un document consolidé qui sera publié prochainement.

Les Focolari expriment toute leur gratitude pour l’accompagnement reçu de la Commission Tutela Minorum qui, au cours de l’année dernière, a suivi les travaux du Mouvement concernant la formation, la prévention et la création d’un système de normes et de protocoles, mettant à disposition son savoir-faire. Le travail se poursuit à présent avec l’étude des recommandations proposées par la Commission dans le présent Rapport ; certaines seront mises en œuvre dès les prochains mois et feront l’objet d’une communication dans le prochain Rapport sur la protection de la personne dans le Mouvement des Focolari, qui sera publié d’ici février 2026.

Stefania Tanesini

Vinu Aram : le dialogue, un espace pour l’humanité

Vinu Aram : le dialogue, un espace pour l’humanité

Soixante ans après Nostra Aetate, nous partageons un reportage du Collegamento du 13 juin 2020, un dialogue avec Vinu Aram, directrice du Centre international Shanti Ashram, une organisation internationale de développement gandhienne qui œuvre dans les régions les plus pauvres et défavorisées du Tamil Nadu, en Inde. Fondée en 1986 par ses parents, le Dr M. Aram et Mme Minoti Aram, elle accomplit un travail remarquable aux côtés des personnes et des communautés dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, avec une attention particulière pour l’enfance. Une amitié de longue date avec le Mouvement des Focolari et un cheminement commun dans le dialogue interreligieux et la construction de la paix.

Nostra Aetate : 60 ans de cheminement dans le dialogue interreligieux

Nostra Aetate : 60 ans de cheminement dans le dialogue interreligieux

« Que les religions ne soient pas brandies comme des armes ou des murs, mais vécues comme des ponts et des prophéties : en permettant la réalisation du rêve du bien commun, en accompagnant la vie, en alimentant l’espérance et en devenant le levain de l’unité dans un monde fragmenté ».

Ce sont les dernières paroles prononcées par le Pape Léon XIV dans la vidéo réalisée pour les intentions de prière d’octobre 2025, consacrées spécifiquement à la « collaboration entre les différentes traditions religieuses ». Au cours du mois qui marque le 60e anniversaire du document conciliaire Nostra Aetate (littéralement « À notre époque »), sur les relations entre l’Église et les religions non chrétiennes, le Souverain Pontife, en exhortant à se reconnaître « comme frères et sœurs, appelés à vivre, à prier, à travailler et à rêver ensemble », décrit parfaitement les points centraux de cette déclaration issue du Concile Vatican II, en révélant sa grande importance et son actualité.

L’esprit de renouveau conciliaire a ouvert des voies inconnues, a apporté un regard nouveau sur beaucoup de choses et, au cours de ces six décennies, Nostra Aetate a certainement guidé et inspiré les étapes pour progresser sur la voie du dialogue, en motivant d’abord la connaissance puis l’accueil entre les différentes religions.

C’est pourquoi le Dicastère pour le Dialogue Interreligieux invite à une célébration commémorative pour réfléchir à l’héritage de « Nostra Aetate » le 28 octobre, de 18h30 à 20h30, dans la salle Paul VI (Cité du Vatican), en présence du Saint-Père. L’événement pourra être suivi sur les chaînes de Vatican Media.

L’Église, comme le dit le document, «dans son devoir de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes et même entre les peuples, examine ici en premier lieu tout ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur commune destinée. Les différents peuples constituent en effet une seule communauté ».

Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari, a profondément accueilli cet appel à vivre comme « une seule famille humaine ». Le Mouvement, fondé sur une spiritualité profondément centrée sur l’unité entre tous les êtres humains, est engagé dans diverses formes de dialogue, dont le dialogue interreligieux.
Depuis plus de cinq décennies, il établit, par l’intermédiaire de son Centre pour le dialogue interreligieux (CDI) et de ses communautés présentes dans différents pays, des relations intenses et fraternelles de dialogue avec des milliers de fidèles et avec de nombreuses institutions, associations, mouvements et organisations des religions les plus diverses, convaincu que l’amitié entre personnes de confessions différentes est un potentiel vital pour la construction de la fraternité universelle.

Nous partageons ci-dessous une courte vidéo qui présente l’intuition de Chiara Lubich et le chemin parcouru sur la voie du dialogue.

Maria Grazia Berretta
Photo: Una sessione del Concilio Vaticano II