Silence, prière, réflexion… Ce 2 mars a commencé la retraite spirituelle de l’Assemblée Générale des Focolari, qui se termine le 4. The President’s report on the 2021-2026 5-year term will be presented on the 5th of March, and working sessions on selected topics will be held from the 6th to the 11th of March. Work will be carried out in groups using a method of dialogue and discernment called ‘Conversation in the Spirit’. Plenary sessions and votes on the outcomes are also planned. Et ici, où le monde entier est représenté, les nouvelles ne sont pas « lointaines », elles rendent présents les personnes, les lieux, les communautés, les peuples qui souffrent.
C’est pourquoi nous lançons ici un appel à tous les membres du Mouvement dans le monde à prier – par les initiatives personnelles et collectives les plus variées – afin d’implorer le Ciel pour le don de la paix.
Le programme de l’Assemblée Générale
Le 5 mars sera consacré au Rapport de la Présidente sur le mandat 2021-2026, tandis que du 6 au 11 mars, des sessions de travail seront organisées sur les thématiques choisies. Le travail se fera en groupes, selon la méthode de dialogue et de discernement appelée « Conversation dans l’Esprit ». Des sessions plénières et des votes sur les résultats des échanges sont également prévus.
Du 12 au 15 mars se tiendront les élections du nouveau gouvernement central : Présidente, Coprésident et conseillers/ères. Du 16 au 20 mars, le programme prévoit des discussions et des votes sur les propositions de modification des Statuts Généraux et des Règlements. L’Assemblée se terminera le 21 mars à Rome, où tous ceux qui participent à l’Assemblée seront reçus en audience par le pape Léon XIV.
À l’issue des différentes étapes de l’Assemblée, nous vous ferons parvenir de brèves mises au courant. La prochaine est prévue le 5 mars, à l’issue des journées de retraite.
Stefania Tanesini Avec l’équipe Communication Multimédias et les Services linguistiques
« Je déclare officiellement ouverte l’Assemblée Générale ordinaire de l’Œuvre de Marie, convoquée conformément aux normes des Statuts Généraux. » C’est par ces mots que Margaret Karram, Présidente du Mouvement des Focolari, a ouvert les travaux aujourd’hui, 1er mars 2026. L’Assemblée compte 320 participants. Sont présents les représentants de 8 Églises chrétiennes, de différentes religions et cultures. Certains n’ont malheureusement pas encore pu arriver en raison de l’aggravation du conflit au Moyen-Orient et du blocage aérien qui en résulte. C’est vers cette région du monde que se sont immédiatement tournées les pensées et les prières de toute l’Assemblée.
« Après une longue préparation, a poursuivi la Présidente dans son discours d’ouverture, il me semble voir non seulement vous, ici présents, mais toutes nos communautés à travers le monde : des gen4 aux évêques, aux adhérents, aux jeunes et à tous ceux qui, en ce moment, offrent leurs souffrances pour les raisons les plus diverses. »
« Je suis arrivée ici ce matin, a-t-elle ensuite confié, avec une immense joie dans le cœur et, en même temps, je ressens dans mon âme une certaine appréhension face aux moments sacrés et importants que nous sommes sur le point de vivre. Ces journées seront certainement intenses, mais, par-dessus tout, mon souhait le plus profond est que ce temps devienne pour nous tous une forte expérience de Dieu. »
La méditation, guidée par Sergio Rondinara, membre de l’École Abbà, s’est concentrée sur la manière de lire et d’interpréter le « Préambule à toute règle » à la lumière de l’expérience de Chiara Lubich. Il s’agit du préambule qui précède et introduit les Statuts Généraux et qui inspire également les différentes règles qu’ils contiennent. Ces mots sont le préambule et la norme des travaux de l’Assemblée : « La charité mutuelle et constante, qui rend possible l’unité et apporte la présence de Jésus dans la collectivité, fonde dans tous ses aspects la vie des personnes qui font partie de l’Œuvre de Marie. Norme des normes, elle est le préambule de toute règle. »
Tout au long de cette journée, étaient prévues les formalités nécessaires au déroulement de l’Assemblée. Cela a commencé par la nomination de deux modérateurs, choisis parmi les participants, et de la Commission électorale, chargée de veiller au bon déroulement de toutes les étapes de l’élection. Cela s’est poursuivi par l’approbation du Règlement et du programme de l’Assemblée.
«Seul celui qui tombe peut se relever », dit un proverbe. Les enfants dans les premières phases de leur développement en sont un exemple qui inspire à la fois tendresse et courage. Quelle force de volonté dans leurs premiers pas hésitants, dans leur détermination à se relever chaque fois, jusqu’à ce qu’ils prennent de l’assurance et commencent à faire des mouvements de plus en plus sûrs… Le chemin de la vie !
Au fur et à mesure que l’on grandit, entre défis et difficultés, il devient de plus en plus difficile de se relever à chaque fois. Les épreuves de la vie nous accablent, la peur de perdre nos sécurités (lorsque nous rencontrons des personnes différentes ou qui ne pensent pas comme nous)nous freine. La force de volonté et le désir sincère d’être cohérent avec ses valeurs et ses choix ne suffisent pas toujours. Dans ces moments difficiles, pouvoir compter sur une main amie peut nous donner l’élan nécessaire pour recommencer sans crainte et faire naître au plus profond de notre conscience un silence authentique qui nous permette de nous « reconstruire » intérieurement.
Chiara Lubich dit : « Qui ne traverse pas d’épreuves ? Elles prennent les formes de l’échec, de la pauvreté, de la dépression, du doute, de la tentation […] La société matérialiste et individualiste qui nous entoure, avec ses guerres, ses violences, ses injustices,fait également peur… ». Chiara l’a montré par sa vie : précisément dans ces moments d’obscurité et de fatigue, le plus important c’est de trouver la force de recommencer, d’abord en nous-mêmes, confiants que « nous pouvons encore tout espérer ».[1]
C’est ce qui est arrivé à Emilia de Terre Sainte. Elle travaille comme responsable d’un service du gouvernement aux côtés de juifs, de chrétiens, de musulmans et de druzes. Après le 7 octobre 2023, elle comprend que l’amour est la seule réponse possible à cette grande souffrance et elle s’engage à aimer tous ceux qui l’entourent, surtout en les écoutant afin de pouvoir accueillir l’autre dans son cœur. Écouter avec amour et humilité et comprendre ce que l’autre a à dire : qu’il soit arabe ou juif. Ainsi, avec une grande partie de ses collègues, ils sont parvenus à être si ouverts les uns envers les autres qu’ils pouvaient parler librement de la situation, ce qui a donné le courage à d’autres collègues d’exprimer leurs peurs et leurs souffrances, tout en maintenant l’unité du groupe et en restant dans la paix[2].
Il existe de nombreuses histoires de communautés blessées qui ne baissent pas les bras, qui trouvent jour après jour, en vivant la réciprocité du partage, la force de croire que la haine ne peut avoir le dernier mot.
Même si nous ne verrons pas les fruits de notre engagement, chaque fois que nous nous relèverons, nous contribuerons à former des « hommes nouveaux » car, comme le disait Bonhoeffer depuis sa prison peu avant sa mort:« Pour celui qui est responsable, la question ultime n’est pas de savoir comment je m’en sors héroïquement dans cette affaire, mais: quelle pourra être la vie de la génération à venir ».
Après avoir gravi une haute montagne avec Jésus, Pierre, Jacques et Jean voient la gloire du Maître et entendent la voix du Père qui le reconnaît comme son Fils.
Une expérience extraordinaire, face à face avec Dieu, qui permet à sa créature de le connaître dans toute sa splendeur. Effrayés, ils tombent à terre, mais Jésus les touche et leur dit :
« Relevez-vous ! soyez sans crainte ! »
Le verbe « se lever » est celui que l’Évangile utilise souvent pour exprimer la Résurrection, tout comme « ne craignez pas » sont les premiers mots que le Ressuscité, après les avoir saluées, adresse aux femmes près du tombeau vide[1]. Les paroles de Jésus, fortes et claires, sont donc une invitation décisive à une vie nouvelle, rendue possible aux disciples par le toucher de sa main.
Nous aussi, nous sommes parfois freinés par nos peurs, accablés par les épreuves de la vie, par des situations sans issue. Nous ne pouvons pas compter uniquement sur nos forces pour retrouver l’élan du témoignage mais plutôt sur la grâce de Dieu qui nous précède toujours.
« Qui ne traverse pas d’épreuves ? Elles prennent la forme de l’échec, de la pauvreté, de la dépression, du doute, de la tentation […] La société matérialiste et individualiste qui nous entoure, avec ses guerres, ses violences, ses injustices, fait également peur… Face à ces situations, le doute peut s’insinuer : où est passé l’amour de Dieu ? […] Jésus est vraiment entré dans chaque douleur, il a pris sur lui toutes nos épreuves […] Il est l’Amour et c’est l’amour qui chasse toute crainte. Chaque fois qu’une peur nous assaille, que nous sommes étouffés par une douleur, nous pouvons reconnaître la réalité véritable qui s’y cache : c’est Jésus qui se rend présent […] laissons-le entrer dans notre vie. Et puis continuons à vivre ce que Dieu attend de nous, en nous lançant dans l’amour du prochain. Nous découvrirons que Jésus est toujours Amour. Nous pourrons ainsi lui dire, comme les disciples : « Tu es vraiment le Fils de Dieu » (Mt 14,33)[2].
« Relevez-vous ! soyez sans crainte ! »
Ceux qui ont fait l’expérience de rencontrer Dieu dans leur vie ont été fascinés par sa présence, touchés et guéris par sa Parole. Souvent, le témoignage d’une communauté chrétienne accompagne cette aventure divine et donne le courage de se lever, de sortir de soi-même, pour reprendre le chemin avec Jésus et avec les frères.
Voici le témoignage d’une jeune Syrienne : « À la fin de l’année dernière, mon pays a traversé une période très difficile, ma ville a été frappée par une vague de chaos et de peur. J’étais profondément inquiète pour ma famille, mes amis et moimême. Au milieu de tant d’incertitudes, j’essayais de rester ferme dans l’espérance en Dieu, en essayant de rester forte malgré tout. Avant ces événements, avec les jeunes avec lesquels je m’engage à vivre l’Évangile, nous avions prévu plusieurs projets de soutien aux familles dans le besoin à travers des colis alimentaires et d’autres initiatives.
Mais la situation nous a contraints à suspendre temporairement toutes nos activités. Après quelques jours, nous avons réussi à nous réunir. Lors de cette rencontre, nous avons trouvé force et courage réciproquement. Nous avons décidé de ne pas nous laisser submerger par la peur, mais de mettre notre confiance en Jésus et de poursuivre le chemin que nous avions commencé. Grâce à notre foi commune, nous avons réussi à aider plus de 40 familles qui avaient vraiment besoin de soutien. Au milieu de ces difficultés, nous avons senti que, grâce à l’amour de Dieu et à notre unité, nous pouvions vraiment faire la différence ».
« Relevez-vous ! soyez sans crainte ! »
Après être montés avec Jésus sur la montagne pour rencontrer Dieu et écouter sa voix, nous pouvons aussi descendre avec lui, pour « […] retourner dans la plaine, où nous rencontrons tant de frères accablés par la fatigue, la maladie, l’injustice, l’ignorance, la pauvreté matérielle et spirituelle » [3].
En tant que communauté chrétienne, nous pouvons également souffrir et nous sentir perdus, mais cette Parole nous pousse à nous mettre en mouvement ensemble, afin d’apporter à tous « les fruits de l’expérience que nous avons faite avec Dieu, en partageant la grâce reçue » [4].
D’après Letizia Magri et l’équipe de la Parole de vie
Selon l’article 1 du Règlement de l’Assemblée Générale du Mouvement des Focolari, les participants sont appelés à vivre ce rendez-vous dans une profonde communion, afin de renforcer l’unité dans tout le Mouvement et de l’orienter vers la réalisation de ses objectifs. L’Assemblée est en effet l’un des moments les plus importants pour les Focolari et se tient tous les cinq ans, comme le prévoit le décret du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie (2021).
Elle se tiendra au Centre Mariapolis de Castel Gandolfo (Rome, Italie), où sont en train d’arriver les 320 participants – dont une cinquantaine d’observateurs – provenant de différents pays, cultures et contextes ecclésiaux et religieux, unis par leur adhésion à l’esprit et aux valeurs du Mouvement fondé par Chiara Lubich (1920-2008) et reconnu par l’Église catholique comme Association privée universelle de droit pontifical.
Le programme
L’Assemblée s’ouvrira par trois jours de retraite spirituelle. Le 5 mars, l’actuelle Présidente, Margaret Karram, présentera son rapport de fin de mandat, accompagné de quelques réflexions du Coprésident Jesús Morán. Les jours suivants, des sessions plénières et des travaux en 30 groupes se succéderont, consacrés à l’approfondissement des thématiques proposées par les communautés des Focolari du monde entier.
Les thèmes qui orienteront les travaux seront centrés sur la question de savoir comment mettre en œuvre le charisme, c’est-à-dire créer des relations de fraternité et d’unité, dans le contexte mondial actuel. Ils porteront sur l’engagement pour la paix et la justice sociale, le dialogue dans un monde polarisé, l’utilisation responsable des technologies, le dialogue comme outil privilégié entre les Églises chrétiennes et avec les personnes de différentes religions et convictions, l’écologie intégrale et une gouvernance participative. Une autre thématique abordée sera la transmission du charisme des Focolari aux futures générations du Mouvement. Sont également prévues des sessions de discussion sur diverses propositions de modifications des Statuts Généraux et des Règlements des différentes branches du Mouvement.
La journée du 12 mars sera consacrée à l’élection de la Présidente et du Coprésident, qui, selon les Statuts Généraux des Focolari, doit être confirmée par le Saint-Siège. Ensuite, le 15 mars, l’Assemblée procédera à l’élection des Conseillers généraux, complétant ainsi la formation du nouveau gouvernement du Mouvement.
Vers l’Assemblée Générale : un parcours mondial
En préparation à cette Assemblée, les communautés des Focolari dans 150 pays ont participé à un vaste processus d’écoute et de discernement synodal, proposant des idées et des priorités pour l’avenir. Il en est ressorti des centaines de contributions sur des thèmes clés et sur les défis auxquels le Mouvement est confronté en son sein et dans le contexte mondial. Les communautés territoriales ont également exprimé leurs préférences pour les candidatures à la direction du Mouvement.