31 Mar 2018 | Non classifié(e)
C’est le triomphe de Jésus ressuscité que nous connaissons pour l’avoir vécu à notre mesure après avoir étreint Jésus abandonné ou quand, vraiment unis en son nom, nous expérimentons les effets de sa vie, les fruits de son Esprit. Le Ressuscité doit être toujours présent et vivant en nous en cette année 2000 durant laquelle le monde attend non seulement des personnes qui croient et s’efforcent d’aimer Dieu, mais d’authentiques témoins qui peuvent dire par expérience — comme Marie de Magdala aux apôtres après avoir vu le Christ ressuscité près du sépulcre — ces paroles bien connues mais qui résonnent toujours de façon neuve : « Quant à nous, nous l’avons vu ; oui, nous l’avons découvert grâce à sa lumière qui nous a illuminés ; nous l’avons touché dans la paix qu’il nous a donnée ; nous avons entendu sa voix au fond de notre cœur ; nous avons goûté sa joie incomparable… » Source : Chiara Lubich en liaison téléphonique. Castel Gandolfo, Rome 20 aprile 2000.
30 Mar 2018 | Non classifié(e)
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Marie est seule. Seule avec son Fils-Dieu mort. Une angoisse extrême, une souffrance atroce ? Oui, mais elle est debout, nous donnant un exemple extraordinaire, un prodige de vertus. Elle ne cesse d’espérer, de croire : elle n’a pas oublié, en effet, contrairement à d’autres, les paroles de Jésus qui annonçaient sa mort ainsi que sa résurrection : elle les conservait ainsi que d’autres dans son cœur et les méditait (cf. Lc 2,51). Aussi n’est-elle pas abattue par la souffrance, elle attend.″ Source : Chiara Lubich en liaison téléphonique. Castel Gandolfo, Rome 20 aprile 2000.
30 Mar 2018 | Non classifié(e)
« Paix, amour, confiance, équité, liberté et justice ». Mais aussi sécurité, écoute, considération et participation. C’est ce que désirent les jeunes du monde entier, sous toutes les latitudes, de toutes les fois et convictions religieuses, de toute condition sociale, économique et culturelles. Jeunes qui, même là où ils vivent « ne se reconnaissent plus dans les religions traditionnelles et ne se définiraient plus comme religieux », mais qui sont cependant « des experts en spiritualité », désireux de se donner aux autres et pour le bien commun, et en recherche de guides qui les aident à découvrir leur propre vocation et à donner un sens à leur vie. Ils l’ont exprimé eux-mêmes à l’occasion de la rencontre qui s’est tenue à Rome du 19 au 24 mars. Moment intense en préparation du XV synode ordinaire des évêques voulu par le pape François sur le thème « Les jeunes, la foi et le discernement de la vocation » qui se tiendra en octobre. Plus de 300 étaient présents physiquement et 15 mille autres reliés par web, ont raconté à l’Eglise – qui pour la première fois les a accueillis pour les écouter au cours d’un événement de ce genre – leur rêves ainsi que leurs défis, et ont offert leurs témoignages et leurs propositions pour que l’annonce de l’évangile atteigne un nombre croissant de jeunes avec un langage adapté et une attitude humble et dialoguant. Ils ont suivi l’indication du pape François qui leur a demandé de parler librement, sans peur de dire même ce qui dérange, ces jeunes ont dit à pleine voix de vouloir des « modèles attirants, cohérents et authentiques », « de vrais témoins, capables d’évangéliser par leur vie », « des hommes et des femmes capables d’exprimer avec passion leur foi et leur rapport avec Jésus, et en même temps d’en encourager d’autres à s’en approcher ». A l’Eglise ils demandent d’être accueillante et miséricordieuse, humble et humaine, inclusive, cohérente et crédible, capable « d’entrer en empathie avec tous les jeunes du monde » et d’exprimer de la « tendresse » envers ceux « qui ne suivent pas les critères traditionnels ». Ils s’attendent à des « explications rationnelles et des critiques sur des questions complexes », comme les thèmes sur la sexualité, « les dépendances, les mariages ratés, les familles désagrégées », et « les grands problèmes sociaux, comme la criminalité organisée et la traite des êtres humains, la violence, la corruption, les formes d’esclavage, l’atteinte aux femmes, toute forme de persécution et la détérioration du milieu naturel ». Ils admettent ne pas avoir de vision unitaire sur des sujets complexes comme l’accueil des migrants et des réfugiés, même s’ils reconnaissent « le devoir universel de s’occuper de la dignité de toute personne humaine ». Ils affirment que « souvent il existe un désaccord entre les jeunes, autant dans l’Eglise que dans le monde, à propos des enseignements qui font particulièrement l’objet de débats », parmi lesquels « la contraception, l’avortement, l’homosexualité, la vie commune, le mariage et comment est compris le sacerdoce ». Malgré tout cela, même ceux qui ne partagent pas pleinement les enseignements officiels « désirent quand même faire partie de l’Eglise ». Une autre chose : ils ont peur de « l’instabilité sociale, politique et économique » et ils demandent à l’Eglise « d’être solidaire et tournée vers ceux qui luttent dans les périphéries ». Ils veulent un guide sûr, parce que « les réponses simplistes ne les satisfont pas ». Ils s’attendent à ce que l’Eglise reconnaisse ses propres erreurs, ses manquements et ses plaies les plus douloureuses : seulement comme cela elle pourra être crédible et fiable. Les jeunes demandent d’être plus sollicités dans les organismes d’Eglise, de pouvoir participer, avec des rôles de responsabilité et de leadership, à des structures plus larges comme les petits groupes paroissiaux, et ils soulignent l’exigence de laisser plus de place aux femmes, à leurs talents et leur sensibilité. Ils veulent que l’Eglise les appelle et les trouve dans les endroits qu’ils fréquentent, réels ou virtuels, dans les bars et les gymnases, dans les social network. Ils veulent entrer plus à fond dans la compréhension des sacrements et participer à des événements à large rayonnement comme les JMJ mais aussi aux petits groupes diocésains ou paroissiaux. Ils cherchent l’inclusion : « même les petits groupes locaux où nous pouvons exprimer nos problèmes et partager la fraternité chrétienne sont de première importance pour conserver la foi ». Ce sont donc des jeunes en recherche de leur propre vocation dans le monde et d’un sens plus profond à donner à leur vie. Ils gardent et développent une spiritualité qui leur est propre et reconnaissent – presque toujours – dans l’Eglise une interlocutrice importante. Maintenant la parole est dans le camp de l’Eglise qui, à partir de ce moment ne peut plus mettre de côté leur voix dans son message. Le rendez-vous est fixé à l’Assemblée synodale d’octobre, mais en attendant le pape a assuré « on vous prendra au sérieux ». Claudia Di Lorenzi
29 Mar 2018 | Non classifié(e)
«Je viens d’écrire un livre sur Lui, intitulé Le cri . Je le lui ai dédié. Ce livre veut être, comme je l’affirme en exergue, une lettre d’amour à Jésus abandonné, écrite aussi en votre nom, au nom de l’Œuvre de Marie tout entière. Il traite de Celui qui, dans la seule vie que Dieu nous a donnée, un jour, un jour précis mais différent pour chacun, nous a appelés à le suivre, à nous donner à Lui. Il est donc logique – et je l’affirme dans le livre – que, pour exprimer ce que je veux dire dans ces pages, un thème, fût-il le plus chaleureux, intime et ardent, ne saurait suffire. Il y faut un chant, un hymne de joie et surtout de gratitude envers Lui. Il avait tout donné : sa vie auprès de Marie dans la pauvreté et dans l’obéissance. Trois années de prédication, trois heures sur la croix, d’où il pardonne à ses bourreaux, ouvre au larron les portes du Paradis et nous donne sa Mère. Il lui restait sa divinité. Son union avec le Père, sa très douce et ineffable union avec Lui, qui l’avait rendu si puissant sur la terre en tant que Fils de Dieu et si royal sur la croix, ce sentiment de la présence de Dieu devait disparaître de son âme, ne plus se faire sentir ; il devait se sentir désuni en quelque sorte de Celui avec qui il affirmait être un. Et il s’écrie : » Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46).» Source : Chiara Lubich en liaison téléphonique. Castel Gandolfo, Rome 20 aprile 2000.
28 Mar 2018 | Non classifié(e)
Aujourd’hui, donc : Amour. Le Jeudi saint — où, les années passées, nous avons souvent expérimenté la douceur d’une particulière intimité avec Dieu — nous rappelle la profusion d’amour que le Ciel a voulu déverser sur la terre. Amour, d’abord, l’Eucharistie, que Jésus nous a donnée aujourd’hui. Amour le sacerdoce, service d’amour qui rend possible l’Eucharistie. Amour l’unité — et celle-ci est le fruit de l’amour — que Jésus aujourd’hui même a implorée de son Père : « Qu’ils soient un comme toi et moi » (cf. Jn 17,21). Amour le commandement nouveau que Jésus a révélé aujourd’hui, veille de sa mort : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13, 34-35, Tob). Ce commandement qui nous permet de vivre sur terre une vie sur le modèle de la Trinité. Source : Chiara Lubich en liaison téléphonique. Castel Gandolfo, Rome 20 aprile 2000.
28 Mar 2018 | Non classifié(e)
« Le mois de septembre est passé en coup de vent. Je prends le taxi avec deux autres personnes qui résident ici. Nous quittons la ville qui m’a accueilli : Alep. Je suis parmi les rares étrangers (peut-être le seul?) qui ont choisi cette ville pour une période de vacances. Le chauffeur traverse la ville, une suite de quartiers complètement détruits. Combien de morts se trouvent encore sous ces décombres ? Lui n’a pas l’air d’y penser, il conduit à une vitesse incroyable en parcourant les rues qui mènent vers le sud en direction de Homs. De là, je continuerai ensuite pour Beyrouth. Après deux heures et demie nous entrevoyons parmi les décombres, la première maison restée encore debout ! Difficile à croire. J’ai été accueilli pendant un mois dans le focolare de cette communauté. A mon arrivée, quelqu’un, à la porte d’une église m’a dit :’’Ici tu rencontreras d’authentiques chrétiens’’. Une affirmation que je n’avais encore jamais entendue. Mais maintenant je la comprends. J’ai été témoin de la façon avec laquelle le focolare est ce lieu dans lequel on partage tout : la ‘’providence’’ qui arrive du monde entier, avec des tables pleines de vêtements etc., mais surtout les douleurs et les joies, la vie de chaque jour. Ici, pendant des années, l’unique soutien a été la Parole de l’Évangile, Dieu. Combien résonnait en moi le début, entendu tant de fois, de l’histoire du Mouvement des Focolari, lorsque Chiara Lubich racontait : ‘’C’était la guerre et tout s’écroulait’’ !
Bernard (centre), with Fredy and Murad au focolare de Alep." alt="Bernard (centro), con Fredy (sinistra) e Murad (destra)" width="301" height="225" /> Bernard (centre), con Fredy e Murad[/caption]Bernard (center), with Fredy (left) and Murad (right) in the focolare of Aleppo.[/caption] Ici à Alep, alors que la guerre faisait encore rage, avec les bombes qui explosaient tout autour, les focolarini allaient rendre visite chaque jour à deux familles différentes. Par trois fois, à cause des bombes tombées sur les immeubles tout proches, les vitres du focolare ont volé en éclats. J’ai connu beaucoup de personnes de la communauté, une communauté vivante, une vraie famille, qui a traversé des épreuves terribles. Ils ont tout perdu, l’activité professionnelle, des membres de la famille, les maisons, les amis. Mais ils ont trouvé dans la foi et dans l’unité, la force pour se relever et commencer à chercher de nouvelles opportunités. Un soir, même si on entendait encore les bombes au loin, l’électricité est revenue en ville. Cela faisait cinq ans que cela n’était plus arrivé. Samir avait les larmes aux yeux : « C’est la première fois que je vois mon magasin éclairé ! ». Georges quant à lui doit encore apporter les bonbonnes de gaz au troisième étage car l’ascenseur ne fonctionne pas. Au bas de l’immeuble, il s’annonce dans la rue en criant et de là-haut, on lui lance les clés.
Avec Maher, j’ai régulièrement fait du jogging. Beaucoup de personnes, comme nous, se rendaient dans le parc bondé du centre ville. Il y avait là une atmosphère d’espérance. Nabla me disait que d’ici quelques mois, les choses pourraient aller mieux dans ce pays, dont le passé avait été grandiose. Dans l’ancienne citadelle, emblème de la ville d’Alep, sur la colline, un jour a eu lieu après tant d’années, un concert de musique, avec des danses et des poésies de la tradition. 4000 personnes ont chanté ensemble dans une atmosphère de fête. Pendant la guerre, le prix payé par la population a été trop, beaucoup trop élevé : énormément de morts et puis les maladies, les dépressions, les traumatismes, l’isolement, le manque d’instruction, de formation au travail et puis tant d’enfants abandonnés…la liste est très longue. J’ai souvent posé une question aux gens : ‘’ Que penses-tu qui est important d’avoir pour pouvoir affronter le futur ?’’, en pensant que la réponse aurait été ‘’la reconstruction des maisons, la reprise des activités économiques’’. Au contraire, à ma surprise, la réponse que j’ai entendue le plus souvent a été ‘’ une grande force spirituelle, capable de faire renaître ici aussi une nouvelle vie’’. Merci Robert, Pascal, Fredy, Murad. Merci Ghada, Lina, Chris, Maria Grazia, Maria, Zeina, pour votre vie et votre témoignage. Maintenant vous avez une place spéciale dans mon cœur ». Rédigé par Gustavo Clariá