Mouvement des Focolari

Journée Mondiale de la Population

Après l’intérêt suscité par la ‘’Journée des cinq milliards’’ qui se tint le 11 juillet 1987, l’Assemblée Générale des Nations Unies décida de porter de l’avant l’initiative pour conscientiser davantage à propos des questions liées à ce sujet, incluant les liens avec l’environnement et le développement. La Journée Mondiale de la Population se célébra pour la première fois le 11 juillet 1990, dans plus de 90 pays.

Rencontre avec l’Absolu

Rencontre avec l’Absolu

Chiara 4Je t’ai trouvé en tant de lieux, Seigneur ! Je t’ai senti palpiter au plus haut du silence d’une chapelle de montagne, dans la pénombre du tabernacle d’une cathédrale déserte, dans la ferveur unanime d’une foule qui te célèbre et emplit les voûtes de ton église de chants et d’amour. Je t’ai parlé au-delà du firmament étoilé, quand, dans la sérénité du soir, après le travail, je rentrais à la maison. Je te cherche et souvent je te trouve. Pourtant, il est un lieu où je te trouve toujours : dans la souffrance. Une douleur, quelle qu’elle soit, est comme le tintement de la cloche qui appelle l’épouse de Dieu à la prière. Quand l’ombre de la croix apparaît, je me recueille en mon tabernacle et, oubliant le tintement de la cloche, je te vois et te parle. C’est toi qui me rends visite. C’est moi qui te réponds : « Me voici, Seigneur. C’est toi que je veux, Toi que j’ai voulu. » Dans cette rencontre, je ne sens plus ma souffrance. Enivrée de ton amour, je suis baignée de toi, imprégnée de toi, toi en moi, moi en toi afin que nous soyons un ! Puis je rouvre les yeux à la vie, à la vie moins vraie, divinement aguerrie pour conduire tes combats. Da Chiara Lubich, “La dottrina spirituale”, Editrice Città Nuova, Roma 2006, pagg. 147-148. Traduit en français in “Pensée et spiritualité, Nouvelle Cité, Paris 2003, p. 129-130

Europe, famille de peuples

Europe, famille de peuples

Malta 3«Le 25 mars dernier rappelait le 60ième anniversaire des Traités de Rome, qui donnèrent vie concrètement à cette « communauté de peuples » que Robert Schuman prévoyait déjà. Le 7 mai 1950, de fait, il avait proposé à Adenauer « une solidarité de production » de charbon et d’acier, qui rendrait impossible toute forme de guerre entre France, Allemagne et les autres pays qui y auraient adhéré. Un acte extraordinaire pour réconcilier les peuples ruinés par le plus terrible conflit expérimenté jusqu’à nos jours. L’Europe était dévastée, plus de 35 millions de morts, non seulement des ruines, mais aussi des destructions sociale, politique, morale. Sans lois, sans ordre public, sans services… En ces jours-là si déconcertants, seulement le fait de sécuriser les frontières et veiller sur les accords de paix aurait déjà été beaucoup. Comment pouvait-on arriver, par contre, à imaginer de guérir si profondément les blessures au point de faire de tant de peuples si opposés, un seul peuple européen ? Qui a inspiré Schuman, Adenauer, De Gasperi et d’autres encore ? Nous souhaitons que ce soit Dieu qui ait suscité les idées et la force pour l’Europe. Dieu qui a témoigné de son amour pour les hommes jusqu’à mourir pour eux d’une mort atroce et infâme, qui l’a identifié à toutes les douleurs de l’humanité, y compris les déviances des violences et des guerres. Dieu qui aujourd’hui encore peut solliciter les peuples à se réconcilier et devenir une unique famille universelle. Les fondateurs de l’Europe en ont fait l’expérience. Ils ne se sont pas laissé écraser par l’absurdité du mal, par la déshumanité de la dictature, du conflit, de la Shoah… Chiara Lubich, la fondatrice du mouvement des Focolari, disait à propos de la culture qui naît d’une profonde réconciliation : “ … toute personne peut apporter son aide bien spécifique dans tous les domaines : dans la science, l’art, la politique, les communications et ainsi de suite. Et son efficacité sera d’autant plus efficace qu’elle travaille avec les autres au nom du Christ. C’est l’incarnation qui continue, incarnation intégrale qui s’adresse à tous les membres du Corps mystique du Christ. Elle naît ainsi, et se répand dans le monde, celle que nous pourrions appeler « culture de la Résurrection » : culture du Ressuscité, de l’Homme nouveau et, en Lui, de la nouvelle humanité ». Et si l’aventure des fondateurs de l’Europe allait dans cette direction, nous pouvons – et je voudrais dire : nous devons – aspirer à continuer leur œuvre. Nous y sommes tous appelés. L’unité des peuples de l’Europe est un parcours en même temps éducatif, culturel, spirituel et même politique, économique, social, de communication. Quelques propositions de possibles pas ultérieurs : par-dessus tout il nous est demandé à nous chrétiens non seulement la réconciliation mais un chemin fait de témoignages communs, un chemin qui a vu des rencontres historiques récentes : à Lund, en Suède ; à Lesbos, en Grèce ; à Cuba. La tâche nous revient à nous tous de contribuer à faire des pas vers la communion pleine et visible, sachant combien cela sera déterminant pour l’unité de l’Europe et pour mieux servir l’humanité. En d’autres termes de régénérer la démocratie qui est née en Europe, mais qui aujourd’hui a besoin d’une nouvelle dimension, plus effective, plus dense, plus adaptée à ce siècle. Malta 4Et encore : dans un contexte européen multiculturel et multi religieux la nécessité d’une nouvelle capacité de dialogue se fait vraiment sentir. Dialogue qui peut s’appuyer sur la « Règle d’or », qui dit : « Fais aux autres ce que tu aimerais qu’on te fasse à toi-même » (cf Lc 6,31) ; règle commune à toutes les principales religions de la terre et accueillie aussi par qui n’a pas de référence religieuse. Il faudrait ensuite revoir et appliquer, même au niveau international, la devise choisie par l’Union Européenne » « unité et diversité ». Ce serait aussi un legs pour les peuples d’autres continents qui cherchent des voies pour s’unir. Les fondateurs n’ont jamais eu une vision de l’Europe fermée sur elle-même, mais ouverte à l’unité de la famille humaine. Le réaffirmer ici à Malte est significatif, le pays européen le plus au sud, immergé de par sa nourriture, sa langue, et surtout par sa vocation dans la Méditerranée qui au lieu de tombe bleue doit redevenir « Mare nostrum » : d’une Europe, d’une Afrique et d’un Moyen Orient unis. Les nombreuses crises internationales en cours nous donnent la nette perception que la route pour y arriver véritablement sera longue. Chiara Lubich disait encore : “il faut une étude patiente, il faut de la sagesse, il faut surtout ne pas oublier qu’il existe Quelqu’un qui suit notre histoire et désire – si nous collaborons avec toute notre bonne volonté – voir réalisés Ses projets d’amour sur notre continent et sur toute notre planète ». Nous pouvons conclure que pour un but aussi haut, engager notre vie en vaut la peine. Que ce Forum aide à mettre sur pied cette « Europe famille de peuples » qui, selon le pape François, est ‘capable de faire naitre un nouvel humanisme basé sur trois capacités : la capacité d’intégrer, la capacité de dialoguer et la capacité d’engendrer ’ ». Maria Voce Malte, St John’s Cathedral, 7 mai 2017

La splendeur de la nature

La splendeur de la nature

« En contemplant l’immensité de l’univers, la beauté extraordinaire de la nature, de sa puissance, je me suis tournée spontanément vers le Créateur de toutes choses et j’ai compris de façon nouvelle l’immensité de Dieu. L’impression en fut si forte et si nouvelle que je me serais mise aussitôt à genoux pour adorer, louer, glorifier Dieu. J’ai ressenti le besoin d’agir de la sorte comme si c’était ma vocation actuelle. Et comme si mes yeux s’ouvraient, j’ai compris comme jamais auparavant qui est Celui que nous avons choisi comme Idéal, ou plutôt Celui qui nous a choisis. Je l’ai vu si grand, si grand, si grand qu’il me paraissait impossible qu’il ait pensé à nous. Cette impression de son immensité est restée profondément en moi pendant plusieurs jours. Et maintenant, lorsque je prie en disant : « Que ton nom soit sanctifié » ou « Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit », pour moi c’est tout autre chose : c’est une nécessité qui vient du cœur ». (Rocca di Papa, 22.1.87) « […] Contempler l’étendue sans fin de la mer, une chaîne de hautes montagnes, un glacier imposant ou encore la voûte du ciel constellée d’étoiles… Quelle majesté ! Quelle immensité ! Qu’à travers la splendeur éblouissante de la nature, nous remontions à celui qui en est l’auteur : Dieu, le roi de l’univers, le maître des galaxies, l’Infini […]. Il est présent partout : dans le scintillement d’un ruisseau, l’éclosion d’une fleur, la clarté de l’aube, dans le rougeoiement d’un coucher du soleil, l’éclat des cimes enneigées […]. Dans nos métropoles de béton, construites de la main de l’homme, où règne le vacarme et où bien rarement la nature nous est dévoilée. Pourtant, si nous le désirons, il suffit d’un coin de ciel qui se découpe entre les sommets des immeubles pour nous rappeler Dieu. Il suffit d’un rayon de soleil qui arrive toujours à pénétrer à travers les barreaux d’une prison. Il suffit d’une fleur, d’une prairie ou du visage d’un enfant… […] Cela nous aidera à retourner au milieu des hommes, là où est notre place, fortifiés comme sans doute Jésus l’était après avoir prié le Père toute la nuit sur la montagne, sous le ciel étoilé et qu’ensuite il revenait parmi les hommes pour faire le bien. » (Mollens, 22.9.88) Da Chiara Lubich – “Cercando le cose di lassù” – Édition Città Nuova, Rome 1992, pages 5 – 111,112.

Maria Voce: “L’œcuménisme au service de la paix”/2

Maria Voce: “L’œcuménisme au service de la paix”/2

59° SETTIMANA ECUMENICA - “CAMMINADO INSIEME. CRISTIANI SULLA VIA VERSO L'UNITA'Guerres, menaces nucléaires, terrorisme. Les défis sont nombreux. Vous avez dit que l’œcuménisme est important pour la paix. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi et comment ? L’œcuménisme est important pour la paix parce que l’œcuménisme est unité. L’unité est la paix. L’unité consiste à être un seul cœur et une seule âme. C’est s’aimer. C’est partager ses propres biens, les douleurs, les joies. Et c’est cela qui apporte la paix. Qu’est-ce que la paix? La paix n’est pas l’absence de bombardements. Ce n’est pas un compromis que l’on signe. La paix n’est rien de tout cela. La paix c’est l’unité des cœurs. L’œcuménisme sert à construire et à élargir cette unité des cœurs et , par conséquent il est au service de la paix, il contribue énormément à la paix. S’il s’ensuit que les chrétiens se présentent en  étant unis, ils auront certainement un plus grand impact. Et ils réaliseront ensemble des projets de paix,  aussi et surtout là où celle-ci est continuellement menacée. Ils contribueront à mettre en pratique le partage des biens dans le monde, à aider ceux qui fuient les Pays en guerre pour rechercher une vie meilleure, à les accueillir. Mais ils aideront s’ils sont unis. Et s’ils sont unis, ils permettront que s’accomplissent les pas nécessaires pour que la paix puisse advenir. Quelle contribution le Pape François est-il en train de donner au mouvement œcuménique et quel  style est-il en train de communiquer aux Églises? Sa contribution je l’ai tout de suite perçue, dès qu’il est apparu à sa fenêtre et s’est présenté au monde comme évêque de Rome. Ce fut la toute première contribution du Pape au chemin œcuménique des Églises. Elle se poursuit, y compris dans son souci permanent de réforme des Églises et de l’Église dans le sens d’une plus grande collégialité et participation, tant au niveau des pasteurs que des fidèles, en allant vers une plus grande humilité réciproque et la reconnaissance des erreurs commises. C’est tout un processus qui va dans le sens du chemin œcuménique. 59° SETTIMANA ECUMENICA - “CAMMINADO INSIEME. CRISTIANI SULLA VIA VERSO L'UNITA'Les participants à la semaine œcuménique ont pris part à l’audience générale où le Pape François a parlé de Marie comme mère restée à côté de son fils jusqu’à la passion. Marie est-elle un exemple sur notre chemin œcuménique ? Je dirais que oui. Parce que Marie est mère, mère de Dieu et mère de Jésus et, donc, mère de tous les hommes. Et une mère veut certainement voir ses enfants ensemble. Elle cherche à tout faire pour qu’ils se retrouvent, reconnaissent que Dieu est venu sur terre et s’est fait homme pour eux. Elle veut qu’ils s’aiment, qu’ils ne se disputent pas, qu’ils n’entretiennent pas de rancune les uns envers les autres, mais qu’ils cherchent des façons toujours nouvelles pour se comprendre. C’est en cela que Marie nous aide. Et je crois qu’Elle nous aide précisément en restant au pied de la croix. Par sa désolation. Il me semble qu’à ce moment-là, elle-même perd son plus grand trésor et nous apprend à savoir perdre quelque chose, y compris cette richesse que possède chaque Église, mais  qui est appelée à se recomposer avec les richesses des autres. Si Marie  est allée jusqu’à perdre son fils, nous pouvons perdre une idée, un souvenir, une blessure que nous portons en nous, un préjudice, pour construire et devenir des artisans d’unité. De M. Chiara Biagioni Source: SIR Lire la première partie