1 Sep 2013 | Non classifié(e)
Douleur partagée
Une amie de ma fille avait perdu son père et une sœur dans un accident. Je connaissais seulement la maman de vue. L’idée était d’aller la voir, mais j’ai compris qu’une visite ne suffirait pas: je devais faire quelque chose de plus. Je suis passée au marché, j’ai acheté différentes denrées alimentaires et les lui ai amenées. Cependant, je n’avais pas le courage de lui parler. Que pouvais-je lui dire? Comment trouver le moyen de la consoler? J’ai pris mon courage à deux mains et je suis retournée la voir plusieurs fois. Ayant appris aussi qu’elle avait besoin d’argent, je lui ai apporté un petit montant. Après quelques jours, je l’ai trouvée plus forte, avec une plus grande confiance dans la vie, et reconnaissante pour cette amitié née d’une douleur partagée. (P.G. – Bolivie)
Licenciement
Dans l’entreprise où je travaillais depuis 25 ans, un nouveau directeur, jeune et sans expérience, était arrivé. En tant que porte-parole des appréhensions des salariés, je devais signaler ses erreurs au conseil d’administration, dont faisait partie aussi ma femme. Je risquais de perdre ma place, mais j’estimais que la vérité devait être dite. En même temps, je ne voulais pas interrompre le rapport. Pour cette raison, je cherchais les mots justes, pour ne pas envenimer la situation. Après presque deux ans passés ainsi, un matin, le directeur m’a signifié mon licenciement. Malgré le choc, j’ai répondu que j’allais faire ma part jusqu’au dernier jour de travail. Peu avant cette date, il m’a offert de rester. Sa décision, disait-il, avait été irréfléchie. Entretemps cependant, ma femme et moi avions décidé de lancer une nouvelle entreprise. Pour cette raison, je l’ai remercié et décliné l’offre. Le dernier jour a été riche en surprise. L’entreprise a organisé une fête, avec des cadeaux et une lettre de remerciement. Les employés aussi m’ont exprimé leur gratitude pour ce que j’avais fait pour eux. (E.C. – Suisse)
Au lavoir
Il y a quelques jours, je suis allée au lavoir public, près de chez moi, pour faire la lessive. Il faisait beau et beaucoup de femmes lavaient leur linge. Nous bavardions joyeusement, lorsqu’un homme âgé est arrivé. Il voyait à peine. Il avait deux draps, une chemise et son turban à laver, et demandait qu’on lui fasse un peu de place. Aucune ne voulait se pousser. Je lui ai dit: « Baba – comme on s’adresse habituellement aux personnes âgées – donne-moi tes affaires, je te les lave moi ». Les autres se sont mises à rire: « Avec cette montagne de linge, tu ne parles pas sérieusement…? » J’ai réitéré l’invitation au Baba et j’ai commencé à laver ses draps. Il était très content, m’a donné sa bénédiction paternelle et, avant de s’éloigner, il a voulu me laisser de force son petit morceau de savon qu’il gardait jalousement. Les autres ne riaient plus. Dans le silence, quelque chose de nouveau est arrivé. Une femme prêtait sa bassine à sa voisine, une autre tendait la cruche pleine d’eau à celle plus éloignée… Une chaîne de collaboration avait commencé. (F.N. – Pakistan)
1 Sep 2013 | Non classifié(e)
© Chiara Lubich Centre
Alors que quelques pays du Moyen-Orient – où cohabitent des fidèles de différentes religions – vivent des situations difficiles, nous proposons l’extrait d’une conversation de Chiara Lubich durant un congrès de chrétiens et musulmans amis du Mouvement des Focolari. C’était le 1er novembre 2002.
Le thème abordait « Quelques caractéristiques de l’amour envers le prochain » et, dès le début déjà, on saisit le rapport fraternel entre les nombreux participants, un actuel et fort témoignage d’une amitié entre chrétiens et musulmans qui non seulement est possible, mais est aussi déjà réalité entre beaucoup de personnes qui habitent dans les pays actuellement en conflit.
« Très chers frères et sœurs, c’est avec une grande joie que je vous souhaite la bienvenue. Que le Seigneur bénisse ce congrès et qu’Il lui donne de porter d’excellents fruits », sont les paroles avec lesquelles Chiara salue le joyeux auditoire.
Elle commence son intervention en offrant, tout d’abord, l’expérience de sa rencontre avec Dieu: un Dieu qui est Amour et qui pousse à aimer les frères.
Elle souligne avec force que l’amour du prochain, fait de miséricorde, bienveillance, compassion, solidarité, charité… « est d’une importance capitale, si nous voulons construire cette fraternité dont le monde a tant besoin ».
Voir la vidéo: L’amour envers le prochain
31 Août 2013 | Non classifié(e)
État de l’Afrique occidentale, le Burkina Faso, « Pays des hommes intègres », est un des pays les plus pauvres du monde. La population est concentrée dans le centre-sud du pays, mais, à cause du fort taux de chômage, beaucoup migrent quelques mois dans les pays limitrophes. Une grande partie de son économie est financée par des aides internationales.
Bobo-Dioulasso est une ville multiethnique et multiculturelle à cause de son rôle historique de carrefour des routes commerciales transsahariennes. Dans un de ses quartiers les plus peuplés et pauvres, Sarfalao, l’Association Teens4Unity promeut, depuis 2005, le projet Semence de Fraternité, qui s’adresse aux jeunes. L’initiative, insérée dans le projet de partenariat entre jeunes du Nord et du Sud du monde Schoolmates, offre un soutien scolaire et des bourses d’étude à qui n’a pas la possibilité de fréquenter l’école à cause de la situation économique et des conditions de pauvreté.
Au fil des ans, le projet s’est ensuite développé en offrant à un nombre toujours plus grand de jeunes des leçons de soutien scolaire et une formation humaine et sociale, organisées selon les différents niveaux scolaires: un jeune a besoin d’être aidé en anglais, un autre en mathématique, ou en français… Le but: les aider à réussir les examens finaux.
Grâce à la bourse d’étude, deux jeunes filles ont fréquenté un cours de formation professionnelle: une suit des cours de couture et l’autre étudie pour devenir coiffeuse.
Aux jeunes et aussi aux familles des plus pauvres est fourni un repas qui, souvent, pour beaucoup d’entre eux, est l’unique de la journée.
Dans la zone réservée au sport, avec l’aide de la Chancellerie du sport de l’Autriche, ont pu être réalisés un abri, un grillage et un dépôt de matériel.
À travers le projet, les enseignants peuvent acheter le couteux matériel scolaire qu’ils revendent ensuite aux familles à prix réduit, rendant l’achat possible. Cela permet aux parents de se sentir actifs dans l’éducation de leurs enfants.
On essaye de faire tout, toujours, avec une profonde attention à la dignité de la personne, dans un échange réciproque basé sur le don, et en essayant de faire grandir le rapport entre enseignants, jeunes et parents. Quelques mamans, par exemple, cuisinent avec joie pour tous. De temps en temps, on donne une petite récompense en argent, qui leur permet de pourvoir aux besoins de leur famille. Un jeune qui reçoit l’aide du projet, voulant à son tour aider les autres, a fabriqué une balançoire pour les plus petits.
Les moments de jeu et de vie ensemble ne manquent pas, durant lesquels on cuisine, on apprend à faire des fleurs en papier, des bonbons, des gâteaux, des confitures, etc. et on s’amuse avec des chants, dans la joie!
Durant une rencontre avec les jeunes, on a parlé des droits et devoirs des enfants et des jeunes. Un dialogue est né. À la question si quelqu’un pouvait citer un droit des jeunes, un jeune a répondu: « Aimer »!
Source: www.school-mates.org
26 Août 2013 | Non classifié(e), Parole di vie
Aimer en actes. La vraie foi, dit l’apôtre, c’est celle qui se prouve en aimant comme Jésus a aimé et nous l’a enseigné. Or, la première caractéristique de cet amour, c’est qu’il est concret. Jésus ne nous a pas aimés en prononçant de beaux discours. Il est passé au milieu de nous en faisant le bien, en guérissant tout le monde (Ac 10, 38), en étant pleinement disponible envers ceux qui se présentaient à lui – à commencer par les plus faibles, les plus pauvres, les plus marginaux – et en donnant sa vie pour nous.
« N’aimons pas en paroles et de langue, mais en actes et dans la vérité. »
Nous devons aimer non seulement en actes, dit l’apôtre, mais aussi dans la vérité. L’amour chrétien, tout en cherchant à se traduire en faits concrets, a le souci de s’inspirer de la vérité de l’amour, que nous trouvons en Jésus. Il a le souci d’accomplir des actes conformes à ses sentiments et à son enseignement. Il s’agit donc d’aimer dans la ligne et avec la mesure que nous a manifestées Jésus.
« N’aimons pas en paroles et de langue, mais en actes et dans la vérité. »
Comment vivre la Parole de Vie de ce mois ?
Le message est des plus clairs. C’est un rappel à cette authenticité chrétienne, sur laquelle Jésus a tant insisté. Mais n’est-ce pas aussi la grande attente du monde ? N’est-il pas vrai que le monde d’aujourd’hui veut voir des témoins de l’amour de Jésus ?
Alors aimons en actes et non en paroles, en commençant par les humbles services que nous demandent chaque jour les personnes qui vivent à côté de nous.
Et puis, aimons dans la vérité. Jésus agissait toujours selon la volonté du Père. De la même façon, nous devons toujours agir en suivant la ligne de la parole de Jésus. Il souhaite que nous le reconnaissions en chaque prochain, car ce que nous faisons pour les autres, il le considère comme étant fait à lui-même.
Il veut également que nous aimions les autres comme nous-mêmes et que nous nous aimions réciproquement en étant prêts à donner notre vie l’un pour l’autre.
Aimons donc de cette manière afin d’être, nous aussi, des instruments de Jésus pour sauver le monde.
CHIARA LUBICH
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Parole de Vie publiée en mai 1988
24 Août 2013 | Non classifié(e)
« Nous avons conclu le ‘Chantier gen’s’, du 13 au 16 août, par une joyeuse fête internationale, dans l’église paroissiale de Sassello. Nous étions 20 gen’s, 15 prêtres, ainsi que 20 séminaristes et jeunes ‘en recherche’, provenant de 13 pays (dont un des Iles Mariannes, Océanie), venus pour participer à la semaine « Sur les pas de Chiara Luce« . Pour certains, c’était le premier contact avec le Mouvement des Focolari.
« Très chers gen’s, nous ne pourrions jamais vous raconter tout ce que nos jeunes ont fait ou font dans le monde, sous toutes les latitudes et dans différents domaines. Tous ensemble, nous avons décidé d’être des Évangiles vivants et témoigner avec notre amour réciproque que Dieu est l’idéal le plus beau, satisfaisant et délivrant qu’un jeune puisse rencontrer, peu importe sa vocation. » C’est le message d’ouverture de Maria Voce et Giancarlo Faletti, respectivement présidente et coprésident des Focolari.
Dix jours vécus à Sassello comme une « Mariapolis ». En effet, avec nous, il y avait aussi des familles avec des enfants, des grands-parents, aussi quelques sœurs. Nous avions ensemble la messe, les différents services, le Rosaire récité dans les langues après dîner et, quelques fois, la méditation ensemble. Le rapport avec la communauté paroissiale de Sassello était intense: la messe festive, la fête de conclusion… dans un échange de dons qui a donné de la joie à tous.
Le plus beau don: les heures passées en « privé » avec les parents de Chiara Luce Badano, d’abord à la maison, où ils nous ont accueillis avec un cœur ouvert et nous ont raconté la vie de Chiaretta jusqu’à ses 9 ans. Ensuite, ils nous ont rendu visite et nous ont parlé de la vie de Chiara Luce en rapport avec le Mouvement des Focolari; avec eux, Chicca et Franz Coriasco, amis de la jeune bienheureuse, qui nous ont raconté sa vie de gen. Nous comprenions que nous ne pouvions par la connaître complètement, si nous n’allions pas à la source de sa sainteté: le charisme de Chiara Lubich.
Touchants ont aussi été les témoignages des personnes qui avaient vécu avec Chiara Luce: le gérant du café, Giuliano, a mis en évidence sa normalité; Aldina, par contre, nous a fait connaître le secret qui a permis à Chiara Luce de vivre ces « 25 minutes », c’est-à-dire son oui pour toujours à Jésus abandonné, lorsqu’elle a appris que sa maladie était grave et irréversible. En effet, depuis que, gen 3, elle avait entendu parler de Lui, elle essayait de vivre chaque moment de sa vie avec un « pour Toi » ou « si tu le veux Jésus, moi aussi je le veux ».
Quelques impressions: « J’ai vécu une expérience merveilleuse, où non seulement j’ai approfondi la connaissance d’une figure extraordinaire comme Chiara Luce, mais j’ai aussi perçu le souffle universel de l’Église unie par l’amour personnel de Jésus pour chacun de nous. Je veux encore plus approfondir la spiritualité du mouvement, mais aussi transmettre dans le quotidien ce que j’ai intériorisé durant ces journées. (Un séminariste)
« J’ai grandi dans la foi et, ici, j’ai appris qu’il est important de recommencer. » (Un des jeunes en « recherche »)
D’autres: « C’était une expérience enrichissante »; une « rampe de lancement pour recommencer »; « la normalité est la route pour être saints ».
Par Alexander Duno
21 Août 2013 | Non classifié(e)
Video:
Erik Hendrik: Quel est, selon toi, le secret du véritable amour ?
Chiara Lubich: L’amour véritable, le secret du véritable amour (…) consiste en ceci : l’amour dont nous parlons est celui que nous avons retenu de l’Évangile. Or, l’Évangile est la bonne nouvelle que le Christ a apportée sur la terre. C’est donc un amour qui a été conçu en Dieu et non sur la terre. Un amour donc que vivent les personnes de la Sainte Trinité. Par exemple : (on voit que) le Père aime tout le monde : il fait tomber la pluie et lever le soleil sur les méchants et sur les bons. Il aime tout le monde.
C’est donc un amour qui nous met dans l’attitude d’aimer tous nos frères, et pas seulement les membres de notre famille, nos amis ou les personnes qui nous plaisent, car il nous faut aimer tout le monde. Au cours de la journée, il nous faut prendre en considération chaque personne que nous rencontrons (afin de l’aimer).
Une deuxième exigence de cet amour – exigence qui n’existe pas sur la terre car, justement, elle vient du ciel – est celle d’aimer en premier, de ne pas attendre d’être aimés. En général, on attend d’être aimés pour aimer (à notre tour), alors qu’au contraire, il faut aimer en premier. Jésus, la deuxième Personne divine, faite homme, nous le montre : il est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs, ce qui signifie à coup sûr que nous n’aimions pas.
C’est aussi un amour concret, comme celui de Jésus justement, lui qui a donné sa vie. Ce n’est pas un amour sentimental, platonique, car il va jusqu’à être concret. (…) En effet, c’est un amour qui ‘se fait un’ avec l’autre, aussi bien avec celui qui souffre qu’avec celui qui est dans la joie : il partage cette souffrance et cherche à la soulager, ou bien il partage la joie.
Si l’on met en pratique cet amour dans le monde (…) – et c’est le secret du Mouvement qui l’a mis en pratique dans tous les pays du monde – généralement cet amour devient réciproque ; parce que les personnes se sentent aimées, se trouvent bien avec nous et nous demandent : « Pourquoi (agis-tu ainsi) ? » Nous leur expliquons pourquoi nous aimons. Alors s’établit un dialogue entre nous (…). Et les personnes ne sont pas toutes chrétiennes (…), très souvent elles appartiennent à d’autres religions ou sont non croyantes ; les non croyants, eux aussi, ont dans leurs gènes le concept d’aimer, la force d’aimer, car ils ont été créés par Dieu qui est amour.
Voilà un peu ce qu’est l’amour.