12 Fév 2012 | Focolare Worldwide
La République de Malte est constituée de trois îles principales : Malte, Gozo et Comino. Sa position stratégique en Méditerranée entre Europe et Afrique lui a valu d’être une forteresse parfaite pour beaucoup : Phéniciens, Romains, Arabes, Aragonais, les Chevaliers de saint Jean, Français et Anglais … Les premiers témoignages de présence humaine sur l’île remontent à 5200 avant J.-C. Avec une superficie de 316 km2, Malte est un des États les plus petits et peuplés au monde. La population a atteint les 400 000 habitants. Le secteur touristique est un élément fondamental de l’économie maltaise. Malte a été une des premières colonies romaines qui a embrassé le christianisme, amené par saint Paul vers 60 après J.-C. comme il est écrit dans les Actes des Apôtres. Les Maltais sont, pour la très grande majorité, catholiques et on recense plus de 360 églises entre Malte, Gozo et Comino. D’autres dénominations chrétiennes sont également présentes, dont les anglicans, les orthodoxes, les luthériens, l’Église d’Écosse, les méthodistes, et d’autres religions comme l’hébraïsme et l’islam. Malte fait partie de l’Union européenne depuis 2004. Les premières semences de la spiritualité de l’unité sont jetées déjà dans les années 60. En 1975, il y avait environ 70 personnes qui y adhéraient. La première communauté commençait à se former, les premières vocations au focolare se manifestaient et le désir d’avoir un Focolare sur l’île et de réaliser une Mariapolis à Malte s’exprimait. Finalement, en 1979, la première mariapolis voit affluer 1000 participants. Et, au début des années 80, deux centres des Focolari s’établissent.
La vie a continué à grandir et à s’enraciner : l’année 1999 a été une étape fondamentale de ce chemin. Chiara Lubich est venue sur l’île pour recevoir le doctorat Honoris Causa en « Littérature (Psychologie) » de l’Université de Malte, motivé par la contribution donnée par son charisme pour « cultiver une vision intégrale de la personne humaine dans le domaine de la psychologie ». Dans cette perspective de réflexion est né ensuite dans un environnement international « Psychologie et communion », réseau de chercheurs avec le devoir d’approfondir cette approche psychologique originale. Dix ans après la remise du doctorat à Chiara, s’est tenu, à Malte, un séminaire spécialisé sur la signification psychologique du paradigme relationnel qui émerge de la spiritualité de l’unité. Et aujourd’hui aussi la communauté focolarine maltaise est florissante, et il y a quelques milliers de personnes qui, de différentes façons, ont été touchées par la spiritualité : riches sont les rapports construits au sein de l’Église locale et avec d’autres communautés et Mouvements ecclésiaux. Le fruit concret est le travail qui se fait actuellement sur le chemin vers « Ensemble pour l’Europe 2012 ».
On travaille en étroite collaboration avec des personnes d’autres dénominations chrétiennes, au conseil œcuménique maltais et aussi avec l’église locale maltaise à la commission œcuménique diocésaine. Les contacts avec la communauté musulmane sont fréquents et très amicaux, en particulier lors de certains événements où on a collaboré en travaillant ensemble avec les jeunes. Un des plus récents développements dans le domaine culturel, en particulier dans le domaine médical, pédagogique, sportif, et aussi politico-juridique : des membres des Focolari, appartenant aux deux partis politiques principaux, cherchent à donner leur témoignage de fraternité. Parmi les différentes initiatives maltaises pour adhérer à l’Économie de Communion, est née, en 1992, l’école d’anglais « The Voice », très appréciée aussi par le Ministère de l’Éducation pour le climat cordial et accueillant et pour le professionnalisme de l’enseignement. Un accueil que saint Paul, naufragé sur l’île (Ac 27,26), avait aussi expérimenté. Il y est resté pendant trois mois, laissant – comme l’a rappelé Benoît XVI lors de son voyage en 2010 – « un signe indélébile dans l’histoire de votre pays ». Et, à cette occasion, il avait encore rappelé comment, grâce à la présence de Paul parmi les Maltais, « l’Évangile de Jésus s’est profondément enraciné et a produit des fruits non seulement dans la vie des personnes, des familles et des communautés, mais aussi dans la formation de l’identité nationale de Malte et dans sa culture vivante et singulière ». Lien : www.thevoicelanguageschool.com
10 Fév 2012 | Focolare Worldwide
« Le froid, qui a tenaillé toute l’Italie dès la fin de la semaine passée déjà, pourrait être la métaphore du niveau et de la complexité de la crise dans laquelle se trouve l’Italie, écrit Paolo Loriga. En toute conscience, un rendez-vous avec les responsables de chaque niveau du Mouvement des Focolari en Italie avait été fixé depuis longtemps, à Castel Gandolfo, du 3 au 5 février. Un nombre très important de personnes présentes (400), deux jours et demi d’analyse, de dialogue et de discussion, avec un objectif précis : que faire de plus et de mieux pour l’Italie d’aujourd’hui ?
Les résultats indiquent avant tout un engagement communautaire renouvelé dans les besoins du pays, qui se manifeste à travers certaines priorités évidentes et partagées. Ainsi, en ce qui concerne la politique, les Focolari italiens ont décidé d’accomplir l’engagement déjà annoncé par le Mouvement politique pour l’unité, celui de relancer la réforme de la loi électorale en vigueur. Concernant l’économie et le travail, le réseau existant entre demande et offre de travail dans toutes les zones du pays sera développé et rendu plus efficace. Au sujet des jeunes et de la nécessité de créer des emplois, l’incubateur de nouvelles entreprises qui fonctionne à l’échelle régionale au Pôle entrepreneurial de Loppiano, aux portes de Florence, acquerra une dimension nationale pour offrir des services partout où des emplois peuvent être créés.
En ce qui concerne l’urgence éducative et la légalité, de nouveaux chantiers démarreront et ceux en cours se développeront, de façon à coordonner avec une grande efficacité les initiatives entreprises, afin que les deux thèmes soient le fil conducteur qui unira plusieurs opérations des Focolari exécutées dans les différents territoires du pays. Quant à l’immigration, à l’intégration et au dialogue interreligieux, une carte mise à jour au niveau national sur les différentes activités pour ceux qui arrivent en Italie est devenue nécessaire.
Une photographie analogue devra être prise de la présence actuelle des membres du Focolare dans tous les organismes avec la participation de l’Église catholique. Un soutien renouvelé et encore plus convaincu s’est manifesté avec beaucoup de passion sur deux fronts significatifs : le rapport profond avec les communautés islamiques et les écoles de participation pour jeunes du Mouvement politique pour l’unité. Dix ont été ouvertes depuis novembre dernier. Des résultats très concrets pour le futur du pays. » Paolo Lòriga Source : Città Nuova
9 Fév 2012 | Non classifié(e)
Nous avons vu des années l’étoile jaune à quatre pointes sur fond bleu. Elle a aussi été la base graphique de www.focolare.org jusqu’au 22 janvier 2011. Mais Chiara Lubich, fondatrice des Focolari, avait vu ce symbole plutôt comme le drapeau des Cités-pilotes du Mouvement. En 2000, elle précisait cependant : « J’ai compris, intérieurement, que le logo du Mouvement des Focolari n’est pas l’étoile, c’est cette Sainte Vierge avec, en dessous, toutes les vocations. [= différents choix de vie] C’est notre (logo). Et alors nous devons étudier… nous devons chercher une personne artiste qui nous le dessine… ». Chiara se référait à la représentation de la Mère de Dieu dans l’art sacré, revêtue d’un manteau qui rassemble les différents peuples, les différentes professions… qui avec ses bras accueille tout le monde et en même temps est ouverte à tous.
Ces instructions ont aussi inspiré le travail pour la mise en page du site officiel international actuel, mais nous sommes conscients que le travail pour la recherche d’un logo, auquel les Focolari au niveau international pourraient s’identifier, est bien plus long et complexe. Pour cette raison, un concours pour la réalisation du logo du Mouvement des Focolari a été ouvert. Un jury de sept professionnels des différents continents évaluera les travaux. Tous sont invités à envoyer leurs idées ou ébauches à : azzurro.co@focolare.org
Pour plus d’informations :
8 Fév 2012 | Focolare Worldwide
Lundi 6 février, dans la localité de Cugy, 350 personnes ont pris part à la cérémonie funèbre pour saluer une dernière fois Marisa Baù, en terre helvétique. La Messe a été concélébrée par 8 prêtres. Mgr Charles Morerod, évêque du lieu et Mgr Jean-Claude Périsset, nonce apostolique à Berlin, originaire de Estavayer-le-Lac, proche de Montet, ont exprimé dans leur message, leur participation, leur proximité et leur soutien à la famille et aux focolarini de Montet. Marithé Vuigner, coresponsable du Centre de Montet, a reparcouru brièvement les 40 jours vécus depuis la disparition du 20 décembre jusqu’au moment de la découverte du cadavre et elle a fait un rapide portrait de Marisa Baù. À l’issue de la cérémonie, le corps a été transporté en Italie, accompagnée de quelques membres de sa famille qui étaient venus à Montet et d’un groupe de focolarini.
Le lendemain, mardi 7 février, une grande foule attendait Marisa à l’église du hameau de Sasso di Asiago, pour lui donner l’ultime salutation, au cours des obsèques célébrées par le curé de la paroisse de Gallio, le père Lauderio Dal Bianco. Au nom de la famille, une nièce a salué Marisa, mettant en lumière son amour pour sa famille et pour la vie. Les rapports de l’autopsie qui devraient établir les causes de la mort devraient arriver dans un mois. « Nous sommes face à une situation tragique, douloureuse, dans laquelle nous voyons combien le Mouvement s’identifie plus que jamais avec les drames de l’humanité d’aujourd’hui », a écrit ces jours-ci Maria Voce aux communautés du Mouvement. Et elle continue : « Il nous reste, pour nous réconforter, le témoignage de la générosité avec laquelle Marisa s’est donnée à Dieu, avec laquelle elle a vécu toutes ces années dans une attitude de donation totale aux autres focolarines, au travail qui lui était confié et qu’elle assumait avec responsabilité et engagement. Croyant plus que jamais dans l’amour de Dieu pour Marisa, continuons à prier pour elle et pour toute sa famille. Lire tout l’article sur Città Nuova (en italien) – http://www.cittanuova.it/contenuto.php?TipoContenuto=web&idContenuto=333590 Pour info : area stampa – https://www.focolare.org/area-press-focus/it/news/2012/02/01/marisa-bau-1963-2011/
8 Fév 2012 | Non classifié(e)
Approfondir les connaissances réciproques, échanger des rapports nouveaux entre chrétiens de différentes Eglises et promouvoir le style de vie oecuménique caractérisé par les connaissances réciproques, échanger des rapports nouveaux entre chrétiens et promouvoir le style de vie oecuménique caractérisé par le “dialogue de la vie” inhérent à la spiritualité de l’unité: de nombreuses occasions pour vivre tout cela durant la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. La devise de cette année, c’est: “Tous, nous serons changés … dans la victoire … par notre Seigneur Jésus Christ” (Première lettre aux Corinthiens 15,51-58). Nous poursuivrons par quelques brèves nouvelles.
Italie – Beaucoup voient dans la Parole de vie du mois de janvier, qui suggère la façon de vivre la devise de la Semaine, un instrument précieux de sensibilisation oecuménique. A Modène, elle a été distribuée à toutes les personnes présentes à une célébration, suscitant immédiatement des échanges animés. A Biella, les participants à une réunion qui concluait la Semaine ont écouté avec enthousiasme la proposition visant à mettre à disposition pour les baptêmes des différents Eglises présentes sur le
territoire
– Vaudoise, Roumaine-Orthodoxe et Russe-Orthodoxe – l’antique Baptistère qui se trouve à côté de la cathédrale catholique, monument du Xème siècle, érigé par des fidèles de l’Eglise encore indivise, érigé avant les multiples divisions. Cela répond au souhait de voir l’utillisation du Baptistère pour toutes les églises multiplier les occasions de rencontre et la connaissance réciproque entre les différentes communautés. A Bari, le groupe oecuménique, qui est actif toute l’année, a, pour la Semaine, organisé une série de moments de prières dans différentes églises catholiques et évangéliques et, pour la première fois, dans une communauté pentecôtiste – la Christ Victory Church – formée surtout de fidèles d’origine africaine. Avec eux, se sont établis des rapports qui vont au-delà de la prière, concrètement, avec des aides pour des visites médicales, par la récolte de vêtements etc.
France – La célébration oecuménique de Lyon – préparée par le Comité diocésain pour l’oecuménisme et le Comité des responsables d’églises de Lyon – a été retransmise par France 2 et en direct par la radio française. Les paroles du Cardinal Barbarin ont confirmé le désir de travailler pour l’unité: “.Ne perdons pas de temps à nous lamenter sur les divisions du passé ou du présent, et faisons tout pour en éviter de nouvelles dans le futur… Lançons-nous hardiment dans l’œuvre de transformation que la Résurrection rend possible ».

Equateur – De Quito, on nous raconte l’expérience d’un choeur oecuménique dirigé par une prêtre anglican: «Une expérience de fraternité qui, grâce à la passion commune pour le chant et pour le dialogue, a fait naître des rapports profonds et s’est rapidement transformée en témoignage d’unité très fort. Outre les Focolari, en font partie des membres de l’Eglise épiscopale, du mouvement Jean XXIII, de la famille salésienne etc. Le choeur accompagne tous les ans les célébrations de la Semaine de prière et d’autres initiatives oecuméniques. Ces journées-là, justement, les choeurs ont décidé de participer au concours “Groupe musical du 50° anniversaire de la Coopération Fraternelle Munich (Bavière) – Equateur”. Nous espérons donc que tous, y compris en dehors des frontières nationales, acquièrent, la certidude de l’unité pleine et visible».
En conclusion de la Semaine de prière, Benoît XVI a constaté les « signes positifs » de la «fraternité retrouvée» et d’un « sens partagé des responsabilités » face aux défis du monde. Il a rappelé en outre comment «la présence du Christ ressuscité nous appelle, nous tous, les chrétiens, à agir ensemble pour la cause du bien. Unis dans le Christ, nous sommes appelés à partager sa mission”. Les nouvelles internationales de retrouvailles fraternelles et de joie le confirment.
7 Fév 2012 | Focolare Worldwide
Ils sont apparu à la télévision, dans les kiosques, les librairies et, surtout, dans les agendas et dans les poches de bon nombre d’entre nous, sur les cartes de vœux envoyées et reçues par petits et… grands. Et maintenant ils ont débarqué sur le web. Gibì et DoppiaW ont ouvert un site, où tous peuvent trouver un espace de réflexion sereine grâce à des écrits de l’auteur, des jeux et des chants, des lettres et des expériences d’éducateurs, de jeunes et d’enfants. Mais ce sont les cases de la BD les éléments les plus importants : comme des fenêtres sur leur vie, les brèves histoires de Gibì et DoppiaW nous permettent de les accompagner sur un chemin extraordinaire et à la portée de tous ; avec pour ingrédients de l’humour, de la stupeur et de l’innocence.
Gibì et DoppiaW sont en effet nés ainsi, de l’idée d’un éducateur qui cherchait comment aider un adolescent qui vivait un moment difficile. Comment le toucher sans être paternaliste ? Ayant de la facilité en dessin, voici l’idée : mettre sur papier un dialogue et des aventures entre deux clowns comme excuse pour transmettre une espérance qui avait toujours raison d’être. Le reste appartient à l’histoire.
Pour la valeur pédagogique et éducative de leurs aventures, Gibì et DoppiaW sont devenus les protagonistes de quelques projets pour les écoles en Italie et ensuite dans de nombreux pays dans le monde. Depuis plus de cinquante ans, Grazia Honegger Fresco est une des auteures les plus influentes d’ouvrages dans le domaine éducatif : en 2006, elle a publié Gibì et DoppiaW dans « il Quaderno Montessori » (une revue éducative trimestrielle) et a déclaré : « Ce sont des personnages très efficaces (…). Il y a la spiritualité et aussi le divertissement, il y a la joie de vivre (…). Ils semblent être une grande richesse pour les personnes ». Comme les meilleurs films, qui en noir et blanc témoignent de leur âge, mais ne le montrent pas du tout, les deux personnages sortis de la vie et de la plume de Walter Kostner ont aussi grandi ces dernières années sans jamais devenir grands. Ils portent très bien le poids des ans et des histoires, grâce à la sagesse dont ils font cadeau, mais aussi grâce aux rires sains que leur compagnie provoque habituellement chez ceux qui les lisent et les rencontrent. Par un savant équilibre entre silence et mots, ces deux clowns peuvent parfois aussi devenir dérangeants : avec leur sincérité effrontée et la légère ironie, Gibì et DoppiaW bouleversent notre vie tranquille et nous poussent à nous rapprocher du prochain de façon concrète et à trouver dans chaque difficulté de la vie le côté positif.
6 Fév 2012 | Non classifié(e)
C’était le dimanche 5 février, à l’Angélus. Avant la prière à Marie, le pape a consacré sa réflexion à l’Évangile du dimanche, le passage où Jésus guérit des malades. « Même face à la mort – commente le pape – la foi peut rendre possible ce qui est humainement impossible. Mais la foi en quoi ? En l’amour de Dieu. Voilà la vraie réponse, et le mal est irrémédiablement vaincu ». « De même que Jésus a affronté le Malin avec la force de l’amour qui lui venait de son Père, nous aussi, nous pouvons affronter et vaincre l’épreuve de la maladie en gardant notre cœur immergé dans l’amour de Dieu. » C’est à ce moment que le pape a rappelé l’exemple de Chiara Luce Badano, jeune fille de Sassello qui faisait partie du Mouvement des Focolari et que l’Église a proclamée bienheureuse le 25 septembre 2010. Le pape a nommé Chiara Luce parmi « les personnes qui ont supporté des souffrances terribles parce que Dieu leur donnait une sérénité profonde ». Le pape porte dans son cœur la bienheureuse Chiara Badano « fauchée dans la fleur de l’âge – a-t-il dit à l’Angélus – par un mal incurable : tous ceux qui allaient la voir recevaient d’elle lumière et confiance ! Cependant, dans la maladie, nous avons tous besoin de chaleur humaine : pour réconforter une personne malade, une proximité sereine et sincère compte plus que les paroles ».
Ce n’est pas la première fois que Benoît XVI cite l’exemple de Chiara Luce pour proposer aux communautés chrétiennes un exemple de confiance en l’amour de Dieu. Il l’avait déjà fait à Palerme où il avait demandé aux jeunes de mieux la connaître : « Une courte vie », avait-il dit, durant laquelle elle a su donner « un message étonnant ». « Dix-neuf années pleines de vie et de foi. De douleur aussi, pour les deux dernières, vécues dans la foi et dans la joie qui venait de son cœur empli de Dieu ». C’est avec cette lumière dans le cœur que Benoît XVI a rappelé à l’Angélus du 5 février la journée mondiale du malade que l’Église célébrera samedi prochain 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes. Les parents Interview vécu comme une lumière claire sur la maladie
5 Fév 2012 | Focolare Worldwide
L’Inde, sous-continent de plus d’un milliard 170 millions d’habitants, pourrait bientôt dépasser la Chine en termes de population. Un pays à la croissance rapide, parmi les plus grandes économies mondiales, et en même temps avec un taux élevé d’analphabétisme, de pauvreté et de malnutrition. Une grande diversité religieuse, à majorité hindoue avec 80 % et 2,3 % de minorité chrétienne. On comprend pourquoi, parmi les dialogues les plus développés par les Focolari dans cette nation, il y a justement le dialogue interreligieux, en particulier avec le monde hindou. Le Mouvement des Focolari est présent en Inde depuis 1980. Aujourd’hui, il y a des centres des Focolari à Mumbai, Bangalore, Goa et New Delhi qui promeuvent différentes activités : Mariapolis, rencontres mensuelles pour adultes, familles et jeunes. Dans différentes villes – Vasai, Pune, Panjim, Margao, Vasco, Trichy – il y a des groupes actifs de personnes qui adhèrent à l’esprit des Focolari.
Différents microprojets sociaux fleurissent autour des communautés du Focolare pour l’éducation des enfants, pour la promotion humaine de la femme et comme soutien aux familles en difficulté, aussi avec les soutiens à distance : les plus connus sont « Ilanthalir » (jeunes pousses en langue Tamil) dans le sud de l’Inde et à Mumbai « Udisha » – « Le rayon de soleil qui annonce une nouvelle aube ». Nés pour « montrer une réponse concrète à la pauvreté qui nous entoure », ils comprennent aujourd’hui environ 2400 enfants en tout, ainsi que leur famille. Ils se sont particulièrement engagés à diffuser les valeurs de la fraternité universelle dans le monde des adolescents en sensibilisant des jeunes de toutes les religions lors de différentes manifestations, aussi au niveau international. En 2009, le Supercongrès – rendez-vous traditionnel des Jeunes pour un monde uni – s’est tenu précisément à Coimbatore, accueillant en Inde des adolescents du monde entier. Il y a aussi beaucoup de microréalisations, racontées lors de la récente réunion d’Humanité Nouvelle (Mumbai, septembre 2011). Parmi les participants, un médecin de Goa qui a donné vie à une clinique mobile, la Prabhu Prasad Clinic, en mettant ensemble les services de différents médecins, avec un champ d’action et de soin qui va des personnes âgées aux enfants. Chiara Lubich a visité l’Inde plusieurs fois, dans le cadre du dialogue avec les frères hindous, après avoir connu, à travers la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, Dr Aram, fondateur de Shanti Aram. En 2001, à Coimbatore (Tamil Nadu), elle reçoit le Prix « Défenseur de la Paix » de la part de Shanti Ashram et du Mouvement Sarvodaya. Elle y retourne ensuite en 2003 où, au Centre de culture indienne Bharatiya Vidya Bhavan, comme il lui a été demandé, elle communique sa vocation spécifique à l’unité et à la fraternité universelle. Ont suivi et continuent : tables rondes, conférences, échanges de visites et de nombreux symposiums, dont le dernier en décembre 2011. Des occasions de dialogue, de pas en avant dans la construction de rapports de fraternité vraie avec le monde hindou, comme en témoigne, par exemple, le docteur Vijaya Bhatia, professeur de Yoga, qui est intervenue lors du 4e symposium hindou-chrétien « Lire, interpréter et vivre les Écritures pour réaliser la paix et la fraternité universelle ».
Un idéal de vie qui se concrétise au quotidien, comme pour cette jeune de Mumbai qui a préféré donner à une personne dans le besoin son propre argent récolté avec difficulté pour payer une facture médicale très élevée. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque le même soir elle reçoit un appel : c’était l’administration de l’hôpital qui, pour une erreur de calcul, lui devait 300 roupies ! C’est l’expérience de vivre l’Évangile qui se reflète non seulement dans la sphère personnelle et privée, mais aussi dans le social. Les statistiques peuvent effrayer, mais en visant à être « le changement que tu veux voir dans le monde », comme l’enseignait Gandhi, les semences de fraternité continuent à grandir.
5 Fév 2012 | Focolare Worldwide
Je m’appelle Vijaya Bhatia, je suis hindoue et j’adhère à l’esprit du Mouvement des Focolari depuis 1988. Le contact avec Chiara Lubich m’a aidée à mieux comprendre ma religion. Il m’a rendue plus généreuse dans le partage des pensées, des biens matériels et de tout ce que j’ai, mais, à ma grande surprise, quand je donne quelque chose, je reçois le centuple. J’en ai déjà fait l’expérience plusieurs fois. Comme lorsque j’ai donné à une femme deux de mes nouveaux vêtements et, le jour suivant, j’ai reçu trois habits de ma famille.
En 2005, ma maison a été inondée à cause de fortes pluies. En rentrant, je ne savais pas quoi faire : je n’avais pas assez d’argent pour acheter une nouvelle maison ! À quelques pâtés de maison, il y avait la maison de ma cousine, qui a aussi subi des dommages, mais moins graves. J’ai pensé : je ne peux rien faire pour ma maison, mais au moins je peux l’aider. J’ai donc téléphoné à des membres de ma famille en les invitant à contribuer : nous avons récolté 50 000 roupies. Elle n’en croyait pas ses yeux… et moi non plus : quelques jours plus tard, j’ai reçu, d’une source anonyme, le double de l’argent nécessaire pour ma maison ! Une nuit, durant l’hiver, j’étais dans mon lit bien au chaud, quand je me suis rendue compte qu’il y avait de nombreux travailleurs à la journée qui dormaient dehors, au froid. Je n’ai pas réussi à trouver le sommeil. J’ai pensé à la règle d’or : « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse ». Le jour suivant, je suis allée acheter des couvertures pour ces personnes. J’ai choisi les meilleures et plus moelleuses, au lieu des dures bon marché. Puis j’ai vu qu’il y avait aussi beaucoup d’enfants. Je suis allée au magasin où ils s’approvisionnaient et j’ai demandé au commerçant s’ils avaient acheté du lait. Le propriétaire m’a dit qu’ils l’ont acheté pour les plus petits, mais pas pour les enfants plus âgés. J’ai donné de l’argent au propriétaire du magasin pour qu’il puisse donner du lait à tous. Cela dure depuis plus de trois ans maintenant.
Un jour, une patiente est arrivée, une femme hindoue qui souffrait de dépression, de tension élevée, d’insomnie, de ballonnement, etc. En écoutant son histoire, j’ai compris que ses problèmes ont commencé le jour où sa fille a épousé un jeune musulman. Elle l’a rejetée depuis lors. Je peux comprendre la souffrance de cette femme. Lorsque j’étais petite, nous avons tout perdu suite à la partition de l’Inde et du Pakistan. Nous avons dû quitter notre maison au Pakistan et venir en Inde. Mais moi, avec le temps, j’ai compris que nous ne pouvons pas vivre en alimentant dans notre cœur la haine éprouvée par le passé. J’ai donc expliqué à cette femme que lorsqu’elle avait semé la graine de la haine dans son âme, le résultat a été un arbre de haine, cause principale de tous ses problèmes. Si elle voulait vraiment être guérie, elle devait pardonner et semer la graine de l’amour dans son cœur. Je croyais qu’elle avait compris, et je lui ai prescrit un médicament. Lorsqu’elle est revenue, elle avait encore tous ses problèmes et j’ai compris qu’elle n’avait rien fait. Alors j’ai pensé que je pouvais le faire à sa place : j’ai pris le téléphone, je l’ai fait parler avec sa fille pour l’inviter – elle et son mari – à dîner le soir même chez elle. Deux mois plus tard, comme le rapport avec sa fille et son gendre s’était amélioré, son état de santé s’était aussi amélioré. Un jour, j’ai eu la grande joie de les voir tous ensemble dans ma clinique : c’était comme voir un fragment vivant dans la mosaïque de la fraternité « universelle ». Témoignage apporté durant le 4e Symposium hindou-chrétien, Mumbai, 10-14 décembre 2011
5 Fév 2012 | Focolare Worldwide
Mumbai est le centre économique de l’Inde et une des villes les plus grandes et les plus peuplées du Pays. Mais une grande partie de ses vingt millions d’habitants vivent dans les rues ou dans les taudis, les bidonvilles qui constellent le panorama urbain. Dans l’un d’eux situé à quarante minutes de train du centre-ville, au nord-ouest, quatre cent mille personnes habitent dans des conditions d’extrême pauvreté. C’est justement ici qu’en 1997 – à partir du désir d’aider quelques familles du bidonville – est né un projet social en collaboration avec le ‘’Soutient à distance’’d’Actions pour Familles Nouvelles (AFN). En 2001, durant sa première visite en Indes, Chiara Lubich a encouragé à poursuivre et développer cette activité comme ‘’réponse concrète à la pauvreté qui nous entoure’’. Dès lors le projet a grandi : aujourd’hui 115 enfants et jeunes y participent, ils ont de 4 à 22 ans. Les activités visent à soutenir la formation scolaire, soigner la nutrition et la santé, améliorer la qualité de vie des jeunes et des familles. En 2004 le projet a pris le nom de‘’Udisha’’ qui signifie ‘’Le rayon de soleil qui annonce une aube nouvelle’’. Aujourd’hui, Udisha participe aussi au projet Schoolmates (camarades de classe) imaginé pour promouvoir un lien entre les classes et les groupes de garçons et de filles de différents pays, et soutenir de micro-projets de solidarité.
Le groupe qui coordonne le projet est formé de quelques focolarini, des enseignants et des collaborateurs. Parmi eux, une psychologue, et un médecin qui met à disposition son hôpital pédiatrique, travaillant gratuitement. Le Cardinal et les évêques de la ville ont plusieurs fois exprimé le fait qu’ils appréciaient le témoignage donné par Udisha où se concrétise la ligne d’action en faveur des plus pauvres apparue au Synode diocésain. De même au niveau paroissial s’est créée une intense collaboration avec les diverses associations présentes. Grâce à quelques Gen2, Udisha est reconnue par l’Université comme centre où peuvent avoir lieu les heures de ‘’service social’’ demandées par le programme scolaire.
Principales activités :
- Formation scolaire. En Indes, les écoles ont 70 – 80 élèves par classe. Cela rend difficile de suivre individuellement les élèves, et pour passer les examens, ils sont tous obligés de suivre des cours de révisions privés et très chers. Les jeunes les plus pauvres ne peuvent pas se permettre cette dépense, et ils sont contraints à abandonner les études. Pour cela, à Udisha on offre gratuitement les cours de révision des différentes matières. En outre on essaie de couvrir les frais pour les taxes scolaires, l’acquisition du matériel didactique et les uniformes pour les enfants. Périodiquement on organise des activités extra-scolaires à fin culturelle et récréative.
- Formation interculturelle. A Udisha, des personnes de diverses religions vivent ensemble ; ce sont des chrétiens, des indous et des musulmans. Parmi les objectifs du projet : contribuer à construire une intégration culturelle, religieuse et linguistique entre les enfants, mais aussi entre les différentes générations. Pour cela on propose des échanges d’expériences et d’activités, en collaborant en particulier avec le Shanti Ashram de Coimbatore.
- Assistance médicale. De nombreux enfants et jeunes sont victimes de malnutrition. Ils sont aussi des sujets à risque pour les épidémies saisonnières liées aux pluies ou aux inondations. Pour cela, durant l’année on effectue des visites médicales collectives en impliquant les médecins de la zone et en collaborant avec d’autres organisations. On essaie aussi d’intégrer un régime familial avec des protéines, et des vitamines au moyen d’une distribution de repas adéquat et de compléments alimentaires reconstituants. Depuis quelques temps a commencé une activité de counseling (consultations) pour les enfants et les parents.
- Formations pour les parents. Des rencontres d’approfondissement et de comparaisons sur des thématiques familiales sont organisées périodiquement pour les parents. Ce sont des occasions pour un échange enrichissant d’expériences, de conseils et de points de vue.
- Micro-crédit. Depuis un an a commencé à Udisha une petite expérience de micro-crédit qui implique soixante mamans des enfants accueillis. Rassemblées en trois groupes, à travers des rencontres mensuelles elles sont formées sur le micro-crédit dans un climat de confiance réciproque indispensable pour le bon fonctionnement de l’activité. Cette année la distribution des prêts commencera.
4 Fév 2012 | Focolare Worldwide, Senza categoria
« Le Genfest aura pour message central : l’Unité. Le titre choisi est : « let’s bridge » (construisons des ponts) », raconte Ark Tabin, 23 ans, philippin. La métaphore de la construction d’un pont sera utilisée comme symbole de la construction de relations authentiques, ce sera le fil conducteur du programme qui se déroulera au Palais des Sports de Budapest (qui peut contenir jusqu’à 12 500 personnes) et sur des ponts qui enjambent le Danube, du 31 août au 2 septembre 2012. L’organisation de cet évènement est déjà une expérience d’unité, qui se fonde sur l’effort continu de l’accueil et de l’écoute de l’autre qui porte au dialogue vrai et à la construction de relations profondes. Une nouvelle étape de cette expérience se déroulera les 11 et 12 février prochains avec environ 70 jeunes qui se retrouveront à Sassone (près de Rome), pour continuer la préparation du programme de cette 10ème édition.
« Même si nous attendons beaucoup de ce Genfest, nous sentons qu’il ne peut pas rester seulement un évènement, même un grand évènement, mais qu’il doit devenir l’étape d’un parcours, point d’arrivée et de départ pour la construction du Monde Uni. Nous avons besoin aujourd’hui de ce témoignage d’unité, nous ne pouvons pas revenir en arrière », rappelle Thyrseane Tupinamba, 23 ans, brésilienne, qui fait partie de l’équipe centrale de l’organisation du Genfest avec d’autres jeunes et adultes de provenance très diverses (Etats Unis, Hongrie, Argentine, Italie, Brésil…). Des jeunes à partir de 17 ans (18 pour la France) de plus de 40 pays, ont déjà confirmé leur présence au Genfest en Hongrie. Une avant-première du programme est disponible sur la page web www.genfest.org En anglais, portugais, polonais, italien et espagnol vous pourrez trouver la page facebook officielle du Genfest. Suivez-nous !
3 Fév 2012 | Focolare Worldwide
«Être Jésus 24 heures sur 24» était le titre du congrès australien dédié aux Juniors qui a eu lieu au Centre Mariapolis de Melbourne, en Australie. 115 juniors de 9 à 17 ans, en provenance de différentes villes du pays, mais aussi de Nouvelle Zélande et de Nouvelle Calédonie. A cette occasion, sont venus Nadia Xodo et Agostino Spolti, responsables mondiaux du Mouvement Juniors pour un Monde Uni. La rencontre a duré cinq jours. Elle a pu se réaliser grâce à une communion des biens mise en acte, durant toute l’année dernière par les Juniors avec des familles et des amis. Même les magasins et les marchés de la région ont voulu contribuer en donnant des fruits, des légumes, du pain, de la viande et des boissons.
Le programme prévoyait des moments d’approfondissement sur l’Evangile, comment le mettre en pratique, mais aussi des espaces de dialogue et de partage d’expériences de vie. «Les moments de communion ont été profonds – dit Madeline – et nous ont aidés à comprendre que nous ne sommes pas seuls à essayer d’être un autre Jésus à tout moment de notre vie». La remise d’un exemplaire de l’Evangile à chacun a été un moment solennel. «J’ai vraiment senti la présence de Jésus – affirmait un des ados – comme si c’était Lui en personne qui nous remettait Sa Parole». La lecture de l’Evangile de ce jour-là, avec l’appel des apôtres, a mis une résolution dans le coeur de chacun: vivre l’Evangile dans son propre milieu comme apôtres envoyés par Dieu, aujourd’hui, pour l’évangélisation de ces terres.
Le deuxième événement a eu comme cadre la Nouvelle Zélande, merveilleux archipel de hautes montagnes avec une mer cristalline. Au camp de “Run4unity” de Lower Hutt, ont participé 60 juniors de tous âges. Le thème: l’actualisation de la vie de l’Evangile dans nos villes. Beaucoup d’ados ainsi que leurs familles, en tant que réfugiés, provenaient d’autres pays. Des expériences fortes, souvent douloureuses, mais vécues dans un profond rapport “en cœur à coeur” avec Dieu. Ensemble, ils ont ensuite approfondi l’action «Colorons la ville» que les Juniors pour un Monde Uni ont lancé au niveau mondial pour aider les personnes seules ou défavorisées de leurs villes,. Beaucoup d’idées ont jailli pour réaliser cette action, comme ces activités qui impliquent les ados de la population aborigène.
Dernière étape, Perth. La rencontre s’est caractérisée comme une journée itinérante: les juniors ont accompagné Nadia et Agostino à travers cette magnifique ville où les beautés naturelles et les quartiers modernes dessinent des paysages très harmonieux. Ainsi, entre les rives du fleuve Swan et celles de l’Océan Indien, les Juniors ont raconté l’histoire de la ville, ses contrastes entre colonisateurs et aborigènes, ses caractéristiques et problématiques d’aujourd’hui. Puis s’est ouvert un dialogue sur l’engagement dans la vie chrétienne, mais aussi sur la responsabilité et la beauté de la réponse de chacun à l’appel de Dieu. En se saluant, ils ont exprimé le désir de continuer à se rencontrer pour approfondir la vie de l’Evangile et pouvoir inviter leurs amis, en vue également du relais mondial «Run4unity» du 12 mai prochain, auquel, les Juniors de cette région, à l’extrême ouest du monde, seront parmi les premiers à lancer le départ.
3 Fév 2012 | Focolare Worldwide

Comment avez-vous reçu cette nouvelle ?
Avec surprise et joie. Le mot qui m’est venu spontanément est : « servir », selon l’enseignement de Jésus. Aujourd’hui, il s’agit de servir l’Eglise et, à travers elle, la société.
Vos premières impressions ?
La première : pouvoir donner ma contribution dans une dimension de communication en dialogue. La seconde concerne le groupe de consulteurs, composé de prêtres, de religieux, d’une religieuse, d’une laïque et de quelques laïcs : l’Eglise dans ses différentes vocations, charismes et dans l’interculturalité.
Quelles sont votre formation et votre expérience dans le domaine de la communication sociale ?
Je suis diplômée en Communication Sociale, Sciences sociales et Doctrine sociale de l’Eglise. Mes premières études : Enseignement Pédagogique, à Montevideo, ma ville natale. Plus tard, j’ai fait une formation en Communication Populaire et d’Analyste en Communication Sociale à Buenos Aires. Ensuite, une Maîtrise en Sociologie à l’Université Grégorienne de Rome, et un Master en Doctrine Sociale de l’Eglise à l’Université du Latran. Enfin, toujours à l’Université Grégorienne, j’ai fait un doctorat en Sciences sociales, avec spécialisation en communication. Mon travail s’est développé dans le domaine de la communication, non seulement sous l’aspect théorique, mais aussi comme pratique sociale dans la construction réciproque entre théorie et pratique.
Quelle est aujourd’hui votre expérience au CELAM?
Depuis six ans, j’y participe en tant que Consultrice en communication, et en tant que telle j’étais présente à la Vème Conférence Générale de l’Episcopat Latino-américain (CELAM) à Aparecida (Brésil). Une telle expérience m’a profondément marquée, par le constat personnel que la dimension sociale est constitutive du peuple latino-américain. Le CELAM, depuis sa fondation en 1955, est né avec un engagement fort de dialogue et de communion permanents avec l’Eglise universelle, propre à son état latino-américain. Les Conférences Générales de l’Episcopat de Medellin, Puebla, Santo Domingo et Aparecida, témoignent de ce désir, en lien avec le Concile Vatican II. Je crois que le statut de consultant du CPCS, en tant que membre du CELAM, peut aider à construire des ponts, même s’il existe déjà une grande communion entre ces deux composantes de l’Eglise.
De quelle façon la spiritualité de Chiara Lubich influe-t-elle sur votre action ?
Ma première vocation se fonde sur la Spiritualité de l’unité : partager le « rêve » de Jésus, « Que tous soient un ». J’ai connu la spiritualité des Focolari dans les années soixante-dix, alors que, comme tous les jeunes latino-américains, je cherchais un projet de vie capable de transformer la réalité. Dans la spiritualité de Chiara, j’ai trouvé Jésus vivant, et j’ai appris à incarner l’Evangile avec beaucoup d’autres jeunes, ensemble, dans une communauté ouverte à tous, en construisant une cité-pilote – la Mariapolis Lia – qui dirait à la société : le Commandement Nouveau de Jésus peut s’incarner, la présence de Jésus parmi les personnes unies en son nom est une réalité visible, capable de transformer la société. Le temps a passé, et cette expérience a continué dans les différentes communautés du Mouvement où je suis allée. Jusqu’à aujourd’hui, ici à Bogotà, avec l’affable peuple colombien.
C’est avec l’amour pour l’Eglise que Chiara Lubich nous a transmis avec sa vie que j’assume avec joie ce nouveau service.
2 Fév 2012 | Non classifié(e)
En ces moments de souffrance et de stupeur, nous voulons assurer combien nous nous sentons proches des membres de sa famille et de tous ceux qui au cours de toutes ces années, ont expérimenté l’amitié de Marisa et l’accueil chaleureux qu’elle réservait à tous. Marisa Baù, née le 12 mai 1963 à Asiago (Vicence, Italie), avant-dernière de huit enfants, devenue orpheline de mère à l’âge de 15 ans, s’était prodiguée pour prendre soin de ses frères et sœurs restés à la maison. Après avoir travaillé deux ans dans une usine, diligente et créative, elle avait mis en route, avec deux collègues, un petit atelier de confection. Elle a connu la spiritualité du mouvement des Focolari en 1980, y adhérant immédiatement et avec générosité. Ayant ressenti la vocation de se consacrer à Dieu en tant que focolarine, elle a quitté sa famille en 1991 pour le focolare : d’abord à Padoue, où elle a terminé ses études de comptabilité, puis en 1992 à la cité-pilote internationale de Loppiano (Florence, Italie), gardant toujours un lien étroit avec toute sa famille. Après cette période de formation, Marisa est allée au Centre de Montet (Broye), en Suisse, où elle a travaillé dans l’atelier de confection pour enfants et dont elle était, depuis 1994, responsable du secteur de production. En 1998, en raison de ses qualités humaines et spirituelles, elle a assumé une responsabilité en tant que formatrice du Centre. Personnalité créative et tenace, Marisa était estimée de tous pour la qualité de ses relations, son sens des responsabilités et son altruisme. Toutes ces années, Marisa a fait la connaissance de très nombreuses personnes qu’elle a beaucoup aimées. C’est ce que démontre l’avalanche de messages arrivés du monde entier sur les réseaux sociaux : « Elle est partie elle aussi, elle qui a tant donné aux autres et continuera à le faire de là-haut ! » ; « Une très grande tristesse… il ne reste qu’à prier pour elle, pour sa famille et tous ceux de Montet… J’ai rencontré Marisa et son sourire reste gravé en moi ! » ; « Marisa est quelqu’un de très spécial pour moi. Elle fait partie de mon histoire ! ». La maman d’une focolarine écrit : « J’ai suivi avec anxiété tout ce qui s’est passé en me mettant à la place de la famille de Marisa… Je n’oublierai pas de prier pour elle et pour toutes les focolarines du monde ». Et une personne qui a travaillé avec elle : « Je suis avec vous dans cette souffrance, je prie spécialement pour la famille, je suis proche de vous. J’ai travaillé à ses côtés pendant trois ans à Montet et je remercie Dieu pour chaque minute passée ensemble ». Nous voulons nous souvenir d’elle comme « d’une personne merveilleuse – ce sont les paroles de Marithé Vuigner, coresponsable du Centre de Montet -, toujours prête à accueillir les autres. Une personne sur qui on pouvait toujours compter, agréable et charmante. Très liée à sa très belle famille nombreuse ». Pour plus d’informations : https://www.focolare.org/area-press-focus/fr/news/2012/02/01/marisa-bau-1963-2011/
1 Fév 2012 | Senza categoria
L’identification n’est pas encore officielle mais la police helvétique est maintenant sûre que le corps retrouvé, il y a deux jours à Cugy, est celui de Marisa Baù. C’est ce que confirme une réunion tenue par le procureur chargé de l’affaire avec les membres de la famille de Marisa et les responsables du Centre de Montet. Marisa Baù avait disparu du Centre du mouvement des Focolari à Montet (Broye), en Suisse, le 20 décembre 2011. Les recherches faites depuis, n’avaient donné aucun indice (voir info). Mais lundi 30 janvier, la police a donné cette information : le corps d’une femme a été trouvé dans un hangar agricole, aux alentours de la localité de Cugy, dans un espace réservé au stockage des balles de foin. L’agriculteur qui s’occupe de cette entreprise agricole dit qu’il passe fréquemment par cet espace, mais ce n’est que lorsqu’il a dû déplacer une partie du foin qu’il s’est aperçu de la présence du corps. La police et la famille souhaitent que d‘autres vérifications soient effectuées pour comprendre les causes du décès. On procédera donc à l’autopsie et aux examens corrélatifs qui pourraient demander plusieurs semaines. Les enquêtes ne seront pas poursuivies au cas où aucune implication extérieure ne sera démontrée.
1 Fév 2012 | Focolare Worldwide
« Je m’appelle F. et je viens de Jos, au Nigeria. Dans notre ville, une crise politique, ethnique et religieuse est en cours depuis 2001. Des milliers de vies et de nombreuses propriétés ont été perdues. Il existe aujourd’hui une profonde division entre chrétiens et musulmans, au point de nous voir comme des ennemis et de nous regarder avec une grande méfiance.
Nous vivons constamment dans la peur, sans connaître quel sera notre destin l’instant d’après. Un de mes collègues a été impliqué dans un accident et on nous a demandé d’aller le voir. Lui étant musulman, personne ne s’est offert pour y aller, précisément parce que nous sommes à Jos et que les chrétiens ne vont pas dans les zones musulmanes, tout comme les musulmans ne rendent pas visite aux chrétiens. Je me suis portée volontaire pour aller chez lui, bien qu’au début j’étais un peu réticente, mais une voix intérieure continuait à me dire d’y aller. J’ai aussi réussi – en insistant un peu – à convaincre une amie de venir avec moi. Nous sommes arrivées chez mon collègue très apeurées. En entrant, nous avons été, bien au contraire, reçues chaleureusement par lui et par sa famille. Ils étaient vraiment contents de nous voir !
Quelque temps plus tard, je rentrais à la maison après le travail, tard le soir, avec cette même amie, lorsque sa voiture est tout d’un coup tombée en panne près d’une position musulmane. Aucune de nous deux n’avait de crédit sur son téléphone mobile pour appeler à l’aide. Là, quelque part dans le noir, il y avait des malfaiteurs musulmans qui réglaient leurs affaires. Notre prière à ce moment-là a été : « Seigneur, envoie-nous de l’aide le plus vite possible ! ». Nous étions si effrayées que nous ne savions pas si c’était mieux de rester dans la voiture ou de sortir et arrêter la première voiture qui passait.
À un certain point, nous remarquons que des personnes viennent vers nous et nous commençons à trembler. J’ai dit mon ultime prière, parce que j’ai senti que notre dernière heure était arrivée. Lorsqu’ils n’étaient qu’à quelques mètres de distance, une voiture s’est soudainement garée devant nous. Et qui ai-je vu ? Le collègue à qui nous avions rendu visite quelques jours auparavant… Le chef des malfaiteurs lui a demandé si nous étions des leurs, « musulmanes », pour savoir s’il pouvait nous laisser passer, et mon collègue a répondu par l’affirmative. Voilà comment nous avons été sauvées… Il a ensuite lui-même mis la voiture en lieu sûr et nous a raccompagnées à la maison. En outre, le jour suivant, il l’a ramenée chez mon amie après l’avoir réparée.»
31 Jan 2012 | Non classifié(e), Parole di vie
Ainsi commence, dans l’Évangile de Marc, l’annonce de Jésus, le message de salut qu’il apporte au monde : « Le temps est accompli, et le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Avec la venue de Jésus, apparaît une ère nouvelle, celle de la grâce et du salut. Dès ses premiers mots, il invite à accueillir la grande nouveauté, la réalité même du Règne de Dieu, qu’il met à la portée de tous, qu’il rend proche de chaque homme.Il indique tout de suite la route à suivre : se convertir et croire à l’Évangile, c’est-à-dire changer radicalement de vie et accepter, en Jésus, la parole que, par lui, Dieu adresse à l’humanité de tous les temps. La conversion et la foi vont de pair. Il ne peut y avoir l’une sans l’autre et toutes deux naissent au contact de la parole vivante, avec la présence de Jésus, qui aujourd’hui encore répète aux foules : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » La parole de Dieu accueillie et vécue change radicalement les mentalités (c’est le sens du mot « conversion »). Elle fait pénétrer dans le cœur de chacun – qu’il soit européen, asiatique, australien, américain, africain – la façon dont le Christ voit les événements, les personnes, la société. Mais comment l’Évangile peut-il opérer le miracle d’une conversion profonde, d’une foi nouvelle et lumineuse ? Le secret réside dans le mystère que contiennent les paroles de Jésus. Ce ne sont pas simplement des supplications, des suggestions, des directives ou des commandements. Dans sa parole, Jésus lui-même est présent et nous parle. Il ne fait qu’un avec elle.C’est donc lui que nous rencontrons dans sa parole. Si nous accueillons celle-ci comme il le veut (c’est-à-dire en étant prêts à la traduire en vie), nous sommes un avec lui et il naît ou grandit en nous. C’est pourquoi chacun de nous peut et doit accueillir l’invitation si pressante et exigeante de Jésus. « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Il se peut que quelqu’un juge les paroles de l’Évangile trop élevées, difficiles, et trop éloignées de la manière courante de vivre et de penser. Il sera tenté de ne pas les écouter et de se décourager. Mais cela se produit lorsqu’il croit devoir déplacer seul la montagne de son incrédulité. Il lui suffirait d’essayer de vivre une seule Parole de l’Évangile pour trouver en elle un secours inespéré, une force unique, une lampe pour ses pas (cf. Ps 119 [118], 105). Car communier à cette Parole, qui est une présence de Dieu, rend libre, purifie, convertit, réconforte, apporte la joie et donne la sagesse. « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Combien de fois dans notre journée cette Parole peut nous éclairer ! Chaque fois que nous nous heurtons à notre faiblesse ou à celle des autres, chaque fois que suivre Jésus nous semble impossible ou absurde, chaque fois que les difficultés tentent de nous abattre, cette Parole peut nous donner des ailes, être une bouffée d’air frais, un stimulant pour recommencer.Il suffira d’un petit et rapide « changement de cap » pour sortir de l’enfermement de notre moi et nous ouvrir à Dieu, pour découvrir une autre vie, la vraie. Si, par la suite, nous pouvons partager cette expérience avec des amis qui, eux aussi, ont fait de l’Évangile leur règle de vie, nous verrons éclore ou refleurir autour de nous la communauté chrétienne. Car la Parole de Dieu, lorsqu’elle est expérience vécue que l’on communique, fait aussi ce miracle : elle donne naissance à une communauté visible, qui devient le levain et le sel de la société, témoignant le Christ sur tous les points de la terre. Chiara Lubich(Fondatrice des Focolari (1920-2008)
31 Jan 2012 | Focolare Worldwide
Punta Alta est une ville dynamique du sud de l’Argentine, dont les habitants font preuve de beaucoup d’initiative. Elle abrite la base navale de « Puerto Belgrano », le plus grand port militaire du pays, qui a eu son moment de gloire au siècle dernier avec la présence de milliers de jeunes qui y accomplissaient leur service militaire (désormais plus obligatoire) dans la marine.
C’est justement dans cette ville de 60 000 habitants, des personnes ouvertes et généreuses, que se trouve un groupe du « dialogue entre personnes de convictions différentes », amis des Focolari. Pour ouvrir à d’autres cet espace, riche en dialogue et en communication, ils ont organisé une série de cinéforum. Ils n’ont pas opté pour un théâtre, ni pour la sombre et silencieuse salle d’un cinéma… Ils ont choisi le bar le plus emblématique de la ville : le « Bar central », avec ses presque 100 ans de vie, les tables de bar typiques dans une grande salle, les tables de billards et aussi une petite scène, où se produisaient de petits orchestres et des danseuses dans les années 30. Maintenant, un écran géant a été installé, ainsi que plusieurs téléviseurs répartis dans tout l’établissement, principalement pour suivre les matchs de foot : une structure qui semble étudiée exprès pour les objectifs de nos amis. Un film, et comme billet d’entrée une denrée alimentaire non périssable (collaborant ainsi avec la cantine d’un Centre social). « Les invitations se font personnellement, par mail, ou par des affiches pas très grandes, mais voyantes, préparées par les propriétaires de l’établissement et apposées sur les vitrines des magasins proches ; il y a en moyenne 30 à 50 personnes », m’explique Héctor Correa, le passionné et expert en cinéma du groupe.
Parmi les participants, il y avait des étudiants, des adultes, quelques jeunes recrues de la marine en uniforme, sans oublier les clients habituels du bar, qui se laissaient entraîner dans la réunion. Lorsque tout était prêt, la projection était précédée par une brève introduction pour présenter le sens de cette rencontre et les motivations du groupe de dialogue, organisateur de l’événement. « Ensuite, mon frère Luis et moi, continue Hector, présentions le film et, à la fin, nous conduisions le débat, qui a toujours été très animé et intéressant. Nous ne nous attardions pas tant sur les aspects techniques ou esthétiques du film, mais nous cherchions à offrir des détails sur les idées et la pensée de l’auteur, sur la présentation des personnages et sur le contexte historique où se déroulait l’histoire. Ainsi les participants se sentaient plus intéressés par le contenu. »
« Mettre l’accent sur des réalités et des histoires qui ont en elles des concepts et des conceptions du monde qui, de nombreuses fois, ne coïncident pas avec nos idées, explique Sisi Deramo, est un exercice qui nous oblige avant tout à écouter attentivement ce que veut exprimer l’autre, et ensuite à chercher à se faire comprendre, dans le cadre d’un dialogue fructueux et cordial, pour que les participants s’enrichissent et se nourrissent dans la compréhension collective par la rencontre de différentes opinions. » Je demande à Kiki Deramo quels films ont été choisis. « Nous avons choisi des films sur lesquels nous pouvions ensuite discuter : Cinema Paradiso, Le facteur, The Truman show, The Wall, d’Alan Parker, et Le Cercle des poètes disparus. Je crois que nous ne nous sommes pas trompés. » « C’était une expérience très utile et intéressante pour tous. Nous espérons qu’il sera encore possible de la répéter cette année », souhaite Sisi. (Carlos Mana)
31 Jan 2012 | Senza categoria

Ces faits, du 30 janvier, font craindre que ce qui est arrivé à Marisa Baù se soit malheureusement terminé différemment de ce qui, à Côme et à Locarno, avait fait naître un espoir.
En effet, dans la soirée, la police suisse a informé les responsables de Montet qui, à leur tour, ont averti la famille, qu’un corps, en tout compatible avec celui de Marisa Baù, avait été découvert. Il se trouvait dans un hangar agricole situé dans la localité voisine de Cugy, à un kilomètre et demi du Centre.
Les causes du décès doivent être éclaircies et l’on attend l’identification officielle. Les circonstances de la mort devront être éclaircies par les médecins légistes, de l’hôpital du canton de Fribourg où le corps a été transporté.
30 Jan 2012 | Non classifié(e)
29 Jan 2012 | Non classifié(e)
Le Congo/RDC est situé au centre de l’Afrique. Soixante millions d’habitants sur un territoire cinq fois plus grand que la France. C’est un pays potentiellement très riche, mais en réalité très pauvre.
Après une dictature de plus de trente ans, avec des conséquences négatives sur le plan économique, social et politique, le pays a célébré les secondes élections démocratiques.
Cette terre est habitée par des personnes qui accueillent avec joie l’annonce de l’Evangile.

Marisa, focolarine, raconte: «Je suis allée dans une province très éloignée, celle de l’Équateur. L’Evêque, ami du Mouvement des focolari, nous avait invités plusieurs fois, car depuis trente ans, aucun membre du focolare n’avait pu y retourner en raison de l’éloignement. Ensuite, sur place, dans un autre diocèse à côté, où nous pensions qu’il n’y avait qu’une petite communauté de 10 personnes, nous avons eu une surprise: j’apprends que depuis des années existe une de nos communautés qui vit sur l’autre rive du fleuve Congo. Malgré les différentes vicissitudes dues à la guerre et au départ des missionnaires, elle est restée unie. Avec quelques uns d’entre eux, nous traversons le fleuve en pirogue pour les rejoindre. Nous découvrons une communauté très active qui, avec une grande fidélité, se retrouve chaque semaine. Ils vivent de nombreuses expériences: par exemple, ils parcourent des kilomètres à pied pour visiter un malade et prendre soin de lui en se relayant avec d’autres de la communauté, ils s’occupent des veuves et des orphelins… Ce témoignage attire et convertit. Ils connaissent l’histoire de Chiara Lubich qui leur a été racontée il y a longtemps et qu’ils continuent à se transmettre oralement. Quelques uns se rappellent vaguement les débuts du Mouvement des focolari. Mais, quand ils découvrent combien il s’est diffusé en autant de points sur la terre, ils sont émerveillés. Là, comme en beaucoup d’autres lieux, nous faisons l’expérience que la Parole vécue crée la communauté, avec des conversions radicales et des expériences de pardon et de réconciliation. Durant ces années, la communauté s’est agrandie et des jeunes en font partie. Dans ces endroits, il est difficile de maintenir des contacts stables parce qu’il n’y a même pas le téléphone. Et comme la Poste n’existe pas non plus, nous écrivons et essayons de faire parvenir les lettres par l’intermédiaire de personnes qui se déplacent.»
Un peu d’histoire. L’idéal de l’unité des Focolari est arrivé au Congo/RDC dans les années 60. Malgré l’extension du territoire, il s’est répandu dans presque toutes les provinces grâce aux missionnaires, comme le Père Quintard à l’Est, le Père Enrico Casali pour la Province Orientale, Sœur Roseline à Kikwit, le Père Giovanni Santolini à Kinshasa, le Père Angelo Pozzi à Lubumbashi, le Père Arthur Duvernay des missionnaires Scheutistes de la Belgique, et beaucoup d’autres. A partir des années 70, les focolarini et focolarines du Cameroun et de l’Italie ont fait de fréquents voyages et animé des écoles de formation, des Mariapolis (rassemblements d’été), des rencontres pour les familles et des congrès pour les jeunes.
En 1991, le premier focolare féminin a été ouvert à Kinshasa et en 2004 le premier masculin. Le focolare féminin de Lubumbashi a été inauguré en 2011: c’est le point d’irradiation du Mouvement pour la province de Katanga, au sud.

Avec le déménagement de deux familles focolare, à Kikwit pour la province de Bandundu, et à Goma pour le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, il a ensuite été possible de répondre à l’importante nécessité de suivre la grande famille de Chiara dans ce vaste pays. Une famille qui, malgré les difficultés, a toujours pu avancer en restant unie.
Aujourd’hui les membres du Mouvement au Congo/RDC promeuvent beaucoup d’initiatives, même sociales, pour répondre au besoin extrême d’alimentation et d’éducation surtout des enfants. Parmi celles-ci, l’œuvre sociale «Petite Flamme» est présente en plusieurs endroits du territoire et le centre médical «Moyi Mwa Ntongo», qui signifie, dans la langue locale, «Aube du matin». Tout un programme, pour un pays en chemin, ouvert à l’espérance!
29 Jan 2012 | Focolare Worldwide
Avec l’initiative Petite Flamme, le Mouvement des Focolari au Congo–Kinshasa cherche à offrir sa contribution pour trouver une solution à l’un des problèmes les plus graves du pays : le besoin extrême de soins, d’éducation et d’une nutrition saine pour beaucoup d’enfants. Les origines du projet remontent à 1993, lorsqu’un petit groupe de Congolais met en commun son argent pour donner une instruction à quelques enfants pauvres. Petite Flamme naît officiellement trois ans plus tard à N’dolo, un quartier de Kinshasa où se trouve un camp militaire avec 750 familles dans le besoin. Les deux premières classes d’école maternelle sont ouvertes, ainsi qu’une troisième dans le quartier Masina. De nombreux élèves sont précisément les enfants des militaires.
L’objectif initial est de donner une instruction, mais on se rend tout de suite compte que les enfants sont mal nourris. On commence à fournir un repas par jour et ensuite les soins médicaux nécessaires. Les années suivantes, Petite Flamme ouvre de nouveaux centres, élargit le cycle scolaire et étend son intervention aux adolescents et aux familles. En 2002, commence également l’expérience de « l’école sous l’arbre » : 16 classes sous 16 différents arbres, faute d’autres structures. Actuellement, Petite Flamme accueille dans ses institutions 1900 enfants environ. Elle comprend des écoles maternelles et primaires ; il y a aussi une école pour enfants aveugles et une autre pour enfants sourds-muets. Les sites se trouvent dans des quartiers très peuplés ou dans la périphérie de Kinshasa, où la pauvreté est extrême. Récemment, deux nouvelles écoles se sont ouvertes : à Idiofa, dans le Bandundu, à 750 km de Kinshasa, et à Kisantu, dans le Bas-Congo, à 160 km de Kinshasa. À Kikwit, toujours dans le Bandundu, Petite Flamme œuvre dans un milieu rural et pauvre. À cause de la pénurie d’eau, une grande citerne et deux jarres ont été construites pour recueillir l’eau de pluie pour la préparation du repas quotidien.
Le projet est soutenu par différents organismes et ONG et surtout par le programme de parrainage « Soutien à distance » d’Action pour Familles Nouvelles (AFN). Tous les enfants sont suivis avec un programme éducatif, un repas quotidien et une assistance médicale régulière. Une fois intégrés dans les écoles supérieures, les jeunes sont accompagnés avec un programme de soutien. 2005. Naissance du Centre médical « Moyi Mwa Nasce », qui signifie « Aube du matin » dans la langue locale. Ouvert en 2005 à Limete, quartier central de Kinshasa, il est soutenu par Action pour un Monde Uni (AMU). Il offre des services de qualité à des prix accessibles, non seulement aux enfants de « Petite Flamme », mais aussi à tous les malades qui font appel à ses services. Il a aussi des conventions avec différents organismes locaux.
En plus des cabinets de consultation, le Centre est doté d’un laboratoire d’analyses, d’une pharmacie et d’un hôpital de jour avec 15 lits. Un de ses points forts est le service d’ophtalmologie ambulatoire, parmi les plus avancés de la région, particulièrement important pour le traitement et la prévention de la cécité, maladie très répandue ici. Enfin, il y a au Congo–Kinshasa beaucoup d’autres initiatives pour diffuser les valeurs de la fraternité à travers des actions concrètes, comme celles poursuivies par quelques membres du Mouvement de Goma (province du Nord-Kivu) dans le domaine de l’agriculture, du microcrédit et de l’instruction.
26 Jan 2012 | Non classifié(e)
Avertissement : toutes les informations géocodifiées figurant sur ce site sont purement indicatives. Les objets représentés (par exemple les lieux de rencontre et autres) et les systèmes de localisation ou de navigation peuvent être imprécis ou erronés pour la recherche d’adresses, de positions, de distances, d’indications et d’orientation.
24 Jan 2012 | Focolare Worldwide
Le projet sur les langages de la communication publicitaire est arrivé à la quatrième des huit rencontres prévues.
Au total, 600 jeunes ont participé jusqu’à aujourd’hui. Après le parcours introductif, avec l’analyse de spots et de campagnes publicitaires italiennes et étrangères, le projet a continué avec deux ateliers d’approfondissement : sur l’utilisation de l’image féminine dans la publicité (avec la psychologue Anna Granata et l’anthropologue Anna Casella) et sur l’influence de la mode sur les comportements des jeunes (avec la ballerine Liliana Cosi et le psychologue Ezio Aceti).
Lors de la quatrième étape, Raffaele Cardarelli, publicitaire, expert en communication et membre de Net-One, a amené les jeunes – 400 lycéens – à l’analyse approfondie des études et des mécanismes qu’on trouve « dans les coulisses » d’un spot publicitaire, dévoilant les stratégies mises en place dans le but de convaincre les destinataires de la communication. « Nous sommes entrés dans la partie technique du parcours, commentait un des participants. Maintenant nous commençons à avoir plus d’élément pour poursuivre le travail qui nous attend. » « Il est intéressant et presque inquiétant de découvrir ce qui se cache derrière un spot publicitaire, a commencé un autre. Je veux connaître ces mécanismes pour avoir plus de sens critique et influer sur notre monde ! »
Avec cette rencontre, le projet « Action, on tourne ! » arrive à un tournant décisif : des analyses théoriques, les jeunes passeront durant les prochains mois à la mise au point d’une véritable campagne publicitaire centrée sur des questions sociales particulièrement importantes dans leur ville (les dépendances, le rapport homme-femme, le multiculturalisme) qui seront analysées, dans une confrontation de plusieurs points de vue, aussi avec les représentants des institutions et des médias locaux. Pour chacune des trois thématiques sera ensuite réalisé un spot publicitaire qui suscite la fraternité et qui constituera le message final du projet offert à la population par les Jeunes pour un monde uni. Au cours de la rencontre, la participation au Genfest 2012 a été proposée aux jeunes comme une occasion future pour vivre en tant que protagonistes et contribuer à réaliser un monde plus uni.
23 Jan 2012 | Focolare Worldwide
En se référant au dialogue œcuménique, Chiara Lubich avait l’habitude de parler de dialogue de la vie, de dialogue du peuple. En somme, de quelque chose qui nait non seulement de la réflexion théologique, mais du fait de rester au coude à coude, de se fréquenter chaque jour. Et sur le banc d’essai de la vie, de mettre en pratique les enseignements de l’Evangile communs à tous les chrétiens : l’amour pour le prochain ; un amour qui ne connait pas les frontières ecclésiales, les frontières d’aucune sorte. En se référant à l’accord des personnes qui nait dans un contexte de ce genre, Chiara Lubich a dit : « Nous savons comment dans l’histoire, d’autres entreprises oecuméniques ont échoué, parce qu’il manquait cet accord essentiel à l’unité.
Lorsque le Mouvement des Focolari a commencé à se répandre en Allemagne, les contacts avec les membres des autres Eglises furent immédiats. Et plus tard quand il a semblé tout à fait possible de construire une Cité-Pilote sur le modèle de Loppiano en Italie, mais habitée par des luthériens et des catholiques, l’idée semblait répondre à ce rêve d’une vie en commun marquée justement par l’amour chrétien. En 1968 cette idée prend forme à Ottmaring, à proximité d’Ausburg. La Cité-Pilote comprend une trentaine de constructions et un centre de spiritualité au service des nombreux visiteurs qui viennent constater ici l’originalité de cette vie communautaire œcuménique. Ce qui caractérise la vie au Centre oecuménique est l’unité en Christ et la diversité d’appartenances ecclésiales, dans un esprit de réconciliation. Environ 140 habitants vivent à Ottmaring. Ils appartiennent au Mouvement des Focolari et à la Fraternité de vie commune (Brunderschaft von gemeinsamen Leben) qui a ses origines dans le monde évangélique. Dans les deux groupes il y a des jeunes, des adultes, des familles et les communautés. Tous ont une expérience de foi et de tradition ecclésiale profondément différentes. Sont représentées également de nombreuses nationalités, diversité qui est un enrichissement pour tous. Dimanche 22 janvier a eu lieu à la Cité Pilote, l’habituel rendez-vous de la Semaine pour l’unité des chrétiens appelé « après-midi œcuménique ». L’évêque luthérien Johannesdotter a fait une intervention en présence des membres des communautés évangélique et catholique.
22 Jan 2012 | Focolare Worldwide
Le Mouvement des Focolari au Pérou est présent dans ses trois régions géographiques : la zone côtière, la chaîne de montagne andine et la forêt pluviale amazonienne.
Il y a trois centres du Mouvement : deux à Lima et un à Arequipa, ainsi que de nombreuses communautés disséminées dans tout le pays : Talara, Trujillo, Chiclayo, Lima, Ica, Arequipa et Tacna, avec environ 2000 membres au total.
Le Pérou est un pays très riche en ressources naturelles. Il a été le berceau de la civilisation inca et pré-inca qui a laissé une grande richesse culturelle et archéologique, comme les ruines du Machu Picchu, une des sept nouvelles merveilles du monde.
« Si nous grattons un peu nous découvrons que le Pérou est en petit format le monde entier ».
La Cordillère des Andes,avec ses hautes montagnes qui peuvent atteindre les 6800 mètres et qui traversent tout le pays, est le cadre naturel et le symbole des valeurs du peuple péruvien : fort, travailleur, avec un sens aigu de l’hospitalité, de la solidarité et d’une riche vie intérieure.
La famille reste une valeur sûre, et la vie est considérée et accueillie comme un don de Dieu, surtout pour l’amour et le sacrifice de la femme.
Dans ce contexte, le Mouvement Familles Nouvelles des Focolari soutient et accompagne la vie de la famille dans ses joies et ses peines. Le programme Adoption à Distance aide environ 300 enfants, provenant des endroits les plus pauvres des Andes.
Dans le pays, les jeunes et les enfants sont très nombreux. Ils représentent en effet 59 % de la population. Beaucoup ont été attirés par l’Idéal du monde uni et sont les protagonistes des initiatives les plus variées pour le rendre réalité.
Un peu d’histoire– En 1972, trois jeunes d’Arequipa participèrent à une rencontre du Mouvement en Argentine. Revenues très contentes après avoir expérimenté le style de vie évangélique, elles transmirent l’Idéal de l’unité à d’autres personnes en quelques mois. En 1981, une famille de Lima, après un contact avec le Mouvement à Bogotá (Colombie), a communiqué la spiritualité des Focolari à beaucoup d’autres familles. En 1982 se sont déroulées les premières Mariapolis péruviennes dans la ville d’Arequipa et, par la suite, à Lima et à Trujillo.
En 1989, dans une grande joie que tous partagent, est inauguré le premier focolare féminin à Lima et, en 1995, le focolare masculin. En 2001 s’est ouvert un nouveau centre à Arequipa, dans le sud du pays.
« Le peuple péruvien a une dignité ancestrale », commentait Bruna Tomasi, une des premières compagnes de Chiara Lubich – lors de sa visite en mai 2011. « Il semble aussi que dans la tradition religieuse des Incas on trouve des traces de la Règle d’Or », affirmait-elle.
En 2009, comme reconnaissance de la contribution offerte par la spiritualité des Focolari au Pérou, l’Université catholique pontificale de Lima a voulu décerner à Chiara Lubich le titre de Professeur honoraire à titre posthume. Et, le 31 mars 2011, un hommage lui a été rendu lors d’une conférence sur l’Économie de Communion.
21 Jan 2012 | Non classifié(e)
Toute une année d’Économie de Communion : les données et les nouvelles consignées dans le Rapport ÉdeC vont de septembre 2010 à septembre 2011.
Le rapport s’articule en trois parties :
- les entreprises
- la culture de communion
- les pauvres
rappelant les « trois tiers » de la répartition des bénéfices, pilier du projet ÉdeC.
Des données numériques et des graphiques très colorés et simples à interpréter accompagnent le récit de l’année du vingtième anniversaire du projet, par les protagonistes eux-mêmes. À relever : l’annexe contenant le sondage sur l’ÉdeC « Identité et futur », réalisé par Simona Di Ciaccio au cours de l’Assemblée internationale en mai 2011 au Brésil. Le rapport est disponible en ligne en italien : nous vous invitons à le télécharger et à le feuilleter. Bonne lecture ! http://www.edc-online.org/en/component/docman/doc_download/1216-rapportoedc2010-11.html
20 Jan 2012 | Non classifié(e)
« Nous vous envoyons quelques commentaires sur notre passage en Sardaigne fin 2011 » – écrit Tomek Mikusiński à la rédaction de www.focolare.org, en nous souhaitant une année « fructueuse et pleine de bonnes communications ». Une année qui, pour le groupe international, s’annonce riche en événements et en nouveaux projets. « Nous sommes en train d’enregistrer un nouvel album qui, nous l’espérons, sera dans les bacs fin mars en Italie et ailleurs – raconte encore Tomek – et qui accompagnera la tournée avec le concert « Dimension indélébile », revisité et modernisé ultérieurement du point de vue artistique. »
Une annonce en avant-première : « En parallèle, nous terminons la nouvelle comédie musicale et nous espérons aussi qu’elle sera disponible fin 2012 ou début 2013 ». À la fin de cette période, que le Gen Rosso appelle « travail à la maison », jusqu’au 14 mars, le groupe partira pour l’Espagne, pour deux bons mois, pour ensuite voyager dans trois continents, pour des tournées plus ou moins longues: de l’Europe (République tchèque, Belgique et Allemagne), à la Chine et à l’Australie. Et maintenant, faisons un bond dans le passé, au dernier concert de l’année, à Villacidro (50 km de Cagliari, en Sardaigne). Le Gen Rosso y a présenté le concert « Dimension indélébile » le 29 décembre 2011, dans le contexte de la XXVe Marche pour la Paix et des récents événements au Nigeria et en Syrie, qui montrent à quel point le chemin de la paix a besoin de fort soutien.
Le thème de la Marche était « Éduquer les jeunes à la paix », donné par Benoît XVI pour la Journée mondiale de la Paix le 1er janvier 2012. Plus de 2000 personnes ont assisté au concert, qui concluait la Marche, dans un hangar qui est normalement utilisé pour le marché de gros. « Le cadre était assez insolite pour les prestations artistiques (et non pour les petits problèmes techniques) – raconte le Gen Rosso – mais la chaleur et l’enthousiasme des jeunes sardes nous ont tout de suite fait oublier toutes les difficultés. » « Un autre monde est possible, une autre humanité existe déjà… MERCI de tout cœur ! » a écrit quelqu’un après le concert. Dans la zone industrielle, le jour suivant, 30 décembre, journée de réflexion et d’engagement pour les jeunes sardes. Les Jeunes pour un monde uni sont les instigateurs de cet événement et, avec le Gen Rosso, ils ont conduit les ateliers et les Workshops avec des jeunes venus de différentes provinces de la Sardaigne. « Merci Gen Rosso – Merci les gars !!! Magnifique concert… un merci de la part de tout le peuple sarde… un merci infini !!!!!!! »
18 Jan 2012 | Focolare Worldwide
« Un grand bonjour de la Bulgarie !! Nous voulons vous raconter où en est notre préparation pour le Genfest. Lorsque nous avons appris que le slogan était « Let’s bridge », nous nous sommes demandé comment nous pouvions construire des ponts, ici, à Sofia. Nous avons pensé aux réfugiés, qui viennent surtout du monde arabe. Ils sont musulmans pour la plupart. Certains sont là depuis peu de temps, d’autres depuis des années déjà. Mais, malheureusement, bon nombre d’entre eux n’ont pas beaucoup de contacts en dehors de leur groupe.
Une de nos amies, réfugiée de l’Irak, qui travaille dans le comité pour les femmes réfugiées, nous a dit leur désir de mieux connaître notre culture et aussi d’en apprendre plus sur la tradition bulgare de la « fête de l’arbre ». Nous avons donc organisé une rencontre le 10 décembre. Nous étions 30, dont une vingtaine de réfugiés, surtout de l’Irak, mais aussi du Liban, de la Libye et de l’Afghanistan. Le programme consistait en une présentation de nos traditions de Noël, aussi au niveau gastronomique. Nous avons commencé par un jeu pour apprendre à nous connaître : une pelote de laine passait de main en main, ainsi chacun disait quelque chose sur lui : son nom, son origine… suffisant pour briser la glace et commencer à créer un rapport entre tous.
Nos amis réfugiés se sont sentis accueillis et aimés. Ils étaient émus par tout ce qui avait été préparé pour eux et ils n’arrêtaient pas de nous remercier.
« Même si en Irak ils peignent les œufs pour Nouvel An et nous en Bulgarie pour Pâques, même s’il y a d’autres différences de coutumes et de fêtes, nous avons tous senti que quelque chose œuvre dans le monde entier avec la même force et la même lumière : l’amour. Notre amour envers l’autre, envers cette personne que tu connais depuis des années avec tous ses défauts ou envers celui que tu rencontres pour la première fois, que tu ne connais pas encore, mais, dans ses yeux, malgré tout, tu peux voir Jésus ». La rencontre s’est terminée par le partage de délicieux plats du monde entier, avec différents contes, de la joie et de la gratitude. Nous espérons avoir réussi à faire sentir à ces chères personnes qu’elles sont les bienvenues et qu’elles peuvent se sentir ici chez elles. » Les Jeunes pour un monde uni de la Bulgarie
16 Jan 2012 | Non classifié(e)
« Je suis venue dans cette zone et quelque chose a explosé. Une idée est née : Dieu nous a vraiment donné une nouvelle sorte d’œcuménisme. Il existait auparavant l’œcuménisme de la charité, ou mieux, le dialogue de la charité : Athënagoras apportait des cadeaux au pape et le pape apportait des cadeaux à Athënagoras, à Istanbul. Ramsey apportait des cadeaux au pape et le pape donnait ses cadeaux… c’était le signe d’un rapprochement. Il y avait aussi le dialogue de la prière. Nous prions ensemble, surtout lors de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Il y avait encore le dialogue théologique qui est freiné en de nombreux endroits ; ici aussi en Angleterre, il est un peu freiné. Nous nous sommes rendu compte, surtout ici, après notre séjour, que nous avons un quatrième dialogue, une quatrième ligne. Notre dialogue est le dialogue de la vie, le dialogue d’un peuple dont font déjà partie des catholiques, des anglicans, des luthériens, des réformés, etc., d’un peuple qui est déjà uni (…). C’est « le » peuple chrétien du deuxième millénaire, le peuple d’aujourd’hui. Notre manière de vivre l’œcuménisme consiste à éveiller chez les chrétiens leur instinct chrétien, à nous lier tous les uns aux autres, car la bouteille est presque pleine et, ensemble, faire progresser ce peuple. Il y a déjà plusieurs que le pape nous dit : « Vous êtes un peuple », mais il le disait en ce sens : « car vous êtes très nombreux ». Maintenant nous sommes quatre fois plus nombreux qu’alors (…). Mais pour nous, quel peuple sommes-nous ? Le peuple chrétien. C’est ce que nous sommes. Je disais l’autre jour, en parlant aux focolarini, en présence de Lesley et Callan (deux focolarini anglicans) : « Qui me séparera de Lesley et de Callan ? Personne ! Car c’est le Christ, Jésus au milieu de nous qui nous a unis. Personne ne nous séparera ! » Or, qui parle de cette manière parmi les chrétiens, en pensant aux relations entre orthodoxes, catholiques, luthériens, etc. ? Chacun suit son propre chemin, chacun suit sa propre Église – c’est logique car c’est ce qu’il faut faire aussi ‑. Chacun s’occupe des personnes de sa propre Église, (…) de sa propre communauté ecclésiale[*], mais qui dit : « Personne ne me séparera, car le Christ nous a unis ? ». Le fait est que le Christ nous a unis et a fait de nous un seul peuple. C’est là la petite « bombe » qui a explosé ici, en Angleterre. Chers tous, merci aussi pour ces applaudissements – je ne remercie jamais pour les applaudissements ‑, car cela veut dire que vous êtes d’accord, que nous sommes d’accord ! » Chiara Lubich, Londres, 16 novembre 1996 – A la communauté des Focolari de la Grande Bretagne et de l’Irlande.
[*] Chiara dit : « alla propria corrente, alla propria denominazione »
16 Jan 2012 | Non classifié(e)
« J’aime être auprès des enfants, parce que ce sont ceux qui ont le mieux interprété mon Idéal », écrivait Chiara Lubich en 1955. Aujourd’hui, les enfants qui vivent l’Idéal de l’unité sont plus de 16 000 dans tous les continents. Dans une époque d’urgence éducative, ils sont une réponse vivante aux nombreuses questions que les adultes se posent aujourd’hui sur l’éducation, parce qu’avec leurs assistants ils témoignent un rapport nouveau : l’amour réciproque, comme a dit Jésus : « Aimez-vous comme je vous ai aimés ». C’était également le titre de l’école qui a réuni à Castelgandolfo, du 27 décembre au 3 janvier, une partie des responsables de la formation des Gen4, les enfants du Mouvement des Focolari ; 180 provenant aussi des États-Unis, du Vietnam, de l’Afrique du Sud – certains après plus de 30 heures de voyage – et d’autres du monde entier reliés via Internet.
Des enfants bombardés par des messages souvent « dé-formateurs », qui ne les respectent pas pour les caractéristiques de leur âge : comment leur donner une formation aussi humaine que chrétienne ? Des situations souvent difficiles vécues en famille, qui causent la perte de la confiance en l’adulte et, par conséquent, en Dieu : comment leur faire expérimenter l’amour de Dieu ? Ce sont quelques unes des questions sur lesquelles ont réfléchi les responsables durant la semaine de formation. « Notre méthode de transmission commence par nous-mêmes – synthétisent les organisateurs – en étant nous les premiers à mettre en pratique l’Évangile. »
Un échange fructueux d’idées et d’expériences, des approfondissements thématiques et psychopédagogiques concernant la lumière de la spiritualité collective, des expérimentations, la protection de l’enfance, des travaux de groupe et un dialogue plénier… Dans un climat de grand dévouement pour les enfants, ils ont relancé la volonté de participer de toutes leurs forces. « Les gen4 voyaient les gen plus âgés, les jeunes, qui se mobilisaient pour leur ville, Le Caire – racontent les formateurs égyptiens présents à la rencontre – et ils voulaient eux aussi à tout prix faire quelque chose. « Pourquoi ne pas apporter la paix et la joie ? », nous nous sommes dit. Nous avons acheté des fleurs à offrir aux passants. Avant d’aller dans la rue, les gen4 filles et garçons ont pensé aux phrases qu’ils voulaient dire en donnant les fleurs : « Lorsque tu manges un bonbon, si tu aimes l’Égypte, ne jette pas le papier par terre » ou des phrases similaires. Beaucoup – autant les chrétiens que les musulmans – restaient bouche bée… Un balayeur de rue a dit à une gen4 : « Une fleur pour moi ? ». « Oui, parce que je t’aime bien » et lui, ému : « C’est la première fois que quelqu’un m’offre une fleur » ». Du Brésil, une histoire touchante : Cristina, une gen4, souffre d’une maladie qui provoque une insuffisance cardiaque. Après une attaque cardiaque très grave cet été, elle a failli mourir. Les médecins l’ont soumise à de nombreux examens. Cristina est toujours très sereine, parce qu’après avoir entendu l’histoire de Chiara Luce Badano, elle n’a pas peur des visites ou des traitements qu’elle doit supporter. Lors d’un rendez-vous avec les médecins, l’un d’eux lui a dit : « Tu sais que tu étais très près des portes du Paradis ? » et elle : « Oui, je le sais, mais je ne suis pas entrée, parce que mon sac à dos n’était pas encore assez rempli d’actes d’amour ». Après cette réponse, le médecin a demandé à mieux connaître sa vie. Ce sont quelques uns des témoignages entendus durant la semaine de travail au service des nouvelles générations. Un parcours de formation complexe et délicat, poursuivi en collaboration avec les familles et les experts en différents domaines, qui nous interpelle tous.
15 Jan 2012 | Non classifié(e)

On peut retenir le 21 février 1966 comme la date des débuts du Mouvement des Focolari au Portugal, jour où sont arrivées à Lisbonne deux jeunes brésiliennes, pour ‘ouvrir’ le focolare. Il a été désiré dans cette ville par Chiara Lubich, afin de pouvoir accueillir les premiers focolarini qui partaient ou arrivaient de l’Europe, étant donné qu’à cette époque tous les vols de l’Amérique du Sud faisaient escale à Lisbonne. En 1967 arrivèrent aussi les focolarini, pour ‘ouvrir’ un second focolare.
Nombreuses sont les personnes qui ont connu la spiritualité de l’unité au Portugal durant ces années : adultes, laïcs, religieuses et prêtres, mais ce sont surtout les jeunes qui, attirés par une vie évangélique simple mais radicale, se sont lancés avec enthousiasme à communiquer la découverte qui a comblé, rempli leur vie : « Dieu est amour, Dieu nous aime immensément ». Portés par la présence de Jésus parmi eux, sans distinction d’âge, d’appartenance sociale, ils travaillaient dans les quartiers pauvres, organisaient des journées et des spectacles musicaux pour transmettre l’Idéal de l’unité, découvrant la possibilité de contribuer à la construction d’un monde plus uni. Est née ainsi une communauté semblable à celle des premiers temps où tout était mis en commun : les biens spirituels et matériels, les souffrances et les joies.
Le 25 avril 1974 avec la chute de la dictature de Salazar s’est terminée la guerre coloniale qui a duré 13 années. Le Mouvement a connu alors une grande expansion : les Mariapolis – rendez-vous caractéristiques des Focolari – ont vu affluer des milliers de personnes. De même les journées des jeunes, que ce soit à Lisbonne ou à Porto. Les vocations au focolare et aux autres choix d’engagements dans le Mouvement se sont multipliées, et celui-ci a commencé ainsi à se consolider.

Aujourd’hui le Mouvement compte plus de 2000 membres et des millier de sympathisants qui adhèrent à la spiritualité dans tout le pays (îles incluses), avec 10 focolare, à Lisbonne, Porto, Coimbra, Faro, et la cité-pilote Arco Iris à 50 km.de Lisbonne, cœur palpitant du Mouvement au Portugal.
Certains pionniers des Focolari au Portugal ne sont plus, mais leur témoignage a laissé un parfum d’amour évangélique authentique. D’autres ont mis leur vie à la disposition de Dieu pour construire l’unité et la fraternité universelle dans le monde. Il y a aujourd’hui des focolarini portugais au Japon, au Vietnam, au Pakistan, au Liban, en Syrie, au Brésil, au Chili, au Paraguay, aux USA, au Canada, en France, en Autriche, en Italie, en Suisse, en Belgique…
Edition : comme instrument de diffusion et de formation à la spiritualité, en 1973 naît la maison éditrice Cidade Nova. Avec les textes de Chiara Lubich et d’autres auteurs, environ 83 titres ont été publiés jusqu’à maintenant. Née en 1976 la revue Cidade Nova est devenue en 2006 une publication mensuelle.
Domaine ecclésial : Le Mouvement des Focolari au Portugal se caractérise par sa participation, au niveau local et national, aux différentes activités et organisations ecclésiales. Il fait partie du Conseil national des Associations des Laïcs, il est présent dans les commissions diocésaines de la pastorale de la famille, des jeunes et de l’œcuménisme.
Domaine social : l’ONGAcçoes para um Mundo Unido (AMU Portugal), soutient différentes activités dans plusieurs quartiers désavantagés et avec des difficultés d’intégration. En outre, il met en œuvre de micros projets d’auto-développement dans les PALOP (pays africains de langue portugaise) et offre des bourses d’études aux jeunes de ces pays.
Familles : le Mouvement Famille Nouvelle des Focolari, porte de l’avant – comme dans de nombreuses parties du monde – le projet ‘’Soutien à distance’’. Au Portugal 73 enfants africains, asiatiques et latino-américains sont ainsi soutenus.

Economie de Communion : Suscitée par Chiara Lubich en mai 1991, au Brésil, comme une réponse aux graves problèmes de déséquilibres sociaux et économiques, l’Economie de Communion (EdC) s’est étendue aussi au Portugal avec 12 exploitations qui décident librement d’investir leurs bénéfices sur trois fronts : aide aux plus démunis, formation à une ‘culture du don’ et développement de l’exploitation elle-même. Dans le Pôle d’entrepreneurs ‘’Giosi Guella’’, inauguré en 2010 et situé dans la Cité-pilote Arco-iris, (Arc-en-ciel) sont représentées certaines d’entre elles. L’association pour une Economie de Communion et l’AMU Portugal ont soutenu aussi une réflexion sur l’EdC, par l’intermédiaire de congrès et forums, réunissant régulièrement des spécialistes du milieu économique et social.

La Cité-Pilote Arco-Iris (Arc-en-ciel) située à Abrigada dans la commune d’Alenquer, est née en 1997 et est appréciée par l’Eglise et par les autorités civiles locales qui la considèrent d’intérêt public. Le Cardinal Patriarca de Lisbonne, présent à l’inauguration, a manifesté alors le souhait ‘qu’elle soit un point fixe d’unité, dans la communion, pour démontrer que l’unité entre tous est possible’. Ses habitants sont environ 50 : adultes, familles, jeunes, enfants, et un prêtre qui, selon le désir du cardinal est aussi le curé d’Abrigada. C’est un chantier ouvert, où l’on cherche à actualiser la spiritualité de l’unité ou de communion, à travers les expériences concrètes de l’Evangile vécu. Lieu de rayonnement qui va bien au-delà des membres du Mouvement des Focolari. Il touche aussi les jeunes qui, les 1er mai, se réunissent par centaines pour une journée de partage et de fête. Espace privilégié de dialogue avec le monde civil et avec les personnes d’autres convictions et cultures.
13 Jan 2012 | Focolare Worldwide
«J’étais en train d’étudier pour l’interrogation d’histoire en classe et je n’arrivais pas à me concentrer ; il y avait beaucoup de pages et je pensais qu’il serait difficile d’arriver à tout terminer. Pour aggraver la situation, un sms venant de quelques amis arrive : ils me demandent de l’aide pour un devoir de mathématiques. Je relis le message, pense à toutes les pages d’histoire et suis prêt à leur répondre que je ne peux pas les aider. Quelques secondes après, cependant, quelque chose au-dedans de moi me fait comprendre que je suis en train de perdre une occasion d’aimer des amis en difficulté. Instinctivement je m’étais mis à la première place, en oubliant combien il est important d’aider les autres. Je ferme le livre d’histoire et me précipite chez l’un d’eux, où ils étaient réunis. Je m’y mets avec application et les aide jusqu’à tard dans la soirée. Rentré à la maison, il n’est plus temps d’étudier l’histoire, comment vais-je faire mon devoir ? Je confie tout à Dieu, croyant qu’il trouvera une solution. Le lendemain, quelques camarades de classe demandent à l’enseignante si elle peut repousser le devoir ; à l’évidence, je ne suis pas le seul à ne pas avoir étudié. L’enseignante, habituellement intransigeante, décide de repousser le devoir. Simple hasard ? Je ne crois pas ! Je pense plutôt que l’acte de confiance fait le soir précédent, a été providentiellement récompensé par Dieu ! ». (S. G. – Italie)
12 Jan 2012 | Focolare Worldwide
Plus de 200 jeunes étaient représentés de 21 pays de l’Afrique sub-saharienne. « On parle souvent des nombreuses langues présentes sur le sol africain et pourtant nous nous comprenons très bien! », écrivent-ils, « parce que Chiara nous a enseigné une seule langue ; celle de l’amour ». Pour la première fois, quelques représentants des Gen africains (filles et garçons) ont pu se rencontrer et se reconnaître comme la réalisation du rêve de Chiara Lubich, presque une prophétie, qu’elle exprima voilà une vingtaine d’années dans cette cité-pilote : qu’un jour, cet endroit serait un témoignage vivant de la lumière du charisme du Mouvement des Focolari : l’unité. L’ouverture officielle – en présence des responsables du Mouvement Gen international, Geppina Pisani et Marius Müller, ainsi que des responsables de la cité-pilote Piero, Else Castellitto et Joseph Kinini – est une véritable explosion de joie et de couleurs, avec la présentation de chaque zone géographique. Par groupe, les Gen, montant sur la scène, détachent d’un grand panneau représentant le continent africain, le morceau correspondant à leur nation et y déposent leur drapeau. Le résultat : la photo de Chiara Lubich souriante, vêtue à l’africaine, et devant elle, les différents drapeaux. Ils écrivent : Chiara nous sourit, on a vraiment l’impression qu’elle porte tous nos peuples à Dieu ! ».
Au coeur d’une crise mondiale qui n’épargne pas l’Afrique, un continent déjà durement éprouvé, les Gen n’ont pas reculé et ont, avec détermination, dépassé mille difficultés pour rejoindre le Kenya depuis des endroits parfois éloignés de milliers de kilomètres, certains accomplissant des voyages de trois jours en autocar sur des routes défoncées, comme les Gen du Congo, du Malawi, d’Ethiopie et du Sud-Soudan. « Quand nous avons appris qu’aurait lieu ce congrès, nous nous sommes tout de suite rendus compte qu’il faudrait beaucoup d’argent » – racontent les Gen nigérians – « Cependant cette fois-ci nous ne voulions pas demander de l’argent sans avoir fait notre part. Nous avons réalisé divers travaux, même si beaucoup d’entre nous devaient aussi continuer à étudier à l’Université : des ventes d’objets, des travaux des champs, la préparation d’un calendrier où nous avons raconté nos expériences, dont la vie de Chiara Luce, que beaucoup ont apprécié. Ainsi nous avons pu financer le voyage de 12 d’entre nous ». « Notre pays est en train de traverser une très grave crise économique et politique – nous disent ceux de la Côte d’Ivoire – mais notre présence est la preuve de la Providence de Dieu qui nous a accompagnés ».
Le 29 décembre, une liaison Internet “2 ways” avec la présidente des Focolari Maria Voce: un moment de grande joie pour elle et pour tous les présents. « Je ressens beaucoup de joie de vous coir aussi nombreux et de vous sentir aussi engagés pour notre Idéal : c’est la chose qui me donne le plus de joie. Il me semble que votre présence est un signe de grande espérance, parce que les nouvelles générations sont la présence de l’Œuvre, elles sont la présence de l’Eglise, elles sont l’espérance de l’humanité ; et j’ai vu que je ne suis pas la seule à le ressentir, parce que le Pape, lui aussi, continue de dire cela ». Une demi-heure de dialogue et de communion intense avec elle durant laquelle les Gen expriment leur joie de faire cette expérience d’unité et présentent les projets élaborés durant ces journées. En conclusion de ce moment, ils lui chantent une chanson dédiée à Chiara Lubich : « Chiara, lumière de l’Afrique ». En réponse, Maria Voce dit: « Comptez toujours plus sur cette lumière forte qu’est la présence de Jésus parmi vous et c’est lui qui vous aidera à témoigner de votre unité, même au milieu des difficultés, sans peur ».
Dans le message qu’ils lui envoient à la fin du Congrès, ils écrivent : « Pour beaucoup d’entre nous qui n’ont pas connu Chiara personnellement, notre rencontre avec toi aujourd’hui a confirmé que Chiara est toujours parmi nous, elle est toujours avec nous. Nous avons senti son amour personnel à travers tes encouragements et ta confiance. Nous sentons que tu nous comprends à fond, tu es très proche de chaque Gen… Nous sommes conscients que la vraie bataille commence maintenant que nous rentrons dans nos pays, mais ici nous avons eu toutes les réponses dont nous avions besoin…Tes paroles « N’ayez pas paur » nous aideront à porter Jésus à tous. Nous repartons avec la joie de la redécouverte de l’appel à travailler pour porter l’unité dans le monde autour de nous ». En tous, il y avait la conscience de vivre un moment historique, de faire une expérience de vie et d’unité qui dépasse les divisions entre les pays en conflit depuis des années, les inégalités et les injustices dans le domaine social et économique, se sentant protagonistes, avec tous les autres, chacun unique et irremplaçable, pour la construction d’un monde plus uni. [nggallery id=83]
12 Jan 2012 | Non classifié(e)
Histoire et prophétie: deux yeux avec lesquels l’humanité contemple le scénario de son drame: un qui regarde le passé et l’autre le futur, pour régler le présent. On pourrait dire que la prophétie est la vision de Dieu et l’histoire celle de l’homme. Ainsi l’histoire est une épitaphe des morts et la prophétie est l’ardent désir de libération de la mort à la vie: le désir de paix. Cependant Christ est venu. Au-dessus de son berceau, dans la nuit des temps, les anges ont chanté: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes». La gloire pour Dieu au ciel est la paix pour les hommes sur la terre. La paix est la gloire des hommes. La gloire est la paix de Dieu. Or Christ a indiqué la paix. «Christ est notre paix…, artisan de paix», venu «porter la bonne nouvelle de la paix», comme le dit Paul aux romains, qui sont des hommes de guerre. Sa révolution est la découverte du frère, découverte faite à la lumière de la charité et le fruit de la charité est la paix. Sa loi est le pardon, et le pardon brise les pulsions de guerre. La guerre révèle, en celui qui la provoque, un athéisme réel, une révolte contre Dieu. Une des béatitudes évangéliques proclame: «Bienheureux les pacifiques, car ils seront appelés fils de Dieu». Les pacifiques sont des faiseurs de paix: parce que la paix se fait, se produit, elle est ce qu’il y a de plus précieux dans le cycle de la production de la civilisation. Le chrétien est un producteur de paix, qui reconstruit indéfiniment dans le tissu des siècles, donc il reconstruit sans cesse la vie, en faisant «guerre à la guerre», comme le dit Pie XII, pour combattre son ennemi qui est la mort.
Mais il y a paix et paix. Une est vie, l’autre est mort. «Je vous laisse la paix – dit Jésus – je vous donne ma paix, ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne». Celle du monde est fondée sur la guerre, celle du Christ est don de l’amour. A cet égard, la paix et la guerre naissent dans le coeur de chacun d’entre nous. Dans le monde, trop de peuples répètent encore avec les prophètes: «Nous avons attendu la paix et il n’y a aucun bien à espérer. Nous avons attendu le temps de la santé et du remède aux souffrances, mais ce sont de nouvelles peurs et perturbations qui arrivent. Nous avons attendu la lumière et nous voici encore dans les ténèbres… Nous avons attendu la justice et il n’y en a pas, la santé, et celle-ci est encore bien loin de nous». Civilisation et paix s’identifient, comme guerre et barbarie s’accompagnent. Aujourd’hui, il faut une prophétie – c’est-à-dire une vision d’amour et de rationalité – qui crie sur la tête des responsables les dangers imminents auxquels leur sottise – leur peur – peut nous exposer. Si dans le corps de l’humanité coule le sang du Christ, il nous libèrera du mal. A la ville de l’homme d’aujourd’hui, comme à la Jérusalem d’hier, Il continue à dire: «Oh si tu connaissais toi aussi – dès aujourd’hui – ce qui est utile pour ta paix!”. Dès aujourd’hui, parce qu’il n’y a plus de temps à perdre. Ce qui sert pour la paix, c’est la rationalité humaine avec la rationalité divine, qui est en substance la charité. Le sang de la Rédemption, qui nous rend consanguins du Christ et donc consanguins entre nous, nous pousse à recomposer la famille, la communauté, à arriver à l’unité. D’ailleurs, une unification universelle est en train de s’opérer: uniques et communs sont les idéaux de liberté, de justice, de paix qui aujourd’hui secouent et élèvent noirs et jaunes, prolétaires et travailleurs de tous pays et toutes conditions. Sur leur agitation, qui forme l’histoire dramatique de notre temps, l’invitation prophétique du Christ : «Que tous soient un !» devient de plus en plus pressante. Igino Giordani
10 Jan 2012 | Non classifié(e)

Marisa Baù, focolarine italienne résidente en Suisse, n’a toujours pas été retrouvée. On a perdu sa trace depuis le 20 décembre dernier. Ces dernières semaines, les recherches ont été prises en charge par la police suisse de Fribourg, en contact avec les responsables du Centre des Focolari de Montet (Broye) – où Marisa vit depuis plus de 15 ans ainsi qu’avec ses proches.
Au niveau local, on a assisté à une grande mobilisation pour trouver le moindre indice qui puisse permettre de la retrouver. Les amis et connaissances patrouillent régulièrement dans les environs de Montet où Marisa aurait pu aller.
L’avis de disparition a été diffusé auprès des gardes forestiers, des associations de chasseurs, de pêcheurs, de randonneurs ou les ornithologues de la région de Fribourg. De même, les nombreux campings qui se situent aux abords du lac de Neuchâtel ont été alertés.

La nouvelle, comme on peut l’imaginer, a été répercutée dans le monde focolarino et parmi les amis et connaissances de Marisa. A travers les canaux officiels des Focolari sur les réseaux sociaux, s’est mise en action une chaîne de communion et de prière et des actions concrètes pour diffuser de façon capillaire tous les renseignements utiles pour mener les recherches. « Même en Suède, nous prions », “Rezamos por ella aquí en Berazategui, Argentina”; “De la Colombie, nous prions chaque jour. Nous demandons au Ciel avec foi !”; “Depuis l’Espagne, nous prions aussi pour qu’elle revienne”; “Tante Marisa, tu nous manques!”; “Je prie pour que ton ange gardien soit à tes côtés et pour que tu nous donnes un signe pour nous mener jusqu’à toi”; “Marisa … tu as suivi ton étoile, tu as parcouru les routes du monde en réalisant le rêve de ta vie : être au service du prochain, par amour. Maintenant c’est nous qui cherchons une étoile à suivre pour te retrouver.” Ce sont quelques uns des messages qui sont arrivés.
Le 20 décembre, Marisa qui, au moment de sa disparition, travaillait comme formatrice et responsable de production de l’atelier artistique du Centre, était à peine rentrée d’une semaine de travail au Brésil. Le matin de ce jour-là, elle décida de faire une promenade dans la campagne autour de Montet. Elle sortit vers 11h00 mais ne revint pas. Après une première recherche faite à l’heure du déjeuner par les personnes du Centre, la police fut avertie et commença les recherches à l’aide des chiens durant l’après-midi.
Renseignements sur Marisa Baù
Elle est née le 12.05.1963 et domiciliée à Montet (Broye).
Ses signes particuliers sont les suivants:
D’apparence maigre, 163 cm, cheveux mi-longs roux ondulés, yeux verts. Au moment de sa disparition, elle portait un manteau d’hiver noir avec une capuche, un jean, pull noir et des bottes. Elle s’exprime en italien et en français. Quiconque serait en mesure de fournir des renseignements utiles pour le retrouver est prié de contacter la Police Cantonale de Fribourg au numéro de téléphone suivant : +41 (0) 26 305 17 17 ou sur auprès de n’importe quel poste de Police (117/112).
8 Jan 2012 | Focolare Worldwide
En partant de Rome, après 12 heures de vol vers l’Est, on arrive à l’ultime péninsule de terre ferme du continent asiatique: la Corée, “le pays du matin calme” comme on l’appelle aussi. Ce pays est l’unique au monde à être resté divisé entre Nord et Sud. La Corée du Sud, avec ses 48 millions d’habitants dont 12 millions dans la capitale Seoul, a accueilli le Mouvement des Focolari dans les années 60. Après l’ouverture du premier focolare en 1969, le Mouvement s’est rapidement diffusé sur toute la péninsule, touchant tous les âges et tous les milieux sociaux. On compte aujourd’hui 5 centres à Seoul, 2 à Daegu et un Centre de rencontres et de formation à Kyeonggido. Voici quelques échos qui peuvent donner une idée de la vie du Mouvement en Corée aujourd’hui.
Dialogue interreligieux. C’est une caractéristique typique d’un pays culturellement lié aux grandes religions, comme le Bouddhisme et le Confucianisme, avec une forte présence également des chrétiens. Signalons le dernier fait significatif en ce domaine : Han Mi-Sook, focolarine, membre de la Commission du dialogue interreligieux de la Conférence épiscopale coréenne (CBCK http://english.cbck.or.kr/), accompagné le vénérable Ja Seung, président du « Jogye Order » du bouddhisme coréen et le docteur GunDuk Choi, président de l’association du Confucianisme, à la rencontre d’octobre dernier à Assise à laquelle ils ont activement participé. Le président du Confucianisme et son collaborateur ont ensuite visité Loppiano, la cité-pilote internationale des Focolari et le Centre du Mouvement à Rome. « Je vous souhaite – a-t-il dit – que se réalise votre rêve : « que tous soient un » ».
Initiative sociale. Il s’appelle “Haengbok Maeul – le village du bonheur”. Il s’agit d’une activité mensuel qui va de l’avant depuis 8 ans pour aider les travailleurs étrangers, les réfugiés de la Corée du Nord (plus de 20.000) et beaucoup d’autres personnes qui sont dans le besoin. Le projet offre divers services d’assistance médicale, de nourriture et de logement, des coiffeurs, les cours de langue coréenne, etc. « Dans un premier temps – racontent les volontaires engagés dans le projet – les personnes étaient méfiantes mais, désormais, elles se sentent aimées et, peu à peu elles s’ouvrent et apportent elles aussi, à leur tour, des aliments à partager ».
Politique et économie. Le Mouvement politique pour l’unité (Mppu) en Corée, est né en 2004 à l’initiative d’un groupe de parlementaires qui se rencontrent régulièrement une fois par mois au sein du « Forum politique pour l’unité », depuis 2008. Il s’agit d’un groupe de recherche, reconnu par le Parlement. Son activité s’est élargie à un « Forum Social », ouvert aux journalistes, avocats, fonctionnaires, médecins, économistes qui se réunissent au Parlement tous les deux mois avec la participation de 30 personnes en moyenne. Parmi les activités promues par le Mppu, notons la campagne pour la « purification du langage », en 2010. Une centaine d’étudiant en journalisme, de différentes universités, a observé le langage des hommes politiques et des députés durant les sessions politiques, les interviews et les discours. Cette étude a été un stimulant pour les politiques afin qu’ils soient plus attentifs dans leur manière de parler et elle a été récompensée par l’attribution d’une bourse. Le Mouvement politique pour l’unité est aussi promoteur de 2 écoles pour de jeunes politiciens et étudiants intéressés : le programme prévoit 10 cours et un total de 58 étudiants y participent déjà.
Economie de Communion. Née en 1991 d’une intuition de Chiara Lubich, l’Edc a suscité un grand intérêt en Corée, non seulement auprès des entrepreneurs mais aussi chez beaucoup d’étudiants, chercheurs et professeurs d’économie. Actuellement il existe 8 entreprises qui adhèrent au projet de l’Edc en Corée. 4 autres sont très intéressées et veulent devenir des entreprises actives dans ce projet. 23 coréens ont participé au Congrès international de l’Edc au Brésil, à l’occasion du 20ème anniversaire du projet. Un fruit immédiat : la traduction en coréen du texte “New Financial Horizons: The Emergence of an Economy of Communion”, de Lorna Gold. Visite de Maria Voce. En janvier 2010, la visite de la présidente du Mouvement des Focolari et du coprésident Giancarlo Faletti a réuni environ 1.700 membres durant deux journées de connaissance réciproque, de mises au courant, d’approfondissement de la spiritualité de l’unité et de fête joyeuse. Tous deux ont pu rencontrer différents évêques et, au Parlement, quelques hommes politiques du Mouvement politique pour l’unité. Au sein de la communauté coréenne, le vœu que Chiara Lubich avait fait lors de sa visite de 1982 a été renouvelé. Elle avait en effet souhaité que cette nation soit une “véritable locomotive” pour tout le continent asiatique: un défi qui demande un engagement de chaque jour. [nggallery id=82]
8 Jan 2012 | Focolare Worldwide
La communauté du Mouvement en Corée, en continuelle croissance, sentait la nécessité d’avoir un lieu où se former à la culture de l’unité et de la fraternité, où pouvoir se rencontrer et partager les expériences de l’Evangile vécu. Ainsi, en plus de la ‟Providence” arrivée en abondance, tout le monde s’est engagé dans différentes activités pour collecter des fonds et on a pu acquérir un terrain de 9779 m² pour construire le Centre Mariapolis selon les nécessités. Dans cet engagement, les plus actifs ont été les Gen 4, les enfants qui vivent la spiritualité du Mouvement, qui ont rempli avec fidélité leur tirelire, en faisant aussi des sacrifices. Le Centre Mariapolis ‟Marie Mère de Dieu”, qui se trouve environ à une heure de la capitale Séoul, a été inauguré en 1994 pour la joie de tous, en présence d’Aldo Fons Stedile, un focolarino de la première heure et proche collaborateur de Chiara Lubich. Depuis ce moment le Centre fonctionne à plein régime et sert surtout pour la formation des membres des Focolari. Chaque année environ 7 000 personnes participent aux différentes sessions et rencontres pour approfondir la spiritualité de l’unité. Le jour où la participation est la plus forte et la plus vivante est le 3ème dimanche du mois durant lequel le Centre est ouvert à tous les enfants et les jeunes, garçons et filles. Ils sont environ 200 chaque mois, accompagnés de leurs parents : la maison se remplit de leurs chants, de leurs rires et de leur habituelle vitalité. Une rencontre spéciale pour leurs parents a lieu en même temps et ce sont souvent les enfants qui suscitent leur intérêt pour la vie selon la spiritualité de l’unité.
4 Jan 2012 | Focolare Worldwide
« Saute un repas et donne l’argent pour la Corne d’Afrique ! ». Les Jeunes pour un Monde Uni du Costa Rica ont lancé dans leur pays depuis quatre mois la campagne Skyp a Meal afin de recueillir des fonds pour cette région de l’Afrique, où plus de 12 millions de personnes vivent une situation dramatique à cause d’une sécheresse exceptionnelle.
Les jeunes ont organisé deux événements culturels auxquels ont participé musiciens et artistes très connus dans leur pays. Les deux événements ont été une combinaison de musique, de poésie, d’expériences personnelles et de créations audiovisuelles qui ont permis aux participants d’approcher la réalité de l’âme africaine. Skyp a Meal a eu comme inspiration principale le désir de collaborer pour construire un monde plus uni, et il a surtout voulu aimer concrètement l’autre avec l’envoi d’une aide financière obtenue par la vente des billets d’entrée pour les événements artistiques. « C’était une expérience vraiment insolite : l’excitation, l’enthousiasme, l’engagement, l’amour pour ce visage de Jésus crucifié et abandonné et la certitude de Sa présence entre nous ont été les ingrédients essentiels de la préparation, durant laquelle nous nous sommes rendus compte d’une magnifique réalité : ce n’était pas seulement nous qui aidions l’Afrique, mais aussi l’Afrique qui nous aidait ». La collaboration des différentes exploitations et organisations qui ont donné la nourriture, mis à disposition les infrastructures et la place sur les mass médias, nous a permis de diffuser l’initiative et rassembler les jeunes et les adultes qui s’identifiaient à cette cause. Tout ceci est devenu une occasion pour transmettre l’idée d’un monde uni.
Nous avons aussi commencé à construire un rapport direct avec les Jeunes pour un Monde Uni du Kenya qui nous écrivent : « Un grand merci pour Skyp a Meal, nous sommes enthousiasmés de savoir que le Costa Rica nous est uni pour affronter ces défis difficiles, qui signifient aussi une douleur pour l’humanité ».
Skyp a Meal n’est pas une activité de bienfaisance, mais une expérience d’enrichissement réciproque, de partage et l’opportunité d’entrer dans la culture africaine. Nous nous rendons compte qu’en partageant nos compétences avec « l’Autre » nous pouvons aller au-delà des distances et dépasser les différences, les séparations géographiques, ethniques, ou culturelles. Skyp a Meal nous rend conscients du fait que deux cultures complètement différentes peuvent être unies, se comprendre, et s’aider : « Moi je suis parce que nous sommes » (philosophie Unbutu). Nous sommes tous une partie de ce réseau mondial d’unité qui est en train de se tisser. C’est à nous de continuer à travailler pour construire une nouvelle humanité. Jeunes pour un Monde Uni du Costa Rica. Links: Twitter: skipamealcr Facebook: http://www.facebook.com/skipamealCR Correo electronic: skipamealcr@gmail.com Videos Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=lJ2_22DADNM http://www.youtube.com/watch?v=q5ucQQqxLJ0 http://www.youtube.com/watch?v=VGm3S4Hp6_c
31 Déc 2011 | Non classifié(e), Parole di vie
«Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu.» C’est à ce monde du Christ – nous dit saint Paul – que nous sommes non seulement appelés, mais auquel nous appartenons déjà. La foi nous dit que par le baptême nous sommes insérés en lui et que par conséquent nous participons à sa vie, à ses dons, à son héritage, à sa victoire sur le péché et sur les forces du mal : en effet, nous sommes ressuscités avec lui. Cependant, à la différence des personnes saintes qui ont déjà atteint le but, notre appartenance à ce monde du Christ n’est pas pleine ni totalement révélée ; et surtout elle n’est pas stable ni définitive. Sur cette terre, nous sommes continuellement exposés à des dangers, difficultés et tentations, qui peuvent nous faire chanceler, freiner notre parcours ou même le détourner vers des orientations erronées. «Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu.» On comprend alors l’exhortation de l’Apôtre : « Recherchez ce qui est en haut ». Cherchez à sortir, non pas matériellement, mais spirituellement de ce monde ; abandonnez ses règles et ses passions pour vous laisser conduire en toutes circonstances par les pensées et les sentiments de Jésus. « Ce qui est en haut » signifie la loi d’en haut, la loi du Royaume des Cieux, que Jésus a portée sur la terre et qu’il veut que nous réalisions dès maintenant. «Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez ce qui est en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu.» Comment vivre cette Parole de Vie ? Elle nous encourage à ne pas nous contenter d’une vie médiocre, faite de demi-mesures et de compromis, mais à conformer notre vie, avec la grâce de Dieu, à la loi du Christ. Elle nous pousse à vivre et à nous engager pour témoigner dans notre milieu des valeurs que Jésus a portées sur la terre : cela pourra être l’esprit de concorde et de paix, de service de chacun, de compréhension et de pardon, d’honnêteté, de justice, d’exactitude dans notre travail, de fidélité, de pureté, de respect de la vie, etc. Le programme, on le voit, est vaste comme la vie. Cependant, pour ne pas rester dans le vague, réalisons, au cours de ce mois, cette loi de Jésus qui les résume un peu toutes : en voyant dans chaque frère et sœur le Christ, mettons-nous à son service. N’est-ce pas cela qui nous sera demandé au terme de notre existence ? Chiara Lubich – Fondatrice des Focolari (1920-2008) (Cette Parole de vie a été publiée en avril 1988) N.B. Comme chaque année, du 18 au 25 janvier, on célèbre, en de nombreux pays du monde, la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, en d’autres, elle est célébrée à la Pentecôte. Le thème de cette année est tiré de la lettre de Paul aux Corinthiens : « Tous, nous serons transformés par la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ». (1 Cor 15, 51-58). La Parole de vie de ce mois nous semble en consonance avec le texte choisi.
28 Déc 2011 | Focolare Worldwide
27 Déc 2011 | Focolare Worldwide
Nous reportons ici le témoignage de Hanaa Keisar, raconté à l’occasion de la remise du Premier Prix Mère Teresa de Calcutta en mémoire de Chiara Lubich, le 10 décembre 2011.
« En Egypte, comme vous le savez tous, cette année a été marquée par une étape spéciale et inattendue : l’écroulement du régime dictatorial. Presque un an après le premier vent d’espoir et de liberté, nous nous trouvons dans une phase délicate où règnent l’insécurité, le découragement, la grande crise économique et une grande peur du futur. Malgré ce scénario, nous avons constaté avec émerveillement comment Dieu nous aide à tisser une toile cachée, constituée de rapports vrais et fraternels. Alors qu’arrivent les nouvelles sur les journaux et à la TV d’attaques sanglantes contre des églises en différents endroits du pays ou d’actes de violence contre les foules des manifestants pacifiques de la place Tahir ; dans un quartier du Caire, nous avons travaillé ensemble, chrétiens et musulmans – tous animés de l’Idéal de l’unité que nous a transmis Chiara – pour un projet modeste mais symbole d’unité : le projet « J’appartiens… ».
Face à la méfiance, au désintérêt et à l’indifférence que connaissent tant d’égyptiens, le projet a pour but de redonner le sens de l’appartenance à son propre Pays en poussant les personnes à découvrir ses richesses culturelles et embellir les coins délaissés et sales. Ainsi est née – promue par l’artiste égyptien Elham Naguib – l’idée de peindre des murs pour exprimer la fraternité, la paix, l’harmonie et sensibiliser ainsi à l’engagement civique. Nous nous sommes lancés durant 2 jours, avec 40 jeunes et adultes, à couvrir le mur d’une école dans un quartier populaire et pauvre, sur le thème « Nous avons le droit de rêver ! ». Nous étions à 18 mois de la révolution du 25 janvier. Même si tout était en règle, la matin suivant, nous est arrivé l’ordre de la commune d’effacer le dessin, sans aucune explication. C’était une petite flamme qui s’éteignait.
Et aujourd’hui, dans cet post-révolution, le responsable d’un quartier nous appelle précisément pour réaliser une fresque durant ces jours où ont lieu de nouveaux troubles place Tahir. Armés de la seule conviction que la fraternité est possible entre tous, nous avons commencé le travail en y associant peu à peu tous les habitants du quartier : des enfants, des jeunes et des anciens, des ouvriers et des avocats, des musulmans et des chrétiens.
La fresque, initialement prévue pour 60 m, s’est allongée au fur et à mesure que les passants, émerveillés, s’arrêtaient pour peindre avec nous, heureux de pouvoir donner ainsi leur contribution pour la fraternité et l’égalité. Ce n’était pas tant la fresque qui importait, même si cela comptait aussi, mais le témoignage que l’on donnait à travers le fait de la réaliser tous ensemble.
“« Votre initiative est la campagne la plus réussie pour redonner vie et beauté à notre ville », s’est exclamé un monsieur. Un des candidats au nouveau parlement, revenant de la place Tahir, nous a défiés en disant : « Vous pensez que vous allez changer l’Egypte avec votre belle peinture ? ». Ce sont les personnes du quartier elles-mêmes qui lui ont répondu : « Ça, c’est ce que nous pouvons faire. Le changement de l’Egypte, nous le commençons à partir de là ! ».
On cherche à opérer un changement de mentalité, comme cela est en train d’arriver aussi avec un autre de nos projets qui s’adresse à des jeunes travailleurs mineurs, pour leur rendre leur enfance perdue et leur dignité. Nous avons aussi assisté à un véritable changement dans leur comportement : d’indisciplinés et agressifs qu’ils étaient, ils sont devenus des garçons capables de se respecter et de s’aimer dans leurs différences. Tous sont musulmans et sans avoir besoin de se dire comment vivre le rapport entre chrétiens et musulmans, la fameuse « règle d’or » se vit entre tous : « Fais aux autres ce que tu voudrais que l’on te fasse à toi-même ». (H.K. – Egypte)
24 Déc 2011 | Non classifié(e)
Si aujourd’hui je devais quitter cette terre et qu’une dernière parole m’était demandée pour exprimer notre idéal, je vous dirais, sûre d’être comprise de façon exacte : « Soyez une famille. » Certains parmi vous souffrent-ils parce qu’ils traversent des épreuves spirituelles ou morales ? Ceux-là, comprenez-les comme une mère, davantage même qu’une mère. Éclairez-les par la parole ou par l’exemple. Ne leur laissez pas manquer de la chaleur de la famille, faites-la grandir même autour d’eux. Certains parmi vous souffrent-ils physiquement ? Qu’ils soient vos frères préférés. Souffrez avec eux. Essayez de comprendre leurs douleurs jusqu’au fond. Faites-les participer aux fruits de votre vie apostolique, afin qu’ils sachent qu’ils y ont contribué plus que d’autres. Certains parmi vous sont-ils proches de la mort ? Imaginez d’être à leur place et faites pour eux tout ce que vous voudriez que l’on fasse pour vous, jusqu’au dernier instant. L’un de vous se réjouit-il d’une conquête ou d’autre chose ? Réjouissez-vous avec lui, pour que son réconfort soit sans ombre de tristesse, que son cœur ne se referme pas, mais que la joie soit de tous. L’un de vous part-il ? Laissez-le partir, non sans avoir empli son cœur d’un seul trésor : le sens de la famille, pour qu’il l’emporte là où il doit aller. Ne faites jamais passer une activité quelle qu’elle soit, ni spirituelle ni apostolique, avant l’esprit de famille qui doit vous unir aux frères avec qui vous habitez. Et là où vous irez porter l’idéal du Christ, pour agrandir la famille immense de l’Œuvre de Marie, vous ne pourrez faire mieux que de chercher à créer avec discrétion et prudence, mais surtout avec décision, cet esprit de famille. L’esprit de famille est plein d’humilité, il désire le bien des autres, ne s’enorgueillit pas. En somme, il est la charité véritable et entière. Bref, si je devais vous quitter, je laisserais en fait Jésus en moi vous répéter : « Aimez-vous les uns les autres… afin que tous soient un ». Chiara Lubich
23 Déc 2011 | Non classifié(e)
« Meilleurs vœux à tous ceux qui vivent pour que l’humanité soit une vraie famille!
Que la Parole vécue soit l’étoile qui annonce et invite à la rencontre avec Jésus au milieu de nous dans un Noël perpétuel. »
Maria Voce (Emmaus)
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23 Déc 2011 | Focolare Worldwide
Je travaille depuis 2008 dans une ONG. J’ai commencé en coordonnant une zone sous la supervision de la directrice exécutive. A la fin de 2010, je pars en vacances et à mon retour j’apprends que cette personne a donné sa démission et on me demande d’assumer sa charge. Quand je commence, je trouve certaines choses en suspens et, parmi celles-ci, l’une assez délicate. Concrètement, il s’agissait tout simplement d’un vol, étant donné que durant les années 2007 et 2008, l’ex directrice avait soustrait les taxes fiscales des salaires des employés de l’ONG sans les reverser ensuite à l’Etat. Ainsi l’amende que nous devions payer s’élevait à environ 75.000 dollars, ce qui correspondait à une somme énorme pour notre organisation. L’ex directrice, peut-être pour se couvrir, avait versé sur le compte de chaque employé une certaine somme correspondant à ce qui leur avait été soustrait de leur salaire, gardant en revanche pour elle la part que l’organisation aurait dû payer à l’Etat. Chacun de nous a reçu ces sommes sans en connaître l’origine et nous en avons été surpris et contents. Moi, par exemple, j’ai vu arriver 12.000 dollars sur mon compte, en plus de mon salaire. Bien que satisfait dans un premier temps, ma conscience me disait qu’il y avait quelque chose de douteux là-dedans et j’ai donc pensé restituer cet argent supplémentaire. J’ai pris contact avec des avocats pour savoir comment gérer la situation et ils m’ont conseillé de falsifier les documents, y compris le contrat de travail des employés, etc., parce que, selon eux, l’Etat ne comprendrait jamais une telle situation et exigerait de toutes façons le paiement de l’amende. J’ai, malgré tout, voulu être cohérent jusqu’au bout avec mon choix de vie de vouloir construire une société plus juste. Qu’aurait fait Jésus à ma place ? – me suis-je demandé. Certainement, il serait allé à contre-courant. Ainsi je me suis décidée à agir en conséquence et à inviter mes collègues à faire de même.
J’ai dit que la première chose à faire était de restituer l’argent qui ne nous appartenait pas et d’écrire au Ministère des Finances en expliquant clairement ce qui était arrivé et en demandant l’annulation de l’amende. A ma grande surprise, tous les collègues ont été d’accord et nous avons fait cette démarche. Pendant ce temps, l’ex directrice, même si elle avait déjà quitté le Pays pour un autre travail, m’a fait savoir qu’elle était très en colère contre moi et jugeait exagéré de vouloir restituer l’argent à l’Etat. Elle ne comprenait pas ma décision et disait que cela allait détruire l’esprit d’équipe construit durant toutes ces années. Mais, pour moi et pour les autres collègues, cela signifiait être cohérents avec nos devoirs, certains que Dieu – qui voit tout – nous aiderait. Après trois mois de contacts et d’audiences avec le Ministère des Finances, nous avons reçu avec joie la nouvelle de l’annulation de l’amende. Les fonctionnaires avaient été frappés par notre honnêteté et par notre volonté de restituer l’argent dû à l’Etat. Nous avons touché du doigt la réponse de Dieu à ceux qui l’aiment et cherchent à être cohérents avec les valeurs chrétiennes. Récemment, nous avons dû présenter le bilan de notre ONG. Le Conseil Fiscal en a conclu que notre organisation était une référence aussi pour les autres ONG, du fait de sa transparence dans la gestion et pour la façon dont nous affrontions ensemble les problèmes. A. G. – Luanda – Angola
20 Déc 2011 | Focolare Worldwide
“Maintenant, c’est notre tour”. “Ce sera une grande fête, un événement historique”. « Une étape importante dans la formation des nouvelles générations en Afrique ». Ainsi les jeunes du Mouvement des Focolari de l’Afrique présentent-ils le “Congrès Gen panafricain” qui se tiendra dans la cité pilote des Focolari au Kenya, connue sous le nom de Mariapoli Piero, du 27 au 31 décembre 2011. Les racines. “La récente lettre apostolique de Benoit XVI “Porta Fidei” et le prochain synode des évêques sur la nouvelle évangélisation – disent les jeunes des Focolari – nous ont fortement interpellés. Nous sentons d’une importance vitale de répondre au défi déjà lancé par Jean-Paul II dans l’Exhortation Apostolique post-synodale « Eglise en Afrique », c’est-à-dire la nécessité de l’inculturation et sa priorité pour un enracinement réel de l’Evangile en Afrique ». C’est la première fois que le Mouvement Gen promeut sur le continent africain un événement de ce type, avec des jeunes provenant de 15 pays de l’Afrique sub-saharienne, et parmi les plus engagés, les Gen, garçons et filles. Environ 200 jeunes, de 19 à 30 ans, se retrouveront dans un climat de fête mais aussi de réflexion pour approfondir l’héritage de l’Evangile vécu, la spiritualité de l’unité que Chiara Lubich a laissée aux jeunes. « Chez nous aussi – se demandent les Gen africains – les jeunes, toujours plus et rapidement absorbés par la mentalité matérialiste, sont-ils encore capables de faire des choix radicaux et forts ? » Ojectif. Le projet, dont le Congrès panafricain fait partie, s’étend sur une année et inclut un programme de formation sur place et des journées de rencontres pour l’annonce de l’Evangile vécu, rassemblant le plus grand nombre possible de jeunes. En conclusion un séminaire se tiendra dans le Centre international des Focolari et culminera lors d’une audience avec le Saint Père, la visite sur les lieux des martyrs à Rome et une immersion au cœur de la chrétienté. Enfin, l’évaluation sur place et des congrès locaux permettront d’enrichir la communauté chrétienne de l’expérience vécue et de proposer de nouveaux projets. Défi. Réunir au Kenya 200 jeunes de pays aussi éloignés les uns des autres pourrait sembler un objectif irréalisable. Comme le dit James : « Pour la plupart, nous sommes étudiants et ceux qui travaillent ont des emplois mal rétribués ». C’est pour cela que les Gen travaillent, depuis l’année dernière, pour recueillir les fonds nécessaires pour les longs voyages, de manière que – grâce à une grande communion des biens – chaque région puisse être représentée.
A Nairobi, le 28 novembre, le Congrès a été présenté au Nonce Apostolique, l’archevêque Alain Paul Lebeaupin, qui a parlé aux Gen de l’Exhortation apostolique Africae manus que le Pape a personnellement remise au peuple africain lors de son dernier voyage au Bénin et dans laquelle il invite les jeunes à ne pas se laisser décourager et à ne pas renoncer à leurs idéaux. « L’avenir est dans les mains de ceux qui savent trouver des raisons fortes pour vivre et espérer (…), il est entre vos mains » ‘Benoît XVI, n.63 Exhortation apostolique Africae munus). Maria Voce, présidente des Focolari, a envoyé aux Gen de l’Afrique, un message dans lequel elle dit, entre autre: « Si vous maintenez toujours la présence de Jésus parmi vous, durant ces jours, il y aura une explosion de joie et de vie nouvelle parmi tous les Gen qui participeront. Alors allez de l’avant, avec courage et enthousiasme ! Mettez l’amour à la base de tout et chaque petite chose acquerra une signification profonde et deviendra une pierre supplémentaire pour la croissance du Mouvement Gen en Afrique ». [nggallery id=80]
17 Déc 2011 | Focolare Worldwide
Gaudence, volontaire des Focolari, est engagée dans sa paroisse St-Michel (Bujumbura) où il y a beaucoup de pauvreté. De nombreuses initiatives ont été menées mais les pauvres sont toujours là et sont même de plus en plus nombreux. Elle s’adresse alors à Françoise, qui fait partie d’une association locale du Mouvement des Focolari (CASOBU) qui cherche à répondre aux nécessités de la population et à contribuer à la réconciliation entre les diverses ethnies. Elle s’occupe, en particulier, des projets de microcrédit communautaire et en fait connaître les résultats positifs. La méthode de ce microcrédit consiste, en effet, à constituer des « groupes d’épargne et de crédit » qui trouvent en interne les ressources nécessaires, en apprenant à gérer sa propre situation économique. Pour Gaudence s’ouvre une nouvelle perspective et, ensemble, ils s’adressent au curé, peu convaincu au début. Le jour où le projet est présenté aux pauvres de la paroisse, Françoise reste surprise du nombre important de personnes âgées dans un état de pauvreté totale. Mais la perplexité de l’assistance est évidente. « Comment pouvons-nous épargner si nous n’avons rien ?”, demandent-ils. Malgré le scepticisme général, le curé encourage tout le monde à essayer. Trois groupes de 25 personnes chacun sont constitués et les rencontres de formation commencent. «Nous continuons à répéter que nous ne donnerons pas d’argent – racontent-elles – et que les prêts devront provenir des petites sommes épargnées ». Tous ne comprennent pas. Un jour où ils se sentent plus découragés que d’habitude, ils déclarent : « Explique nous encore une fois la méthode, puis nous nous confierons à Jésus parce que nous le faisons seulement pour Lui ». Les rencontres se poursuivent avec des hauts et des bas mais, étonnamment, au fur et à mesure que le cours progresse, des talents et des forces cachées viennent en évidence. Même ceux qui n’avaient d’autres perspectives que de mendier devant une église réalisent les premiers investissements productifs. «Pendant quelques mois – raconte Françoise – j’ai dû me faire remplacer pour la formation parce que j’étais occupée par les préparatifs de mon mariage. De nombreuses personnes de St Michel sont venues me féliciter, avec les yeux illuminés par la joie : ils n’étaient plus pauvres ! Ils m’ont raconté le succès de leurs petites activités ». Une dame âgée m’a dit avec fierté: “Je n’ai plus besoin de l’aide de la Claritas, tu peux donc la donner à quelqu’un d’autre; parce que désormais j’ai demandé un prêt que je vais ensuite rembourser. Je pense agrandir mon petit étal de fruits et légumes ». Six mois seulement sont passés et déjà 90 personnes ont spontanément renoncé à l’aide de la Claritas qui pourra ainsi en aider d’autres. «Nous étions incrédules par rapport à tout ce qui est arrivé. Beaucoup de ceux qui ont vécu cette expérience étaient parmi les plus pauvres et les plus âgés. Nous nous sommes rappelés que nous avions demandé à Jésus de prendre soin de ces personnes et nous avons réalisé que la réussite du projet avait été son œuvre ». Actuellement CASOBU soutient le microcrédit communautaire à Bujumbura, dans les quartiers de Kinama, Cibitoke et Kamenge, mais le cercle s’élargit. Une autre paroisse, dans la zone nord, veut commencer cette expérience Il s’agit d’un des nombreux projets soutenus par l’Ong non gouvernementale des Focolari ‘Actions pour un monde uni” (AMU).
15 Déc 2011 | Focolare Worldwide
Radicalité, communion et spiritualité : voilà ce que les jeunes religieux désirent pour leur future vie consacrée. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée la veille du 5ème Congrès sur la Vie Consacrée. Ce congrès s’est tenu à Rome le 3 décembre dernier, à l’initiative de femmes et hommes consacrés de Rome, du Mouvement des Focolari, en collaboration avec l’Institut de théologie Claretianum. Deux points étaient à la base de l’enquête. L’un positif et l’autre négatif sur la vie consacrée: “Je voudrais que la vie consacrée que je vis soit plus… Je voudrais que la vie consacrée que je vis soit moins…”. Pour la dimension négative, sont ressortis le refus du formalisme et la dénonciation de l’activisme. C’est en fonction des résultats de cette enquête, qu’a été choisi le thème du congrès – “Saints ensemble” – en proposant comme voie de sainteté commune, la spiritualité de communion. Les interventions en salle ont été variées: celles de l’archevêque João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et Sociétés de Vie Apostolique, le Recteur de l’Université pontificale Urbaniana, le père Fabio Ciardi des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, à qui a été confié le thème: «La spiritualité de Communion, voie de sainteté». Cela s’est poursuivi par une série de témoignages vécus racontés par des religieux et des religieuses. A la fin Lucia Abignente du Centre Chiara Lubich est intervenue pour présenter un bref excursus historique sur la sainteté du peuple dans la pensée de Chiara Lubich et introduire deux courts films.
La seconde partie du Congrès a commencé par un témoin d’exception, Chiara Luce Badano, proclamée bienheureuse le 25 septembre de l’année dernière. Ce sont les Gen – les jeunes du mouvement des Focolari – qui l’ont présentée. Née en 1971, Chiara Luce a été une contemporaine: “avec sa vie – explique Tiziana Longhitano sfp – elle nous a dit que la sainteté est possible aussi aujourd’hui, qu’elle est possible aussi pour nous. Chiara Luce apparait l’expression d’un chemin vécu ensemble. Elle n’est pas devenue sainte toute seule : ses parents l’ont accompagnée. D’autres amis ont participé à son cheminement. Ils ont été entraînés dans la réciprocité de l’amour trinitaire”. «Vous êtes un vrai signe de Dieu pour le monde et pour nous consacrés – a dit un participant à la fin du congrès – votre témoignage est contagieux pour les jeunes et pour tous ceux qui ont l’opportunité de vous connaître».
14 Déc 2011 | Senza categoria
Noël étant par la plupart considéré comme une des plus grandes fêtes, plus somptueuse que sacrée, il est bon de revenir sur quelques aspects authentiques de cet événement. Il existe un contraste abyssal entre la naissance d’un puissant de la terre, telle que la rêvait et la réalisait le monde antique, et la naissance obscure, ignorée de Jésus; un contraste qui indique déjà l’originalité infinie, incroyable, d’un Christ-roi, qui naît d’une pauvre femme, dans une étable, dans le froid et la nudité. Rien à voir en vérité avec un Dieu. Ainsi le début de sa révolution ne revêt pas l’aspect de l’orgueil mais de l’humilité, pour entraîner au ciel les fils de Dieu, à commencer par ceux qui mangeaient et dormaient à même le sol: les esclaves, les sans travail, les étrangers: la lie de la société. Avec cet enfant, naît la liberté et l’amour. Voilà l’immense découverte. L’amour universel qu’il enseigne vise à anéantir un système de relations fait en grande partie de pouvoir politique excessif, d’abus d’autorité, d’usure oisive, de mépris du travail, de dégradation de la femme, d’envie destructrice, comme base sur laquelle le régime s’implantait écrasant des millions d’esclaves, c’est-à-dire d’êtres sans droits, de vrais morts vivants. Logiquement, pour les personnes insérées dans un tel système, cette annonce est une folie qui conduit en prison et à l’échafaud. Il le sait : « Vous serez haïs par toutes les nations à cause de mon nom”. Bienheureux les pauvres et ceux qui se font pauvres pour aider ceux qui sont dans la misère. « Bienheureux vous qui avez faim maintenant… mais gare à vous, les riches ». Imaginez la rage et combien sont scandalisés ceux pour qui l’argent avait toujours représenté le bien suprême et la bénédiction de Dieu, ceux-là qui se tuaient et tuaient les autres pour posséder toujours plus d’hectares de terre, déclenchaient toutes sortes de troubles démagogiques, attrapaient mal au ventre et risquaient la crise cardiaque simplement par souci d’enfler leur capital. “Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent… A qui te donne une gifle, tends-lui l’autre joue… Donne à qui te demande et ne réclame pas à celui qui t’a emprunté de te rendre ton bien… Il a été dit aux anciens : tu ne tueras point et celui qui tue sera passible de jugement. Mais moi je vous dis : celui qui se met en colère contre son frère sera passible de jugement… ». La maxime paraissait contraire à l’honneur des guerriers et des industries belliqueuses, alors que ne pas se fâcher contre son frère équivaut à mettre fin aux combats, aux factions et à la violence. Cette simple phrase ferait de la société – pauvres de nous – un lieu de cohabitation pacifique. La vie, dans la paix, permettrait de faire de chaque jour un nouveau Noël. C’est cela la révolution du Christ : nous faire continuellement renaître contre la malédiction de la mort. Ainsi le plus grand commandement – a-t-il dit – est d’aimer l’homme; qui équivaut à aimer Dieu. Aimer l’autre jusqu’à donner la vie pour lui plutôt que de le haïr au point de le tuer. Voilà, en bref, le sens du nouveau Noël de l’humanité, qui lui est accordé pour remonter vers Dieu. Révisions du passé, fin des guerres, des passions destructrices, de l’avarice ; et commencement de l’amour universel, qui fait « de tous, une seule chose », et n’admet aucune divisions de castes, de classes, ou de tendances politiques… Avec sa vie et sa mort, Jésus prêche et enseigne la vie. Mais les mauvais ne veulent pas la vie : ils veulent la mort. Et pour cela, ils ont œuvré intensément, aujourd’hui avec les armes atomiques, l’intoxication écologique, l’anarchie dans la distribution du pétrole et des vivres, préparant ainsi la fin de l’humanité. Beaucoup s’illusionnent eux-mêmes avec des mythes. Ils aiment la paix et conçoivent des traités de guerre ; ils cherchent l’égalité économique et avivent les contrastes avec la lutte des classes, déchaînent toutes sortes de désordres et de grèves inutiles qui ne font que compliquer la vie des gens du peuple. Aujourd’hui, comme dans les années 20, ils appellent de leur vœux un régime soi-disant « fort » , croyant ainsi pouvoir vivre en toute tranquillité. Logiquement, Noël se célèbre aussi avec le panettone, s’il aide à susciter l’amour; mais il se célèbre surtout avec la réconciliation, qui met fin aux maladies de l’esprit et redonne la santé. Il se célèbre en remerciant le Seigneur et Marie, qui ont souffert pour nous enseigner et nous aider à mettre fin à notre propre souffrance. in: «Città Nuova», 1974, n.24.
13 Déc 2011 | Focolare Worldwide
Deux semaines de conférence de l’ONU sur les changements climatiques. Quel est le bilan ?
A Durban, on a abouti in extremis à un modeste compromis: la conférence a duré un jour de plus que prévu et n’a pas produit un nouvel accord engageant pour les pays, en reportant la rédaction à 2015 pour une entrée en vigueur en 2020. Ce résultat confirme la tendance générale des dernières négociations internationales sur le climat : une situation d’impasse. Nous assistons, à l’échelle globale, à une scène qui ressemble à une querelle fraternelle : tous attendent qui va faire le premier pas pour en sortir. Le protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre, reconduit jusqu’en 2015, est insuffisant autant parce qu’il fixe des objectifs limités que parce que les Pays les plus polluants n’y adhèrent pas. Certains grands pollueurs « historiques » voudraient que ce soient les Pays dits émergeants qui réduisent leurs émissions. Malgré tout, je reste optimiste : je crois que l’humanité trouvera une solution. Certains Pays ont déjà compris l’importance stratégique des sources d’énergies renouvelables. Dans ce contexte, l’Union Européenne s’inscrit de façon positive, avec le plan “20 20 20” (d’ici 2020, réduction des gaz à effet de serre de 20%, de la consommation d’énergie de 20% et passer à 20% de nos besoins énergétiques en énergies renouvelables. N’y a-t-il pas le risque que ces décisions désavantagent les Pays émergeants. Le risque existe. En effet, certains soutiennent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais en se plaçant aussi du côté des Pays émergeants, où une grande partie de la population est encore sans électricité et sans eau courante. Il faudrait soutenir le développement des énergies propres et se demander ; pourquoi les Pays riches ne veulent-ils pas céder leurs brevets dans ce domaine ? Pourquoi exportent-ils des industries polluantes ? Parmi ceux qui soutiennent cette position, il y a aussi l’Eglise Catholique. A Durban étaient présents des négociateurs de 190 Pays qui cherchent de grands accords entre les Etats. Et au niveau local, pouvons-nous faire quelque chose ? Oui, certainement. L’engagement au niveau personnel, les choix de consommation et la façon dont nous votons aux élections, un style de vie plus sobre, tout cela constitue des actions importantes. En outre EcoOne cherche à élaborer une réflexion également sur un nouveau rapport entre personne et nature. Pouvez-vous préciser ? Quels sont les propositions d’EcoOne pour un style de vie plus durable ? La proposition d’EcoOne trouve racine dans la pensée de Chiara Lubich. Que nous enseigne Chiara? Il ne s’agit pas tant de trouver des techniques plus modernes pour économiser l’énergie, mais d’avoir un regard nouveau sur la nature. Elle nous a fait cueillir la présence de Dieu sous chaque chose. Elle nous a fait aussi comprendre la fraternité universelle, c’est-à-dire la fraternité avec les autres peuples au sein de chaque génération et entre générations, pour répondre aux questions « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? Quel air respirerons-nous demain ? ».
Cette réflexion sur un rapport renouvelé entre l’homme et la nature nous amène à dépasser un anthropocentrisme excessif, c’est-à-dire celui de l’homme dominateur qui détruit la nature pour l’argent mais aussi à aller au-delà d’une conception où la nature est au centre de tout, au point de considérer la personne humaine uniquement comme un perturbateur du cosmos. Nous croyons que la réponse réside plutôt dans le don de soi, dans la personne qui vit le don de soi avec ses semblables et avec la nature dont il ne se sent pas le propriétaire mais l’administrateur et le protecteur, parce qu’elle lui a été confiée par Dieu. Luca Fiorani, chercheur à l’ENEA et professeur en écologie et en éducation environnementale à la LUMSA, est le coordinateur international d’EcoOne, une initiative culturelle promue et soutenue par des enseignants, des chercheurs et des professionnels qui œuvrent dans le secteur des sciences environnementales, avec le souci d’enrichir la connaissance scientifique d’une lecture humaniste et sage des problèmes d’environnement. En 2010, il a publié pour Città Nuova, avec Antonello Pasini, « Le réchauffement de la planète. Comprendre le débat sur les changements climatiques ».