26 Mai 2011 | Non classifié(e)
Du 23 au 28 mai, à la cité-pilote de témoignage des Focolari au Kenya, un congrès rassemble 21 évêques venus d’Afrique du Sud, Angola, Tanzanie, Ouganda, Burundi et Kenya, désireux de « Redécouvrir les desseins de Dieu pour notre temps », dans une atmosphère de communion et de simplicité fraternelle. Au programme de ce congrès : réflexions théologiques, mises au courant sur l’actualité de l’Église, présentation de faits de vie évangélique et expériences. Le tout intercalé de moments de méditation, de célébrations et de prières en commun.
Depuis quelques années, dans les différentes aires géographiques du continent africain, se déroulent des rencontres d’évêques inspirées par la « spiritualité de communion » proposée par les derniers papes et soulignée par l’expérience du Mouvement des Focolari. Après le congrès du Kenya, deux autres suivront : l’un à Moramanga (Madagascar) et l’autre à Bamenda-Fontem (Cameroun)
25 Mai 2011 | Focolare Worldwide

Tanino avec les premiers focolarini hongrois
Tanino Minuta, italien, professeur d’Histoire de la langue italienne, a vécu de nombreuses années en Hongrie. Il a enseigné dans la chaire d’Etude de la langue et civilisation italienne à l’Université Janus Pannonius de Pécs. Nous lui demandons de nous raconter ce dont il se souvient de l’ouverture du focolare dans le pays magyar. Qu’a été le premier choc avec ce monde si différent du tien? Je suis arrivé en Hongrie en octobre 1980 et j’y suis resté 16 ans. J’y ai été envoyé pour ouvrir le focolare masculin à Budapest. A cette époque, ce n’était pas facile d’entrer dans ce pays qui était alors sous le régime communiste. Le Ministère des Affaires Etrangères m’avait accordé une bourse d’étude pour des recherches sur la littérature enfantine. Au début, je passais ma vie essentiellement dans la capitale. Il y avait encore des marques de la révolution de 1956 sur les façades des immeubles. Mais plus que sur les maisons, les blessures étaient restées dans le coeur des personnes: déception amère, profonde humiliation et, le plus terrible, suspicion de tout et de tous.
Quelle expérience cela a été pour toi? Un grand don de Dieu. Arrivé en Hongrie, affaibli par l’important changement des rythmes sociaux, coupé des rapports construits jusque là, j’étais dans les meilleures conditions pour voir la dynamique interne capable d’engendrer une communauté et j’ai mieux compris la pédagogie et les buts du Mouvement des focolari. Celui-ci a pour mission d’agir à la racine des rapports, de créer les conditions afin qu’il y ait des relations, qu’elles grandissent et qu’elles soient constructives et constitutives de la société. Rétablir l’unité. J’ai vu une révolution en train de naître. Cela a été une expérience de «l’Esprit [qui] est – selon l’expression de David Maria Turoldo – le vent qui ne laisse pas dormir la poussière». Alors que j’étais sur le point de partir pour la Hongrie, Chiara Lubich m’avait fait parvenir un cadeau “Pour le focolare de Budapest”. Qui me l’a remis, a formulé ce voeux: “Tu verras des miracles!”. Oui, j’ai vu des miracles! J’ai vu “l’esprit souffler sur la poussière” et « l’impossible devenir possible”.
L’impossible devenir possible? J’ai vu que ce premier petit groupe, qui vivait la spiritualité du Mouvement, constitué de familles, de prêtres, de quelques jeunes filles et jeunes hommes, d’enfants…, était en fait une communauté guidée par la charité, exactement comme le dit Chiara, où il n’y a “rien de plus organisé que ce que l’amour ordonne et rien de plus libre que ce que l’amour unit”. Maintenant le Mouvement des focolari est répandu et très estimé en Hongrie. Un voeux pour cette visite de Maria Voce? Avec le mélange assez rare de cordialité immédiate et de noblesse raffinée qui le distingue, le peuple hongrois ne s’est pas laissé séduire par les idéologies et les modes indignes de l’homme. Je pense qu’il saura accueillir le don de cette visite et être lui-même un don non seulement pour la présidente Maria Voce, mais aussi pour tout le Mouvement. Le fait que le pays ait été consacré à Marie, par Saint Etienne de Hongrie en lui donnant la couronne, constitue un sceau et une responsabilité historique et spirituelle. Comme le dit l’hymne national, je dirais que justement “les hongrois ont déjà expié le passé et le futur”, ils sont dans la condition d’être un pays qui peut beaucoup donner aux autres peuples. Mon souhait est que la Présidente, 50 ans après, puisse recueillir les fruits de la prière de Chiara et constater que Marie est vraiment Notre-Dame des Magyars.
23 Mai 2011 | Focolare Worldwide
« En 2007 les médecins m’ont diagnostiqué une leucémie. Au début j’ai bien réagi, mais à un certain moment j’ai eu peur de mourir et le soutien des jeunes du Mouvement a été important ; à l’hôpital il y avait une jeune du même âge que moi qui venait d’être maman ; elle était bien plus mal que moi, et n’était pas mariée ni baptisée. Malgré cela nous avons beaucoup parlé de Dieu, de la foi, du mariage. Bien qu’elle eut une greffe, elle n’a pas réussi à surmonter la maladie, et peu avant que ses conditions de santé ne s’aggravent, elle exprima le désir de se marier ; un peu avant sa mort j’ai proposé à sa famille de la faire baptiser. Un prêtre est venu à l’hôpital et il l’a baptisée en lui donnant le nom de Marguerite Marie ; elle s’est éteinte quelques jours après, celui de la fête de Sainte Marguerite Marie Alacoque ».
La forte expérience d’Agniesca commence le programme de la journée qui a comme protagonistes les jeunes réunis au Centre Mariapolis, et continue avec des expériences au quotidien. « Sur la route, en voyage, ensemble », est le titre d’un rendez-vous qui, comme le disent les organisateurs, voulait donner à ceux qui seraient venu, l’occasion de connaître davantage de l’intérieur « le caractère exceptionnel de l’Idéal auquel nous croyons ». « A vrai dire, au début j’étais assez septique –confesse Lukas – je pensais qu’une cinquantaine de jeunes, au maximum, viendraient, mais ce ne fut pas le cas. Evidemment, l’Idéal de l’unité a quelque chose à dire ». En effet, la salle contient à peine les 150 jeunes arrivant des différentes régions de la République Tchèque. Pour la plus grande partie d’entre eux, c’est le premier contact avec le Mouvement et ils expriment leur joie d’avoir découvert quelque chose de grand. « Une amie m’a parlé des Focolari et j’ignorais ce qui m’attendait – dit Christina de 17 ans – mais ce qui me surprend ce sont les personnes qui parlent ici, on sent un grand amour. Je peux dire qu’on ressent fortement la présence de Dieu. Cela m’a beaucoup touché parce que mon papa n’est pas croyant et j’aimerais beaucoup qu’il connaisse ce Mouvement. »
Maria Voce et Giancarlo Faletti ont raconté leur cheminement, comment ils ont rencontré l’Idéal de l’unité jusqu’au choix de suivre Dieu dans la voie du focolare, et tout de suite après les questions pleuvaient, variées, et les réponses, profondes. Une réponse pour chaque question. A une jeune qui demandait où trouver le courage pour les choix radicaux, libre de conditionnements, Maria Voce a suggéré : « L’âge des jeunes est l’âge des choix importants : si vous ne les faites pas maintenant, vous ne serez pas capables de les faire plus tard. Oui, il faut du courage, mais le courage est en toi et tu le trouves dans le rapport avec Dieu. Si tu le choisis par amour, tu peux être tranquille. Ne renvoie pas éternellement et ne permets pas autres de choisir pour toi ». L’invitation est à « aimer au maximum », comme l’a fait Jésus sur la croix, à recommencer toujours, à ne pas avoir « d’inutiles regrets ». L’auditoire est attentif, il participe, il cueille. Les 150 jeunes ne partiraient plus. Elisabeth 27 ans confie : « Je suis très critique et en même temps je suis en train de chercher à comprendre comment et où, bien vivre la vie chrétienne, je cherche ma voie et j’ai donc accepté volontiers de connaître ce qu’est le Mouvement des Focolari. Ce qui a été dit a été un enrichissement pour moi et m’a encouragée à me décider de faire partie de quelque chose. Je pars en ayant compris que ma vie est importante pour Dieu quelle que soit la chose que je fasse, et que je ne dois pas garder cette vie seulement pour moi ». Non seulement pour Elisabeth mais pour beaucoup de jeunes ici présents, il semble vraiment qu’une nouvelle voie se soit ouverte. Envoyé par Aurore Nicosia [nggallery id=43]
23 Mai 2011 | Focolare Worldwide
L’histoire du Mouvement des focolari en terre tchèque a bien souvent la marque de l’héroïsme. L’Idéal de l’unité arrive, en Tchécoslovaquie de l’époque dans les années 60 alors que le communisme soviétique est au pouvoir. De 1968, année du Printemps de Prague étouffé par l’occupation armée et à partir duquel le communisme devint encore plus oppressif, à novembre 1989, quand le régime prit fin, l’histoire du peuple tchèque est jalonné de grandes souffrances. Mais entre clandestinité et persécutions beaucoup sont amenés à connaître le Mouvement. Et aujourd’hui, ils sont plus de 700 à être venus de tout le pays pour rencontrer la présidente des Focolari dans la Maison de la Culture de ‘Prague 5’, un des dix arrondissements de la ville.
L’atmosphère est à l’émotion, la joie, l’attente: c’est la fête de la “famille” qui raconte et qui fait des projets. Les questions pour Maria Voce et Giancarlo Faletti sont nombreuses. Une gen 4 demande: “De quoi rêvais-tu quand tu étais petite?”; et quelques gen 3: “Comment as-tu connu Dieu? Que ferais-tu si tu rencontrais une famille pauvre? Pourquoi Dieu n’est pas intervenu quand Hitler a fait mourir tant de gens?”. De même les adultes : sur le motif des voyages de la présidente, sur comment poursuivre l’engagement de certains d’entre eux pour la « reconstruction » du pays, sur la vie des communautés du Mouvement, sur le risque de l’activisme. « Voyager c’est rendre visite à ma famille, et c’est une grande joie pour moi. Je le fais pour la soutenir, l’encourager, comprendre ce qu’elle fait”, raconte Maria Voce. Et ça n’a pas d’importance qu’il s’agisse de grandes ou petites choses. “Durant mon récent voyage en Amérique du Nord – continue la présidente – là où tout est énorme et à coté notre communauté semble si petite, j’ai compris que Jésus, présent entre les personnes qui s’aiment, est une superpuissance”. Il s’agit donc de croire, même en terre tchèque, à cette puissance pour “aller dans toute la nation. Non seulement nous pouvons avec cet Idéal, mais nous devons porter dans le monde l’annonce de la résurrection, porter Jésus avec nous à l’école, à l’usine, au parlement. C’est la plus grande chose que nous puissions faire”.
Dans l’après-midi de ce même 21 mai, la rencontre s’ouvre aussi à ceux qui veulent mieux connaître la “révolution” focolarine. Témoignages de vie et initiatives parlent d’une vie qui concerne tout le monde quelque soit l’âge. On fait le point sur l’action “Prague d’or” lancée par Chiara Lubich durant sa visite en 2001. L’engagement pour ré-évangéliser Prague et lui redonner une âme n’a pas manqué et les fruits non plus. Maria Voce propose un nouveau pas: « En arrivant là on respire l’histoire et la spiritualité qui, même durant les années noires, n’a pas été détruite mais recouverte et peut-être protégée. Ici, on ne repart pas de zéro, on repart de la racine profonde de ceux qui ont construit cette civilisation, cette culture. A présent, le pas que nous devons faire est celui de la nouvelle évangélisation, de la nouvelle annonce faite par des personnes renouvelées par l’amour réciproque. Annoncer aux autres que Jésus est ressuscité, que toutes les souffrances ont été rachetées : ce doit être notre engagement : nous sommes au temps de la joie ». Les pages d’une nouvelle histoire attendent d’être écrites.
Mgr Frantisek Radkovský, délégué de la conférence épiscopale tchèque pour les laïcs, le confirme: “L’Eglise a de grandes attentes de la part des mouvements – affirme-t-il dans son intervention – parce que ceux-ci constituent sa partie la plus dynamique et sont don de l’Esprit Saint pour notre temps. Notre société est sécularisée, mais à présent il y a une ouverture pour les choses spirituelles et c’est important de montrer par la vie que le christianisme peut apporter le vrai humanisme. Les mouvements ont la capacité de rejoindre tout le monde et les plus variés domaines d’action leur sont ouverts, de la famille à l’école, de la politique à l’économie, des média au sport”. Alors que la rencontre tire à sa fin, le quatuor, qui a exécuté des morceaux musicaux de haut niveau durant la journée, se met à jouer “Mission impossible”. Cela force à penser que ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. De notre envoyée Aurora Nicosia [nggallery id=42]
21 Mai 2011 | Focolare Worldwide
C’est une journée d’une chaleur inhabituelle qui accueille à Prague l’arrivée de Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari, et le co-président, Giancarlo Faletti. L’avion, en provenance de Moscou, arrive avec une demi-heure d’avance sur l’horaire prévu, écourtant ainsi l’attente de la trentaine de personnes qui accueillent nos hôtes par des applaudissements : c’est la fête ! Le programme de cette étape est intense. Il prévoit en effet des rencontres avec des représentants de l’Église locale, avec l’archevêque de Prague, Mgr Dominik Duka, mais aussi avec des prêtres qui vivent la spiritualité de communion. Il y a une grande attente chez les jeunes, qui ont organisé une journée au Centre Mariapoli de Vinoř, et parmi l’ensemble de la communauté des Focolari qui, de tout le pays, convergera en grand nombre à Prague. Est également prévue une journée portes ouvertes, pour marquer les 10 ans de la visite de Chiara Lubich en République tchèque et le lancement de l’opération “Prague d´Or”, qu’elle avait elle-même promue à cette occasion pour mettre en œuvre la “nouvelle évangélisation”.
Maria Voce et le petit groupe venu de Rome séjourneront dans le tout nouveau Centre Mariapoli, construit en deux ans et situé au cœur de la cité pilote encore en construction. “Lorsque Chiara Lubich est venue à Prague, en 2001 – racontent les “pionniers” –, elle nous a exprimé un double désir : d’une part, donner un toit à la famille du mouvement et, d’autre part, avoir un lieu où les personnes qu’elle avait rencontrées – représentants du monde politique, civil et ecclésial – puissent se retrouver”. Ce qui fut dit fut fait. Avec un grand enthousiasme et grâce aux initiatives les plus variées, dont l’opération “premiers samedis” n’est pas des moindres, le Centre Mariapoli a pris forme, de même que la cité pilote, même si celle-ci est encore en pleine construction. L’opération, qui dure toujours, consiste pratiquement, pour ceux qui le peuvent, à venir travailler le premier samedi de chaque mois pour construire, pierre par pierre, ce qui est en train de devenir un centre de rayonnement de la spiritualité de l’unité. Dix familles se sont déjà installées sur place et y ont bâti leur maison ; d’autres membres du mouvement forment le même projet.
Chiara elle-même, en 2001, avant de repartir, avait déposé des médailles de la Vierge dans les fondations des premières constructions qui devaient sortir de terre pour constituer la cité pilote, et qui se trouvent réparties dans un quartier de la périphérie de Prague. “Il y a eu des réactions d’incompréhension de la part de certains voisins – racontent ceux qui étaient présents à l’époque – ; ils croyaient qu’on enfouissait de l’argent. Mais, avec le temps, ils ont compris le sens de ce qui était en train de naître. Certains, qui ne croyaient pas en Dieu, s’y sont intéressés et font maintenant partie de la “famille du mouvement”, sous des formes diverses. Eh oui, parce que, nous explique-t-on, ici ce qu’on rencontre surtout, ce n’est pas tellement l’athéisme, mais une certaine non croyance due à un manque de connaissance ; mais la soif de Dieu n’a pas disparu. Le premier rendez-vous “officiel” est avec l’archevêque, Mgr Dominik Duka, dans le palais qui est le siège épiscopal depuis 1344, dans le quartier historique de Prague. Adjacent au Château qui est en partie un musée et en partie siège de la présidence de la République, le palais domine la ville. Il se trouve à une courte distance de la somptueuse cathédrale gothique saint Vit, centre de la chrétienté mais aussi centre de tout le pays, comme l’explique le curé qui la fait visiter au petit groupe venu de Rome. L’accueil de l’archevêque est extrêmement cordial ; il fait part de son sentiment de la nécessité de réveiller dans le diocèse la piété populaire, et aussi de l’espoir qu’il place dans la commémoration, en 2013, de l’anniversaire de l’arrivée des saints Cyrille et Méthode, qui ont apporté le christianisme il y 1150 ans : cette commémoration lui apparaît comme une grande chance pour l‘évangélisation. De notre envoyée Aurora Nicosia [nggallery id=41]
20 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Bairro Coroado, dans l’immense ville de Manaus, en pleine forêt amazonienne. Une métropole de deux millions d’habitants en continuelle expansion. En portugais, « coroado » signifie « couronné » et rappelle la couronne d’épines qui encercle tant de grandes villes brésiliennes. La ville enlacée par les pauvres. Au lieu du ciel, le fleuve, à la place des immeubles, les pilotis sur le rivage. Miroir des contradictions sociales qui séparent les pauvres des plus pauvres.
Tout près, à dix minutes à pied, le Centre Roger Cunha Rodrigues, fondé en 1994 par les Focolari et projet de l’association Azione per Famiglie Nuove. Depuis son ouverture, plus de mille enfants ont reçu instruction, nourriture, soutien à leur famille et moyens culturels substantiels aux valeurs solides, qui favorisent la croissance et les relations interpersonnelles. En vue d’une amélioration de la vie des familles et de la communauté. L’un est devenu pâtissier, un autre électricien, un autre est entré à l’université…
Cette année, 300 personnes fréquentent le Centre et les enfants parrainés sont au nombre de 236. En 2010, la somme envoyée au Centre a atteint 85 000€. Actuellement, d’autres fonds sont nécessaires pour : restaurer le bâtiment principal, qui n’a jamais bénéficié de travaux d’entretien depuis sa construction ; construire une nouvelle cantine ; agrandir le réfectoire devenu trop petit pour les enfants qui doivent manger en plusieurs tours ; et enfin élever le mur d’enceinte pour se protéger des voleurs. C’est une eau qui coule et inonde de ses bienfaits. Aurelio Molè, publié sur Spazio Famiglia – avril 2011
19 Mai 2011 | Non classifié(e)
19 Mai 2011 | Non classifié(e)
En 1986 une famille Hongroise du Mouvement des Focolari, les Fialowsky, se déplace pour le travail de Budapest à Doubna, à environ 130kms de Moscou. Autour d’eux se réunissent quelques familles et des jeunes. En 1989, puis en 1991, s’ouvrent deux centres du Mouvement dans la Capitale. A cette époque, la communauté compte près de 40 personnes. En août 1991, il y a la première rencontre de Chiara Lubich avec tous les membres du Mouvement d’Europe de l’Est, à Katowice (Pologne). C’est une étape importante pour la communauté présente en Russie, qui pour la première fois, passe la frontière pour rencontrer Chiara et les autres membres du Mouvement appartenant aux Pays de l’Europe de Est. En Avril 1992 se déroule la première rencontre publique, la Mariapolis, avec 220 participants. En septembre de la même année un premier voyage est organisé à Tcheliabinsk, ville située de l’autre côté de l’Oural, à environ 1900km de Moscou, qui était interdite aux étrangers peu de temps auparavant. Peu à peu se développe une communauté du Mouvement, et déjà, en 1995, se déroule sur place la première Mariapolis. Par la suite, naissent des communautés à Novossibirsk et Omsk.
En 2001 s’ouvre à Krasnoïarsk un focolare, qui se dédie à la partie sibérienne du pays. Les premiers contacts commencent à se créer avec les personnes qui reçoivent depuis un certain temps la Parole de vie. La spiritualité est accueillie par des personnes de diverses villes de Sibérie. La première Mariapolis se déroule en 2004 à Divnogorsk, une ville voisine de Krasnoïarsk. Les participants proviennent de diverses villes, certains ont dû parcourir 2000 km pour venir. Ils sont 90, de diverses nationalités et Églises. Après l’effondrement du régime soviétique, on remarque dans la société russe une recherche d’identité. Dans cette démarche, la manière d’agir du Mouvement a toujours été appréciée, en particulier dans la relation avec l’Eglise Orthodoxe Russe. Dans les manifestations des Focolari participent aussi de temps en temps des représentants officiels du Patriarcat de Moscou. La présence de Giancalo Faletti, coprésident du Mouvement des Focolari à l’intronisation du patriarche Cyrille 1er en février 2009 a été très importante pour la communauté. Le projet « Ensemble pour l’Europe » auquel ils participent depuis 2004 est suivi avec un grand intérêt par un certain nombre de membres d’associations orthodoxes. Parmi les pionniers de l’histoire des Focolari de l’Union Soviétique d’alors, nous pouvons évoquer Eduardo Guedes, focolarino portugais mort en janvier dernier, qui a vécu plus 20 ans en Russie. Sa générosité et son humilité ont été des caractéristiques très appréciées de ce peuple qui a en retour abondamment manifesté son amour de différentes manières, en particulier les nombreux amis orthodoxes. Et aussi Régine Betz, focolarine allemande, qui a vécu à Moscou de 1990 à 2008, tissant des relations vraies et durables avec de nombreuses personnes. Elle a raconté un épisode qui donne le ton de ces années passées à construire l’unité en Russie : « J’enseignais l’allemand à l’université Lomonosov de Moscou. Une collègue, Alla, n’avait pas une bonne santé et pensait qu’il s’agissait d’une punition de Dieu car elle ne vivait plus en chrétienne. Elle me raconta que, pendant un stage de mise à niveau à Leipzig, elle s’était mise à fréquenter l’église, mais en retournant à Moscou, elle s’en était éloignée. Un jour, elle me demanda si elle pouvait aller à la messe avec moi. Je lui expliquai que je n’étais pas orthodoxe mais catholique, ce qui ne lui posa aucun problème. Ainsi, le dimanche suivant, nous sommes allées ensemble à une messe à Saint Louis dans l’unique église existant alors à Moscou. Puis pendant un long moment, je n’ai plus eu de ses nouvelles. Quand nous nous sommes retrouvées, elle m’a raconté qu’elle s’était fait baptiser et – presque en s’excusant – à l’Église orthodoxe. Je lui ai dit qu’elle avait bien fait puisqu’elle est Russe ! »
Aujourd’hui, la majorité des membres de la communauté des Focolari à Moscou est orthodoxe. L’une d’entre elles, Nina Vyazovetskaya, à l’occasion du troisième anniversaire du départ de Chiara Lubich, le 18 avril 2008 à la basilique de Sainte Marie Majeure, à Rome, s’est exprimée ainsi : « Je viens de Moscou, j’appartiens à l’église orthodoxe Russe. Je suis médecin et j’ai travaillé pendant deux ans comme interne à l’hôpital de Moscou. J’ai grandi dans une famille non croyante, comme la plupart des gens en Russie. En 1990 on m’a baptisée un peu par hasard, parce que, avec l’écroulement du communisme, il y avait une période de grands changements et tout le monde cherchait quelque chose de nouveau. Mais après ce jour là, je ne suis jamais allée à l’église. La rencontre avec le Mouvement des focolari a marqué un tournant : J’ai rencontré Dieu et ma vie est changée. Pour le connaître, je me suis adressée aux focolarines, qui sont catholiques, et elles m’ont amenée à mon église orthodoxe. Ainsi, j’ai commencé à découvrir la beauté et la richesse de l’Église, le fait d’être chrétienne, de vivre pour Dieu. Et maintenant, j’ai pris la décision de suivre Dieu, derrière Chiara, dans le focolare. »
18 Mai 2011 | Non classifié(e)
(…) La guerre divise les esprits, massacre les hommes ; et le terrorisme aggrave la situation, étant lui-même fruit des rancœurs et des désirs de vengeance, fruit du déséquilibre entre les pays riches et les pays pauvres. Il est donc nécessaire de prendre l’unité comme objectif et de susciter partout un esprit de fraternité d’où peut découler le partage des biens. Comment susciter cet esprit de fraternité pour que l’humanité soit une grande famille ? C’est possible si l’on redécouvre qui est Dieu. Nous, chrétiens, nous croyons en Dieu, nous savons qu’il existe, mais comme l’idée que nous nous en faisons est principalement celle d’un Être parfait, omniscient et tout-puissant, nous le croyons loin de nous, inaccessible et nous n’avons pas de relation avec lui. Pourtant, l’évangéliste Jean nous dit qui est Dieu, il affirme que : « Dieu est amour » (1 Jn 4,8) et donc qu’il est notre Père et le Père de tous. Si l’on prend conscience de cela, tout change radicalement. En effet, si Dieu est amour, si Dieu est Père, il est proche de nous, de moi, de toi, de vous. Il suit chacun de nos pas, il se cache derrière toutes les circonstances de votre vie, qu’elles soient joyeuses, indifférentes ou tristes. Il connaît tout de nous, de vous. Une phrase de Jésus exprime bien cela : « Même les cheveux de votre tête sont comptés » (Lc 12,7), ils sont comptés par son amour, par l’amour d’un Père. Il nous faut être certains de son amour. Mais il y a plus : il nous faut donner à Dieu la première place dans notre cœur : il doit passer avant nous, avant nos occupations, avant nos rêves, avant nos parents. Jésus le dit clairement : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi » (Mt 10,37). Une autre question surgit : si Dieu est amour, si Dieu est Père, comment nous comporter envers lui ? C’est évident : s’il est le Père de tous, il nous faut nous comporter comme ses enfants et comme des frères entre nous ; vivre, autrement dit, l’amour qui est la synthèse de l’Évangile, c’est-à-dire tout ce que le Ciel nous demande. (…) Chiara Lubich
17 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Franchir le seuil de l’église “Marie, joie des malades”, c’est aller droit au coeur de la foi orthodoxe. La louange, exprimée par les hymnes et les prières depuis l’entrée de l’édifice pendant deux heures de façon ininterrompue, crée entre tous les fidèles un recueillement immédiat. La solennité de la liturgie attire, comme la richesse et la splendeur des ornements, tous rouges du fait du temps pascal. Maria Voce, avec un voile sur la tête, comme toutes les femmes russes, assiste à la divine liturgie avec les autres membres orthodoxes du Mouvement des focolari, pour vivre un moment de communion fraternelle, dans le respect des différentes églises. A la fin, trois baisers scellent un pacte d’amour réciproque entre tous, témoin d’un solide rapport d’unité qui ne peut pas ne pas rappeler – non sans émotion – ce passage de St Paul : «il n’y a plus ni juif, ni grec» et qui devient devant l’iconostase : «il n’y a plus ni orthodoxe, ni catholique, mais nous sommes un en Christ». A la fin de la célébration, une salutation au métropolite Hilarion Alfeyev, président du ministère des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, qui s’est montré particulièrement satisfait de rencontrer la présidente du Mouvement et toute la délégation catholique et orthodoxe qui accompagnait. Le Père Dimitri Sizonenko, responsable par intérim du Secrétariat pour les relations oecuméniques, s’est particulièrement réjouit du témoignage d’unité que donne le Mouvement et a souhaité une plus grande diffusion de son esprit.
Dans l’après-midi de ce même 15 mai, deux rendez-vous attendus: les familles et les jeunes. «Comment transmettre l’esprit du Mouvement à nos enfants», «comment aider les autres familles à comprendre l’importance de la foi», «comment faire quand on se sent faibles»: ce sont quelques-unes des questions exprimées dans une grande simplicité par les trente personnes présentes dont beaucoup de jeunes couples. Quelques-uns se sont mariés à l’église après avoir rencontré le charisme de Chiara Lubich, et d’autres ont compris l’importance de la fidélité conjugale après des expériences d’un tout autre genre. Les années d’athéisme ont marqué l’institution familiale: souvent les unions ne sont pas stables et le choix du mariage est plus lié à la tradition qu’aux convictions; les divorces, les cohabitations, les problèmes d’alcoolisme sont nombreux. «Le message passe par le témoignage que vous donnez en tant que famille – a répondu Maria Voce – par la capacité de s’excuser, de pouvoir de nouveau regarder l’autre avec amour après un moment difficile. Tout cela vaut bien plus que mille paroles». «Personne n’aime souffrir – poursuit Giancarlo Faletti – mais Dieu nous rencontre dans la douleur et il se laisse rencontrer pour nous dire et nous donner quelque chose pour continuer à aimer». Avec les jeunes au contraire, on commence par un signe informel: pas de cravates, guitare et photos, et dialogue sincère sur les défis de la société russe, de la corruption à l’excès de liberté, à la difficulté de faire des choix, au prochain Genfest (Budapest, sept. 2012). Une jeune voudrait quitter son travail, après avoir cautionné involontairement une escroquerie. «Il faut faire un pas décisif pour donner un témoignage. Dans ces milieux, quelque chose peut changer uniquement s’il y a des personnes comme toi», c’est l’encouragement de Maria Voce. «Tu es dans une réalité à christianiser – insiste Giancarlo Faletti – et Jésus se sert de toi pour faire passer un message. Au-dedans de l’économiste sans scrupules, il y a un homme avec une âme. Nous ne pouvons pas renoncer, nous devons témoigner». «Choisir, c’est l’opportunité que Dieu nous donne pour exercer notre liberté», répond la présidente à Liza qui n’arrive pas à comprendre quel chemin prendre pour sa vie. « La confrontation avec les autres est une aide pour amplifier ce que Dieu te demande et pour répondre avec détermination ». Il y a beaucoup de sérieux, d’engagement et de fraîcheur dans ces deux heures de dialogue qui se concluent avec la marque de confiance de Maria Voce: «Moi je vous laisse, mais j’ai confiance en Jésus en vous et entre vous. Le Genfest sera une surprise et sera le plus beau parce que c’est vous qui le ferez». De notre envoyée Maddalena Maltese [nggallery id=40]
16 Mai 2011 | Non classifié(e)

En 1977, la maison d’édition Vita e Pensiero (Vie et Pensée) publiait « Signe de contradiction » : un ouvrage qui recueillait les exercices spirituels prêchés en 1976 par le cardinal Karol WOJTYLA au pape Paul VI et à la curie romaine. L’année suivante, peu de temps après l’élection du cardinal WOJTYLA au siège pontifical, Igino GIORDANI écrivait au nouveau pape :
25 novembre 1978
Saint Père,
Je suis un focolarino (de 84 ans passés !).
J’ai lu votre livre, « Signe de contradiction », et me suis réjoui pour deux raisons : la première, parce que le sujet élevé est traité avec une sagesse et une limpidité rares ; la seconde, parce que moi aussi, il y a plus de 40 ans, avec une présomption évidente, j’ai écrit un livre au titre identique.
Je me permets de vous envoyer un exemplaire de la dernière édition, uniquement comme humble hommage, en signe de la joie que j’éprouve, ainsi que tous les focolarini et quasiment tous les vivants, à propos de votre élection au Pontificat et de la profondeur et la spontanéité de votre apostolat quotidien.
Je vous prie de pardonner ma hardiesse et de me bénir.
Votre très dévoué
Igino GIORDANI
La réponse, immédiate, parvient à Igino Giordani par l’intermédiaire de la Secrétairerie d’État
1er décembre 1978
Cher Monsieur,
Par un geste de courtoisie appréciée, vous avez envoyé en hommage à Sa Sainteté, avec votre lettre du 25 novembre dernier, un exemplaire du livre rédigé par vous, « Signe de contradiction », publié dans sa cinquième édition.
Le Saint-Père m’a chargé de vous transmettre ses propres sentiments de vive satisfaction et de reconnaissance cordiale pour cet acte délicat de respect, qui lui a été très agréable.
Le Souverain Pontife, en conséquence, est heureux de répondre à votre vénération, en vous envoyant la Bénédiction Apostolique que vous avez désirée, en signe d’estime pour votre longue activité au service de la Sainte Eglise et en gage de faveurs célestes toujours abondantes.
Je profite volontiers de la circonstance pour confirmer mes sentiments de profond respect à l’égard de votre illustre Seigneurie.
Votre très dévoué
+C. Caprio
16 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Le voyage prévoit 3 étapes:
- 13 – 19 mai: Russie (Moscou)
- 19 – 25 mai: République Tchèque (Prague)
- 25 – 31 mai: Hongrie (Budapest)
Maria Voce rendra visite aux diverses communautés des Focolari de ces pays. A mettre en relief la rencontre à Moscou avec l’archevêque Mgr. Paolo Pezzi et avec le Nonce Aposotolique Mgr. Ivan Jurkovic. A Prague la présidente rencontrera l’archevêque Mgr Dominik Duka. Le 21 mai une rencontre ouverte à tous, pour rappeler la visite de Chiara Lubich en République Tchèque et le lancement de l’opération “Prague d’or”, qu’elle a initié à cette occasion pour actualiser la “nouvelle évangélisation”. Le Mouvement des Focolari est présent dans les pays de l’ex bloc communiste depuis 1961. En juillet 1960 l’évêque de Lipsia, Mgr Otto Spulbek offrit à Chiara Lubich la possibilité d’envoyer des focolarini médecins pour travailler dans les hôpitaux du diocèse, vue le manque de médecins. 50 ans après, précisément le 13 mai 1961, les premiers focolarini arrivèrent à Lipsia. A partir de l’Allemagne de l’Est, par le moyen de contacts personnels, le Mouvement s’est répandu tout de suite après en Thècoslovaquie, en Russie, Lituanie et dans les autres pays du bloc communiste. Aujourd’hui le Mouvement est présent dans tous les pys de la région.
16 Mai 2011 | Non classifié(e)
16 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Pain parfumé et sel, sont les cadeaux que la Russie offre à qui arrive sur cette terre immense qui s’étend de l’Europe à l’Asie, de la mer glaciale Arctique à l’océan Pacifique. Alla et Valodia, en bleu et rouge, couleurs traditionnelles des costumes russes, portent les plats à Maria Voce et Giancarlo Faletti, présidente et co-président du Mouvement des Focolari, en leur souhaitant officiellement la bienvenue de la part de toute la communauté du Mouvement. De Saint Pétersbourg à Krasnoyarsk, ils se sont rejoints à Moscou, affrontant des voyages de 42 heures comme ceux de Celijabinsk, qui ont traversé en train 3.500 km. de steppes et de forêts. C’est la cathédrale dédiée à Marie Immaculée qui a accueilli ce rendez-vous défini historique par beaucoup. Convertie par le communisme en fabrique d’emballages de la vodka, elle est maintenant le siège de l’épiscopat. Les blessures de l’histoire soviétique brûlent encore : Anatolij, parmi les premiers orthodoxes qui ont connu la spiritualité de l’unité, a des souvenirs très vifs du socialisme et de ses tentatives pour effacer, rayer Dieu, tandis qu’Alla, plus jeune, fait mémoire du sang versé par les chrétiens orthodoxes pour rester fidèles à leur foi.
Cependant derrière ce sombre rideau de fer impénétrable au monde, les visites touristiques de quelques focolarini, le déplacement d’une famille hongroise, les rencontres en Occident avec quelques prêtres, ont silencieusement diffusé la spiritualité de Chiara Lubich, dans la terre mère du communisme. Les histoires des pionniers ne sont pas connues de toutes les deux cents personnes présentes : c’est la première fois que les membres du Mouvement éparpillés sur ce territoire se rencontrent. Ce sont les détails rocambolesques des rendez-vous secrets, mais aussi les souvenirs des persécutions, racontés par Oleg, un des disciples du prêtre Alexandre Men, tué en 1990. Men avait créé une petite communauté d’étude de l’Evangile, avec une grande ouverture œcuménique, et de nombreux de ses disciples se sont rapprochés de l’expérience des Focolari. Ensuite c’est la surprise de la découverte d’une spiritualité évangélique qui ne regarde pas à la différence et à la méfiance entre les Eglises. Père Vladimir, prêtre orthodoxe de Saint Pétersbourg, rappelle que ses « préjugés sur le catholicisme ont été effacés par la fascination, l’attrait de la vie spirituelle du focolare, qui ne connaît pas les frontières confessionnelles et incarne le christianisme, l’amour réciproque au quotidien ». Aujourd’hui, alors que la liberté règne et les églises recommencent à se peupler, tandis que le matérialisme et l’arrivisme économique gagnent chaque jour du terrain et des personnes, la Russie a-t-elle encore sa spécificité, une contribution à donner aussi à l’Occident ? Maria Voce répond à cette question dans un dialogue soutenu avec la salle, en partant de l’histoire : « La Russie a essayé de construire une unité sans Dieu, elle a essayé d’avoir un peuple uniforme, mais elle n’a pas réussi. Cette nation peut dire au monde, de par son expérience, que sans Dieu ce n’est pas possible de parvenir à ce but, comme le montre l’intensité dramatique du martyre de ceux qui ont résisté, parfois de façon pesante, parfois dans le silence, mais cela a toujours été du martyre. »
Puis on passe à une confidence spirituelle : « Arrivée en Russie je me suis trouvée immergée dans une unité plus profonde avec Dieu – raconte la présidente des Focolari – et je me suis rappelé une expression, peut-être étudiée en littérature, qui disait : La sainte Russie. Je me suis senti portée par cette vie de sainteté qui se respire dans cette nation, dans l’histoire de son christianisme. J’ai compris que le don pour moi et pour l’humanité que la Russie peut faire est cette sainteté, grâce aussi aux martyrs de toutes les Eglises ». Giancarlo Faletti, en reprenant le style des nombreuses églises orthodoxes dont les coupoles sont dorées, a souligné que « Dieu est l’or de la ville, l’or de l’Eglise orthodoxe et de l’Eglise catholique et il est la garantie de ce chemin de communion qui a sur cette terre des témoins importants ». L’émotion était visible sur le visage des nombreuses personnes présentes qui ont pu donner une signification nouvelle aux années obscures vécues, et en même temps ont ressenti le besoin de témoigner de la « révolution » ancienne et nouvelle de l’Evangile. Parmi les partenaires de ce défi, Eduardo Guedes, focolarino portugais, qui a dépensé ici aussi dans ce territoire, forces, enthousiasme, intelligence ; il est mort en janvier dernier, et beaucoup ici présents se souviennent de lui : sans proclamation, avec douceur il a témoigné d’un Dieu qui n’abandonne pas, n’oublie pas, mais sait toujours accueillir, les malheureux et les puissants, et faire grandir dans cette « sainte Russie », le désir d’une sainteté moderne et pour tous. Envoyé par Maddalena Maltese [nggallery id=39]
15 Mai 2011 | Focolare Worldwide
13 mai. Une fête significative pour les catholiques: Notre-Dame de Fatima. 13 mai. Une date tout autant symbolique pour le mouvement des focolari: la nuit de “étoiles et larmes”, le fameux épisode de la vie de Chiara Lubich quand, à cause des bombardements de Trente, elle avait dû quitter sa maison pour se réfugier dans le bois de Goccia d’oro (Goutte d’or). Pleurant pendant des heures, elle avait observé le mouvement des constellations dans le ciel et avait compris que seul l’amour pouvait vaincre cette effroyable tragédie. 13 mai, cette fois-ci 2011. Maria Voce et Giancarlo Faletti ont atterri à Moscou pour rendre visite à la communauté du mouvement des focolari en Russie. Un voyage que Chiara Lubich aurait voulu faire depuis les années 60 comme en témoigne son discours de cette période, mais qui en fait n’a pas pu se réaliser, même si un certain nombre de ses premiers compagnons et compagnes ont semé ici la spiritualité de l’unité dès les années 70.
Lors de l’atterrissage à Sheremet’evo un timide rayon de soleil essaie de défier un ciel de bruine instable. L’aéroport, moderne et lumineux, se distingue peu de ceux des métropoles occidentales: les grandes marques qui remplissent les magasins et les chaînes de restauration sont les mêmes. Passés les contrôles de routine, un peu plus intenses après le dernier attentat, on peut s’exclamer: nous voici arrivés à Moscou. Tout de suite, un petit groupe des focolari accueille les nouveaux arrivants avec des fleurs, sourires et trois embrassades. Observée à distance, une brigade de jeunes agents de contrôle facilement distraits de leurs tâches. Sur l’autoroute pour rejoindre Moscou, les nombreux chantiers sont les témoins d’une ville en pleine croissance du point de vue commercial et urbanisme: il y a toujours plus de russes qui s’y transfèrent et la population atteint déjà 15 millions d’habitants. «Particulièrement en ce jour, confions à Marie le voyage à Moscou, les personnes que nous rencontrerons, tous ceux qui prient pour ce rendez-vous » : c’est la prière exprimée unanimement par Maria Voce et Giancarlo Faletti, devant une icône de Notre-Dame, pendant la messe dédiée justement à la mère de Dieu. C’est l’attente de la rencontre du 14 mai avec tous les membres des focolari du grand territoire russe. Depuis le début du mouvement dans ces terres, c’est la première fois que de Celjabinsk, Novosibirsk, Krasnojarsk , Saint Petersbourg se retrouvent catholiques et orthodoxes pour témoigner une présence vivante, joyeuse, active, qui sait dépasser les méfiances, les diversités et distances bien connues qui remettent en question les huit fuseaux horaires du pays. Quelqu’un cependant a voulu anticiper ce moment de « face à face » avec la présidente : en fait les plus petites filles se sont présentées comme autant de poupées russes colorées, une façon de souhaiter la bienvenue de façon traditionnelle et festive qui exprime bien les nombreuses facettes de la ville, mélange de modernité et d’histoire, d’orgueil national et de renommée mondiale inégalable. De notre envoyée Maddalena Maltese
12 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Nous sommes désormais à la veille du vingtième anniversaire de l’Economie de Communion (EdeC) au Brésil : ceux qui, depuis des mois, travaillent avec intensité et passion à ces 5 jours importants en sont aux ultimes préparatifs. Il faut mener simultanément deux évènements : La préparation de l’Assemblée de l’EdeC à la Mariapolis Ginetta di Vargem Grande Paulista, et la journée de conclusion à Sao Paulo, où sont attendues 1600 personnes au Mémorial Amérique Latine. Pour l’Assemblée, l’organisation communique que nous avons atteint le seuil des 630 participants : objectif vraiment ambitieux, surtout par la diversité géographique des personnes en provenance de 37 pays et 4 continents. Si la majorité vient évidemment du Brésil, avec 240 participants, l’Italie est représentée par 85 présents et se situe à la seconde place, devant l’Argentine qui a 62 participants. A noter la représentation Coréenne, presque 30 personnes ! Puis par importance numérique, l’Espagne, le Chili, les USA, la France, l’Uruguay, la Suisse, la Bolivie, l’Allemagne, le Venezuela, la Slovénie, le Paraguay, le Mexique, le Portugal, la Belgique, l’Irlande, le Canada, la Serbie, Panama, les Philippines, le Cameroun, la Pologne, la Croatie, le Costa Rica, le Pérou, le Kenya, la Slovaquie, la Hongrie, l’Equateur, la Colombie, la Cote d’Ivoire, le Nigéria, le Congo et la Roumanie. Maintenant, prêt pour le départ, le staff des organisateurs se prépare à travailler activement pour faire en sorte que le site EdeC soit mis à jour le plus rapidement possible, donnant chaque jour des nouvelles, des photos, des documents et des échos de tout ce qui arrive en temps réel. Les jeunes vont alimenter un blog et feront leur propre info sur leur réseau social … Ceux qui ne pourront être présents au Brésil pourront quand même participer aux évènements en temps réel à travers les liaisons Internet qui sont en préparation : les liens pour y accéder seront publiés sur le site dès qu’ils seront disponibles. Déjà, des points d’écoute qui ont été créés nous ont été communiqués : le pôle Lionel de Loppiano, le pôle Giosi d’Abrigada (Portugal), ceux de Vienne, de Lugano, peut-être celui de Madrid… La liste va s’allonger dans les jours qui viennent. Pendant la durée de l’Assemblée, les liaisons en direct auront lieu le matin pour permettre à tous de pouvoir assister aux thèmes de l’Assemblée. Il est prévu que la langue de transmission soit l’italien. Le 29 mai, elle durera toute la journée. Dès que nous aurons de plus amples détails, nous vous les communiquerons. En attendant, à bientôt de vous voir tous au Brésil ! Antonella Ferrucci. www.edc-online.org
11 Mai 2011 | Focolare Worldwide

Silvana avec Gustavo Clariá de la Rédaction du Web
Quelles ont été tes impressions sur la société argentine ? « J’ai trouvé un continent où le christianisme est vivant ; il est la racine culturelle de ce peuple. Les messes, par exemple, sont très fréquentées, avec beaucoup de jeunes, et le dimanche est aussi respecté civilement. On pourrait dire que c’est un continent (l’Argentine est si vaste !) nouveau et jeune. De par cette ouverture et cette liberté, ils sont particulièrement faits pour accueillir la spiritualité de l’unité qui naît du charisme de Chiara. Nous savons que tu as été invitée par les nombreuses communautés des Focolari de ce pays… 
Mariapolis Lia
Oui. Le Mouvement en Argentine est très répandu et riche des diverses vocations de l’Œuvre de Marie et de témoignages dans différents domaines. Par exemple, dans la « Cité-pilote Lia », qui est un peu le cœur des Focolari pour le Cône Sud, il y a beaucoup de jeunes qui lâchent tout pendant un an, pour « faire l’expérience » comme ils disent. C’est-à-dire pour se former à une « vie nouvelle » fondée sur l’Évangile. Même si les Sud-Américains sont les plus nombreux, il y a des filles et des garçons de l’Europe et du monde entier, et l’engagement avec lequel ils vivent cette période suscite une grande admiration.
Déjà Chiara Lubich soulignait le rôle des jeunes dans la cité-pilote argentine comme une de ses caractéristiques. J’ai visité toutes les réalités de la Cité-pilote et j’ai rencontré les focolarini, les écoles des jeunes et la communauté locale. J’ai été touchée par l’harmonie et par les rapports d’unité que j’ai trouvés entre tous. Là, triomphe cet amour réciproque que Lia Brunet et Vittorio Sabbione – pionniers du Mouvement en Argentine – ont apporté et que Chiara, lors de sa visite historique en 1998, a chaudement souligné. Je peux dire que j’ai expérimenté la présence spirituelle de la Sainte Vierge. J’ai parlé d’Elle lors d’une de mes interventions en décrivant comment Elle s’est manifestée dans notre histoire : un modèle pour vivre la Volonté de Dieu.
J’ai aussi visité le Pôle industriel « Solidaridad », où quelques entreprises s’inspirent des principes de l’Économie de Communion. Elles sont encore petites, mais il y a de la pureté et de la cohérence avec les valeurs évangéliques, qui assurent un futur prometteur. L’« associé caché », comme est appelée l’intervention de la Providence de Dieu, est très présent et intervient avec fidélité.
Tu as passé les fêtes de Pâques en Argentine… Je les ai passées au Centre Mariapolis à Josè C. Paz, dans les environs de Buenos Aires. C’étaient des jours intenses, de grande spiritualité, avec environ 90 focolarines, y compris les focolarines mariées. Ensuite, nous ont rejointes les focolarini et d’autres personnes appartenant aux communautés proches, environ 400 personnes. Au milieu d’eux, j’ai voulu souligner à quel point nous avions compris, durant les premiers temps avec Chiara, les réalités de Jésus au milieu de nous et celle de Jésus abandonné. J’ai été émue par la reconnaissance et par l’amour qu’ils m’ont témoigné de tant de façons.
Je peux dire que j’ai été très impressionnée par l’harmonie qu’il y règne et contente de l’unité que j’ai trouvée entre tous. Même si on peut toujours s’améliorer et grandir, je pense que Chiara, du Ciel, doit être contente.
11 Mai 2011 | Non classifié(e)
10 Mai 2011 | Non classifié(e)
Le 14 mars 2009 c’était le premier anniversaire de la mort de Chiara Lubich. Avec une émission en direct ayant pour titre : “Avec Chiara. Un dialogue qui continue” on a reparcouru sa vie. Un des témoignages les plus importants a justement été celui de Mgr Dziwisz qui a suivi de près, pas à pas, Jean-Paul II. Ordonné prêtre par Wojtyla en 1963, il a été à ses cotés comme secrétaire durant presque 40 ans. Aujourd’hui, il est évêque et cardinal de Cracovie, rôle qu’avait déjà rempli son ami Karol. Voici ce qu’il nous a dit.
Mgr Stanislaw Dziwisz, cardinal de Cracovie: «Le Saint Père a déjà rencontré les focolarini avant, ici en Pologne, dans cette même maison; ils venaient de façon clandestine. Le Pape cherchait à lire les signes des temps, et il a vu que Chiara avait la même lecture de l’Eglise et aussi du monde. Il a toujours eu beaucoup de respect à son égard, même en parlant d’elle en privé et moi j’ai remarqué une grande harmonie, une harmonie spirituelle, et aussi un engagement ecclésial. Et il s’est créé une profonde union entre ces deux personnes. Ils n’avaient pas besoin de beaucoup de paroles, ils se comprenaient très bien. Je pense que le Saint Père a trouvé en elle et dans le Mouvement des Focolari la confirmation de tout ce qu’il pensait, de comment il voyait l’Eglise, son ouverture sur le monde, mais aussi sur les religions, chrétiennes et non chrétiennes. Chiara venait rencontrer le Saint Père avec ses plus proches collaborateurs, non seulement officiellement mais aussi en privé, pour les – soi-disant – déjeuners de travail. C’était toujours des déjeuners sans façon, jamais rien d’officiel, comme en famille. Le Pape, comme chacun sait, avait aussi un esprit artistique, et je pense que Chiara avait ce même esprit. Sur ce point aussi, ils étaient très proches. Le Pape accordait une grande importance aux laïcs, alors que tout le monde ne comprenait pas la place des Mouvements dans la vie de l’Eglise. Aussi celle de la femme. Lui parlait du génie de la femme. Chiara était ce génie de la femme. C’est incroyable ce qu’elle a pu faire, qui je crois a été fait par l’Esprit Saint à travers elle. Chiara ne faisait pas des discours philosophiques, mais ces discours simples et pleins d’amour, c’est cela qui attirait les personnes. Beaucoup prient par l’intercession du Serviteur de Dieu et obtiennent les grâces. Moi-même je peux le confirmer. Je pense qu’il se produit la même chose avec les focolarini : quand ils ont un problème, ils demandent et cherchent l’inspiration en Chiara. Peut-être que son aide et sa protection sont-elles maintenant plus efficaces qu’avant. Ça nous le verrons plus tard. Je pense que tous deux nous regardent, nous accompagnent, nous aident».
10 Mai 2011 | Focolare Worldwide
9 Mai 2011 | Non classifié(e)
Semaine Monde Uni 2011 : bilan d’un changement visible De l’Océanie au Nord Européen, de la Terre de Feu à l’Extrême Orient : la Semaine Monde Uni 2011(SMU) conclue officiellement le 8 mai, était assurément un événement de portée mondiale. Davantage encore ! Impliquant avec ses initiatives et ses projets des milliers de jeunes de n’importe quelles cultures et traditions, elle a su montrer que le monde uni est l’objectif fondamental des Jeunes pour un Monde Uni (JPMU), et que durant cette Semaine – depuis 1995 – elle veut le faire savoir à tous. Décrire même brièvement chaque initiative serait comme faire un tour virtuel de tout le monde. Ce serait sûrement passionnant mais trop long à résumer dans un article. Les centaines d’événements se sont propagés d’un réseau social à l’autre, multipliant la visibilité et les personnes impliquées. Nous nous limitons ici à quelques allusions, en vous renvoyant au blog www.mondounito.net pour un approfondissement.
Commençons par les nombreuses SMU qui se sont déroulées au Moyen Orient, où est vécu un moment particulier de réveil et de désir de changement, à partir des jeunes. Il est riche de significations le titre du vidéo que les JPMU d’Egypte ont préparé en reprenant le titre du récent meeting qui a eut lieu les jours précédents et qui a donné le départ à la Semaine Monde Uni : « Make visible change » (Rendre visible le changement). Les jeunes du Liban ont animé toute la Semaine avec un projet écologique, un ciné-club interreligieux, une journée de sport et une activité sociale. Ils se sont aussi fixés sur le social dans toute l’Amérique latine. Par exemple à la Havane, durant la SMU, les jeunes de Cuba ont visité les enfants d’un bidonville construit sous un pont de la ville.
Au Guatemala, chaque jour avait une nuance différente et une activité en corrélation : Donner, Aimer en premier, Paix, Mourir pour son peuple, Pardonner, Ecologie, et Tisser des rapport, sont les titres des différentes journées Un dernier exemple de ce continent : Rosario, en Argentine. Ici, divisées en deux groupes de 25 jeunes chacun, les JPMU ont présenté différents sketchs sur le Monde Uni… aux passages piétons devant les personnes en attente devant les feux ! En plusieurs points du monde, on pensait au Japon, touché au mois de mars par les graves catastrophes naturelles. A Los Angeles, aux USA, a été lancée la campagne « Hike a thon ! », une démarche pour recueillir des fonds en faveur de la population de Fukushima. A Florence a eu lieu un marathon de danse et la place principale de Frascati (RM) a été animée par un atelier ouvert sur la découverte de la culture nippone.
A Goa dans la partie sud-occidentale de l’Inde une journée entière a été consacrée à Chiara Luce Badano. Pour présenter cette jeune des Focolari béatifiée le 25 septembre précédent, les JPMU de l’Inde ont préparé des chants, des chorégraphies, de typiques danses indiennes, des expériences et des vidéos sur sa vie. Et enfin à Sassello, pays natal de Chiara Luce, devant 1200 jeunes, et avec une liaison internet en direct, s’est conclue officiellement la seizième Semaine Monde Uni. Mais aussi une comédie musicale, Living the dream, réalisée par un groupe de jeunes de Gênes après l’enthousiasmante expérience vécue dans le workshop avec le Gen Rosso, et inspirée par l’exemple de deux jeunes Génois eux aussi en chemin vers la béatification : Alberto Michelotti et Carlo Grisolia. Puis un voyage spécial, avec Ruggio et Maria Teresa Badano, les parents de Chiara Luce, pour visiter sa maison. Pour écouter ce qu’ils ont dit, le replay du direct est disponible sur : http://media.focolare.org/CISMU2011.wmv. En conclusion la grande annonce : Genfest 2012 – 1 et 2 septembre à Budapest. Mais nous en parlerons la prochaine fois !
5 Mai 2011 | Focolare Worldwide
4 Mai 2011 | Non classifié(e)
4 Mai 2011 | Non classifié(e)
4 Mai 2011 | Non classifié(e)
3 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Il est dix heures et demie lorsque je descends l’escalator du métro à la Gare Centrale. Ce n’est pas l’heure de pointe, et pourtant nous sommes nombreux. Sous l’escalier, il y a un homme qui agite un bout de papier. Mais tout le monde est pressé et personne ne l’écoute.
Je m’arrête et lui fais signe de me suivre. Nous allons sur le quai. Je découvre qu’il va dans la même direction que moi. Il est accompagné de sa femme, deux filles et un garçon. Ils ne sont pas habitués aux tapis roulants et la femme manque de tomber. Quand je découvre que seul Sabri, leur fils de 10 ans, parle suédois, je décide d’aller avec eux jusqu’à destination.
Mais ce n’est pas si facile, car lorsque nous descendons en tête de ligne, ils sortent d’autres bouts de papier… Le premier avec la mention de la direction à prendre dans le métro, maintenant, c’est un bout de papier avec l’adresse du Conseil pour l’immigration qui se trouve… cinq stations avant. Nous retournons. A la station de métro, je demande s’ils peuvent payer l’autobus. Nouveau bouts de papier, une lettre et un billet électronique pour le train. Pas d’argent. La lettre montre que leur objectif n’est pas le service d’immigration, mais une étude juridique qui se trouve dans un autre quartier de la ville.
Je suis déjà en retard d’une demi-heure pour la réunion. J’appelle l’étude juridique. Nous décidons qu’ils doivent prendre un taxi. Ils me demandent si je peux leur prêter l’argent pour le taxi puisque ensuite, certainement, le bureau juridique me remboursera la dépense. Le taxi est trop petit pour nous transporter tous, c’est pourquoi je prends congé. Les cinq personnes reconnaissantes me saluent cordialement.
Je suis surpris, lorsque quelques amis, ensuite, me disent que j’ai été très gentil. Surtout de payer le taxi… Certes, j’ai dû me dépasser pour aller avec eux pendant tout le trajet, j’ai perdu une bonne partie du cours auquel j’aurais dû assister et je ne suis pas sûr de revoir mon argent. Mais, n’aurais-je pas été heureux d’être aidé s’il m’était arrivé la même mésaventure dans un pays étranger ? La joie que j’ai ressentie en moi, et chaque fois que j’en parle, est un cadeau supplémentaire.
Patrick – Suède
Source : www.focolare.se
1 Mai 2011 | Non classifié(e)
1 Mai 2011 | Non classifié(e)
1 Mai 2011 | Non classifié(e)
1 Mai 2011 | Chiara Lubich, Non classifié(e), Parole di vie, Spiritualità
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée »
Jésus nous enseigne aussi une autre manière d’aimer le Seigneur notre Dieu. Pour lui, aimer voulait dire accomplir la volonté de son Père, en mettant son esprit, son cœur, ses énergies, sa vie même, à sa disposition. Il s’est complètement donné au projet que le Père avait sur lui. L’Évangile nous le montre toujours et totalement tourné vers le Père (cf. Jn 1,2 ; 1,18), toujours en lui, attentif à ne dire que ce qu’il avait entendu du Père, à n’accomplir que la seule volonté du Père. Dieu nous le demande à nous aussi.
Aimer signifie faire la volonté de l’Aimé, sans demi-mesure, de tout notre être : « de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée ». Car l’amour n’est pas simplement un sentiment : « Et pourquoi m’appelez-vous « Seigneur, Seigneur » et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Lc 6, 46), demande Jésus à ceux qui n’aiment qu’en paroles.
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée »
Comment vivre alors ce commandement de Jésus ? En entretenant avec Dieu un rapport filial et d’amitié, mais surtout en accomplissant sa volonté. Comme celle de Jésus, notre attitude envers Dieu sera de nous tourner toujours vers le Père, à son écoute, lui obéissant pour accomplir son œuvre et rien d’autre.
Il nous est demandé de l’accomplir de tout notre être, car, à Dieu, on ne peut pas donner moins que tout : tout notre cœur, toute notre âme, toute notre pensée. Cela veut dire bien faire, et complètement, cette action qu’il nous demande.
Pour vivre sa volonté et nous y conformer, il faudra souvent brûler la nôtre, sacrifiant tout ce qui, dans notre cœur et notre esprit, ne concerne pas le présent. Il peut s’agir d’une idée, d’un sentiment, d’une pensée, d’un désir, d’un souvenir, d’un objet, d’une personne…
Nous serons alors tout entiers à ce qui nous est demandé dans l’instant présent. Qu’il s’agisse de parler, de téléphoner, d’écouter, d’aider, d’étudier, de prier, de manger, de dormir, sans nous laisser distraire. Accomplir tout cela parfaitement, de tout notre cœur, notre âme, notre pensée ; avoir l’amour comme unique moteur de nos actions, au point de pouvoir dire, à chaque instant de la journée : « Oui, mon Dieu, en cet instant, en cette action, je t’ai aimé de tout mon cœur, de tout mon être ». C’est seulement ainsi que nous pourrons dire que nous aimons Dieu, en répondant à son Amour pour nous.
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée »
Comment vivre cette Parole de vie ? Demandons-nous de temps en temps si Dieu est vraiment à la première place dans notre âme.
Et pour ce mois-ci ? Choisissons à nouveau Dieu comme unique idéal, comme le tout de notre vie, en le remettant à la première place, en vivant sa volonté à la perfection dans le moment présent. Nous devons pouvoir lui dire sincèrement : « Mon Dieu et mon tout », « Je t’aime », « Je suis tout à toi », « Tu es Dieu, tu es mon Dieu, notre Dieu qui nous aime infiniment ! »
Chiara LUBICH
1 Mai 2011 | Non classifié(e)
30 Avr 2011 | Non classifié(e)

« Seuls ceux qui sont suffisamment fous de penser pouvoir changer le monde le changent vraiment ». L’impression de l’un des 500 JPMU présents au meeting est claire : les Jeunes pour un Monde Uni ne croient pas à des utopies, mais plutôt en un Idéal pour lequel il vaut la peine de consacrer sa vie !
Une joie générale et explosive. « Il faut un grand cœur pour croire en cet idéal et vous m’y avez fait croire à moi aussi ! ». « Il suffit de regarder les visages : tout le monde a vraiment l’air heureux ! » « Il me tarde de rentrer pour répandre cette lumière dans le monde entier »… ce sont seulement quelques impressions, recueillies parmi tant d’autres.
Le dernier matin de programme, avant que la fête ne continue à Rome avec la veillée au Cirque Maxime et la cérémonie du dimanche à Saint Pierre pour la béatification du pape Wojtyla, ce fut l’occasion d’expérimenter la nature propre des Jeunes pour un Monde Uni, et donc de fixer le regard sur le monde entier.
Piero Coda, président de l’Institut Universitaire Sophia (à Loppiano, Florence), a guidé, avec deux de ses étudiants, la réflexion sur l’importance du dialogue dans chaque situation, spécialement aujourd’hui alors que les civilisations – après s’être développées isolément pendant des siècles – sont appelées par l’histoire à une confrontation continuelle, à un échange, à une interdépendance. Quelques unes de ses paroles emblématiques : « L’histoire est faite de quelques figures prophétiques qui savent illuminer l’agir humain, toujours vers de nouveaux horizons. Mais c’est avec le même procédé fondamental que font aussi quotidiennement de nombreux constructeurs de ponts, comme vous pouvez l’être vous, qui enseignent avec leur vie l’art du dialogue ».
Etait présente aussi une délégation de jeunes du Mouvement bouddhiste japonais Rissho Kosei-Kai qui ont présenté leur association, – des années de dialogue et d’étroite amitié avec le Mouvement des Focolari, – (avec l’action Arms Down) et les activités qui ont eu lieu l’année en cours en faveur du désarmement nucléaire et récemment pour les victimes du terrible tremblement de terre qui a ravagé le nord du Japon le 11 mars dernier.
Leurs témoignages très clairs, limpides, ont montré comment le fait de ‘’construire des ponts’’ entre mouvements, cultures et expériences différentes portent des fruits les plus inattendus.
Les jeunes de la Rissho Kosei-Kai ont dit à la fin du meeting : « De ce moment de rencontre avec les JPMU nous emportons avec nous surtout une chose, la certitude que chacun de nous est différent de l’autre, mais en même temps qu’il est beau de jouer avec ces différences jusqu’à arriver à l’unité entre tous ! ».
Jusqu’au 8 mai 2011 vous pouvez suivre la Semaine du Monde Uni sur : www.mondounito.net
29 Avr 2011 | Non classifié(e)
29 Avr 2011 | Non classifié(e)

De l’île, elle nous écrit:“Les hôtes arrivent trempés et pour la plupart pieds nus. Un rapport d’empathie et de reconnaissance s’établit tout de suite entre eux et nous. Ils s’excusent pour tout, pour la circulation qu’ils bloquent, pour les queues dans les boulangeries, dans les supermarchés…”
“Ces derniers mois, étant donné la succession des débarquements, nous vivons une expérience de peuple. Tout le monde se donne de la peine pour ces frères avec une très grande générosité, en leur procurant des vêtements, de la nourriture, etc.”
Nous vivons beaucoup d’expériences:“Juste les jours précédents les débarquements, on m’avait volé mon sac avec tout ce qu’il contenait y compris mon téléphone portable. J’en achète un autre et je l’avais sur moi, encore dans sa boite. Un jeune tunisien se rend compte que son téléphone ne fonctionne pas et me dit: ‘Maman pleure parce qu’elle n’a pas de nouvelles de moi!’. Je pense au téléphone que je viens d’acheter. Il lui serait utile. Je le lui donne. Le jeune est heureux et peu de temps après il a réussi à parler avec sa maman”.
Les Jeunes pour un Monde Uni, avec quelques communautés de la Sicile et en collaboration avec la Caritas d’Agrigente, font également arriver en quelques jours, à Lampedusa, un container de vêtements et d’affaires de première nécessité.

Après ce début où la population s’est grandement dévouée, le découragement a commencé à s’insinuer parce que 90% d’entre elle vit du tourisme. “Avec la certitude que Dieu ne nous laissera pas seuls, qu’il ne se laissera pas vaincre en générosité, nous essayons d’encourager et de soutenir chacun à ne pas se laisser écraser par les préoccupations du futur…”
L’évêque d’Agrigente, Mgr Montenegro, est intervenu en invitant à voir en ces frères le visage de Jésus affamé, étranger… Il a écrit au Président de la République et tout de suite les autorités ont commencé à intervenir et c’est la joie d’avoir beaucoup reçu, bien plus de ce qui a été donné, qui reste en chacun. On a vécu et on continue à vivre de très belles expériences: ceux qui ont accueilli un enfant pendant une période, ceux qui ont procuré du travail à des jeunes qui sont restés ici, ceux qui ont ouvert leur maison pour un repas, une douche, sans parler d’argent, de nourriture… Les pêcheurs ont offert des caisses de poissons et les hôtes ont fait un barbecue improvisé.
A présent, la communion des expériences et des biens matériels continue et est en train de s’étendre à toute l’Italie.
29 Avr 2011 | Non classifié(e)
29 Avr 2011 | Non classifié(e)
29 Avr 2011 | Non classifié(e)
29 Avr 2011 | Non classifié(e)
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Du 1 au 3 avril 2011 s’est déroulé au Centre Mariapolis de Castel Gandolfo le congrès promu par le centre des Focolari pour le dialogue avec les personnes de convictions non religieuses. Ce fut le premier grand rendez-vous réalisé par et pour eux après la mort de Chiara Lubich.
Les 240 participants, pour la plus grande partie des jeunes, provenaient non seulement de toutes les régions italiennes, mais aussi de Russie, de Bulgarie, de Croatie, de Bosnie, de Slovénie, d’Albanie, d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de France et d’Espagne, avec des représentants de l’Angola, de l’Argentine, de l’Uruguay et du Brésil.
Piero Taiti, toscan de Prato et « ami » de la première heure, a dit en introduction : « Chiara donne une expérience radicale de type chrétien, évangélique, catholique. Cela nous intéresse, nous regarde parce que la lumière qu’elle a allumée est importante. Alors le sens de notre rencontre est celui de demander que cette lumière ne soit pas obscurcie, oubliée, avec le passage du temps, mais qu’elle soit reproposée. Chiara n’est plus, mais nous, nous croyons nous aussi aujourd’hui à cette utopie d’espérance et de fraternité ».

Après ce nouveau début, le congrès s’est articulé entre approfondissements culturels et témoignages sur les diverses suggestions proposées par le titre : « Humanisme dialogue fraternité – héritage de Chiara Lubich » : de la division au partage, le sens du dialogue, la fraternité universelle. Le tout exposé avec de brèves réflexions soit dans la salle avec tous, soit en petits groupes linguistiques.
Etant en voyage aux Etats Unis, Maria Voce, présidente du Mouvement, s’est rendue présente à travers l’enregistrement d’une conversation qu’elle a eue avec quelques amis de convictions non religieuses, le 6 novembre 2010. Une telle contribution a ensuite stimulé le dialogue et la réflexion. Ainsi un participant a dit : « Ce fut en effet important dans ce contexte de rappeler le rêve fou de Chiara : ‘’T’apporter un jour, le monde entre les bras’’. Là on sentait la vraie signification de ce que voulait dire ‘’porter le monde…’’ et que cela sera possible si, à travers l’universalité du charisme de l’unité, nous contribuons à faire en sorte que les croyants et les non croyants mettent en pratique l’art d’aimer ».
A ces déclarations a fait écho encore une fois Piero Taiti, qui a ainsi conclu : « Les trois premiers mots du titre sont les valeurs qui nous ont fascinés et qu’avec Chiara nous avons partagées à savoir : l’ouverture à n’importe quelle civilisation, n’importe quelle culture, à condition que cela soit fait avec un esprit de respect et d’amour pour les autres. (…) Notre idée de la fraternité se construit sur la conviction, d’une part évangélique, et je pourrais dire aussi stoïcienne, que nous appartenons tous à la même famille humaine ».
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29 Avr 2011 | Non classifié(e)
28 Avr 2011 | Non classifié(e)
28 Avr 2011 | Non classifié(e)
28 Avr 2011 | Non classifié(e)

Rafael Tronquini
Parle-nous de tes souvenirs de Jean-Paul II dans ses dernières années, marquées par la souffrance. Quel témoignage le Pape t’a-t-il donné durant cette période ?
Je me rappelle surtout sa dernière année. Toutes les nouvelles diffusées dans les médias. Toutes les images du Pape qui ne parvenait pas à bien s’exprimer. Pourtant, son amour pour moi et pour les jeunes du monde entier était très fort. Jean-Paul II est le premier pape que j’ai connu. En 2005, j’avais 21 ans, et le Pape était comme un grand-père pour moi, à cause de sa sagesse. Et un grand compagnon de voyage ! Il disait tellement de choses belles. Dans les groupes de jeunes de ma paroisse, nous parlions beaucoup de lui comme un exemple de personne qui continuait à aimer même dans la souffrance.
J’ai voulu répondre à l’invitation qu’il avait lancée aux JMJ au Canada en 2002, à Toronto, et c’est ainsi que j’ai participé aux JMJ de Cologne en 2007. Cela m’a fait expérimenter l’unité de l’Église. Je sens qu’il me faut remercier éternellement Jean-Paul II de la proposition qu’il a faite à nous tous, les jeunes : vivre ensemble cette inoubliable rencontre. En me recueillant devant sa tombe, j’ai remercié Dieu de nous avoir fait cadeau de sa vie. Après les JMJ, j’ai compris beaucoup de choses mais, surtout, j’ai pris la résolution de suivre Jésus dans les joies et les souffrances de chaque jour.

Le Pape essayait de trouver Dieu et Jésus dans sa souffrance. Que peux-tu dire à ce sujet ?
Il me fait penser au chemin parcouru par le Christ, mort sur la croix puis ressuscité. Chaque jour, si nous aimons comme Jésus, nous pouvons faire cette expérience de résurrection. Quand je suis rentré chez moi, au Brésil, après les JMJ en Allemagne, j’ai appris que ma grand-mère était très malade. Que faire ? Que dire ? À ce moment-là, je me suis souvenu de Jean-Paul II, de la façon dont il avait vécu son expérience de souffrance. Ma grand-mère est morte quelques jours plus tard. Pour moi, il s’agissait d’une situation nouvelle : perdre la même année Jean-Paul II et ma grand-mère, deux personnes que j’aimais beaucoup, quoique de deux façons différentes. Je crois que, face à la réalité de la maladie, on ne doit pas chercher des réponses sans aimer. Il faut aimer et trouver Dieu dans les malades, tout offrir à Jésus qui est mort sur la croix par amour.
Le jour de la mort du Pape, ma sœur m’a appelé à mon travail, en larmes. Même si je ne comprenais pas ce qu’elle me disait, je devinais que c’était une mauvaise nouvelle. Puis tout s’est éclairé : Jean-Paul II s’était éteint. Je me suis mis à pleurer moi aussi, mais j’ai remercié Dieu de l’élan que le Pape avait donné à ma vie.

Vous aussi, vous avez l’idéal de « Jésus Abandonné » ? Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Oui, je vis la spiritualité de l’unité, prônée par le mouvement des Focolari, et Jésus Abandonné est notre unique trésor. Pour moi, cela signifie choisir Jésus dans la souffrance de son abandon, dans son rien, dans son cri : « Pourquoi… m’as-tu abandonné ? » Choisir le moment où, après s’être fait rien, il a aimé l’humanité de toute son âme. Alors, après avoir étudié, ou bien lorsque je suis fatigué par ma journée de travail, je me rappelle que je dois préférer la fatigue, parce que c’est un des visages de Jésus Abandonné. Quand je triomphe des tentations pour être un chrétien authentique, ou bien quand je fais des erreurs, là encore, je « suis » Jésus Abandonné. Ainsi, lors de ma prière du soir, je Lui offre toujours toutes mes souffrances, parce qu’Il a tout pris sur Lui, nos limites et nos échecs. C’est Lui, l’unité.
(Interview réalisée par Corinna Muehlstedt pour la radio bavaroise, 18 mars 2011)
27 Avr 2011 | Non classifié(e)
La béatification de Jean Paul II est désormais imminente et, avec toute l’Église, nous nous sentons envahis par une immense joie et une profonde gratitude. Joie et gratitude pour le don qu’elle nous donne de reconnaître la sainteté de ce grand pape, exprimée par sa vie dépensée et consumée, jusqu’au dernier instant, pour Dieu et pour les hommes. La richesse extraordinaire de son magistère continue à nous stupéfier, de même que la reconnaissance que suscite son témoignage d’amour sous toutes les latitudes aussi bien chez les chrétiens que chez des fidèles d’autres religions et chez des personnes n’ayant pas de foi religieuse. Lui-même, à l’occasion du 25° anniversaire de son pontificat, nous en avait révélé la source : cet intime secret du rapport qui le liait à Jésus, en tant que successeur de Pierre : « Il y a 25 ans, j’ai expérimenté de façon toute particulière la Miséricorde divine. Le Christ m’a dit, à moi aussi, comme autrefois à Pierre : ‘M’aimes-tu plus que ceux-ci ? Chaque jour a lieu dans mon cœur le même dialogue qu’entre Jésus et Pierre. Dans l’esprit, je fixe le regard bienveillant du Christ ressuscité. Bien que conscient de ma fragilité humaine, il m’encourage à répondre, comme Pierre, avec confiance : ‘Seigneur, Tu sais tout, Tu sais que je t’aime ! »[1] Aujourd’hui, cet événement de l’Église nous fait pénétrer dans la dimension de ce « plus » vécu par Jean Paul II, jour après jour, de façon héroïque. Avec tous les autres Mouvements nous avons expérimenté l’amour particulier de Jean Paul II qui a reconnu leur rôle dans l’Église, expression de sa dimension mariale. En 1987, en parlant à la curie romaine, il avait déjà mis en lumière l’importance de cette dimension : « L’Église vit de cet authentique ‘profil marial’, de cette ‘dimension mariale’. (…) Marie, l’Immaculée, précède chacun et, de façon évidente, Pierre lui-même et les apôtres. (…) Le lien entre les deux profils de l’Église, le profil marial et le profil pétrinien est donc étroit, profond et complémentaire bien que le premier soit antérieur aussi bien dans le dessein de Dieu que dans le temps ; il est aussi plus élevé et plus prééminent, plus riche d’indications personnelles et communautaires (…)[2] ». En ouvrant tout grand les portes à la nouveauté suscitée par l’Esprit Saint, dans la rencontre historique avec les mouvements ecclésiaux et les nouvelles communautés, à la veille de la Pentecôte 1998, Place Saint-Pierre, Jean Paul II reconnut que les deux profils « sont coessentiels à la constitution de l’Église et concourent (…) à sa vie, à son renouvellement et à la sanctification du peuple de Dieu »[3].
Au-delà des événements publics importants, Chiara Lubich était liée à ce grand pape par un rapport personnel et profond : les audiences privées, souvent au cours d’une invitation à déjeuner, sa présence dans de nombreuses manifestations publiques du mouvement, les lettres personnelles et les appels téléphoniques à l’occasion de circonstances particulières sont « des pierres milliaires dans l’histoire de notre mouvement ». Elles poussaient Chiara à s’exprimer ainsi en 2005, au moment de sa mort : « Sa sainteté ? Je peux moi aussi en témoigner personnellement »[4]. « Il se faisait tellement ‘rien’, au point que, parfois, en sortant de ses audiences, nous ressentions une intense union, directe, avec Dieu seul. Le pape te portait à Dieu, tel un véritable médiateur qui s’annule quand il a atteint son but. »[5]. « On reste émerveillés et l’âme pleine de reconnaissance face à un tel amour et, en même temps, on remercie Dieu d’avoir pu être proche de lui pour l’aider en tant que fils et ‘sœur’comme il m’a nommée dans une de ses dernières lettres »[6]. « L’histoire du mouvement des Focolari, écrivait Chiara à cette occasion, est, au cours de ces dernières 27 années, une nouvelle preuve de ce ‘plus’d’amour qui habitait le cœur de Jean Paul II. Son ‘plus’ d’amour a entraîné le nôtre si bien que le pape est entré profondément dans le cœur de chacun des membres du mouvement. On ne peut donc pas dire, simplement avec des mots humains, ce qu’il a été pour nous. »[7] Comment ne pas se souvenir de la visite du Saint Père, le 19 août 1984, au centre du Mouvement à Rocca di Papa ? À cette occasion, il a reconnu explicitement, dans l’expérience de Chiara, la présence d’un charisme et il affirma : « Il a existé, dans l’histoire de l’Église, de nombreux radicalismes de l’amour. (…) Il y a votre radicalisme de l’amour, celui de Chiara, des focolarini. (…) L’amour ouvre la route. Je souhaite que cette route, grâce à vous, soit, pour l’Église, toujours plus ouverte ! »[8] Et comment ne pas penser à certaines de ses expressions qui nous concernent ? Au cours de son intervention au Familyfest de Rome, le 3 mai 1981, il a ajouté spontanément : « Votre spiritualité est ouverte, positive, optimiste, sereine, conquérante… Vous avez même conquis le pape… J’ai dit que je souhaitais que vous soyez l’Église. Maintenant je veux dire que je souhaite à l’Église d’être vous »[9]. Et en 1983, le 20 mars au cours de la Journée Humanité Nouvelle : « Très souvent, quand je suis triste, je pense… ‘focolarini’ Et je retrouve une consolation, une grande consolation ! »[10] Au cours de ses nombreux voyages, dans tous les coins du monde où il a voulu se faire pèlerin, il avait appris à reconnaître notre ‘peuple focolarino’ comme il l’appelait, et il en retirait, comme il l’a dit un jour à Chiara, réconfort et soutien. Tout au long de son pontificat, nous avons souvent ressenti de sa part un amour particulier et accueilli la profondeur de son regard paternel et presque sa prédilection. Nous nous souvenons avec gratitude de l’affection chaleureuse qu’il a manifestée à Chiara et à beaucoup d’entre nous en de nombreuses circonstances ; mais aussi son rôle déterminant pour reconnaître le charisme particulier donné, à travers elle, à l’Église et à l’humanité. Un aspect de l’harmonie spirituelle un peu spéciale entre Chiara et Jean Paul II, peut être perçu dans leur façon de ‘sentir’ et de vivre l’Église en tant que communion, expression de l’amour de Dieu pour tous les hommes. D’où la proposition de Jean Paul II, exprimée dans la lettre apostolique Novo millennio ineunte, pour l’Église du troisième millénaire : vivre la spiritualité de communion pour reporter Jésus ressuscité au cœur du monde[11]. Et en ce moment où nous fêtons avec une immense joie la béatification de Jean Paul II, nous nous sentons à nouveau fortement interpelés par lui et par Chiara, d’une seule voix, à vivre en plénitude la spiritualité que Dieu nous a donnée.
Maria Voce
1 Jean Paul II – Homélie pour le 25° anniversaire de son pontificat 16.10.2003 2 Aux cardinaux et aux prélats de la curie romaine – 22.12.1987 [3] Jean Paul II – Aux mouvements ecclésiaux et aux nouvelles communautés – 30.5.1998 [4] Chiara Lubich – Un più di amore – Città Nuova 2005/7 page 10 et s. [5] Mariapolis n° 4-5/2005 [6] Chiara Lubich – Un più di amore – cit. [7] Chiara Lubich – Un più di amore – cit [8] Discours de Jean Paul II aux membres du mouvement des Focolari – 19.8.1984 [9] Discours de Jean Paul II aux couples participants au congrès : « La famille et l’amour »- 3.5.1981 (expression non citée dans le discours publié) [10]Discours de Jean Paul II aux participants du congrès international du « Mouvement Humanité Nouvelle » – 20.3.1983 (expression non citée dans le discours publié) [11] Cf Novo millennio ineunte n° 43
23 Avr 2011 | Non classifié(e)
Le christianisme est vrai parce que Christ est ressuscité.
Pour qu’il ne bougea pas, ils mirent à l’entrée du tombeau une grosse pierre et près de la grosse pierre une garde. Mais, le mort sorti. Et l’histoire pris une autre direction, elle déboucha sur la vie éternelle, et non pas dans la mort infinie.
A l’entrée du sépulcre vide, l’Eglise invite les chefs d’Etat, les rois et les magistrats à comprendre; alors que c’est tellement difficile de comprendre pour eux; au point qu’ils répètent à l’infini les mêmes erreurs: ils sortent d’une dictature pour en préparer une autre; ils se relèvent de la seconde guerre et prévoient la troisième; ils prennent souvent soin des malheurs des peuples en ajoutant d’autres maux.
Sur la toile de fond de la résurrection, défilent de douces figures de femmes. En elles, l’amour a chassé la peur; alors que les apôtres sont retranchés dans la clandestinité, elles-mêmes sortent chercher l’Amour: et elles découvrent qu’il est ressuscité. Elles découvrent la confirmation de l’Evangile: que la religion de Jésus est un combat contre la mort et la victoire sur elle; en effet, son essence est l’amour qui ne connaît pas de limites. La beauté s’achève, l’honneur a une fin, la justice s’arrête aux frontières du droit, mais l’amour ne connaît pas de barrières, il va au-delà des ornières du mal, il surmonte la mort. Avec les sacrements, il assure ensuite une continuelle résurrection du mal, mal qui est source de mort: et les sacrements, éléments de vie, sont l’aboutissement de l’amour, comme la rédemption et comme l’Eglise.
Pour le chrétien, le désespoir n’a pas de place, ni même se laisser abattre au seuil de la mort. Ses maisons peuvent s’écrouler, ses richesses se disperser: il se relève et reprend le combat: le combat contre la haine. Le christianisme demeure tant que résiste cette foi en la résurrection.
La résurrection du Christ, notre Chef, qui nous associe à lui et nous rend participant de sa vie, nous oblige à ne jamais désespérer. Elle nous procure le secret pour nous relever de tout effondrement. Elle nous donne les armes pour le combat et les forces pour vaincre la mort ; l’esprit, s’il est greffé en Christ, l’emporte. Notre religion est une religion de la vie : elle est la seule dont la mort ait été victorieusement et, si nous le voulons, définitivement bannie.
Aujourd’hui, nous sommes écrasés, mais en nous attachant à l’esprit chrétien, le peuple ressuscitera. En attendant, à l’exemple de Marie, qui recueillit son Fils décloué de la croix et le tint dans ses bras, l’Eglise tient en son sein l’humanité crucifiée. Et elle la prépare à la résurrection.
C’est la résurrection du Christ, qui doit être motif de renaissance de notre foi, de notre espérance et de notre charité: la victoire de nos oeuvres sur nos penchants de mort. Renaître chacun, en unité de sentiments avec le prochain; et chaque peuple en harmonie d’oeuvres avec les autres peuples.
Saint Augustin, ayant à résumer dans un discours pascal le processus de notre résurrection, ne trouva rien de mieux que de citer l’apôtre de l’amour qui dit: “ Nous sommes passés de la mort à la vie parce que nous aimons nos frères’’.
Par conséquent: aimons-nous entre nous, pour nous aider à vivre. Ainsi nous ressusciterons.
Igino Giordani, Le Feste, SEI, Torino, 1954, pp.116-125.
20 Avr 2011 | Non classifié(e)
20 Avr 2011 | Focolare Worldwide
Bien chers amis argentins,
Vous souhaitez que j’adresse mes vœux à ce pays splendide : l’Argentine.
Je ne vous souhaite pas quelque chose que j’ai moi-même imaginé mais quelque chose qui est dans l’air de l’histoire d’aujourd’hui.
Comme on le sait, au-delà de notre façon de voir les choses, il en existe une autre : celle de celui qui conduit l’histoire, celle de Dieu.
De temps en temps il nous donne des signes qui nous montrent sa volonté : les signes des temps.
L’un d’eux, au jour d’aujourd’hui s’appelle unité.
Malgré les guerres qui existent dans le monde, malgré les calamités, les inégalités, beaucoup de choses disent que le monde tend à l’unité.
Dans le monde civil et politique les états nous le disent : ceux de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie, ou de l’Amérique qui tendent à s’unir sous des formes différentes et en fonction d’objectifs variés.
Des administrations ou des organisations mondiales nous le disent, telles que l’ONU.
Le monde religieux nous le dit. C’est pour cette raison que nous parlons d’œcuménisme, de dialogue interreligieux, interculturel.
Et c’est l’unité que je souhaite aussi à ce pays. Elle existe déjà. Mais elle peut être approfondie.
Comment ? Par l’amour fraternel entre tous, entre les familles, entre les générations, entre les villes, entre les provinces dans le respect de leur identité, pour transformer cette société en une seule et grande famille.
Si nous vivons ainsi, le Ressuscité fêté à Pâques, sera au milieu de tous, parce que lui-même l’a dit.
Et il améliorera toute chose dans tous les domaines de la vie humaine ;
Il sera la chance de l’Argentine, sa grande chance, son avenir assuré.
Tous mes vœux à tous, grands et petits !
Et en particulier, tous mes vœux, de tout mon cœur à tous ceux qui souffrent de quelque façon que ce soit.
Chiara Lubich
(Buenos Aires, avril 1998)
19 Avr 2011 | Non classifié(e)
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« Chers tous et toutes,
La bonne nouvelle que nous sommes appelés aujourd’hui encore à annoncer, c’est que Jésus est ressuscité et qu’il est vivant au milieu de nous par l’amour réciproque.
C’est l’évangélisation d’il y a 2000 ans. Elle est toujours actuelle et nous invite tous à un nouvel engagement de vie et de témoignage.
Le vœu que je désire faire arriver à chaque membre de notre grande famille est de cheminer toujours avec Jésus ressuscité sur les routes du monde ».
Maria Voce
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17 Avr 2011 | Focolare Worldwide

Un samedi spécial pour la grande famille des Focolari en République Dominicaine. Dans la Maison Saint Paul de l’Eglise catholique dominicaine, environ 700 personnes affluent de tout le pays. Deux cent kilomètres sur trois cent, une douzaine de provinces, ce pays est petit, mais riche de beautés locales, de “patriotisme régional”, avec tous ses cotés positifs et à l’opposé ceux négatifs liés aux traditions.
On le constate lors de la rencontre de Maria Voce et Giancarlo Faletti avec 150 jeunes proches du Mouvement en République Dominicaine: une variété considérable, une richesse d’expressions. Priscilla, par exemple, raconte son déménagement de sa région, Santiago Rodriguez, rurale et réputée pour ses gigantesques cultures de bananes, vers la capitale pour étudier Psychologie. Cela ne lui a pas été facile de changer de milieu, d’amis et de façon de vivre. Cependant la proximité des jeunes des Focolari lui a permis de bien s’insérer dans cette nouvelle réalité, jusqu’à devenir un leader pour beaucoup d’autres amis.

Le parterre de jeunes est particulièrement silencieux: c’est curieux, étant donné la vivacité exubérante de ces jeunes dominicains cependant capables de grande générosité et profondeur de vie. Leurs questions soulignent leur désir de radicalité. Aussi Maria Voce insiste, parlant de “vocation”, d’aspiration à quelque chose de grand: «A votre âge, ça en fait partie, on aime le risque, l’esprit d’aventure, l’envie de faire quelque chose d’autre. C’est justement à cet âge qu’on a la grâce de faire quelque folie! Et c’est une folie pour Dieu que de suivre son éventuel appel, même si on n’est pas complètement sûrs. Et ça en vaut la peine». Et Giancarlo Faletti souligne comment «la jeunesse est par nature en recherche, en recherche d’études, de travail, de sport, d’affections, d’engagement. C’est là que ressort le potentiel de chacun et aussi sa capacité d’écoute. Non seulement d’écoute de voix extérieures, mais surtout de la voix intérieure qui me pose la question du pourquoi de tout ce que je fais. Je ne peux pas me cacher derrière plein de choses, derrière une vie frénétique : je dois savoir écouter la voix qui me demande où va ma vie».
Ressortent aussi les pulsions de l’égoïsme et du peu de transparence, du bruit de la ville et aussi du péché, de la tentation, qui ont une forte incidence sur les jeunes: «Notre amplificateur – répond Maria Voce – est la présence de Jésus au milieu de nous, qui fait entendre sa voix et la fait devenir forte et même plus forte que tous les autres bruits». Chiara Luce Badano, cette jeune du Mouvement récemment béatifiée, est pour eux un exemple qui les aide à affronter les difficultés même quand, par rapport à la vie qui peut paraître la normalité, on est critiqué en raison d’une vie chrétienne engagée ou de toute manière à contre-courant. «Mais est-ce plus important de se préoccuper que Dieu soit satisfait de toi ou seulement qu’un ami ou une amie le soit ?», leur demande Maria Voce. Puis «c’est cependant nécessaire que ces amis perçoivent la joie qui existe entre vous». Il n’est pas question de s’isoler, mais de promouvoir la beauté de la vie “avec Jésus”, pour faire expérimenter la beauté de ce qui se fait “ensemble”.

Marguerita, une jeune du nord du pays, commente: «Quand Maria Voce nous a parlé de Jésus qui a crié son abandon sur la croix, j’ai compris qu’il n’y a pas seulement la douleur; Le vivre, ne veut pas dire rester dans la souffrance, mais avoir la joie de vivre avec Lui et pour Lui». Tandis que Pablo, de Saint-Domingue, souligne que «la joie simple que j’ai éprouvée aujourd’hui, doit devenir un virus qui contamine mes amis».
«Vous êtes généreux – conclut Maria Voce –, et vous m’avez prouvé que vous savez l’être. Par conséquent vous êtes capables de grandes choses. Continuez sans crainte à donner davantage».
De Michele Zanzucchi
16 Avr 2011 | Focolare Worldwide

On sait que la République dominicaine est la « Suisse des Caraïbes ». Les quartiers du centre de la capitale, Saint-Domingue, font pâlir d’envie Miami ou Houston, sans parvenir cependant à cacher les graves inégalités sociales qui affectent la société du pays. Rien à voir avec les voisins d’Haïti et leur situation dramatique qui les réduit presque à la survie, même si un million de Haïtiens vivent en République dominicaine et y effectuent souvent les travaux les plus durs, comme celui de maçon, de déchargeur de marchandises sur les ports ou d’ouvrier dans les plantations de bananes. Mais on ne peut pas parler non plus de petites zones de pauvreté, car il existe des quartiers entiers où il est bien difficile de vivre dans des conditions décentes.
Herrera est un de ces quartiers. Maria Voce s’y est rendue, dans le secteur El Café, pour découvrir une des œuvres sociales développées par le mouvement des Focolari. Il s’agit d’une école qui porte le nom de « Café con leche » (café au lait), une allusion à la situation typique des mulâtres – ni café ni lait –, qui constituent l’immense majorité de la population de la République dominicaine. L’école compte aujourd’hui plus de 500 élèves, les uns fréquentant les cours du matin et les autres ceux de l’après-midi, dans des locaux qui se sont agrandis peu à peu, à partir de l’année 1990, considérée comme le début de l’aventure de « Café con leche ».

C’est par Marisol Jiménez que tout a commencé. En voyant l’extrême pauvreté du quartier et les enfants à-demi abandonnés, elle a commencé par créer une chorale dans la paroisse, avant d’organiser un séjour en camping au cours de l’été, qui a rassemblé 500 enfants durant deux années consécutives. Puis il lui est apparu clairement qu’il fallait faire quelque chose pour améliorer le niveau d’éducation des enfants, qui restaient analphabètes pour la plupart. Peu à peu, Marisol a entraîné d’autres amis et amies, et c’est ainsi qu’en 1995, l’école a été fondée, avec trois institutrices et quelques dizaines d’enfants.
Dans une atmosphère de joie et de partage, au milieu des jeunes qui s’étaient hissés un peu partout pour la voir, tandis que des familles entières s’étaient réunies sur les toits des maisons adjacentes pour participer à la fête, Maria Voce a pu constater les progrès du projet, qui s’est développé grâce aux « adoptions à distance » de Familles Nouvelles et à la générosité enclenchée par la fondation Igino Giordani-Foco, à présent dirigée par une autre passionnée, Margarita Rodriguez de Cano.

Une incroyable série d’actes héroïques et de miracles, mais aussi l’épanouissement spirituel et l’amélioration des conditions matérielles des enfants, ont permis à l’école d’accompagner des centaines d’enfants de El Café jusqu’à ce qu’ils soient tout à fait mûrs pour travailler. Un exemple d’« épanouissement total », qui réussit à associer les familles, à les soutenir et à les valoriser, afin de faire naître en elles une espérance de promotion humaine. Pour soutenir l’école financièrement, des objets en bois sont fabriqués par les jeunes, des vêtements sont confectionnés par des jeunes filles et d’autres articles sont commercialisés sur place et aux États-Unis. Le gouvernement de la République dominicaine et le président de la République lui-même ont apporté leur contribution à cette initiative.
« Même si tout cela peut sembler bien petit, on sent qu’ici, l’amour a construit quelque chose de grand, a dit Maria Voce dans la cour de l’école. Cela reste, car l’amour reste toujours. »
Michele Zanzucchi