Margaret Karram, Présidente du Mouvement des Focolari, fait partie des membres du Board of Promoters (Conseil des Promoteurs) de « Within Your Gates : The Forum for the Universal Vocation of Jerusalem », (« Entre vos murs, Forum pour la vocation universelle de Jérusalem », le nouveau forum interdisciplinaire promu par le Card. Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, et développé en collaboration avec le Centre académique de l’Université Notre-Dame à Jérusalem.
Le Forum sera officiellement présenté à Jérusalem le 7 septembre 2026 et a pour vocation de réunir des chercheurs, des responsables religieux, des représentants de la société civile et des professionnels issus de différentes traditions, communautés et disciplines. À travers des activités de recherche appliquée, des rencontres et des initiatives publiques, il entend approfondir la vocation universelle de Jérusalem et sa signification, non seulement pour ceux qui vivent en Terre Sainte, mais aussi pour l’ensemble de la famille humaine.
À une époque marquée par les conflits, les polarisations et une profonde crise de confiance, « Within Your Gates » entend créer un espace permettant d’aborder avec réalisme les blessures et les complexités de Jérusalem, tout en favorisant une réflexion en mesure d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’avenir. Les travaux du Forum seront centrés sur le bien commun des habitants de la Ville Sainte et aborderont des thèmes tels que le langage du conflit et de la réconciliation, la signification théologique et humaine de Jérusalem, et les possibilités d’action dans des contextes marqués par de fortes contraintes.
« En cette période si douloureuse pour la Terre Sainte et pour tant d’autres lieux dans le monde – affirme Margaret Karram – nous avons besoin d’espaces où des personnes de convictions et d’horizons différents puissent se rencontrer, s’écouter et chercher ensemble de nouveaux chemins. Je suis particulièrement honorée – et avec moi, l’ensemble du Mouvement des Focolari -, de faire partie de ce Forum. Nous souhaitons soutenir son objectif par notre expérience et notre engagement quotidien, afin que Jérusalem et la Terre Sainte puissent devenir toujours davantage des lieux de pardon, de réconciliation et de paix. C’est un chemin difficile, mais nous croyons que chaque geste authentique de dialogue et de fraternité peut contribuer à le rendre possible. »
Présidé par le Card. Pierbattista Pizzaballa, le Conseil des promoteurs comprend également le philosophe et écrivain Sari Nusseibeh, ancien président de l’université al-Quds, et Mme Sarah Stroumsa, professeure émérite d’études arabes et ancienne rectrice de l’université hébraïque de Jérusalem. La direction du Forum est confiée à Daniel Schwake, de l’Université Notre-Dame.
La présence de Margaret Karram dans le Conseil s’inscrit dans l’engagement du Mouvement des Focolari en faveur de la fraternité, du dialogue et de l’édification de relations de paix, y compris dans des contextes marqués par les divisions et les conflits.
Une Pâques d’Espérance mais surtout à vivre ensemble. 1700 ans après le Concile de Nicée, en cette année 2025, les différentes Églises chrétiennes célèbrent Pâques le même jour, le dimanche 20 avril.
Une belle coïncidence qui constitue un appel à tous les chrétiens à faire un pas décisif vers l’unité, un appel à se redécouvrir unis dans la pluralité.
En présence d’une époque marquée par des divisions continues, sur tous les fronts, et plus que jamais en cette occasion qui nous rapproche du mystère de la Résurrection, nous partageons quelques paroles prononcées par Chiara Lubich à Palerme en 1998 sur « Une spiritualité pour le dialogue », plus précisément une « spiritualité œcuménique ».
Il s’agit d’une invitation directe à répondre à l’appel de l’amour réciproque, non pas individuellement mais collectivement ; la possibilité de regarder Jésus abandonné sur la croix comme une lumière qui, même dans le sacrifice extrême, non seulement guide mais devient un chemin sûr où nous pouvons conduire nos pas.
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Nous sommes parfois confrontés à des situations où il est difficile de porter un jugement, de prendre position. Nous aurions besoin d’une aide pour trouver le sens profond des choses et en deviner les tenants et les aboutissants. Il y a un besoin de lumière, et comme les mineurs qui ouvrent la galerie mètre par mètre avec une simple lanterne, nous avons nous aussi une lumière qui peut éclairer nos pas, un par un. Nous le savons : l’amour réciproque est une lumière puissante qui nous guide et nous aide sur le chemin difficile de la prise de conscience personnelle sur les chemins de la vie. Nous devons être capables de faire face à la complexité des points de vue et des opinions de ceux qui nous entourent ou que nous rencontrons simplement par hasard. Il est important, avec chacun, de maintenir l’authenticité dans notre coeur et d’être conscient de la limite de notre point de vue. Cette ouverture d’esprit et de coeur, fruit de l’amour véritable, nous ouvre à un dialogue qui écoute, cherche le positif chez l’autre et ouvre la possibilité de construire quelque chose ensemble. En lien avec cette recherche personnelle, le père Timothy Radcliffe, l’un des théologiens présents au Synode des évêques de l’Église catholique, a déclaré que « la chose la plus courageuse que nous puissions faire […] est d’être sincères les uns avec les autres au sujet de nos doutes et de nos questions, pour tout ce pour quoi nous n’avons pas de réponses claires. Nous nous rapprocherons alors les uns des autres comme des compagnons en recherche, des mendiants de la vérité ».(1) Lors d’une conversation avec des membres des Focolari, Margaret Karram a commenté ainsi cette réflexion : « En y réfléchissant, je me suis rendu compte que bien souvent je n’ai pas eu le courage de dire ce que je pensais : peut-être par peur de ne pas être comprise, peut-être pour ne pas dire ce que je pensais et qui pouvait être quelque chose de complètement différent de l’opinion majoritaire. » Pour elle, « « être mendiants de la vérité » signifie avoir cette attitude de proximité, les uns envers les autres, dans laquelle nous cherchons tous ensemble le bien ».(2) C’est également l’expérience d’Antía, qui participe au groupe des Arts de la scène « Mosaïco », né en Espagne en 2017 et composé de jeunes espagnols d’origines et cultures différentes qui proposent à travers leur art et leurs ateliers leur propre expérience de la fraternité. Antía raconte : « C’est le lien avec mes valeurs : un monde fraternel où chacun (qu’il soit très jeune, inexpérimenté, vulnérable, etc.) peut donner sa propre contribution dans ce projet de fraternité. « Mosaïco » me fait croire qu’un monde plus solidaire n’est pas une utopie, malgré les difficultés et le dur engagement que cela implique. J’ai grandi en travaillant en équipe, avec un dialogue qui peut parfois sembler trop direct et souvent en renonçant à mes propres idées que je considérais au départ comme les meilleures. Le résultat, c’est que « le bien » se construit morceau par morceau, petit à petit, avec l’apport de chacun d’entre nous ».(3)
1. P. Timothy Radcliffe, Meditation n. 3, Amitié, Synode des Évêques, Sacrofano, 2.10.2023. 2. Conversation avec les focolarini, Margaret Karram, Présidente del Movimento dei focolari, Rocca diPapa, 3.02.2024. 3. Mosaïco GRLP s’associe au projet Forts sans violence, qui consiste à organiser des ateliers multidisciplinaires dans de nombreuses villes, avec des jeunes pendant trois jours, en essayant de transmettre en avant les valeurs de la non-violence, de la paix et du dialogue à travers l’art.primavera 2024, p. 11.
L’IDÉE DU MOIS est actuellement réalisée par le « Centre pour le dialogue avec les personnes de croyance non religieuse » du Mouvement des Focolari. Il s’agit d’une initiative née en 2014 en Uruguay pour partager avec des amis non croyants les valeurs de la Parole de Vie, c’est-à-dire la phrase de l’Écriture que les membres du Mouvement s’engagent à mettre en œuvre dans la vie quotidienne. Actuellement L’IDÉE DU MOIS est traduite en 12 langues et distribuée dans plus de 25 pays, avec des adaptations du texte pour s’adapter aux différentes sensibilités culturelles.