Fonder nos choix sur l’amour
Fonder nos choix sur l’amour
Fonder nos choix sur l’amour

Du 26 janvier au 1er février 2026, Rome a accueilli 100 jeunes leaders politiques de 36 pays pour la conclusion de la première année du programme biennal de formation à la politique « Une humanité, Une planète : Leadership Synodal », le défi d’un style de gouvernance différent à partir du paradigme de la fraternité.

À la suite de ce parcours de travail en ligne dans 16 communautés d’apprentissage, ils se sont retrouvés pour un hackathon politique – littéralement un marathon créatif et collaboratif – consacré à ce qui blesse le plus aujourd’hui le tissu social mondial : la corruption, les inégalités, la violence généralisée, la transition numérique sans éthique, l’urgence écologique, le déclin de la participation civique. Le programme, promu par le Mouvement politique pour l’Unité et par l’ONG New Humanity avec la Commission pontificale pour l’Amérique latine, vise à redonner aux jeunes un rôle actif dans les processus décisionnels, tant au niveau local qu’au niveau mondial
Regardez la vidéo avec les interviews de jeunes de différents pays. Activez les sous-titres, puis choisissez la langue souhaitée.
Photo de couverture : ©Agence WARFREESERVICE
Aller vers ceux qui vivent la solitude

L’Économie de Communion (EdC) fêtera ses 35 ans en 2026. Elle a commencé à inviter l’ensemble de son réseau mondial à une célébration inédite, qui se tiendra du 25 au 30 mai en Amérique Latine. Sur le thème « Un chemin de régénération – 35 ans d’Économie de Communion », l’événement réunira des participants de différents pays pour une expérience exceptionnelle de rencontres, de célébration et d’engagement.
Contrairement aux formats traditionnels, l’événement sera divisé en deux phases complémentaires, dans le but d’offrir une expérience pratique de culture de la communion, signe distinctif de l’EdC depuis sa fondation en 1991.
Première phase : une rencontre à partir d’expériences locales (du 25 au 27 mai)

Une vingtaine d’initiatives locales en Amérique latine accueilleront de petits groupes de participants lors de la première phase de l’événement.
Ils auront l’occasion de s’immerger dans des communautés riches en identité et en savoirs traditionnels qui subissent les conséquences du système économique actuel. Ces actions visent à mettre en pratique la culture de l’Économie de Communion dans le but de transformer le contexte socio-économique dans lequel se trouvent les communautés sur la base du développement humain et de l’entrepreneuriat.
Notre proposition est que chaque personne s’implique dans le quotidien de ces initiatives locales et qu’en observant le monde à partir de cette rencontre, elle expérimente le potentiel de régénération et de transformation qui naît de la communion et de la réciprocité », a déclaré Isaías Hernando, coordinateur de la commission internationale de l’Économie de Communion.
Les participants devront arriver le 24 mai dans les communautés sélectionnées.
Deuxième phase : célébration et engagement à Buenos Aires (29 et 30 mai)
Après cette immersion, tous les participants se réuniront à Buenos Aires pour la phase finale, qui durera un jour et demi.
Le programme sera annoncé prochainement. Il aura un caractère expérimental, avec la participation active des personnes présentes et un échange intense. « L’objectif de cette journée et demie sera, non seulement de célébrer les 35 premières années de l’ÉdC, mais aussi de nous engager à mettre en œuvre les prochaines étapes pour mieux répondre aux défis du système économique actuel et nous rapprocher toujours plus de la réalisation de la vocation de l’Économie de Communion », a ajouté Hernando.
Comment participer ?
L’Économie de Communion mondiale a créé un site web contenant toutes les informations sur l’événement, où il est possible de s’inscrire : https://www.edc-online.org/it/argentina-2026
Peuvent y participer les personnes qui font déjà partie du réseau mondial de l’EdC, les membres de projets, les enseignants, les étudiants, les chercheurs, les chefs d’entreprise, les entrepreneurs sociaux, les membres d’organisations, de mouvements et de réseaux ayant des objectifs similaires, ainsi que toute personne intéressée par la proposition.
Cibele Lana
(Revue Cidade Nova – Brésil)
Mettre en pratique l’amour réciproque
Donner avec joie

« Je vous exhorte à coopérer toujours davantage à l’étude de modalités participatives qui impliquent tous les citoyens… Sur ces bases, il sera possible de construire cette fraternité universelle qui s’annonce déjà parmi vous, les jeunes, comme le signe d’une époque nouvelle. »

Par ces paroles, le Pape Léon n’a pas simplement encouragé la centaine de jeunes leaders politiques réunis à Rome : il a « reconnu » leur mission. Il a vu en eux ce que la politique traditionnelle a trop souvent du mal à voir : que l’avenir naîtra de processus inclusifs et non d’oppositions ; de communautés vivantes et non de structures rigides ; d’une fraternité qui n’est pas un sentiment naïf, mais une catégorie politique concrète.
Le 31 janvier dernier, ils étaient une centaine, issus de 36 pays, à l’audience à Rome pour la semaine de clôture de la première année de l’école politique pluriannuelle « One Humanity, One Planet ». Sept jours qui leur ont confirmé que la fraternité n’est pas un idéal : c’est déjà une méthode, un style, une pratique quotidienne. Issus d’un parcours de travail en ligne dans 16 communautés d’apprentissage, ils se sont c’est déjà une méthode, un style, une pratique quotidienne. Issus d’un parcours de travail en ligne dans 16 communautés d’apprentissage, ils se sont retrouvés pour un hackathon politique – littéralement un marathon créatif et collaboratif – consacré à ce qui blesse le plus aujourd’hui le tissu social mondial : la corruption, les inégalités, la violence généralisée, la transition numérique sans éthique, l’urgence écologique, le déclin de la participation civique. Le programme, promu par le Mouvement Politique pour l’Unité et l’ONG New Humanity avec la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine, vise à redonner aux jeunes un rôle actif dans les processus décisionnels, du niveau local au niveau mondial.
Le Saint-Père a proposé une vision aussi exigeante que libératrice. Il a demandé aux jeunes de regarder le monde à travers le prisme de l’écoute et de la collaboration entre les différentes cultures et confessions ; de rechercher la paix non pas comme un concept abstrait, mais comme un choix quotidien dans les lieux où ils vivent, étudient et travaillent ; de construire des politiques capables d’impliquer tous les citoyens, hommes et femmes, dans les institutions. Il a rappelé que la paix est à la fois un don, une alliance et une promesse, et qu’aucune société ne peut se dire juste si elle continue à exclure les faibles, à ignorer les pauvres, à rester indifférente aux réfugiés et aux victimes de la violence.



Quelques-unes des interventions pendant le Hackathon – © Agenzia WARFREESERVICE (3)
La présidente des Focolari, Margaret Karram, les a rencontrés et leur a parlé d’une nouvelle culture politique, fondée sur la fraternité, dans la lignée de ce qu’avait dit Chiara Lubich, fondatrice des Focolari. Elle les a encouragés à « vivre » un leadership qui mette le « nous » au centre, qui génère la confiance, qui recherche la convergence dans la diversité. Il ne s’agit pas d’une méthode réservée à quelques-uns, mais d’une approche exportable partout : dans les institutions, les partis, les mouvements sociaux, la société civile.
Les témoignages des participants le confirment. Cristian, d’Argentine, raconte : « C’est l’expérience de fraternité universelle la plus importante de ma vie… chacun, avec sa langue, ses danses et son charisme, a créé la symphonie d’une harmonie globale ». Pour Joanna, Polonaise résidant en Italie, l’expérience a été « un stimulant à l’engagement concret », alimenté par des ateliers, des bonnes pratiques et des rencontres avec des parlementaires italiens et coréens. Zé Gustavo, du Brésil, parle d’une « expérience intense et provocante », capable de raviver une espérance adulte, lucide, née non pas de la naïveté mais des cicatrices de la politique vécue. Et Uziel, du Mexique, résume tout cela en une phrase simple et vraie : « C’est ça, la véritable mondialisation. »



Les jeunes participants à différents moments – © Agenzia WARFREESERVICE (3)
L’école entre maintenant dans sa deuxième phase, impliquant 600 jeunes des cinq continents pour continuer à partager des visions, des outils et des actions ayant un impact réel.
Pendant une semaine, Rome a été un laboratoire vivant de ce que la politique pourrait redevenir : un lieu génératif. Un terrain d’entraînement à la fraternité. Un espace où les différences cessent d’être des murs et deviennent la matière première de l’avenir. Une preuve concrète et crédible qu’une autre politique est non seulement possible, mais qu’elle a déjà commencé.
Stefania Tanesini
Photo de couverture : © Joaquín Masera – CSC Audiovisivi
Avoir de la compassion

Organisée par le Conseil Irlandais des Églises (ICC) et la Rencontre Interconfessionnelle Irlandaise, l’importance de cette rencontre a été soulignée par la présence de dirigeants des Églises d’Irlande : l’archevêque Eamon Martin (Archevêque Catholique Romain d’Armagh), l’archevêque John McDowell (archevêque de l’Église d’Irlande d’Armagh), le révérend Dr John Kirkpatrick (Église Presbytérienne d’Irlande), la Rév. Dr Heather Morris (Secrétaire Générale de l’Église Méthodiste d’Irlande) et l’évêque Sarah Groves (Église Morave et présidente de l’ICC).
Motivée en particulier par la crise écologique qui touche le Lough Neagh (lac Neagh), la conférence a ouvert un dialogue approfondi sur l’eau, la justice et notre responsabilité collective envers la terre que nous partageons.
Une vision de l’écologie intégrale
Pour les représentants du Mouvement des Focolari en Irlande, le contenu de la conférence rejoignait parfaitement l’orientation définie par la dernière Assemblée Générale des Focolari (2021). Au cours de celle-ci, l’ensemble du Mouvement a été appelé à une « conversion à l’écologie intégrale », à un changement de mentalité et de mode de vie qui reconnaisse l’interconnexion profonde entre les relations humaines, la justice sociale et le monde de la nature.
Cette vision s’est clairement reflétée dans la rencontre de Newry, qui a mis en relation différentes traditions chrétiennes et différents contextes urbains et ruraux. Fran Maher, membre du groupe Laudato Si’ du Focolare à Balbriggan, a souligné cet aspect : « J’ai été impressionné par tous les intervenants, en particulier par Gail Heffner lorsqu’elle a parlé de la réconciliation des relations. » Hilda Killian, de l’archidiocèse de Dublin, a ajouté : « Ce fut une merveilleuse occasion de rencontrer et de partager avec d’autres Églises. En échangeant avec les autres, j’ai eu la confirmation que nous sommes plus unis que nous ne le pensons », une réflexion opportune à la veille de la Semaine de Prière pour l’Unité Chrétienne.
Perspectives d’experts et urgence morale
Les intervenants invités ont abordé le thème de la crise écologique sous de multiples angles : le Ministre Andrew Muir, MLA : Responsabilité politique et législative ; Hilary Marlow : Fondements bibliques et théologiques ; Jim McAdam : Recherche scientifique et agricole ; Gail Heffner : Réconciliation éducative et communautaire.
Leurs contributions ont mis en évidence une conviction commune : les dommages écologiques sont indissociables de l’injustice sociale. Un changement significatif nécessite à la fois une conversion personnelle et une transformation structurelle. Les archevêques Martin et McDowell ont ajouté leurs réflexions, soulignant la nécessité d’écouter le témoignages des scientifiques dans le cadre d’une coopération entre les dirigeants de la société civile et politique.
Des actions de terrain
L’un des points forts de la conférence a été la participation de groupes locaux déjà engagés dans des actions concrètes. De la restauration des habitats et la protection des cours d’eau à l’éducation environnementale, paroisses et écoles ont partagé les expériences ancrées dans leurs communautés.
Il a été rappelé aux participants que la foi nous appelle à être « des acteurs, et non de simples auditeurs ». Cela s’est concrétisé par des engagements personnels et communautaires : planter des arbres caractéristiques de la région et protéger les insectes pollinisateurs ; conserver l’eau et réduire sa consommation ; travailler avec les agriculteurs en tant que gardiens de la terre ; renforcer la prière paroissiale et construire des ponts entre les communautés.
De Castel Gandolfo à Newry
La conférence de Newry s’inscrit dans la continuité de la Conférence Raising Hope qui s’est tenue à Castel Gandolfo en octobre dernier. Celle-ci a suscité et ravivé l’espoir fondé sur l’action concrète et l’unité, deux thèmes qui ont fortement résonné lors de la conférence de Newry. Ces deux événements confirment que l’écologie intégrale n’est pas une option facultative, mais une dimension centrale pour vivre aujourd’hui le charisme de l’unité.
Regarder vers l’avenir : l’eau vive
En regardant vers l’avenir, les participants ont été encouragés à soutenir des initiatives qui s’attaquent aux racines de la crise, notamment la défense d’une transition durable et l’engagement dans le Traité de Non-Prolifération des Combustibles Fossiles.
Un appel fort a également été lancé pour se préparer à la Saison de la Création 2026, qui sera centrée sur le thème de l’ « Eau vive ». Pour la communauté des Focolari en Irlande, cela offre une occasion concrète d’approfondir l’éducation et l’action sur l’eau comme source de vie, de communion et de justice.
L’archevêque Eamon Martin a rappelé le dicton irlandais : « Ní neart go cur le chéile » (Il n’y a pas de force sans unité). La conférence de Newry a été un puissant rappel que lorsque nous marchons ensemble, en écoutant, en apprenant et en agissant, même les petits gestes peuvent devenir une vague d’eau vive prometteuse.
Juanita Majury
Photo: ©Catholic Communications Office – ©Church of Ireland Communication Office
Persévérer dans les épreuves
Observer les lois de Dieu

« La paix commence par la dignité. Un appel mondial pour mettre fin à la traite des personnes » est le thème de la 12e Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes, célébrée chaque année le 8 février, à l’occasion de la fête de sainte Joséphine Bakhita. Femme soudanaise et religieuse, réduite en esclavage dès l’âge de sept ans, sainte Bakhita est devenue au fil du temps un symbole universel de l’engagement de l’Église contre la traite des personnes.
Instaurée par le pape François en 2015, cette journée mondiale est coordonnée par le réseau international de lutte contre la traite des personnes Talitha Kum, coordonné par des sœurs religieuses, et promue par l’Union internationale des supérieures générales (UISG) et l’Union des supérieurs généraux (USG), en collaboration avec plusieurs dicastères du Vatican et de nombreuses autres organisations à travers le monde, dont le mouvement des Focolari.
Les Nations unies estiment à 27 millions le nombre de personnes victimes de la traite des personnes dans le monde, principalement des femmes, des enfants, des migrants et des personnes contraintes de fuir leur foyer. Il s’agit d’un phénomène complexe et dramatique qui prend de multiples formes – de l’exploitation sexuelle au travail forcé, de la servitude domestique au mariage forcé – et qui, bien que restant largement caché et sous-déclaré, se développe de plus en plus avec nouvelles formes d’exploitation en ligne.
Chaque année, le 8 février, des milliers de personnes à travers le monde se joignent à la Journée mondiale de prière et de réflexion à travers des événements, des moments de prière et des initiatives de sensibilisation dans les communautés, les paroisses et les associations.
Le vendredi 6 février, le pèlerinage en ligne contre la traite des personnes reliera tous les continents dans un pèlerinage mondial de prière, de l’Océanie à l’Asie, du Moyen-Orient à l’Afrique, de l’Europe aux Amériques. Un message du Saint-Père est attendu au moment central de l’événement.
Le pèlerinage sera retransmis en direct de 11h00 à 14h00 (CET) en cinq langues (anglais, espagnol, portugais, français et italien) sur www.prayagainsttrafficking.net. preghieracontrotratta.org
Le dimanche 8 février, l’événement final aura lieu sur la place Saint-Pierre avec la prière de l’Angélus avec le pape Léon XIV, suivie d’une célébration eucharistique présidée par le cardinal Vincent Nichols, à la basilique Saint-Pierre
« La traite des personnes reste une profonde blessure mondiale, qui viole la dignité humaine et perturbe la paix de nos sociétés, en particulier dans un monde déchiré par les conflits, les guerres et les déplacements forcés. En plaçant le thème de la paix et de la dignité humaine au cœur de la Journée mondiale de cette année, nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à aller au-delà de la prise de conscience et à s’unir dans une action concrète pour mettre fin à ce crime. Notre engagement est d’accompagner étroitement les victimes et les survivants, d’écouter leurs voix et de plaider en faveur d’un changement systémique qui s’attaque aux causes profondes de la traite et construit un monde fondé sur la paix, la justice et la dignité pour tous », a déclaré Sœur Abby Avelino, coordinatrice de la Journée et du réseau international de lutte contre la traite, Talitha Kum.
Les organisateurs invitent également tout le monde à participer à la mobilisation sur les réseaux sociaux en partageant une publication le 8 février avec le hashtag officiel #PrayAgainstTrafficking.
Alessandra Tarquini
Voir chacun avec un regard neuf

Un moment de partage et d’échange qui, de Trente, sa ville natale, aux Castelli Romani et à Rome, a retracé le parcours de la fondatrice des Focolari, rendant visibles les fruits de son action sur le terrain et dans les communautés.
Au cours de l’événement, sont intervenus : Franco Ianeselli, maire de Trente ; Mirko Di Bernardo, maire de Grottaferrata (Rome) ; Massimiliano Calcagni, maire de Rocca di Papa (Rome) ; Francesco Rutelli, ancien maire de Rome, qui a remis à Chiara Lubich la citoyenneté d’honneur de la capitale en 2000 ; Mario Bruno, ancien maire d’Alghero et co-responsable du Mouvement Humanité Nouvelle des Focolari ; Giuseppe Ferrandi, directeur de la Fondation Musée historique du Trentin.
L’exposition, organisée au Focolare Meeting Point (Via del Carmine 3, Rome) et réalisée par le Centre Chiara Lubich en collaboration avec la Fondation Musée historique du Trentin, restera ouverte tout au long de l’année 2026.
Regardez la vidéo avec les interviews des maires présents. Original en italien. Pour les autres langues, activez les sous-titres puis choisissez la langue.
Porter la fraternité là où il y a division
S’arrêter pour apporter du réconfort aux autres
Le livre de l’Apocalypse, dont est tirée la Parole de vie, clôt le recueil des écrits du Nouveau Testament. Son titre signifie révélation et l’intention de l’auteur est de faire comprendre les choses ultimes, le retour du Christ sur terre, la défaite définitive du mal et la naissance d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle .
Il s’agit d’un texte difficile à comprendre . Nous sommes dans les années 81-96 après J.-C. Les persécutions contre les chrétiens sont féroces. Le climat dans les communautés chrétiennes est caractérisé par la peur : qu’adviendra-t-il de nous et du message qui nous a été confié ? Pourquoi Dieu n’intervient-il pas ?
Dans ces circonstances , l’auteur est envoyé en exil par les Romains sur l’île de Patmos. C’est là qu’il commence à avoir une série de visions et reçoit l’ordre de les écrire.
« Voici, je fais toutes choses nouvelles »
Le livre de l’Apocalypse voulait donner de l’espoir aux communautés persécutées :
malgré un présent difficile et plein de violence, malgré un avenir incertain, le bien finira par triompher et Dieu renouvellera toutes choses.
« Aujourd’hui encore, en regardant le journal télévisé ou la une des journaux, on voit tant de tragédies, tant de nouvelles tristes auxquelles nous risquons tous de nous habituer . […] Mais il y a un Père qui pleure avec nous ; il y a un Père qui verse des larmes d’une infinie compassion pour ses enfants. Un Père qui nous attend pour nous consoler, car il connaît nos souffrances et a préparé pour nous un avenir différent. Telle est la grande vision de l’espérance chrétienne, qui s’étend sur tous les jours de notre existence et veut nous relever ». [1].
« Voici, je fais toutes choses nouvelles »
Nous ne pouvons pas savoir quand et comment cela se produira, et il est inutile de faire des prédictions à ce sujet. Il est certain, cependant, que cela se produira.
« Les dernières pages de la Bible nous montrent l’horizon ultime du cheminement du croyant : la Jérusalem céleste, la Jérusalem du Ciel. Elle est d’abord imaginée comme une immense tente où Dieu accueillera tous les hommes pour habiter définitivement avec eux (Apocalypse 21, 3). Et telle est notre espérance. Et que fera Dieu lorsque nous serons enfin avec lui ? Il fera preuve d’une tendresse infinie à notre égard, comme un père qui accueille ses enfants qui ont longtemps peiné et souffert. « Voici la tente de Dieu avec les hommes ! Il essuiera toute larme de leurs yeux, et il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cri, ni douleur, car le monde ancien a disparu. […] Voici, je fais toutes choses nouvelles ! » (Apocalypse. 21,3-5). 21,3-5). Le Dieu de la nouveauté ! ». [2].
« Voici, je fais toutes choses nouvelles »
Comment vivre la Parole de vie de ce mois ?
« Elle nous assure que nous sommes en route vers un monde nouveau qui se prépare et se construit dès maintenant. Elle est donc tout sauf une invitation au désengagement et à la fuite du monde. Dieu veut en effet renouveler toutes choses : notre vie personnelle, l’amitié , l’amour conjugal, la famille ; il veut renouveler la vie sociale, le monde du travail, de l’école, de la culture, des loisirs, de la santé, de l’économie, de la politique… en un mot, tous les domaines de l’activité humaine. Mais pour ce faire, il a besoin de nous. Il a besoin de personnes qui laissent vivre en elles sa Parole, qui soient sa Parole vivante, d’autres Jésus dans leur environnement » [3].
Alice, une jeune chrétienne, a compris que suivre sa vocation exigeait un changement profond pour permettre à Dieu d’agir pleinement dans sa vie et la rendre nouvelle . Elle a eu la grande chance de vivre une expérience en Inde. Là-bas, elle a goûté à une joie authentique et s’est sentie immergée dans la grâce de Dieu, même dans les moments difficiles. Elle consacre ainsi ses journées à la prière, à la vie communautaire et au service bénévole. Les enfants de l’orphelinat l’ont profondément touchée : bien qu’ils ne possèdent rien, ils font preuve d’un enthousiasme incroyable et lui ont beaucoup appris sur la vie. Ce n’était pas un simple voyage, mais un pèlerinage, un chemin fait de « montées et de descentes », où elle a dû « vider son sac à dos », trouvant enrichissement et libération.
D’après Augusto Parody Reyes et l’équipe de la Parole de Vie
[1] Cf. Pape François, Audience générale du 23 août 2017. Catéchèse sur l’Espérance chrétienne.
[2] Ibid.
[3] Cf. Chiara Lubich, Parole di Vita, a cura di Fabio Ciardi, (Opere di Chiara Lubich 5), Città Nuova, Roma, 2017, p. 429.
Photo ©Shelby-Murphy-Figueroa-Unsplash

Depuis des temps immémoriaux, l’humanité cultive le désir de connaître l’avenir, à travers des rites magiques ou l’interprétation des signes de la nature. Certaines des plus grandes œuvres de l’Antiquité issues de différentes cultures et religions sont imprégnées de cette tension. Elles naissent souvent dans les périodes historiques les plus douloureuses pour un peuple.
Mais est-il vraiment utile de savoir ce qui va se passer? Qu’est-ce que cela nous apporte de connaître à l’avance les événements que nous allons vivre, ou la manière dont nous allons les vivre? Aucune des traditions mythologiques ne le révèle complètement et, le plus souvent, le symbolisme masque la recherche très concrète et l’attente d’un avenir meilleur qui donne un sens aux souffrances d’aujourd’hui.
On pourrait dire que, lorsque tout va bien, l’avenir ne nous préoccupe pas; tandis que lorsque tout va mal, l’espoir que demain les choses puissent changer en mieux nous soutient et nous encourage. C’est le besoin profond de voir naître un monde nouveau, différent, non seulement pour moi, mais pour tous.
Le monde d’aujourd’hui exprime un «cri» qui concerne toute l’humanité. Même si nous ne sommes pas directement touchés, il suffit de regarder les journaux télévisés ou de feuilleter les quotidiens pour prendre conscience des tragédies de toutes sortes. Comment les vivons-nous? Nous y habituons-nous et essayons-nous de survivre ou, au contraire, nous laissons-nous questionner par l’avenir et agissons-nous en conséquence?
Le monde que nous imaginons, certes, n’existe pas encore: toutefois, comme le rappelait George Orwell, il est «possible». Mais lequel parmi tous les mondes possibles? Que pouvons-nous faire? Nous trouvons une réponse dans la pensée d’Albert Camus: «La véritable générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.» [1]
L’avenir n’est donc pas seulement quelque chose à attendre, mais il peut être préparé et, d’une certaine manière, anticipé dès maintenant. Cela dépend de notre attitude et de nos actions quotidiennes. Nous ne savons pas quand nous verrons les fruits du changement: c’est comme une graine silencieuse qui pousse sans que nous nous en rendions compte et qui, avec le temps, devient une plante capable de nourrir, de protéger et de générer la vie autour d’elle.
La surprise, c’est que nous ne pouvons en imaginer les conséquences: la nouveauté est garantie. Ce sera un avenir imprévisible, né de relations transformées, de sentiments partagés et d’une solidarité qui se traduit en action.
Pour devenir un moteur de changement et de renouveau de la société, il faut du courage, il faut se laisser interpeller par ceux qui souffrent, ceux qui sont seuls, ceux qui ont besoin de notre aide ou de nos conseils. Nous ne serons pas épargnés par les difficultés et les luttes intérieures, mais les moments de joie et de plénitude authentique ne manqueront pas non plus.
Récemment, un événement a été organisé à Florence afin de sensibiliser et d’impliquer les participants dans «une caravane de fraternité»: une occasion de réfléchir et de partager des expériences sur la manière de construire un avenir de paix dans différents domaines: économique, syndical, reconversion industrielle, écologique, etc. Une action qui se veut contagieuse et qui devrait s’étendre à d’autres villes et pays.
Coraggio! siamo attori e non spettatori, affinché il futuro sia un presente di fraternità, concordia e pace.
[1] (L’Hommerévolté, 1951).
Photo © Thophilong-Pixabay
Être doux
L’amour chasse la peur

« Le Seigneur, à travers sa Parole, continue d’appeler », déclare Mgr Stefano Russo, évêque des diocèses de Velletri-Segni et de Frascati, près de Rome (Italie), dans l’homélie de la célébration eucharistique célébrée le samedi 17 janvier à l’occasion de la clôture de l’Enquête diocésaine ouverte à Albano pour la cause de béatification et de canonisation de Domenico Mangano, volontaire de Dieu du Mouvement des Focolari.
Mgr Russo poursuit : « Comme cela est arrivé à Jean-Baptiste qui, éclairé par l’amour de Dieu, a reconnu le Fils de Dieu et l’a montré aux autres (…) quelque chose de semblable se produit au début d’un chemin de canonisation d’une personne lorsque quelqu’un signale la présence de la sainteté, conséquence de la rencontre avec le Christ. Ainsi en a-t-il été aussi pour Domenico : une communauté a dit “nous l’avons rencontré, nous avons partagé avec lui de nombreuses expériences en participant ensemble à un saint voyage, nous avons vu son action éclairée par le Seigneur, en particulier à partir du moment où il a rencontré le charisme de l’unité”. »



Dans l’auditorium du Centre International des Focolari étaient présents la famille de Domenico Mangano, des amis, des membres du Mouvement, et une retransmission en streaming a permis à beaucoup de suivre l’événement depuis différentes régions du monde.
Qui était Domenico ?
Margaret Karram, Présidente du Mouvement des Focolari, a défini la vie de Domenico comme « une vie marquée par la disponibilité, l’attention à l’autre et un amour concret, vécu sans tapage mais avec fidélité. À l’image du Bon Samaritain, Domenico a su s’arrêter, se faire proche et transformer la rencontre avec l’autre en un don ».
« Un laïc chrétien qui a pris la foi au sérieux dans la vie concrète », a déclaré Jesús Morán, Coprésident du Mouvement des Focolari. « Époux, père, travailleur, citoyen profondément inséré dans sa communauté, il n’a jamais vécu l’Évangile comme un fait privé, mais comme une lumière capable d’éclairer les choix publics, les responsabilités sociales et l’engagement pour le bien commun. Sa spiritualité a été profondément incarnée : enracinée dans la foi, qui n’éloigne pas du monde mais reste toujours attentive à l’histoire, aux problèmes des personnes et aux attentes de la société. »
Domenico a ressenti l’appel évangélique à servir la communauté, en promouvant le respect, la dignité, la coresponsabilité sociale et la culture de la participation, afin que chaque citoyen puisse se sentir partie vivante de la société. Il a été un homme de dialogue par choix intérieur et par responsabilité chrétienne. Pour lui, la politique n’a jamais été un lieu de conquête, mais un espace de service, une forme concrète de charité sociale, vécue avec sérieux moral, lucidité de jugement et profond sens de la justice. Il a constamment cherché à conjuguer le Ciel et la terre en traduisant le message de l’Évangile dans la vie sociale.

Margaret Karram, présidente du Mouvement des Focolari ; Jesús Morán, coprésident du Mouvement des Focolari ; Dr Waldery Hilgeman, postulateur de la cause, et Mgr Stefano Russo, évêque de Velletri-Segni et de Frascati.
Dans ce cheminement, la sève provenait de la spiritualité de l’unité et de l’engagement avec les Volontaires de Dieu, que Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari, définissait comme « les premiers chrétiens du XXᵉ siècle qui vivent pour rendre Jésus visible là où ils se trouvent ».
En incarnant le style évangélique, une dimension spirituelle profonde a mûri en lui : il apprend progressivement à laisser Dieu être au centre, à orienter sa vie et ses choix et, avec Lui, l’homme, la communauté et le bien commun. De là naissent sa liberté intérieure, sa sérénité et sa capacité d’aimer de manière concrète.
Don Andrea De Matteis, vicaire judiciaire du diocèse d’Albano et délégué épiscopal pour cette Cause, a rappelé dans son rapport que beaucoup ont défini Domenico comme « un mystique de l’ordinaire : en lui, prière, famille, travail et engagement civique formaient une seule réalité. Il vivait une mystique de la présence, reconnaissable dans les gestes les plus simples : l’écoute, la parole discrète, le sourire. Un cœur contemplatif plongé dans le monde, un homme qui a cherché à plaire à Dieu dans la concrétude de la vie quotidienne. Dans sa déconcertante simplicité, il a témoigné qu’il est possible de rendre extraordinaire l’ordinaire, exceptionnelle la normalité, et d’attirer le divin dans la fragile condition humaine de chacun. »
Domenico a également vécu l’épreuve de la maladie avec une foi exigeante, comme un temps d’abandon et d’offrande. Dans ce parcours douloureux, il reconnaît une fois encore la présence de Dieu qui appelle, transforme et conduit à l’accomplissement.



Sur les photos : 1- Les boîtes contenant les documents de la Cause – 2 – de gauche à droite, le Dr Waldery Hilgeman, postulateur, puis les membres du tribunal diocésain de la Cause : le professeur Marco Capri, notaire, Don Andrea De Matteis, vicaire judiciaire du diocèse d’Albano et délégué épiscopal, et le professeur Emanuele Spedicato, promoteur de justice – 3 – à gauche, l’ingénieur Juan Ignacio Larrañaga, responsable central des Volontaires de Dieu ; au centre, le Dr Paolo Mottironi, responsable central des Volontaires de Dieu au moment du début de la Cause.
La solennelle conclusion de la phase diocésaine concernant Domenico, qui a longtemps mobilisé avec dévouement l’Ordinaire d’Albano, d’abord Mgr Marcello Semeraro puis Mgr Vincenzo Viva, le Tribunal, de nombreux collaborateurs et de nombreux témoins, a été un événement de profonde signification ecclésiale.
Par cet acte officiel, il a été déclaré devant Dieu et devant la communauté ecclésiale que le travail patient et passionné d’écoute, de collecte et d’évaluation des preuves a été accompli par beaucoup avec droiture, vérité et fidélité aux normes de l’Église, et avec une profonde conscience du don confié.
En Domenico Mangano, nous voyons comment la sainteté peut fleurir dans la vie ordinaire, dans les choix accomplis avec amour et vérité, là où le Seigneur nous place, lorsque l’homme accepte de se vider de lui-même pour se laisser remplir par Dieu.
Marina Castellitto
Photo ©Javier Garcia – CSC Audiovisivi
Pour revoir la retransmission en direct, cliquer ici et choisir la langue
Autres articles pour mieux connaître Domenico Mangano :
Rester ancré dans l’amour
Être lumière dans les ténèbres

Le « Parcours pré-Assemblée » est en cours de préparation en vue de l’Assemblée Générale du Mouvement des Focolari qui débutera le 1er mars 2026 à Castel Gandolfo. Y participent les représentants choisis dans les différentes zones géographiques, les subdivisions et les mouvements ; les membres de droit (qui font partie du gouvernement actuel, du Conseil Général et les délégués dans les zones géographiques), et ceux invités par la Présidente.
Nous avons interviewé Vincenzo Di Pilato, Professeur de théologie fondamentale et membre de la Commission Préparatoire de l’Assemblée Générale 2026, sur le processus de préparation et son expérience personnelle.
Activez les sous-titres et choisissez la langue souhaitée.
Photo de couverture : © Joaquín Masera – CSC Audiovisivi
Accueillir la Parole de Dieu

Je m’appelle Vida et depuis quelques années nous soutenons, avec des membres de la communauté de Lituanie, la famille de Julia, en Indonésie. Je l’ai rencontrée en 2018 à Manille (Philippines) lors du Genfest, la rencontre internationale des jeunes du Mouvement des Focolari. Au fil des ans, malgré la distance, j’ai noué avec Vida une relation comme entre deux sœurs. Sa famille vit à Medan et fait partie de la communauté des Focolari. Nous avons pu les soutenir dans divers moments difficiles et, chaque fois qu’ils ont reçu de l’aide, j’ai été étonnée et touchée qu’ils la destinaient immédiatement à d’autres personnes.
Avant Noël, Julia m’a fait part de son désir d’aider les enfants d’un orphelinat. Ils avaient besoin d’oreillers et de matelas, car les leurs avaient été détruits dans les inondations. Étant une personne concrète, elle avait calculé la somme nécessaire. J’ai donc écrit à la communauté de Lituanie sur notre site commun, en espérant que quelqu’un aurait la possibilité de faire un don. J’ai été surprise ! En peu de temps, nous avons récolté une somme encore plus importante que j’ai immédiatement envoyée à Julia, qui s’est prodiguée à rendre les enfants heureux. En plus des matelas et des oreillers, ils ont reçu pour la première fois un sapin de Noël.
Vida Laniauskaite
Photo: © Pexels on Pixabay
Vivre avec solennité le moment présent

Du 26 janvier au 1er février 2026 se tiendra en présentiel la semaine de clôture du programme biennal de formation à l’action politique promu par New Humanity ONG du Mouvement des Focolari, en collaboration avec la Commission pontificale pour l’Amérique latine.
L’evento, con la metodologia dell’ Hackathon , vedrà la partecipazione di 100 giovani leader dei cinque continenti, impegnati nei propri Paesi in ambito politico e sociale, di diverse culture e convinzioni politiche. Dopo mesi di intenso lavoro online, i giovani si ritroveranno a Roma in presenza per tradurre il percorso di apprendimento, che hanno condiviso da remoto, in proposte di incidenza politica: la sfida che dovranno affrontare è quella di ideare processi e strumenti idonei ad affrontare i punti di crisi che emergono nell’esercizio del potere politico, nelle relazioni e nelle istituzioni politiche.
Une grande attention sera accordée à la dimension participative des politiques, jusqu’à définir des pistes communes qui seront évaluées et présentées lors d’une soirée ouverte au public, aux jeunes et aux politiciens intéressés.
“Oggi ci troviamo di fronte a problemi gravissimi – spiega Javier Baquero, giovane politico colombiano, presidente Movimento politico per l’unità/Mppu internazionale -. Ciò che va coltivata è una cultura politica che guardi all’umanità che è una e al pianeta come casa comune. A nostro parere, c’è un diverso paradigma che dobbiamo esplorare e sperimentare insieme, imparando a comporre le nostre diverse visioni a partire da alcuni valori universali”.
« Une réponse satisfaisante aux questions de nos peuples ne peut venir uniquement de la réforme des formules institutionnelles ou d’une approche managériale, qui semble souvent dépourvue de contenu démocratique », confirme Argia Albanese, présidente du Mppu Italie. « Notre point de départ reste le lien social et communautaire, la fraternité et la sororité universelles ».
La semaine conclut la formation interdisciplinaire – axée sur l’écologie intégrale, l’économie civile, la gouvernance collaborative et la communication générative – qui a débuté en mai 2025 avec le soutien d’experts qualifiés provenant de diverses institutions universitaires : Rotterdam School of Management/Pays-Bas, Universidade de Coimbra/Portugal, Universidad Nacional de La Plata/Argentine, Georgetown University/Washington DC, University of the Philippines, Universidade de Ribeirão Preto/Brésil, Escuela Superior de Administración Pública Bogotá/Colombie, University of Dschang/Cameroun, Istituto Universitario Sophia/Italie.
Voici la structure principale de la semaine romaine :
Samedi 31 janvier, l’audience avec le pape Léon XIV à Saint-Pierre est prévue. Les représentants des centres Mppu qui viendront à Rome pour l’occasion y participeront également et auront l’occasion d’évaluer avec les jeunes les résultats de l’expérience et de planifier les nouvelles étapes.
Qu’est-ce qu’un hackathon dédié à la recherche de solutions politiques ?
Il s’agit d’un laboratoire intensif dans lequel il est possible de travailler pour trouver des solutions à des problèmes collectifs. L’idée vient du monde de l’innovation numérique et applique à la sphère civique la logique du « faire ensemble et rapidement ».
Intégrant des compétences politiques, administratives, économiques, communicatives, sociales et technologiques, il s’articule en différentes phases : analyse des problèmes et des besoins, définition des priorités et des acteurs, développement de propositions opérationnelles et d’outils pour l’action publique.
Dans le cadre des thèmes approfondis tout au long de l’année, les participants devront relever certains défis : par exemple, la corruption, la gouvernance oligarchique, les monopoles médiatiques, la polarisation, la crise de la représentation, l’abstention électorale…
Dans le temps imparti, avec le soutien des animateurs, chaque groupe passera du diagnostic à la proposition, en établissant des cartographies des problèmes, en analysant les données disponibles et en concevant des projets réalisables. À la fin, les groupes présenteront les solutions trouvées : prototypes de plans d’action, initiatives politiques et projets à impact culturel, modèles participatifs, outils et plans de communication…
La valeur ajoutée ne réside pas seulement dans les idées élaborées, mais aussi dans la méthode, qui montre comment les solutions aux problèmes publics peuvent être co-conçues avec créativité et rigueur, en valorisant et en intégrant différentes perspectives, dans la recherche de solutions efficaces pour améliorer la qualité et les qualités d’une politique au service de l’unité de la famille humaine.
Par la rédaction
Photo: © William Fortunato – Pexels
L’amour unit
Aimer même quand c’est difficile
Me voici !
Se recueillir

L’idée de la fraternité universelle est présente dans la pensée de quelques grandes personnalités, même sans référence chrétienne. Gandhi disait : « La règle d’or est d’être amis du monde et de considérer la famille humaine “une”. Celui qui distingue entre les fidèles de sa religion et les autres, rend un mauvais service aux membres de sa religion et ouvre la voie au rejet et à l’impiété».[1]. (…)
Celui qui a fait don à l’humanité de la fraternité, don essentiel, c’est Jésus. Avant de mourir, il a prié ainsi : « Père, que tous soient un » (cf. Jn 17,21). En révélant que Dieu est Père et que les hommes sont, pour cette raison, tous frères entre eux, Jésus introduit l’idée que l’humanité est une famille, l’idée de la « famille humaine » qui peut se réaliser grâce à la fraternité universelle. Ce faisant, il détruit les murs érigés entre ceux qui sont « égaux » et ceux qui sont « différents », entre amis et ennemis ; il détruit les clivages qui isolent les communes les unes des autres. Il libère l’homme des liens qui le rendent prisonnier, des multiples forms de dépendance, d’esclavage, d’injustice. Il accomplit ainsi une véritable révolution existentielle, culturelle et politique. C’est ainsi que l’idée de fraternité a commencé à se frayer un chemin dans l’histoire. On pourrait retracer l’évolution de la pensée politique en recherchant si ce concept sous-tend plus ou moins explicitement les grandes théories politiques. On peut parler de fraternité vécue, même si de façon imparfaite, chaque fois qu’un peuple s’est uni pour conquérir sa propre liberté, ou lorsque des groupes sociaux ont pris ladéfense des plus faibles, ou que des personnes d’opinions différentes ont réussi à surmonter leur méfiance pour affirmer un droit de l’homme.
Chiara Lubich
[1] « [1] D’après l’ouvrage In buona compagnia, par Claudio Mantovano, Rome 2001, p. 11.
Photo © Horacio Conde-CSC Audiovisivi
Renouveler notre engagement dans le témoignage de Dieu Amour

Je suis un prêtre anglican d’Ouganda et j’ai découvert la spiritualité du Mouvement des Focolari il y a quinze ans, lorsque j’étais au séminaire pour ma formation ministérielle. Elle m’a profondément marqué, ainsi que ma famille et mon Église, car elle exprime de manière idéale deux aspects fondamentaux : l’Amour et l’Unité. Nulle part dans la Bible nous ne trouvons un passage qui mette l’accent sur la division, la séparation, la haine, la malveillance, le tribalisme, les divisions confessionnelles ou la ségrégation raciale. Au contraire, la Bible invite à l’unité et à l’amour entre les personnes, même lorsqu’il existe des différences.
Nous sommes appelés à aimer avant tout notre prochain, car c’est à travers lui que nous aimons Dieu. J’ai ainsi appris à voir Jésus dans chaque personne qui m’est proche (cf. Mt 25) et je reçois beaucoup de paix chaque fois que je partage le peu que j’ai avec ceux qui en ont besoin.

Jésus, dans l’une de ses dernières prières avant l’Ascension, dit : « Qu’ils soient un, comme moi je suis un avec toi, Père » (Jean 17, 21). Cela implique que l’unité devrait être notre objectif dans la vie. Grâce à cette prise de conscience, j’ai eu l’occasion de rencontrer et de dialoguer avec de nombreuses personnes de différentes confessions, telles que des catholiques, des orthodoxes, des luthériens, mais aussi des personnes d’autres religions, des bouddhistes et des adeptes de religions traditionnelles, à tous les niveaux et de tous âges. Cela m’a donné une vision plus large de la manière de vivre et de gérer la vie dans tous ses aspects. J’ai éprouvé la joie de voir en eux des frères et des sœurs.
J’ai également vu des évêques de l’Église anglicane d’Ouganda accueillir cette spiritualité à travers notre expérience, l’expression de notre vie et notre témoignage. Actuellement, cinq évêques sont amis du Mouvement, dont l’archevêque de l’Église anglicane d’Ouganda. Certains d’entre eux ont également participé aux conférences œcuméniques (conferenze ecumeniche) internationales des évêques organisées par le Mouvement des Focolari.
Nous avons actuellement lancé un groupe de communion à l’Université Chrétienne d’Ouganda, dans le but de mettre en pratique l’amour et l’unité parmi les jeunes étudiants universitaires ; en même temps, nous transmettons également la valeur de l’« Ubuntu »[1], dans le cadre de l’initiative Together for a New Africa , à laquelle je participe en tant que tuteur de cette deuxième édition. Après tout cela, les gens me posent souvent des questions auxquelles j’ai du mal à répondre : « Pourquoi es-tu toujours heureux ? Tu ne te mets jamais en colère ? Pourquoi es-tu toujours disponible ? Tu n’as rien d’autre à faire ? Pourquoi es-tu si généreux ? », et ma réponse a toujours été : « Faites le bien, la récompense est au Ciel ».
Après les quatre Évangiles du Nouveau Testament, le cinquième Évangile que tout le monde devrait lire est celui qui se trouve dans notre prochain, dans l’autre. Nous devons nous considérer comme un témoignage vivant, afin que nos œuvres et nos actions reflètent l’image de Dieu, en faisant aux autres ce que nous aimerions qu’ils nous fassent. Mettre en pratique ce que la Bible enseigne : aimer Dieu de tout son cœur, de tout son esprit et de toute son âme, et aimer son prochain comme soi-même.
Révérend Chanoine Bwanika Michael Eric
[1] Ubuntu est un mot d’origine bantoue d’Afrique subsaharienne qui exprime une philosophie de vie centrée sur la compassion, le respect et l’interdépendance humaine, qui peut se résumer par la maxime « Je suis parce que nous sommes », soulignant par là que l’individu se réalise à travers la communauté, le partage et le bien-être collectif.
Une ouverture joyeuse aux autres
Vivre le présent avec confiance
Ce qui compte, c’est aimer
Prier pour l’unité

L’amour d’une famille

Un vendredi, Moisés est arrivé sur la recommandation d’un autre jeune Vénézuélien qui vit dans le même refuge et qui lui avait dit de passer nous voir, car nous pourrions l’aider en tant que migrant. Moisés est arrivé quelques semaines avant Noël en provenance de Colombie, et il n’avait que trois vêtements de rechange, typiquement caribéens d’ailleurs, qu’il avait emportés avec lui pendant le voyage. Il avait froid. Dieu merci, il a rapidement trouvé du travail dans un restaurant, où il fait la vaisselle et aide en cuisine. Il ne travaille que quelques jours par semaine, mais il reçoit le déjeuner et le dîner.
Nous lui avons donné des vêtements d’hiver et une couverture, car il dormait par terre sur un matelas que lui avait prêté son propriétaire, un monsieur qui a même accepté gentiment qu’il paie son loyer à la réception de son premier salaire. Il a vraiment eu de la chance, car dès son arrivée, il a trouvé un emploi, une chambre et un propriétaire très généreux. Tous les migrants n’ont pas cette chance. Il s’est mis à pleurer quand il a vu ce que nous lui donnions et – comme il l’a dit lui-même – « l’amour de la famille » qu’il recevait.
C’est un jeune comptable professionnel. Nous avons prié et demandé à Dieu qu’il puisse exercer sa profession à l’avenir.
(S.R. – Pérou)
La vraie richesse
La relation restait difficile avec mon beau-frère. Il y avait d’abord eu les dettes dues à l’échec de son activité commerciale, gérée avec inexpérience et peu de prudence, puis de graves problèmes de santé qui nécessitaient des soins et des opérations coûteuses. Chaque fois, nous devions intervenir pour lui trouver l’argent nécessaire, jusqu’à devoir hypothéquer la maison et utiliser les fonds mis de côté pour les études de nos deux enfants. Il n’était pas facile d’aller au-delà des limites humaines de ce beau-frère. En voyant dans quel état il était réduit, nous ne pouvions que penser à Jésus abandonné que mon mari et moi voulions aimer. Personne ne nous aurait peut-être reproché de ne pas continuer à payer pour les erreurs des autres, mais en tant que chrétiens, nous étions appelés à suivre une autre logique. Lorsque j’en ai parlé à mon mari, il a mentionné un compte qu’il avait ouvert à la banque pour les urgences : même si nous perdions les intérêts, il le mettait à la disposition de notre beau-frère. Immédiatement après, nous nous sommes sentis plus en paix et plus unis entre nous. Voilà notre véritable richesse.
(C. – Corée du Sud)
Par Maria Grazia Berretta
(tiré de Il Vangelo del Giorno, Città Nuova, anno XII– n.1° janvier-février 2026)
Foto: © Taylor Nicole – Unsplash / © Silvano Ruggero
Ne pas céder à l’individualisme
De petits gestes pour un monde uni
S’engager pour les valeurs

En 2026, cela fera 70 ans que la revue Città Nuova (Nouvelle Cité) a vu le jour. C’est le 14 juillet 1956, à Fiera di Primiero, dans le nord de l’Italie, lors d’une rencontre estivale des Focolari appelée Mariapolis, que la fondatrice et première Présidente du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, a eu l’idée de créer un « journal » qui permettrait à tous les participants de rester en contact.
Depuis lors, des milliers de publications se sont succédé et Città Nuova s’est toujours efforcée de regarder les faits, de lire et d’approfondir l’actualité dans une perspective de fraternité universelle. Pour dialoguer sur des thèmes délicats, pour être proche des plus fragiles, des oubliés, pour construire des ponts, pour être présent dans les blessures de l’humanité, pour mettre en lumière les germes de paix et d’espérance, avec une perspective globale qui vise un monde uni.
Avec l’expansion du Mouvement dans le monde, des éditions ont vu le jour dans différents pays. Aujourd’hui, elles sont au nombre de 32, en 21 langues, sur papier et en ligne.
Margaret Karram, Présidente du Mouvement des Focolari, a adressé le 7 janvier 2026 un message vidéo dans lequel elle affirme qu’« aujourd’hui, face aux terribles menaces de notre temps – guerres, polarisations de toutes sortes, crises environnementales, économie souvent fondée sur l’exploitation, défis éthiques posés par l’intelligence artificielle – Città Nuova choisit encore et toujours le dialogue :
Voici le message vidéo complet. Activez les sous-titres et choisissez la langue souhaitée.
Photo de couverture : Sortie du premier numéro de Città Nuova, 14 juillet 1956. © Archives audiovisuelles CSC
Être fidèles
Préserver l’espérance
Donner la parole aux plus pauvres
Solidaires avec tous
Communiquer la joie
« Immergés dans l’obscurité que nous vivons aujourd’hui au Venezuela, nous nous souvenons que nous ne sommes pas seuls. Chiara Lubich a découvert, sous le fracas des bombes en 1943, qu’il existe un Idéal que rien ni personne ne peut détruire : Dieu nous aime immensément ».
Ainsi commence le « Message d’espoir et d’unité » que les Gen (jeunes qui adhèrent à la spiritualité des Focolari) vénézuéliens vivant dans le pays et dans d’autres parties du monde ont partagé le soir du 5 janvier dernier. Ils se sont réunis via Internet pour prier et échanger sur la façon dont chacun vit cette période cruciale pour tout le peuple, sans jamais oublier le choix d’aimer tout le monde. Forte est leur exigence d’affronter ensemble cette période qu’ils ont qualifiée de « sacrée » : « nous ne sommes pas seuls car nous sommes soutenus par la prière de tous ceux qui, au Venezuela et dans le monde entier, demandent la Paix ».
Le message se poursuit ainsi :
« Aujourd’hui, la peur veut nous paralyser, mais la réponse n’est pas la haine, mais l’unité. Chiara nous a enseigné que, lorsque tout s’effondre, la seule chose qui reste est l’Amour. Si nous devenons « un », si nous prenons soin les uns des autres et si nous faisons de Dieu notre roc, la peur perd son pouvoir. Aujourd’hui, la peur veut nous paralyser, mais la réponse n’est pas la haine, mais l’unité.
N’ayons pas peur. Faisons de ce moment une occasion pour :
Si nous restons unis, Jésus est parmi nous et là où Il est, la lumière finit par vaincre les ténèbres.
Courage et confiance ! ».
Par la rédaction
Photo : Vue de la ville de Caracas (Venezuela) © Pixabay