21 Juil 2014 | Non classifié(e)
Un dialogue ouvert entre économistes “alternatifs”, monde de la finance et sociétés transnationales. En effet, parmi les 50 participants se trouvaient le Prix Nobel pour la Paix Yunus (« le banquier des pauvres »), le secrétaire général de la Caritas internationale Michel Roy et Juan Grabois, (un Argentin, fondateur du mouvement des travailleurs exclus), ainsi que le secrétaire général de l’OCDE José Ángel Gurría, et les plus hauts représentants du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, de la banque d’affaires Goldman Sachs et d’entreprises multinationales telles que Ferrero et Nestlé. L’évènement était soutenu par les économistes Stefano Zamagni, Leonardo Becchetti et Luigino Bruni (coordinateur du projet de l’Économie de communion). Le thème proposé, « Bien commun global. Pour une économie toujours plus inclusive », a vu le jour au lendemain de la parution de la Evangelii Gaudium, qui se penche avec beaucoup d’attention sur les questions sociales, en particulier dans certains passages où elle stigmatise l’économie globale comme une économie de l’exclusion. C’est dans la suite de ces réflexions que, les 11 et 12 juillet, les 50 experts se sont retrouvés au Vatican, sous l’égide du Conseil pontifical Justice et Paix, pour un dialogue approfondi qui a abouti à la signature d’un document pour une économie centrée sur l’homme, signé par tous les participants et intitulé “Au-delà de la globalisation de l’indifférence, pour une économie plus inclusive”. Ce document souligne combien il est important de ramener aujourd’hui le marché à sa vocation d’inclusion et de création d’emploi et de richesses. Les responsables des institutions sont donc invités à un agir plus résolument contre les paradis fiscaux, pour la sauvegarde de la ‘biodiversité’ en termes économiques et financiers, menacée aujourd’hui par une pensée unique qui nivelle les spécificités locales et territoriales, à faire place à de nouvelles institutions financières qui garantissent l’inclusion des plus pauvres, à refonder la pensée économique sur des hypothèses plus humaines et plus réalistes, à “combattre la discrimination à l’égard des femmes, le trafic des êtres humains, la criminalité internationale, la corruption et le blanchiment d’argent”. L’événement a suscité l’attention du quotidien économique Wall Street Journal qui, dans un article, souligne que “le débat intéresse au-delà de l’Église. Les catholiques constituent 17% de la population mondiale, dont une grande partie se trouve en Amérique latine et dans de vastes régions d’Europe. Les enseignements de l’Église en matière d’économie peuvent donc influencer la finance au niveau mondial.”
« Réfléchir sans peur, réfléchir avec intelligence » ; telle était l’invitation adressée par le Pape François aux participants. Il a également attiré leur attention sur ce qui est au cœur du problème que la crise a mis en évidence : « le réductionnisme anthropologique ». L’homme qui perd son humanité « devient un instrument du système, système social, un système où dominent les déséquilibres » qui mènent à une « attitude de “mise à l’écart”. On met à l’écart celui qui ne sert à rien, parce que l’homme n’est pas au centre. » Luigino Bruno commente : « Chez le Pape François, beaucoup de choses m’ont frappé. C’est surtout sa façon d’écouter, comme s’il n’était là que pour nous, en oubliant même de manger. Et puis, sa gratitude : le mot qu’il a le plus prononcé, c’est ‘merci’. “Il n’y a personne au monde qui fasse plus autorité que le Pape”, m’a dit Carney, gouverneur de la Banque d’Angleterre, assis à côté de moi. C’est vrai, et dans ce ‘Davos des pauvres’, le Pape nous appris à choisir l’angle à partir duquel observer le monde. Lui a choisi celui de Lazare, qui est assis sous la table avec les petits chiens et qui, de là, regarde vers le haut et voit le riche bon vivant, mais voit aussi le ciel. Il nous invite à regarder le monde, et le ciel, avec les Lazare d’aujourd’hui. En clôture, j’ai proposé de rendre biennal ce « Davos des pauvres », proposition qui a toutes les chances d’être bien accueillie. » Lire aussi Francesco e i dogmi traballanti dei professori
19 Juil 2014 | Focolare Worldwide
http://live.focolare.org/rpu/ Lire aussi : Chantier “Homme Monde”, le mondial de la fraternité Argentine : Chantier “Homme Monde” Juniors pour un monde uni : projet Homme-monde
18 Juil 2014 | Focolare Worldwide, Senza categoria
Grossesse et travail Quand j’ai annoncé que j’attendais un enfant, malgré les promesses qui m’avaient été faites, l’entreprise où je travaillais n’a plus voulu m’accorder de congé, ni d’indemnités ni de garanties pour l’avenir. J’ai donc dû donner ma démission. C’est alors qu’un ami m’a offert un poste dans son cabinet professionnel. L’embauche aurait été fictive ; je n’aurais pas pu travailler, mais mes droits auraient été reconnus. J’étais déjà en train de préparer mon dossier, quand ma conscience s’est révoltée ; en sortant de la légalité, j’organisais un vol à l’encontre de l’État, alors que je voulais être une mère honnête pour l’enfant que j’attendais. J’ai donc refusé l’offre, quitte à devoir affronter l’avis contraire des membres de ma famille. Pourtant, quelques jours plus tard, eux aussi ont été stupéfaits par la façon dont Dieu a répondu par sa providence : une nouvelle formation professionnelle pour mon mari, un lit, un landau et une layette pour mon bébé, et pour moi, un nouvel emploi.
M. L. – Sicile
La planche à repasser Il y a peu de temps, mon fils est parti vivre seul. Il vient souvent me voir et, un jour, en me voyant repasser, il me dit : « Tu sais quoi ? Je n’ai pas de planche à repasser. » Je n’ai pas réfléchi bien longtemps : je lui ai offert la mienne. Il est parti tout content, mais c’était moi la plus heureuse, parce que je sentais que je lui avais donné quelque chose qui lui était vraiment utile. Deux jours plus tard, une amie m’a demandé : « Aurais-tu besoin d’une planche à repasser ? J’en ai une dans ma cave, dont je ne me sers plus. » J’en suis restée abasourdie : elle était plus commode que celle que j’avais donnée.
R. B. – Suisse
Le copain d’école Un jour, mon copain d’école s’est mis à jeter en l’air ses livres et ses cahiers, en blasphémant contre Dieu : « Pourquoi tu n’es pas là quand j’ai besoin de toi ? Qu’est-ce que tu fais là-haut ? » Je ne comprenais pas pourquoi il faisait cela, jusqu’au jour où j’ai appris que sa maman devait être opérée d’un cancer. Je me suis rapprochée de lui, et j’ai partagé avec lui cette grande douleur ; à la fin, ensemble nous avons demandé à Jésus que l’intervention se passe bien. Même mes autres amies ont prié avec nous. L’ambiance de la classe était comme transformée ; cet épisode nous avait rendus plus unis. L’opération a réussi, et nous avons tous remercié Dieu.
J.S. – Allemagne
Travail de traductions
J’avais besoin d’argent et j’avais réussi à trouver un travail : faire des traductions. Un jour, une de mes amies m’a confié qu’elle traversait un moment difficile sur le plan financier. Je lui ai alors proposé de prendre une partie du travail que je faisais. Le jour même, j’ai reçu une offre qui me pertmettait de gagner le double de ce que j’avais partagé avec mon amie.
E. M. – Açores
17 Juil 2014 | Focolare Worldwide
La tension des 115 minutes de match se sent dans le monde entier, et plus encore en Argentine. Tous sont devant le petit écran, pour la finale de la Coupe du monde de foot. Quand l’Allemagne marque, il y a un instant de profond silence, puis les cris de joie de ceux qui sympathisenet pour l’équipe allemande et, aussitôt après, un applaudissement général. Ils sont plus de 500 juniors de différents pays, venus à la cité pilote argentine des Focolari (à 250 km de Buenos Aires), pour participer au “Chantier Homme Monde” qui s’est ouvert le 14 juillet. Certains d’entre eux avaient prévu d’arriver plus tard, mais ils se sont empressés d’arriver pour vivre ensemble la grande finale. Il y a des drapeaux, des visages peints aux couleurs des deux pays, des chansons, des cris d’encouragement… mais tout se déroule dans le respect réciproque. Bien qu’ils ne se connaissent pas, très vite des liens d’amitié se tissent. Ils sont adolescents entre 13 et 17 ans de 27 pays des 5 continents. Ils font partie des Juniors pour un monde uni. Par une heureuse coïncidence, ils peuvent vivre ensemble la finale, et c’est une excellente occasion pour s’exercer à vivre une expérience de fraternité, avant de commencer les travaux de la première semaine du chantier. La proposition consiste à réaliser un workshop international où les jeunes se formeront à une culture de la fraternité ; ceci leur permettra d’acquérir une dimension mondiale, où chacun respecte l’autre et aime la patrie de l’autre comme la sienne. L’évènement se déroule en deux temps. La première semaine, à la cité pilote Lia, où les jeunes travailleront ensemble avec un programme dynamique, “comme dans un laboratoire”, expliquent-ils, “où on mélange des éléments différents qui produisent quelque chose de nouveau. C’est ce que nous voulons faire pendant ces journées”. L’objectif est d’apprendre à créer des relations avec tout le monde, dans un lieu de “culture de la réciprocité”, pour permettre à chacun de se forger un caractère d’“hommes et de femmes citoyens du monde”. Le samedi 19 juillet marque la clôture de la première phase, avec une journée ouverte à d’autres garçons et filles et téléconférence internationale avec les Juniors pour un monde uni du monde entier. À la fin de la journée, ils feront un pacte où ils s’engageront à “aller vers les périphéries”, pour réaliser des actions concrètes de solidarité et de fraternité. Du 20 au 27 juillet, au cours de la deuxième semaine, le projet se poursuivra dans plusieurs villes du continent sud-américain, où il existe des initiatives sociales animées par la spiritualité de l’unité qui caractérise les Focolari : des écoles, des centres communautaires, des maisons pour les enfants de la rue, des maisons pour personnes âgées. Les rues et les différents lieux de vie de la cité pilote s’animent, sous l’impulsion de ces adolescents qui veulent jouer le “mondial de la fraternité”. video
15 Juil 2014 | Senza categoria
« Comment se fait-il qu’on nous demande cette contribution ? La première réaction des gens autour de moi a été la surprise, raconte Patience Lobe du Cameroun. Mais ensuite, cette dimension de notre culture s’est vérifiée : lorsque c’est la communauté qui le requiert, il faut donner une réponse, en affrontant les questions avant tout, en famille. Ainsi, les réponses envoyées à la commission étaient le fruit d’une réflexion commune et non seulement l’expression de l’individu ». Patience est un des 20 membres de la commission qui a recueilli et classé les réflexions, les analyses et les bilans des communautés des Focolari dans le monde. Il y a eu 3050 interventions et plus de 600, celles issues du document des jeunes des Focolari. Elles représentent un trésor précieux et démontrent l’ample implication et participation au processus de préparation de l’Assemblée générale qui est convoquée tous les six ans. Il en est ressorti une ‘’photographie ‘’ des Focolari dans les différentes expressions vocationnelles, géographiques et générationnelles, avec ses défis, espérances, aspects critiquables, sa gratitude et sa joie pour le chemin parcouru et avec les aspirations et les propositions données à la lumière du charisme de l’unité. « En commençant ce travail, nous pensions à l’Assemblée comme simplement, le moment d’élire les nouveaux responsables du Mouvement », explique Bill Neu, des Etats-Unis. « Mais ensuite, nous en avons cueilli l’importance d’accueillir les instances qui arrivent du Mouvement tout entier et de les affronter ».
Pour le Père Egidio Canil, franciscain conventuel d’Assise, en outre, « ayant l’expérience d’autres chapitres, assemblées, synodes ecclésiaux, religieux, je peux dire que la ‘’méthode’’ de Jésus au milieu (Mt 18,20 ‘’Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux’’) est une méthode originale et nouvelle, très nouvelle, dans l’Eglise mais aussi dans la société. C’est- à -dire : supposer Jésus présent parmi les membres d’une assemblée avant de travailler. De façon à ce qu’ensuite, ce soit Dieu, présent parmi eux, unis au nom de Jésus, qui permette à l’Esprit Saint d’être présent pour guider les travaux et aussi à produire pour toute l’œuvre, des fruits à la hauteur du projet de Dieu. C’est le charisme de l’unité, sur lequel le Mouvement des Focolari est basé. S’il en est autrement, il ne peut œuvrer ». Et Giuliana, focolarina en Inde : « Pour ce travail, nous nous sommes retrouvés avec les différentes communautés et il y a eu tout de suite une grand adhésion, chacun donnant sa propre idée. J’ai constaté tout l’amour qu’il y a pour cette Œuvre, un rappel d’authenticité à mieux vivre – avec un retour aux racines – l’objectif pour lequel elle est née : pour le monde ». Pablo Loyola, volontaire argentin, nous confie : « Il y avait beaucoup de doutes, au début, sur la manière de procéder. Comment ce travail serait-il perçu ? En faisant une synthèse, nous voyons que le résultat va au-delà de nos expectatives. Je peux dire qu’on écoute tous les échos. J’essaie quant à moi d’apporter la voix de l’Hispano- Américain que je représente. Le défi maintenant réside dans le fait que ce travail d’implication de tous, continue ». Objectif et souhait pour ceux qui participeront aux travaux : se mettre dans une attitude d’écoute de ce qui a émergé afin de comprendre ensemble comment poursuivre le cheminement du ‘’peuple des Focolari’’ ces prochaines années. Et en attendant, à la veille de l’Assemblée, le 7 juillet passé, la présidente Maria Voce a écrit : « Alors que je remets complètement le mandat à l’Esprit Saint, dans l’attente de découvrir ce qu’Il voudra nous indiquer, je veux partager avec vous les trois sentiments qui dominent en ce moment dans mon âme : gratitude, joie, nouvel élan » écrit-elle dans une lettre adressée à tous, des Focolari. Une ‘’communion’’ profonde, avec le désir déclaré de « multiplier de tels sentiments de gratitude, de joie et d’engagement et de nous faire tous repartir, ensemble, personne n’étant exclu, dans cette extraordinaire aventure ».
14 Juil 2014 | Non classifié(e)
« Alors que je remets complètement le mandat à l’Esprit Saint, dans l’attente de découvrir ce que Lui voudra nous indiquer, je veux partager avec vous les trois sentiments qui dominent en ce moment dans mon âme : la gratitude, la joie, un nouvel élan. Gratitude envers Dieu, avant tout naturellement, mais aussi envers chacune et chacun d’entre vous pour tout l’engagement donné avec profusion au cours de ces six années, afin que rien ne soit perdu de tout ce que Chiara [Lubich] nous a laissé. Gratitude pour autant de vie, autant de douleurs, autant d’offrandes. Gratitude toute spéciale pour les nombreuses personnes qui ont déjà rejoint Chiara et qui sont comme des phares lumineux qui nous donnent la lumière pour accomplir notre cheminement. Joie dans le fait de constater la vitalité et la fécondité du charisme qui rend Chiara vivante et présente partout où se trouvent ses filles et ses fils. Joie qui se manifeste aujourd’hui particulièrement dans les petites ou grandes communautés qui se sont multipliées dans le monde et qui sont occupées à témoigner, aussi par le biais des Mariapolis – d’où m’arrivent chaque jour de très beaux échos – de l’expérience saine d’une vie de famille authentique dans l’amour réciproque, capable d’être ‘la maison’ pour de nombreux nouveaux et de nombreuses personnes qui…y reviennent. Tout cela me pousse vers un nouvel engagement à répondre avec radicalité à l’appel de Dieu et à Le servir dans son Œuvre, où et comment Il le voudra, en laissant de côté tout ce qui est autre, afin que Lui puisse vraiment être tout pour moi. Cette communion que je vous partage, voudrait multiplier de tels sentiments de gratitude, de joie et d’engagement et nous faire repartir, tous ensemble, personne n’étant exclu, dans cette extraordinaire aventure, en surmontant toute peur, tout doute, toute hésitation, car tout est possible à Dieu et Dieu nous aime. Avec cet engagement, qui est aussi un souhait et une prière, soutenue par la Parole de Vie de ce mois-ci, je vous salue de tout cœur ». Maria Voce (Emmaus)
14 Juil 2014 | Non classifié(e)
Montet (Suisse), 15 août 2001. Chiara Lubich est entourée de 50 jeunes de 20 à 30 ans, qui, avec les professeurs du Centre d’études des Focolari, ou École Abba, s’apprêtent à animer les débuts du future Institut universitaire Sophia. Le désir de Chiara est de leur transmettre directement, avec son cœur, l’expérience particulière dont elle a été protagoniste avec le député italien Igino Giordani, attiré par la spiritualité naissante, et qui est à la base du Mouvement des Focolari. Il s’agit du “Pacte d’unité”, scellé dans l’Eucharistie. C’était le 16 juillet 1949, et Chiara avait juste 29 ans. Vidéo en italien http://vimeo.com/100116616 Le “Pacte” du 16 juillet 1949 fait l’objet de l’étude contenue dans le volume “Le Pacte de 1949 dans l’expérience de Chiara Lubich”.
13 Juil 2014 | Non classifié(e)
L’auteur parcourt les points essentiels de la conception chrétienne de Dieu en soulignant le fait qu’elle comporte aussi une nouvelle compréhension que l’homme peut avoir de lui-même. Compréhension qui se traduit en vie nouvelle, non seulement personnelle mais aussi sociale. Jésus – rappelle Don Foresi – est explicite sur ce point : l’amour qu’il nous demande concerne aussi bien Dieu que chaque prochain. La spiritualité de l’unité, ensuite, souligne et « propose à nouveau » avec force un aspect essentiel de cet amour : celui de la réciprocité, comme pour dire que si l’amour veut être vraiment comme Dieu l’a pensé, il doit être réciproque. […] « Lorsque Jésus, désormais proche de la mort, voulut résumer l’entièreté de l’enseignement qu’il avait donné durant sa vie, dit les paroles les plus simples qu’un penseur n’aurait jamais pu formuler : « Aimez-vous les uns les autres » (Jn 15,12). Ce sont des paroles que tous comprennent, la personne moins cultivée comme le plus grand scientifique ou littéraire ; ce sont des paroles traduisibles dans chaque langue, qui peuvent pénétrer chaque culture, de l’Orient comme de l’Occident. Et il en est ainsi car l’amour est le mystère de l’origine de la vie parmi les hommes. C’est en effet, de l’amour de deux personnes – mari et femme – que les enfants reçoivent la vie et que naît cette cellule fondamentale de la société qu’est la famille. C’est en outre, l’amour mutuel entre les parents et les enfants qui leur permet le développement humain, physique et psychologique. Et c’est encore l’amour qui permet la vie en commun harmonieuse dans le monde civil. Pour toutes ces raisons, ces paroles peuvent être tout de suite cueillies et saisies par tous. Bien souvent cependant, en les méditant, on ne pénètre pas dans toute leur profondeur. Ces paroles renferment le secret profond du mystère de l’être. Si en effet, tous les hommes, […] de n’importe quelle condition, peuvent comprendre tout de suite ces paroles, si celles-ci ont une valeur réelle de fait dans la vie des familles et des peuples, c’est parce qu’elles renferment une réalité profonde, qui concerne l’être même de Dieu. C’est en effet dans l’amour mutuel que se révèle, à nous chrétiens, la réalité intime et essentielle de Dieu, son être Trinité, son être amour réciproque entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint, chacun de ceux-ci étant l’Unique Dieu. Et c’est ainsi dans le commandement de l’amour réciproque que l’humanité est appelée à vivre selon le modèle de la vie de la Trinité. Celui-ci est, en résumé, la signification de la parole « Agape ». Pasquale Foresi, Luce che si incarna. Commento ai 12 punti della spiritualità dell’unità, Città Nuova editrice, 2014 pp.46-47 [extrait du discours au Symposium bouddhiste-chrétien, avril 2004, Castelgandolfo, Rome]
12 Juil 2014 | Focolare Worldwide
Un sillage de lumière dans le ciel. C’est le titre du docu-fiction qui raconte l’histoire passionnante de Vincenzo “Eletto” Folonari, jeune rejeton d’une riche famille italienne, qui quitte tout pour suivre Jésus : “J’ai choisi Dieu, et absolument rien d’autre”, dit-il, dans une de ses phrases restées célèbres. http://vimeo.com/100491503 Présentation :
« Il était jeune. Riche. Beau. Il avait tout ce que l’on pouvait désirer à son âge. Mais Vincenzo visait haut, il voulait vivre pour quelque chose de plus grand. Il a connu l’esprit des Focolari, et il a tout quitté pour un idéal : la fraternité universelle. Il a disparu un jour d’été, dans les eaux du lac de Bracciano. Mais sa mort n’a pas été vaine. Elle a été l’impulsion qui a fait naître le Mouvement Gen. Jeunes, adolescents, enfants sont aujourd’hui présents dans 182 pays du monde. C’était son rêve. Il s’appelait Vincenzo. Mais pour tout le monde, c’était Eletto. » Pour se procurer le dvd (disponible en plusieurs langues) : http://editrice.cittanuova.it/s/38125/Una_scia_nel_cielo.html
11 Juil 2014 | Focolare Worldwide
Démarrer la production n’a pas été chose facile. Les difficultés économiques ne permettaient pas, au début, de dégager un revenu régulier. Puis arrive le moment où Donatella Paolini Baldi réussit à faire le pas: « Le nombre de familles d’abeilles et la quantité de miel produite a augmenté – raconte-t-elle – au point de me permettre de demander l’identification à la TVA, faire les diverses inscriptions, constituer une véritable entreprise, laisser le travail précédent et avoir un petit revenu comme apicultrice. « Miel de plage » dont le parfum et l’arôme, avec l’aide d’un parc naturel régional de la Toscane, en font le produit porteur de sa petite entreprise: sa qualité originale a même été plusieurs fois primée. Insérée dans les groupes d’achat en tant que producteur de miel, l’entreprise fait également partie des « groupes d’économie solidaire »: soit un pacte entre organisations, groupes d’achat, producteurs et consommateurs qui vise à rendre durables la production et la consommation. Il s’agit d’un réseau d’entreprises ayant des objectifs similaires, qui tend toujours plus vers une production locale avec peu d’intermédiaires, à l’usage des énergies renouvelables, à l’agriculture biologique et propose une gamme de services et produits ayant un contenu social et éthique élevé.
Le style de l’Economie de Communion imprègne toutes les activités de la petite entreprise productrice de miel qui n’hésite pas à s’auto-taxer lorsque – en dépit de la bonne production – il n’était pas possible de payer les salaires (le sien et celui de Pietro, un jeune collaborateur). Elle résiste au «chant des sirènes» lorsque, à l’imminence d’un appel d’offre régional pour des contributions à l’apiculture, on lui propose un stratagème pour obtenir plus d’avantages. Donatella raconte : « J’ai beaucoup souffert à la pensée du matériel que je pouvais obtenir gratuitement, ou plutôt au détriment de la communauté, et j’ai imaginé la dérision de mes collègues, mais j’ai quand même dit »non », pas sans souffrir! Parler d’un comportement correct c’est facile, mais aller à contre-courant c’est plutôt dur. L’entreprise a ensuite été jugée appropriée pour accéder à la contribution et a ainsi été entièrement financée. J’ai été heureuse que mon comportement ait, d’autre part, permis à des apiculteurs insérés après moi sur la liste d’être financés eux aussi. » Dans la miellerie dont elle achète les services pour l’extraction du miel, Donatella fait la connaissance de G., un ouvrier qui termine de purger sa peine. « Bien que rassurée par le directeur de l’établissement, l’assistante sociale et l’avocat, j’ai eu beaucoup de difficultés à accepter d’être seule avec lui durant de nombreuses heures de travail. Avant de le connaitre on m’avait raconté dans les moindres détails son passé de criminel à plusieurs reprises … Quand je me suis retrouvée face à lui, grand et fort, poli et serviable, ce mur était encore présent entre lui et moi ». Jusqu’au jour où G. écoute une conversation téléphonique. « Je parlais avec une amie qui se défoulait avec moi cherchant compréhension et soutien de ma part. Alors que j’essayais de mettre en valeur en elle certains comportements comme voir l’autre nouveau chaque matin, voir le positif dans l’autre, G. avait bien saisi le sens de mes paroles, si bien qu’il m’a remerciée. Et son remerciement m’a éclairée … ». Plusieurs interventions ponctuelles providentielles sont interprétées comme actions de la part du »partenaire caché », Dieu, à qui Donatella et son collaborateur Pietro font confiance en permanence. « Une année très difficile, due au froid et à une pluie intense, a affecté la floraison et donc la production de miel. Entre apiculteurs ce sont des coups de fils continuels des uns aux autres. Dans ce climat, S. apiculteur qui grâce à son travail maintient sa famille, m’appelle en pleurant. Il ne sait pas quoi faire, il est désespéré. Il recherche un endroit avec une floraison importante comme celle du tournesol, mais il ne sait pas où il peut la trouver. Je lui dit d’être tranquille et d’avoir confiance. Je surmonte mes réticences : je cherche et je trouve des champs qui bordent … 10 hectares de tournesol. Nous pouvons mettre les ruches sur ce terrain et les abeilles voleront sur le tournesol du voisin heureux de coopérer. Je ne sais pas si nous aurons une abondante production de miel, mais cela me confirme que demander et donner sont sur le même plan. »
10 Juil 2014 | Non classifié(e)
Éducation rime aussi avec paix : le prochain Forum mondial, organisé par la Fondation Schengen pour la Paix, se tiendra au printemps 2015 au Caire. Ceci, grâce au projet Living Peace, qui a justement au Caire sa “centrale opérationnelle”. L’annonce a été faite au cours du dernier forum, en juin, à l’occasion de la remise de la médaille du “Prix de la Paix de Luxembourg 2014” à Carlos Palma, promoteur de Living Peace.
Il s’agit de l’un des projets présentés, en même temps que les “bonnes pratiques”, durant le cours « Learning Fraternity » (Apprendre la fraternité), rencontre internationale organisée en septembre 2013 par les différentes agences éducatives des Focolari, et notamment l’AMU, accréditée auprès du Ministère italien de l’Instruction. Des experts dans ce domaine, des enseignants, des jeunes et des familles ont échangé entre eux sur le thème de la globalisation et sur la manière d’envisager l’éducation dans une perspective planétaire et solidaire.
Se sont ensuite déroulées les activités du Nouveau Réseau Projet Paix, lancé en Italie en 1990, dont le protocole de coopération nationale avec l’AMU a été signé en avril 2013, et dont les activités se poursuivront dans les années à venir. Environ 5000 élèves qui y adhèrent de façon continue, et d’autres, en nombre équivalent, qui s’associent pour des activités ponctuelles, développent les activités suivantes : cours de formation pour parents, adultes et étudiants, concours artistiques, activités sportives mettant à l’honneur des valeurs telles que la loyauté et le respect de l’adversaire, jumelages avec des écoles italiennes et étrangères, visites auprès de communautés de réhabilitation ou d’accueil de personnes handicapées ; le tout, dans la perspective de créer un réseau pour sensibiliser les jeunes, les enseignants et les familles à l’interculturel et à l’intégration, promouvoir les échanges entre eux et valoriser leurs talents.
Le cours préliminaire, commencé avec « Learning fraternity », se poursuit également. Dans ce domaine, l’Amu organise en Italie, pour la prochaine année scolaire, des parcours de citoyenneté active, répartis en quatre filières (Globalisation et fraternité, Interculturel, Économies et culture du don, Environnement et consommation responsable). Globalisation et fraternité, c’est aussi le thème central du Campus de citoyenneté planétaire qui se tiendra lors d’une journée, prévue en avril-mai 2015 à la cité-pilote internationale de Loppiano (Florence), et qui s’adressera à des élèves des écoles secondaires du 1er et du 2e cycle et à leurs professeurs. À cela s’ajoute la poursuite des projets déjà mis en route, en Italie et à l’étranger, ou d’autres qui ont été lancés dans le sillage des précédents. Par exemple, le jumelage « Une école sur les Andes », pour soutenir le centre éducatif de Bolìvar au Pérou, ou le projet « Schoolmates », qui permet aux élèves de participer à un réseau mondial entre les classes, pour échanger leurs richesses, partager leurs cultures, leurs langues, leurs traditions et les initiatives qu’ils ont mises en œuvre.
Les projets et les initiatives sont nombreux. Nous vous invitons à continuer à nous suivre durant l’été pour les connaître de façon plus détaillée, et à les consulter à la rubrique “Education au développement” du site de l’AMU.
9 Juil 2014 | Focolare Worldwide
http://vimeo.com/album/2915095/video/98447455 L’entrepreneur est celui qui poursuit une idée productive. Celle de John Mundell, d’ Indianapolis (USA), est plutôt originale. L’entreprise de cet ingénieur civil, au sein de laquelle travaillent 19 collaborateurs, adhère au projet de l’Economie de Communion (EdC). Dans le monde, il y a environ un millier d’entreprises qui adhèrent à cette façon d’agir évangélique dans le milieu économique, avec une forte présence en Europe et une importante augmentation dans les régions de l’Amérique Latine et de l’Afrique. La simple mais plus qu’intéressante idée lancée par Mundell s’appelle « The Company Cube » (Dé pour les entreprises). Il s’agit d’un instrument sympathique qui aide à vivre d’une manière pratique, le propre style de l’Economie de Communion. The Company Cube, est une façon pratique de se rappeler les valeurs qui créent un milieu de travail basé sur le respect mutuel, sur l’engagement et la responsabilité partagée. Non seulement, il vise plus haut, c’est-à-dire qu’il se propose comme un ‘modus operandi’ afin d’actualiser des changements sociaux par le biais de décisions centrées sur la personne. Et comment cela fonctionne-t-il ? « Prends le dé et…lance-le, -explique John Mundell-. Lis la face supérieure et essaie de la vivre dans ton milieu de travail. A la fin de la journée, pense à ce qui a changé dans ta manière d’agir et partage ton expérience : Lance-le, Lis-le, Vis-le, Partage-le, Expérimente des résultats surprenants ! ». Mais qu’est-ce qui est écrit sur les faces du dé ? Construis (des relations chaque jour !), Aide (avec des actions, pas en paroles !), Partage (tes connaissances, ton temps, toi-même !), Valorise (chaque personne, chaque idée !), Sois le premier (à aider les autres !), Concurrents (ils peuvent être des amis !). A propos de « Concurrents », une collègue raconte : «Lorsque j’ai découvert qu’une de mes concurrentes avait gagné un projet pour lequel nous avions envoyé une proposition, je l’ai appelée pour la féliciter. Elle a été très surprise de mon coup de téléphone ! Pendant la conversation, elle m’a expliqué ce qu’elle avait préparé, en me fournissant ainsi une suggestion utile à un de mes nouveaux projets ». En août 2013, pendant un congrès international de l’EdC qui s’est déroulé dans la Ville de Mexico, avec le titre « Personne et communion, pour une refondation de l’Economie », John Mundell a lancé « The Company Cube » dans sa version espagnole : « El dado empresarial ». Pour en savoir davantage : The Company Cube
8 Juil 2014 | Focolare Worldwide
La solitude, dans le silence, n’effraye pas: elle est faite pour protéger, non pas pour faire peur. Quoi qu’il en soit, on profite aussi de cette souffrance. La grandeur maximale du Christ est la croix. Jamais il ne fut aussi proche du Père et aussi proche des frères que quand, nu, blessé, il cria de l’échafaud: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » Avec cette souffrance, il se repentit: dans cette fracture, il rejoignit les hommes avec Dieu. Donc, on ne pense pas que les souffrances, immanquables aussi dans cette phase d’arrêt, soient une entrave: elles sont un stimulant. Donc […] écoute cette Voix, pour commencer à échanger: une Voix qui monte du profond de ton âme et tombe du haut des cieux. Tu n’es pas habitué à l’écouter, c’est pourquoi, durant les premières rencontres, tu as l’impression qu’elle fuit, qu’un mur épais ou un éloignement cosmique semble s’interposer. Elle vient de ton for intérieur, et tu es habitué aux bruits qui viennent de l’extérieur. Elle vient des planètes, du soleil, de la nature […] et transporte une voix profonde: celle de l’auteur du ciel et de la terre. […] Vas-y, écoute, contemple, à l’intérieur du silence dans lequel Dieu parle. Dans la journée de la vie, c’est l’heure tardive de la contemplation, lorsque les créatures se rassemblent pour faire le bilan du travail accompli et préparent l’action du lendemain: un lendemain gravé dans l’éternité. […] Un détachement du monde, donc, et une attaque sur Dieu: par conséquent, ce n’est pas une séparation des hommes, en tant que frères, membres de la même famille divine et humaine. À ces personnes-là, le trésor d’expériences de qui a réussi l’examen de la vie est utile: mais c’est surtout cette sagesse qui est utile, nommée sainteté en religion. Le mystique introduit par les artères du Corps mystique les vertus de la contemplation: des germes de divin, qui se répandent dans le corps social. Il en a besoin comme jamais. […] Alors (…) il se détache des créatures pour les retrouver en Dieu, où elles ne se séparent plus. Le Seigneur – la Trinité – est mis pour vivre en toi, avec son amour tu aimes les créatures: et les aimer, c’est s’unir à elles. […] Et comme Dieu est dans la quiétude, elle est atteinte plus facilement dans la relaxation de l’esprit et, si possible, du corps de cette période, en cherchant la relaxation dans l’établissement de la paix avec toutes les créatures, en pardonnant et en oubliant, en faisant en sorte que la pensée sur aucune ne s’arrête en se troublant, mais réunit toutes dans la maison du Seigneur en communicant. […] Dans cette gare, on rencontre des compagnons de voyage courageux, lesquels, étant face au dilemme: l’Éternel ou le monde?, choisirent, malgré des parents stupéfaits et des connaissances scandalisées, l’Éternel. Ils firent de l’œuvre qui leur a été assignée dans le temps une marche de rapprochement – presque d’assaut – vers l’Éternel, et des coins de ciel se déchirèrent: ainsi, ils donnèrent une idée de l’Infini aux générations. Paul, Augustin, Bernard, François. Thomas, Dante, Catherine… Et ensuite Jean de la Croix et Thérèse et Pascal et Newman et Manzoni… […] La méditation de leurs écrits – jusqu’à l’assimilation – mène l’âme vers la divinité. On escalade le sommet avec eux, qui connaissent le chemin, et fournissent des outils. Et le sommet est le séjour de la paix et aussi de la joie, parce qu’il effleure le paradis. (Extraits tirés de « Città Nuova » XXIII/13 10 juillet 1979, pp.32-33)
7 Juil 2014 | Focolare Worldwide
«La Bible que le monde lit le plus est celle qu’elle voit en nous ». C’est avec ces paroles que le vainqueur du Prix « Luminosa » pour l’Unité 2014 », le Rév. John Armstrong, a défié le public au cours d’une table ronde le 21 juin à la Mariapolis Luminosa (Hyde Park, NY). « Comment peut-on comprendre la Bible alors que les chrétiens sont divisés entre eux ? –a-t-il insisté- . Si les gens pouvaient lire en nous chrétiens le message fondamental de l’Evangile, « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34), ils en comprendraient l’essence même ». Le Rév. John Armstrong est le fondateur d’ ACT3network (Advancing the Christian Tradition in the Third Millennium). Son ministère a débuté avec un focus sur le renouveau spirituel, mais il s’est ensuite ouvert à ce qu’il appelle l’ “œcuménisme missionnaire », surtout parmi les chrétiens évangéliques. Lors du discours de la réception du Prix, il a cité la fondatrice des Focolari, Chiara Lubich : « Dans le christianisme, l’amour est tout ». Et il a ajouté que « Si les chrétiens croient vraiment en cet amour pur, la conséquence est la présence de Jésus au milieu d’eux (Mt 18,20) ». Selon lui, c’est dans cette optique que nous pouvons espérer au renouveau non seulement de la théologie et de l’œcuménisme, mais également des différents milieux de l’activité humaine. « Notre business-a-t-il affirmé- est celui de vivre l’Evangile en communauté ; d’être unis par l’Esprit par le biais du lien de la paix ». Lors de la table ronde, « Comment pouvons-nous témoigner du commandement nouveau ? », les quatre rapporteurs ont partagé leurs propres histoires personnelles dans le domaine de l’œcuménisme. Le Père John Crossin, directeur du Secrétariat pour les affaires œcuméniques et interreligieuses de la Conférence des Evêques Catholiques des Etats-Unis, a invité à se concentrer sur la mission qui rassemble les chrétiens, plutôt que de regarder aux choses qui nous divisent. La Rév. Elizabeth Nordbeck, ministre de l’Eglise Unité du Christ et professeur de la « Andover Newton Theological School » (Massachusetts), a partagé quatre histoires œcuméniques. Toutes soulignaient que l’amitié et la confiance précédent le dialogue œcuménique et que bien souvent, ces rapports fraternels aident à « porter ensemble des initiatives partagées ». « On a souvent tendance à refuser les choses que nous ne connaissons pas ou qui suscitent en nous la peur-a affirmé Nordbeck-. Au contraire, on a besoin de l’autre pour élargir l’esprit ». Le Rév. Bud Heckman, directeur de la Fondation El Hibri et ex- directeur exécutif des Religions pour la Paix des Etats-Unis, a mis en évidence la nécessité de savoir dialoguer avec celui qui ne s’identifie pas à une église en particulier. Les temps ont changé : « Quand j’ai grandi dans une petite ville de l’Ohio, nous étions tous chrétiens-a-t-il rappelé. Un garçon de l’autre côté de la rue n’est pas venu dans mon église : « Es-tu chrétien ? » lui avais-je demandé. ‘Non, je suis catholique’ fut sa réponse. Avoir un ami catholique était une exception. En 1990, 86% de la population des Etats-Unis se disait chrétienne ; en 2001, ce nombre est descendu à 76%. D’ici 2050, moins de la moitié de la population sera chrétienne. Le groupe de ceux qui n’ont pas de foi particulière a, au contraire augmenté. « On a besoin du témoignage de l’amour réciproque aussi entre les religions, avec des faits et non seulement des paroles- a-t-il insisté-, car ce sont les expériences vécues celles qui ont une incidence sur nous ». Il a ensuite rappelé le congrès de 2004 du Parlement des Religions pour la Paix en Espagne, quand la communauté Sikh a offert aux personnes présentes des plats végétariens : « A la fin, chacun se souvenait de l’hospitalité, de la construction des relations, plutôt que des discours ». Les diversités d’opinions et de convictions, d’après Armstrong, ne devraient pas empêcher le dialogue : « Je ne prétends pas que l’autre soit d’accord avec moi, autrement cela ne serait pas du dialogue. Il s’agit, au contraire, de tenir les portes ouvertes à l’autre et à l’Esprit qui le travaille ». Avec le Prix Luminosa pour l’Unité, depuis 1988, les Focolari mettent en évidence des personnes ou des associations qui ont donné une contribution significative à l’unité entre les églises chrétiennes, entre les grandes religions et avec les personnes de bonne volonté. Source : Living City
6 Juil 2014 | Non classifié(e)
« Dieu m’aime immensément », « Dieu nous aime immensément ». Le dire, le prêcher dans les années ’60 du siècle passé, cela avait une saveur de nouveauté, presqu’un peu subversive. On le savait, d’une certaine manière, mais ce n’était plus aussi présent dans la vie personnelle et communautaire des « bons chrétiens ». Cette découverte qui caractérise les débuts de la spiritualité de l’Unité et de l’expérience de Chiara Lubich et des premières compagnes est à nouveau proposée par l’auteur comme la base même de la vie chrétienne, également dans ses typiques expressions de la prière et du fait de suivre Jésus dans la vocation à laquelle nous sommes appelés. Non seulement : c’est une vérité qui nourrit et imprègne aussi les rapports sociaux, comme le travail. Et elle nous rend capables de porter Dieu au monde, à tous ceux que nous rencontrons. « Je me souviens de la profonde impression que cette annonce avait suscitée aussi en moi : j’en avais perçu l’importance fondamentale, la nouveauté, dirais-je, pour moi, absolue. Néanmoins, à distance de nombreuses années, on se pose la question : à quel point en ai-je été réellement conscient ? A quel point en ai-je compris pleinement la portée ? Notre compréhension de Dieu et de sa façon d’agir est en effet souvent liée à certaines de nos propres et précises perspectives, elle se mesure sur notre façon limitée de sentir les choses, elle s’exprime à travers nos particulières catégories de pensée. Il peut arriver alors que, nous sentant parfois imparfaits et donc peu dignes de l’amour de Dieu, nous transférions, d’une certaine manière, notre perception en Dieu et finissions par croire qu’il ne peut nous aimer, ou tout au plus, qu’il ne peut nous aimer que partiellement. En réalité, ce n’est pas ainsi que cela se passe. Dieu nous aime toujours, infiniment, et son amour est proche et nous soutient, chaque instant dans notre cheminement. Si nous voulions esquisser, par des images, les caractéristiques de l’amour de Dieu, la première qui saute aux yeux, c’est l’image familière de l’Ecriture Sainte et présente chez de nombreux auteurs spirituels : Dieu nous aime comme l’époux aime son épouse. Lui qui, semblable à celui qui est éperdument amoureux, aime au-delà de la valeur même de la personne aimée ; il l’aime donc à tel point qu’il voit en elle que tout est beau, tout est positif, tout est compréhensible, jusqu’à ses déficiences qui, même s’il les a vues, sont transformées et sublimées par l’amour. Mais il y a une image qui, d’une façon tout aussi efficace, parle de l’amour de Dieu envers nous. C’est l’image de l’amour d’une mère qui, quelle que soit la situation dans laquelle le fils se trouve, même la plus douloureuse et répréhensible, est toujours prête à l’attendre, à l’accueillir en oubliant tout. Car l’amour maternel est ainsi : inextinguible, essentiel. […] Quand on essaie de puiser, ne fût-ce qu’un instant, à la réalité d’un tel amour, alors, tout se transforme : la vie qui nous est donnée, le monde qui nous entoure, chaque circonstance joyeuse ou triste : tout acquière le cachet d’un don personnel de Dieu pour moi qui me veut saint comme lui est saint (cf.1Pt 1,16). Ceci est à la base de toute vie chrétienne : cet amour de Dieu pour chacun, de Dieu à qui nous devons nous redonner, en lui répondant d’une manière totale ». Pasquale Foresi, Lumière qui s’incarne. Commentaire aux 12 points de la spiritualité de l’Unité, (Luce che si incarna. Commento ai 12 punti della spiritualità dell’unità) Città Nuova editrice, 2014 pp.29-30
5 Juil 2014 | Focolare Worldwide
« Je voudrais vous dire ce qu’est le sacerdoce pour moi, ce que cela signifie pour moi d’être prêtre aujourd’hui. C’est être, en même temps, autant qu’il est humainement possible, Jésus de la Cène et Jésus du calvaire, Jésus des foules et Jésus à Gethsémani, Jésus des ‘hosanna’ et Jésus du ‘mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?’, Jésus de la mort et Jésus de la résurrection. C’est être toujours plus, chaque jour un petit peu plus, Jésus, comme le Père éternel désire et dispose dans sa volonté affectueuse. […] Il m’utilise selon sa volonté. Je n’ai que l’instant présent. En cela, pouvoir faire ou pas, soit humainement soit sacerdotalement, ne compte pas. Ce qui compte, c’est d’être cette volonté de Dieu sur moi. »
Ce sont les mots de don Cosimino à ses paroissiens pour le 25ème anniversaire de son ordination sacerdotale, en 1988, déjà éprouvé par la maladie qui l’amènera à conclure son expérience terrienne le 5 juillet 1989. « Jésus est mort à trente-trois ans – écrit-il encore. Pourquoi ne devrais-je pas mourir à 49 ou 50 ans? Jésus a pu dire: « Tout est accompli« , alors que tout est brisé autour de lui. Mais il le dit. Pourquoi je pense à tant de projets? Tout restera aussi pour moi ‘Accompli’ (c’est-à-dire parfaitement mené à terme) si je reste, comme Jésus, dans le dessein du Père. » Don Cosimino entre au séminaire en 1950. Durant cette période de formation, il a été exemplaire, tant sur le chemin spirituel, vécu avec un grand engagement, que dans les études. Depuis toujours, il avait un vif désir en lui: comprendre comment vivre pour devenir saint. Il est ordonné prêtre à Gaeta (Italie), le 14 juillet 1963. Une année après son ordination, il participe à une rencontre du Mouvement des Focolari à Ala di Stura (Nord de l’Italie). Là, comme il l’a répété plusieurs fois, il a trouvé la réponse à son désir de sainteté, il a trouvé « l’IDÉAL », comme il disait alors. Il s’est ainsi mis immédiatement, très engagé, à faire un trésor de ce qu’il recevait, en essayant de ne pas perdre un mot. Son engagement était dans la compréhension, mais surtout en vivant la spiritualité de l’unité.
En 1967, il a été nommé prêtre de St-Paul, à Gaeta, sa ville natale. Là, avec son style typique plein d’amour et d’attention envers tous, particulièrement envers les plus petits (jeunes mères, ex-détenus, drogués, expulsés, marginaux), il a organisé sa communauté en visant simplement, mais avec force et décision, à vivre l’Évangile dans toutes les situations et dans les réalités les plus diverses. Les occasions de prendre position aussi à l’égard de réalités sociales toujours plus éloignées d’une dimension vraiment humaine et chrétienne ne manquent pas. Il a beaucoup travaillé pour le Mouvement sacerdotal et pour le Mouvement paroissial, deux branches du Mouvement des Focolari. De cette façon, beaucoup, aussi au niveau international, ont pu le connaître, comme le prouve le grand nombre de visiteurs durant toute la période de la maladie.
Un aspect important pour comprendre sa vie est le rapport d’unité avec les autres prêtres, dans un passage d’une mentalité individualiste à une vie de communion. Son unique but: grandir dans la charité, en laissant de côté les discours sur de nouvelles techniques d’apostolat, de catéchèses et sur des expressions de liturgie modernes et séduisantes, comme c’était la mode alors, pour faire la place au partage, comme en famille: biens, salaires, dépenses, amis, joies et épreuves, santé, vêtements, idées. Il a fait sien, avec radicalité et conviction, le symbole du mouvement sacerdotal des Focolari: le lavement des pieds. Il écrit: « La considération du lavement des pieds a été pour moi fondamentale. Parce que Jésus l’a fait, je devrai le répéter moi aussi pour les hommes de ces générations. Sublime dignité! Mais le Christ, dans sa dignité divine, ôte ses vêtements et lave les pieds. Moi, prêtre, j’imiterai le Christ, me dépouillant de ma fausse honorabilité à laquelle je tiens, et je m’approcherai des hommes pour leur apporter le lavement des pieds, la rédemption. Je laverai les pieds au confessionnal, à l’hôpital, en disant la messe, en soignant les pauvres, les personnes âgées. Mais je devrai me dépouiller. C’est l’essentiel. »
4 Juil 2014 | Focolare Worldwide
« J’ai rencontré Chiara Lubich immédiatement après la fin de la guerre. Je suis allée à Trente chez ces jeunes filles, dont on disait qu’elles « vivaient l’Évangile comme les premiers chrétiens ». Les paroles de Chiara m’ont fait réfléchir. Je venais d’une famille chrétienne et j’étais membre de l’Action catholique, mais je me suis aperçue que ma religiosité était peu chrétienne, parce que je ne vivais pratiquement pas l’Évangile. Avec notre groupe, nous sommes souvent retournés à Trente et Chiara aussi venait nous rendre visite à Rovereto, notre village. Elle nous parlait de l’Évangile et nous faisait tomber amoureux de Jésus. Immédiatement, s’est formée à Rovereto une communauté, dont faisait partie le directeur de l’entreprise téléphonique, la professeure de mathématique, le cordonnier, l’horloger, un papa et une maman, des jeunes filles et garçons. Nous étions beaucoup et nous nous aimions bien. Chaque fois que nous nous rencontrions en tant que communauté, nous essayions de prendre un engagement nouveau en vivant l’Évangile, changer nos vies et nous occuper des nécessiteux qui nous entouraient.

Violetta Sartori
Un jour, une amie nous a présenté un jeune qui avait été blessé durant la guerre: une bombe lui avait explosé au visage et il était devenu aveugle. Chaque fois qu’il participait à nos rencontres, il disait: « Quel bain de lumière! » À chaque personne que nous rencontrions, nous essayions de communiquer notre découverte: « Dieu nous aime immensément« . Et beaucoup ont entendu l’appel à suivre Dieu. L’Idéal de l’unité s’est répandu et la communauté se faisait connaître. Certains nous accueillaient et d’autres nous critiquaient, et disaient que nous exagérions. Je me souviens qu’une fois, Chiara parlait dans un théâtre et il y avait beaucoup de personnes. Certains ont adhéré et d’autres l’ont critiquée. Igino Giordani a écrit un article dans un journal de Trente, intitulé « Les pompiers ». Il expliquait que les pompiers sont ceux qui éteignent le feu, qu’il suffit qu’ils voient le feu un peu allumé, dans le cœur des personnes, et ils sont prêts à venir avec les lances pour l’éteindre. Ils sont comme une armée de personnes qui défilent, c’est-à-dire qu’ils bougent, mais ne vont pas de l’avant. Chiara expliquait, cependant, que nous ne pouvons pas connaître les desseins de Dieu sur chaque créature. Nous ne pouvons pas juger selon l’apparence, mais toujours aimer, aimer, aimer, être toujours disponibles. Je me souviens qu’une autre fois Chiara disait, que nous nous sentons bien peu de choses, de pauvres chrétiens. Mais Jésus a donné sa vie, il est mort pour chacun de nous: « C’est comme si quelqu’un venait et nous apportait un don très précieux – disait-elle – et que nous le laissions de côté prendre la poussière, sans jamais le considérer, et que nous continuions à nous sentir pauvres ». Elle nous poussait, donc, à miser sur la miséricorde et l’amour de Dieu pour chacun de nous. Et ainsi, petit à petit, Chiara mettait l’amour pour Jésus dans nos cœurs et nous le communiquions à beaucoup d’autres. » (Témoignage raconté durant la rencontre des représentants des communautés locales des Focolari dans le monde – Castelgandolfo, 29 mai-1er juin 2014)
3 Juil 2014 | Focolare Worldwide
Tout est parti d’une simple collation jetée dans une poubelle et de la surprise des enfants de savoir qu’il y a des personnes qui n’ont même pas à manger : « Madame, qu’est-ce que c’est des enfants pauvres ? », avaient- ils demandé. C’est ainsi qu’en juin 2013, les élèves de l’école maternelle de l’I.C. « G.Giuliano » de Latina (Italie) réussissent à récolter des colis à envoyer aux enfants d’un orphelinat de Mae Sot, au Nord de la Thaïlande. Puis, en octobre 2013, 30 grands cartons pleins de jeux et de vêtements partent, donnés par les enfants de toute l’école maternelle et primaire…. Les constructeurs de ce pont de solidarité sont toujours ceux-là : les enfants de Latina et ceux de Mae Sot. Quelque chose les a liés et désormais ne semble pas s’étioler. A la mi-mai, on présente « Du rêve au projet » avec 250 personnes présentes : des élèves, des responsables d’écoles, enseignants, parents, grands-parents et amis. On rêve, en effet, à la construction d’une école pour des enfants, parmi les plus pauvres au monde, qui se trouvent à 10 000km de distance. On organise beaucoup d’initiatives pour recueillir les fonds nécessaires pour débuter les travaux : une représentation théâtrale, une tombola, la vente de gâteaux réalisés par les mamans et les grands-mères des enfants de Latina.
Quelques commerçants de la ville ayant pris connaissance du projet et sachant que ce sont les enfants de Latina qui portent de l’avant l’initiative en faveur d’enfants moins chanceux, mettent à la disposition ce qu’ils peuvent : « bons pour achats », une machine à café, paquets hommages pour week end à la mer, abonnement pour la saison théâtrale et tout autre chose qui peut servir à la tombola. « Tellement de sensibilité a jailli de la part des gens- racontent-ils- bien au-delà de ce que l’on aurait pu imaginer. L’amour et la solidarité fleurissent au milieu de la société et là où tu t’y attends le moins ! » Plein de gens se coupent en quatre pour préparer la salle pour l’événement. « C’était merveilleux de voir – écrivent-ils- une petite communauté née de l’amour de ces enfants qui ont lancé l’invitation à faire quelque chose pour ceux qui souffrent de l’autre côté de la planète ». Mais qui sont ces enfants que l’on aide ? »Ce sont les ‘Karen’ (mais pas seulement) qui fuient encore aujourd’hui- nous expliquent-ils- du Myanmar à la recherche d’un meilleur futur et entrent en Thaïlande, dans la petite ville frontalière et également ceux qui sont dans les montagnes limitrophes…. sont réellement très nombreux ! Il n’est désormais plus possible de rentrer dans les camps de réfugiés officiels, qui seront bientôt démantelés. Dans la région de Mae Sot, il y a au moins trois grands camps : Mae La, Umpiem et NuPo. Arrivant du Myanmar, l’unique endroit où trouver refuge est dans les champs de riz, ou bien dans les petits regroupements de baraques abusivement construites ; le tout sans aucune protection légale, sans aucun droit humain et sans quelqu’un qui les protège ».
A la fin de l’évènement, la vente de gâteaux et le tirage de la tombola pour donner les nombreux lots, remplissent l’atmosphère d’une joie palpable. Une maman nous confie: « Ma fille a déjà mis son sac à dos de côté pour l’envoyer avec le prochain envoi à Mae Sot. Et de temps en temps elle y ajoute un crayon ou l’autre ou un cahier pour ses petits frères karen ». Une autre est arrivée avec des biscuits bien emballés et avec l’étiquette écrite en thaïlandais : elle avait été sur internet pour y trouver la traduction exacte ! Elle les a tous vendus tout de suite. Et un parent : « Cette expérience de solidarité restera toujours dans leurs cœurs et aussi dans les nôtres ». « Les fonds recueillis ont permis de louer un terrain- concluent-ils. On y a construit une modeste école et déjà 38 enfants s’apprêtent à la fréquenter. Elle s’appellera « Goutte après goutte » parce que l’école sera ‘comme une petite goutte d’eau’, mais goutte après goutte….naît un fleuve ».L’aventure continue grâce à l’amour de beaucoup de monde et qui sait où elle aboutira. Lis également : La Thaïlande appelle, Latina répond. http:/www.focolare.org/fr/news/2014/04/28/La Thaïlande appelle- Latina répond/. Suis-nous sur facebook :’Goccia dopo goccia ‘il ponte Latina Mae Sot (contient d’autres vidéos et photos du projet).
2 Juil 2014 | Focolare Worldwide
Une famille saine développe des liens positifs, personnels et sociaux qui représentent le capital humain primaire pour le bien-être de la société. C’est de ce préambule que naît le projet culturel « La famille en vue du bien commun », promu par l’ « Ecole Loreto » d’Actions pour Familles Nouvelles Onlus. L’objectif est clair : repartir de la promotion d’une culture de la famille afin d’assainir de nombreuses plaies qui dérivent de la désagrégation sociale causée par les crises et par la privatisation de l’institution de la famille. Le 11 juin passé, ont été remises les attestations de « Empowerment familial et interculturel » aux familles venues pour apprendre un nouveau style de vie basé sur l’amour réciproque de l’Evangile et approfondir la spiritualité de l’unité, avec également une formation spécifique sur les thématiques de la famille.
Le cours avait commencé le 16 septembre 2013 et s’était articulé en deux périodes formatives tout au long de l’année : le « cours propédeutique », cours préparatoire de 250 heures et le « cours de qualification »de 600 heures. Les participants : huit noyaux familiaux entiers provenant de Hong Kong, de la Corée, Syrie, Slovaquie, Mexique et du Brésil.
Les familles ont reçu des éléments de contenu formatif, participé aux activités de travail et à la vie de la citadelle, en vivant dans l’amour et dans la communion, afin de témoigner à tous-une fois retournés dans leurs terres- de l’expérience vécue. Un dénominateur commun a été celui de se retrouver à la fin de l’année comme une unique et grande famille. En toutes les familles, il y a le désir de partager avec le plus grand nombre de personnes l’expérience originale vécue en Italie. L’Ecole Loreto a été fondée par Chiara Lubich en 1982 à Loppiano. Jusqu’à présent, 1500 familles issues des cinq continents sont passées par cette singulière école en devenant ensuite, des points de référence pour d’autres familles.
30 Juin 2014 | Non classifié(e)
Du 1er au 28 septembre 2014 se tiendra l’Assemblée générale du mouvement des Focolari. Parmi ses tâches: élire la présidente, le coprésident, les conseillers/ères généraux qui resteront en charge pendant les six prochaines années, délibérer sur les instances et les propositions venues des différentes parties du monde, définir les grandes lignes d’orientation de la prochaine période. Maria Voce s’est exprimée ainsi: “l’Assemblée est appelée à s’exprimer sur des sujets fondamentaux pour la vie du mouvement tout entier” et on y arrive “avec un sens de gratitude envers Dieu pour ce qui a été vécu ensemble durant ces six années passées”.
Les participants à l’Assemblée générale seront 494, ils représenteront la variété des situations géographiques, des engagements et des générations propres aux Focolari. Parmi les présents se trouveront 15 invités d’Eglises non catholiques, de religions non chrétiennes, et de culture non religieuse. Ils seront présents aux travaux de l’assemblée et exprimeront leur propre point de vue, indispensable à la vie et l’action du mouvement.
Les six derniers mois dans le monde entier et de manières différentes, une suite d’initiatives se sont déroulées pour faciliter les réflexions, les analyses et les bilans dans les communautés des Focolari sur la manière de faire du mouvement, sur les défis et les perspectives futures, dans le but d’envoyer des sujets et des propositions sur lesquels organiser les travaux de l’Assemblée. Les groupes ont ainsi présenté plus de 3.000 propositions, chacune ne comportant pas plus de 100 mots, qui “montrent – aux dires de Maria Voce – la vitalité d’un peuple en marche et en croissance”. Un groupe de jeunes des Focolari, suite à un travail de réflexion dans les cinq continents, réunis au cours de leur congrès international, ont approuvé un manifeste qu’ils ont ensuite remis à la présidente. L’ensemble des propositions a été regroupé par une commission préparatoire qui l’enverra personnellement aux participants de l’Assemblée autour des permiers jours de juillet. Cette commission est composée de vingt personnes, représentatives de l’actuel Centre international, des différentes branches des Focolari et des régions du monde où il est présent. L’Assemblée générale des Focolari est l’organe le plus important du mouvement, il se réunit de manière ordinaire tous les six ans. La précédente s’est tenue en juillet 2008, trois mois après la mort de la fondatrice Chiara Lubich.
29 Juin 2014 | Non classifié(e)
« On aime Dieu, le Père, aussi en donnant à manger au frère qui a faim. Tout le développement de la littérature sur ce thème – spécialement de la grande littérature patristique – est une lutte contre l’égoïsme des uns qui provoque la misère des autres: donc une reconstitution de l’humanité violée et dégradée en commençant par le début: nourrir l’estomac, pour reconstruire ce corps physique qui fait partie lui aussi du Corps mystique: c’est aussi le Christ vivant […]. Tous ne peuvent pas faire de miracles – écrivait saint Augustin – mais tous peuvent nourrir les miséreux. « Tu ne peux pas dire au paralytique: Lève-toi et marche! Mais tu peux dire: En attendant que tu puisses te lever, d’abord reste et mange… » Qui, pouvant nourrir les dénutris, les mal-nourris, les affamés, ne les aide pas, est, selon une pensée des Pères de l’Église, un homicide, même un déicide. Il fait mourir le Christ. Qui, durant les années de guerre, a condamné des prisonniers à mourir de faim, a répété, du point de vue de l’Évangile, la crucifixion. Il a été l’assassin, pour ainsi dire, de Dieu. Les nombreux déportés, dans la neige et sous un soleil de plomb, à l’intérieur de wagons blindés ou de bâtiments isolés, dont la monotonie était seulement interrompue par le collapsus des affamés, marquent le style de l’athéisme pratique, même si perpétré au nom de Dieu. Pour cette raison, saint Vincent de Paul est monté dans les galères des rois très chrétiens, où les galériens tombaient, exténués. Voici donc que l’œuvre de miséricorde, reconstituant la justice, ne se présente pas comme une simple distribution de nourriture ou d’argent pour l’acheter. « Les œuvres de miséricorde ne servent à rien sans amour », dit saint Augustin. « Je pourrais distribuer tous mes biens aux affamés et même livrer mon corps aux flammes, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert à rien” (1 Cor 13, 3), écrit saint Paul (…). Les services d’assistance sociale servent peu aux effets de la vie religieuse, si ceux qui les accomplissent n’apportent pas cet aliment divin, cette ardeur d’Esprit Saint, qu’est la charité […]. L’œuvre de miséricorde est un devoir moral et matériel: en nourrissant qui souffre, je me nourris. Sa faim est mienne et celle de tout le corps social, dont je suis partie organique. « Beaucoup, nous sommes un seul organisme »: et on ne peut léser un organe pour avantager un autre. Sinon, on le paie: avec les révolutions, les troubles et les épidémies ici, et ensuite avec l’enfer là-bas. On a tenté de penser que ce précepte est devenu plutôt superflu à une époque où les travailleurs atteignent une certaine aisance. Au contraire, il n’a jamais été autant actuel et a pris une dimension aussi vaste qu’à l’époque du rationnement, des camps de concentration, des déportations et du chômage, de la guerre et de l’après-guerre (…). Une civilisation qui tolère l’affamé à côté du riche est une civilisation en péché mortel (…). Si une personne n’a pas de ration, cela signifie qu’une autre en a deux […]. Les œuvres de miséricordes se justifient par la réalité de la nature humaine; et accomplissent le miracle de faire circuler l’amour en faisant circuler le pain: le miracle qui fait du don d’un pain une sorte de sacrement social, avec lequel on communique, avec l’amour, Dieu, et on nourrit, avec le corps, l’âme. » (par Igino Giordani, Il Fratello, Città Nuova 2011, pp. 64-67)
28 Juin 2014 | Non classifié(e)
L’image de l’Église que le prochain Synode est appelé à montrer avec ses choix pastoraux est celle d’«une mère engagée à engendrer, accompagner et soutenir tous les fils de Dieu, personne n’est exclu ». Mgr Bruno Forte, secrétaire spécial du prochain Synode extraordinaire sur la famille voulu par le Pape François, l’a souligné lors de la présentation en salle de presse de l’Instrumentum laboris de l’assemblée synodale d’octobre prochain, qui sera consacrée au thème « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ». « La famille est désormais devenue le symbole des difficultés, des souffrances de la société – commente Anna Friso, responsable avec son mari Alberto de la réalité ‘Familles nouvelles’, insérée dans le Mouvement des Focolari. « Donc savoir que l’Église a cette attitude d’accueil et de proximité – continue Anna – est vraiment magnifique. » Le document est la synthèse des réponses aux 39 questions du questionnaire envoyé en novembre dernier, qui a eu un accueil positif et un retour important. « Je crois que c’était l’idée juste. Commencer par les personnes, par les données concrètes du mode de vie », poursuit Anna Friso. « Cette attention aux situations aussi complexes et différentes de nombreuses familles en difficulté – continue Alberto Friso – signifie valoriser ces souffrances pour en retirer une lumière. La souffrance est une valeur, un coefficient très important. Si elle est comprise par l’Église, les familles trouveront des ressources intérieures pour identifier un chemin de réconciliation. » « C’est sans autre une ouverture du cœur et de l’âme de l’Église à l’accueil », commente Alberto Friso. « Mais ce n’est pas seulement une manière d’identifier les situations difficiles, mais aussi tout le contexte général de la famille, parce qu’elle naît justement de l’amour de Dieu pour l’humanité et, dans cet amour, elle trouve son sens. » Une grande partie du document est consacrée à des situations pastorales difficiles, comme la cohabitation, les unions de fait, les séparations, les divorces ou les unions entre personnes du même sexe. « Nous devons comprendre – explique Anna Friso – que la vraie question n’est pas d’enlever la paille dans l’œil de l’autre, mais de l’aider à grandir dans la conscience que Dieu nous aime tous immensément. Et c’est une annonce adressée à tous, pas uniquement à qui n’est pas en situation irrégulière. »

Alberto et Anna Friso
« La doctrine de l’Église n’est pas remise en question », a clarifié Mgr Forte en salle de presse, mais son application, sa proposition, l’accompagnement de sa réception et de sa mise en pratique. « Dans la doctrine de l’Église, il y a une vérité de beauté, joie, de possibilité de réalisation. Et, au fond, personne ne veut d’un amour éphémère ou considère les enfants comme une option », explique Anna Friso. « Donc, l’Église nous parle justement de ce qui est écrit dans notre cœur. Cependant, il faut surtout le présenter à travers le témoignage. » « Notre espérance est que le Synode augmente la conscience de toutes les familles, chrétiennes ou pas », conclut Alberto Friso. « Je crois que c’est un acte d’amour historique que l’Église accomplit, dans un moment où l’individualisme domine, un grand message de confiance et d’espérance, pas uniquement pour l’anthropologie chrétienne. » http:fr.radiovaticana.va/news/
27 Juin 2014 | Non classifié(e), Parole di vie
« Je vous le déclare encore, si deux d’entre vous, sur la terre, se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux. Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Tu as sans doute lu dans l’Évangile que Jésus recommande souvent la prière et enseigne comment faire pour être exaucé. Mais cette phrase qui nous intéresse aujourd’hui est vraiment originale. Elle dit que, pour obtenir une réponse du ciel, elle requiert plusieurs personnes, une communauté : « …si deux d’entre vous… ». Deux. C’est le nombre le plus petit pour former une communauté. Pour Jésus, l’important n’est pas le nombre des croyants, mais qu’ils soient plusieurs. Dans le judaïsme – tu le sais peut-être – on sait que Dieu apprécie la prière de la collectivité, mais Jésus précise quelque chose de nouveau : « si deux d’entre vous… se mettent d’accord… ». Jésus souhaite plusieurs personnes, mais unies, il insiste sur leur unanimité : qu’elles soient une seule voix. Elles doivent, évidemment, se mettre d’accord sur la demande à exprimer, mais la requête doit s’appuyer avant tout sur une union des cœurs. Pratiquement, Jésus affirme que la condition pour être exaucé est l’amour réciproque entre les personnes.
« Je vous le déclare encore, si deux d’entre vous, sur la terre, se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux. Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Pourquoi les prières faites en unité atteignent-elles davantage le Père ? Seraient-elles plus purifiées ? De fait, notre prière se réduit souvent à une série de demandes égoïstes évoquant plutôt des mendiants s’adressant à un roi que des fils à leur père ! En revanche, lorsqu’on demande avec les autres, la prière devient moins entachée d’intérêt personnel. On est amené à mieux ressentir leurs besoins et on les partage. Et à deux ou trois, il est aussi plus facile de mieux comprendre ce qu’il est bon de demander au Père. Si l’on veut donc que notre prière soit exaucée, il est préférable d’en rester exactement à ce que dit Jésus :
« Je vous le déclare encore, si deux d’entre vous, sur la terre, se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux. Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Où réside le secret de l’efficacité de cette prière. Jésus lui-même nous le dit. Il est tout entier dans cette expression : « réunis en mon nom ». Lorsque l’on est ainsi, unis entre nous, Jésus est présent parmi nous et, avec lui, il est plus facile d’obtenir tout ce que l’on demande. En étant présent là où l’amour réciproque unit les cœurs, c’est lui-même qui demande avec nous les grâces au Père. Peut-on imaginer que le Père n’écoute pas Jésus ? Le Père et le Fils ne sont qu’un. Cela ne te semble-t-il pas merveilleux ? Cette parole de Jésus ne donne-t-elle pas certitude et confiance ?
« Je vous le déclare encore, si deux d’entre vous, sur la terre, se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux. Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Sais-tu ce que Jésus veut que tu demandes ? Il le dit clairement : « Quoi que ce soit ». Il n’y a donc aucune limite. Alors mets cette prière au programme de ta vie. C’est peut-être parce que tu ne les as encore jamais demandées que ta famille, toi-même, tes amis, tes activités associatives, ton pays, le monde qui t’entoure manquent de nombreuses aides. Mets-toi d’accord avec tes proches, avec ceux qui te comprennent ou partagent tes idéaux. Et une fois disposés à vous aimer comme l’Évangile le commande, unis au point de mériter la présence de Jésus parmi vous, demandez. Demandez le plus possible, au cours de l’assemblée liturgique, à l’église, n’importe où ; demandez avant de prendre des décisions, demandez quoi que ce soit. Et surtout faites en sorte que Jésus ne soit pas déçu par votre négligence, alors qu’il vous a donné de telles possibilités. Les hommes seront plus souriants, les malades garderont l’espoir ; les enfants grandiront plus en sécurité, les foyers plus en harmonie, certains grands problèmes pourront même être abordés dans l’intimité des maisons… Et vous gagnerez le paradis car la prière pour les besoins des vivants et des morts fait partie de ces « œuvres de miséricorde », ces actes d’amour dont on nous demandera compte à l’examen final.
Chiara LUBICH
*Parole de vie publiée en 1981
27 Juin 2014 | Focolare Worldwide
Point d’orgue d’une année de célébrations, cette soirée avait donc l’ambition de passer 60 années au filtre de l’analyse d’experts à la fois « maison » et externes, en répondant à un certain nombre de questions du grand public : « Qui sont les Focolari ? » « Quelle est leur implication dans le monde d’aujourd’hui ? » « Il y a bien des Mouvements qui n’ont pas atteint soixante ans d’existence ou alors avec une santé plus délabrée », déclarait Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions, à l’issue de l’avant-dernière intervention de la soirée.

Frère François-Marie Léthel
Le colloque avait commencé par un éloge appuyé de Frère François-Marie Léthel, Carme, professeur de théologie au Teresianum la fondatrice du Mouvement, se livrant à des allers-retours entre Sainte Thérèse d’Avila et son célèbre « château intérieur », (l’oraison, le centre de l’âme) et Chiara Lubich et son « château extérieur » (l’amour du prochain). N’hésitant pas à désigner cette personnalité comme « une des plus grandes mystiques de tous les temps ».
Laurent Villemin, professeur de théologie à l’Institut catholique de Paris, évoqua, lui, la passionnée du dialogue entre chrétiens, « très tôt engagée dans l’œcuménisme pratique » et qui « jusqu’à la fin de sa vie ne renonça pas à cette Unité visible de l’Église ». Apportant l’exemple concret de la dynamique « Ensemble pour l’Europe » , Gérard Testard, membre du Comité international, alla jusqu’à déclarer : « Les Focolari ont une influence et un apport décisif pour la communion entre les Mouvements (…). » Mgr Teissier, archevêque émérite d’Alger, a évoqué ce qui se vit dans ce pays où les musulmans et, en particulier les jeunes, « ont trouvé dans ce Mouvement une réponse à leur attente intérieure », tout en restant « fidèles à leur identité de musulmans ».
Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales de France, souligna le caractère « précurseur et fécond de l’Économie de communion », en même temps qu’il qualifiait de « vue révolutionnaire » la contribution des Focolari à l’évangélisation : non pas de « faire chrétiens nos frères », mais de leur faire goûter à la joie de l’amour réciproque, du souci du prochain… ». Toutes choses dont les Focolari peuvent enrichir le christianisme social à la française, à condition de ne pas les mettre sous le boisseau ! « N’ayez pas peur de mettre en avant cette recherche d’une vraie spiritualité pour de vrais laïcs », les interpella Laurent Villemin.
Chantal Joly
26 Juin 2014 | Focolare Worldwide
« Grâce à mon travail de diplomate, nous avons, avec ma famille, appris à reconnaître la richesse d’une humanité élargie, à aimer la patrie des autres comme la nôtre, à aimer Dieu dans l’homme de nationalité et de culture différentes de la nôtre. Beaucoup me demandent si c’est possible de vivre en tant que chrétien dans un milieu qui te porte à vivre au contact avec les richesses, mais aussi avec les souffrances les plus variées de l’humanité. C’est mon défi quotidien. Dans mon travail, j’essaie de m’inspirer de l’idéal de la fraternité proposé par Chiara Lubich. Il y a un écrit sur la diplomatie, qui est un peu mon guide. Il dit entre autre : « Se faire un avec le prochain, dans cet oubli complet de soi qu’il possède- sans s’en apercevoir et sans s’en préoccuper- celui qui rappelle l’autre, le prochain. Ceci est la diplomatie de la charité(…). La diplomatie divine(…) est mue par le bien de l’autre et privée donc de toute ombre d’égoïsme ». Et encore : « Si chaque diplomate dans ses propres fonctions sera encouragé dans sa façon d’agir, par la charité envers l’autre Etat comme envers sa propre patrie, il sera illuminé par l’aide de Dieu à tel point qu’il pourra concourir à actualiser les rapports entre les Etats comme doivent être ceux entre les hommes ». Je trouve cette affirmation très vraie et concrète et j’ai pu l’expérimenter à plusieurs occasions. Par exemple, tandis que je regardais les cérémonies d’ouverture des jeux Olympiques et Paralympiques, j’ai pensé envoyer un message à mon collègue homologue : « Votre Pays montre toute sa beauté ». Il m’a tout de suite répondu : « Merci ». Avec ce simple geste, j’avais exprimé le fait d’apprécier sa patrie. Il arrive parfois que le travail se transforme en une véritable lutte. Je me souviens que lorsque mon pays a dû assumer la présidence de l’Union Européenne, j’ai été chargé de présider un groupe de travail auquel une proposition d’adoption d’un « Programme Diplomatique Européen »a été proposée.
Il s’agissait d’un programme de formation professionnelle adressé aux jeunes fonctionnaires diplomatiques au service des diplomaties nationales des Pays Membres. Il avait un soutien fort de la part de quelques pays et de fortes oppositions de la part d’autres. Le programme prévoit l’inclusion d’une langue au détriment d’autres langues nationales qui auraient pu, au point où on en était, être tout aussi bien prises en considération. C’était à moi de trouver une solution dans cette situation-là. J’ai parlé avec les représentants de chaque nation en écoutant en profondeur les raisons de chacun : comme président, je voulais agir au service de tous. Je me convainquais cependant petit à petit que cela aurait été plus avantageux pour tous d’avoir un programme de formation commune, et que cela aurait été utile d’aller de l’avant avec les deux langues officielles qui n’auraient pas créé de difficultés de réalisation. J’ai fait ma proposition qui a été approuvée par tous et le Programme Diplomatique Européen est aujourd’hui une réalité confirmée. J’accomplis ma mission dans un pays désagrégé, divisé, avec des problèmes bien connus, à tous points de vue. Je lutte, ces temps-ci, pour aimer concrètement les personnes, vivre les divisions, ne pas les fuir, aimer la femme et l’homme sans Dieu et le témoigner là où Il n’existe pas, être avec ma vie, un pont qui unit. Mais pour devenir des « ponts », il n’est pas nécessaire d’être des ambassadeurs. Quand nous aimons l’autre, nous pouvons tout faire ; Saint Augustin nous le rappelle et le témoignage de Chiara Lubich et de nous tous qui voulons vivre son idéal d’unité dans le monde, en est la preuve tangible ». Source : Umanità Nuova online ( Humanité Nouvelle online)
25 Juin 2014 | Focolare Worldwide
24 Juin 2014 | Focolare Worldwide
24 Juin 2014 | Focolare Worldwide
Ils sont au nombre de 500 et ont l’âge en commun : celui de l’adolescence. Ils proviennent de tous les continents et se sont donnés rendez-vous en Argentine, à la Mariapolis Lia, la citadelle des Focolari dans la province de Buenos Aires. Ils sont une petite représentation du laboratoire dont font partie tous les Juniors pour L’Unité dans le monde. La page facebook documente les préparatifs : « Il y a une mobilisation mondiale aussi bien pour tous ceux qui parmi nous se préparent à partir (du 14 au 21 juillet dans la Mariapolis Lia), soit pour ceux qui du 21 au 28 juillet attendent depuis des mois et organisent les activités afin d’accueillir les juniors qui arriveront dans leur propre ville ; soit pour ceux qui sont en train d’organiser localement les initiatives les plus variées. Ce sont tous des laboratoires de notre chantier de fraternité globale qui nous fera devenir citoyens du monde ! De ce que nous entendons comme nouvelles, il apparaît clairement que les préparatifs sont une occasion de partager avec beaucoup d’autres : autorités, institutions, associations, amis, communautés et églises locales, le don le plus beau que nous ayons : l’idéal du Monde Uni ». Pourquoi ce titre de Chantier ? Un écrit des années ’70 de Chiara Lubich, adressé aux jeunes l’explique : « Voilà, l’homme de demain, la personne de demain est l’homme de l’unité, l’homme-monde. Un homme qui réussit à accueillir dans son cœur les trésors que donnent les autres des différents continents et qui réussit à donner ses propres trésors aux autres. L’homme de demain, donc, est l’homme de l’unité, est l’homme-monde ».
Voici quelques flashes de différents pays. Du Paraguay : « Ici, nous sommes occupés à préparer les juniors de l’Irlande. Sur la photo, vous me voyez en train de raconter aux auditeurs de Radio Caritas, les activités que nous vivrons ensemble durant la deuxième semaine du Chantier. Les villes où nous nous rendrons sont au nombre de trois : Asuncion-Lambaré, Capiata e Caazapa, celle-ci étant à 230 km de la capitale ». De l’Autriche : « Nous partirons à 5 et dans la deuxième partie du Chantier, nous nous déplacerons en Bolivie, au Centre de Cochabamba « Rincon de Luz ». En Bolivie toujours, des juniors de la Suisse arriveront ». « A Salta (Argentine) on se prépare depuis longtemps à accueillir des juniors italiens. Nous travaillons avec les institutions, les communautés et les églises locales et avec d’autres groupes de jeunes afin de mettre au point les activités de Colorions la ville(ColoriAMO) que nous vivrons ensemble. Les points noirs les plus préoccupants parmi ceux que nous avons identifiés sont l’injustice, la corruption, les différences entre ceux qui ont et ceux qui n’ont rien … Et puis la drogue et la violence qui sont en train de devenir des réalités normales chez nous adolescents. Les communautés dans lesquelles se dérouleront les activités de la seconde phase sont trois: Tartagal, General Mosconi et Yacuy. Dans ces zones, la richesse matérielle fait défaut, mais il y a certainement une grande richesse culturelle et le fort désir de construire le monde uni. Les possibilités d’approfondir l’amitié entre des groupes de juniors pour l’unité qui appartiennent à ces communautés sont nombreuses ! Il s’agit en effet de localités habitées par des populations originaires de l’Argentine : wichi et guarani ». Le 19 juillet, un « SPECIAL DAY » se réalisera à la Mariapolis Lia durant lequel s’ajouteront d’autres juniors. Nous fêterons alors les 30 ans du Mouvement des Juniors pour l’Unité. A cette occasion, on prévoit une liaison en streaming de 11 heures à 12 heures, heure argentine ( heure 15 GMT). http://vimeo.com/98558321
23 Juin 2014 | Focolare Worldwide
Barcelone, capitale de la Catalogne qui palpite d’expérimentations et d’innovations, a été le lieu idéal pour explorer de nouveaux domaines et de nouvelles frontières de l’Architecture dans le workshop international Arquitecturalimite qui s’est déroulé du 15 au 18 juin. Ils y ont participé au nombre de 30 entre jeunes architectes, professeurs, étudiants en architecture, provenant de l’Espagne, de l’Italie, de la Colombie et avec la contribution de professeurs du Polytechnique de Barcelone- EPSEB-UPC, de l’ « Université sans frontières », de l’Université de ‘La Salle’ de Barcelone, de bureaux d’études professionnels et d’écoles techniques de bio-architecture (par exemple la construction de briques avec seulement des matériaux écologiques).
Le programme a permis d’analyser des thématiques et des techniques low cost pour affronter des solutions de projets dans des contextes extrêmes. On a approfondi le concept de limite, les techniques low tech (technologies simples), la gestion des processus participatifs et de coopération. La réponse a été importante à différents niveaux, que ce soit au niveau des professeurs ou des étudiants, qui exprimaient l’exigence de se maintenir en réseau, tout en remettant en cause, en ces temps de grands changements de la société, celles qui sont les certitudes de la discipline. Qu’emportes-tu dans ton sac à dos et où allons-nous maintenant ? Voilà les deux questions auxquelles les participants ont répondu en travaux de groupes : «L’architecture doit être pour les gens et construite avec eux d’une manière partagée : c’est un changement culturel ». « J’emporte avec moi un sens éthique profond : je ne suis pas en train de construire des écoles, mais de l’éducation ; pas un centre de santé seulement physique mais de santé globale de la personne ». Et encore : « Changer la parole : « travailler » pour les pays en voie de développement, avec « allons partager ». Chacun est reparti, chargé d’expériences, de valeurs, de rêves. On a identifié et désigné quelques scenarios possibles d’interventions dans quelques projets de Coopération Internationale à concrétiser en 2015, en collaboration avec l’Ong Action pour un Monde Uni (AMU). On pense à Haïti, Madagascar et aux Philippines. Le prochain rendez-vous des Dialogues en Architecture, promoteur de l’évènement espagnol, est le workshop interdisciplinaire national « I ‘Varchi’ », une semaine pour des musiciens, architectes, cinéastes, écrivains, en Italie, à Montefalcone Appennino, du 27 au 2 août.
21 Juin 2014 | Focolare Worldwide
En direct en streaming, à partir de 15.30: http://live.focolare.org/loppiano
« Merci Eletto ! » : un voyage entre histoire et perspectives dans la vie d’Eletto Folonari, dans les développements de la citadelle de Loppiano qui, à partir d’octobre prochain, fêtera ses 50 premières années d’existence et du Mouvement Gen duquel il a accompagné les premiers pas. Dans une lettre à Chiara Lubich, Eletto écrivait : « J’ai choisi Dieu pour toujours et seulement Lui ! Absolument aucune autre chose ! ». Il lui communique donc vouloir mettre en commun avec le Mouvement des Focolari tous les biens reçus en héritage- parmi lesquels 80 hectares sur lesquels se trouve aujourd’hui la citadelle de Loppiano (Florence)- en ajoutant : « Je n’avais aucun mérite de les posséder car je les avais reçus gratis ». Une des caractéristiques d’Eletto ensuite, était son rapport avec les enfants et les jeunes du Mouvement que Chiara elle-même lui avait confiés au début des années ‘60. « Pourquoi voulons-nous dire merci à Eletto ? »- expliquent les gen qui sont en train d’organiser le rendez-vous du 21 juin prochain à Loppiano- « avant toute chose pour son Oui à Dieu, inconditionnel, qui est à l’origine de ce qu’ensuite le Père Eternel a œuvré à travers lui, c’est-à-dire la naissance de la première des 33 citadelles des Focolari et du Mouvement Gen aujourd’hui répandu dans le monde ». Oui, car ce fut cela son mérite fondamental : Eletto a su se mettre complètement au service de l’action divine comme l’a si bien exprimé Igino Giordani, qui en a été le premier biographe. Dans la conclusion du volume de 1965 qui porte justement le titre « Vincenzo Folonari », il écrit que sa caractéristique la plus connue fut l’humilité et : «qu’il reste le type de cet apostolat des laïcs modernes(…). C’est au fond la sainteté qui est requise dans une société démocratique, de type communautaire, globalement désacralisée: évangélisation de l’intérieur, sans apparat, mue seulement par l’amour (…) ». L’après-midi (avec au début à 15.30 en direct en streaming) offre un voyage entre histoire et perspectives dans la vie d’Eletto. Seront présents des membres de la famille et quelques-uns des «premiers popetti », comme on les appelait dans le dialecte de Trente, qui participaient aux premières Mariapolis de Fiera di Primiero (Dolomites) et qu’Eletto suivait et aimait. De la musique et des danses de différents pays ne manqueront pas à l’appel ainsi que la présence de nombreux gen témoins de l’action et de la diffusion du Mouvement Gen des années ’60 à aujourd’hui, dans les cinq continents.
20 Juin 2014 | Focolare Worldwide
« A Ascoli Piceno, ville du Centre de l’Italie, les Focolari sont présents dans de nombreuses paroisses de la ville, dans plusieurs organismes ecclésiaux, en plus de plusieurs milieux de vie professionnelle et civile. Plusieurs de nos concitoyens ont connu l’Idéal de l’unité en effet dans les rencontres proposées par le Mouvement diocésain des Focolari. Nous rêvons notre ville comme une ville fraternelle, nous visons surtout les relations qui l’animent, le bien qui y circule, l’engagement pris par plusieurs personnes dans différents secteurs et nous en sommes émerveillés. Nous essayons de tisser un filet de relations entre les personnes, entre les institutions laïques et religieuses, les associations, les mouvements, en mettant en lumière chacun de leurs aspects spécifiques dans le but de réaliser le bien commun. La ville devient ainsi un laboratoire de fraternité. Nous avons ainsi constitué pour cet objectif, une association qui, déjà dans son intitulé, explicite notre but « J’aimemaville » onlus. Autour de celle-ci se constitue un accord transversal entre associations et mouvements de la société civile qui commencent avec nous à travailler pour la fraternité. Les institutions publiques commencent aussi à collaborer avec nous à travers ce nouvel instrument que nous nous sommes procurés. Nombreuses sont les initiatives qui prennent vie, impliquant les différentes réalités ecclésiales présentes dans la ville, ensemble avec les membres du Mouvement et beaucoup d’autres personnes de la ville. Comme la « Semaine Monde Uni » des jeunes, les « Foires du printemps » des adolescents, les « Fêtes de la fantaisie » durant la période du carnaval, la « Semaine de la famille », « La Ville sur la scène » avec l’implication des écoles des différents arts présents dans la ville, les vacances à la neige « Skier ensemble, c’est mieux », la «Salle des merveilles », dans laquelle la beauté profondément partagée devient « lieu » de connaissance des merveilles du monde. Le projet « Et comme école…la ville », les campagnes contre les jeux de hasard, le « Nouvel An de tous », peut-être une vraie icône de tout le projet « J’aime ma ville ». Au Nouvel An en effet, nous voyons la ville fraternelle telle que nous la voudrions, caractérisée par le sens de la famille qui rend proches les distances, éloignées les peurs et belles les diversités. Un fruit de toute cette vie qui inonde la ville, nous le vivons en 2009 lorsque le prix « Chiara Lubich pour la fraternité » a été octroyé à Ascoli Piceno pour le projet « J’aime ma ville ». Le Conseil communal dans ses interventions, exprime le désir que l’attribution du prix marque une nouvelle manière de travailler pour la ville, un « compromis » des positions personnelles et de parti en vue du bien commun. La ville d’Ascoli est connue aussi pour la précieuse dentelle qui se construit en tressant ensemble, de mains expertes, beaucoup de fils fins qui parfois deviennent de vrais chefs d’œuvres. Nous sentons que liés par l’amour réciproque, nous pouvons tisser beaucoup de liens de fraternité avec tous et contribuer à ouvrir notre ville au monde uni ». (R.C. Ascoli Piceno)
19 Juin 2014 | Non classifié(e)
« Nous voici à Qum, la capitale de l’Islam chiite iranien. Une ville que l’on peut décrire avec quelques chiffres : un peu moins d’un million d’habitants, une centaine d’universités, d’instituts académiques, de séminaires religieux, parmi lesquels ressort celui des filles qui compte presque 12000 étudiantes. Environ 40000 étudient le Coran et d’autres aspects de l’Islam.
« La première matinée dans cette « ville sainte » se conclut par un moment de grande spiritualité et un événement qui nous investit d’une intense émotion justement en ce lieu. Nous nous apprêtons à entrer en ce que tous considèrent comme l’un des lieux les plus visités de la tradition chiite dans le monde : le sanctuaire dédié à Fatima Masumah, une femme morte jeune, n’ayant pas encore atteint la trentaine.
Fatima était la sœur de l’Imam Ali ibn Musa Rida (le huitième imam, selon la tradition chiite) et la fille du septième imam (Musa al Kdhim). La tradition de cette partie de l’Islam considère souvent saintes les femmes, surtout lorsqu’elles sont parentes d’un de ces imams. Ici nos guides, très gentils, s’exprimant dans un anglais parfait, nous disent que le nombre des pèlerins peut monter jusqu’à 15 million par an. Ce qui frappe le plus dans ce milieu c’est la foi, la spiritualité et la profondeur du sens du sacré. Vivre une journée dans cette atmosphère, veut dire se plonger dans le monde de la mystique et de l’esprit au-delà des paroles et de ce qui se voit, de ce qui se touche : on en fait l’expérience ! ».
“Sérénité et paix! L’Iran, au-delà de toute attente. La vie de Qum qui est austère et bien remplie, est sereine. Chaque personne applique tout son cœur et son esprit à connaître, à étudier, à suivre la vie de la sagesse islamique et de ses lois avec d’évidents effets sociaux. Le nombre de bibliothèques est impressionnant, et celui des librairies de même. Les gens s’y bousculent !
« Je parcours en esprit ce que les médias en Europe nous proposent de ce peuple, les clichés, les regards sinistres de leurs leaders. Tout est possible évidemment, mais faire l’expérience de la vie est bien autre chose. Le contact réduit en miettes ces clichés. Sincèrement, j’ai rarement trouvé cette paix et cette sérénité. Je comprends pourquoi la mystique soufie (ndr : de « soufisme », ou dimension mystique de l’Islam) a trouvé sa racine parmi les ancêtres de ces personnes.
« Au terme de la journée, sous le soleil chaud de Qum qui en été peut faire monter la température jusqu’à 45-50°, reste imprimé dans le cœur la conscience que la mystique et la spiritualité sauvent véritablement l’humanité et représente la possibilité de la rencontre entre les différentes traditions religieuses ».
Source : blog de Roberto Catalano
18 Juin 2014 | Focolare Worldwide
Un autre pas en avant pour Slot Mob (nom qui évoque la flashmob et les machines à sous, slot en anglais), campagne contre les jeux de hasard soutenue par de nombreuses associations et médias, aussi grâce aux jeunes: elle est arrivée à Catane (Italie), où la commune se mobilise contre les machines à sous, approuvant un amendement à l’interne de la délibération sur l’impôt unique communal sur les ordures, qui réduit de 50% la taxe sur les ordures pour les commerçants qui enlèvent les machines à sous de leur établissement. Il s’agit d’une réduction pendant deux ans, avec l’engagement de ne pas installer d’autre machine de jeux de hasard pendant 10 ans. La manifestation pour promouvoir les établissements publics qui n’ont pas de machines à sous et de poker vidéo est arrivée à Catane le 22 février dernier. À cette occasion, les Juniors pour un Monde Uni, dans leur revue Grafoteens – bulletin d’information des Juniors de Sicile, Calabre et Malte – s’étaient interrogés sur « une étique qui manque au monde des jeux de hasard en général, qui touche toujours plus les classes pauvres de la ville » – mineurs compris, malgré les interdictions – et, au contraire, sur « une étique qui émerge forte dans l’utilisation des biens confisqués à la mafia, et que la ‘ndrangheta continue à attaquer en Calabre ». De là, on comprend le sens du chapeau de l’article, « Mais de quel côté est l’État? » Une demande précise donc aux institutions de prendre une décision, pour soutenir cette étique qui, malgré tout, est vivante. Et la réponse est arrivée en juin, avec la délibération de la commune. Compréhensible est la « grande satisfaction » non seulement du comité « Mettiamoci in gioco » (Mettons-nous en jeu) qui avait promu Slot Mob, mais aussi les Juniors pour un Monde Uni mêmes, qui s’étaient à leur tour engagés à poursuivre le mouvement. « C’est un signe d’indifférence des logiques de clientèle et des lobbys très forts des gérants des machines à sous – écrit Giancarlo Morello dans l’éditorial du numéro de juin de Grafoteens. Enfin, nous apprécions l’engagement et le maintien de la promesse que quelques conseillers communaux avaient faite durant la réalisation du Slot Mob, qui se sont engagés dans la logique de récompenser qui enlèverait ces machines. Un premier signe pour réaliser l’objectif du comité « Mettiamoci in Gioco » et aussi celui de Grafoteens, d’une « Ville sans machines à sous ». La ville de Catane travaille, en outre, sur un règlement communal pour empêcher la propagation des jeux de hasard pathologiques. Comme Catane, les communes sont nombreuses où la lutte contre le jeu de hasard, avec la mobilisation civile, a pris des formes différentes à travers la campagne Slot Mob. L’initiative est soutenue, entre autres, par la revue Città Nuova et par Économie de Communion. Pour en savoir plus ou pour organiser un Slot Mob dans ta ville: http://www.nexteconomia.org/le-attivita/slot-mob http://www.edc-online.org/it/home-it/slotmob.html http://vimeo.com/98447448
17 Juin 2014 | Focolare Worldwide
La dernière fête de Pentecôte a permis encore une fois de faire l’expérience de l’unité avec les divers charismes, en particulier ceux qui, au cours des siècles, se sont développés au sein des nombreuses églises chrétiennes. Et c’est précisément pour souligner l’esprit de Pentecôte, qui unit les chrétiens, que les églises de l’hémisphère sud ont choisi cette période de l’année pour vivre la Semaine de Prière pour l’Unité. A Porto Alegre, par exemple, les rencontres ont privilégié l’expression artistique: une soirée musicale, appelée “Nuit Musicale Œcuménique” a réuni des groupes d’acteurs et de spectateurs provenant de toute la ville. Un intense travail de communication de deux mois a permis d’associer tous ceux qui au cours des années précédentes avaient participé à des initiatives œcuméniques. La date tant attendue est enfin arrivée : le 4 juin 2014. Environ 300 personnes ont assisté à un concert de violons, avec la participation des enfants des écoles, le chœur de Porto Alegre, composé de personnes de toute la ville et de confessions différentes…ainsi qu’à d’autres représentations artistiques. La récitation du Notre Père a été un moment important, scellant d’authentiques relations fraternelles et témoignant ainsi d’une unique foi dans le Christ. Comment témoigner de cette unité? A Modène (Italie), lors d’une réflexion au cours de la Semaine de Prière de l’hémisphère nord (janvier 2014), Joan Patricia Back, qui œuvre pour l’œcuménisme au Centre du Mouvement des Focolari, avait dit: « L’exhortation à l’unité est en contradiction avec la situation : depuis des siècles les chrétiens vivent divisés et ils se présentent au monde qui ne connaît pas le Christ avec cette anomalie. Jésus affirme cependant que le monde le reconnaîtrait grâce à l’unité de ceux qui le suivent : comment vivre aujourd’hui de manière à ce que le monde voie le Christ en nous ? Nous sommes appelés à vivre en communion, dans le Christ, qui est le fondement de l’unité : si nous fondons notre vie sur Lui, si nous vivons comme Il nous l’a enseigné, nous sommes son peuple et nous serons alors UN. Il nous invite à nous aimer comme Lui nous a aimés afin qu’à ce signe nous soyons reconnus comme ses disciples. Et nous pouvons nous aimer même si nous appartenons à des Eglises différentes ».
16 Juin 2014 | Focolare Worldwide, Senza categoria
«Après une année intense de collaboration et de connaissance réciproques avec nos amis musulmans de la mosquée de Harlem – écrivent quelques membres de la communauté des Focolari de New York – le 29 mai dernier, nous avons réalisé la rencontre connue sous le titre « Our Journey towards the Excellence of the Human Family » (ndr : « notre voyage vers une nouvelle humanité ») ». Avant de raconter au 200 participants le parcours réalisé ensemble durant toutes ces années, les jeunes musulmans et ceux du mouvement des Focolari ont récité le pacte de respect, fraternité et amour réciproque, qui se trouve à la base de cette progression ensemble. « C’était très fort – raconte Lumi – de voir la conviction de ces jeunes qui prenaient de manière responsable et sérieuse la consigne de construire la fraternité universelle, en faisant référence au pacte établi entre Chiara Lubich et W.D. Mohammed ». En mai 1997 aux Etats Unis, une nouvelle page s’est ouverte dans les relations entre chrétiens et musulmans. Chiara Lubich, femme chrétienne, était invitée par l’Imam W.D. Mohammed, leader charismatique de musulmans afro-américains, à adresser son message aux fidèles réunis dans la mosquée de Malcolm X, qui se dresse dans le quartier de Harlem. En conclusion de cette journée spéciale, l’Imam affirmait : « Aujourd’hui, ici, à Harlem, New York, une page d’histoire a été écrite ». C’est alors que les deux leaders ont fait ce pacte de fraternité.
Alors que les images de l’histoire de ce cheminement jusqu’aujourd’hui défilaient, quelqu’un semblait « revivre la puissance de cet extraordinaire rencontre de 97 dans ma mosquée ; mon souhait est qu’ensemble nous gardions cette flamme allumée, elle peut communiquer la lumière à beaucoup… ». Pour nombre de gens, par contre, ce fut une découverte la connaissance de ses origines, mais aussi le développement de cette expérience originale de fraternité entre afro-américains musulmans et chrétiens américains. Les expressions des participants parlent d’elles-mêmes : « J’ai été frappé par l’atmosphère de famille et de réconciliation entre certains musulmans de diverses communautés ». « Nous devons continuer à travailler ensemble, parce que ceci n’est pas un rapport superficiel, il ouvre à l’espérance ». « Nous avons eu la nette impression que les paroles de Chiara et de l’Imam étaient plus vives que jamais, prophétie d’un miracle qui continue ! ». Le père McWeeney, directeur du dialogue interreligieux de l’archidiocèse de New York, a transmis la salutation du Cardinal Dolan en soulignant que Chiara et l’Imam W.D. ont fait ce pacte « pour toujours ». Il a invité à transmettre cette expérience aux jeunes. Aujourd’hui aux USA, plus de 40 mosquées et communautés des Focolari sont impliquées, elles se rencontrent régulièrement en communautés chrétiennes et musulmanes, blancs et noirs, et visent à construire la fraternité ; un esprit fraternel qui devient concret en différentes initiatives en faveur de leur propre ville ou quartier.
14 Juin 2014 | Focolare Worldwide, Senza categoria

www.focolare.org/collegamentoch
« Le Collegamento CH (Liaison téléphonique). Une famille dans le monde. Connectée. » C’est l’annonce avec laquelle le Collegamento se présente sur internet, une des caractéristiques originales des Focolari sous l’aspect de la communication. Voici l’explication: Quand. Il naît en 1980, le 11 août, fête de sainte Claire d’Assise. Le jour de sa fête donc, Chiara Lubich se trouve en Suisse avec quelques personnes qui lui présentent leurs vœux: c’est une fête de famille. Une communion profonde se crée. Qui. Les jours suivants, depuis la maison de Chiara, s’active une chaîne d’appels téléphoniques qui alimente la réalité perçue, celle d’être une unique famille. Les nouvelles qui proviennent des communautés des Focolari dans les différents pays du monde sont communiquées. Chiara propose, à ce groupe de personnes, une pensée spirituelle pour vivre ensemble, avec une intensité croissante, la spiritualité de l’unité. Comment. À cette période, on découvre l’existence en Suisse (CH) du service « conférence téléphonique collective » qui est immédiatement utilisé. Durant les semaines suivantes, ce collegamento s’étend à d’autres nations, jusqu’à atteindre tous les pays où sont présents les Focolari.
Pourquoi. Au fil du temps et avec l’évolution rapide des télécommunications, on passe de la conférence téléphonique au streaming et au satellite, parce que, affirmait Chiara, « une Œuvre, qui a pour idéal l’unité », une famille « désormais disséminée sur toute la planète » doit partager « entre tous, avec les moyens les plus rapides et adéquats », « joies, douleurs, espérances, projets », expérimenter « l’amour qui va et qui revient », faire ensemble le voyage, « le saint voyage » de la vie. Pour un monde uni. C’est l’expérience forte et joyeuse de l’«unité et de l’universalité» qui lie des centaines de milliers de personnes, disséminées sur les cinq continents, orientées vers la fraternité universelle. Pour en savoir plus, visitez www.focolare.org/collegamentoch
13 Juin 2014 | Non classifié(e)
“S’il est vrai qu’à la fin de cette coupe du monde, une seule équipe nationale soulèvera la Coupe du vainqueur, il faut apprendre les leçons que le sport nous enseigne : nous serons tous gagnants si nous renforçons les liens qui nous unissent », a affirmé le Pape François au cours de son message vidéo à l’occasion de la Coupe 2014. Une culture de la défaite pour une nouvelle culture de la victoire, était aussi le titre provocateur de la réflexion de Sportmeet, toile mondiale de sportifs et d’opérateurs sportifs, à laquelle Chiara Lubich avait adressé ces paroles :
« Pour le christianisme, celui qui perd connaît la valeur de la souffrance et de la défaite car le Fils de Dieu les a valorisées. Pour celui qui perd, une joie plus profonde peut naître du fait d’avoir donné, de s’être donné soi-même au cours des entraînements ou dans les rapports réciproques pour construire une équipe, d’avoir tout donné de soi face au public. Ce n’est que de la donation, de l’amour que naît la joie intérieure la plus limpide, la plus pure pour le vainqueur (s’il a lutté et gagné par amour) et pour le perdant (s’il a également lutté et perdu par amour). Le sport devient alors authentique et sera élevé à sa dignité sociale. Il pourra contribuer à recréer les hommes dans cette civilisation trop stressante, à être un élément d’affinité, de fraternité et de paix entre peuples et nations. Dans la Grèce antique, pendant les Olympiades, on interrompait toutes les guerres. Ne nous montrons pas aujourd’hui au dessous du niveau d’alors ! ». Chiara Lubich, 10 septembre 2005, message au troisième congrès international de « Sportmeet«
12 Juin 2014 | Non classifié(e)
Burundi«En 1994 cette région a été le théâtre d’événements dramatiques – racontent ceux qui travaillent pour l’AMU –: la population a fait l’objet d’homicides, de représailles, de vols, de destructions massives de maisons et de biens. Les conditions de vie et d’hygiène sont encore aujourd’hui déplorables, et ce sont surtout les femmes et les enfants qui sont les plus touchés. Les familles vulnérables de ces municipalités sont très nombreuses et un bon nombre de leurs enfants ne va pas à l’école ; elles sont souvent formées de la mère seule avec ses enfants, affaiblies par des années de guerre et de privations. Ils n’ont aucune ressource, et pas de perspective d’amélioration ». Au cours de l’année 2014 , avec l’association « partner » CASOBU , un nouveau projet a été lancé dans la zone métropolitaine de Bujumbura, en collaboration avec l’Association Homme Monde de Trévise (Italie), financé par la région italienne de Venise. Pendant l’élaboration du projet, en dialogue avec les bénéficiaires, les institutions et le personnel de CASOBU, ont centré leur attention sur quelques nécessités prioritaires, auxquelles une série d’activités essaiera de répondre en faveur de 250 familles vulnérables, pour un total de 1.500 personnes.
Cameroun. Le forage du puits d’eau à Nega (Cameroun) est terminé, il est devenu lieu de rencontre et de partage. “On peut dire que tous, grands, petits et anciens du village ont participé au forage du puits –AMU Notizie n. 4/2013– sous l’aspect de la main-d’oeuvre et du transport des pierres et du sable. À chaque famille on demande une petite aide annuelle pour l’entretien, qui donne selon les possibilités de chacun, grâce à la vente du cacao ou d’autres produits de la terre. Cet apport direct encourage tout le monde à sentir que le puits lui est propre; un bien à entretenir”. Précédemment les habitants du village avaient été informés et formés, par des rencontres de la communauté, sur la manière de s’occuper du puits et d’utiliser l’eau avec responsabilité. Le puits, en plus, a été creusé sur un point de passage, ainsi les voyageurs peuvent l’utiliser. Le père Simon Pierre, prêtre de la paroisse, écrit: “Sans exagérer nous pouvons dire que le forage du puits a porté des fruits visibles dans le village. Tout le monde boit de l’eau potable et donc au niveau de la santé on voit une amélioration; par exemple les personnes affectées de douleurs abdominales ont diminué. Le puits est devenu un lieu de rencontre et de partage entre les personnes et cela contribue à unir la communauté”. Source: AMU Notizie n. 2/2014
11 Juin 2014 | Non classifié(e)
Les premières années. 1960... la Sicile (Italie) semblait très éloignée de Trente, voire inaccessible. Et pourtant dès cette époque, grâce à un premier groupe de focolarini, la spiritualité de l’unité se fraie un chemin dans l’île, à l’extrême sud de l’Italie, dans de nombreuses villes. Parmi elles Scicli, 25000 habitants, perle de l’art baroque, déclarée patrimoine de l’humanité. Une ville qui, comme Agrigente, Pozzallo et d’autres est citée à l’occasion de l’arrivée de migrants en provenance de l’Afrique du Nord. Elle donne sur le Canal de Sicile et se trouve au centre du nouveau flux migratoire de ces dernières années. La population de cette région est naturellement accueillante, mais la prière de Jésus “Que tous soient un” (Jean, XVII, 21) et les suggestions de Chiara Lubich pour qui veut conquérir à l’amour de Dieu sa propre ville, incitent, au cours des années, la communauté des focolari de Scicli à saisir toutes les occasions de pour aller à la rencontre de nombreuses personnes : dialogue avec des chrétiens appartenant à d’autres Eglises, soutien à de jeunes immigrés, une fête du jour de l’an pour que personne ne reste seul, des cours d’italien, un centre d’accueil de jour pour enfants animé par des jeunes, un repas offert qui est à l’origine du projet « une table, une famille » et de nombreuses autres initiatives !
“Dans notre ville nous avons des frères qui appartiennent à l’Eglise Méthodiste”, raconte Ignazio Ventura de Scicli. Dès les années 90 naît avec eux un profond dialogue, une communion, un partage d’idées. Nous décidons ensemble d’organiser un repas pour les nombreux immigrés présents dans notre ville ». “Hichem et Samia, un jeune couple tunisien, sont arrivés depuis peu à Scicli. Nous les aidons à bâtir leur modeste maison. Préoccupés par la précarité économique, ils nous confient qu’ils attendent un enfant et grâce à l’amour concret de nombreuses personnes ils ont vécu cette grossesse avec confiance. La naissance de Deyssem, après les premiers instants de joie, se transforme en une course contre la montre angoissante à cause d’une malformation : il faut intervenir dans les heures qui suivent ! Nous sommes avec eux pour vivre ce moment délicat. Il faut organiser le transfert du bébé à Rome. Une personne de la communauté se propose d’accompagner l’enfant et son papa. L’opération est un vrai succès et le petit est sauvé ! » C’est aussi à cette époque que le Centre d’accueil interculturel « La Source » voit le jour, grâce à la collaboration avec d’autres associations, en réponse à l’appel de la commune demandant des cours d’italien pour les jeunes immigrés : trois fois par semaine, pendant deux années consécutives. De cette expérience naîtra un spectacle où les jeunes nord-africains et de Scicli donneront le meilleur d’eux-mêmes.
Depuis 2005, en s’inspirant du “Manifeste” transmis par Chiara aux nouvelles générations – “Une ville ne suffit pas” – les Juniors pour l’Unité s’occupent des enfants accueillis dans un Centre de jour, tenu par des religieuses. Ces enfants, qui vivent des situations particulières, y déjeunent et y passent l’après-midi. Des équipes sont organisées pour qu’à tour de rôle elles passent avec eux les temps réservés aux jeux et aux devoirs. L’assistante sociale et la psychologue soulignent le rôle important de ces jeunes auprès des enfants. En 2006 des familles du Mouvement des Focolari sont sollicités pour aider à la formation des familles et des enfants du Centre : des familles albanaises, de culture et de religion différente, des familles séparées où les parents sont en prison ou en liberté surveillée… « Notre présence auprès du Centre et des religieuses nous a donné de nombreuses occasions de vivre une relation d’aide et de soutien réciproques, même lorsqu’on ne pouvait rien faire d’autre que de les écouter ou d’accueillir leurs souffrances. C’est de là qu’est né le projet « Une table, une famille » : un repas offert à une soixantaine de personnes un dimanche par mois » « Nous sommes en train d’expérimenter – conclut Ignazio – que cet esprit de famille permet de dépasser les barrières culturelles. Et c’est vrai qu’en se donnant aux autres on expérimente la paix de l’âme, la liberté des enfants de Dieu »
10 Juin 2014 | Focolare Worldwide
Arabe chrétienne, elle est née en Israël. Elle a reçu le prix Mount Zion 2013 avec la juive Yisca Harani pour « l’apport important au développement du dialogue entre religions et cultures en Terre Sainte et à la compréhension entre juifs, chrétiens et musulmans ». Margaret Karram, déjà membre de la Commission épiscopale pour le dialogue interreligieux de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de la Terre Sainte, et collaboratrice avec la direction de l’ Interreligious Coordinating Council en Israël (ICCI), est maintenant au Centre international du mouvement des Focolari et c’est elle qui prêtait sa voix pour dire la prière de saint François quand c’était le tour des chrétiens d’invoquer Dieu pour la paix voulu par l’évêque de Rome avec Shimon Peres et Abu Mazen, en présence aussi du patriarche Bartholomée I. Nous reportons d’amples extraits de l’interview qu’elle a donnée à Victoria Gomez de Città Nuova. Quelle impression t’est restée de cette rencontre? « La première est de m’être trouvée dans une oasis de paix. Je connais bien les contrastes qui l’en empêchent, et pourtant durant ces deux heures passées ensemble à prier, il me semblait que, pendant que l’on invoquait Dieu pour le don de la paix, on Lui donnait la manière de voir « d’en haut », pour ainsi dire, le résultat des efforts humains. Certes le dessein n’est pas encore complètement réalisé, cependant il ressemblait à la trame d’un tapis : en dessous les nœuds que nous devons dénouer, mais celui qui regardait la trame était Dieu et Lui, voyait le dessin. Pendant que se déroulaient les prières en hébreu et en arabe je pensais : « Dieu les connait et les comprend. Lui sait agir dans l’histoire ». J’ai perçu la puissance de la prière et j’ai compris que seul Dieu peut changer le cœur des hommes. Ton histoire est une sorte de passeport qui te donnait la possibilité de participer à cet événement… «J’ai vécu dès mon plus jeune âge en rêvant à la paix. Encore enfants, nous nous demandions : « Quelle est ma patrie, quelle est ma place, qui suis-je ? ». Maintenant, à 50 ans, je ne vois pas encore le rêve de cette patrie très proche, mais nous avons semé et beaucoup. Nous devons continuer à le faire. C’est un devoir vis-à-vis des nouvelles générations. Nous devons leur transmettre la certitude d’un futur possible, sans perdre l’espoir ni rester abattus par la fatigue. Hier c’était la fête de Pentecôte et l’action de l’Esprit Saint « baigne ce qui est aride, guérit ce qui saigne, plie ce qui est rigide… »
Tu représentais le mouvement des Focolari sur invitation personnelle du pape François… Depuis la présidente Maria Voce jusqu’aux amis de Bethleem et de Jérusalem, beaucoup m’ont assurée de leur pensée particulière. J’ai trouvé des paroles de joie même parmi diverses personnalités chrétiennes, juives ou musulmanes, rencontrées dans les jardins. Il me semblait qu’à partir de l’intervention du pape ressortait un nouvel élan pour s’engager pour la paix avec plus de courage. Je sentais qu’il nous était adressé à nous aussi qui appartenons au Focolari : être plus présents, plus actifs, plus courageux à défaire les « nœuds » que nous rencontrons partout. La salutation personnelle du pape ensuite me l’a confirmé, de même que la rencontre avec d’autres autorités. Tu étais la seule femme à prêter ta voix pour une des prières. Comment l’as-tu ressenti ? Cette prière, j’ai essayé de la lire en me faisant l’interprète de l’humanité qui croit, souffre et espère. Nous aussi les femmes avons un rôle à jouer en faveur de la paix. L’un des participants m’a dit : « c’est important que vous soyez là. Je sais ce que veut dire la richesse d’une femme ! ». Pendant que j’écoutais ces belles prières et les musiques, je me suis rappelé les paroles du pape à l’Angelus, quelques heures avant : la Mère Eglise et la Mère Marie sont ‘toutes les deux mères, toutes les deux femmes’. Et dans les émotions surement pas homogènes, qui circulaient parmi les présents, l’on percevait la nécessité d’une mère. Quels sentiments as-tu cueillis chez les gens de Terre Sainte qui t’ont manifesté leur proximité ? Il y avait une grande attente et maintenant une grande espérance. Evidemment les sceptiques ne manquaient pas. Palestiniens et israéliens retiennent que cette rencontre a marqué une étape vers laquelle on peut regarder à partir d’aujourd’hui et continuer à le faire dans le futur. En plus, c’est un signe fort pour l’Eglise qui prend en charge la souffrance et les attentes des peuples. Ce fut une démonstration que la Terre Sainte n’est pas occultée et que le pape ne laisse pas ces deux peuples tout seuls, il marchera à leur côté. Il faut voir cet événement sur le long terme. En attendant, il faut continuer à tisser en défaisant les nœuds et en s’engageant à tous les niveaux possibles, avec courage et délicatesse. Beaucoup pensent que le chemin sera long, mais nous ne connaissons pas l’action de Dieu dans l’histoire. Nous pouvons toujours espérer ». Source : Città Nuova online
9 Juin 2014 | Focolare Worldwide
C’est, en résumé, le projet du Centre Rincón de Luz (Coin de Lumière), créé il y a trois ans, géré par l’Association locale Unisol, en collaboration avec les Associations AMU (Action pour un Monde Uni) et AFN (Action Familles Nouvelles). Pour contrôler l’avancement du projet et étudier ensemble de nouvelles solutions de développement, Anna Marenchino, du secteur des projets AMU, s’est rendue en Bolivie, à Cochabamba. Parmi les nombreuses personnes rencontrées durant le voyage, il y a Mari Cruz, la nouvelle directrice de l’école du Centre. Elle-même l’avait fréquenté enfant, même si ce n’était pas la structure accueillante d’aujourd’hui, et a pu terminer ses études grâce au Soutien à Distance de Familles Nouvelles. La voir aujourd’hui en coordonner le domaine scolaire peut être un encouragement pour tous les enfants et les familles à croire qu’une vie meilleure est possible. « J’ai dû supporter beaucoup de souffrances dans ma vie – raconte Mari Cruz. Lorsque j’étais petite, mon papa buvait, et le voir ainsi me faisait beaucoup de peine. Il n’était pas violent, mais dur. Je me souviens que ses punitions consistaient à nous faire tourner autour de la maison depuis quatre heures du matin jusqu’à sept heures, lorsque nous allions à l’école. Pour moi, le Centre était un point de repère. Ils m’aidaient dans les matières où j’avais le plus de difficulté et, une fois comprises, j’étais parmi les meilleurs de ma classe. En outre, ils me donnaient la possibilité d’étudier grâce à un soutien financier pour payer l’école. Après quelques années, nous avons déménagé loin du Centre. Mon père allait mieux, et nous travaillions tous avec lui le week-end pour aménager notre maison. C’était difficile au début, parce que nous n’avions rien à la maison: électricité, eau, toilettes. Mais nous ne nous plaignions pas. Nous regardions papa et, avec un ton rassurant, nous lui disions: ne t’inquiète pas, va travailler, ainsi nous mangerons du poulet demain!
Durant les moments plus difficiles, j’ai trouvé le courage de recommencer, grâce à quelques personnes du Mouvement des Focolari qui, en plus de m’avoir aidée par le biais du Centre, m’ont soutenue et aidée à retrouver confiance en moi-même et en autrui. J’enseignais dans le centre Rincón de Luz depuis quelques années et, lorsqu’en décembre ils m’ont demandé de devenir la nouvelle directrice de l’école, je ne pouvais pas y croire. Ils avaient vraiment pensé à moi? J’ai immédiatement accepté, parce que je veux m’engager pour donner une opportunité à ces enfants, comme celle que j’ai eue. Aujourd’hui, je suis vraiment heureuse, parce que chaque expérience, belle ou triste, m’a rendue très forte et m’a donné la possibilité de comprendre profondément les autres personnes, parce que j’ai senti leurs souffrances dans mon cœur. Je peux dire aux enfants et à leur famille: courage, il est possible de changer! » Source: AMU, Nouvelles n°2/2014 – www.amu-it.eu
8 Juin 2014 | Focolare Worldwide
«Dans le coeur de Chiara Lubich se trouvait un rêve » – celui qui parle c’est Marco Tecilla, entré dans l’histoire comme le « premier » focolarino. Devant lui : un public de quelques centaines de personnes venant de 50 pays, représentant des communautés locales des Focolari répandues dans le monde. Jeter un coup d’œil en arrière sur ce qui s’est passé dans la ville où le charisme de l’unité a fait ses premiers pas, Trente, pour aussi en tirer un éclairage sur notre temps, est naturel. « En regardant par sa fenêtre qui dominait Trente, Chiara aurait voulu résoudre le problème social de la ville. Mais nous n’avions pas encore les forces. Et voilà qu’en décembre 1947 elle nous convoqua tous dans la salle Cardinal Massaia pour nous communiquer quelque chose. Elle avait remarqué que parmi les personnes de notre communauté il y en avait qui étaient obligées de vivre dans une grande restriction économique. Et ça, pour elle, c’était inconcevable. Dans les premières communautés chrétiennes de Jérusalem aux premiers temps de l’Eglise – comme le racontent les Actes des Apôtres – « tout était en commun et il n’y avait parmi eux aucun indigent » parce que l’évangile était vécu à la lettre. Chiara, justement, décida de nous parler de la communion des biens et de nous lancer ce défi à nous tous, qui formions cette première communauté de Trente. Semblable et différente de celle des premiers chrétiens ». Chacun devait donc vendre tous ses biens? « Non. Même si l’on arrivait de fait au même but que la communauté chrétienne, on ne demandait à personne de vendre ce qu’il avait pour l’apporter à la communauté, mais de donner ce tout que l’on possédait en propre et dont on pouvait se priver sans que cela nuise ni à nous-mêmes ni à la famille ».
Comment fonctionnait cette forme de charité “organisée”? « Chacun apportait ce qu’il avait en plus, surtout en argent, et s’engageait à donner une somme fixe qu’il décidait mois par mois. Le donateur et le chiffre restaient confidentiels. Avec l’argent reçu, une focolarine que Chiara elle-même avait mandatée, aurait aidé, mensuellement et discrètement, des familles indigentes de la communauté. Elle exerçait cette tâche délicate avec toute la charité et la réserve nécessaires. Le but était : arriver à ce que parmi nous il n’y ait plus aucun indigent, mais que tous aient de quoi vivre. Le résultat de la somme obtenue et l’engagement mensuel furent impensables et elles réussirent dès le premier mois, à régler les problèmes d’une trentaine de familles ».
Qu’en pensait Chiara ? « En regardant notre monde elle disait : ‘On dirait que c’est quelque chose d’impossible de nos jours, dans un monde si avide et égoïste… et pourtant c’est possible. Devant des faits comme ceux-là, émus et reconnaissants, nous crions : La Charité c’est Dieu ! Et Dieu est le Tout-Puissant. Dans l’esprit de charité et d’unité (qui n’est pas la simple aumône, mais le don total de soi à la volonté de Dieu) tout le monde trouverait quelque chose à donner. Mais il faut, avant de demander ce qui appartient en propre, former les cœurs, parce qu’à la différence des premiers chrétiens, il circule chez les gens un esprit du monde trop grand, il règne la désunité et l’indifférence. Seule une formation évangélique solide et profonde peut faire vivre une société idéale de charité fraternelle. Cela se vérifiera certainement entre nous parce que, tant que nous serons unis, Christ est au milieu de nous, et ce que lui bâtit, reste ». De fait, ce que l’on remarquait beaucoup dans les premiers temps du mouvement des Focolari c’était l’importance de la vie de l’évangile ».
Expérience, celle de la communion des biens, qui ne s’est pas arrêtée à la première communauté de Trente, mais s’est prolongée au cours des années, autant dans les choix de vie des membres des Focolari, que dans des actions concrètes (comme les « liens fagot ») où l’on faisait circuler les biens sous une forme qui rappelle le troc d’avant, avec une forte dose de solidarité et de justice sociale.
7 Juin 2014 | Focolare Worldwide
Mettez ensemble 21 jeunes femmes venant de 13 pays du monde entier, ajoutez tous leurs talents, les richesses de leurs cultures et leur désir de transmettre la fraîcheur du message évangélique. Déclinez le tout selon les divers modes d’expression et de communication…. et voilà le Gen Verde ! Ce fut un moment extraordinaire pour notre ville, un grand jour pour les jeunes et tous les passionnés de musique et d’Evangile. Un double rendez-vous : le vendredi 30 mai pour un atelier de création musicale avec les jeunes et le dimanche 1er juin au soirpour le concert donné sur l’esplanade du Sanctuaire de la Vierge des Grâces, à « L’Oasis de Nazareth ». Les 21 artistes animées par le charisme du Mouvement des Focolari ont chanté l’amour de leur vie sur une musique de notre époque, moderne, riche de sound, avec de l’écho, expression de nombreuses nationalités et émaillée des paroles de l’Evangile. Comme l’a chanté Soeur Cristina à l’émission The Voice: « Ho un dono ve lo dono » (J’ai un don je vous en fais don) , ces jeunes femmes n’ont pas eu peur d’incarner le commandement de l’amour de leur prochain et de partager leur joie d’avoir répondu à l’appel de Dieu, au son des guitares, des percussions, des basses et des violons. « La musique est un don: nous ne pouvons pas nous vanter d’avoir des talents, mais nous pouvons les mettre à disposition et ainsi ils se multiplient », ont-elles déclaré.
Au cours de l’atelier, elles ont parlé d’elles, elles ont partagé avec les jeunes des épisodes de leur vie, des vies parfois difficiles ou extrêmement simples où, à un certain moment, des mots comme unité, fraternité, partage ont cessé d’être des rêves pour devenir une réalité familière grâce à leur mise en pratique quotidienne. « Chaque matin, avant de commencer la journée – ont-elles expliqué- nous renouvelons un pacte : celui de nous aimer réciproquement. Cela conduit à aimer l’idée de l’autre comme si c’était la mienne, en accueillant l’étincelle créatrice qu’elle apporte, dans le libre partage de nos idées. Etre prêtes à recommencer, à donner d’abord de l’espace aux relations et ensuite à l’art. Lorsque je suis disposée à déplacer mon idée pour m’ouvrir à celle de l’autre, c’est tout un monde qui s’ouvre, avec de nouvelles possibilités ». Le projet“Start Now” porté sur la scène de Corato (Bari) est né au cours d’un voyage en Terre Sainte, où juifs, musulmans et chrétiens se côtoient mais souvent sans dialoguer. “Nous avons pensé –poursuivent-elles- que les disciplines artistiques sont un instrument au service du dialogue: l’accueil réciproque des talents est au cœur de notre communication. Dans la Cité Pilote internationale de Loppiano (Florence), où nous habitons, nous organisons des « workshops » de théâtre, de percussions, de chant et de danse : ce sont des laboratoires grâce auxquels des jeunes du monde entier mettent en commun leurs talents, se confrontent et dialoguent en expérimentant la valeur de l’unité et de la fraternité » “Au contact de ces jeunes filles – c’est le commentaire d’un prêtre – personne ne peut rester indifférent. Nous l’avons vérifié chez beaucoup de personnes, aussi bien vendredi que dimanche. Le Gen Verde a voulu se donner à ces nombreux jeunes en leur partageant des moments de la vie ordinaire rendus extraordinaires à la suite d’une rencontre, celle du Christ ressuscité qui vient habiter les diverses situations, pas toujours roses, et les transfigure en les rendant belles, au point de ne pouvoir les taire »
“Au dedans de moi, une lumière qui ne m’abandonne jamais”, c’est le refrain d’une de leurs chansons. « Elles nous ont donné le secret pour garder constamment l’enthousiasme dans tout ce qu’on fait – a souligné Antonella D’Introno, en charge de la communication de l’événement pour la Pastorale des Jeunes de la ville – dans la vie il faut avoir le regard fixé sur une personne : Jésus sur la Croix qui nous aime immensément » Source: Coratolive https://www.youtube.com/watch?v=ZIh8ythF0kI
6 Juin 2014 | Senza categoria
Le pape François a invité le 25 mai dernier les présidents de l’Etat de Palestine et de l’Etat d’Israël à « faire monter une prière intense en demandant à Dieu le don de la paix ». En offrant sa maison au Vatican il a donné un nouvel espoir au monde, en faisant faire un grand pas en avant et croire que la paix se crée et doit être invoquée. Depuis cet instant la prière commune de ceux qui s’inspirent de l’idéal de l’unité des Focolari, de diverses religions et cultures, s’est intensifiée. Par des expressions différentes, par la multiplication d’actions en faveur de la paix chez les petits comme chez les grands, et par une relance du Timeout quotidien à midi de chaque fuseau horaire, ils font monter cette prière pour la paix dans le monde entier. La joie était grande de savoir que s’unira au pape François et aux présidents Peres et Abu Mazen, le patriarche œcuménique Bartholomée I de Constantinople lors de l’ « invocation pour la paix » de dimanche au Vatican. Un stimulant de plus pour cheminer ensemble vers le « que tous soient un afin que le monde croie » de Jésus, qui est plus que jamais ressenti aujourd’hui comme Son commandement. Le mouvement des Focolari répond donc à la requête insistante du pape François de « ne pas nous laisser seuls » ; et des cinq continents, en particulier là où se vit la plus grande souffrance, il s’unira à la prière au Vatican « pour que le Seigneur nous donne la paix sur cette Terre bénie ! »
5 Juin 2014 | Focolare Worldwide
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Tout a commencé il y a vingt ans par l’initiative d’un des membres de la paroisse qui avait reçu la visite d’un groupe de jeunes gitans lui demandant avec insistance d’aller voir une image de la Vierge dans leur faubourg qui, disaient-ils, pleurait. C’était le premier contact avec la communauté gitane, et cela a entrainé quelques paroissiens à se réunir tous les jours pour prier sur cette place avec les enfants. Malgré plusieurs initiatives qui ont porté leurs fruits, le groupe de prière s’est dissous deux ans plus tard ; il a fallu dix ans pour le reprendre. C’est le Groupe de Prière et Mission « Ceferino Jiménez Malla » qui lui a redonné son élan, il se rencontre tous les lundis pour prier dans la Grotte de Notre Dame de la Vallée, au centre de la place du faubourg gitan. « Il faut dépasser la peur, les préjugés, l’indifférence, le refus né d’un rapport erroné avec eux – raconte Marie Thérèse Sosa, volontaire du mouvement des Focolari – ; mais ensuite les barrières sont tombées, nous avons découvert que les gitans aiment écouter la Parole de Dieu qu’ils ne peuvent souvent pas lire parce que la majorité est analphabète. D’autres membres des Focolari se sont joints au groupe. « L’expérience veut créer un rapport par de simples gestes de ‘réciprocité’ – continue Marie Thérèse – se connaître par son nom, se regarder dans les yeux, s’écouter, se faire un avec l’autre. Je pense par exemple à la fête à laquelle on peut participer pour la naissance d’un enfant, ou visiter les malades à l’hôpital. Nous avons même porté l’onction des malades à l’un d’entre eux. » On cherche ensuite d’ouvrir des routes d’inculturation, en traduisant en leur langue des prières comme le Notre Père, le Je vous salue Marie, ou le Gloria. « Quand ils nous écoutent prier les enfants disent : ‘on dirait que vous êtes gitans’ » Un autre pas important a été de célébrer ensemble la Journée Internationale du Peuple Gitan, dont ils n’avaient pas entendu parler, pour donner visibilité à la communauté. Un parcours qui continue le 8 avril de chaque année grâce aussi aux médias : les gitans participent régulièrement à une transmission sur Radio Maria où ils peuvent faire connaître leurs coutumes, et un journal a publié une page sur l’expérience de la Mission Gitane. La visibilité acquise a permis de démarrer un projet d’alphabétisation en ligne avec un Institut de formation des professeurs.
Mais le pont se crée aussi du côté de la communauté argentine : dans une école secondaire qui a des gitans comme voisins sans aucun rapport entre eux, un enseignant a ouvert le débat sur les préjugés contre les minorités ethniques, alors que certains étudiants en journalisme ont réalisé un reportage « Créoles et gitans, le début d’un dialogue » (dans ce contexte, ‘créoles’ veut dire argentins). En mars, avec l’ouverture de l’année scolaire, ils ont commencé à travailler pour garder des places dans les salles de classe pour des enfants gitans, souvent discriminés et le groupe a participé à la journée d’insertion à l’école. Les initiatives sont nombreuses, depuis le cours de couture pour les filles au catéchisme pour les enfants, mais impossible de les nommer toutes ici. « Notre désir serait – conclut-elle – de créer au niveau national un réseau de communautés-ponts ». Les 5 et 6 juin, Marie Thérèse est à Rome pour la Rencontre mondiale des promoteurs épiscopaux et directeurs nationaux de la Pastorale pour les gitans, sur invitation du cardinal Vegliò, président du Conseil Pontifical pour les Itinérants et les Migrants.
4 Juin 2014 | Focolare Worldwide
La première chose que Giorgio La Pira faisait le matin, c’était d’aller acheter le journal. Puis, une fois rentré dans son bureau, il ouvrait l’ Evangile et le posait à côté des nouvelles du jour. Pour ce maire de Florence, considéré comme un saint homme, les deux textes n’étaient pas éloignés, au contraire ! Son travail consistait justement à appliquer concrètement l’ Evangile dans les réalités humaines et sociales, en suscitant des actions éclairées et innovantes, qui puissent répondre aux questions des périphéries existentielles de sa ville, et ensuite du monde entier. Aujourd’hui son œuvre est reprise par de nombreuses initiatives qui portent son nom.
L’une d’elles vient de souffler ses 35 bougies, c’est le Centre International d’ Etudiants Giorgio La Pira qui a fêté cet anniversaire le 25 mai, en présence de nombreux amis venus pour l’occasion à l’Auditorium de Loppiano (Fi). La journaliste Maddalena Maltese leur a fait parcourir l’album de famille, une rétrospective très éloquente de toutes ces années au service des jeunes les plus divers. Au cours des années 70, à Florence aussi, on notait un phénomène nouveau pour l’Italie : de nombreux étudiants arrivaient de l’étranger, en particulier d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. Mais l’Italie n’était pas prête, ni sur le plan administratif, ni au plan culturel et humain à accueillir toutes ces personnes. Le Cardinal Benelli, archevêque de la ville, se mobilisa en s’inspirant précisément des idées de Giorgio La Pira et demanda à Chiara Lubich de l’aider. Quelques jours plus tard trois jeunes du mouvement des focolari se présentèrent à lui pour aller visiter au cœur de Florence des lieux susceptibles d’accueillir ces étudiants et où ils puissent se sentir chez eux. C’est de là que tout a commencé.
Aujourd’hui le diocèse de Florence est confié à Giuseppe Betori. Dans son intervention il a souligné la dimension prophétique de l’idée du Cardinal Benelli et de Chiara Lubich car elle a conduit le Centre La Pira à être un lieu à la pointe du dialogue avec la diversité des cultures et des situations, en particulier avec le monde qui souffre, ceux qu’on oublie souvent ou qu’on relègue au dernier rang. Quant à Joseph Levi, le Rabbin responsable de la communauté juive de Florence, il a trouvé dans cette culture du dialogue et de la réciprocité une vraie richesse offerte à la ville et à la croissance de son tissu social dans un esprit de fraternité. En témoignent de nombreuses expériences, comme celle de Jean-Claude Assamoi de la Côte d’Ivoire : « Le Centre m’a aidé alors que je passais un moment difficile en m’hébergeant sous son toit, ainsi que d’autres étudiants. Je suis ensuite entré dans l’équipe comme formateur dans le domaine de l’éducation à la mondialisation…De nombreux étudiants africains ont suivi mon parcours et se sont transférés ailleurs en développant des relations de travail entre leur pays d’origine et celui qui les a accueillis, fidèles à l’esprit de dialogue et d’unité vécu à Florence »
Les périphéries que La Pira affectionnait et qu’aujourd’hui le pape François nous invite à connaître, sont au cœur d’une prophétie qui devient chaque jour concrète et actuelle, grâce à cette fraternité en actes.
3 Juin 2014 | Focolare Worldwide
« En général, la situation de la capitale Bangui s’améliore. Dans le reste du pays, il y a des réalités très variées, nos communautés sont dans des zones relativement calmes, mais depuis décembre dernier, il y a une zone de la ville où des petites représailles mais aussi des meurtres ont été perpétrés. Il s’agit du quartier musulman et des alentours. Les gens ne peuvent pas retourner dans leurs propres maisons et ils continuent à vivre dans les camps de réfugiés, autour de l’aéroport, dans les églises et dans la mosquée centrale ». «La journée du 28 mai a commencé normalement, avec les activités d’un jour quelconque de la semaine. Au courant de l’après-midi, il y a encore eu des échauffourées dans les quartiers « chauds ». A un certain moment, un groupe armé a fait irruption près de l’église de Notre Dame de Fatima, a ouvert le feu sur les gens qui étaient réfugiés là et a pris en otage une quarantaine de personnes. Il y a eu une quinzaine de morts et beaucoup de blessés. Sur les quarante otages, on a retrouvé 39 cadavres… ». « Les gens n’en peuvent plus. Le jeudi 29, c’était la fête de l’Ascension de Jésus. Il y avait des barricades dans les rues principales et les quartiers de toute la ville pour empêcher les voitures de passer. Le jour après, à 4 heures du matin, nous avons été réveillées par un bruit assourdissant…Des milliers de personnes qui ont défilé pacifiquement au son de couvercles de casseroles et ce, jusqu’à 7 heures. Dans d’autres parties de la ville, on continue à
entendre des tirs, parfois d’une façon plus sporadique, parfois plus intense, peut-être pour contenir la manifestation ». « Les manifestants demandent la démission du gouvernement de transition, le départ des troupes étrangères. Après six mois, elles sont accusées par la population de ne pas avoir effectué un réel désarmement des zones dites « chaudes » de la ville. Et on interprète ce fait comme une volonté de maintenir le désordre politico-militaire de la part des pays qui font partie des troupes qui sont censées pacifier le Pays, alors que l’exploitation de nos ressources continue d’une manière illégale. Le gouvernement de transition n’a pas la force de s’imposer, ni les finances pour réorganiser les forces armées nationales, qui pourraient plus efficacement défendre les intérêts de la population ».
Le jour du massacre dans l’église de Fatima, nous avons cherché avec anxiété, à avoir des nouvelles concernant les personnes de notre communauté, surtout de ceux qui vivent proches de la zone touchée. Willy, un jeune que nous connaissons a été tué et d’autres ont été légèrement blessés. Tous les autres sont saufs et réfugiés autre part. Nous tentons de nous soutenir mutuellement à travers le téléphone et quelques jeunes sont passés chez nous pour trouver un peu de réconfort ». « C’est depuis le début du conflit que nous essayons d’aider ceux qui nous sont proches, spécialement les familles, les enfants et ce, avec de l’aide concrète qui nous arrive des Jeunes pour un Monde Uni, du Soutien à distance des Familles Nouvelles et autres. Ici sur place, nous sommes également engagés à sensibiliser les jeunes à la paix, à travers les Jeunes pour un monde uni et toute la communauté ». « Nous sommes certains- conclut Monica- que Dieu a un plan d’amour aussi pour notre Pays et au milieu des graves difficultés que nous traversons, nous cherchons à être les témoins de son amour pour tous ceux qui nous entourent ».
2 Juin 2014 | Focolare Worldwide
« Des salutations cordiales par les presque deux cents participants à notre sixième Mariapolis au Myanmar! La majorité des participants a fait de longs voyages pour rejoindre le séminaire de Taunggyi dans les montagnes de l’Est du pays: douze heures de voyage depuis Yangon, environ vingt heures pour ceux du sud, certains ont marché depuis leur village pendant trois bonnes heures pour prendre le bus et ensuite continuer le voyage pendant dix autres heures. » Vivienne et Roberto nous écrivent du Myanmar, en conclusion de quelques jours vécus ensemble début mai pour la « Mariapolis », rendez-vous typique des Focolari, durant lequel des personnes de tous âges et milieux sociaux essayent d’expérimenter la fraternité qui naît de l’Évangile, aussi lorsque – comme dans le cas du Myanmar – il n’y a pas que des chrétiens. « Nous étions des catholiques, avec une représentation de chrétiens d’autres confessions et quelques bouddhistes. » « Le climat froid de Taunggyi – continue le témoignage – en contraste avec la chaleur de 40 degrés de Yangon, nous a déjà fait sentir dans un petit ‘paradis’. Mais c’était surtout la température de notre amour réciproque – qui se mesurait avec un thermomètre de nos « actes d’amour » personnels et ceux reçus – qui a augmenté chaque jour. » Pour aider dans la préparation et dans le déroulement, quelques focolarini sont venus de Thaïlande qui, ces derniers jours, vit des moments difficiles en raison de la tension politique, ainsi que quelques séminaristes qui se trouvaient là en vacances.
« Je suis responsable d’une association de mamans dans mon village », raconte Felicita Khin San Moe. « Avant de venir, il y avait un problème, parce que quelques membres se disputaient entre elles. Durant ces trois jours de Mariapolis, j’ai changé d’idée. J’ai décidé de demander pardon aux mamans à mon retour, comme signe d’amour. » « Même si je suis de l’Église baptiste, je pense être ici grâce à Marie, Notre Mère », déclare Eden Htoo, 19 ans. « Je ferai de mon mieux pour faire grandir la graine de l’amour réciproque qui a été plantée dans mon cœur et pour la partager aussi avec les autres. »Michael confie qu’il s’est senti « encouragé à avoir plus de respect pour des personnes d’autres religions. » Et Paulina, 18 ans: « Cette phrase m’a plu: « Si tu veux être aimé, tu dois aimer en premier ». Je n’ai jamais essayé de demander pardon après m’être disputée avec quelqu’un, je pensais que cela aurait été un coup à mon ego. Au contraire, j’ai compris qu’il est important de demander pardon. Avant, je détestais ceux qui me haïssaient, mais, maintenant, j’essayerai de faire ainsi: plus ils me détesteront, plus je les aimerai ».
Mgr Matthias U Shwe était parmi les participants, lui qui avait connu le Mouvement des Focolari encore séminariste, grâce aux premiers focolarini italiens arrivés au Myanmar en 1966: « Il nous a surpris en arrivant quelques heures avant la messe de clôture. Il nous a encouragés et poussés à revenir l’année prochaine. Nous sommes partis emplis de joie – concluent Vivienne et Roberto – et avec le désir d’apporter dans notre entourage l’expérience d’unité vécue ces derniers jours. » 
1 Juin 2014 | Focolare Worldwide, Senza categoria
Le Seigneur est grand! Un jour, en me rendant au travail, je rencontre dans le train une dame que je connais de vue, parce qu’elle fréquente la même église que moi. Nous nous saluons et commençons à discuter. Elle me dit: « Je vois que vous êtes marié. Avez-vous des enfants? » « Je réponds oui, que je suis père de deux magnifiques filles dont je suis fier. Lorsqu’à mon tour je lui demande si elle a des enfants, elle éclate en sanglots devant tous les passagers, à mon grand embarras. Je m’excuse, et elle me raconte sa situation: « Hier, après avoir examiné le résultat de mes analyses, mon gynécologue m’a annoncé que je ne pourrai pas devenir maman. Pour moi, qui suis mariée depuis neuf ans, c’est une grande douleur. » Je l’écoute avec beaucoup d’attention, ensuite je l’invite à ne pas se résigner, mais à continuer à avoir foi en Dieu. Moi aussi, je m’unirai à sa prière. Trois semaines après, je revois la même dame à la sortie de la messe: radieuse, elle m’attendait pour m’annoncer une bonne nouvelle: « Je suis enceinte de trois semaines. Le Seigneur est grand! » Après neuf mois est né Emanuele, un magnifique bébé. W.U. – Rome Traductions J’avais besoin d’argent et j’avais réussi à trouver un travail: faire des traductions. Un jour, une amie m’a confié qu’elle traversait un moment difficile économiquement. Je lui ai alors offert de partager avec moi le travail que je faisais. Le même jour, est arrivée l’offre d’un travail qui me permettait de gagner le double de ce que j’avais partagé avec mon amie. E.M. – Açores Le camarade de classe Un jour, un de mes camarades de classe a commencé à jeter en l’air livres et cahiers, pestant contre Dieu: « Pourquoi n’es-tu pas là quand j’en ai besoin? Que fais-tu là-haut? » Je ne comprenais pas pourquoi il faisait cela, jusqu’à ce que j’apprenne que sa mère devait être opérée du cancer. Je me suis rapprochée de lui, partageant avec lui cette grande douleur et, à la fin, ensemble, nous avons demandé à Jésus que l’intervention se passe bien. Les autres élèves ont aussi prié. La classe semblait transformée: cet épisode nous avait rendus plus unis. L’intervention a réussi et nous avons tous remercié Dieu. J.S. – Allemagne
31 Mai 2014 | Non classifié(e)
« En cette fin d’année universitaire, il est particulièrement significatif que l’Institut Sophia (IUS) accueille, dans le cadre des “Chaires de Sophia”, M. Donald Mitchell, professeur émérite de philosophie asiatique et comparée de la Purdue University (Indiana – USA) », c’est ainsi que Paolo Frizzi, le premier chercheur à conclure le cycle de Doctorat auprès de l’Institut Sophia par une étude sur le dialogue interreligieux, a introduit la soirée. « C’est une année spéciale – a-t-il poursuivi – en raison des perspectives qui se sont ouvertes dans ce secteur d’études. Depuis quelques mois nous avons mis en place un cours à plusieurs voix sur la Théologie des religions et le dialogue interreligieux, en offrant une proposition de recherche interdisciplinaire originale. Et il y a à peine deux mois, l’Institut Universitaire Sophia (IUS) a accueilli deux délégations bouddhistes venues de la Thaïlande et du Japon. Nous voici donc engagés à poursuivre l’exploration d’un horizon de grande actualité »
Le 16 mai, plus de 150 personnes intéressées et engagées étaient réunies pour connaître la vie passionnante et les chantiers de grande envergure ouverts par le professeur Mitchell : c’est d’abord sa découverte de la méditation zen, puis son rapprochement avec l’Eglise catholique et enfin sa rencontre avec la spiritualité des focolari et Chiara Lubich à Loppiano, où se trouve précisément l’Institut Universitaire Sophia (IUS). C’est au cours des années 70 qu’il devient spécialiste du bouddhisme, du christianisme et du dialogue entre bouddhistes et chrétiens, une période décisive où ce type d’échanges est progressivement apparu comme une méthode privilégiée pour la rencontre entre les religions. A partir de ce moment il a mis son expérience et ses compétences au service de nombreuses instances qui œuvrent dans ce domaine. Au fil des ans, son activité l’a conduit à des qualifications de très haut niveau. C’est aujourd’hui l’un des experts les plus prisés dans son domaine et l’on fait appel à lui pour diriger d’importants colloques internationaux entre Chrétiens et bouddhistes, ce qui permet de nouer de précieux liens avec des personnalités reconnues au sein des divers courants du bouddhisme. Parmi ceux-ci Gishin Tokiwa, professeur de bouddhisme Zen au Japon et président de la F.A.S. Society, fondée par Shin’ichi Hisamatsu, dont la vie et la pensée présentent de profondes affinités avec la parcours et la spiritualité de Chiara Lubich et des focolari. De frappantes ressemblances ont aussi caractérisé les rencontres et les échanges avec Keiji Nishitani, l’un des plus célèbres philosophes japonais du XXème siècle, ainsi qu’avec beaucoup d’autres personnalités, dont le Dalai Lama.
Les travaux scientifiques du professeur Mitchell font preuve d’un sage équilibre entre les défis d’ordre théologique et l’expérience de terrain, ce qui leur confère une originalité propre : de fait, ce qui manque très souvent dans la production écrite et les discussions concernant les relations interreligieuses, c’est précisément cet équilibre qui est essentiel pour comprendre ce que signifie rencontrer réellement l’autre. En ce sens l’exposé du professeur Mitchell a démontré avec pertinence comment le dialogue interreligieux auquel fait souvent référence l’actualité de graves situations conflictuelles, est porteur de grandes potentialités de paix, de progrès social et spirituel, à condition – comme l’a affirmé il y a quelque temps déjà le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux – que celui-ci devienne l’affaire de tous et non d’une élite »
“Mon espérance – a conclu le professeur – c’est qu’aujourd’hui, au sein de toutes les religions, les mouvements de simples fidèles, qui ont en commun beaucoup de valeurs, puissent travailler ensemble à l’unité de la famille humaine, en prenant particulièrement soin des enfants et de la nature. Chiara Lubich l’a écrit : « Soyez une famille », je pense que nous devons prendre au sérieux cet appel prophétique » Source: Institut Universitaire Sophia