14 Déc 2015 | Focolare Worldwide, Senza categoria
Cela fait impression, découvrir que dans le monde n’existent pas seulement exploitation, concurrence déloyale, jeux d’intérêts. Il y a des entrepreneurs, comme par exemple ceux qui adhèrent au projet pour une Économie de Communion (EdC) – un millier dans le monde – qui, dans le fait de poursuivre l’objectif d’un profit qui assure vitalité et continuité à leur entreprise, veulent vivre la »culture du ‘donner’ » selon les finalités du projet lui-même : l’aide aux pauvres et la formation des nouvelles générations à une telle culture. Et pour que cela se réalise, ils mettent librement, à la disposition du projet, une partie de leurs bénéfices. Socoro et Gomes, brésiliens, habitent à Taguantinga, ville du District Fédéral. Ils sont déjà parents de six enfants, lorsqu’il perd son travail à cause de sa dépendance à l’alcool. Pour faire vivre la famille, elle travaille comme domestique à l’heure, mais les rentrées sont très minimes et les enfants, laissés seuls, sont désorientés au point que le plus grand, devenu adolescent, se laisse prendre par la drogue. Et c’est à partir de là qu’arrive une première aide de la part des Focolari : l’insertion du jeune ado dans la Fazenda da Esperança, une communauté d’aide animée par la spiritualité du Focolare. Un autre problème s’ajoute pour la famille et c’est celui de la maison : même si celle-ci est presque délabrée et tout-à-fait insuffisante pour une famille aussi nombreuse, ils risquent de la perdre car ils ont arrêté de payer celui qui avait anticipé l’argent. Cette problématique a été présentée à la Commission EdC de leur région. Après une analyse attentive, on leur offre un prêt pour couvrir les arriérés, à restituer dans le temps, selon leurs possibilités. Entre-temps, Gomes commence une activité avec des bonbonnes de gaz, mais à cause de son problème d’alcool, il ne réussit pas à la garder avec un bilan positif. Ce sont des temps durs pour eux. Au grave malaise économique s’ajoutent des suspensions, des différends, un manque de dialogue. Au milieu de toutes ces difficultés, lui fait également un infarctus. Alors qu’ils ne l’attendent absolument plus, Socoro se voit offrir un travail fixe, comme domestique dans la maison d’un cardinal, qui lui régularise la situation au niveau du travail et lui donne un salaire juste. Un jour, il se rend auprès de la famille et a une conversation importante avec Gomes, qui décide d’ en finir avec l’alcool et de changer de vie. Par la suite, ils reçoivent aussi la visite de deux membres de la Commission EdC, venus pour vérifier la situation de l’habitabilité de la maison. C’est ainsi que peu de temps après, on propose leur insertion dans le programme Habitaçao, qui, dans le projet EdC prévoit l’assainissement et la restructuration des logements des familles extrêmement pauvres. « Quand je l’ai appris – confie Socoro – j’ai ressenti une grande émotion. J’avais la sensation que c’était Dieu lui-même qui nous donnait cette possibilité ». Le travail de restructuration est réalisé en grande partie par des personnes de la communauté des Focolari, dont certaines y travaillent de 5h30 du matin à 19h le soir. Maintenant dans le logement, il y a un salon, salle à manger, une salle de bains, la chambre pour les parents, une pour les filles et une pour les garçons. Vivre dans une maison avec de telles possibilités aide celui qui y habite à retrouver sa propre dignité. Gomes, qui s’est complètement remis de l’alcool, semble être une autre personne. Les deux filles plus grandes fréquentent l’université grâce à une bourse d’étude. « En voyant les filles aussi concentrées à étudier – raconte Gomes – j’ai moi aussi senti le désir de m’inscrire à un cours pour adultes afin d’obtenir le diplôme du niveau des moyennes secondaires ». Malgré le fait que cela fait 38 ans qu’il n’étudie plus, c’est un défi qu’il veut relever. Dans la classe, il apprend à surmonter la honte de se sentir vieux, mais avec la bonne volonté, il réussit et y arrive. Lorsque les concours se font à la Banque du Brésil et au Ministère du Tourisme, il réussit à se classifier parmi les 200 premiers et est engagé à la banque avec la qualification d’employé.
13 Déc 2015 | Non classifié(e)

« Le Magnificat », vitrée, Communauté de Taizé.
Au cœur de cet hymne puissant qu’est le Magnificat, où se rassemble l’impulsion des prophètes avec la prophétie de la rédemption, est insérée une allusion à la miséricorde divine, qui semble être une rhétorique ajoutée. J’ai plutôt l’impression que cette allusion à la miséricorde du Père, au cœur de l’hymne, a une valeur capitale et contient l’explication de cette concise, exubérante énumération de faits divins, qui donne à l’improvisation poétique de la jeune fille de quinze ans, qui gardait et laissait Jésus grandir en son sein, une beauté inouïe et une immédiateté constante. Dans la première partie, Marie exalte le « Puissant qui a fait de grandes choses » à sa « servante », si bien que toutes les générations suivantes la déclareront bienheureuse. Dieu a réalisé le miracle de l’incarnation du Verbe par l’intermédiaire d’une jeune fille pauvre, humble, d’un obscur village d’Israël; acte dont viendra le salut de l’humanité de tous les temps. Elle observe ainsi: « son nom est saint – et sa miséricorde (va) de génération en génération… ». La rédemption naît donc d’un acte de pitié du Père divin envers les hommes. S’il a accompli ce prodige d’amour, que seul un Dieu pouvait accomplir, de faire naître son Fils sur terre grâce à une jeune fille du peuple et de le faire mourir sur l’échafaud pour le bien de l’humanité, cela est dû à un acte de miséricorde, à un miracle de cette miséricorde, qui est l’amour élevé à son apogée. Il exige que l’on pardonne au frère non pas sept fois, mais soixante-dix fois sept: en pratique toujours, à l’infini. Aimer jusqu’à donner sa vie pour autrui. Dieu « a secouru Israël, son serviteur, – sans oublier la miséricorde… ». En définitive, tout, dans le gouvernement divin, se rapporte à la miséricorde. Ce sera confirmé et clarifié dans le comportement de ce Jésus, l’amour dont Marie parle, autant lorsqu’il donnera à manger aux foules et soignera les infirmes, que lorsqu’il flagellera les marchands du temple et hurlera des paroles amères à l’encontre des pharisiens et des orgueilleux. C’est l’hymne de la totale révolution chrétienne. Mais son aspect le plus révolutionnaire se trouve justement dans ce qui en est le principe: la miséricorde. Pour elle, il ne détruit pas, mais crée, parce que l’amour de Dieu et de l’homme ne produit que le bien. Le Magnificat précise les directives du processus d’évolution, changement et renaissance, dans lesquelles socialement et politiquement, ainsi que spirituellement, se traduit l’idéal évangélique. Un changement qui part de l’amour, et se concrétise dans la miséricorde. Un idéal similaire revêt aujourd’hui un caractère d’urgence et d’actualité nouvelle. Surgissent de toutes parts idéologies et contestations, guérillas et révoltes: de grandes et belles aspirations sont urgentes, mais des programmes destructeurs et de haine sont introduits. Marie enseigne comment orienter et construire cette révolution. C’est une femme, la mère de Dieu, qui enseigne avec la parole et la vie: la vie de la mère de la miséricorde. Son exemple vaut d’autant plus aujourd’hui que la féminité est réévaluée. Marie nous enseigne la route de la miséricorde. Sont désormais évidentes l’inutilité et l’absurdité des guerres, c’est-à-dire de la haine, et la nécessité de systèmes rationaux, faits de négociations, de dialogue et, surtout, d’interventions et dons. Celui qui peut donne à celui qui ne peut pas. Nous le voyons: l’envoi d’armes et d’argent en faveur de tel ou tel peuple sert à alimenter les conflits, dans lesquels la population souffre, agonise et meurt. Et à déposer des germes de haine contre ces mêmes donateurs. La perspective de cette jeune fille, qui entonnait au milieu des pauvres le Magnificat, c’est-à-dire la méthode de la miséricorde, est une perspective d’intelligence divine et humaine, la seule capable de résoudre le problème d’un monde menacé par une ultime catastrophe définitive, provoquée par la stupidité de la haine, drogue de suicide. En définitive, pour retrouver la paix, avec le bien-être, nous devons soigner les plaies matérielles et morales des personnes qui souffrent, des deux côtés de l’Atlantique, en Europe et en Asie, en Amérique et en Afrique, en utilisant une pitié, fruit de compréhension; une charité, qui n’est pas faiblesse, mais élimination d’injustices et d’égoïsmes pour faire de la coexistence une cohabitation, des nations une famille. C’est ce que veut Jésus, le fils de Marie, comme l’assure également sa Mère. Igino Giordani, in «Mater Ecclesiae» n° 4/1970 www.iginogiordani.info
12 Déc 2015 | Non classifié(e)
12 Déc 2015 | Focolare Worldwide

Antonio Diana
(Photo Sergio Siano)
Organiser une entreprise aujourd’hui n’est certainement pas une ‘entreprise’ facile. Spécialement à Caserta, une zone de l’Italie du Sud, connue comme »terre des feux », pour ses bûchers de déchets toxiques. Et pourtant »une terre splendide – comme l’a défini Mgr D’Alise à l’occasion de la visite du Pape – éventrée et prise pour dépôt de déchets. Il y a un chômage à en couper le souffle, qui arrache l’espérance et mortifie les nouvelles générations… ». En dialogue avec Antonio Diana, président d’Erreplast une industrie de ce territoire qui s’occupe du recyclage des déchets : – Comment cela vous est-il arrivé de vous retrouver à la tête d’une entreprise qui force le respect comme la vôtre ? « Le 26 juin ’85, mon père, Mario Diana, entrepreneur, est tombé, victime innocente, tué par la Camorra, laissant notre famille à une bifurcation : construire un futur dans des terres plus tranquilles ou bien continuer à témoigner que la renaissance sociale, morale et culturelle de cette terre est possible. Ensemble avec beaucoup de personnes honnêtes, après trente ans nous pouvons dire avoir nous aussi donné une modeste contribution pour redonner de l’espérance aux jeunes et au territoire de cette province ». – Peut-on réellement organiser une entreprise d’une façon éthique dans un contexte aussi problématique et de plus, dans un secteur ‘critique’ comme celui des déchets ? « C’est possible, à condition de ne pas se laisser prendre par les habitudes et de rester sur le marché sans s’abaisser à faire des compromis. Même si le risque d’apparaître comme un dingue est bien concret. Aujourd’hui, le groupe est constitué de 5 entreprises, de plus de 160 personnes, d’un volume d’affaire d’environ 40 millions d’euros, 5 installations industrielles pour la récupération et le recyclage de plus de 80.000 tonnes /an de déchets d’emballages et de récolte différenciée ». 
Antonio Diana
(Photo Sergio Siano)
– Nous savons que dans vos programmes, en plus des continuelles innovations du processus de travail, il y a une particulière attention à l’environnement, à la durabilité et à l’aspect social… « En juin 2013, à côté des activités industrielles, nous avons créé une Fondation intitulée à mon père, avec le but de promouvoir des actions orientées à la protection de l’environnement et du territoire, à la valorisation du patrimoine culturel, historique et artistique, national et local, à la formation des jeunes avec des projets de collaboration avec les universités ». – Comment réussir à rester à la surface malgré la compétitivité ? « On sait que la soi-disante ‘économie souterraine’, la contrefaçon, les prêts usuriers, la corruption interfèrent avec les mécanismes de marché, altérant ainsi la concurrence. Celui qui pratique l’illégalité a certainement des avantages en matière de compétitivité mais ceux-ci ne génèrent pas un système industriel sain qui est la structure portante d’un pays avancé. Mais alors que l’agir illégal à longue échéance, rend opaque la capacité d’accroître des compétences et la créativité, les bonnes pratiques de la légalité portent à la flexibilité, à l’efficience pour l’amélioration de la qualité des procédés et des produits, à la continuelle recherche de la réduction des coûts. Faire des projets à longue échéance, assumer et rétribuer régulièrement, éviter les gaspillages, écouler correctement les propres déchets, ce sont tous des comportements qui concourent au développement global et qui, paradoxalement, permettent à l’entreprise d’être en concurrence, dans une réelle économie de marché ». – Deux paroles encore sur les ressources humaines ? « J’ai toujours essayé de créer un contexte d’entreprise (de la recherche des collaborateurs, à la structure de gouvernance) qui conjuguent les résultats économiques avec la promotion sociale. Je suis convaincu qu’une entreprise a avant tout, besoin de redécouvrir à l’intérieur d’elle-même et à tous les niveaux, d’être essentiellement une communauté d’hommes en chair et en os, de personnes qui donnent un sens à ce qu’ils font s’ils reconnaissent la contribution qu’ils apportent à la collectivité. Et on rejoint cela en valorisant la dignité du travail de chacun, dans la transparence et dans le partage des projets ».
11 Déc 2015 | Focolare Worldwide
En 2015, en même temps que le Synode sur la famille, les familles des Focolari, très actives en Corée du Sud, se devaient d’organiser quelque chose d’inédit.
En ces temps de crise des rapports familiaux, le week-end des 2-4 octobre a été consacré à une ‘École de pardon pour couples’, pour 120 couples, au Chong Hasang Education Center de Séoul, et simultanément à Pohang. Ces couples étaient, à la fin, tous d’accord sur la nécessité d’un dialogue vrai entre les conjoints. « Au lieu de laisser mesquineries et blessures enfouies – disait un couple – il est nécessaire d’affronter avec courage la situation, en parler, demander et recevoir le pardon. » Un dialogue qu’ils ont expérimenté ici, et ils en retiennent maintenant l’essentiel pour améliorer leur relation et pouvoir communiquer sur des choses qui normalement ne sont pas faciles à dire.
Les personnes engagées en paroisse – 119, venues de tous les diocèses de la Corée du Sud – ont également eu leur moment de réflexion. Le 26 octobre, accompagnées par 18 prêtres et 5 religieuses, elles ont réfléchi sur ‘Paroisse, maison d’amitié, école de communion’. Une journée vécue sous l’enseigne de la spiritualité de l’unité pour donner une contribution à la qualité du service à la paroisse rendu dans la pleine communion des laïcs entre eux et avec les prêtres, au-delà des différences de rôle, âge, points de vue. Les témoignages confirmaient que des incompréhensions et conflits peuvent être surmontés par la charité réciproque, et pour retrouver l’unité dans la réconciliation. Au profit de toute la communauté paroissiale.
‘Un jour au café pour le Népal.’ Objectif: récolter des fonds pour Lamjung où, en avril dernier, un terrible séisme s’est produit. C’était l’invitation des Jeunes pour un Monde Uni le samedi 5 septembre dans un bar de Séoul. Le moment fort a été la vidéoconférence avec trois villes d’Asie: Katmandou, Mumbai et New Delhi. Depuis l’Inde, ils ont raconté comment ils ont envoyé de l’aide au Népal: en travaillant à temps partiel, en organisant des dîners, des concerts. Une jeune participante, Natasha, au chômage, a donné 5000 roupies. Expérimentant le centuple de l’évangile, elle a été engagée par une entreprise à peine trois jours après. C’est désormais une tradition. Dans une salle à manger réservée aux députés du parlement coréen, les Focolari tiennent mensuellement, pour qui le souhaite, le Forum social pour l’unité, qui a atteint sa 32e édition le 17 septembre dernier. Durant ce forum, le « Rainbow Dream Project » a été présenté. C’est un programme éducatif et créatif pour les écoles qui, en partant d’une vision intégrale de la personne (la couleur blanche, la lumière), intercepte sept principaux aspects éducatifs (correspondant aux sept couleurs de l’arc-en-ciel). À chaque couleur est associé un comportement qui, à son tour, embrasse de nombreuses dimensions, en maintenant un regard aussi unitaire que varié selon les situations dans lesquelles l’élève se trouve. Le projet prévoit aussi la lecture communautaire, au début de chaque mois, d’un extrait d’évangile et le partage à tour de rôle, par radio, des expériences suscitées par cet extrait. Depuis 2009, ce projet est mis en pratique à la Maegoe High School de Chungbuk depuis que quelqu’un avait suggéré au Père Matteo Park, préoccupé par la nouvelle charge de proviseur, d’introduire la spiritualité de l’unité dans les programmes de l’école. Samedi 28 novembre, l’initiative redémarre: « Apporter le charbon » des Jeunes pour un Monde Uni. Charbon et combustibles pour le chauffage sont livrés aux personnes âgées qui vivent seules et abandonnées. Mais c’est juste une excuse pour nouer des relations. Et pour sensibiliser les jeunes. « Tu ouvres le robinet – écrit l’un d’eux, étonné – et l’eau chaude sort abondamment; tu appuies sur un bouton et la chaudière réchauffe toute la maison, tu es blotti sous la couverture pour regarder la télé. C’était un jour d’hiver ordinaire pour moi. Avant, je pensais que c’était normal d’être ainsi… Mais maintenant je sais que, près de moi, quelqu’un a besoin de mon amour… »
10 Déc 2015 | Non classifié(e)
« Ici, nous sommes tous impliqués pour aider l’insertion des réfugiés dans le pays – écrivent-ils d’Allemagne. Une personne donne des leçons d’allemand, une autre met à disposition un logement, une autre encore offre son temps pour être avec eux. Ces prochains jours, nous attendons l’arrivée de neuf mineurs non accompagnés, provenant de Syrie et d’Afghanistan. Pendant six mois, ils habiteront dans notre centre d’Ottmaring, suivis par des assistants sociaux de la ville. »
« Ici, à Dallas – écrivent-ils du Texas – nous avons fait une marche pour la paix pour récolter des fonds pour les réfugiés syriens. » « Nous, en revanche – expliquent-ils de Houston – nous avons pensé nous rencontrer pour une journée de ‘team building’: à travers jeux, dynamiques, travaux de groupe et autres activités, nous avons appris comment on devient une ‘équipe’. Le 22 novembre, nous avons organisé une prière interreligieuse pour la paix. Étaient présents des juifs, musulmans, hindous, chrétiens. L’archevêque était aussi avec nous. »
De Californie, ils signalent qu’au dîner annoncé à Los Angeles, au profit des réfugiés du Moyen-Orient, une centaine de personnes de cultures et Églises différentes étaient présentes. Après avoir prié pour les victimes des attentats à Beyrouth et Paris, les jeunes ont présenté quelques initiatives en faveur des réfugiés, réalisées dans le monde dans le cadre de United World Project, la plateforme internationale où des initiatives, grandes et petites, comme ce dîner, trouvent une visibilité. Dans leurs paroles, la conviction unanime que chacun peut être semeur d’espérance dans son propre environnement. Un dîner de ce genre aura également lieu à San Francisco en décembre. « A partir du 30 octobre – informent-ils d’Espagne – dans le Centre Luminosa (près de Madrid), il y a chaque samedi soir une prière communautaire pour la paix, animée à chaque fois par un groupe différent (jeunes, familles, prêtres, etc.). C’est le point de départ pour ensuite s’engager, non pas en paroles, mais en actes, d’une manière nouvelle et un effort renouvelé, pour la paix. » Très animés les échos de Bahia Blanca (Argentine), après la manifestation annoncée dans la rue le 20 novembre. L’idée, simple et audacieuse, était d’inviter tout le monde, vraiment tout le monde, pour sensibiliser sur comment construire la paix. Le lancement, diffusé par une radio locale, avait été repris sur les réseaux sociaux. À 19h30, la place centrale commence à se remplir de couleurs et de musique. Banderoles, affiches, flyers proposent ce qu’il faut faire pour résoudre les conflits avec le dialogue et ainsi générer la paix: offrir un sourire, parler sans crier, raconter quelque chose de drôle, accepter les idées de qui pense différemment, faire à l’autre ce qu’on aimerait qu’on nous fasse, etc. Sur scène s’alternent chansons (un chœur avait offert de se produire grâce à l’invitation sur Facebook), brèves interventions et animations. « L’expérience d’aujourd’hui est seulement un premier pas qui confirme que lorsqu’on est ensemble, les petites choses peuvent devenir puissantes. Il est donc urgent de commencer à nous bouger, en commençant par la vie quotidienne. » Toujours en Argentine, à Paraná, la communauté locale a organisé deux soirées œcuméniques de prière pour la paix et pour les persécutés à cause de leur foi, animées par des membres de différentes Églises avec lesquels elle est en contact. Avec des témoignages de réfugiés et des familles qui les ont accueillis, en plus de la prière, tant nécessaire et sincère, ils voulaient donner de la visibilité au chemin accompli ensemble pour sensibiliser à l’accueil et à l’inclusion. Alors qu’à Tokyo (Japon), au ‘Syrian Café’ – un espace de rencontre et de dialogue – ils ont récolté une belle somme pour envoyer à Damas, nous apprenons qu’à Asunción (Paraguay), du 18 au 20 décembre, aura lieu un camp pour la paix organisé par les Juniors pour un Monde Uni, la branche ado des Focolari.
9 Déc 2015 | Focolare Worldwide
Le projet Cuisines solaires pour Mont-Organisé (Haïti), « naît de la nécessité d’aider Haïti à faire face à la crise économique et environnementale liée à la déforestation, en introduisant justement des cuisines à énergie solaire. Ces dispositifs se basent sur le solaire à concentration : ils génèrent de l’énergie thermique de la lumière du soleil qui passe à travers une loupe. Énergie qui est ensuite emmagasinée dans une ‘batterie’ thermique qui peut garder la chaleur pendant 20 heures, et qui permet donc de cuisiner aussi pendant la nuit. Les matériaux choisis pour réaliser les cuisines sont durables, biodégradables et le dispositif, naturellement, ne requiert pas de combustible », explique le rapport réalisé en vue de la conférence sur le climat de Paris (30 novembre – 11 décembre 2015). Celui-ci est dédié à une série d’expériences excellentes dans la filière italienne de l’électricité pour produire et optimaliser l’énergie sans émissions. Le projet, en effet, a été signalé être parmi les »100 Italian stories » d’Enel et de la Fondazione Symbola. Le projet Cuisines solaires pour Mont-Organisé (Haïti), a été présenté le 4 juillet dernier à l‘Expo 2015 de Milan par AFNonlus, en collaboration avec l’ Ente Nazionale per il Microcredito (l’ Organisme National pour le Microcrédit), le Département d’Agriculture de l’Université de Naples Frederico II, Tesla IA srl et PACNE ONG. Et maintenant, il aboutit à la Conférence mondiale sur le climat (Cop21) de Paris, où les leaders politiques et experts de 190 pays sont engagés à mettre au point un programme en grade de sauver la planète. « Le défi du climat, qui du 30 novembre au 11 décembre voit le monde réuni à Paris pour la Cop21, ne concerne pas seulement l’environnement », souligne le Rapport, « mais il s’agit d’un défi géopolitique, technologique, économique et social. Un défi pour le futur, que nous pouvons relever. A condition d’entreprendre avec décision la voie de la green economy, de l’efficience et de l’énergie propre. Enel et Symbola racontent un nouveau cours fait d’innovation et qualité, de recherche et de compétitivité dans l’étude ‘100 Italian Stories’. Un parcours vers l’énergie durable entrepris dans notre pays [Italie] par des entreprises, des organismes de recherche et des associations ». AFNonlus (Association Action pour Familles Nouvelles onlus) , s’inspirant des principes du Mouvement des Focolari, depuis plus de 30 ans, œuvre dans 50 pays en soutien à la famille et à l’enfance défavorisée, par le biais de projets de coopération au développement.
8 Déc 2015 | Non classifié(e)
L’indiction d’un Jubilé qui lui est consacré a fait revenir sur le devant de l’actualité, bien au-delà du Vatican, le mot miséricorde, qui, aux oreilles du laïc, sonne obsolète et dense en signification particulièrement religieuse. Le non-croyant tend à ne pas accepter a priori les significations mystiques dont le mot est habituellement investi, spécialement maintenant qu’il s’élève vers une inquiétante et mondaine centralité, et dans son esprit s’alternent les différents synonymes, ou présumés ainsi, qui consentiraient à l’amener au-delà de la frontière de la chrétienté: pitié, compassion, empathie et ainsi de suite, dans une surenchère de confusion que les dictionnaires en ligne ne contribuent pas à dissiper. Vient immédiatement l’impulsion de le définir justement comme la pitié, le sentiment de qui a de la compassion, de qui perçoit émotionnellement les souffrances d’autrui comme les siennes et désirerait les soulager (notamment avec le christianisme, la signification du terme pitié s’est rapproché de celle de miséricorde). Mais, alors, pourquoi pas empathie, qui n’est pas un sentiment, mais une capacité de comprendre pleinement l’état d’âme d’autrui, de se mettre à la place d’autrui, spécialement après les découvertes des neurosciences sur les neurones miroirs qui tendent à confirmer que l’empathie ne naît pas d’efforts intellectuels, mais fait partie du code génétique de l’espèce? Ensuite, les mots pitié-miséricorde-compassion, comme presque tous les mots qui se respectent, auront la double acception positive et négative: il suffira de penser à la caractérisation péjorative comme dans l’expression « tu fais pitié », équivalente à « tu me fais de la peine », ou à l’utilisation moyenâgeuse d’appeler « miséricorde » la dague avec laquelle était infligée la mort à l’ennemi blessé (coup de grâce?). On dira que la miséricorde est bien de la compassion, mais une compassion active, qui se traduit en actes, en œuvres. Et elle représente un concept fondamental, clé de la vie chrétienne, comme le cultivé cardinal W. Kasper l’a souligné. Mais alors il faudra distinguer la miséricorde chrétienne de la miséricorde laïque – cette dernière fondée sur des valeurs humanitaires – qui, même en cheminant ensemble et en s’entremêlant, appartiennent de toute façon à deux ordres différents, qui sont respectés dans leur nature. Il ne s’agit dont pas d’opposer les bonnes œuvres laïques aux chrétiennes, mais « de rechercher cette harmonie cachée qui apporte un soulagement au monde »; et une harmonie – comme le dialogue – « ne se trouve pas dans l’homogénéité, mais vit dans la diversité… ». Mario Frontini
8 Déc 2015 | Non classifié(e)
Nous avons encore dans les yeux, les images qui nous étaient parvenues de Bangui, capitale de la République Centre Africaine, où le Pape François faisant preuve d’un grand courage, a voulu ouvrir la première »Porte de la Miséricorde ». Il s’exprimait ainsi en ce 29 novembre : « Aujourd’hui Bangui devient la capitale spirituelle du monde. L’Année Sainte de la Miséricorde est anticipée dans cette terre. Mais en cette terre souffrante, il y a aussi tous les pays qui sont en train de passer à travers la croix de la guerre. Bangui devient la capitale spirituelle de la prière pour la miséricorde du Père ». C’est une référence à la date choisie du 8 décembre, le Pape explique dans la Bulle que « Cette fête liturgique indique la manière d’agir de Dieu depuis les origines de notre histoire. Après le péché d’Adam et Eve, Dieu n’a pas voulu l’humanité seule et à la merci du mal. C’est pour cela qu’il a voulu Marie Sainte et immaculée dans l’amour (cfr Eph.1,4), pour qu’elle devienne la Mère du rédempteur de l’homme. Face à la gravité du péché, Dieu répond avec la plénitude du pardon. La miséricorde sera toujours plus grande que tout péché, et personne ne peut mettre des limites à l’amour de Dieu qui pardonne ». « Pendant la fête de l’Immaculée Conception – continue François – j’aurai la joie d’ouvrir la Porte Sainte. Ce sera en cette occasion, une Porte de la Miséricorde, à travers laquelle quiconque passera pourra expérimenter l’amour de Dieu qui console, qui pardonne et donne de l’espérance ». Mais il n’y a pas seulement la surprenante nouveauté d’ouvrir la première »porte sainte » dans la lointaine Bangui, car François désire qu’on en ouvre beaucoup, dans le monde entier, afin de donner à tous les chrétiens la possibilité de la traverser avec les mêmes effets de renouvellement intérieur que pour celui qui le fera à Rome, centre de la chrétienté. En effet, le Pape poursuit dans la »Bulle », montrant que « le dimanche suivant, le Troisième de l’Avent, on ouvrira la Porte Sainte dans la Cathédrale de Rome, la Basilique de Saint-Jean-de-Latran. Successivement, on ouvrira la Porte Sainte dans les autres Basiliques Papales. Ce même dimanche, je décide que dans chaque église particulière, dans la Cathédrale qui est l’Église Mère pour tous les fidèles, ou bien dans la Concathédrale ou dans une église ayant une signification spéciale, on ouvre pour toute l’Année Sainte une Porte égale de la Miséricorde ». Il voudrait l’avoir aussi dans les Sanctuaires, dans les buts de tellement de pèlerins, et dans tous ces « lieux sacrés où souvent ils sont touchés dans le cœur par la grâce et qu’ils trouvent la voie de la conversion ». Chaque pays donc sera directement impliqué « à vivre cette Année Sainte comme un moment extraordinaire de grâce et de renouveau spirituel ». Le Jubilé, par conséquent, sera célébré à Rome « ainsi comme dans les Églises particulières, signe visible de la communion de toute l’Église ». Lis le texte complet : Bulle d’indiction
7 Déc 2015 | Non classifié(e)

(C) CSC Audiovisivi
«Gerade haben wir das 60-jährige Bestehen unserer Bewegung gefeiert. Ein Ereignis, reich an überaus kostbaren Geschenken: Beim ersten Treffen der Fokolarinnen am Vortag, dem 6. Dezember, würdigte Erzbischof Stanislaw Rylko, der Vorsitzende des päpstlichen Laienrates, mit bewegenden Worten unser Charisma. Außerdem überbrachte er uns eine umfangreiche, ebenso väterliche wie freundschaftliche Botschaft von Johannes Paul II.. Am 7. Dezember folgte dann die allergrößte Überraschung: ein Anruf des Papstes selbst, der seine Dankbarkeit und die besten Wünsche zum 60-jährigen Bestehen unserer Bewegung, für ihren Einsatz im Dienst an Kirche und Welt zum Ausdruck brachte. Was heißt das für uns? Ich glaube, es wird einige Zeit brauchen (…), um die Worte des Papstes zu bedenken und mit Leben zu füllen. Ich denke da besonders an seine moderne Definition unserer Berufung als „Apostel des Dialogs“. Schon auf den ersten Blick erahnt man die reichhaltige Bedeutung dieses Wortes. (…) Heute stehen wir vor einem neuartigen Werk, das es in dieser Form vor 60 Jahren noch nicht gab. Und dieses Werk ist immer wieder in den verschiedenen Phasen seiner Geschichte – der Entstehung, des Wachstums und der weltweiten Verbreitung – von den Vertretern der Kirche(n) hier auf Erden gesegnet worden. Wir Fokolare sind uns nun sehr wohl der Tatsache bewusst, dass der wahre Gründer dieses Werkes der Heilige Geist ist. Infolgedessen betrachten wir uns als seine – wenn auch stets unzulänglichenen und schwachen – Mitarbeiter. Und so haben wir den Mut, voll Freude und Dankbarkeit die Worte des Hohenliedes zu wiederholen: „Mein eigener Weinberg liegt vor mir.“ (Hld 8,12) Wir können seine Rebzweige bewundern, die sich mittlerweile über die ganze Welt ranken und deren Trauben ein neues Volk nähren. Doch fragen wir uns im Rückblick auf jenen 7. Dezember 1943: Welche Bedeutung hat das Werk heute, nach einigen Jahrzehnten, für uns? Dieser Tag erinnert uns daran, dass damals ein Charisma des Heiligen Geistes auf die Erde kam und alles mit seinem Licht erfüllte. Es schien uns, als wollte Gott auf diese Weise den Durst dieser Welt mit dem Waser der Weisheit stillen, ihr mit seiner göttlichen Liebe neues Leben einhauchen, um so ein neues Volk entstehen zu lassen, das aus dem Evangelium lebt. Vor allem daran gilt es sich zu erinnern. Weil Gott nun in seinem Handeln ganz konkret vorgeht, wählte er für den soliden Aufbau dieses Werkes einen ersten Grundstein, mit dessen Hilfe er sein Vorhaben ausführen wollte. Und so berief er mich, eine junge Frau wie viele andere, die sich ihm an jenem 7. Dezember weihte. Es war mein „Ja“ zu Gott, dem sich schon in kürzester Zeit weitere junge Frauen und Männer anschlossen. Von diesem besonderen Licht also kündet jener Tag, von der Hingabe junger Menschen an Gott, die sich in seine Hände begeben und vorbehaltlos in seinen Dienst stellen. Licht und Hingabe an Gott: Dies waren zwei äußerst wichtige Begriffe in der damaligen Zeit allgemeiner Orientierungslosigkeit, des Hasses und der Folgen des Krieges. Es war eine Zeit des Dunkels, der Abwesenheit Gottes, seiner Liebe, seines Friedens und seiner Herrschaft in der Welt. Gott schien niemanden mehr zu interessieren. Licht und Hingabe an Gott: Diese beiden Worte will uns der Himmel auch heute wieder in Erinnerung rufen, angesichts der zahllosen kriegerischen Konflikte auf unserem Planeten und der neuen Dimension einer Bedrohung, die nunmehr der internationale Terrorismus darstellt. Licht – das steht für das Wort, das Wort des Evangeliums. Es ist jedoch noch immer zu wenig bekannt, vor allem aber wird es zu wenig gelebt. Hingabe an Gott ist notwendiger denn je in einer Zeit, in der Männer und Frauen bereit sind, für die Sache des Terrorismus ihr Leben zu geben. Wie steht es da mit uns Christen, Jüngerinnen und Jüngern eines Gottes, der Kreuz und Verlassenheit auf sich genommen hat, um uns eine neue, eine erlöste Welt zu erschließen, ein Leben, in dem der Tod überwunden ist?» Chiara Lubich
Castel Gandolfo, 11. Dezember 2003 (7.Dezember 1943 – 7. Dezember 2003) Publiziert in: Chiara Lubich, In unità verso il Padre, Roma 2004, p. 130-132.
6 Déc 2015 | Non classifié(e)
Si tu veux aller de Kagoshi à Okinawa, à mi-chemin – c’est-à-dire après une nuit de traversée en bateau – tu trouves l’île d’Amami. C’est un endroit charmant, pour sa beauté naturelle et les liens profonds qui existent entre les habitants et eux avec le milieu environnemental. On raconte qu’à la saison du repiquage du riz, il était de coutume de s’aider mutuellement en allant chez les uns et les autres pour tout le temps qu’il fallait. Un style de vie qui s’appelle encore maintenant dans l’île « esprit du lien ». À la fin du XIXème siècle les missionnaires ont débarqué en y apportant le message évangélique chrétien, qui a tout de suite eu prise sur les gens. Avec fierté, les habitants d’Amami peuvent se vanter d’avoir trois évêques originaires de leur île, plus un bon nombre de prêtres, religieux et religieuses. C’est justement l’un de ces prêtres, qui en 1996, à l’occasion d’une retraite qu’il a tenue dans l’île, lança une idée : « Pourquoi ne vous tournez-vous pas vers le Focolare ? C’est un endroit où vivent l’amour évangélique et l’unité. »
Immédiatement quelques-uns des présents prennent contact avec le centre de Nagasaki et l’année suivante deux d’entre eux ajoutent 5 heures de voitures à la nuit de traversée en bateau et arrivent à Sasebo, à deux heures de Nagasaki où se déroule la Mariapoli : un happening de quelques jours pour ceux qui désirent approfondir la spiritualité des Focolari. Evidemment ces deux personnes n’auraient jamais imaginé que 19 ans plus tard une mariapoli se serait aussi déroulée à Amami ! Ce sont 19 ans au cours desquels le chemin n’a pas toujours été facile. Joies, nouvelles énergies spirituelles, mais aussi incompréhensions et souffrances de tout genre – dépassées avec l’amour réciproque vécu de manière intense – consolident la nouvelle communauté dans l’unité. Et puisque l’unité est toujours contagieuse, la communauté s’agrandit avec le désir de faire connaître à un grand nombre ce que l’on est en train de découvrir. Ils en parlent à amis et connaissances. Ils visitent 7 paroisses. Parmi les participants de l’île et quelques-uns venus de l’extérieur, en mai dernier ce sont 150 personnes qui composent la mariapoli d’Amami. Parmi elles se trouvent des personnes qui ne fréquentent pas les milieux religieux, d’autres sont bouddhistes, d’autres encore de convictions diverses. Il y a aussi 5 prêtres et l’évêque de Kagoshima, Mgr Koriyama, qui confirme : « Le Focolare est adapté à l’esprit de lien d’Amami ».
Inattendue, quelques jours plus tard, une lettre arrive de lui à la communauté pour les remercier : « … Parmi les fruits que porte le Focolare, j’ai vu l’enracinement d’une nouvelle culture de foi et la possibilité que même les non chrétiens puissent venir librement en contact avec l’Eglise sans crainte ». Et il souhaite que la mariapoli ne reste pas un événement isolé, mais qu’elle se répète durant l’année sous d’autres formes. Cet encouragement donne des ailes. Après s’être consultés, une lettre est envoyée à tous les curés d’Amami qui communique la pensée de l’évêque et le projet d’une journée-mariapoli pour le 25 octobre. La même lettre arrive aussi chez l’évêque qui écrit : « Félicitations ! Je suis content de cette journée-mariapoli, digne d’être célébrée et inscrite dans l’histoire d’une nouvelle foi… je vous exhorte à construire, d’un seul cœur, la tradition d’une nouvelle foi pour l’évangélisation de l’île d’Amami ».
5 Déc 2015 | Focolare Worldwide
Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir prêtre? C’est la question d’une adolescente de 13 ans au Père Marco, durant une interview informelle sur les nombreux « fioretti » qui ont constellé ses années de vie et de sacerdoce. « Je ne voulais pas vraiment devenir prêtre. J’ai seulement demandé conseil à des personnes qui connaissaient le monde plus que moi, qui étaient plus adultes, pour comprendre ce qui était le plus nécessaire, à cette époque, dans l’humanité. Je pouvais être enseignant, ingénieur, j’aurais aussi aimé être architecte, ou voyager. Beaucoup de choses m’intéressaient. Et je travaillais bien à l’école. C’était les années du boom économique et j’avais toutes les possibilités. J’étais indécis, parce que j’avais une bourse d’étude à l’université, mais je voulais être utile. J’ai donc pris rendez-vous avec l’évêque. Je voulais lui demander ce qu’il en pensait, qu’est-ce qui servait le plus à l’humanité. Il était si occupé qu’il n’a pas eu le temps de parler avec moi. Je suis resté seul pendant des heures, alors j’ai pensé: ‘l’humanité n’a sûrement pas besoin de moi, mais peut-être que l’église a besoin de moi. Mais qui t’a dit que tu es aussi important? Peut-être que je ne vaux rien… Mais j’aime Jésus, je l’aimerai toujours, même si je me sens inutile’. Lorsque finalement l’évêque a trouvé le temps de parler avec moi et m’a demandé ce que je voulais, je ne voulais plus rien! Alors je lui ai confié que je pouvais peut-être collaborer… Il était surpris, indécis, mais à la fin il a déclaré: ‘Hier, j’ai posé la première pierre d’une église. Lorsque cette église sera terminée, dans six ans, il n’y aura aucun prêtre. Veux-tu être le prêtre de cette église?’ Mais mon expérience avait été celle d’un choix de Dieu avant tout, c’est-à-dire de ne pas être prêtre, mais de suivre Dieu et d’aimer Jésus. Même si tu te sens inutile, Jésus a certainement quelque chose à te faire faire. » (Père Marco – Italie)
4 Déc 2015 | Non classifié(e)
Il n’est pas facile de décrire un projet social depuis des débuts. C’est le cas de l’école de Pho Cap, dans la ville de Ho Chi Minh, au Vietnam. Elle a eu l’honneur d’une visite privée, il y a quelques jours, de la part de Laura Mattarella, la fille du Président de la République italienne, qui accompagnait son père en visite officielle. Accueillie – sans protocole – par quelques membres du Mouvement des Focolari actuellement responsables et porteurs du projet, Laura Mattarella a rendu visite à la centaine d’enfants scolarisés. L’école de Pho Cap a été créée en 1998 par un prêtre des Focolari aidé par quelques jeunes universitaires. Ceux-ci faisaient partie du premier groupe ayant connu la spiritualité de l’unité au Vietnam. Le projet, né de l’amour pour les nombreux pauvres du quartier de Binh Thanh, a vu le jour dans une maison abandonnée. Après l’avoir débarrassée des nombreuses seringues, les jeunes ont refait la toiture, les toilettes, l’eau et l’électricité, le tout réalisé grâce à de modestes dons et de nombreux sacrifices. Ils se sont transformés en peintres, manœuvres, plombiers, électriciens…L’un d’entre eux, aujourd’hui focolarino, évoque ces débuts : « Ce fut un travail pénible, mais l’esprit du Mouvement nous a poussés à aimer concrètement. Quelques ouvriers ont aussi contribué à cette action grâce à leur travail. Ce fut vraiment un projet réalisé ensemble ! » En quelques semaines ils ont rendu les lieux habitables et démarré les activités. Il a fallu alors convaincre les gens d’envoyer leurs enfants et leur faire comprendre qu’il était préférable pour eux d’étudier plutôt que de travailler. De fait beaucoup de ces enfants passaient leurs journées le long des routes de Saïgon à vendre des billets de loterie et ne fréquentaient pas l’école. Les jeunes ont dû aller chercher les élèves chez eux. Ce premier groupe a été rapidement rejoint par des jeunes filles disposées à donner de leur temps, de leurs forces et de leur dynamisme pour le projet.
Le petit groupe d’élèves qui, au début, n’avait pas de repas assuré, a pu ensuite bénéficier d’un goûter puis d’un repas par jour. Le projet n’a pas cessé de se développer et a surmonté de nombreuses difficultés. Aujourd’hui c’est une école « prestigieuse » en raison des ses résultats, mais qui reste toujours pauvre et destinée aux enfants défavorisés. Elle réussit à donner un témoignage convaincant dans cette banlieue qui n’est pas facile. Les visages et les regards des enfants de Pho Cap, majoritairement issus de familles bouddhistes, manifestent confiance, sérénité et envie de vivre. Laura Mattarella s’en est bien rendu compte. Elle a demandé les photos de cette rencontre qu’elle a qualifiée de « très belle » dans sa simplicité, empreinte de douceur et de relations profondément humaines. La directrice de l’école a commenté : « La visite de la fille du Président de l’Italie nous a encouragés à aller de l’avant dans l’esprit qui nous anime : vivre la fraternité avec tous nos collaborateurs et la transmettre aux élèves, afin qu’ils deviennent porteurs de cet esprit dans leurs familles et dans la société où nous vivons ».
4 Déc 2015 | Non classifié(e)
L’enseignement est un domaine mal payé. Cela en dit long sur la considération de la société et des gouvernements concernant l’éducation. Du 18 au 21 novembre, 2500 enseignants se sont retrouvés à Rome pour un congrès organisé par la Congrégation pour l’Éducation Catholique. L’année 2015 marque les 50 ans de la déclaration du Concile Vatican II sur l’éducation et les 25 ans du document sur les universités catholiques. « Je suis venue avec une collègue juive, et de l’Inde, il y avait des catholiques et quelques hindous – raconte Nieves Tapia, argentine, directrice du CLAYSS (Centre latino-américain d’apprentissage et service solidaire). Je sentais que c’était un fruit du Concile: l’Église en dialogue. Avec le slogan ‘Éduquer, une passion qui se renouvelle’, nous nous sommes retrouvés du monde entier, avec des réalités très différentes. » Les expériences d’écoles catholiques transfrontalières ont montré le défi du dialogue en action. Comme au Maroc, où enseignants et élèves sont musulmans. Ou dans les Philippines, pays à majorité catholique, où l’université, ouverte aussi aux musulmans, encourage les étudiants à faire le jeûne durant le Ramadan, réserve un lieu de prière non seulement aux chrétiens, mais aussi aux musulmans. « Un répit universel – affirme Nieves Tapia – non seulement en raison de la provenance géographique, mais aussi de la typologie d’écoles et d’universités représentées: publiques, privées, et beaucoup d’écoles qui travaillent avec les pauvres. » Dans l’intervention du pape François, sa passion pour l’éducation transparaissait… « Le pape a répondu à quelques questions, il a parlé spontanément, du cœur, avec beaucoup de passion. Il a souligné le besoin d’aller vers les périphéries, non pas pour faire la charité, mais parce que c’est de là que naîtra la nouvelle culture. Là nous apprenons la sagesse profonde qu’il y a dans la douleur. Si nous pensons, entre autres, aux grandes réformes éducatives (Don Bosco, Freire), nous pouvons dire qu’elles sont toutes nées dans les périphéries. François a en outre souligné l’importance de travailler pour l’unité de la personne, en mettant en jeu la tête, le cœur, les mains, de reconstruire le pacte éducatif, c’est-à-dire l’unité entre école et famille, école et communauté, le rapport avec la vie réelle sans s’enfermer dans les salles de classe et, ensuite, l’importance de sortir, aussi comme réponse à la culture d’élite qui est le grand danger de beaucoup de systèmes éducatifs, qui risquent d’exclure des personnes. » Parmi les arguments traités durant le congrès, et d’une certaine manière soulignés implicitement par le pape, il y a aussi celui de l’apprentissage-service (service learning), une filière pédagogique dans laquelle tu es personnellement impliquée… « Il s’agit d’une pédagogie que nous avons essayée d’enrichir avec l’expérience latino-américaine et avec la spiritualité de l’unité: l’apprentissage service solidaire. Il est nécessaire de laisser l’étudiant sortir de la salle de classe et se mettre au service: qu’il apprenne à faire, à vivre, à être un meilleur citoyen. Le cercle de l’apprentissage n’est pas accompli tant que l’on n’a pas la possibilité de pratiquer dans la réalité: la recherche le démontre. Cela se vérifie lorsque les jeunes apprennent à utiliser les connaissances de la salle de classe au service des autres. Par exemple, dans une école technique, au lieu de réaliser un prototype de robot, les jeunes construisent des fauteuils roulants pour des personnes qui en ont besoin. Le Service learning a presque 50 ans. Des milliers d’universités et d’écoles dans le monde entier mettent en pratique ce qu’on apprend au service des autres. » Quelles perspectives ont-elles émergé du Congrès? « La ligne directrice a été donnée par le pape. A surtout émergé la nécessité de renouveler la passion éducative et de redécouvrir ce qui existe déjà. ‘Nous devons changer l’éducation pour changer le monde’, a déclaré François. Nous sommes sur le bon chemin et c’est un signe d’espérance. »
2 Déc 2015 | Non classifié(e)
Silvana Veronesi, une des premières et plus étroites collaboratrices de la fondatrice des Focolari, nous a quittés à l’âge de 86 ans. La présidente Maria Voce, communique la nouvelle aux communautés du mouvement présentes dans les cinq continents : « Nous l’accompagnons, surs que le Ciel lui fera grande fête ». Sa première rencontre avec Chiara Lubich remonte à 1945. Elle n’avait que 16 ans et elle était à la recherche de quelque chose de grand pour sa vie. Depuis lors, fascinée par la spiritualité de l’unité, elle entre et fait partie du groupe qui, avec Chiara, donne vie à l’expérience du mouvement des Focolari. En 1949 elle va habiter Florence pour suivre des cours de médecine à la faculté. Avec simplicité, elle témoigne de la nouveauté de cette vie à des jeunes, garçons et filles, faisant ainsi jaillir la première communauté des Focolari en Toscane. On la verra ensuite à Turin puis Milan.

© CSC Audiovisivi
A partir de 1955 elle est à Rome, à côté de Chiara Lubich, assumant des tâches particulières. En novembre 1960 elle entreprend son premier voyage aux Etats Unis et au Canada, où elle pose les bases pour le développement du mouvement en Amérique du Nord. De 1961 à 1972 c’est la responsable des focolarines au centre, rôle qu’elle reprendra de nouveau entre 1990 et 2002. En 1972 les jeunes filles du mouvement lui sont confiées et elle sera en première ligne pour accompagner les nouvelles générations durant presque deux décennies. Elle leur rappelait la vive impression que lui avait faite sa première rencontre avec Chiara : « Nous avons compris que nous n’avions qu’une seule vie. Si on en avait 3 ou 4 on aurait pu prendre des routes différentes, mais comme nous n’en avions qu’une seule, cela méritait de bien l’utiliser, pour quelque chose de grand, pour quelque chose qui valait la peine de bien la vivre, pour quelque chose qui reste : c’est Dieu, nous, nous avons fait de Dieu l’Idéal de notre vie ». C’est la consigne qu’elle nous laisse encore aujourd’hui ainsi qu’à tous ceux qui veulent l’accueillir. Les funérailles se dérouleront auprès du Centre Mariapoli de Castel Gandolfo dimanche à 9 heures.
2 Déc 2015 | Focolare Worldwide, Senza categoria

Le Patriarche Bartolomé I avec le card. Kurt Koch – (C) CSC Audiovisivi
Les deux dernières journées de la rencontre œcuménique des évêques, amis des Focolari, a eu comme centre le Patriarcat grec-orthodoxe, siège du Patriarche Bartolomé I, pour participer à la fête de Saint André. Depuis 1700 ans, le Patriarcat est le point de référence pour les orthodoxes qui aujourd’hui sont environ au nombre de 300 mille personnes du monde entier. Nous sommes le 29 novembre après-midi, les gens arrivent au compte-gouttes, quelques femmes avec le voile pour se couvrir la tête. Ils ne sont pas seulement des orthodoxes d’Istanbul mais aussi des grecs, des russes. C’est impressionnant de voir rassemblés 35 évêques de 16 églises différentes à l’intérieur de l’église Saint Georges. C’est la première fois que je participe à une liturgie orthodoxe. La participation se fait avec tous les sens. Les yeux sont extasiés par les couleurs vives des icônes. C’est un fleuve de lumière. L’ouïe est stimulée par les cantilènes en grec ancien, par les chants qui conduisent au mystère de la prière. L’odorat est provoqué par l’encens qui parfume l’âme. Le goût est appréhendé par l’Eucharistie et par le pain ‘antidoro’. C’est un morceau de pain béni qui est distribué à la fin de la célébration. Le but, aussi bien pour les vêpres du dimanche après-midi que pour la longue liturgie du lundi 30 novembre, fête de Saint André, n’est pas de réciter des prières, mais de devenir prière, comme le disait Origène : « Toute notre vie devrait être une prière étendue et ininterrompue ». Tout en prenant la parole, le Patriarche Bartolomé met en parallèle André, frère de Pierre, le »premier appelé » et Chiara Lubich, la »première appelée » au charisme de l’unité. « Nous n’avons pas le droit de nous décourager – a-t-il conclu – face au vacarme de tant d’horreurs qui sont perpétrées le long des routes du monde, nous avons au contraire le devoir d’annoncer à tous que seul, le dialogue, la compréhension, l’attitude positive qui vient de notre foi dans le Christ, peut vaincre. Le saint apôtre André n’a pas eu de doutes en rencontrant le Maître, et Chiara non plus, n’a pas eu de doutes en se fiant à lui. Il en est ainsi pour nous, tous conscients de nos responsabilités, nous n’avons pas de doutes quant à la voie sur laquelle nous nous sommes acheminés, dans la rencontre entre nos Églises, dans la rencontre avec les fois, dans la rencontre avec l’humanité qui souffre, car seul l’Amour peut vaincre et les portes des Enfers ne prévaudront pas sur lui ». C’est une reconnaissance publique du rôle joué par Chiara dans le cheminement œcuménique. Un charisme qui a aussi stimulé Bartolomé I, très actif dans le domaine de l’œcuménisme avec ses récents voyages en Italie, Angleterre, Belgique, Bulgarie. Nous lui demandons la raison de son incessant travail pour l’unité. « Parce que c’est la volonté du Seigneur – répond Bartolomé I -, Jésus lui-même a prié le Père pour l’unité de tous les croyants. Sa prière, sa volonté, est un commandement pour nous. Nous devons prier et travailler pour la réalisation de cette divine volonté. L’unité serait ainsi également une contribution pour la paix dans le monde, pour la fraternité entre les nations. Et aujourd’hui, le monde en a besoin, plus que jamais ». De l’envoyé spécial Aurelio Molè
2 Déc 2015 | Focolare Worldwide
Œcuménisme de la charité, de la vérité, pratique et spirituel sont les quatre dimensions du cheminement œcuménique selon le pape François. Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, avec une intervention profonde, trace l’objectif de la pleine unité des Églises comme perspective du dialogue œcuménique. Selon le pape François, en phase avec ses prédécesseurs, « les divisions sont un scandale, l’engagement œcuménique doit enfin viser à la célébration commune de l’Eucharistie et l’unité se réalise toujours dans la diversité réconciliée ». L’unité est un cheminement, sa profonde conviction se base sur le fait que: « L’unité ne viendra pas comme un miracle: elle vient dans le cheminement, c’est l’Esprit Saint qui la fait dans le cheminement ». Le pape met le dialogue fraternel en priorité dans les paroles et dans les gestes, pleins de charité: la rencontre de chrétiens de différentes Églises, parce que « la vérité est une rencontre entre personnes. La vérité ne s’élabore dans un laboratoire, mais dans la vie, en cherchant Jésus pour le trouver ». Le dialogue théologique est important, mais il l’interprète comme un « échange de dons », qui n’est pas « un simple exercice théorique », mais il permet « de très bien connaître les traditions réciproques pour les comprendre et, parfois, aussi pour apprendre de ces traditions ». On peut surtout collaborer de manière pratique: prier ensemble, travailler ensemble, chercher la paix, protéger la création, aider les pauvres, défendre la liberté religieuse, le mariage et la famille. Mais l’unité « est premièrement un don de Dieu pour lequel nous devons sans cesse prier ». Les chrétiens persécutés sont aujourd’hui nombreux. Pourquoi le pape met-il beaucoup en évidence l’importance de l’œcuménisme du sang? « Nous devons être conscients que 80% des hommes persécutés au nom de la foi dans le monde sont chrétiens. Il y a plus de persécutions aujourd’hui que durant les premiers siècles du christianisme. C’est un fait qui doit provoquer une grande solidarité entre toutes les Églises, car les martyrs ne sont pas persécutés parce qu’ils sont catholiques, arméniens, orthodoxes, anglicans, pentecôtistes, luthériens, mais parce qu’ils sont chrétiens. Leur sang ne divise pas, mais unit. Les martyrs vivent déjà la première communion au ciel, que nous devons retrouver sur terre. Ils nous aideront pour le cheminement de l’unité. » Après 50 ans de préparation, le Synode panorthodoxe aura lieu en 2016. Quelle influence pourra-t-il avoir sur le mouvement œcuménique? « Si les églises orthodoxes retrouveront un peu plus d’unité entre elles, ce sera une grande aide pour l’œcuménisme et aussi dans le cheminement pour pouvoir célébrer l’Eucharistie ensemble, catholiques et orthodoxes. Je suis convaincu que le Patriarche œcuménique Bartholomée donne tout son cœur pour ce Synode panorthodoxe. Comme Église catholique, nous voulons aider autant possible et nous prions intensément. » La 34e rencontre des évêques œcuméniques des Focolari est terminée. Quelle contribution ce type de rencontres peut-elle apporter à l’unité entre les Églises? « Le ministère de l’évêque est un ministère d’unité dans sa propre Église et l’unité entre les Églises est, en même temps, une grande obligation pour tous les chrétiens parce que c’est la volonté de notre Seigneur. Et tous les évêques veulent obéir à la volonté de Dieu. De telles rencontres peuvent aider à retrouver l’unité dont de nombreux concepts sont présents dans les différentes Églises. Chercher un consensus, dialoguer est l’engagement le plus important dans cette époque de l’œcuménisme. Et je suis très reconnaissant envers les Focolari pour cet engagement dans l’œcuménisme. » Par Aurelio Molè
1 Déc 2015 | Focolare Worldwide
« Aujourd’hui, Bangui devient la capitale spirituelle du monde. L’Année Sainte de la Miséricorde vient anticipativement dans cette terre. Une terre qui souffre depuis plusieurs années, la guerre et la haine, l’incompréhension, le manque de paix. Mais dans cette terre souffrante il y a aussi tous les pays qui sont en train de passer à travers la croix de la guerre. Bangui devient la capitale spirituelle de la prière pour la miséricorde du Père. Nous tous demandons la paix, la miséricorde, la réconciliation, le pardon, l’amour. Pour Bangui, pour toute la République Centrafricaine, pour le monde entier, pour les pays qui souffrent de la guerre, demandons la paix ! ». Ce sont les paroles avec lesquelles le Pape François a précédé l’ouverture de la Porte Sainte de la cathédrale de Bangui, le 29 novembre, en la traversant, tout de suite après, seul, d’un geste intense et chargé de significations. Alors que le Pape est encore sur son vol de retour, nous avons rejoint téléphoniquement à Bangui, Geneviève Sanzé, originaire de la République Centrafricaine, membre du Conseil Pontifical pour les laïcs, et qui prête actuellement ses services auprès du centre international des Focolari, en Italie . « Personne ne pouvait imaginer ce qui est arrivé à ce peuple, il nous a redonné la joie, la paix ! », dit-elle avec enthousiasme. Et pourtant, les attentes étaient d’un haut niveau, aussi bien du côté chrétien que musulman : « On disait :’ maintenant, l’homme de Dieu arrive’. C’est la chance suprême que Dieu nous envoie ». Un voyage risqué, pour des raisons de sécurité, mais « malgré le fait que tout le monde était préoccupé et qu’il ait été découragé de toutes les façons possible, le Pape a vraiment voulu venir ». « Et le peuple sent qu’il est venu pour eux, non pour un devoir ou un événement spécial, mais comme un père qui veut encourager – explique Geneviève -. Il a été chez les chrétiens, catholiques et protestants, mais aussi chez les musulmans. Nous avons tous préparé sa venue avec enthousiasme, même si les chrétiens d’un côté et les musulmans de l’autre, et le Pape s’est rendu chez tout le monde. Beaucoup ont pensé qu’il valait mieux annuler la visite à la mosquée, dans le quartier où aucun chrétien ne peut entrer. Au contraire, il y est allé. Et là aussi ça a été extraordinaire ». Le Pape François, pendant la messe au stade, a invité les « chers centrafricains » à « regarder vers le futur et, forts du chemin déjà parcouru, décider résolument à accomplir une nouvelle étape dans l’histoire chrétienne de votre pays » et exhortant chacun à être « artisan du renouvellement humain et spirituel ».
Le jour précédent, il avait rappelé « l’amour pour les ennemis, qui prémunit contre la tentation de la vengeance et contre la spirale des représailles sans fin », et encore que « partout, aussi et surtout, là où règnent la violence, la haine, l’injustice et la persécution, les chrétiens sont appelés à témoigner ce Dieu qui est amour ». Avec ces paroles dans le cœur, Geneviève raconte un épisode auquel elle a assisté de ses propres yeux : « Pendant la messe, un musulman est entré, clairement reconnaissable, avec un panneau sur lequel était écrit : »Dieu est grand ». Les chrétiens l’ont applaudi et, allant vers lui, ils l’ont embrassé. Ils veulent vivre ce que le Pape demande, cette responsabilité dans l’amour et dans la miséricorde ; cette porte ouverte nous ramène tous dans cette grâce. Et ils l’ont montré avec ce geste ». « Lorsque je suis arrivée, j’ai trouvé des cœurs durs. Voir en deux jours, le changement qui s’est opéré dans le peuple, c’est extraordinaire. Le geste du pape, ensuite, de l’ouverture de la Porte Sainte, cela n’a pas seulement été un acte, mais une vie que lui-même a témoignée, par la miséricorde avec laquelle il est allé à la rencontre de tous : il a apporté cet amour de Dieu à tous ».
« Le discours du maire de Bangui (et présidente de l’état de transition) – explique encore Geneviève – a mis devant le Pape tous les péchés de notre pays, elle n’a pas retiré sa responsabilité ; elle a demandé pardon à Dieu, demandant au pape, qu’avec sa bénédiction, il invoque la grâce du pardon sur la nation. Se retrouver dans la cathédrale en sachant tout ce qui s’est passé, et voir que justement ici, le Pape François ouvre la porte de la miséricorde, cela a été pour moi vraiment exceptionnel. Il n’a pas tellement parlé, mais il a su mettre le doigt à l ‘endroit le plus faible, en lançant là, un appel à toutes les nations qui fabriquent les armes. Et il a appelé Bangui la capitale spirituelle du monde. Entendre qu’un pays qui a versé tant de sang innocent soit appelé capitale spirituelle, ça a été voir Dieu qui vient à la rencontre ».
30 Nov 2015 | Focolare Worldwide
« Trois jours en Ouganda pour célébrer le souvenir des Martyrs ougandais : le pape est arrivé le 27 novembre, a été reçu par le président de l’Ouganda Museveni et par les autorités religieuses conduites par l’archevêque de Kampala Mgr. Lwanga et l’archevêque anglican Ntagali. Etape au sanctuaire catholique de Munyonyo où les premiers martyrs chrétiens du pays sont été tués en 1886 », rapporte Simon, qui travaille dans le secteur des ventes de New Vision, groupe éditorial ougandais, et qui – une fois son tour de travail terminé – court dans la rue ou aux endroits où l’on attend le passage du pape François. Et puis Namugongo. Là le pape a visité d’abord le sanctuaire protestant et rencontré le Révérend Stanley Ntagali, et cinq cents mètres plus loin, le sanctuaire catholique. “Une foule de gens, toute joyeuse, attendait le long de la route, le cœur plein d’amour, qui entonnait des chants pour le saint père”, raconte encore Simon. « Il y avait des hurlements, les drapeaux, des bruits de trompettes. Quelques femmes dans la foule pleuraient de joie ». « Dans son allocution le pape a reconnu les martyrs anglicans et les martyrs catholiques, qui ont donné leur vie pour l’œuvre de Dieu et dont la mort pour le Christ témoigne de l’œcuménisme du sang. Ce sont des témoins de leur propre foi en Jésus, même au prix de leur vie, beaucoup de très jeunes, commente Simon. « Les martyrs de l’Ouganda sont les premiers martyrs de l’Afrique moderne et ils sont tous des témoins, tous des laïcs, d’une foi simple, mais très forte », explique le père Lombardi. A partir de leur exemple, François s’inspire pour parler aux jeunes et les invite à « transformer toutes les choses négatives de la vie en positif », « la haine en amour », « la guerre en paix ». Parmi les impressions recueillies par Simon auprès de ses copains se trouve celle de Alinda : « Avec Jésus nous pouvons dépasser tout obstacle, et transformer le négatif de notre vie, comme l’oppression ou les maladies comme le Sida. Nous ne devons pas avoir peur de demander de l’aide, même par la prière ». « Apporter notre aide aux nécessiteux, coopérer avec tout le monde au bien commun et défendre le don de Dieu qui est la vie pour construire une société plus juste » voilà quelques-uns des messages lancés par le pape. Il a souligné en plus l’importance de l’Esprit Saint et des Martyrs ougandais dans l’histoire de l’Eglise du Christ. Le Pontife a réaffirmé la nécessité d’être humbles, doux et bons pour porter la joie et la paix et ne pas se laisser prendre par les désirs mondains », écrit Simon. « Nous ne sommes pas parfaits, mais nous pouvons nous pardonner et toujours recommencer », confie Tony, particulièrement touché par les paroles du pape sur la famille.
Après la messe célébrée à Namugongo, le pape a rencontré les jeunes à Kololo. Son discours improvisé était précédé de deux témoignages émouvants de jeunes : une fille malade de Sida depuis la naissance et un jeune qui a été enrôlé enfant comme soldat. La souffrance transformée en espérance de la foi en Jésus est le cœur du message de François. “Le même jour le pape a visité la maison pour personnes défavorisées à Nalukolongo, où sont accueillis des nécessiteux, des enfants, des jeunes et des personnes âgées. Il y a des gens qui souffrent d’un handicap ou de complications de différents genres, et qui n’ont pas la possibilité de se faire soigner. Ils étaient heureux de recevoir le pape, qui a souligné l’importance de prendre soin de qui est dans le besoin parce qu’ils ont besoin de notre amour. Personne ne peut les aimer à notre place, a dit le pape ». Aux prêtres et aux religieux il lance un défi : continuer à faire de l’Ouganda la « perle de l’Afrique », en suivant l’exemple des martyrs. A la fin, conclut Simon, « le pape est reparti dimanche 29, pour aller en République Centrafricaine, laissant un message d’amour, d’unité et surtout de pardon, à vivre dans nos familles, nos communautés, nos lieux de travail, avec les voisins, partout ».
30 Nov 2015 | Non classifié(e)

© CSC Audiovisivi – R. Meier
Le cap du 34ème congrès de différentes églises organisé par les Focolari vire vers la terre ferme. Une journée morne et pluvieuse accompagne le déplacement du Monastère de Halki vers la Chalcédoine. Après une heure de navigation, on arrive à Kadiköy, l’antique Bithynie, où se déroula le IV Concile œcuménique en 451. Le groupe des 35 évêques de 16 églises est accueilli dans l’église du Christ Roi qui est du ressort d’un vaste territoire où vivent 3 mille personnes de la communauté locale arménienne. Le curé explique pourquoi le Concile de Chalcédoine s’est tenu non loin de cette église. C’était une discussion fondamentale du christianisme : la nature humaine et divine du Christ. Étant donné que les pères conciliaires ne réussissaient pas à se mettre d’accord, ils confièrent la résolution à l’Esprit Saint, que les gens, en Orient, perçoivent comme étant féminin. Ce lieu tellement significatif et historique est d’inspiration pour comprendre que « le chemin vers l’unité dans la diversité – a dit le cardinal Francis Kriengsak – est parfois laborieux et douloureux, mais si nous sommes fidèles, cela peut générer des fruits pour les siècles à venir ». Comme le veut la tradition pour ces congrès des évêques, un solennel pacte de l’amour réciproque s’en est suivi, qui a impliqué tous les participants avec la promesse »d’être prêts à donner la vie les uns pour les autres » selon le commandement de Jésus »que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés ». Inspiration accompagnée de la lecture de la parole du Patriarche Athénagoras : « Si nous nous désarmons, si nous nous dépouillons, si nous nous ouvrons au Dieu-homme qui rend nouvelles toutes les choses, alors, c’est lui qui efface le passé mauvais et nous restitue un temps nouveau où tout est possible ». 
© CSC Audiovisivi – R. Meier
La signature de chacun devant une icône mariale scelle l’engagement. « Le pacte de l’amour réciproque entre des évêques de différentes églises – explique Brendan Leahy, évêque catholique de Limerck en Irlande – est un rappel constant à m’ouvrir, à ne pas m’enfermer dans mon diocèse. Cela signifie éviter la superficialité pour aller à la racine de notre être chrétiens et évêques ». Pour Michael Grabow, évêque luthérien d’Augsbourg, « c’est un engagement à vivre la radicalité de l’amour et à me souvenir que, même si nous sommes d’églises différentes, nous sommes frères et sœurs ». Geoffrey Rowell, évêque et théologien anglais et anglican, rappelle que « nous sommes unis dans le même pacte également avec les évêques orthodoxes enlevés à Alep, en Syrie, dont on ne sait absolument rien. Alors que les médias oublient, nous voulons toujours parler d’eux car nous sommes liés par une fraternité commune ». « Dans notre travail quotidien d’évêques – commente le métropolite indien Théophilose Kuriakose de l’église copte orthodoxe syrienne – nous écoutons beaucoup de gens pour résoudre leurs problèmes, mais parfois, tu te sens seul car il n’y a personne pour écouter les nôtres. Nous avons besoin de percevoir l’unité, la fraternité qui fait nous sentir frères sans déroger, naturellement, à ma communion avec Dieu et au choix de Jésus crucifié et abandonné. Ce pacte me reste scellé dans le cœur, me donne la force et me fait sentir responsable dans la communion avec les autres ». De l’envoyé spécial Aurelio Molè
29 Nov 2015 | Non classifié(e)
« Souvent, nous sommes amenés, par le langage que nous utilisons, à nous faire une idée inexacte de ce qui advint à Nazareth au moment où l’ange communiqua à la Vierge sainte que le Verbe se faisait chair. On est portés avec une mentalité anthropomorphique, à considérer un Dieu lointain, en hauteur, dans les cieux, qui envoie son Fils dans un coin perdu pour se faire homme. Il n’en est pas ainsi. Dieu est partout, il est dans le ciel, sur la terre et en chaque lieu. C’est ainsi que Dieu était là, dans la petite pièce où se trouvait la Vierge à Nazareth quand l’ange lui apparut. Il était cependant infiniment distant des créatures à cause de l’abîme du péché et à cause de leur naturelle petitesse. Dieu, dans l’instant même où la Vierge prononça son fiat, épousa la nature humaine dans son sein très pur, épousa la créature, pratiquant ainsi un rapprochement inimaginable entre la divinité et l’univers. Depuis lors, il est au milieu de nous. Cette distance infinie que notre imaginaire a exprimé, en obligeant quasiment Dieu à être loin de nous, au-dessus des cieux, cette distance est annulée : il est sur terre, il est notre concitoyen ». Pasquale Foresi, Teologia della socialità, Città Nuova 1963, pag.66
28 Nov 2015 | Focolare Worldwide
Le 27 novembre s’est conclue la première partie du Congrès œcuménique des évêques amis des Focolari, dans le Monastère de la Très Sainte Trinité, sur l’île de Halki. Le card. Francis Kriengsak a mis en évidence combien l’unité entre les différentes églises est au service de l’entière famille humaine. « La diversité est un don et un enrichissement réciproque, – ce sont les paroles du cardinal – mais cela est possible seulement avec une écoute sans jugement, avec le dialogue de la vie, avec le partage des expériences, avec un accueil qui harmonise les différents charismes ». Dans la connaissance réciproque ont émergé les défis et les particularités de chaque église sur des problématiques brûlantes.

Jesús Morán
Pendant la matinée, Jesús Morán, , coprésident des Focolari, a identifié quelques grands défis de l’humanité d’aujourd’hui, parmi lesquels : la globalisation, l’ultra- contemporanéité, l’arrivée d’une troisième guerre mondiale par morceaux ; et a mis en évidence les réponses qu’offre la culture de l’unité. Tout en citant l’évêque Klaus Hemmerle, pionnier de ces congrès, il a montré la nécessité d’une attitude d’écoute du monde, « Enseigne-moi ta manière de penser – disait Hemmerle – afin que je puisse réapprendre ma manière d’annoncer », c’est seulement de cette façon, – continue Morán – qu’il est possible d’accomplir une « inexcusable opération de purification de nos »incrustations religieuses » présentes dans nos églises. Ce sont elles qui nous divisent, le monde ne nous permet plus non seulement d’être désunis mais non plus d’annoncer le message du Christ comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Du reste, les premiers chrétiens n’ont pas annoncé une nouvelle religion mais une vie pleine, la vie qu’ils avaient trouvée en Jésus ». Lors du dialogue successif, il a été mis en évidence combien ces paroles sont entrées en profondeur et on a vivement ressenti le désir d’aplanir la route vers la pleine et visible communion. Même si le panorama mondial semble indiquer le contraire, le coprésident invite à l’espérance : « Ce monde tel qu’il est aujourd’hui – conclut Jesús Morán, – me porte à être davantage chrétien, par cette identification avec Jésus Crucifié qui me permet de vivre avec les autres frères, la communion trinitaire plus profonde ». Les évêques ont pu connaître l’histoire du Monastère de la Sainte Trinité, durant une brève visite. Le séminaire pour la formation du clergé grec-orthodoxe, fonctionnait ici depuis 1844 jusqu’à ce qu’en 1971, la Cours constitutionnelle turque ait décidé que toutes les institutions privées de formation supérieure soit englobées dans l’université publique offerte. Le Conseil du séminaire s’y était opposé et par conséquent, la fermeture de la célèbre École théologique fut ordonnée, là où avaient étudié des théologiens issus du monde entier et également d’autres églises. En 127 années d’activité, 950 étudiants se sont diplômés dans cette école, 330 sont devenus évêques, 12 ont été choisis comme Patriarches œcuméniques, 2 élus Patriarches d’Alexandrie, 3 d’Antioche, 1 Exarque de Bulgarie, 4 archevêques d’Athènes, 1 archevêque de l’Albanie et 318 ont été ordonnés prêtres. L’actuel Père Abbé du Monastère, le métropolite Elpidophoros Lambriniadis, a tenu une relation intitulée »L’amour de miséricorde et la communion entre les chrétiens » ; une lecture historique intéressante sur le cheminement du dialogue réalisé entre l’Église d’Orient et celle d’Occident, avec un accent particulier donné au rôle joué par Chiara Lubich, fondatrice des Focolari, dans le rapprochement des deux églises.
A la conclusion de cette première partie du congrès, les évêques ont fait leur, l’appel du Patriarche Bartolomé I, de prier afin que le séminaire théologique soit à nouveau ouvert. Ils ont de plus évoqué la libération des deux évêques kidnappés en Syrie en avril 2013 : l’archevêque grec- orthodoxe d’Alep, Paul Yazigi, et l’archevêque Syro Orthodoxe Gregorios Yohanna Ibrahim, évêque ami des Focolari et participant assidu à leurs rendez-vous. Le soir est maintenant venu et la pluie tombe suavement sur l’île. Les voitures descendent de la colline en portant une charge beaucoup plus légère : des évêques frères engagés à vivre l’amour réciproque pour que Jésus ressuscité puisse redonner une nouvelle lumière au monde. Depuis l’envoyée spéciale Adriana Avellaneda
28 Nov 2015 | Focolare Worldwide
“Karibu Kenya Papa” (Bienvenu au Kenya, pape François). Accueilli par des chants et des danses festives, le Pape arrive à Nairobi dans l’après-midi du 25 novembre. C’est la première étape de son voyage en terre africaine. De l’aéroport à la ville, de chaque côté de la route, la foule accompagne la voiture papale : une simple auto grise. Dès ses premières salutations le Pape exprime son amour pour cette “Nation jeune et vigoureuse, une communauté aux riches diversités”. « Le Kenya est une terre bénie non seulement en raison de l’exceptionnelle beauté de ses montagnes, de ses lacs et de ses fleuves, de ses forêts, de sa savane et de ses régions semi-désertiques, mais en raison aussi de l’abondance des ses ressources naturelles ». Et il poursuit : « Dans un monde qui continue à exploiter plutôt qu’à protéger la maison commune » je souhaite que vos valeurs inspirent « les efforts des gouvernants en vue de promouvoir des modèles de développement économique responsables ». L’agenda du pape est très serré: rencontre avec le clergé à qui il offre trois mots: pleurer, prier, servir; avec les représentants de l’ONU de Nairobi auxquels il demande un « changement de cap”, pour que l’économie et la politique se mettent au service de la personne, de manière à éradiquer la malaria et la tuberculose, à lutter contre la déforestation, à promouvoir un commerce équitable et un développement qui tienne compte des pauvres.
Significative sa rencontre avec les leaders des diverses Eglises, des Communautés musulmanes et animistes où il affirme que le dialogue œcuménique et interreligieux ne sont ni un luxe ni une option… pour ensuite prononcer avec force cette phrase qui a trouvé un écho dans le monde entier : « Que le Saint Nom de Dieu ne soit jamais utilisé pour justifier la haine et la violence ». Le 27, lors de sa dernière journée à Nairobi, il se rend à Kangemi, un bidonville très pauvre où se trouve un concentré de dégradation humaine et environnementale, ce qui l’a poussé à intervenir auprès de l’ONU en sa faveur. 100 000 personnes l’attendent, là aussi en train de chanter et de danser. Et François ne les déçoit pas : « Je me sens chez moi » leur dit-il. « Je partage ce moment avec vous, frères et sœurs, qui avez une place particulière dans ma vie et dans mes choix. Vos douleurs ne me sont pas indifférentes. Je connais les souffrances que vous rencontrez. Comment pouvons-nous ne pas dénoncer les injustices que vous subissez ? » Avant de partir pour l’Ouganda, il rencontre les jeunes au stade Kasarani pour répondre à leurs questions, parmi lesquelles : comment vaincre le tribalisme, la corruption, l’enrôlement des jeunes. « Vaincre le tribalisme – répond le pape – est un travail de chaque jour, il s’agit de faire travailler son oreille en écoutant les autres, son cœur en l’ouvrant aux autres, sa main en la tendant les uns aux autres ». « La corruption est quelque chose qui s’insinue en nous, elle est comme le sucre, douce, agréable, facile et puis cela finit mal ». Et comment vaincre la radicalisation ? « La première chose à faire pour éviter à un jeune de se faire enrôler, c’est de lui donner une éducation et du travail ». Chacune de ses rencontres est empreinte d’affection, de proximité, d’amour. Et le peuple répond en lui exprimant sa gratitude, sa joie, son espérance. La question de l’inculturation de l’Evangile est l’un des défis les plus caractéristiques de ces terres, où il faut tenir compte d’aspects perçus comme des valeurs qui existaient avant l’arrivée du christianisme : la vision de la famille, le rôle de la tribu, la polygamie traditionnelle et celle de l’Islam… Un défi que les Focolari aussi ont accueilli dès leur arrivée en Afrique au cours des années 60 et qui continue à les engager dans une recherche sincère auprès des populations locales, dans un esprit de réciprocité. Un parcours qui a conduit Chiara Lubich à fonder, en 1992, précisément ici à Nairobi, une Cité Pilote qui témoigne de cette inculturation et où se tiennent des sessions de formation pour la mettre en œuvre. La prochaine aura lieu en mai 2016, avec la participation de Maria Voce et Jesús Morán, respectivement présidente et coprésident des Focolari.
27 Nov 2015 | Non classifié(e), Parole di vie
A qui s’adressent ces paroles ? A moi ! Le Seigneur vient. Suis-je prêt à l’accueillir ? Je le prie chaque jour : «Viens, Seigneur Jésus». Et il répond : «Oui, je viens bientôt» (cf. Ap 22,17-20). Il se tient à la porte et il frappe, il demande à entrer (cf. Ap 3,20). Puis-je le laisser dehors, en-dehors de ma vie? Jean le Baptiste adressait cette invitation, à accueillir le Seigneur qui vient, aux Juifs de son temps. Il leur demandait de confesser leurs péchés et de se convertir, de changer de vie. Pour lui, la venue du Messie était imminente. Le peuple qui l’attendait depuis des siècles, le reconnaîtrait-il, l’écouterait-il, le suivrait-il ? Jean savait que pour l’accueillir, il fallait se préparer. D’où son invitation pressante : «Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers» Ces paroles s’adressent à moi. Chaque jour Jésus continue de venir. Chaque jour, il frappe à ma porte. Pour moi aussi, comme pour les Juifs de l’époque il n’est pas facile de le reconnaître. Contrairement aux attentes, il s’est présenté comme un humble charpentier, venant de Nazareth, village peu connu. Aujourd’hui, il apparaît sous les traits d’un migrant, d’un chômeur, de mon employeur, d’un camarade de classe, de membres de ma famille, de personnes en qui le visage du Seigneur n’apparaît pas toujours dans toute sa splendeur, en qui il semble parfois bien caché. Sa voix subtile invitant au pardon, à la confiance et à l’amitié, au respect des choix de l’Evangile, est souvent étouffée par d’autres voix qui distillent haine, recherche de soi, corruption. D’où la comparaison du caractère tortueux des obstacles à la venue de Dieu dans notre vie quotidienne. Inutile d’énumérer les mesquineries, les égoïsmes, les péchés présents en nous, nous rendant aveugles à sa présence et sourds à sa voix. S’il est sincère, chacun de nous connaît les barrières l’empêchant de rencontrer Jésus, aussi bien dans sa parole que dans le prochain auquel il s’identifie. D’où l’invitation de cette Parole de vie qui me concerne si bien : «Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers» Il s’agit pour moi de redresser ce jugement m’amenant à condamner l’autre, à ne plus lui adresser la parole, ceci afin de le comprendre, l’aimer, me mettre à son service. Redresser tant de comportements tordus, qui me portent à trahir une amitié, me rendent violent, me font contourner les lois. Et cela, pour arriver au contraire à supporter même une injustice, pour sauvegarder une relation et m’engager à fond à faire grandir la fraternité autour de moi. Parole dure et forte que celle proposée ce mois-ci, mais aussi libératrice, apte à changer ma vie, à m’ouvrir à la rencontre avec Jésus, afin qu’il vienne vivre, agir et aimer à travers moi. Parole qui, si elle est vécue, peut encore faire plus : elle peut faire naître Jésus au milieu de nous, dans la communauté chrétienne, la famille, les groupes dans lesquels nous sommes engagés. Jean Baptiste l’a adressée à tout le peuple : et Dieu «a habité parmi nous» (Jn 1,14), au milieu de son peuple. Alors – nous aidant les uns les autres – ayons à cœur de redresser les sentiers de nos relations, d’éliminer les difficultés pouvant exister entre nous, vivons la miséricorde, à laquelle cette année nous invitera . Ainsi, nous deviendrons ensemble la maison, la famille capable d’accueillir Dieu. Ce sera Noël : Jésus trouvera la voie ouverte et pourra demeurer au milieu de nous. Fabio Ciardi
27 Nov 2015 | Focolare Worldwide

Photo: REUTERS/Murad Sezer
« Alors que les coups de mortiers tombent près de nous, la peur nous assaille, nous sommes préoccupés autant pour notre vie que pour celle de tous ceux que nous connaissons, chrétiens ou musulmans, syriens ou étrangers: l’appartenance à l’humanité et le fait d’être tous frères et sœurs nous rapprochent. Dans les rues de Damas, on vit et on meurt ensemble, sans distinction aucune. Le bilan du bombardement est tragique: 9 morts et 52 blessés. Personne n’en parle. Paris retient actuellement toute l’attention. Mais ce sont les chiffres de la guerre qui sévit de l’autre côté de la Méditerranée, ce sont les chiffres de cette journée. Je ne veux pas faire d’additions qui rendent encore plus horrible ce qui est ici la réalité quotidienne de tout un chacun. Dès que le vacarme cesse, parce que le bruit des bombes est assourdissant, je prends le téléphone et j’appelle parents et amis: ‘Tu vas bien? Où es-tu? Ne bouge pas! Attends…’ Ce sont ces questions qui reviennent après chaque bombardement ou après les tirs dans les quartiers. Nous nous conseillons à tour de rôle de ne pas bouger de l’endroit qui, dans l’instant, est sûr et nous protège, et on y reste parce qu’on ne sait pas où aller. Le bureau, la cuisine, l’entrée deviennent des refuges ou des tombes, selon que les bombes nous ont épargnés ou atteints. Au fond de moi, les questions persistent, répétées comme un mantra: ‘Mais est-ce normal de vivre avec cette agitation? Est-ce normal que les personnes doivent toujours vivre dans la peur? Pourquoi est-ce que l’autre partie du monde se tait? Jusqu’à quand cette absurdité devra-t-elle durer? Comment se fait-il que le pouvoir, l’argent, les intérêts puissent l’emporter contre la volonté de paix des peuples et des gens simples?’ Début novembre, Alep est restée pendant quinze jours sans vivres et les routes d’accès étaient fermées. Les mines sont l’un des héritages de cette guerre. Avant de rouvrir chaque route, il faut toujours la déminer. Un village proche de Homs a été pris pour cible par Daesh et il y a environ trois mille déplacés. La population souhaite que la guerre finisse et beaucoup de questions se posent: ‘Qui procure les armes à ces cruelles milices? Pourquoi la nourriture n’arrive-t-elle pas, alors que les munitions et engins de guerre oui?’ Ces questions nous déchirent, alors que la prière devient notre baume, notre roc. La communauté chrétienne essaye de vivre dans la normalité, se rencontre aux célébrations, travaille pour beaucoup de projets de solidarité, mais nous sommes peu. On part inexorablement, on quitte une terre aimée, parce qu’on ne voit pas de perspectives et que tout est très cher, des médicaments aux aliments. Quant à celui qui part, il désire revenir: sa vie est sauve, mais ce n’est pas la vie en Syrie, ce ne sont pas les mêmes relations, ni les mêmes goûts, ni la même complicité. Et malgré tout cela nous ne sommes pas divisés . Nous sommes dispersés, mais nous continuons à vivre tous ensemble pour la même paix. » Source: Città Nuova
27 Nov 2015 | Focolare Worldwide
Dans le contexte actuel parler d’unité peut sembler absurde, anachronique. Et pourtant l’élan qui anime les évêques présents au congrès œcuménique dans l’île de Heybeliada (Halki) est tout autre qu’une utopie. L’engagement à vivre l’amour réciproque entre eux et avec leurs Eglises est déjà un témoignage vital pour qui a perdu l’espoir dans le dialogue et la paix. Le 25 novembre Maria Voce, dans son discours programmatique, a parlé aux évêques d’unité. Une réalité qui, en plus d’être un don d’en haut, devient aussi un engagement pressant qui – assure-t-elle – nous permet de « nous insérer dans cette histoire sacrée de l’humanité ». Une histoire sacrée dans laquelle les chrétiens ont un rôle incontournable. L’unité devient une réponse aux défis d’aujourd’hui. « Face à l’impuissance qui parfois nous assaille aussi aujourd’hui – continue Maria Voce – nous devons peut-être faire un unique premier pas : nous offrir de nouveau à Dieu comme instruments entre Ses mains, pour que Lui, sur notre rien, réalise l’unité. Voilà notre premier engagement, le premier pas à faire individuellement et ensemble ». Dans une situation sociale si dramatique comme celle d’aujourd’hui, un grand nombre de gens, surtout parmi les jeunes, se sentent poussés à être présents et visibles aux flans de celui qui souffre. Mais le rôle des Focolari ne se limite pas là. Il est nécessaire de comprendre que l’unité est but vers le monde uni, donc « nous sommes appelés à l’unité avec tout le monde – souligne Maria Voce – sans exception ». Et elle cite des passages de Chiara Lubich, pour dévoiler aux évêques la route que la fondatrice des Focolari a découverte. « La porte qui nous ouvre à l’unité est pour nous Jésus crucifié et abandonné » qui « a entraîné la réunification du genre humain avec le Père et des hommes entre eux et c’est Lui crucifié et abandonné la cause, la clé de l’unité, qui l’engendrera aussi aujourd’hui ».
Porter la richesse de l’unité sur tous les points de la terre, voilà la tâche que s’est proposée le mouvement des Focolari, susciter des cellules vivantes partout. « Dans les camps de réfugiés – continue Maria Voce – dans les hôpitaux où se trouvent les blessés de guerre, dans les manifestations de rue, dans les files de ceux qui cherchent du travail et n’en trouvent pas, dans les ports bondés de migrants… partout, partout, Dieu nous demande d’allumer des feux toujours plus étendus ». Au cours du dialogue qui suit, quelques évêques racontent des actions qu’ils ont faites dans des contextes difficiles, le rapprochement avec des fidèles de diverses Eglises là où se trouvent la guerre et la souffrance. En eux est forte la certitude que c’est la croix qui rapproche tout le monde et fait fleurir des communautés vivantes à des endroits les plus imprévus. Le programme porte un coup d’œil particulier sur la réalité que vivent les Eglises locales du Moyen Orient, le rôle des chrétiens et leurs difficultés. L’évêque Sahak Masalyan transmet son optimisme malgré la situation complexe de l’Eglise arménienne en Turquie, et affirme : « Lorsque les chrétiens perdent le sens de l’optimisme, à la fin ils émigrent quelque part ». Un appel arrive aussi de la bouche de l’évêque Simon Atallah de l’Eglise maronite du Liban. Il demande de prier avec ferveur pour vaincre la guerre, et faire en sorte que les chrétiens n’abandonnent pas leur terre et puissent y retourner vivre en paix et en harmonie. En conclusion de la journée, Angela Caliaro et Carmine Donnici, représentants du mouvement, racontent le développement et l’influence des Focolari sur toute la zone du Moyen Orient ; une graine d’espoir qui implique chrétiens, musulmans et juifs à continuer sur le chemin de la réconciliation et de la paix. De notre envoyée Adriana Avellaneda
26 Nov 2015 | Non classifié(e)
25 novembre, 9h du matin. Une brise légère souffle sur l’île : Heybeliada (Halki) est une petite oasis de paix au milieu de la Mer de Marmara, à quelques miles d’Istanbul. Au sommet de la colline qui domine le port se dresse le Monastère orthodoxe Aya Triada (Sainte Trinité), qui accueille cette année le 34ème Congrès d’évêques de diverses Eglises, à l’initiative du Mouvement des Focolari. Fondé au neuvième siècle il a été plusieurs fois endommagé par des incendies et des tremblements de terre. L’édifice actuel remonte à la fin du dix-neuvième siècle et fut naguère le siège de la prestigieuse Académie théologique grecque orthodoxe. Il abrite une bibliothèque qui conserve de précieux manuscrits anciens et un total de 120000 volumes. Scène insolite à l’entrée du Monastère: 35 évêques de 16 Eglises, provenant de 19 nations, échangent fraternellement. Sont aussi avec eux Maria Voce et Jesús Morán, la présidente et le coprésident des Focolari, ainsi que d’autres personnes participant au Congrès. Le Patriarche Œcuménique Bartholomée 1er débarque du port : « Je suis heureux d’être avec vous », dit-il avec simplicité tout en se dirigeant avec le groupe à l’intérieur du bâtiment. C’est lui en effet qui introduira cette Rencontre intitulée : « Ensemble pour la maison commune : l’unité des disciples du Christ dans la diversité de leurs dons ».
Le Cardinal de Bangkok, Francis Kriengsak, salue le Patriarche au nom de tous et le remercie pour son accueil. « Nous sommes ici au cœur de l’Orthodoxie, composée d’Eglises très anciennes et souvent de martyrs » dit-il avant de présenter les participants. L’Archevêque de Canterbbury, Justin Welby, Primat de la Communion anglicane, s’est aussi rendu présent par un message : « Je continue à considérer le Mouvement des Focolari – écrit-il – comme un des phares d’espérance dans notre monde divisé. Son engagement pour l’unité fondé sur le respect mutuel et le dialogue offre une voie caractéristique vers la réconciliation pour dépasser les différences et les inimitiés ». Bartholomée 1er évoque sa récente visite à Loppiano à l’occasion du doctorat honoris causa qui lui a été décerné par l’Institut Universitaire Sophia. Une rencontre – dit-il – où nous avons expérimenté un amour sincère, sans « si » ni « mais ». Il parle ensuite de la Rencontre : « Comment pouvons-nous arriver à harmoniser les divers charismes de nos Eglises aujourd’hui, avec l’unité des disciples du Christ et être « typos » (modèle) pour l’unité du monde ? » se demande-t-il tout en faisant observer : « Trop souvent les diversités apparaissent comme une caractéristique essentielle et non comme un charisme et nous vérifions chaque jour, en présence des difficultés, que le genre humain vit sur le mode de l’exclusivité et de la conflictualité ».
Devant le panorama mondial où dominent le découragement, l’incertitude et la méfiance, encore accentués par les événements de ces derniers jours, le Patriarche a tourné son regard vers l’espérance. En tant que chrétiens – a-t-il souligné – « nous devons récupérer rapidement le sens de l’unité comme récapitulation des charismes », la « richesse de diversités…à offrir et à recevoir en échange ». “L’unité du monde, le respect de la Création de Dieu, don de son amour – explique-t-il – seront donnés par la capacité d’accueillir l’expérience d’autrui comme une richesse pour tous, comme un chemin d’unité, de respect et de réciprocité”, “libre de tout type de conditionnement idéologique, politique et économique”. “Je suis monté ici avec encore plus de joie parce que je vous ai trouvés en train de m’accueillir…comme une famille » – ce sont les mots du Patriarche qui lance à la fin un appel aux évêques présents et aux populations qui leur sont confiées: si, comme chrétiens, nous faisons cette expérience, « nous serons vraiment le sel du monde et celui-ci commencera à vivre une profonde métamorphose ». De notre envoyée Adriana Avellaneda
26 Nov 2015 | Focolare Worldwide
26 Nov 2015 | Non classifié(e)
Le ‘via’ de ce projet aussi bien attendu qu’innovant, s’est déroulé ces jours – ci à Loppiano, la cité-pilote du Mouvement des Focolari, avec le premier cours pour tutor. Une centaine – nombre maximum prévu par les organisateurs – de différentes typologies : enseignants, psychologues, médecins, experts d’animations de jeunes, professionnels, ils sont venus de 8 pays européens mais aussi du Brésil, de l’Argentine, de l’ Inde, du Burkina Faso, du Cameroun. Beaucoup parmi eux sont parents, souvent présents en couple, ou des formateurs passionnés par l’éducation d’enfants et de jeunes. Comme prérequis, en plus d’une bonne capacité d’écoute et d’empathie, on demandait que, de la même région, ils s’inscrivent à deux, un homme et une femme. Parce que – toujours d’après les organisateurs – pour faire découvrir aux jeunes les valeurs de l’affectivité et de la sexualité, il est important de se présenter avec la sensibilité masculine autant que féminine.
Le projet est né de la synergie entre familles, animateurs de jeunes et experts en différentes disciplines, tous dans le cadre des Focolari, parmi lesquels quelques professeurs de l‘Institut Universitaire Sophia de Loppiano (Florence). Sa finalité est de guider les adolescents dans un parcours de formation intégrale, où la sexualité est illuminée par la vision anthropologique qui a comme référence la personne dans son être en relation, dans sa capacité d’aimer et d’être aimée, de donner et d’accueillir. Ce sont surtout les parents qui sont heureux de cette initiative, face à la complexité de cette thématique, et avertissent toujours plus la nécessité d’avoir des instruments mis à jour. Ce sont les prérequis qui ont guidé le pool qui a élaboré le parcours Up2Me dans ses différentes étapes, dans les contenus et dans sa méthodologie qui veut être avant tout interactive, justement pour faciliter la formation des jeunes à une conscience morale qui les aide à bien penser leurs propres choix et qui les rende capables de les exprimer. Les tutor se mettront en action à partir de janvier 2016. Dans leurs régions et pays, il y a déjà des jeunes qui, en accord avec leurs parents, veulent fréquenter Up2me. C’est un parcours modulé sur une douzaine de leçons, par groupes de 10/20 unités selon trois groupes d’âge : 9-11 / 12-14 / 15-17. Ayant présentes à l’esprit les multiples dimensions de la personne (corporelle, émotionnelle, intellectuelle, sociale, spirituelle, historique et environnementale), les leçons balaieront de la connaissance du corps humain au concept de personne ; de l’image stéréotypée de la publicité et des médias, à l’identité sexuelle ; de la gestion des émotions, au conflit parental ; des comportements à risque, à l’influence d’Internet. Pour dialoguer ensuite en profondeur sur les grands thèmes de la transmission de la vie, la contraception, l’avortement, la pornographie, des dynamiques spécifiques (jeux de rôle, vidéoclip, écoute d’expériences) aideront les adolescents dans le rapport avec eux-mêmes et dans la découverte de leur propre projet de vie. Il y a également des soirées prévues pour les parents, soirées de rencontres et de collaboration.
Le programme du cours a été testé par deux cours pilotes en Italie. L’année 2016 sera une année d’expérimentation avec les premiers groupes d’adolescents dans différents pays d’Europe. En même temps, des experts de plusieurs continents traduiront et adapteront le programme aux différents milieux géo-culturels. S’enrichissant de cette expérience, le cours pour tutor se répétera à la fin de l’année, pour ensuite multiplier le parcours Up2me dans les différentes parties du monde. Info : up2me@afonlus.org
25 Nov 2015 | Focolare Worldwide
Aujourd’hui commence le voyage du Pape François en Afrique : son premier voyage sur ce continent. Il visitera le Kenya, l’Ouganda et la République Centrafricaine : deux pays anglophone et un pays francophone. L’Etape la plus significative et délicate est celle au Centre Afrique en raison de la sécurité, dans un pays de guerre. Le nouveau site de la mariapolis permanente Victoria, souhaite de tout cœur la pleine réussite de ce voyage : en effet ce site a voulu commencer sa « vie publique », justement aujourd’hui, jour qui coïncide avec ce voyage si significatif du Pape en Afrique. Même si l’Afrique de l’Ouest est loin du passage du Pape François, nous nous sentons impliqué par son message de paix et de fraternité. L’Afrique de l’Ouest a été récemment et à plusieurs reprises touché par le terrorisme, au Mali, au Niger et Nigéria : Nous espérons ardemment que la présence du Pape François, une présence de dialogue, aussi interreligieuse, puisse ouvrir des chemins de fraternité en Afrique : « Bonne route » Pape François ! Source : www.focolare.org/mariapolivictoria
25 Nov 2015 | Focolare Worldwide
Taung forme un unique diocèse avec Kimberley, célèbre pour son antique mine de diamants mais qui n’est plus active. Des visiteurs du monde entier choisissent Kimberley afin d’admirer son Big Hole, l’énorme ‘trou’ resté après les fouilles dans lesquelles, en vainquant les escarpements abrupts, les plus courageux s’immergent pour un bain d’exception. Mais Taung vante également sa primauté. En 1924, justement là, on a retrouvé un fossile d’ un crâne d’enfant qui remonte à 2,3 millions d’années, une découverte très importante pour les savants et les chercheurs, connue sous le nom de ‘ l’Enfant de Taung’. Le 24 octobre, la fête n’était ni d’ordre géologique, ni culturel. Pas moins de 4000 personnes se sont rejointes à Taung, provenant de plusieurs villes et de villages, pour fêter le 120ème anniversaire de l’arrivée de l’Église catholique parmi le peuple Tswana de l‘Afrique du Sud. Le supérieur des Oblats et l’évêque local ont fait les honneurs de la maison. Il y avait aussi l’évêque de Klerksdorp et une cinquantaine de prêtres et religieux. Le ministre de la culture de la province est intervenu en représentation du gouvernement. Le Kgosi, chef traditionnel qui représente le peuple tswana – environ 300 mille personnes – qui vit dans les villages de Taung, était aussi présent.
Au cours de la célébration, on a donné beaucoup d’importance aux activités de la mission, spécialement celles portées de l’avant par les trois membres qui vivent dans la communauté du Focolare : le camerounais Dominic, Chris qui est allemand et Moris venu du Kenya. Chacun d’eux a un rôle clé dans la mission. Dominic qui est prêtre, assume la fonction de vicaire. N’étant là que depuis peu, la langue Tswana est encore un défi à relever pour lui, ainsi, au moment de l’homélie, il se fait aider par Rapelang, un père de famille qui a fait sienne la spiritualité du focolare et se prête bien volontiers à exprimer sa pensée en complétant ensuite avec ses propres expériences d’évangile vécu. On a confié à Chris, l’école professionnelle qui dure une période de deux ans et qui forme petit à petit une trentaine de braves et prometteurs menuisiers. Il s’agit de jeunes qui pour différentes raisons, ont dû quitter l’école publique et auxquels on offre une seconde chance avec une profession. Moris est directeur de l’école primaire qui compte 550 élèves.
C’est impressionnant de voir le matin, cette multitude d’enfants et d’adolescents se mettre en file pour l’inspection, aux bons soins des mêmes élèves préposés, d’une fois à l’autre, pour en vérifier l’hygiène et l’ uniforme. C’est une école qui, en plus de former professionnellement, offre une préparation spirituelle et morale pour la vie. Pour ses programmes innovants et pour le style d’enseignement centré sur les valeurs, elle est considérée comme une école d’excellence, fréquentée non seulement par les enfants des catholiques, mais aussi par ceux des familles protestantes (qui représentent environ les 30 % de la population sud-africaine), avec lesquelles le dialogue œcuménique est toujours ouvert et constructif. Issus des écoles catholiques de la Mission, en 100 années d’activité, des femmes et des hommes de haute stature humaine et professionnelle se sont engagés dans des postes-clé de la société.
24 Nov 2015 | Focolare Worldwide
Le 25 novembre, sur l’île de Heybeliada (Halki), en mer de Marmara, en face d’Istanbul, débutera le 34ème Congrès des évêques des diverses Eglises promu par le Mouvement des Focolari, dans le Monastère qui fut le siège de la prestigieuse Académie de théologie orthodoxe grecque. Le groupe des 50 participants, provenant de 19 Pays, est attendu par Sa Sainteté Bartholomée 1er, qui dans une récente interview, le jour où il recevait le doctorat h.c. en Culture de l’Unité de la part de l’Institut Universitaire Sophia (Loppiano) – a affirmé : « A Halki, nous nous rappellerons tous ensemble Chiara Lubich et nous prierons pour le repos de son âme. Nous pourrons exprimer notre volonté de travailler pour l’unité des Églises. En tant qu’Église de Constantinople, nous sommes heureux et prêts à accueillir ces cardinaux et évêques, à partager nos expériences et à échanger le baiser de la paix entre Orient et Occident ». « Ensemble pour la maison commune » est le thème de la rencontre, centrée sur l’unité au service de la famille humaine dans la diversité des dons. Les principaux exposés seront tenus par le Patriarche Bartholomée Ier et par Maria Voce, Présidente du Mouvement des Focolari. Le modérateur du congrès est le cardinal Francis Kriengsak, archevêque de Bangkok. Au cours du programme, des évêques de différentes Églises proposeront une réflexion. Le coprésident des Focolari, Jesús Morán, parlera pour sa part du « charisme de l’unité face aux défis de l’humanité d’aujourd’hui ». Une intervention sur le thème « les expériences et les pas réalisés sur le chemin vers l’unité » est confiée à Gerhard Pross, évangélique, des Unions Chrétiennes de Jeunes Gens en Allemagne (YMCA), au nom du réseau œcuménique de mouvements et communautés « Ensemble pour l’Europe ». Le cardinal Kurt Koch, qui sera présent à Istanbul à la tête de la délégation du Saint-Siège au Phanar pour la fête de Saint André, interviendra aussi durant le congrès. Thème de sa réflexion : « Le pape François et la cause de l’unité des chrétiens ». C’est dans une église de tradition arménienne apostolique de l’antique Calcédoine, lieu du Concile œcuménique du même nom en 451, que les évêques présents prononceront un pacte d’amour réciproque, renouvelant ainsi entre eux cette relation de charité au-dessus des divisions, selon l’invitation de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15,12). Un engagement à « aimer l’Église de l’autre comme la sienne ». Les 29 et 30 novembre, à l’invitation du Patriarche Bartholomée, les évêques participeront au Phanar aux célébrations qui se dérouleront à l’occasion de la solennité de l’Apôtre André, saint patron du Patriarcat de Constantinople. Ces rencontres d’évêques de différentes Églises promues par le Mouvement des Focolari se déroulent chaque année depuis 1982. Elles ont commencé lorsque Jean Paul II, recevant un groupe d’évêques catholiques amis du Mouvement des Focolari, les avait invités à faire participer des évêques d’autres Églises à leur expérience de communion « effective et affective ». Ces rencontres ont pour objectif d’offrir des espaces de vie de communion et de partage fraternel à la lumière de la spiritualité de l’unité. Ces congrès se déroulent alternativement dans des lieux significatifs des diverses confessions chrétiennes. Le prochain, en 2016, aura lieu à Ottmaring (Augsburg – Allemagne).
23 Nov 2015 | Focolare Worldwide
« La clé de lecture de ce voyage est à découvrir dans le programme et dans le choix des activités auxquelles le Pape participera », écrit Liliane Mugombozi, directrice de New City, la revue du Mouvement des Focolari au Kenya. Parcourons avec elle les lignes directrices d’un voyage qui s’annonce très important . « Le Pape François a choisi trois pays qui ont une grande communauté catholique, pays affligés par de nombreuses tensions : il désire de cette manière entrer pour faire partie, en tant que pasteur du peuple, de l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire de l’Afrique aujourd’hui dans le contexte mondial, et se mettre en chemin, ensemble, à la recherche de solutions aux problèmes que ces populations ont à cœur ». Quelles sont les attentes ? « On attend de son message une résonance dans tous les secteurs de la vie, de la gouvernance, à la gestion des biens, de la politique, à l’éducation, de la santé au dialogue et aux rapports interreligieux… ». Et à celui qui objecte que le Pape François connaît peu l’Afrique, l’Archevêque de Kinshasa, République Démocratique du Congo, le cardinal Monsengwo, répond : « C’est vrai. Mais ce qui est vraiment fabuleux c’est qu’il va là où on souffre. Si cela n’avait pas été à cause de l’épidémie d’ Ebola, il y aurait été déjà bien avant ». Depuis le 19 octobre dernier, quand le Vatican a confirmé les dates du voyage, d’innombrables analyses ont accompagné cette annonce : « Au Kenya – écrit Lili Mugombozi – la lutte contre Alshabab, responsable des violentes attaques ces dernières années, est un des défis politiques majeurs. « Durant notre visita ad limina à Rome, il nous avait posé des questions sur le massacre de Garissa et il a dit qu’il serait venu réconforter le peuple du Kenya », affirme Mgr. Rotich, président du secrétariat qui s’occupe de la visite. En Ouganda, le Pape François visitera les sanctuaires anglicans et catholiques, afin d’honorer la mémoire des jeunes martyrs : 23 anglicans et 22 catholiques tués à cause de leur foi. « Pour de nombreux Ougandais – explique encore Liliane – ce geste de François, est un souvenir joyeux de la lointaine année 1969, – quand Paul VI, premier Pape à avoir mis le pied sur le sol africain, a canonisé les premiers saints africains – mais a aussi pris un nouvel engagement pour le dialogue entre les églises ». « En cet anniversaire – écrivent-ils des Focolari de l’Ouganda – nous nous sentons particulièrement interpellés à vivre la sainteté de peuple ».
Dans la République Centrafricaine, dans un contexte politique tendu qui suscite des préoccupations, François « afin de manifester la proximité de toute l’Église à cette nation si affligée et exhorter tous les centrafricains à être toujours plus témoins de miséricorde et de réconciliation », le 29 novembre, il ouvrira la porte sainte de la cathédrale de Bangui, anticipant symboliquement le début du Jubilé de la Miséricorde et donnera un signal très fort avec le discours dans la Mosquée centrale. « Dans chacun de ces pays – continue la directrice de New City – le Pape rencontrera les chefs d’État, il s’adressera au corps diplomatique, célébrera une Messe publique où l’on attend des milliers de fidèles et tiendra plusieurs rencontres avec des leaders religieux et avec des milliers de jeunes. Et les pauvres, les personnes qui souffrent ne peuvent pas manquer au rendez-vous avec lui : il rencontrera des personnes qui vivent dans les bidonvilles de Kangemi, à la périphérie de Nairobi, des personnes handicapées d’une maison à Nalukolongo, banlieue de Kampala en Ouganda et dans un des camps de réfugiés de la République Centrafricaine ». Le Mouvement des Focolari accompagne aussi le voyage de François en Afrique, par la prière et la préparation concrète. Au Kenya, ils sont présents dans les postes les plus variés : parmi les 10.000 volontaires de la sécurité ; dans les délégations de l’université, les collèges et les paroisses. La jeune Mary Mutungi dirigera la chorale de 600 universitaires durant la messe avec les jeunes. Parmi les chants proposés, il y a aussi »We can find a way to live in Peace », écrit par un groupe philippin à l’occasion du Genfest. En Ouganda, les membres des Focolari sont engagés dans les préparatifs à travers les paroisses. Quelques-uns ont la responsabilité de la coordination pour le Diocèse. Geneviève Sanzè, du centre International des Focolari, originaire de la République Centrafricaine et membre du Conseil Pontifical pour les laïcs, sera présente lors de la dernière étape du voyage papal. Fidelia, de Bangui, affirme : »Il y a beaucoup d’espérance dans notre peuple, que la venue du pape nous aidera à nous convertir vraiment et à tendre à la réconciliation pour une paix durable ». Message vidéo du Pape François è la veille du voyage en republique Centrafricaine
22 Nov 2015 | Non classifié(e)
« J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous. Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu ». Saint Paul, lettre aux Romains, 8, 18-19. Que de guerres sur la terre, dans nos villes, nos quartiers ! Quelles que soient les armes – elles sont de toutes sortes – elles ne font que causer des morts, des blessés, des destructions. Passent les millénaires, mais le frère continue de dire à son frère, comme Caïn à Abel, « allons dehors ». Mais chaque fois que nous rétablissons la paix après les conflits, Abel revit, Adam déambule de nouveau avec Elohim dans le jardin terrestre, et nous nous regardons vraiment « les yeux dans les yeux », gratuitement. Chaque fois, notre construction et reconstruction de la paix s’étend aussi à la création, à la nature, à la terre. Pourtant, quand nous cessons de veiller sur la paix et que nous la refusons, la terre, les animaux, les plantes sont meurtries, tuées, innocemment entraînées dans la spirale de notre violence. On le constate chaque jour plus clairement. La paix, le shalom, est une grande parole biblique, une des plus fréquentes, fortes, exigeantes. La première alliance d’Elohim avec les hommes vise à rétablir une paix-bonheur originelle refusée, à restaurer le shalom primordial trahi par le péché de Caïn et celui tout aussi atroces de ses fils. Il a fallu un premier artisan de paix, Noé, pour faire de nouveau resplendir sur la terre l’arc-en-ciel, pour que soit encore possible une recréation du monde et des hommes. Les artisans de paix sont des constructeurs d’arches pour le salut d’une humanité brisée. Des justes se sentent appelés à quitter leur terre pour sauver celle de tous. Si le monde vit encore malgré tout le mal qu’on génère, c’est grâce à Noé qui ne cesse de construire des arches. Les prophètes et les nombreux « bienheureux » de l’histoire continuent de tendre l’arc-en-ciel en construisant la paix sur une terre toujours plus maculée du sang des frères. La main de Noé et des constructeurs d’arches de paix a été jusqu’à présent plus forte et plus créatrice que les mains de Caïn et des armateurs de navires de guerre. La terre n’est pas promise aux artisans de paix, ni la vision de Dieu, ni la miséricorde. Seul un nom leur est promis : « Ils seront appelés fils de Dieu« . Mais c’est un nom immense, le plus grand de tous, à eux seuls réservé. Les artisans de paix sont les pacificateurs, les raccommodeurs de rapports brisés, ceux qui passent leur vie à résoudre les conflits que d’autres provoquent. Ils renoncent à la tranquillité pour pacifier la vie d’autrui. C’est par vocation qu’on devient artisan de paix, bâtisseur de ce shalom biblique. Ce n’est pas seulement par générosité et altruisme. On ne peut mettre en jeu sa propre vie pour le shalom d’autrui que si une voix forte et profonde nous appelle du dedans. Être artisan de paix n’est jamais seulement un métier, même s’il s’agit bien de construire et reconstruire la paix. Cette voix, cet appel intérieur, est efficace : on n’y résiste pas, même si on ignore d’où et de qui vient cette voix : il suffit de l’entendre et d’y répondre pour être artisan de paix (Lire tout). par Luigino Bruni
21 Nov 2015 | Senza categoria
“Vous avez entendu qu’on a dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi je vous dis : faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient, afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux : lequel fait briller le soleil aussi bien sur les justes que sur les méchants, et envoie la pluie sur les justes comme sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel mérite avez-vous ? Les publicains n’en font-ils pas autant ? … Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait” (Mt 5, 43-48). Ce précepte nous demande de pardonner infatigablement, pour toujours nous remettre dans le circuit de la vie, qui passe par les trois points : Dieu, Moi, le Frère. Il implique qu’on œuvre continuellement pour la paix, au point de toujours rétablir la communion en vue de l’unité, partout où elle aurait pu s’interrompre. Et la paix se fait avec nos ennemis, pas avec … ceux avec qui partagent nos vues : chose évidente d’un point de vue chrétien, et pourtant généralement incomprise parce que, lorsqu’on vit dans un climat de peur, on craint la guerre et on craint la paix. Si l’amour porte à partager, la crainte, elle, porte à entasser. L’amour est centrifuge, il engendre la communauté, repousse limites et barrières ; la peur est centripète et provoque l’obstruction des vases communicants. L’un éclaire, l’autre obscurcit : d’un côté c’est la liberté, de l’autre une tyrannie terrifiante. L’amour est l’allié de la raison et cherche des solutions ; la peur empêche de comprendre les raisons, elle fait qu’on agit par instinct et que, voyant des fantômes, on ouvre le feu. L’organisation sociale, qui fait fi de la loi de la charité et ne voit plus de frères, finit par ne voir que des mammifères dont on profite, que l’on tue et que l’on traite encore plus mal que les esclaves de certaines sociétés de l’antiquité. Là où manque la charité, les hommes finissent par être contrôlés par la police et enfermés dans des camps de concentration… Jésus est venu remettre l’homme debout et le libérer ; et ses disciples doivent en appliquer les principes et l’esprit, en redirigeant continuellement l’homme vers Dieu. Sinon, l’existence consiste en une recherche de la mort à travers la fabrication laborieuse de motifs de haine : une hypothermie progressive qui donne l’illusion d’un processus vital. “ L’amour chasse la crainte”. Et celui qui aime n’a donc pas peur : son Moi – sujet possible de la peur – n’existe plus : c’est l’Autre qui existe, celui avec lequel notre Moi s’est identifié ; et l’Autre, même sous les apparences du frère, c’est Jésus. De cette manière, spécialement de nos jours, la plus grande barrière est surmontée : la peur. Sous sa domination le Moi craint parce qu’il est seul : seul, dans l’obscurité, entre quatre murs, qui finissent par lui paraître comme les cloisons d’une tombe. Par contre, s’il sort de sa solitude, il se libère : il rencontre le frère, et, grâce à lui, il s’insère en Dieu ». (Igino Giordani, Il fratello, Città Nuova, Rome 2011 (1954), pp. 85 – 87)
20 Nov 2015 | Non classifié(e)
20 Nov 2015 | Focolare Worldwide
En présence des dramatiques événements de Paris et dans de nombreuses autres parties du monde, « le Mouvement des Focolari, tandis qu’il pleure avec ceux qui pleurent, continue à croire à la voie du dialogue, à l’accueil et au respect de l’autre, quel qu’il soit et quelles que soient son origine, sa foi religieuse et son appartenance ethnique », a déclaré la présidente Maria Voce au lendemain des attentats dans la capitale française. “Les Focolari – avec tous ceux qui à des niveaux de responsabilité divers se mobilisent pour la paix, parfois en prenant des risques personnels – renouvellent leur engagement à intensifier et multiplier les actes et les gestes de réconciliation, les espaces de dialogue et de communion, les occasions de rencontre et de partage à tous les niveaux et sous toutes les latitudes, pour recueillir le cri de l’humanité et le transformer en une nouvelle espérance ». Diverses initiatives personnelles et collectives sont en cours. En France, parmi d’autres, cette
parisienne qui rend visite à un commerçant marocain et à une pharmacienne algérienne, pour renouveler son amitié ; ce couple de Vendée qui apporte son soutien aux associations locales qui accueillent les migrants, ce membre du GAIC (Groupe d’amitié Islamo-Chrétienne) à Mulhouse (Alsace) qui s’investit encore plus dans semaine interreligieuse : celle-ci a lieu justement en ce mois de novembre (Voir l’interview Radio inBlu) ; ce prêtre de la banlieue parisienne qui rédige une déclaration pour la paix avec les musulmans de son quartier ; la participation active au festival interreligieux « Vivre ensemble à Cannes » depuis ses débuts, une initiative qui a reçu cette année le prix « Chiara Lubich pour la fraternité » ; au même moment l’organisation de la deuxième édition de « Musulmans et Chrétiens, ensemble avec Marie » prévue le 2 avril 2016 à la basilique de Longpont (Essonne). Ces jours-ci, en Italie, retentit un tam-tam qui invite à aller « trouver le monde musulman qui habite dans les divers territoires, en cherchant à bâtir des ponts, tisser des liens, à proposer de mener ensemble des actions concrètes et visibles pour la paix ». Dans quelques villes ces relations sont déjà engagées depuis un certain temps et portent des fruits de fraternité. En Grande-Bretagne une chaîne de prière s’est tout de suite mise en route pour les victimes de la tragédie, demandant à Dieu “d’être chacun un instrument au service de l’unité dans son propre milieu ». En Irlande une soirée pour connaître la culture syrienne avant d’accueillir les réfugiés confiés au Pays. A Bâle et Adliswil, en Suisse, des femmes, chrétiennes et musulmanes, se retrouvent régulièrement tous les deux mois pour partager autour de la foi. A Lugano, un riche échange a eu lieu avec l’Imam Samir Jelassi. En Autriche, à Meiningen
(Voralberg), quelques jours avant les attentats 150 personnes s’étaient réunies avec Cenap Aydin, directeur de l’Institut Tevere à Rome et le professeur Siebenrock de l’Université d’Innsbruck, membre d’un groupe d’étude qui réunit des théologiens musulmans iraniens, tunisiens, algériens et turcs, ainsi que des théologiens catholiques. En Allemagne, à Augsbourg, l’initiative « le 7 du mois – Augsbourg prie pour la paix », à 17h précises, dans l’une des grandes églises de la ville, tantôt catholique, tantôt luthérienne, un réfugié, un expert ou le représentant d’une ONG présente la situation d’un pays en difficulté. Sans oublier une marche pour la paix à Loppiano en Italie et un rassemblement sur une place de Bahia Blanca, en Argentine, sans drapeaux ni couleurs politiques. En Californie un dîner solidaire pour recueillir des fonds destinés à des projets pour aider les réfugiés, précédé d’un temps de prière pour les victimes des attentats terroristes de Paris et de Beyrouth, ainsi que de la présentation de United World Project . Au Honduras, le 14 novembre, une marche pour la paix organisée par les Focolari, en signe de solidarité avec la Syrie, a réuni des personnes de divers mouvements de jeunes, porteuse d’un message d’unité et de dialogue. Depuis l’Asie, Luigi Butori écrit : « Je pense aux morts des attentats presque journaliers dans le sud de la Thaïlande, aux réfugiés Rohinya ; je pense à mes amis musulmans de la mosquée de Chiangmai ; je pense à Mae Sot où aujourd’hui encore arrivent des réfugiés du Myanmar en quête d’une vie meilleure ».

“Dieu pleure avec nous” © Michel Pochet
Et de rappeler ensuite cette invitation lancée par Chiara Lubich en 1980 : « Et puis s’il y a dans vos villes une mosquée, une synagogue ou quelque autre lieu de culte non chrétien, sachez que votre place est là. Trouvez moyen de rentrer en contact avec ces fidèles, d’établir un dialogue », des mots « qui nous poussent à tisser des liens avec qui ne partage pas la même foi que nous : une relation vraie, profonde, parce que l’autre est pour moi un visage de Dieu ». En Egypte Living Peace Project va de l’avant : ce projet pour l’éducation à la Paix, né au Caire, est désormais répandu dans le monde entier. Il mobilise des centaines d’écoles, des milliers d’étudiants et a obtenu en tant que New Humanity – l’ONG qui le promeut – le Luxembourg Peace Prize 2015. Les artistes aussi donnent leur contribution : ” Dieu pleure avec nous” est le titre de la toile peinte par Michel Pochet, artiste français, après les événements de Paris. Tandis que le 21 novembre se produira à Bruxelles un chœur mixte de musulmans et de chrétiens intitulé « Fraternité en chœurs », un jeu de mots entre « chœur et cœur ».
19 Nov 2015 | Focolare Worldwide
Cette initiative est destinée à promouvoir le vivre ensemble par le biais de la culture et de l’art. En nous faisant voyager à travers notre patrimoine culturel respectif, nous découvrons que la diversité peut être un don, un enrichissement réel. Et de ce fait les préjugés et amalgames sont dissipés. Infos : Concert islamo-chrétien « Fraternité en Chœurs » La dernière édition du concert https://vimeo.com/114676415
19 Nov 2015 | Focolare Worldwide
Au cours du mois d’ashwayuja (qui ordinairement se situe entre octobre et novembre) l’Inde s’illumine et se met en fête. C’est Diwali, une tradition qui remonte à l’antique légende du roi Rama qui après 14 ans d’exil dans la forêt, revient dans la ville d’Ayodhya, accueilli par une procession (avali) de lumières (dipa) en son honneur. D’où le nom : Dipawali ou plus simplement Diwali.Cette année du 10 au 15 novembre. Les festivités commencent avec le nettoyage de tous les espace de la maison où, en divers points – entrée, balcons, pièces – sont installés beaucoup de lampions qui dans l’obscurité de la nuit transforment la ville en un décor fantasmagorique et fabuleux. Le lampion est symbole du savoir et de la connaissance intérieurs. Mais les significations, comme dans un kaléidoscope, s’entrecroisent et s’amplifient : le savoir combat l’ignorance ; l’intériorité conduit à la paix. Le bien l’emporte sur le mal; la lumière triomphe des ténèbres et libère la force de la vie. Diwali c’est tout cela, et davantage encore. C’est une fête qu’on attend toute l’année. Le troisième jour – celui de Diwali proprement dit – les gens mettent des vêtements neufs, des couronnes de fleurs et des colliers scintillants, échangent des cadeaux avec leurs parents et amis, spécialement des gâteaux et des friandises faites maison. Tout le monde participe à la célébration religieuse en l’honneur de Laskshmi, la déesse de la prospérité. Dans une atmosphère de paix on lui offre des semences, des feuilles, des pièces de monnaie et des icônes religieuses, en récitant des mantra védiques pour obtenir sa bénédiction. Sans oublier les jeux de société (cartes, spécialement le rami), les mimes, les danses, les chasses au trésor, les feux d’artifice.
Diwali n’est pas seulement une célébration hindoue. C’est aussi un événement culturel et social qui concerne tout le Pays, qui épouse les diversités selon les contextes religieux. Musulmans, bouddhistes, chrétiens célèbrent cette fête. Au cours de ces cinq jours, dans les centres Focolari qui sont à Bombay, New-Delhi, Bengalore, Goa et les 13 centres éducatifs qui leurs sont rattachés, s’illuminent pour la fête. Ceux-ci sont fréquentés par un total de 1500 enfants et adolescents, en majeure partie hindous, qui grâce au parrainage à distance peuvent être scolarisés, avoir un repas chaud chaque jour et bénéficier de soins médicaux et de la prévention sanitaire. (www.afnonlus.org). Les rituels Diwali laissent entrevoir la grande sensibilité du peuple de l’Inde. Ils mettent en valeur la famille, l’amitié, l’équilibre de vie, mais aussi le respect de l’environnement. Il est significatif que pour Diwali on ne fait pas cadeau d’objets achetés et anonymes, mais confectionnés de ses propres mains. De même qu’à l’occasion des prières on offre des produits de la terre, une façon d’exprimer la reconnaissance envers la Nature et ses dons. Une tradition qui rejoint l’encyclique du pape François Laudato si’. C’est sur ce document, qui souligne le lien indissociable d’une vie harmonieuse avec la nature et les êtres humains, que s’appuient les souhaits envoyés au milliard de fidèles des religions du Sanatana Dhama (que les occidentaux appellent hindouisme) par le Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, au nom du pape François. A commencer par son titre : Chrétiens et Hindous, ensemble pour promouvoir l’écologie humaine. Le message envoyé à l’occasion du Diwali transmet aussi le souhait qu’ensemble nous puissions réussir à œuvrer avec détermination « pour protéger l’environnement, défendre les pauvres, mettre en place un réseau pour le respect et la fraternité » « Nous pouvons – poursuit le message – Hindous et chrétiens, avec toutes les personnes des autres traditions religieuses et de bonne volonté, développer une culture qui promeut l’écologie humaine ». C’est ainsi que naîtra l’harmonie en nous et dans nos relations avec les autres, avec la nature et avec Dieu. Comme l’annonce le message cela « favorisera la croissance de l’arbre de la paix ». Un arbre, celui de la paix; qui, dans notre monde, attend d’être toujours plus fortifié grâce à des gestes concrets de tolérance, d’accueil, de dialogue dans tous les domaines.
19 Nov 2015 | Focolare Worldwide, Senza categoria
“La nouvelle tragique des horribles attentats terroristes perpétrés dans la capitale française nous a plongé dans une profonde peine. Notre pensée, notre solidarité, nos prières vont aux victimes, aux blessés, à leurs familles, leurs proches, leurs amis et au peuple français ». Ce sont les condoléances de M. Mustafa Cenap Aydin, directeur du Centre Tevere pour le dialogue à Rome. “Je m’unis au message – poursuit le directeur du Centre Tevere – transmis par M. Fethullah Gülen, un intellectuel musulman, écrivain, très actif dans le monde de l’éducation, qui condamne fermement “toute activité terroriste, de quiconque et d’où qu’elle vienne” parce que “c’est une forte atteinte à la paix et la tranquillité de l’humanité entière. Ces ignobles actes terroristes attaquent non seulement le peuple français, mais aussi les valeurs humaines universelles et la fraternité humaine ». « Nous ne nous lasserons jamais de condamner tous ceux qui alimentent la violence, la haine, la peur en abusant indûment d’une religion, d’une idéologie à des fins cruelles et inhumaines. “Gülen, inspirateur de millions de personnes attirées par son message d’amour et de compassion, invite tout le monde à s’unir à sa prière afin que Dieu conduise “l’humanité entière vers un monde de paix et de sérénité” et “ à agir de façon solidaire contre toute forme de terrorisme en s’engageant à la réalisation de la paix universelle”. “Nous répondrons à ces attaques “inhumaines” – conclut Mustafa Cenap Aydin – en renforçant encore davantage l’esprit d’unité et de fraternité ; ces attaques ne peuvent que nous convaincre davantage de l’importance du dialogue, de l’esprit de conciliation, de la fraternité et accroître encore notre engagement à la diffuser ; nous sommes sans nul doute convaincus que la paix l’emportera. Nous demandons et faisons appel à tous afin qu’ils puissent s’unir à nous dans cet effort ». Source: Città Nuova
18 Nov 2015 | Non classifié(e)
La maison des luthériens à Rome, la Christuskirche, a accueilli le pape François le dimanche 15 novembre : avant lui, Jean-Paul II y était allé en 1983, premier pontife à entrer dans une Église luthérienne et Benoît XVI en 2010. « Nous sommes une communauté relativement petite, avec 500 membres, protagonistes en première ligne dans le domaine œcuménique : en tant que paroisse, nous sommes présents dans les différentes réalités de la ville, mais également au sein de la propre famille, avec les collègues de travail, avec les voisins ou comme moi qui vis depuis plus de trente ans dans une communauté du Mouvement des Focolari », raconte Heike Vesper, qui était présente dimanche, ensemble avec les focolarine catholiques qui l’accompagnent souvent à la liturgie du dimanche. « Un Pape »évangélique », ainsi que le définit Heike, « un pasteur – l’évêque de Rome – qui a centré le message d’aujourd’hui sur le témoignage commun de Jésus Christ » que ce soit dans la langue luthérienne ou dans la langue catholique », sur l’importance de la vie et pas tellement sur l’interprétation. Et à cœur ouvert, il nous a confié ce qui lui plaît surtout : rencontrer les malades, visiter les prisonniers…La rencontre et la prière avec le Pape a été nouveau dans son genre, on pourrait dire que cela a été une leçon sur ce qui est important entre les chrétiens de différentes traditions : le dialogue, l’écoute en profondeur, la confiance réciproque, des réponses sincères dans la vérité, prier ensemble en écoutant l’Évangile ». Le Pasteur de l’église évangélique luthérienne, Jens-Martin Kruse a souhaité un chaleureux accueil, en rappelant les victimes des attentats de Paris : » Ayons confiance dans le fait que Jésus a vaincu le monde, ne nous laissons donc pas conditionner par la peur », a-t-il affirmé. »Mon frère pasteur a appelé Paris – a dit le Pape – cœurs fermés. Même le nom de Dieu est utilisé pour fermer les cœurs ». « La sincérité et la liberté de François est émouvante – écrit alors Heike -. Il a répondu comme quelqu’un qui se met en chemin avec ceux qui écoutent. Il a souligné l’importance de suivre sa conscience, du fait d’être là pour le prochain ; et qu’avec la foi et le service – c’est-à-dire avec l’amour – tous les murs tomberont ».
Un dialogue improvisé a créé un climat de famille « toujours plus profond et encourageant ». Il y a eu trois questions adressées à François : que signifie le fait d’être pape, comment doit être l’engagement chrétien envers les personnes qui sont dans le besoin et que faire pour célébrer ensemble l’Eucharistie, la Cène du Seigneur, quand mari et femme sont d’ Églises différentes. « Ceux qui se trouvent dans cette situation – explique Heike – souffrent davantage de la division. Ce n’est pas facile pour le pape de répondre, en effet, malgré les nombreux pas déjà réalisés, des questions théologiques sur le magister subsistent, sur la vision de l’Église, qui empêchent encore une célébration commune. Le Pape indique quelques possibilités pour partager la cène du Seigneur. Il fait référence à l’Evangile, à Saint Paul : »Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » . (Eph.4 ; 5) . Il invite à écouter la propre conscience, à donner plus de poids à la vie, au chemin à parcourir ensemble, plus qu’aux nombreuses interprétations. Ses paroles transmettent paix et espérance. Le cadeau qu’il a apporté a également une dimension prophétique : le calice et la patène pour la célébration eucharistique ». « L’Évangile est celui du jugement dernier (Mt 23) qui rappelle que nous serons jugés par l’amour pour les pauvres et pour ceux qui sont dans le besoin. Et le pape a rappelé à celui qui dit que » nos livres dogmatiques disent une chose et les vôtres autre chose », les paroles d’un représentant luthérien : »Il y a l’heure de la diversité réconciliée ». Et il a conclu : »Demandons aujourd’hui la grâce de cette diversité réconciliée dans le Seigneur, de ce Dieu qui est venu parmi nous pour servir et non pour être servi ».
17 Nov 2015 | Senza categoria
Huit ans après les dernières assises continentales, qui avaient eu lieu aussi en Italie, des représentants des diverses confessions et traditions religieuses présentes en Europe ont abordé durant quelques jours (Castel Gandolfo, 28-31 octobre) une question de grande actualité : la peur de la différence, de l’autre, de l’étranger sont des sentiments qui s’intensifient ponctuellement après des événements tragiques comme ceux survenus à Paris ces derniers jours – portant à l’islamophobie et à la christianophobie. En face de ces réactions il est nécessaire de saisir les grandes occasions qui se présentent au niveau du continent, en particulier pour les jeunes “L’horrible carnage terroriste de Paris, reconnaissons-le, est un coup porté au coeur de chacun et peut-être encore davantage pour tous ceux qui s’engagent en faveur d’une coexistence pacifique fondée sur la valeur de la dignité humaine et sur le respect positif des différences », déclare Religions pour la Paix aussitôt après les attentats du 13 novembre. « Chaque personne de bonne volonté – poursuit le communiqué – peut donner sa contribution afin que la Peur ne prenne pas définitivement possession de nos cœurs et de nos esprits, avec toute la charge de violence et de destruction qu’elle comporte inévitablement ». Passer de la peur à la confiance – en s’accueillant les uns les autres, c’était le titre de cette rencontre qui a réuni une cinquantaine de jeunes et 150 adultes,
parmi lesquels quelques représentants de premier plan des diverses traditions religieuses. Des expériences positives de dialogue et d’intégration, racontées par des protagonistes venant de divers pays d’Europe, ont souligné l’importance des bonnes pratiques partagées entre tous et qui se sont avérées particulièrement efficaces. Les travaux, lors des séances plénières et des nombreux ateliers, ont cherché à répondre aux défis auxquels le continent européen doit faire face aujourd’hui : vagues migratoires, réactions personnelles ou de groupe à caractère raciste. Une attention particulière a été consacrée au rôle des médias et aux possibilités qu’ils ont de manipuler l’opinion publique en amplifiant les peurs aux dépens du positif qui existe et qu’on ne met pas en valeur. Les interventions des jeunes ont fait ressortir les fractures de l’Europe multiethnique, multiculturelle et pluri-confessionnelle qui, plus qu’une prévision, sont déjà une réalité de fait. Elles ont mis en lumière l’engagement des jeunes générations qui travaillent à la construction de relations positives entre personnes de traditions diverses. Ces quatre jours de travail ont permis de repréciser le rôle actuel de Religions pour la Paix en Europe : cet organisme, actif depuis plusieurs années sur le continent, est appelé aujourd’hui à un travail de coordination et à se mettre en réseau avec d’autres instances qui œuvrent dans le domaine du dialogue interreligieux et interculturel, mais aussi dans l’accueil et l’intégration. Un engagement qui, au moment où s’exprime “une fraternelle proximité envers les familles, les amis des victimes innocentes et envers tout le peuple français, à travers l’affection et la prière », se renouvelle dans le désir de « poursuivre une action commune pour la justice et la paix ». Lire aussi : Protagonistes dans la construction d’un monde de paix – intervention de la présidente des Focolari, Maria Voce, lors de l’ouverture des travaux de l’Assemblée.
17 Nov 2015 | Focolare Worldwide
“Nous sommes consternés et horrifiés en présence de ces massacres. Mais en même temps nous sommes très surpris par l’impact international, par toutes les manifestations de soutien et nous nous sentons responsables au regard des réponses que nous devrons donner ». C’est la voix de Muriel Fleury, directrice de Nouvelle Cité, la revue française des Focolari, A la question posée par Radio inBlu : « Comment donc se fait-il que c’est précisément en France, où les parcours d’intégration ont précédé ceux d’autres pays européens, que l’on constate des événements de ce genre ? », elle répond : “Si d’une part, dans notre histoire nous avons réussi à intégrer d’autres peuples, il semble qu’au cours des dernières années nous sommes restés un peu en arrière. Nous voulons une société multiculturelle, c’est-à-dire l’accueil des autres, mais sans toujours tenir compte de leur culture, de valeurs qui sont assez différentes des nôtres. C’est pourquoi tous les lieux où nous pouvons avoir des moments de dialogue, de rencontre, d’un authentique échange culturel et aussi religieux, doivent être développés. Parce que le fait de ne pas nous être rencontrés au sens vrai, fait que nous sommes aujourd’hui dans une situation tragique ». A ce propos Paul Wirth, membre des Focolari engagé dans le dialogue interreligieux, déclare: « Je fais partie d’un groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC), qui existe dans toute la France: chaque année nous faisons une semaine de rencontre (la dernière avait débuté le 12 novembre…). Nous sentons qu’il est très important de faire connaître tout cela, pour que les personnes distinguent les vrais musulmans de ceux qui prétendent l’être, mais renvoient une image de haine ». Et pour ce qui est de la réaction des amis musulmans face aux attentats de vendredi soir, il répond: « Beaucoup d’associations musulmanes ont rédigé des communiqués dénonçant ces actes comme barbares, inadmissibles; ces musulmans se sentent proches de toutes les victimes, de leurs familles. Aujourd’hui encore j’ai vu de nombreuses association musulmanes dire que c’est un moment difficile, mais nous, chrétiens, nous croyons que ces événements tragiques ne changent pas les relations d’amour fraternel que nous avons établies entre nous ». Dans son analyse, Muriel Fleury, directrice de Nouvelle Cité, pointe d’autres causes de ce malaise: « Pour des raisons qui sont aussi d’ordre économique il semble que nous ayons abandonné des quartiers entiers, où désormais la police ne se hasarde plus à entrer. Et le fait d’avoir renoncé à s’occuper de cette jeunesse étrangère, de ne pas lui avoir trouvé une saine occupation, de ne pas avoir été proche d’elle, fait qu’aujourd’hui certains jeunes se sont rapprochés de groupes radicaux pseudo-religieux, qui ont enrôlé beaucoup d’entre eux en les conduisant vers un type d’intégrisme dont aujourd’hui nous voyons les résultats ». D’où faut-il alors repartir pour recoudre un tissu aussi complexe? « Le problème – conclut Muriel Fleury – est que nous sommes en France où nous avons engendré un certain vide spirituel. La laïcité à la française a conduit à la négation de la dimension spirituelle de l’homme. Aujourd’hui il y a un nouveau chemin à faire, précisément pour développer la culture de la rencontre, du vivre ensemble. Pour ce faire, l’un des moyens sera que les religions puissent travailler ensemble, et aussi avec la République. Aujourd’hui il y a déjà des signaux qui vont dans ce sens, qui cherchent à trouver des solutions qui puissent tenir compte de toutes les voix et des diverses religions ».
16 Nov 2015 | Focolare Worldwide

© Thomas Mandl
Du 12 au 14 novembre, 100 représentants et dirigeants du réseau „Ensemble pour l’Europe“ se sont rassemblés en Hollande. Ils publient ensemble la déclaration suivante comme réaction aux attentats terroristes à Paris. « Avec horreur nous avons appris les attentats dramatiques survenus à Paris. Plus de 100 représentants de mouvements et communautés chrétiens de 13 pays européens et différentes confessions et Eglises, étaient rassemblés à Marienkroon aux Pays-Bas. L’Europe est pour nous le continent, où des hommes de cultures et religions diverses sont bienvenus et doivent vivre ensemble en liberté et paix. Nous avons interrompu nos travaux pour garder le silence et pour prier ensemble. Les évènements nous motivent à nous engager encore plus intensément pour les valeurs de l’Europe. C’est aussi notre foi chrétienne qui nous y appelle et nous y oblige. Nous partageons la souffrance avec les familles des victimes et nous sommes solidaires avec les politiciens qui doivent prendre des décisions lourdes en ces jours-ci. Nous vivons comme des amis en Europe et nous expérimentons en ces heures des liens profonds avec tous les français. Nous nous engageons à prier plus que jamais pour la paix, à la vivre et la diffuser là où nous sommes. Nous voulons vivre encore plus et plus profondément l’amour mutuel et agir avec toutes les forces issues de la confiance. Par un visage humain, et fidèle à ses valeurs, l’Europe continuera à espérer et partager un avenir commun.
« Ensemble pour l’Europe » est une initiative qui réunit plus de 240 communautés et mouvements de différentes confessions chrétiennes de toute l’Europe. Elle est née en 1999 et elle lie des chrétiens catholiques, évangéliques, anglicans et orthodoxes, comme des membres des églises libres et de communautés nouvelles. 60 communautés constituent le cercle des « Amis coordinateurs » d’Ensemble pour l’Europe ».
16 Nov 2015 | Focolare Worldwide
« Imaginez 2000 enfants qui chantent sur du rap ‘Paix! Paix!’ et qui crient à l’unisson: la guerre c’est la mort, la paix est l’amour. https://vimeo.com/148619065 Et imaginez encore que tout cela arrive dans un pays martyrisé depuis des décennies par des conflits armés, dont la plupart des victimes sont justement les enfants. Maintenant, n’imaginez plus – raconte Martine – parce que tout cela s’est vraiment produit le 7 novembre dernier à Kinshasa, en RDC. » L’art d’aimer pour la paix est en effet le titre de la journée que les enfants du Mouvement des Focolari de Kinshasa, avec les écoles du projet social Petite Flamme, ont voulu organiser pour dire à tous: non à la guerre et oui à la paix et à l’amour, engageant dans l’entreprise leurs amis et vingt autres écoles de la ville. Samedi matin, sous un ciel que la pluie semblait menacer et qui ensuite s’est ouvert en faisant apparaître un soleil brûlant, une multitude d’enfants a envahi le grand pré de l’école principale de Petite Flamme. Chants, danses, poésies et saynètes pour crier au monde que la Paix c’est l’amour, la guerre c’est la mort. Y ont assisté, touchées par leur enthousiasme, différentes autorités civiles, diplomatiques et ecclésiastiques, comme les représentants des Ambassades d’Italie et d’Allemagne, le coordinateur des écoles protestantes de Kinshasa, avec environ 300 enfants, et le coordinateur des écoles catholiques.
« En lançant et expliquant le Dé de l’amour – continue Martine – les enfants ont montré que ‘la paix commence par nous’. Et les nombreux dés qui ont coloré la scène ont ensuite été remis solennellement à chaque école présente, signe d’un chemin et d’un engagement envers la paix qui désormais est entamé ensemble. Les 22 directeurs des écoles protestantes que nous avons inclus dans l’initiative se sont déclaré enthousiastes et ont exprimé le désir de continuer à s’engager avec nous dans ce type d’activité. Ce sont les enfants les vrais protagonistes depuis les préparatifs, avec leur capacité d’impliquer tout le monde, lors des répétitions des chants ou des présentateurs; avec leur courage pour annoncer et présenter la journée durant une émission de télévision… Il y avait de la joie, de l’enthousiasme et de l’engagement. Et aussi la bénédiction de Dieu avec sa Providence n’a pas manqué! De notre communion des biens aux dons de parents, d’ambassades, même une banque a sponsorisé l’événement en offrant la scène et la sonorisation! L’événement a ensuite été retransmis à la télévision nationale, la même qui avait lancé l’initiative quelques jours auparavant. Et à nous, les 0 à 99 ans qui avons vécu cette magnifique journée pour la paix, que reste-t-il au fond de notre cœur après avoir lu la joie sur les visages des enfants? L’espérance. Une espérance tenace. Parce que le futur est en bonnes mains. »
15 Nov 2015 | Non classifié(e)
«Observe le soleil et ses rayons. Le soleil est le symbole de la volonté de Dieu. Les rayons sont cette volonté divine sur chacun de nous. Marche vers le soleil dans la lumière de ton rayon, différent et distinct de tous les autres. Ainsi tu accompliras le dessein particulier, la merveille que Dieu veut de toi. Infinité de rayons qui viennent tous du même soleil… Une seule volonté, particulière à chacun. Plus les rayons sont près du soleil, plus ils sont proches les uns des autres. Nous de même […], plus nous marchons vers Dieu, dans un accomplissement toujours plus parfait de la volonté divine, plus nous nous approchons les uns des autres… Jusqu’au jour où nous serons tous un.» (Chiara Lubich, L’unité, Textes choisis et présentés par D. Falmi e F. Gillet, Nouvelle Cité, Bruyères-le-Châtel, pp. 60-61)
14 Nov 2015 | Focolare Worldwide
« Face aux dramatiques événements arrivés à Paris hier soir, qui s’ajoutent aux autres récents attentats survenus en d’autres endroits du monde, nous sommes en deuil avec tous ceux qui ont été frappés par la perte d’êtres chers et avec ceux qui croient que l’unité de la famille humaine est possible. Dans l’effarement et la ferme condamnation de semblables actes contre la vie humaine, une question émerge vivement : avons-nous fait chaque pas et entrepris chaque action possible pour construire les conditions nécessaires – parmi lesquelles favoriser plus de parité, plus d’égalité, plus de solidarité, une plus grande communion des biens – afin que la violence et les actions terroristes perdent la possibilité d’agir ? Face à un dessein qui apparaît pervers, il est évident qu’il n’y a pas qu’une seule réponse. Mais il est également évident qu’une réaction incontrôlée à la violence ne fera pas reculer ceux qui veulent anéantir les forces vives des peuples et leur aspiration à vivre ensemble dans la paix.
La conviction que le monde peut cheminer vers l’unité et surmonter l’affrontement et la violence des armes, reste vive dans l’âme et dans l’action de ceux qui ont à cœur l’amour pour tout homme et l’avenir de la famille humaine et qui veulent réaliser cette unité grâce à l’action de la politique, aux instruments de l’économie et aux règles du droit. Le Mouvement des Focolari, tandis qu’il pleure avec ceux qui pleurent, continue à croire à la voie du dialogue, de l’accueil et du respect de l’autre, quel qu’il soit et quels que soient sa provenance, son credo religieux ou son appartenance ethnique. Pour cela, avec ceux qui exercent diverses responsabilités et mettent tout en œuvre en prenant personnellement des risques pour la paix, les Focolari renouvellent leur propre engagement à intensifier et multiplier les actes et les gestes de réconciliation, les espaces de dialogue et de communion, les occasions de rencontre et de partage à tous les niveaux et sous toutes les latitudes, pour recueillir le cri de l’humanité et le transformer en une nouvelle espérance. »
14 Nov 2015 | Focolare Worldwide

la 5ème Assemblée ecclésiale nationale qui s’est tenue à Florence (9-13 novembre). Photo: Cristian Gennari/Siciliani
Le rassemblement de Florence vient de se terminer. « En Jésus Christ le nouvel humanisme » : comment lire la signification profonde de cet événement pour l’Eglise en Italie ? “Il y aurait beaucoup de lectures, cependant je pense que c’est un moment décisif et historique pour l’église italienne. Avant tout en raison du message très fort que le pape François a lancé aux 2000 délégués, en présence de toute la Conférence Episcopale du pays. L’événement se situe au cœur du pontificat, à un moment où les réformes deviennent urgentes et concrètes. Avec la perspective de la réforme que veut François, l’Eglise italienne est inévitablement poussée à se réformer elle-même. Le discours du Pape est surtout un appel à la conversion, à tous les niveaux : conversion des personnes, des communautés, de structures… ». 
Photo: Ansa
Quels sont les passages essentiels du message de François? “Le visage que le Pape a voulu mettre en valeur est celui de l’Ecce Homo: un Christ qui se dépouille de lui-même, qui ne met pas sa confiance dans l’organisation, qui ne prétend pas occuper les sphères du pouvoir, mais qui se charge des douleurs de l’humanité. C’est Jésus dans sa véritable essence, en tant qu’Il est envoyé par le Père pour sauver tous les hommes. C’est le premier point. Ensuite le pape invite l’Eglise italienne à être plus évangélique, à se conformer à ce que veut l’Esprit dans l’aujourd’hui de l’histoire. Comme il l’a dit, seule une Eglise humble, désintéressée, reflet des béatitudes, peut ressembler à ce Maître, à cet Ecce Homo et peut se présenter comme amour pour la société. Par ailleurs le Pape enracine l’humanisme chrétien dans le dépassement de deux risques qu’il a indiqués. Le risque du pélagianisme, c’est-à-dire la tentation de vouloir tout faire nous-mêmes, de nous fier à nos seules capacités, à nos moyens, au pouvoir, et aussi à notre capacité de programmation. Et le risque du gnosticisme qui est celui de la désincarnation, précisément de la « non-incarnation ». Autrement dit présenter un Christ qu’on ne peut pas toucher de ses mains, qu’on ne peut appréhender. L’actualisation d’un humanisme chrétien implique qu’il parte de Jésus, qu’il soit centré sur Lui, et non pas sur nos propres forces. Il doit être incarné, ne doit pas rester dans les livres, dans les déclarations, ni même dans les œuvres d’art, très belles, comme nous les avons vues ici. L’humanisme chrétien doit s’incarner dans la vie des gens ». 50% des participants sont des laïcs, ce qui indique une force de l’Eglise que l’on veut mettre en valeur. Quelles nouveautés dans les travaux de groupes ? “Une des nouveautés de cette assemblée c’est sa méthodologie. Une journée et demie dédiée à des travaux de groupe a rendu possible une plus grande participation, où chacun a pu donner de lui-même. Mais si sur 2000 participants, li y a encore la moitié de clercs, ce n’est pas encore suffisant. Parce que cela n’est pas le reflet de la société, de l’Eglise italienne. Il y a certes des femmes, mais elles sont encore peu nombreuses. De même pour ce qui est des jeunes. Espérons que l’on continue à poursuivre ainsi, qu’on aille vers une plus grande représentativité ». Une impression à chaud après avoir été présent à tout ce Rassemblement ? “Un très beau climat, d’ouverture, de cordialité au sens profond du terme, où l’on vit mêlés à tous. Les évêques déjeunent avec tout le monde, au sein des groupes ils se fondent avec tous. Il en va de même pour les prêtres. Ces simples faits suffisent à créer un climat de famille, il y a donc de l’enthousiasme et de la joie, beaucoup de partage, de communion, un profond désir de s’écouter et cela fait naître une grande espérance ».
14 Nov 2015 | Non classifié(e)
Soirée entre amis “J’ai des amis qui me sont chers, pour la plupart agnostiques, auxquels je n’avais jamais parlé explicitement de ma vie spirituelle. Cela me m’avait toujours laissé avec un sentiment d’inachevé. Un soir nous nous promenions. En passant devant une église j’ai fortement éprouvé le désir d’y entrer un moment pour saluer Jésus. Etant en leur compagnie, cela me semblait déplacé, mais j’ai voulu suivre ce mouvement intérieur. Au cours de ce bref moment passé dans l’église, il m’est venu de dire à Jésus : « Reste avec moi car je suis avec toi ». Peu de temps après, au cours du dîner, j’ai senti de devoir me « découvrir » en face de mes amis, mais je ne savais pas par où commencer ! A un certain moment ils ont spontanément voulu affronter la question de la foi. Ce fut un très beau moment de partage. Ils m’ont fait part de leurs propres perplexités et de ma bouche sont sorties des paroles auxquelles je ne m’attendais même pas. Et tout cela dans le respect réciproque ! Une telle expérience n’aurait jamais pu se produire s’il n’y avait pas eu à la base une relation profonde entre nous ». G. – Italie Délicatesse “Je suis infirmière dans le service de radiologie. Dans le couloir les malades attendent sur leur petit lit. L’une d’entre elles a un bandeau aux bras et elle est restée découverte. Je la salue et je la recouvre délicatement de son drap. Des années passent. Un jour, lors de la présentation d’un livre, une dame élégante s’approche de moi : « Je vous remercie pour la façon dont vous avez respecté ma dignité ce jour-là » C’est à peine si je la reconnais. Elle poursuit : « C’est quand on souffre qu’on a le plus besoin d’être respecté en tant qu’être humain. Merci parce que votre travail ne vous a pas rendue insensible ». E.M. – Hongrie « Je le serre dans mes bras » “Assis à mon bureau du Centre Caritas (Secours Catholique) où je travaille, je suis en train d’écouter un réfugié dont l’aspect et la tenue vestimentaire dénotent un passé douloureux. Il est désespéré parce que, sans travail depuis longtemps, dans quelques jours il va être expulsé de son logement pour n’avoir pas payé son loyer. Je lui demande, comme je le fais pour de nombreuses personnes dans son cas, s’il a des amis dans la ville qui puissent l’aider. Sa réaction est inattendue : il éclate en sanglots et répète en suffoquant : « Je suis seul, seul ! Je n’ai personne ! ». Je reste sans parole, écrasé par un sentiment d’impuissance. Puis, spontanément, je me lève et le serre dans mes bras. Petit à petit il se calme. Il se lève à son tour et d’une voix paisible il déclare : « Maintenant je sais que je ne suis plus seul » et il va pour s’en aller, comme si ce simple geste fraternel avait suffi pour lui redonner espoir. C’est alors moi qui le retiens pour lui indiquer comment il peut se procurer des vêtements, bénéficier du restaurant de la Caritas (Secours Catholique) et aussi d’un lit dans notre dortoir. Lorsque nous nous séparons à a retrouvé toute sa sérénité ». S. – Italie
13 Nov 2015 | Focolare Worldwide, Senza categoria

Sommet de La Valette sur la migration
Les jours précédents, (11-12 novembre) Malte a accueilli le sommet international sur la migration, organisé par le Conseil Européen, dans lequel les 28 pays de l’UE se sont rencontrés avec 35 pays africains et représentants de l’Onu. L’objectif, lit-on sur le site du Conseil, était celui d’ »affronter les causes profondes de la question en travaillant à contribuer à la création de la paix, de la stabilité et du développement économique, à améliorer le travail de promotion et d’organisation des canaux de migration légale, à renforcer la protection des migrants et des demandeurs d’asile, en particulier des groupes vulnérables, à faire obstacle d’une manière plus efficace à l’exploitation et au trafic de migrants, à collaborer plus étroitement pour améliorer la coopération en matière de rapatriement et de réadmission. Entre-temps, cependant, ce sont les maltais eux-mêmes qui s’activent pour faire face au problème, en intervenant aussi dans l’accueil des réfugiés. Une volontaire du Mouvement des Focolari, Anna Caruana Colombo, a raconté à la revue New City comment avec des amis, elle a pu impliquer une trentaine de personnes dans un parcours qui les a amenés d’abord à s’informer sur les conditions et les besoins des migrants – grâce au service pour les réfugiés des Jésuites – et puis à visiter les centres d’accueil »ouverts », où trouvent un logement ceux qui ont déjà obtenu le statut de réfugiés.
Dans un de ceux-ci, ils ont donné des cours d ‘anglais, donné des informations utiles sur Malte et simplement passé du temps avec les immigrés ; alors que dans un autre, qui accueillait aussi des familles, ils se sont aussi occupés des enfants et ont procuré du matériel de première nécessité utile aux plus petits. Plus tard, lorsque les permis nécessaires sont arrivés, les volontaires sont aussi entrés dans les centres »fermés », raconte Anna : « Les réfugiés étaient dans des chambres avec des lits superposés, jusqu’à douze par chambre et il n’y avait pas d’espace pour tous. Au début, ils étaient apeurés, mais en voyant qu’on voulait seulement être leurs amis, ils ont surmonté la méfiance. Des leçons d’anglais, on est ainsi passés au partage des moments de joie, entre musique et danse, à tel point que les gardiens ont admis ne jamais les avoir vus aussi heureux ». Les jeunes du Mouvement des Focolari se sont aussi activés sur ce front, en invitant les migrants à des initiatives adressées aux jeunes comme Run4Unity, à la Mariapolis – une rencontre de plusieurs jours des Focolari, amis et sympathisants. « Notre projet est en train de gagner peu à peu de la visibilité – a conclu Anna – à tel point que nous sommes invités par le diocèse à partager l’expérience avec d’autres Mouvements ecclésiaux ».