Un marchand ambulant, un père réfugié de Gaza, une jeune famille avec un bébé, des responsables d’événements culturels, un enseignant, une avocate, un entrepreneur… venus de Deurne, Liège, Vilvorde ou Hasselt, tous réunis autour d’une table. La plupart ne connaissent que l’ami qui les a invités. Mais tous ont accepté l’invitation à célébrer ensemble le Carême et le Ramadan dont le début coïncide cette année. Nous sommes au Centre Unité à Rotselaar, samedi le 28 février. Personne ne reste seul parmi les quatre-vingts personnes présentes. À 18h23, au coucher du soleil, retentit l’appel solennel aux musulmans pour rompre le jeûne (iftar), avec un verre de lait ou d’eau et quelques dattes.

Après un moment de prière (chrétiens et musulmans séparés), tout le monde s’assoit à table et engage la conversation. « Un cadre aussi soigné et une cuisine aussi délicieuse nous font vraiment nous sentir les bienvenus », remarque quelqu’un.
L’atmosphère devient encore plus intime lorsque Yassir et Hedwig expliquent le ramadan et le jeûne. Dieu peut être évoqué ici et chacun cherche les mots et le langage pour partager l’indicible.
Quelle est la base de cette compassion interreligieuse ? Un film montre comment l’imam W.D. Mohammed de Haarlem (New York) a conclu un pacte avec Chiara Lubich pour s’engager sans relâche, avec leurs disciples, en faveur de la fraternité et de la paix. De nos jours, ce message est un appel qui touche le cœur de chacun. Et auquel chacun peut contribuer.
Pendant ce temps, quelques jeunes servent avec diligence. L’une d’elles a dit : « Tout le monde avait l’air si heureux et au fil de la soirée on aurait vraiment dit de voir une grande réunion de famille, comme s’ils se réunissaient après ne s’être pas vus depuis si longtemps ! »




