Mercredi noir au Liban – 8 avril 2026

 

Une LIbanaise qui vit au Luxembourg a écrit le texte suivant surgie en elle en demandant à Dieu la paix pour son pays martyrisé une fois de plus.

A cette occasion nous réitérons notre appel aux dons pour venir en aide aux populations touchées par les guerres au Moyen Orient. Voici le compte bancaire où virer votre don. Merci de votre participation!

AMU – Azione per un Mondo Unito ETS, Via Piave n°15, 00046 Grottaferrata (RM)

IBAN: IT 58 S 05018 03200 000011204344, Banca Popolare Etica ; Code SWIFT/BIC: ETICIT22XXX Code Fiscal 97043050588

info@amu-it.eu

Noir,
comme le voile qui m’enveloppe
et serre mon cœur.

Noir,
comme la nuit qui tombe sur les consciences
et conduit certains vers l’aveuglement.

Violence indicible.
Sauvagerie qui dévaste.
Les droits piétinés,
la dignité humaine blessée.

Puis revient le souvenir du Vendredi saint

Ce jour où les hommes T’ont livré.
Ils ont posé sur Ta tête une couronne d’épines,
et Tu as porté la croix
jusqu’à la colline du Golgotha.

« À partir de la sixième heure,
l’obscurité se fit sur toute la terre
jusqu’à la neuvième heure.

Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :
“Eli, Eli, lema sabactani ?”

Ce qui veut dire :
“Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” »
(Matthieu, 27)

Et voici que, vers cette même heure,
la barbarie s’abattit sur le Liban.

En quelques minutes seulement,
le monde bascula dans une scène d’apocalypse.

Des vies brisées.
Une centaine de morts.
Un millier de blessés.
Et des familles plongées dans la nuit.

Alors, comme un écho venu de la croix,
ces Libanais — crucifiés depuis cinquante ans —
ont crié eux aussi :

« Pourquoi ? »

Et pourtant, sur la croix,
lorsqu’un soldat romain perça Ton côté,
il en sortit
du sang
et de l’eau.

L’eau — source de vie.
Le sang — signe de l’amour donné jusqu’au bout.

Car l’amour est plus fort que la mort.

C’est de cette blessure ouverte
que jaillit notre espérance.

Une espérance fragile peut-être,
mais indestructible.

Une espérance qui murmure au cœur de la nuit
qu’un jour,
au-delà des ténèbres,
un avenir nouveau reste possible.

Myriam Barbara-Ziadé

Lire aussi