Mariapolis 2026 : «Différents et pourtant Unis!»

 

Du 8 au 12 juillet 2026 s’est déroulée à Rotselaar la «Mariapolis», le traditionnel rassemblement estival des Focolari.  Environ 250 participants de tous âges, issus de milieux et de cultures différents, se sont retrouvés pour vivre quelques jours de communion et de fraternité, en cherchant à donner forme à cette «ville de Marie» que le Mouvement des Focolari s’engage à construire pour promouvoir l’unité de la famille humaine.

«La règle des habitants de la ville», écrivait Chiara Lubich en 1958, «c’est l’Évangile vécu instant après instant au contact de Dieu et du prochain».  Pendant cinq jours, la forêt qui entoure le Centrum Eenheid de Wezemaal s’est peuplée de dizaines de familles francophones et néerlandophones, ainsi que de nombreux participants d’origines et d’âges divers, se transformant en un véritable laboratoire de fraternité.  Chaque moment de la journée, du programme en salle aux repas au camping, en passant par les échanges entre les participants, a été l’occasion d’approfondir le thème de cette édition : «Différents, et pourtant unis !»

Chaque jour, l’accent a été mis sur un aspect spécifique de ce thème si actuel et complexe : du défi que représente la rencontre avec la différence au changement de perspective que la rencontre avec Jésus, en particulier à travers l’expérience de son abandon sur la croix, de sa mort et de sa résurrection, apporte dans la vie de chacun; jusqu’à l’invitation à construire un esprit de famille où que l’on se trouve et au choix de vivre pour la fraternité universelle.

À la Mariapolis, la journée commençait par une séance d’étirements et de danse pour tous, suivie d’un sketch qui introduisait avec humour le thème du jour.  Ensuite, un programme distinct était proposé aux adultes et aux jeunes, en fonction des différentes tranches d’âge.  Pour les adultes, chacun des thèmes a été développé à travers un moment d’approfondissement spirituel, suivi de témoignages de vie au cours desquels certains participants ont partagé comment, dans leur quotidien – à la maison, au travail et dans les différents contextes où ils vivent –, ils s’efforcent de mettre en pratique l’amour inconditionnel enseigné par Jésus.

Au cours d’une longue promenade, la beauté de la campagne flamande près de la rivière Demer a servi de toile de fond à un parcours qui a invité chacun à découvrir l’amour de Dieu même dans les aspects les plus difficiles de sa vie.  Chaque après-midi, les adultes se retrouvaient ensuite en groupes de partage pour échanger leurs réflexions sur la journée, tandis que les enfants suivaient un programme spécialement conçu pour eux, composé de jeux et d’ateliers, de longues parties de foot et de batailles d’eau sous un soleil de plomb pour se rafraîchir un peu !  Le moment fort de la journée était la messe, avec toute la «ville» réunie autour de Jésus dans une célébration pleine de joie.

Le dernier soir, comme le veut la tradition, s’est déroulé le «Mariapolital», un spectacle au cours duquel grands et surtout petits ont partagé leurs talents artistiques, entre chansons et sketchs, danses et moments poétiques.  Malgré le peu de temps disponible pour se préparer et le mélange des langues et des âges, l’harmonie du résultat final reflète tout ce qui avait été vécu jusqu’alors.  Le dernier jour, lors d’un moment de parole libre, les témoignages des participants ont montré les fruits de l’expérience vécue pendant la Mariapolis.

Les longs adieux et les «à bientôt» échangés avant le départ témoignent des nouvelles amitiés nouées et des liens anciens renforcés.  Les participants éprouvent de la gratitude pour ces journées passées ensemble, mais aussi un sentiment de nostalgie qui envahit les cœurs alors qu’ils se préparent à rentrer chez eux, prêts à relever à nouveau les défis du quotidien.

Dans un contexte comme celui d’aujourd’hui, marqué par de profondes fractures et des conflits, le thème de l’unité dans la diversité, que l’on a cherché à vivre à la Mariapolis, s’avère plus que jamais d’actualité.  Comme l’a affirmé le pape Léon XIV en mars dernier, «ce ferment d’unité est aujourd’hui plus que jamais nécessaire, car le poison de la division et des conflits tend à polluer les cœurs et les relations sociales».  En rentrant chez soi, on voit se renforcer la conviction que l’expérience vécue à la Mariapolis, dans les relations entre les différents participants et dans l’engagement à vivre l’Évangile au quotidien, n’est ni un conte de fées ni un idéal abstrait, mais un chemin qui se poursuit dans la vie de chacun.