
«La règle des habitants de la ville», écrivait Chiara Lubich en 1958, «c’est l’Évangile vécu instant après instant au contact de Dieu et du prochain». Pendant cinq jours, la forêt qui entoure le Centrum Eenheid de Wezemaal s’est peuplée de dizaines de familles francophones et néerlandophones, ainsi que de nombreux participants d’origines et d’âges divers, se transformant en un véritable laboratoire de fraternité. Chaque moment de la journée, du programme en salle aux repas au camping, en passant par les échanges entre les participants, a été l’occasion d’approfondir le thème de cette édition : «Différents, et pourtant unis !»

À la Mariapolis, la journée commençait par une séance d’étirements et de danse pour tous, suivie d’un sketch qui introduisait avec humour le thème du jour. Ensuite, un programme distinct était proposé aux adultes et aux jeunes, en fonction des différentes tranches d’âge. Pour les adultes, chacun des thèmes a été développé à travers un moment d’approfondissement spirituel, suivi de témoignages de vie au cours desquels certains participants ont partagé comment, dans leur quotidien – à la maison, au travail et dans les différents contextes où ils vivent –, ils s’efforcent de mettre en pratique l’amour inconditionnel enseigné par Jésus.

Le dernier soir, comme le veut la tradition, s’est déroulé le «Mariapolital», un spectacle au cours duquel grands et surtout petits ont partagé leurs talents artistiques, entre chansons et sketchs, danses et moments poétiques. Malgré le peu de temps disponible pour se préparer et le mélange des langues et des âges, l’harmonie du résultat final reflète tout ce qui avait été vécu jusqu’alors. Le dernier jour, lors d’un moment de parole libre, les témoignages des participants ont montré les fruits de l’expérience vécue pendant la Mariapolis.

Dans un contexte comme celui d’aujourd’hui, marqué par de profondes fractures et des conflits, le thème de l’unité dans la diversité, que l’on a cherché à vivre à la Mariapolis, s’avère plus que jamais d’actualité. Comme l’a affirmé le pape Léon XIV en mars dernier, «ce ferment d’unité est aujourd’hui plus que jamais nécessaire, car le poison de la division et des conflits tend à polluer les cœurs et les relations sociales». En rentrant chez soi, on voit se renforcer la conviction que l’expérience vécue à la Mariapolis, dans les relations entre les différents participants et dans l’engagement à vivre l’Évangile au quotidien, n’est ni un conte de fées ni un idéal abstrait, mais un chemin qui se poursuit dans la vie de chacun.
